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Full text of "Pharmacopée universelle ou conspectus des pharmacopées des ..., Volume 2"

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PHARMACOPEE 

DNITBBSELLE. 



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NOUVELLES PUBLIGATIOUS, CHEZ J.-B. BAILLIÈRE. 

^^«iK. Traité de Thérapeutique, coordonné d'après les principes de la nou< 
velle doctrine médicale; Paris, i8a5 ; i toI« in-8", la fr. 

BiRTiii. Traité des maladies d« cœur et des gros Taisseaux ; rédigé par 
J. BouUlaud, D. M. ; Paris , 1834 ; in-8«, iîg. , 7 fr. 

Bbrtband. Dn magnétisoae animal en France, et des fngemens qu'en ont 
porté» les sociétés savantes, avec le texte des divers rapports faits en 1784, 
par les commissaires de l'Académie des sciences, de la faculté, et de la 
Société royale de médecine , et one analyse des dernières séances de 
l'Académie royale de médecine, et du rapport de VL^Huston, suivi de con- 
sidérations sur Tapparition de l'extase dans les traitemens magnétiques ; 
Paris, i8a6; in-S», 7 fr. 

CiviALc. I>etrres sur la lîthotritic, ou broiement de la pierre dani la vessie. 
% I'" Lettre à M. Finceni Kern ; Paris , 1837, in-8* , fig. , 3 fr. 
Il* Lettre ; Paris , 1838 ; iQ-8« , 3 fr. 5o c. 

GoviBa(le baron). Rapport historique sur les progrès des sciences natu- 
relles depuis 1789, et sur leur état actuel, préisenté an gouvernement en 
1808, par la classe de4 sciences physiques de l'institut; nouvelle édition ; 
Paris, 1837 , I vol. in-8*, 6 fr. So c. 

CoBDiaa. Guide de l'amateur des champignons, ou Précis de l'histoire des 
champignons alimentaires, vénéneux et employés dans les arts, avec 
1 1 planches coloriées ; Paris , 1836 , in- 18 , 5 fr. 

Davt. Élémêns de philos<^hié ehimiquci traduits de l'anglais, «vec des notes; 
par Van-MoH* ; Paris , 1836 ; a Tok io-8« , fig» , 18 fr. 

DaaaaiMs. Histoire naturelle et médicale des sangsues , contenant la descrip- 
tion anatomique des organes de la sanffsue ofBcinaie, avec des considéra- 
tions physiologiques sur cet organe, oes notions très étendues sur la con- 
fiervation domestique de ce ver , sa reproduction , ses maladies , son appli- 
cation ; Paris , 183g ; in-8« , fig. ^ 3 fr. 5o c. 

DoTBOCHKT. L'agent immédiat du mouvement vital, dévoilé dans sa nature 
et dans son mode d'action chez les animaux et les végétaux ; Paris , 1836 ; 
in-8* , 4 fr* 

DoraocHBT. Recherehes anatomiques et physiologiques sur la structure in- 
time des animaux et des végétaux , et sur leur motilité ; Paris , 1834 ; in-8<*, 
4fr. 

LATasiLLs. Familles natorenes du règne animal , exposées succinctement et 
dans un ordre analytique , avec l'indication de leurs genres ; Paris , 1835 9 
in-8«, 9 fr. 

Ratibb. Formulaire pratique des hôpitaux civils de Paris, ou Recueil des 
prescriptions médicamenteuses employées par les Médecins et Chirurgiens 
de ces établissemens, avec des noies «ur les doses, le mode d'administra- 
tion, les applications particulières, et des considérations générales sur 
chaque hôpital , sur le genre d'allection auquel il est spécialement destiné» 
et sur la doctrine qui le dirige ; 3* édition ; Paris , 1837; iD-i8, 5 fr. 

Boo«B et Sarsoh. Nouveaux élémens de pathologie médico-chirurgicale, on 
Précis théorique et pratique de médecine et de chirurgie; ouvrage rédigé 
(iiiirant les principes de fa doctrine physiologique ; tome 4* et dernier ; 
Paris, 1838; fort vol. in-8«, 7 fr. 

TiRDRiTAiiN et Gmbliit. Recherchcs expérimentales, physiologiques et chimi- 
ques sur la digestion , considérée dans les quatre classes d'animaux verté- 
brés; trad. par^.-y.-£. JouréoHj D. M.; Paris, 1837; a vol. in-8«, i5fr. 

Var-Mohs. Pharmacopée usuelle, théorique et pratique; Louvain , 1831 ; 
a vol. in-8«, 16 fr. 



DR I. IMFRIUBBIR DR LACnXVABOIBBR , BCR Or GOLOHBIBB , !1* .>0 , A ?A«IS. 



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PHARMACOPÉE 



univeuselle. 



on 



GON SPECTUS DES PHARMACOPÉES 

d'AMSTEHOAM , AVTEaS, DUBLIN , EDIMBOURG , PERBAIE , GEHÈTE , 

lOVOmCS • 01.DEMB01TRG , WUBZBOURG ; AMéltCAIHE , AUTRICHIEN VE, BATATI^ » RC1.GS « 

1>AIIOISC,£SPAGNOLE, FINLANDAISE, FRANÇAISE y BANOVRIENKE, POLONAISE, PORTUGAISE, 

FEUaSISNNE» RUSSE, 8ARI>E, SAXONNE, SUEDOISE ET WURflllIBERGEOISE; 



de Bnuisirick , de Folde , de la Hesse , de la Lippe et du Falatinat : 

d« Danemarck, de Fnnoe, de Prasse et de Wonbonrg; 
DE LA ra ARM ACOPÉB DES PAUTBES DE HAMBOUIG ; 



d'AUGUSTTN, B0RIÊ9, BBERâ , «RÛGNATELU* CAWET DS GABSmVRT , ' 
OOX • KLLIS, BUFELAND. MAGENDIE , PIDERIT , PIERQUIN , RATIER , SAUNDBRS, 
SAINTE-MARIE, SPIELMANN, SWEDIAUBR ET TAN 1ION8. 

OUVEAOB CONTBNANT 

La» CAMàcr^UM ittnmtf n u. naovTiiti pe tovti» t» nwnàvm «nin i»ax* ci» Monru » 

Ane L'ivfticATioi , â eukÇfvn raipâutTiox , ri ceci QOf l'ovt ioOFTii, 

on PBOcisia stviu ■■mvvAicoii «ovi l'u&cbtiii, 

»n vamiAiTts qc'clm riÎMsn baki us tunirm roMi«LAnn, 

»n aoM onuiMkVM looi ibqviu oa i.i oisia:» nAM »itiu »at*, it dm Dwn 

ACIQOBIXM 01 l'ADMIirUTlb 

PAR A.-J.-L. JOURDAV, 

Docteur f n Ué^rrino , Cli»v«li«r de la U-gian d'Ilonnear, 

Mrnltrr Ar* Arnéimlm rovairs de Héderine de Pari», dm Seionee* d« Turin , 

dea Scieoer». BelWLetirw et Art» de Rouen et de Caent 

de la SociélA Pbfaico-RiMleale de Hoaeoui 

de la Société llédkale d'Emolaiion , de la Soeièlé Mioiralogiqae dléna, 

de h SfM'iiM royale de# Brjox-Art* de Gand . 

dee Sociéléf d'A{(rictt!liire de CUlon» ti d^Orléam , Hr. 



TOME SECOND. 



PARIS, 



/ 



J.-B. BAII.I.IERE, 

LIBRAIRE DR L'ÂGADÉMIE ROYALE DE MÉDECINE. 

RUB BB l.'tfC0L8 DB mMdBCIRM , M« l5 BIS ; 

LOUDRES . MÊME MAISON. 

s, isnroBT «TBiKT, Binroar boiiabbi 
BRCXrXT.t.S , AU f >lfP<vr np. la LIIHIAIRIB m ÉDICALB FBAjrÇATSE. 

1838. 



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lit medicnit nolta scire , pauca a§ere oportet. 

Baclivi. 

MoIlîpUdtas remediormn 61ta est ignorantiae: 
Stpieiites ad natuns le^cn oMnpositt » paocis mnita pera^uot* 

GuT Patih. 

Qui potest mederi simplicibiis , dolose aut fruslra qiuerit oomposîta. 

LuiKi. 



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PHARMACOPÉE 



1JNIVEBSEI.I.E. 



Simplex medidna non ubique suiBcit, sed praestar 
sjepe nunc addere corrigens, nunc juvans. 
Bam»in6br. 



M 



MACHE. 

Dome^iU; rmttrUnêlla oUtoria. M œ. 

Cta. 

PIsate (triandrie monogjnie , L.; va- 
Konoées « J.) « commune en Europe. 

On emploie Tkerbe, qui se compose 
fane tige nmenae, garnie de feuilles 
flUongoea» aessîles, entières ou à peine 
testées, et sortant d'une rosetle de feuilles 
aenblables, étalées. Sa sa?eur est fade. 

BiBionient. 

MACBEo 

âfiaers fanante. Châtaigne d'eau. Noix 
^mmmi Trapa naiotu. L. 

iD-fi r w f— 40 «fM (B.J; wattmocttn (A».); frift«f« aMa- 

•.a«.«.i^ 

Hante Q ( t^trandrie monogynie, L. ; 
Mingi ail I s t J* ) * commune dans les eaux 
domantcs d'Europe. 

On employait jadis les fruits , comme as- 
tringenuy et les feoiU<M , comme résolutives. 
Wa mna et les antres sont inusités aujour- 

MAGHESIiniI. 

Métal toniité , mais dont on emploie les 
"^ ^ îvans: 



OXIDE DE MAGNÉSIUM. 

MagnètU, Magniêia pure ou ealeinée ; Jtfa^- 
nssM alba ealeinata s. para t. uUa, ( a. aci. 
ams. an. b. ba. be. d. du. e. éd. f. fe. fiC fi. 
fu. g. ban. 11. lo. o* po. pr. r. s. su, w. br. 
'c. tp, tw.'vm,) 

^ Sous-carbonate de magnésie , 

à Tolonté. 

Galcincz-le à un feu très yiolent , dann on 
creuset , jusqu'à ce qu'il ne fasse plus effer^ 
yesceoce quand on en jette une parceUe 
dans un acide. ( ams, oa, f. ff. nan. o. 
pp. h.) 

L'épreuTC par les acides est seule valable 
pour apprécier la pureté de la magnésie ; la 
durée de la calcination pendant une beure 
(fi. brJ) , une beure et plus (pr. ) , une à 
deux heures (r.), deux heures (a. b. be. d. 
du. e. éd. lo. sp. sw.)» trois heures (^r*.},ne 
saurait suflBre. puisque la violence du feu 
peut avoir varié beaucoup. 

En général, on préfère au sous-carbonate 
la magnésie pure , qui a les mêmes usages 
que lui. 

SOUS-GARBONATE DE MAGNÉSIUM. 

SouM-earbonatê de magnésie. Carbonate de 
magnésie. Carbonate alcaiinute do magné- 
sie., Mfgnésié, Magnésie de, nitre ,yCraia 

' ou Thfre 'magnésienne , Magnésie biancha^ 
aérée oà-eràyouse; Mkgnesia^atba s. aerata 
s. earboniea s. sub-carboniea s.' mitirs, vi- 

' tris, Edinburgènsis f . salis Bbshamensis s, 
salis amari,' Càrbonas magnasim s. magne- 
sieum, Lac terra, Bypoearbonas magnesiœ. 



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HAGNÉSItM. 



SubearboMâ magnêùm, Tgrra amara s. 
amara aerala », abtorUnt nûiurallt j. tat- 
cota oxyarUkraeodes, 

f Tel qu'on le IrOQve d«is 1« natare. 

am. dd. r. ir. e, pa. m. 

Bbnc, insipide, inodore, d'an Mpect 
terreux, d'une texture compacte, d'un grain 
fin, et assex tenace. 



9* Fabriqué de toutes pièces. 

a. aaw. an. b. ba. be. br. d. du. ». éd. f. fe. 6. fu.g. ban. br. 
li. h», o. p. pa. po. pr. r. a. la. au, w. wn. hr. e. pid. «^ 



:^ Sulfate de magnésie. 
Eau bouillaole. . . 



deux li?res. 
huit livres. 
Filtrez la solution ; Tersex-y peu i peu une 
autre solution d'une li?re de sous-carbonate 
de potasse dans quatre livres d'eau de fon- 
taine, jusqu'à ce qu'elle ne se trouble plus ; 
la?ez le précipité avec de l'eau de fontaine, 
et quand celle ci cesse de se troubler par 
l'acétate de plomb , faites sécher la pondre. 
Indépendamment de ce procédé, qu'on 
• trouve partout, à quelques vaiiantes insi- 
gnifiantes près,pa. sa. et w. donnent en- 
core le suivant : 

Ï; Eau mère des nitriers. . à volonté, 
vaporex i siccité , poussez le feu jusqu'à 
ce que la matière entre en Aision , puis se 
calcine , versez la masse nulvérulente dana 
de l'eau bouillante , lavex bien le précipité 
qui se forme, et faites-le sécher. 

Purgatif à haute dose , ce sel n'est guère 
employé qn'en faible quantité, pour neutra- 
liser les acides gastriques, à la présence 
desquels on attribue des maladies. On l'a 
préconisé aussi pour prévenir la formation 
des calcula d'ackle urique. — Dose , trois fc 
six gros , comme laxatif; sii à vingt grains, 
comme absorbant. 

rocDBB raacATivi. (fe. au. ra,) 

:^ Soui-carboDate de magnésie, 

deux scrupules. 
Crème de tartre. . .un scrupule. 
Mêlez, (ni.) 
fe. ctaif. prescrivent une once de magné- 
*~ et un gros de rhubarbe. — Dose, depuis 
scrupule jusqu'à un gros. 

poDDsa DiGisnva. (vm,) 

S^Sous-carbonale de magnésie , 
Acide tartriqne, 

de chaqne . . ' . ^eise parliez. 
Gaftdelle me partie. 

ronoaa f>#«K>aigo«. (sa.) 

:^Magii.ésie blanche. . . deux gros. 

Bilï* un gros. 

^^ascarllle un scrupule. 



sie 
un 



Masse de pilules de cynogio 



SIX grams. 



POOnaB AliOBBâRtB. 

Poudre rniiiaàâ». Poudre do magnéeio eom- 
potée, Magnéiio aromatitéo. Poudre anii^ 
iméiUfue ; Fuivii absorbons s. aniiaàda s. 
gaiaetopoeus s, ntttrieum s. infantum s. in- 
fknium aniaddus s. pro mfanlibus s, pue- 
roritm eitrmus s, epilopiieus Marèbionum 
f. adiormina infantum anlaeidas. (b*. f. fe. 
fti. han. he. li. o. r. w. ait. a. pid. pie, sm, 
sp, sw,) 

If. Magnésie , 
Sucre blanc, de chaque, parties égales. 

Triturez pendant long-temps dansun mor- 
tier de verre, (f.) 



. huit grains. 
. . un grain* 



:^ Magnésie. . . 
Cannelle. • . 

Mêlez, (r.) 

ha m. prescrit six gros de magnésie et 
deux de poudre d'écorce d'orange; — e. un 
gros et demi de magnésie , et un gros de Co- 
lombo , à partager en six paquets. 

IÇ. Magnésie six parties, 

Oléo-tfucre de menthe poivré , 

une partie. 
Mêlez, (s»*.) 

^Magnésie une once. 

Cannelle. . , un gros. 

Sucre. . '. . une demi-once. 

Mêlez, (r.) 

fu. prescrit une once et demie de magné- 
sie , un gros de cannelle et une once de sbcre; 
— li. et w. deux onces de magnésie, un 
me de cannelle et une demi-once de racine 
de réglisse. 

:^ Magnésie une once. 

Fenouil. ...... un gros. 

Sucre blanc. . . . une demi-ooce. 
Mêlez, (he. pid,) 

^Magnésie une once. 

Écorce d'orange , 

Fenouil , de chaque. • . deux gros. 
Mêlez, (fe. fn. U.) 

c. prescrit une demi-onoe de magnésie , 
un gros de fenouil et autant de cannelle ; — 
au, une once de magnésie , une demi-once 
de fenouil et autant d'écorce d'orange. 

^Magnésie trois onces. 

Noix muscade. . . un demi-gros. 

Gaoncllc. . . . un gros et demi. 
Mêlez, (s».) 

^Bftagnisic, 
Sucre de lait , de chaque, de«« onces^. 



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MAGNÉSIUM. 



Gascarille deni grot, 

Olèo-sacre de fenoQÎl. • • fîx grot. 
MtieE. («m.) 

y Magnésie . tit gros. 

Bacioe d*iris de Florence , 

Anîs» 

Sucre blanc , de chaque, denz gros. 

Safran on gros. 

Mélea. (b*. ban. «/».) 

y Magnésie. . . une demi -once. 

Cumin tioisgros. 

Racine d'iris de Florence, denx gros. 
Safran un demi-gros. 

Mêles, (pie, sp.) 

y Magnésie. . 
Rhubarbe. . . . 
Gai, 
BégUsse , de chaque. 

Mêles, (li.) 

Ou prescrit une once de magnésie, denx 
gros de rhubarbe et un de m «-gros de pou- 
dre analeptique. 

:y Magnésie. . • . une demi-once. 

Sous-carbonate desoudç , 

Gingem bre , de chaque, un scrupule. 
Faites une poudre, (e.) 

y Magnésie. une once. 

Gentiane , 

Fenoaii , de chaque. . . denx gros. 
Faites ane pondre, (au,) 

La doae est généralement d'nne cuillerée 
à caft. Fkisienrs pharmacopées, f. et e. 
entre antres, rempncent le sous*carbonate 
par de la magnésie pure , qui , en effet , a 
raiantage de ne point dégager de gai acide 
dans l'estomac. 



deux onces et demie. 
. une demi-once. 



SIX gros. 



rocoiR scraaACTiQus. 
Ptiimiê tepktaetieuB SêiUL (a«.) 

y Sooa-carbonate de magnésie , 
Crème de tartre , 
Fleurs de soufre , 
Rhubarbe , 
Flears de camomille, 
Oléo-sa€n« de fenouil , 

de chaque. . . une demi-once. 
Dose , nne cuillerée à café , plusieurs fois 
par jour , dans les obstructions et la débilité 
des viscères do bas-rentre. 

BOL SVOMACaïQDS. 

Bûi de magniete iafrmé. (ff.) 

^Magnésie cinq parties. 

Safran. trois parties. 

Cannelle deux parties. 

Sftni» d« sacre. . quantité suffisante. 



YABLimS AlSOaaAHTU* 

Tablettes aniacidet ou antiaeidee laxalive*; 
Tabellœabtorbenieê t. magnetiœ , Troehitei 
antaeidi <. magnte'uB s. carbonatie magne^ 
siœ. (am. an. éd. f. p. tfr, c. pie, sw. vm.) 

^Magnésie une partie. 

Sucre blanc huit parties. 

Faites cuire les sept huitièmes de sucre i 
la plume, et incorporez 'le reste broyé avec 
la magnésie, {vm.) 

If Magnésie une partie. 

Sucre blanc. . . . quatre parties. 
Mucilage de gomme adragant pré- 
paré avec l'eau de fleurs d'oran- 
ger. . • . quantité suffisante. 
Faites des tablettes, (an. f.) 

éd. et /ris. pr/scrivent aix onces demagné> 
sie , trois onces de sucre , un scrupule de noix 
muscade et suffisante quantité de mucilage 
de gomme adragant ; — br. trois onces de 
magnésie, nne once et demie de sucre, un 
scrupule de gingembre et du mucilage de 
gomme arabique ; — iw, quatre onces de 
magnésie , deux onces de sucre , un scrupule 
de gingembre et du mucilsge de somme 
arabique ; — p. six onces de magnésie, trois 
onces de sucre , un demi-gros de fève picbu- 
rim et du mucilage de gomme adragant; — 
am.et c. quatre onces de magnésie, deux 
onces de sucre , un scrupule de gingembre 
et suffisante quantité de sirop de sucre. 

Chevallier a proposé les pastilles sui- 
vantes : 

IjC Chocolat * deux onces. 

Sucre cinq^ooces. 

Magnésie pure. . . , . une once. 
Faites une pête avec du mucilage de gom- 
me adraeant , aromatisé à volonté , et divises 
en pastilles de huft, seise et vingt-quatre 
grains. 

éLSCTOAiaS AHTIAVIDi. 

Éieetuaire, de magnésie: Eieetuarium anody- 
num pro infiqutibus r. aniacidum s, pro in-' 
fudiias s, milkridaiieum, (br. li.ea.</». sw.) 

:^ Magnésie une once. 

Anis une demi-once. 

Sirop de chicorée composé, trois onces. 
Mêles, (br.) 

ea, et sp, prescrivent six gros de magné- 
sie , une demi-once d'anis , un gros de «afran 
et suJBsante quantité de sirop de chicorée 
composé. 

^ Magnésie six gros 

Fenouil , 

Charbon , de chaque. trois gros. 

Safran nngrus. 

Sirop de sucre. . • . huit onces. 



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MÂGIfÉSIUM. 



Pétales de coquelicot , 

quantité suffisante 
pour colorer en brun rougefttre. (li.) 

If. Magnésie. . . ône once et demie. 
Herbe de menthe crépue, une once. 
Safran. ....... un gros. 

Rhubarbe . deux gros. 

Miel dépuré six onces. 

Charbon. . . . quantité suffi^{anlc 
pour colorer en Tert noirâtre. (It.) 

^ Gonserre de menthe crépue , une once. 

Poudie aromatique. . . . ungro». 

Magnésie. ...... deux gros. 

Sirop de menthe crépue» 

quantité suffisante. 
Mêlez, (sw.) 
Dose , un à deu« gros, et plus. 

■ AU DE MAORtSlB. 

Aqua magneslm. (am. b*. f*. e. ) 

^Bau huit pintes. 

Sous-carbonate de magnésie, 

trois gros. 
Au moyen d'une pompe foulante intro- 
duisez dans la solution dix fois environ son 
volume de gaz acide carbonique, (am. b*.') 

:^ Carbonate de magnésie hjdraté, 

quatre parties. 
Eau acidulé gazeuse , chargée de 
qnatrc fois son volume d'acide, 

cinq cents parties* 

Mêlez, (r.) 

■AD OB VTEIIONT rACTICB. ( f. ) 

//^Eau acidulé, contenant cinq me- 
sures de gaz acide carbonique , 

vingt onces et demie. 
Sel de cuisine. . . . deux grains. 
Sulfate dé magnésie. . huit grains. 
Sous-carbonat« de magnésie , 

douze grains. 
de fer. . .un grain. 

rOTIOH AHTIACIOB. 

Mixiurû aniadda, BmuUiû amygdaùtrum 
compotUa, (ham. han.) 

:^ Magnésie un demi-gros. 

Eau de fenouil , une once et demie. 
Teinture aqueuse de rhubarbe , 
Sucre blanc , de chaque , deux gros. 
Mêlez, (ham. ) 

^ Savon d'Espagne . . .un scrupule. 

Magnésie un gios. 

Eau distillée trois onces. 

Sucre blanc deux gros. 

Mêlez, (ham.) 

Tf Amandes douces . • une deni^nce. 
Semences de jo4quîaaie. . «on gros. 



Eau de merifies . . . .hait oores. 
Faites une émulsion. Ajoutez k la 
colature 

Sucre blanc six gros. 

Magnésie un gros. 

Mêlez, (han.) ^ 
roTiOfl poaoATiVB. (am. £. e. /»ts. fm.) 

3C Magnésie deux gros. 

Décoction de pois chiches , 

une ferrée. 

Sirop de capillaire. . . deux onces. 
Mêlez. (/»cs.) 

If Rhubarbe un gros. 

Eau douze onces. 

Faites réduire de moitié par la cuis- 
son, et ajoutez à la colature 

Magnésie un gros. 

Essence d'anis , deux à quatre 
gouttes. 
Mêlez, (sm. ) 

^ Magnésie un demi-gros. 

Rhubarbe six grf ins. 

Sucre on ^ros. 

Essence de menthe poivrée , 

sis gouttes. 

Eau une once et demie. 

Dose , une cuillerée à café toutes les 
deux heures , chez les enfans. ( s. ) 

i^ Magnésie nn demi-gros. 

Teinture d'asa fœtida, quarante 
gouttes, 

• d'opium. . vingt gouttes. 

Sucre un gros. 

Eau «ne once. 

Dose , vingt-cinq gouttes pour un enfant 
de deux à quatre mois. — Cette formule est 
très employée par Dewees. 

^Magnésie. ..*.... un gros. 

Sous-carbonate d'ammoniaque li- 
quide .une once. 

Eau de cannelle. . . . trois onêes. 

pure . . . cinq onces et demie. 

Mêlez, (am. e.) 

POTIOH LITaORTlIlTIQC^ (e.) 

If Magnésie un gros. 

Infusion de gentiane . . .six onces. 

Conseillée par Brande, dans le cas de 
prédominance de l'acide nrique* — Dose, 
une verrée trois fois par jour. 

PROTO-PHOSPHATE DE MAGNÉSIUM. 

Phoêphoi magJMtÙB, (b**) 

Magnésie pore à volonté. 

Acide phosphoriqne , 

qoanlité sofBsanle 



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MAGNÉSIUM. 



fwu Mtorer » filtrei la liqueiir, et éTaporez 
josqa'à fliccité. 

On a préconisé ce tel dans le début du 
rachitisnie. — Dose , dix grains à un demi- 
gros. A phu haute dose, eelle d'un gros et 
plus, il pwge. 

PROTO-SULFATE DE MAGNÉSIUM. 

SulfuiB éê pmioxUU dé magiiètium , Sulfate 
dcmagména, Magnétic sulfatée , Sel de ca- 
nai, Sei eathariique am€r. Sel d'Epsam , de 
SeydlUx , <£• SekUchuz , Vitriol marnétian ; 
Magnmia sulphuriea t, vitrîotata, Salania- 
ram s. jéttglieanum m, Anglicumt, AngUea- 
a «m eatkartiemn jr. eathartieum anuorum », 
Ebskametkse t.Epsonien9es, Seydtchuizenu 
», Sêd&tzeMe », Seidlilzen»e , Sulpha» ma- 
gmesim. Terra amara tulphurica f, vitrio- 
Uta, Fitriolieum. magnetite, 

ÈilÊMrmtt, •ekmtfthamn Têlkêrdé (Jl.); biUênatt (An.)\ 
tugwiA loMwrmtt (Ik); ml mmûrga, aal d« ta kigtura IB.]; 
mU fw^f f r ). «of fnka (P«.)« *^' r«lfc«rfie« vmar%9 
(Pér.Ji *in«rMl(. Mt «iifftdkf M/ft((5«.). 

I" Tel qu'on le Iroure dans le commerce. 

« M. mmm. an. k ka. be. ht. à. dé. du. e. cd. t fr. n. fa. g. 
ham. kaa bc li. k». o. p. po. pp. pr. r. s. M. w. wu. ww. 
t, g. f*. pid. tp. mh •». 

Eo prUmes à quatre pans, terminés par 
des pyramides à quatre faces ou par un 
■on met dièdre , blanc , effloresceot , éprou- 
vant la Ibaioo aqueuse au feu, et a'une 
^renr trèa amère. 

Tontes les pharmacopées prescrivent de 
l^ purifier* en le dissoliraot dans de Tean 
chaude , faijMint érapoier la liqueur jusqu'à 
pellicttle , et la laissant cristelliser. 

a* Préparé de toute» pièces. 



2^ Sons -carbonate de magnésie en 

poudre à Tolonté. 

Acide salfnrique (i5 degrés), 

quantité snfllsante 
pvar salnrec la magnésie ; Alites bouillir lé- 
Kêf^toent , passex , évaporez jnsqu'ft ce que 
b Dqneor marque 96 degrés, et latssez-la 
éani nn endroit frais ot tranquille, pour 
^'elle crislalliM. 

Purgatif. — • Dose depuis trois gros jus- 
qu'à one once et demie, dans noe li?re 
d'ean ; une once k deux et plus , en lave- 
luent. Il faut éviter de l'adjoindre aux by- 
drochloimtea d'ammoniaque et de chaux, 
aax soua carbonateade potasse et de soude , 
a l'acéutc de plomb et au nitrate d'argent. 

rocaaa salirb coicrotia. 

Pmhiê »miùuis eompoeiiu» ». ChetteHkamen»is, 
(b*.ed. c.) 



^$olfiite de magoésie, 
Seldccniaine, 



de chaque. . . . quatre parties. 
Sulfate de potasse. . .trois parties. 
Mêlez ensemble , par la trituration , les 
trois sels pulvérisés chacun à part. (b*. 
éd. e. ) 

b*. donne une antre formule , portant 
cent vingt grains de sel commun , soixante- 
six de sel d'Epsom , dix de sulfate dç po- 
tasse et un demi-grain de sulfate de fer. 

Dose , une cuillerée à café , dans une 
pint«i;^l'eau. 

rooDSK DiGisTivB. (br.) 

:y Sel de Sedlitz. *".*). . . deux onces. 
Nitre dépuré , 
Crème de tartre , 
Poudre de racine de*pied de veau, 

de chaque une once. 

Sel ammoniac six gras. 

Faites une pondre. — Mêmes usages que 
la précédente , et voisine de la poudre stor 
machique de Birckmann. 

POUDBB PCaCATtTI. («.j^ 

:^ Sulfate de magnénie, 

Quinquina , de chaque. . .six gros. 
Faites quatre paquets. — Dose , no 
toutes les deux heures. 

POTlOn CATHAXTIQDB. 

Polio ealhartiea ». ''taxant. ,\ TJquor »alinut 
taxativM» , Haustu» caiharticus talinu» , 
Mijotura e magnetia »utphuriea, Aana mi- 
neralÎB eaihartica. ( fe. w. ww. au. b, e. ta, 
»w, ] 

^.Sulfate de magnértic, 

Manne de Galabre, 
de chaoue. . • ... uue once. 

Eau chaude . , .. • quaJtre onces. 
Passez la solution. ( wwi« ] 



:^ Sulfate de magnésie. 
Eau bouillante . • 



> une once. 

. une liyrp. 
Ajoutez à la solution 

Magnésie. . . . huit i dit graine. 
Mêlez. (»w, ) 

Swediaor donne en deux endroits celte 
formule sous les noms de Potio ealhartiea et 
Aqua minerali» ealhartiea. La liqueur peut 
remplacer l'eau de Sedlitz. 

^Sulfate de magnéde'. 

Teinture aqueuse de rhubarbe, 

de chaque une once. 

Eau de meiisse« . . . deux onces. 
A prendre en deux ou quatre fois, le matin 
et le soir, (aa.) 

If. Sulfatp de magnésie. . une once. 
Tartre stibié un grain. 



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6 



MAGNÉSIUM. 



Soc de citron aae unce. 

Eau (Kire trois onces. 

Dose, une coillerée toutes les deux 
heures, (e.) 

If Feuilles de séné. . une demi-once. 

Eau. . quantité suffisante 

pour obtenfr huit onces d'infusion. 
Ajoutez à la colature 

Suirate de magnésie. . . une once. 
A prendre en deux fois, (b.) 

IL Feuilles de séné. . une demi-once. 
' Eau. . . . quantité suffisante 
pour obtenir quatre onces d'infuiion. 
A)Outex à la colature 
Teinture aqueuse de rhubarbe, 

six onces. 
Sulfate de magnésie. . une once. 
A prendre en deux ou trou fois. ( 6.) 

7(. Feuilles de séné. ... six gros. 
Manne , 
Sulfate de magnésie, 

de chaque une once. 

Petit cardamome. . • • deux çros. 
Eau bouillante. . • • une pmte. 
Passex après un quart d'heure d'infusion. 
— Dose, une tasse toutes les heures, (e.) 

9: Feuilles de séné. . . troitgros. 
Sulfate de magnésie. . . six gros. 
Eau bouillante. . . . six onces. 
Passez api^s douze heures dlnfusioo. 
Ce.) 

roTiOH SALiHB. (ham.) 

:;jC Tartre slibié. . . 

Sulfate de magnésie. 
Faites dissoudre dans 

Eau de fontaine. 
AjouteJK à la solution 

Miel glycyrrhiié. . . . une once. 
A prendre en quatre ou cinq doses, 
(ham.) 

ea, donne la formule suivante, sous le titre 
d'Eflii dt Trevez : 

If Sulfate de magnésie. . une once. 

Tartre stibié. . . un demi-grain. 

Eau. deux u?res. 

Dof«, un verre d'heure en 'heure, pour 
purger. 

MiXToaa sAuaa AaTiACiDs. (b*.) 

:)p Sulfate de magnésie. . deux gros. 
Sona-carbonate de magnésie, 

un scrupule. 
Sirop de cuimauve, une once et demie. 
Eau de fleurs de ctmomiUe, 

deux onces. 



un grain, 
une once« 



huit onces. 



Dose, une cuillerée toutes les dmx 
heures , chez les enfans. 

MixTuas oUoso-SALiHi. (ham.) 

y Sel d'Angleterre. . . . une once. 

Eau one demi-livre* 

Ajoutez à la solution 

Huile de ricin broyée avec du jaune 
d'œuf. un« onc«« 



DLITZ AaTlVlCIXLLB. ( f.) 



:^Eau contenant trois fois son volume de 
gaz acide caibonique , 

vingt onces et demie. 
Sulfate de magnésie. . . ^ deux gros. 
Hydrochlorate de magnésie, 

dix huit grains. 

Faites diisoodre. — On peut la faire plua 
chargée et plus rapprochée de l'eau natu- 
relle , en dissolvant quatre eros de sulfate 
et trente-six grains dliydrochlorate dans la 
même quantité d'eau acidulé. 

■.AVBMiaT PDBGATir. 

Bn$ma purgans s, eatharticum.{du, ww.aii. 
e.) 
^ Manne. .... une once. 

Décoction de camomille, dix onces. 
Ajoutez à la solution 
Huile d'olive. .... une once. 
Sulfate de magnésie , une demi-oœe. 
Mêlez, (du. c. } 

ww. prescrit simplement une solution de 
six gros de sulfate de magnésie dans dix 
onces d'eau chaude; — «. une solution de 
deux onces de sulfate dans une pinte d'in-> 
fusion de séné ; on celle de denx onces de 
sel dans une pinte de décoction tiède d'ami- 
don , à laquelle on ajoute une once d'huile 
d'olive. 

^ Fleurs de camomille. . deux onces. 
Graine de lin. * . . . une once. 

Eau quantité suffisante 

pour obtenir six ooces de décoction. 
Ajoutez à la colature 
Sulfate de magnésie , nne demi-once. 
Huile de graine de lin, 

une once et demie. 
MèW. (au.) 

^ Décoction de gruau. . hait onces. 
Sulfate de magnésie. . deux gros. 
Savon médicinal. • une demi-once. 

Mêlez, (au.) 

^Sulfate de magnésie. . . six gros. 
' Magnésie six grains. 

Eau trois onces. 

Teinture de cardamome. . un gros^ 

Mêlez, (sw.) 



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MAGNOLIER, MAHOGON. 



^SuUkte de magnéiie. 

Eaa de foDUine. 

Tetotuie de léiié. • 
Mdes. (m.) 

Z Sulfate de magoétie. 
• de poUKfe. 



. fliz gros. 
troi» ODCC0. 
. MI groi. 

trois ooce«. 
une demi-oDce. 



Tartrate de potasse , une demi-ooce. 

^u quinze onces. 

FSties la solution, ( w.) 

RIO AMÈaS. 

£m wMgnésienne gazeuse; Aqtta amara «, 
BmIphûikmagnesiœearfMndem, (fe. Tu. su. ra, 
vm.) 

y Sulfate de magnénîe. sept parties. 

Ban de fontaine. . trente-Mix parties. 
Passes la solution , et satores-la d'acide 
carbonique, (su.) 
f Sulfite de magnésie. . trofi parties. 
San. . yingt-deux parties. 

AfDuleaà lasolurion 
Acide carbonique liquide , 

Tingt-deux parties. 
Mèleabien. (fi.vm.) 
If. Eau. . . . trois livres el demie. 
Aeîde aulfnrique étendu de sijL parties 

d'eaa dix gros. 

Sous-carboDate de magoêsie, trqisgros. 
Faites dissoudre dans une bouteille rem- 
plie senlrment aux deux tien. ( m.) 
2: Sulfiitc de magnésie. . une once, 
' Ean. ~. . ... quatre onces. 
Ajoutez à la solution 
9oas-carbonate d'ammoniaque liquide. 
Acide anirurique étendu d'eau , 

de chaque. un scrupule. 

Pour une seule dose, (fe.) — On prétend 
qoe cette dose , répétée trois fois , suffit pour 
foerir , sans quinquina , les fièvres inter* 
Bîttentcs accompagnées de signes de gas- 
tncianae. 

rarrr-MiT APiaiTir. {im.) 
:k Petit-lait clarifie. ."^ . une cfaopine. 
Bncine et herbe de pissenlit , 
Bcrbe de fumetcrre, 
Feuilles de cresson de fontaine» 

— -1 de cerfeuil , 

en tout une poignée. 

Faites bootHir pendant environ six mi- 
nutes, passes en exprimant arec force, et 
sfosrtex à la coUtore 

Sel de Seignelte. . un à deux gros. 
Mirl de llarbonne. . . six gros, 
dé par Van Swieten , dans les 
des Tlacères abdominaux. A 
tons les matins » à {eun , en quatre 
vcxrées, aénuréespar une heure d'interralle. 
An bout drun mois , 00 le remplace par les 
eaux de 8pa. 



PROTO-HYDROGHLOKATB DE MA- 
GNÉSIUM. 

HydroehhrateiU magnésie, Muriatô de ma- 
gnésie, (ym.) 

y Sulfite de magnésie. . dix parties. 
Hydrochlorate de potasse , 

sept parties. 
Mêlez les deux sels pulvérisés dans une 
terrine de grés , verses dessus la moitié de 
leur poids d'eau tiède , décantez après le 
refroidissement, faites évaporer, en sépa- 
rant les cristaux qui se forment , et versez la . 
liqueur très concentrée Sur une pierre sèche. 

SILICATE DE MAGNÉSIE. 

1" Craie de Briançun; Creta galtica. 

FrmxmÎMektdrtidt Al.}, 
br. . 

En masses solides, formées de petites 
écailles nacrées ou satinées. 

a« Tate ; Sulla Urrœ, Taicum P^mcl(», 

6«Ni«ln«r7«tt, Talek, Talrh(él.}. 
br. w. g. sp. 

En lames flexueuses, brillantes, d'un 
blanc verdfttre, onctueuses au toucher, très 
tendres, flexibles, non élastiques et faciles 
à rayer. 

ABC A ni COSUiTIQDK. 

Areanum cosmetieum. (b*.) 

^Talc de Venise. ... un gros. 
Huile de camphre. . . deux gros. 
Faites digérer au bain-maiie et mêlez. 

BIAGNOUER. 

Magnoiier glauque. Magnolia gtauea, L. 

Twet temlêé magmoliû (An.). 
am. e. 

Petit aAuste (polyandrie polygyoie, L.; 
magnoliacées, J.J^e l'Amérique septentrio- 
nale. {rig.Dill Élih, tab. 168. fig. ao5.) 

L'écorce a une odeur aromatique, qui se 
rapproche de celle du sassafras. 

Tonique , stimulant, diaphorétique. — On 
emploie la teinture dans les rhumatismes 
chroniques ; on s'en est servi aussi dans les 
fièvres mtermittentes. 

mAHOGON. 

On emploie en médecine deux espèces do 
ce genre de plantes : 

I* Mahogon d'Amérique, Aeajou à meu- 
bles i Swietenia Uahegoni, L, ( i,.br, g. m.) 



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MAIS, IIÀLT. 



Grand trbre f décandrie moDOgynie, L.; 
méliacèea, J. ) ^e l'Amérique mèndioDale. 
(Jtg. Gat. Carol, II. tab. ao.) 

Oo emploie l'écorcedu tronc et des.bran- 
ches ( cortex llgni Mahagoni ) , qai est en 
morceaux presque plats, longs d'un pied, 
rudbs et d'un gris brun. Celle des rameaux 
est en morceaux roulés, de la longueur de 
la main et moins, d'un gris blancbàtre clair 
en dehors, d'un rouée brun foncé à l'inté- 
rieur , inodores et doués d'une sareur très 
astringente-) un peu amère. 

a» Mtihogon fébrifuge; SwUitnia fhkrifuga, 

ROXB. 

K«&«ii (Jl«iif .j; Swamj [Cam.)i pc|r«ii«a (Sa.); fcAMiMitim 

d. du. c. f . 

Arbre de la côte de Goromandel. (/if . 
Boxb. Pi.Corom. 1. tab. 17.} 

On emploie l'écorce (cortmsSoymidm)^ qui 
«•st en morceaux de différentes grandeurs, 
ordinairement d'pn à deux pieds de long , 
sur un à huit pouces de large , et d'une épais- 
seur médiocre. GouTerte d'un épiderme 
mince , rude , gris-cendré et eu quelque 
sorte ponctuée , elle est rouge de feu , cas- 
sante^ compacte et susceptible de poli. Elle 
a une odeur agréable; faiblement aromati- 
que ; une Kareur très amère , astringente et 
un peu balsamique. 

Fébrifuge. —Dose , de la poudre, un scru- 
pule. 

MAIS. 

Bié tPEspagne, Blé d'Inde, Blé deTur- 
tfuie; Zta May», L. 

Tflrftûd^r Wtlitn (i/.l; Indian korn (An.); IjrkUk k»rn [D.]; 
mait («.)î maytlUa.k gran tareo (I.); maU, milkê iê Tar- 
f Ni'« [Por.)\ iurkitk korm {Su.). 

t. 

Plante O ( monoécie triandrie , L.; gra- 
minées , J . j , originaire d'Amérique. ( fig» 
Blackw. Herb. t. 54;.) m ^ 

On emploie la semence '««mon Mdys\ ^ui 
rst arrondie , anffuleuse , de la grosseur d un 

Eois ordinaire , d'un jaune d'or en dehors , 
laoche en dedans, et brillante. 

Farineux , alimentaire. 

MALT. 

AfoftMitiy Mailhum. 

G»raUnmak(AI.): *>»»«(Jii.h maltlO. Sa.)igraa»taaH(i')i 
$l»d JMsmJMitjr (P«.;. 

ba. d. do. bao. bc. po. pp. pr. r. •, tw. *•■ m. tp. 

Orge dont on a arrêté la germination'par 
l'action d'une forte chaleur, qu'on a fait 
^jécher , et dont on a détaché les germes. 



Le malt moulu prend le nom de Driehê, 
Il contient plus <r amidon , de sucre et de 
gomme que l'orge non germée ; aussi est-il 
préférable è celle-ci comme émollient. C'est 
lui qui fait la base de la bière. On s'est trop 
empressé peut-être de le ranger parmi les 
antiscorbutiques. 

THFosioa 01 ha.lt. 
Inftitum malti s. bynes. ( U. su. e* f^.) 

y Ifalt grossièrement moula , 

une livre. 
Eau bouillante. . . douze liTiea. 
Faites infuser pendant quelques heures 9 
et passes. ( su. tp, ) 

li. prescrit quatre onces de malt , une li- 
▼le d'eau bouillante et quatre heures d'infu- 
sion ; — s. une pinte d essence de malt et 
trois d'eau bouillante. 

£paissie jusqu'en consistance de miel» 
cette infusion prend le nom d'Eiteneêdênudi^ 
Esientiamaiti. On l'embarque ainsi, dans 
les Toyages de long cou» , pour faire du Itf 
bière. 

DÉCOCTIOir DK MALT. 

Decœtum s. Apotêma malti , Muilum honUi. 
(b*. ff. pp. wn. au. sa. tw.) 

7f Drèche quatre onces. 

Eau quatre livres. 

• Faites réduire il trois livres par l'ébulli- 
tion. (pp. auJ) 



:^Malt. . . . 
Eau de fontaine. 



SIX onces, 
quatre livres. 
Après un quart d'heure d'ébullition , 
ajoutez 

Semences de fenouil , un demi-<gros. 
Laisses en digestion, ii une douce cha- 
leur, dans un vise couvert, et passes, (sa.) 

y Malt moulu. . . . quatre onces. 
Faites-le bouillir avec 

Eau suffisante quantité 

pour obtenir un litre de colature , en ajou- 
tant sur la fin 

Racine de réglisse. ... un gros. 
Décantes, (ff.) 

b*. pr«*scrit six onces de malt et six li- 
vres d^n, réduites à quatre. On peut ajou- 
ter , sur la fin , quatre scrupules de fenouil 
et trois gros de réglisse. 

. . six onces. 
. . cinq hvres. 
Faites réduire à quatre livras, et ajoutes 
à la colature 

Sirop d'acide citrique , quatre onces^ 
Mêles bien, (fw.) 



^Malt. 
Eau. 



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MANDRAGORE, M AIIOANÈSE, MA19NE. 



XMJê mc àtWL onces. 

Eaa comBume* • > ^piatre lifres* 
Faites booillir «nsemble, et afoutcs il U 
coifllare , en cm de besoÎD, 

Oxjinel. . . trois 00 quatre onces. 
Oo peot ausû faire cuire des raUins secs 
ïïftc le malt, (wu.) 
Doae, deax à <{natre lirres par jour. 

CABGAaiSMB ▲MTISCOlBOTIQOS. («m*) 

^citait. une once.' 

' Creaaoo de fonlaine. . une poignée. 

k Eau quatre livres. 

[ Faites réduire à deux livres par l'éballî- 

r tkM,eta}oatex 

Ah». . deuzgros. 

Sel ammoniac un gros. 

MAHDBAGORE. 

jên^i^Lli mmdnkê pimi {ÀnA\ mttrung (Jr.)xj»h-ruj 
■Bmum, }i m^érmftrm (& J.}; Imekmmmm Imtkmimi (Ai.); at- 



h#. c t fbs- «.««.«.*«. »r. g. m. tp. tj. 

Ptante u, (pentandrîe monogynie , L. ; so- 
hnècs J,)f do midi de l'Europe et du Levant. 
fg. Bail. HBtb. t. i45 et i46.) 

On emploie la racine {radiai Mandragorm), 

qui est épaîsae, longue, fosiforme, simple 

I on bifurquéc , fauve en dehors , blanchâtre 

! ra dedans, et parsemée de quelques fibrii- 

ks. Efle a ooe odeur désagréable, nauséeuse 

et stupéfiante. Sa saveur est amère , acre et 



Lfégèrement narcotique , cette racine pas- 
sait jadis pour un puissant aphrodisiaque. — 
Dose, trois grains. — On ne s'en sert plus que 
ranmcnt , et toujours il l'extérieur. 

CaTAPLàSHSDISeOSSIV. (sv.) 

:f Racine de mandragore en poudre , 

à volonté. 

San quantité suffisante. 

Faites cnire en consistance de cataplasme. 

MÊMGAKÈSE. 

On emploie en médecine les composés sui- 
raas de ce métal : 

TÉTROXIDE DE UANGAIfÈSE. 

UâgiMë woir€, ÈiangtmàieooMU, H.; Oxidé 
wmré€ aumgamiêû, Pèroxide de manganê$ej 
B. ; jieidÊ mamgmtéêigue, be. ; Savon des 
werrian, Smvam th verre; Magnetia nigra s. 
v U imriar m m, Bùigmeeûimaetydatum nativum 
i.mignams MÊamgamêeùtm oekrueeum nigram 



s; oseydafum nativum, Manganam oamla- 
tum nativum, Mohfbdanum magnetii, Oaoo- 
des mangani native, Oarfdum mangani na- 
tivum, Oscydum magnetii nigram s. nigrum 
nativum , Peroxydum manganesii nigrum 
nativum, Superoxydummanganiéum» 

BraanêUim {AL)\ mangemeêê [An.)\ hnautêm (a); magMatm 
{B. L Par.); truhuUtn [Mo,); mangana (Po.); margamnl 
(B.); ^niii«.'«ii IStu) 

a. an. b. be. br. d. dn. e. f. fe. ff. fi. ban. be. II. o. po. pp. pr. 
r. t. su. w. ww. 0. c. g. 

En masses ternes , dont la couleur varie 
du noir . presque pur au brun et an brun 
violet. 

Les usages médicinaux de cet oxide sont 
bornés. On l'a employé, mêlé à parties égales 
avec du saindoux , dans la teigne , la gale et 
les dartres. On peut se contenter de couvrir 
les parties malades avec sa poudre. C'est 

{principalement pour faire le chlore qu'on 
'utilise. 

SOLS SMMB1IA60S0IS. 

^ Oiide noir de manganèse, 

quatorze grains. . 
Extrait de sabine , 

d'aloés, 

de chaque dix grains. 

Faites six bols, il prendre dans la journée. 

HYDROGULORATE DE MANGANÈSE. 

Murias manganetii* ( b*. ) 

Tf Manganèse. .... il volonté. 
Acide hydrochlorique faible , 

quantité suffisante 

pour dissoudre le niétal. Évaporez la li- 
queur. 

PILDLBS D'HVDaOOILOaATl BX HAROAMàdB. 

Piluiœ mangenetii muriatid, ( b*. au. ) 

:^ Hydrochlorate de manganèse , 

deux scrupules. 
Gomme arabique , 
Racine de réglisse , 

de chaque. ... un scrupule. 
Faites des pihiles de deux grains, roulées 
dans la poudre de cannelle. 

Dose, dix è vingt , dans les maladies dar- 
treuses. 

On a vanté apssi la disnolution aqueuse de 
ce sel, en gargarisme, dans les aphthes. 
Celle de l'acétate , à la dose d'un scrupule 
dans trois onces d'eaù, Ta été également, de 
même qu'un onguent préparé avec parties 
égales du sulfste et de saindoux. ( au, ) 



Manna, fuXia. 

Uammâ [AL An. B. D. 1. ft. Par. fl. Su.); luw* l^rinjéUa 



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MANNE. 



(Ar.U iMM (&); weUrkUekt {EL P*.); gambing (/«.}; km. 
purrimki {Mai.). 

m. «B. •■!•. m. k ba. bt- br. d. da. e. «4. f. U. ff. fi. fo. g. 
ban. ban. bc. IL lo. o. p. pa pr. r. •. ml w. «a. «w. «. 
be. tr. e. g. m. pa. pid, m. apw z. 

Snbttaooe Mcrée , dont on distingue pla- 
sieurt sortes : 

1* Mannê en bàtotu, Bitnna canethita g, 
eanuiata s» longa ; en fragmens, créas d'an 
côté , convexes de l'autre , légers , blanchâ- 
tres ou d'un faune clair , quelauefois rou- 
g«*âtreB| et d'une saveur agréable ; on rap- 
pelle manne en larme» , Manna laerymata , 
quand elle est en plus petits morceaux. 

3* ilf ann0 commune ou en torte ; Manna in 
goriit f. eommunît ; en pains arrondis ou en 
morceaux oblongs , jaunâtres , mous , gras 
an toucher , pesans , poissant les mains , 
d'une saveur un peu nauséeuse. On l'appelle 
Mann» geraey ou Manne eapaey, suivant 
qu'elle vient de Giaraci » dans la basse Ga- 
labre, ou de Gapachien Sicile. Les morceaux 
grenus et blancs de la première sont mis à 

Sert sous le nom deAfannscAoisfS ou en grains, 
tanna eleeta t. granuhta. 
3« Manne gragu; Manna crmsa , tpit»a j 
êorSida, pinguit, qui est très humide, {au- 
nâtre, molle y gluante et chargée de corps 
étrangers. 

On obtient tous ces produits par des inrti- 
sions faites aux Fraxinuê eœeetsior L., rotun- 
difotia Lmk., parviflora Lmk., tuhrufeseene 
Mér. , omut L. , et argentea Lois. La manne 
qui découle spontanément est rare et en 

{crains de la erosseur du froment; elle porte 
e nom de Masiiehlna , Manna difronde. 

La manne contient , d'après Tbeoard, du 
^acre , un principe particulier , appelé Man- 
nite, et une matière nauséeuse. 

On connaît encore : 

1* La Manne de BrUmçon s Manna Brigan- 
tina e. latiema » en petits ffrains blancs et 
visqueux. Elle est exsudée, dans le midi, par 
les feuilles du IiOtûb Europesa, 

3* La Manhe d'alhagi , Manna persiea , 
irunêghibil, tarandjubin (pe.), en petits crains 
îaunes , rongeâtres ou bruns, oui exsude des 
feuilles et deg branches de VHedygarum itf- 
fiagi , dans l'Orient. 

TaOCHlSQClS Dl IIA.R«B. 

PatîiUet OU TabiettesdeCalabre. ( f*. H*, vm. ) 

^Gommeadragant. . . une partie. 
Sucre blanc, quatre>vingt-seixe parties. 
Broyez ensemble. Ajoutez 

Manne. • • • vingt quatre parties. 
* Eau de fleuri d'oranger , 

quantité suffisante • 
Door faire ane pHe divisible en trocbis- 
ques. (vm,) 

If Racine de guimauve , 

quatre-vingt-seize parties. 



Bau pure. • . deux mille parties. 
Faites bouillir pendant six minutes, et 
ajoutes 

Sucre trou mille parties. 

Manne de Galabre , 

cent quatre-vingt-douze parties. 
Passez, clarifiez avec un blanc d'œnf, et 
ajoutez 

Extrait gommeux d'opium , six parties. 
Huile essentielle de bergamote , 

dix gouttes. 
Eau de fleurs d'oranser» 

quatre-vmgt-seize parties. 

Coulez dans des moules de papier huilé , 
et divisez en tablettes avant te refiroidisse- 
ment.(r.fO 

oiLte LixATivi. (pîa.) 

;yVeau. deai livres. 

Eau deux pintes. 

Faites bouillir pendant deux heures. Ajou- 
te* 

Manne en larmes. . . trois onces. 
Faites encore bouillir pendant deux heu* 
res , tamisez et laissez refroidir. 

A prendre par cuillerées â bouche , toutes 
les heures. 

iLscTUAiaa de UkMmm, 

Slectuarium s. PuUieuia de manna* (fi.pa. su. 
Vf. $w.) 

:^ Manne pure. . . • trois parties. 

Huile d'amandes douces , une partie. 
Broyez ensemble. Ajoutez peu à peu 

Sirop de manne. . . une partie. 
Mêlez bien, (vm.) 

i^ Manne choisie. . . . denx'onces. 

Eau de fenouil une once. 

Broyez â froid , passes et tritures la cola* 
ture avec 

Sucre deux onces. 

Iris de Florence. ... un gros. 
Ajoutez au produit 

Huile d'amandes douces, une once. 
Mêlez, (vm.) 

fi. et su. prescrivent deux onces de manne, 
autant de sucre, autant d'eau de fenouil, - 
un gros d'iris de Florence et une once 
d'huile d'amandes douces;— pa. et w. deux 
onces de sucre , autant de manne , autant 
d'ean de fleurs de prunellier, un gros d'irb 
et une once d'huile; •» w. deux onces de 
manne , anUnt de sucre » autant d'eau de 
roses, un gros d'iris vi une demi-once 
d'huile. 

Doux laxatif, conseillé snrtont chez les 



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MANNE. 



nbos noaTeUcment nés. — Doie, an à 

AlBCTDAIBB BÉCHIQOl. (f**.) 

2: Mittse choisie aoeonce. 

' Eaa de flciini d'onoger , 

quantité suffisaote 
p-3ar mnollir la manne par la trituration 
iingon mortier de marbre. ÂjooteK, en 
brojaat tooîoars. 

Pondre de ^mme arabique , 

une demi- once. 
Extrait mon de régliMe. . un gros. 
Siiop de capillaire, quantité suffisante. 

âucivAiaM âanniiioaiaoîOAL. (ea,) 

^cHanneco larmes. . . dcni onces. 
' Salfate de potasse, 
Ifitre, 
llag^lère de sonfre, 

de chaque, deoz gros. 
Miel blanc. . quantité suffisante. 
Dose, denx k trois gros par jour. 
bOOCH Bs iiAirirs. (f*.) 

2CHaiIe d'amandes douces, 
Siiop de guimanTC, 
Manne en larmes, 

de ch*que, quatre parties. 
Eao de fleors d'oranger, une partie. 

pure deux parties. 

Fautes fondre la manne dans l'eau , ii une 
dancechaienr; ajoutez la solution au mé- 
lange d'halle et de sirop , et mêlez exacte- 
Cette préparation, proposée par Gheral- 
lier et Idt, diffère peu de la marmelade de 
TroBchin. D'ailleurs , il en existait déjà d'au- 
tres aanlognes sons les noms de Linettts mon- 
maims (wn. ta. tw.) , Lineiut aptrimu (ta.) , 
Mixtmrm Imaetau {ty,) , et Poiim purgative 
f/îs. gm.) , dont voici les formules : 

y Manne pore trois onces. 

Hnife d amandes douces , 

une once et demie. 



Mêles ensemble par la trituration, (np.) 
se prescrit parties égales de manne et 
d'houe, sTcc suffisante quantité de jaune 
d'aenf ; — ffu. parties égales de manne , 
d'bûle et de airop de riolettes; ~ m. une 
once d'huile , autant de manne et une demi- 
ooœ de sirop de roses solntif. 

I^cGoaame arabiane. . . ' • une once. 
Hnile d'amandes douces, deux onces . 
Déooctâon d'orge. . • . dix onces. 

H^one* une once. 

une demi<once« 

(•y-) 



X Hnile de ricin battue arec un Jaune 

dVMWf 



Manne choisie , de chaque , une onee« 

Sous-carbonate de magnésiaip 

deux gros. 

Eau d'hysope. . . . huit onces. 
Mêlez, [tm.) 
If Fleurs de pêcher , 

de violettes , , 

de chaque , une demi-poignée^ 

Eau de fontaine, quantité suffisante. 
Faites bouillir légèrement, puis fondre 
dans la colatore 

Manne deux onces. 

Ajoutez ensuite 

Huile d'amandes douces, une once. 
Mêlez bien. [pU.) - 

rOTlOlf POaOATITI. 

MoHM iiquides Coûta cummanna, Decoetum 
matnuB purgatu t, laapativum «. earmjnati^. 
vum, Poiio angeiica t. taœativa s, anticolica 
f . manni» tamarindinata s, sat'ma mannata, 
Aqua angetica Fiânnmsist, taxativa. (e.ff. 
pa. au. 6. ra, ip,) 

i^ Manne trois onces. 

Eau commune. . . . six onces. 

Faites dissoudre, (ra.) 

^ Manne ' . deux onces^ 

Eau une livre. 

Ajoutez à la solution 

Pulpe de casse. . • • uneonce^ 
A prendre en deux fois.(&.) 

:^Grème de tartre. . . « deux gros. 

Eau boaillante. . . . cinq onces. 

Manne choisie. . . . deux onces. 
Psssez la solution, (tp.) 

:^ Pulpe de casse. . . une demi-once. 

SelvégéUl. . . . nngrosetdemi. 

Manne deux onces. 

Eau de fontaine. . . cinq onces. 
Passez la solution, {tp,) 

lu Pulpe de tamarins. . . trois onces. 

' Manne m»* once. 

Eau de camomille. . . neuf onces. 
Passez la solution, (au.) 

:K Manne, une once.. 

Sulfate de soude , une once et demie., 
£an six onces. 



Faites dissoudre, (ai/.) 

:^ Crème détartre. 
Eau bouillante. . . 



. . deux groS;^ 
. . huit onces. 

Ajoutez il la solution 

llanne deux onces. 

Sel végétal. . . on gros et demi. 

Suc de citron n« 1 . 

Fuites infqser le tout avec l'écorce du cir 



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MA^NE. 



troDfcUrifiei aTeo dn bUnc d'oeuf et pasucs. 
(pa. 9p.) 

^ Manne deux onces. 

Feailles de séné. ... six g^os. 
Sulfate de magnésie. • . deux gros. 
Eau quatorac onces. , 

Faites bouillir légèrement et réduisez à 
une livre ; passez ensuite, (e.) 

Jf Séoé deux gros. 

Sulfate de soude. • une demi-once. 
.Eau. ...... huit onces. 

Faites bouillir pendant quelques mi- 
nutes, et ajoutes 

Manne quatre onces. 

Passez, (ff.) 

r^Eau buit onces. 

Agitez-la avec un blanc d'oeuf, et 
;i)ontez ensuite 

Feuilles de séné. . . . tniisgros. 

Manne trois onces. 

Grèine détartre. ... un gros. 
Clarifiez la dissolution en la Taisant 
bomllir, puis passez-la plusieurs fois de 
•suite & la chausse» et ajoutez-y enfin 

Eau de cannelle. • . un scrupule. 
A prendre en une seule fois, (e.) 

7f Manne quatre onces. 

Feuilles de séné mondées , une once. 
Crème de tartre. 
Semences d'anis, 
de chaque. • . • une demi-once. 

Eau quatre liTres. 

Faites digérer pendant une demi-heure , 
puis bouillir un peu , et passez. 

Dose , six onces, (e.) 
AifDLfioa puaflATiTi. (fe. e. au, ra.) 

If Amandes douces. . . ouatre gros. 

Manne en larmes. • . aeux onces. 

Sirop de fleors de pêcher , une once. 

Infusion de réglisse. . quatre onces. 

Eau de fleurs d oranger , quatre gros. 
Faites une émulsion. (m. ) 

y Émulsion non sucrée. . . six onces. 

Manne. . • . • . trois ooces. 
Passez la solution et ajoutez 

Eau de cannelle Tineuse. 



Mêlez, (e.) 



un gros. 



fe. prescrit six oacea d'émulsion , deux 
onces de manne et un groa d'eau de can- 
nelle. 

y Émulsion gommeuse. • neuf onces. 
Manne • . • une once et demie. 
Faites dissoudre, (au.) 



rrriT-bAiT toaoïTip. 

Sérum hetU mannatum, (an. b,) 

!(. Manne une onc«. 

Crème de tartre. . uoe demi-onc**. 
Petit-lait clarifié. . . . six onces. 
Dose, une demi-verrée toutes les deux 
heures, (au.) 

Ij, Pulpe de tamarins , 
Bfanne, 

de chaque. . une once et demie. 

Petit-lait. . • quantité suffisante 

pour obtenir deux livres de coLature. ( 6. ) 

POTIOH AHTiaTDaopiQci. (br.) 

If. Suc d'iris trois onces. 

Manne. . • . une once et demie. 
Faites dissoudre. 



Syrupui moKnm s. de mafina. ( ba. br. fu. 
pid.) 

"if. Manne choisie. . . . dix once». 

Eau de fontaine. . . . douze onces. 
Passez la solution , ajoutez 

Sucre blanc une lîvre, 

et ftdtes cuire en consistance de sirop, (br.) 

pld, prescrit deux onces de manne , vingt 
onces d'eau et deux livres de sucre; — ba. 
une partie de manne, quatre d'eau, et l'ad- 
dition d'une partie et demie de sucre à 
chaque partie de coiatore; — fu. une once 
de manne , une once et demie d'eau et six 
gros de sucre. 

siiop Di MiairB couroii oc laxatif. 
Syrupui e nuama «. mamuB eum âenna s« 
dé numna UixatwuM* ( br. d. ban. li. o. 
pa. po. w. pr, r tp, ) 

If Feuilles de séné. . quatre onces. 
Semences de fenouil, une demi-once. 
Eau bouillante. . • deux livres. 
Faites infuser pendant quelques heu- 
res dans un vase couvert, passez en 
exprimant , et ajoutez aux dix-sept on- 
ces de colatnre 

Sucre blanc. . . . deux livres. 
Manne choisie. . . une demi-livre. 
Faites un sirop par l'ébullition. (o.) 
r. prescrit quatre onces de séné, deux 
g|ros de fenouil, deux livres d'eau bouillante , 
sis onces de manne et vingt-deux onces de 
sucre; — ban. li. po. et pr. quatre onces 
de séné, une demi-once de fenouil, deux li- 
vres d'eau , et l'addition aux diz-huit onces 
de colature de deux livres de sucre et d'une 
demi-livre de manne. 

^ Feuilles de séné. • qualfe onces. 



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MARJOLAINE. 



Semences de feoOoil , 
Gingembre , de chaque. • un grcw. 
Bao bouiilaote. . • . deux liTre«. 
Après une digestion snflBsante , pas- 
ses en exprimant , et ajoutes il la co- 
latnre déparée 

Manne de Calabre. . . six onces. 

Sacre blanc. Tingt-denx onces. 

Faîtes cnîre en consistance de sirop, (d.) 

If Racine de polypode , 

ane once et demie. 
Espèces pour la décoction de fleurs et de 
frniU, 

Raisins de Gorinthe » 

de chaque. . . . deux onces. 
San bouillante , denx livres et demie. 
Faites? infuser pendant ane nuit; le 
matin , rédnisez d'un tiers par rébulli- 
tion» puis faites infuser daus la colature 
Feuilles de séné. . quatre onces. 
Semences d'anis , 
■ - ■ ■ ■■• de fenouil , 
Galanga , 
Macis, 

Gingembre , de chaque. . un gro«. 
Après TÎngt-qualre heures de diges- 
tion dans nn lieu chaud * passez en ex- 
primant , clarifiez avec le blanc d'œnf » 
et ajoutez 

Manne de Calabre* . . six onces. 
Sacre blanc. . vingt-deux onces. 
Faites an sirop. ( br. pa. w.) 

Tf. Racine de polvpode. . . six gros. 

dlrîs de Florence » 

une demi-ODce. 
Rainns secs. • • . . trois gros. 

Miel. quatre onces. 

Ban de fontaine, vingt-quatre onces. 
Faites cnire jusqu'à ce qu'il ne reste 
plus qoe douze onces de liquide ; puis 
niics infttser pendant douze heuies 
dans la colature 

Quatre fleurs pectorales , 

de chaque. • .^ . ane poignée. 
FeoiUes de séné mondées, 

une once et demie. 

Cannelle un demi-gros. 

Faites dissoudre dans la colature 
Manne de Calabre. . . trois onces. 

Sacre. douze ouces. 

Faites cuire en consistance de sirop, (sp.) 

MABJOLAINE. 

Origtauan ÈÊmjmwui, L.; dtfu^ov, 

Majrm, M t mm m (Âk)% amt^l mMfiêrmm. {.Àn.]; wùnamjutek 
Mr h mmrrtmU (*.); mmmm, mm!r»m (D.J; mMrmm (Odk.); 
mm/Êrmm («.Jf m^nUtim {Ho.); maggwtma {!.]; majarmt 
tfé.Ji ^Kmgmmm C'«r.}; aM/rmi {Sm.)\ mmrm (T«m.)* 



ami. «D. I>. bt. bc. br. d. du. e. «d. t ie. ff. Ai. g. Lut. ht. 
li. o. p. pe. pr. r, t. su. «. wu. a. *«. ir. t. g. m. pid. $p. 

Plante O (didynamie gjmnospermie, L. ; 
labiées, J.), commune en Europe, (fig, 
Zorn., Ie,pL t. 81.) 

On emploie les sommités ( herha et floreâ 
Majoranœ g, Amoraei s. Samptaehi ), qui se 
composent d'une tige quadrangnlaire , gar- 
nie de feuilles ovales, cotonneuses, bhn- 
châtres , et de fleurs^blanches , disposées en 
épis courts et arrondis, qui, rapprochés 
par trois 00 quatre , forment nue sorte de 
tète. Elle a une odeur agréable et une saveur 
aromatique , acre , un pen amère* 

Stimulant, stemutatoîre. 

coNsaavB db hisjolaihb. (sa..w.) 

Tf. Herbe de marjolaine pilée, une partie. 
Sucre en poudre. . deux parties. 
Mêlez ensemble, (w.) 

sa. prescrit parties égales d'herbe pUéi^et 
de ancre. 

BAC t^E maiOLAiRB. (ams. h. pa. s. sa. ww») 

Tf. Herbe de marjolaine. . une partie. 
Eau quatre parties. 

Distillez la moitié , et redistillez snr de 
nouvelle berbe. ( pa. sa. ) 

ams. et b. prescrivent une partie d'herbe 
et sufiSsante quantité d'eau; distillez dix 
parties; — vrw. une partie d'herbe et six 
d'eau ; — s. une partie d'herbe et quinze 
d'ean ; distillez les deux tiers. 

Dose , deux ii quatre onces. 

OOILB BSSBiniBLLB DB HABJOLAIBB. 

OUum majoranœ mihereum , /Stheroteum 
majaraïuB, (ba. br. d. éd. fo. ban. li. o. 
pa. po. pr. s. sa. w. wu. tw, ) 

Tf. Herbe fleurie de marjolaine , 

à volonté. 
Eau. . . . quantité sulBsantc, 

Distillez et soutirez l'huile, (éd.) 

fu. et li. prescrivent une partie dfherbe 
et trois d'eau ; — sw. une d'huile et quatre 
d'eau ; — d. une d'herbe et six d'eau ; — 
ban. o. po. pr. et s. une d'herbe et huit 
d'eau ; — ba. une d'herbe et neuf d'eau. 

Tf Herbe de marjolaine , 

vingt-cinq parties. 
Eau. . soixante et quinze parties. 
Sel coipmun. • . • trois parties. 
Distillez après trois jours de macération, 
(br. pa. sa. w.) 

Tf Herbe de marjolaine. . ii volonté. 
Eau distillée de marjolaine , 

quantité suflisante. 
Distillez, (wu.) 



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'4 



MAREOmiBB. 



BAOHB «I HABlOLAiHI. (w. tp.) 

yHail« esteotieire de marjolaine, 

un gros. 

de noix muscade » 

deox groi et demi. 
Mêles, (w.) 
gp, prescrit parties égales d^s deux hnilea. 

BlOaai DS HAIJOLAIHS. 

Butyrum t. Vnguentum majorant, (br. d. 
fu. ban. ba U. o. pa. po. pr. s. w. pid. gp, 
vm,) 

:^ Herbe fralcbe de marjolaine, 
Beurre frais, 
de chaque. . . parties égales. 
Brof es ensemble , flkitescnlre dovcement, 
jusque consomption de l'humidité, et passes 
en eiprimant. (he. s. pid. $p» ) 

ban. o. et pr. préscriTent une partie 
d'herbe et deux d'axtfnge de porc. 

^ Herbe fraîche de marjolaine , 

Beurre frais , de chaque. • une livre. 

Faites cuire jusqu'à consomption de 
l'humidité, passes et ajoutes 

Huile essentielle de marjolaine , 

trente gouttes. 
Mêles bien. (br. d. pa. w.) 

!^ Beurre frais. . • . trois parties. 
Herbe fraîche de marjolaine , 

une partie. 
Après douae heures de digestion sur des 
cendres chaudes , passes en exprimant , la- 
ves dans de l'eau tiède , faites fondre , dé- 
cantes, et remues jusqu'au refroidissement. 
(Pm.) 

:^ Beurre frais une once. 

Eau distillée de marjolaine, deux gros. 
Broyés ensemble, puis faites fondre 
-sur le feu, décantes le beurre, et 
4>ro7e&-le avec 

Huile essentielle de marjolaine, 

huit gouttes» 
Mêles avec soin, (fh.) 

Beurre frais un gros. 

Huile essentielle de marjolaine, 

deux gouttes, 
broyés ensemble, (li.) 

po» prescrit un* demi*ooce d'axonge de 
|>oro et dix gouttes d'huile de marjobine. 

Émollient, résolntif, carminatif.^Sn fric- 
tions sur le bas-ventre et aillenra» 

■oïLi 08 VABJOLAïaa Pi a iir ratios. 

Oleum mqjorantb infiwan, (br. w. Wu.) 

:^ Herbe fraîche de marjolaine, 



Hniie d'olire, de chaque, une livre. 
Faites macérer pendant quelques jours, 
puis cuire sur un feu très doux, jusqu'à 
consomption de l'humidité, et passes en ex- 
primant, (br. w.) 

wu. prescrit une partie d'herbe, et deux 
d'huile. 

HABROHIER. 

MammUr tPlnde ; ^teuiui Hippoeasta- 
num , L. 

•ttrnl» , ea$taita de citMh (S ;; ptmrdnkattamu (R0.).' <*««• 
Ugno i'iniia, ippaemttant {L P»r.)\ kaatam tmdiikieh 
;P«.){ kmêOuatMi* [Su.}, 



1. aoM. b. ba. be. br. d dn. f. fc. ib. g. ban. C. o. po. pr. r. 
•. ra. w. wu. br. e* g. m. êp. 

Arbre (heptandrie monogynie,L.; acé- 
ridées, J.)originaire d'Asie, ihg, Nouv» Duh, 
II.i5.i4.) 

On emploie l'herbe et la semence. 

L'écorce {carieoo Hippceagiani t. Casianêœ 
equinœ) est légère, épaisse de deux à trois 
l%nes , cassante , grise ou d'un brun rou- 
geêtre en dehors , Jaune , pâle ou Cerrogi- 
neuse en dedans. Elle a une odeur légère- 
ment aromatique , et une saveur très as- 
tringente, un peu amère, non désagréa- 
ble. 

C'est un astringent asses énergique, qu'on 
a conseillé contre les fièTres intermittentes. 
— Dose de la pondre, deux à quatre scru- 
pules, de trois en trois heures, jusqu'à ce 
qu'on ait consommé une once et demie du- 
rant l'apyrexie. 

La semence, appelée Marron itlnde, Cas- 
ianea equina, a le volume, la forme et 
l'apparence d'une belle châtaigne, mais une 
saveur amère et désagréable. 

Elle contient beaucoup d'amidon. On l'a 
vantée , torréfiée , dans les hémorrhagies 
utérines dites aloniques. A cet effet on la 

Sulvérise , et on en fait cuire une once et 
emie dans six onces d'eau, réduites à trois, 
que le malade prend en deux fois , avant et 
après le dinar. 

pâcoi.B Di HAsaon D'ums. 
Fœeuta fructuum hippceatianL (f«) 

2C Marrons d'Inde. . . .à rolonté. 

Ënleres la pellicule, râpes le reste, et 
introduises la pulpe dans un sac de toile , 
pour la soumettre à la presse; ajoutes un 
peu d'eau au suc , laisses reposer , décantes 
la partie limpide, faites sécher le sédiment 
à une douce chaleur, at pulvèrises-le. 

rouaas oa QOuiQoiaA PAcries. (b*. kp.) 

y Écorce de marronier d'Inde, 
~— de saule , 

de chaque » nne demi-oocc. 



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MARBONIBB. 



>5 



RaeiiM de gentiAoe , 

— de roteea aronttiqiie , 



de t»eeaite , 

de chaque , deux gros. 
Fahei aoe poudre très fine. 

Hofcland asiare qae cette pondre rem- 
p1a< e paur&itemeot le quinquina » troU fois 
Mr quatre. 

aiCOCTtOV BS <|0iaQU11IA factici. (tp») 

:yÉcorce desaole, 

de marroDÎer d'Iode, 

decbaqoe. . • une demi-onoe. 
BaciDe de rosean aromatiqoe, 

de beooite » 

de cbaque deux gros. 

Ban seize onces. 

Faites réduire il boit onces par Tébul- 
lition. 

iLBGTUAlES WÈÈMttVOt. (fu.) 

2C Écorce de marronier d'Inde , 

une once. 
Sel ammoniac. ... un gros. 
Rob de genièrre. . . une once. 

Sirop de camomille. . quatre onces. 
Mêlex. — Dose , trois ii six gros. 
KWDaa cosHiriQua. 
Pulvii manuaiU, (b*.) 

7f Farine de marroos d'Inde, 

seize onces. 

Amendes amëres pelées, douze onces. 

Racine d'iris de Florence , une once. 

Sous-carbonate de potasse, deux gros. 

Huile de bergamote. . . un gros. 
Mélex. 

axraAiT AQpnux •■ MAaaoana o'uiDa. (a. br. 
d. IL r. i. vin. ) 

^ Écorce de marronier d'Inde , 

une partie. 
Ban commune. • . . six parties. 

Faites bemllir , passes et éraporez conre- 
nablemeotlacolatore. (r.) 

If Écorce de marronier d'Inde , 

une liTre. 
Eau de fontaine. . . .six livres. 

Faites digérer pendant quatre jours dans 
un endroit chana, puis bouillir un peu , 
panes en exprimant , et évaporez la cola- 
tore jusqu'en consistance d'extrait, (br.) 

U. preacrit une U?re d'écorce et hui^ 
d'eau. 

2C Écorce polvérisée de marronier 
d'Inde. . . « . . i volonté. 

Mêles arec de l'eau, remplaces celle- 
ri à nesore qn^die est absorbée, et laisses 



ainsi pendant riogt-qaatre heures ; ajoutes 
dix à douze parties d'eau, faites bouillir pen- 
dant un quart d'heure, dans no rase couvert^ 
passez à la chausse , laisses reposer, décan- 
tes , et évaporez en semnaot toujours avec 
une spatule de bois, (vm.) 

^ Écorce de marronier d'Inde, 

une partie^ 
Eau bouillante. . . ■ huit parties. 

Faites bouillir légèrament, pendant un 
quart heure > et passez en exprimant; faites 
encore bouillir le résidu arec quatre partie» 
d'eau, et passez de même; mêlez les deon 
liqueurs; décantez après suffisant repos, et 
faites évaporer, à une douce chaleur, jus- 
qu'en consistance d'extrait, (d.) 

a. prescrit d'épuiser l'écorce par plusieurs 
ébomtioDS successives, de réunir les li- 
queurs , et de les évaporer au bain-marie , 
après la décantation; — s. prescrit aussi 
plusieurs ébnllitions successives, mais indi- 
aue pour chaque fois une partie d'écorce et 
dix d'eau. 

Dose , six à qoinzt grains* 

BXTailT ALCOOLIQDB DS MASmOSISa d'iHSB. 

(fu.) 

:^ Écorce de marronier d'Inde, 

une livre. 
Eau-de-vie six livres. 

Faites digérer pendant quelmies jours , à 
une douce chaleur , exprimes, filtrez et éva- 
porez jusqu'en consistance de miel ; faites 
cuire le marc de la teinture avec trois livres 
d'eau, évaporez la décoction jusqu'à la 
même consistance , mêlez les deux résidna ■ 
ensemble et réduisez-les en extrait. 

tLixia viBBireoB. 
Etixir extracti hippocastani, (au.) 

^Extrait d'écorce de marronier d'Inde y 
un gros^ 



Eau de cannelle. 



une once. 



Dose, soixante gouttes toutes les troi» 
heures. — Indiqué parReil. 

poTioir viaaiFocB. 
Potio ûtnara antifrbriiU. [b,) 
:^ Décoction a mère. . • . six onces.' 
Extrait de marronier d'Inde, 

une demi-once» 
Laudanum de Sydenham , 

vingt gouttesw 

A prendre en deux ibis. 

DicocTion a'icoacB bb mabboribb d'iitdb. 

JJeeoetum eartieU fUppocoitam », fcbrifugmm 
êknpiêta^ (b*;«».) 

^Écorce de marronier d'Inde , 

une once et demie. 



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i6 



MA«RDBE. 



Eau de footaine. • • trente OQcec. 

Faites booillir et réduire à dix onces de 
tsolatitre, en ajoutant sur la fin 

Racine de f églisse. • • . un gros. 

Fasses. (b«.) 

If Écorce de uarronter d'Jnde , 

quatre onces. 

Ban. . denz lirres. 

Faites bouillir, et répétez une seconde 
fois l'opération avec la même onantHé 
d'eau; passes lesdeus liqueurs bouillantes, 
«t faites-les réduire k une livre par l'érapo- 
ration ; ajoutes 

Sucre blanc. .... une once. 
Faites dissoudre. («».) 

Astringent, tonique, fébrifuge, -vanté 
contre les fiérres intermittentes. — Dose , 
une tasse toutes les deux beures.— On peut , 
au besoin , ajouter un gros ou deux d'é- 
ther. 

MAREUBE. 

Deux plantes de ce nom sont désignées 
dans les pharmacopées ? 

!• MtoTuhe btane; Marrubium vulgart^ L. 

U»itm»mn$î, mtiêitr Andtrm {41.); wkiU kar^hound (Jn.)( 
guUtnjk Ulj {B.)\ hné mmrrub» (D.); manubio kianeo {E.)\ 
wiU» and90rm (H*.); moit^m Uam^ {i.;| $uula ëiêla {Po.)\ 
■Muvtgr* kramc» {P9r,)i amUrn (Su.). 

«. im. auM. an. h» ba. Iir. d. da. «. éd. f. b, tu. g. ban. 
han. ha. ii. lo. a p. po. pn r. a. w. wa. vw. *a. tr. e. g. m. 

Plante 11 (didynamie gymnospermie , L.; 
labiées, J. ), commune dans toute l'Eu- 
rope, ifig. Flore médie. IV. aa6.) 

On emploie l'herbe {herba Marrubu albi $. 
Prasiii #. Phraii)^ qui se compose d'une tige 
cotonneuse, rameuse, garnie de feuilles 
ovales, arrondies, pétiolées, crénelées, ri- 
dées en dessus, cotonneuses et blanchâtres 
en dessous. Elle a une forte odeur, que la 
dessiccation lui enlève. Sa saveur est amère 
et un peu acre. 

Stimulant, emménagogue, antispasmo- 
dique , fébrifuge et parfois laxatif. 

a* Marrubê noiri BaUota nigra, L. 

Sthmm* BulUU {41.); thàimg ktœk k»r0k$umi {4m.)i mari 
Mm** (0.); mami»la hmtard» (B.); iwwU MtgU (ir»Oi 
mtimikiû umn (I.)i «saata etanm (P*); Marrara mtgn 
[Pm^; tmart «niant (5a.). 



Plante 11 (didyn;imie gymnospermie , L.; 
labiées, J. ), commune dans tonte l'Eu- 
rope, ifig. Zom, h. pL t. a66. ) 

On emploie l'herbe ( hêrba Marrubil nigri 
s. faiidi «. Baihtm ) , qui se compose d'une 
tige carrée , garnie de feuilles opposées , pé- 



tiolées, ovales, crénelées, presque en coeur 
et d*un vert glauque. Elle a une odeur très 
forte et désagréable. Sa saveur est amère. 

ooMiavs Di MASBOBB BLAnc. (ams.) 

^Som mités Traiches et piléesdemarrube, 
une partie. 
Sucre blanc. . . . trois parties. 
Mêles ensemble par la trituntion. 

800 DB HABBOBB BLâBC. 

Sueau nuurubu aibi (wu.) 

^ Herbe fraîche de marmbe, 

il volonté. 

Piles dans un mortier de pierre , en hu- 
mectant avec un peu d'eau, exprimez avec 
force , laisses reposer le suc , décantes , et 
conserves dans des bouteilles , en ajoutant 
un gros d'alcool pfcr livre de liqueur. 

Dose , une ii deux onces. 

BXTBAIT AQOBDX DB MABBOBB BLABC. ( B. BmS. 

an, d. fe. ban. be. Ii. o. p. po. pr. s. piéL vm. ) 

i^ Feuilles fraîches de marrube, 

k volonté. 

Piles avec on peu d'eau et passes ii travers 
une étamine; laisses reposer^ Hécantez, 
faites coaguler au feu, et passes de nouveau ; 
évapores )usqa'en conaistaoce de masse pi- 
lulaire , retires du feu , ajoutes la fécule 
mise à part , et faites encore évaporer jus- 
qu'au degré requis. ( vm. } 



^ Herbe de marrube. 
Eau commune. 



. une partie, 
huit parties. 
Faites macérer pendant vingt-quatre heu- 
res, puis bouillir pendant un quart d'heure, 
et pas»es en exprimant avec force ; faites 
encore bouillir le résidu avec quatre parties 
d'eau , mêles les deux liqueurs , et , après 
viogt-quatre heures de repos , évapores jus- 
qu'en consistance d'extrait. (Ii. s.) 



:f Herbe de marrube. 
Eau bouillante. • 



une partie, 
huit parties. 
Faites bouillir légèrement pendant un quart 
d'heure, et passes en exprimant; faites encore 
bouillir le lésidu avec quatre parties d'eau , 
et passes de même ; mêles les deus liqueurs ; 
décantes après suffisant repos , et faites éva- 
porer, à une douce chaleur, jusqu'en consis- 
tance d'extrait, (d. ban. o. pr.) 

a. et po. presciivent d'épuiser l'herbe par* 
plusieurs coctions successives, de réunir les 
uqueurs, et de les évaporer, au bain-marie, 
après la décantation. 

^ Herbe de marrube blanc , . une livre. 
Eau de footaine. ... dix livres. 

Faites bouillir pendant deux heures , pas- 
ses en exprimant , laisses reposer la Jiqncur , 



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MA 

panez à la chansM , et éf aporez jusqu'à ce 
que Umaue ne s'etteche plui aux doifUs. 
(ams.) • ^ 

hc. pc. et piJ, prescriTeoMe faire cnii^ une 
partie d'herbe daos six d'eao , de panser eo 
eipnmaDt , et d'éraporer J« liqueur décan- 
tée aprëa^ingt-quatre heures de repos; — 
M. de faire bouillir deux livres d'herbe dans 
dix d'eao^ pendant un quart d'henre, et d'é- 
vaporer la décoction" décantée ; — fe. de 
faire bouillir uoe partie d'herbe daos trois 
d'eau, de clarifier aveo du blanc d'œaf et 
d évaporer la colatnre. 

I>oae , depuis aa seropulc jusqu'à un gros. 
axTa&rr aloOoliqoi m maxhobb biaiic. 
( fil. wn. ) 
:^ Herbe de marrube blanc , 

Alcool , de chaque. , . une livre, 
San commune. .... huit livres.* 
Faites digérer pendant trois jours, "i une 
dooce température, passez en exprimant, 
lauscx reposer et décantei la liqueur, tire>. 
akool par la ^utillation , et faites évaporer 
^ le réanla jusqu eo coosistance convenable. 

VOTIOa MCTOXALB. 

Mixtmra marrubiu {au,) ' 

IL Extrait de marrul>e , 

de chiendent,. 

de chaque deux gros. 

UécoctSon de pissenlit. . dix onces. 
Qxvmel scillitiqne, 
Strop de fenouil, 
de chaque depx onces. 

Dose, WM demi-verrée toutes les deux 
bcnret. 

SiaOP DK MAaaUBB. 

SyrupuM de mUrràbio s. marrubii s. prassii 
ntbi.{€.t.) . 

X FeniUaa sèches de marrobe blanc, 

deux onces. 

*■■ deux livres. 

I Faites iofiiser, et ajoutée à la cola- ' 
tare 

^^^ quatre livres. 

Passez le sirop , quand il est fait, (e.) 

X, Feaillea sèches de marrube blanc, 

une once. 
Eau distillée de marrube blanc , 
. dtsux livres. 

Faites digérer, an bain-roarie, pen- 
dant deux heures , dans un vase cou- 
vert ; passez , filtrez et ajoutez à la li- , 
qoeur. 

Sucre blanc le double. 

Faites Ibndre an batn-marie. ( f. ) 
Benrjptovoêe de faire le 8nt)p en mêlant 
«ne partie de l'infosion avec trois de sirop 



RUM. 

«7 

commun préalahfement cuit au boulet. 

Dose , une demi-once à deux onces. 

«AD DB KjiaBcrBB. (pa. sa.) 
^ Herbe fraîche de marrube , une partie 

^r'^^ qu«re parties. 

Distillez la moitié. 

MARUM. 



Teumum Martim, L, 

Amb^rkrauU Ralts^kraut (Ai.}f Ulthymo (CL); kociej k^rtnj 

•im. an. b. ba. bc. br. du. e. f. fo. fu. g. ban. h«. H, o. «o. 
pr. r. .. «u. w. wu. t*. h,, c. g. m. pid. ,p. u *^ 

PI«nte u. ( didynamie gyranospermie, 
J^.; labiées. J. ), qui croît datas le midi de 
1 Buropeetfe Levant. (/Î^'-Zom , Icpl. |.6o.) 

On emploie l'iicrbe fieurie ( herba Mari ' 
verii. .«yrwci), qui »e compose de rameaux 
grêles et cotonneux , garnis de petites feuil- 
les ovales , lancéolées, pétiolées, d'^Jn vert 
gria^tre en dessus, blanches el cotonneuses 
en deiisous, et de fleura purpurines, solil ai- 
res dans les aisselles de^reuillef supérieures , 
mais rapprochées de manière à former une 
longue grappe latérale , tournée d'un seul 
côte. Elle a une odeur très aromatique et 
pénétrante; une savetfr brûlante, âere , 
aromatique et un peu am^re. 

Stimulant , diaphorétique , diurétique , 
emménagogue, béchique, sternutatoii;^^. 

TBIUTDBB liTHiBRB OB HABDlf. 

Tinciuramariveriœthcrea. (b*. o.) 
^ Herbe de marum , 
Liaueur anodine minérale, 

de chaque une once. 

Alcool concentré. . . trois onces. 
Faites digérer, pendant quatre jours, à 
une basse température, dans un vase cou- 
vert, et remuez souvent ; filtrez. 

Eicitant, vanté dans les paralysies, qu'on 
peut employer chez ceux auxquels l'infusion 

de la plante procure des nausées Dose, 

quarante gouttes. 

BAD ABOUATIQUB COHPOSIEb. 

yiqua vutmraria s. ttyptica Ciementina. (fe.) 
^Suc de marjolaine, 

— de &anicle, 

— de verveine, 

— de grande joubarbe, 

— de boucage, 

— de niillefeuille , 

— de bryonc, 

de chaqce. . . . trois onces. 
Marum. . . . . quatre onces, 
ael de cuisine . 



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i8 



MASTIC. 



Sous'carbonAte de potaite, 
de chaque six onces. 

Crème de tartre. . . quatre onces. 

Aloè«. . . • une once et demie. 

Vinaigre uûc livre. 

Après vingt* quatre heufes de digestion, 
distUlex jue^'à siccité , pulvérisez lexésidu , 
joignez-le au produit, distillez 'et répétez 
ainsi troia fois de suite.— Dose, jusqu'il une 
demi-once. 

BIASTIG. 

Mastlx, Masilehe, Résina moiticku i. len- 
tisci; fia<rtlxn, 

Vattîx {Jl.D.Sv.)\ mastitk* (-in.); arah, aul^ hatieiic 
{Ar.U almaeiga Œ,)i rumîé muêUki» (!)■*. Hi.);iinnr* 
}p«,); moMtyx {Po.1; almêc^da (Por.Jt romw matliki [Tarn, h 
»akeM{Tu.). 

am». M), b. l>c. br. d. c. éd. f. fe. fi. fu. ^ han. he. li. lo. 
o. p. po. pr. r. B. »■• w. wu. ww. a. *«• br. e. g. m. pa. 
pid.êp,*. 

Bn larmes ou en «lasses irr^^gulières , sè- 
ches, friables, jannâf^s, demi- transparen- 
tes , d'une odeur suave quand on^ les 
chauffe , se ramollissant aous la dent, H'und 
naveur acre et aromatique, d'une cassure 
brillante et vitreuse. - 

C'est une résine qui découle d incisions 
faites à l'écorcedu PistaçukLent'tMcut, L., ar- 
brisseau (dioécie pentandrle, L.; lérébînthi- 
nacées, J. ) du midi de rEurope. [fig* 
Blackw. Herb. t. igS.) 

Tonique, stimulant, stomachique. 

POODaa 4MTILK0C0aaH0ÎQ0l. 

Pu (vit ad fluarem album, (pa. ) 

. :^ Racine d'iris de Florence, 

une demi-once. 

Corne de cerf briHée , 

Gomme arabique , 

Os de sèche , 

Corail blanc préparé , 

Cristal de roche , 

Oliban , 

Mastic , de chaque. ... un gros. 
Faites une poudre. — Dote, depuis un 
demi-gros jusqu'à deux scrupules et plus, 
dans un vénicule approprié. 

TBOGHISQOBS MASTIOATOIBIS. 

TrochUei maitleaiarii. (««.) 

^ Mastic , 

Cire blanche, 

Gingembre , 

de chaque. . . . partie» égales. 
Faîtes des pastilles d'un demi-gros. 

MASSE ODOMTAUSIQOB. (b*. bf*. \ 

If. Mastic , 

Sandaraquc, de chaque, deux gros. 
Kino dix groins. 



Opium ...:.. deux graine. 
Huile essentielle de romarin , 

huit gouttes. 
Esprit de cochiéaria, 
> quantité suGGsante. 

Faites une masse molle, (b*.) 

6r*. prescrit deux gros de mastic , autant 
deaandaraque, un demi-gros de san'g-dra- 

Son, six grains d'opium, huit gouttes d hoilc 
e romarin et suffisante quantité d'esprit de 
cochiéaria^ 
On en rempli^ les dents cariées. 

oiçOCTlOa BB ■ASTIC. 

Decaetum matlithinum» (br.) 
y Mastic choi«. .... une once. 
Croûte de pain blanc , une demi-livre. 

MacSs • • • uo,.g«»- 

Eau pure quatre livres. 

Faîtes réduire k deux livres, par l'ébuUi- 
tion , clarifiez avec la rûçure de corne de 
cerf, et passez. Ajoutez à la colature 

Conserve de roses. . quatre onces. 
Eau de cannelle simple, deux onoes. 

Mkh DB MAflBlC. 

j4qua matlichina. (br. pa. w. tp.) 

^Mastic quatre onces. 

Noix muscade . , . . une once. 

Alcool une livre. 

Après trois jours de digestion ajoutez 
I Eau pure. . » . . quatre livres. 

Distillez trois livre». ( br. w.' sp. ) 
p«. prescrit quatre onces de^mastic, deux 
onces de macis, une oncA de girofle, une 
demi-once de canneUe et quatre livres de 
vin généreux. 
Stomachique.-^ Dose , jusqu'à bnc once. 

BSraiT DB MASTIC. 

Spiriiui moMtmhêt eomposUui s. mairicatii, 
(ams. b*. br.han. o. pa. pr. s. vf.) 

:^ Mastic, 
Myrrhe , 

Oliban, de chaque. . . une partie. 
Alcool. . . . vingt-quatre parties. 
Après vingt-qoatre heures de macération, 
distillez deux parties, (b*. han. o. pr. s.) 

br. prescrit une once et demie de chacune 
des trois substances et quatie Tivres d'alcool. 

:^ Mastic, 

Myrrhe, 

Oliban , 

Succin , de chaque. 

Alcool (0,907) . . 
Faites digérer pendant quatre jours , et 
distillez une livre et demie, (ams. ) 

pa. et w. prescrivent une demi-once de 



. deux onces. 
. trois livres. 



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MASTIC. HATRIGAIRB. 



"9 



cbacune des craatre tabftanoes et qaatrc- 
Tingt-scize d'alcooK 

2C Mastic. . • • . . quatre onces. 

Caoneiie • • • . une demi-once. 

Girolle , 

Noix muscade, de chaqpie » trois gros. 

Gingembre ^ 

Galaoga , 

Petit cardamome , 

Ëcorce de Winter, 
de chaque deat gros. 

Alcool dix livres. 

Après quelqites jours de digestion ajoutez 

Ean de fontaine. . • . deux livres. 
Distillez neuf livres. ( br. w.) 

Employé en lotions , dans les cas de débi- 
lité et de paralysie. 

iLIXia Dl HASTIG. 

Eiixir moiiiehinum. (br. w«) 

2CEaprit de mastic. . • .deux livres. 
' Eau de fontaine. . • . une livre. 

Sucre blanc dix onces. 

Uèlea. 

S1BOP DI HiSTIC. 

Syrupus mastiehindi* ( br. w.) 

2C Mastic choisi un peu contus , 

deux onces. 
Eaa de mastic. • . douze onces. 
Faites infuser, pendant trois jours, 
dans un vase bien clos , passes ensuite , et 
ajootea k la colature 
Sucre blanc seize onces. 

■UlU DB HASTIC. 

OUam moâdehu s. mattlehinum. (br. sa. w. 
vm.) 



:^ Mastic. . • 
' Huile d'olive. 



• . une partie. 

• quatre parties^ 
Faites dissoudre au bain-marie. (sa. vm.) 

br. et w. prescrivent d'un côté parties 
égalesdlinile d'olive et de mastic, de Tautre 
une partie de mastic et quatre d'huile de 
roses. 

Recommandé jadis pour arrêter le vo- 
edt et le flux de ventre. 



UQOaua AMTlOaOKTALOIQDl. 

Liquar ûd odoniatgiam, (nv.) 

^Mastic à volonté. 

Easenoe de térébenthine , 

quantité suffisante. 
Faites diasoodita» 

MMttkTtM ODOKYAUSIQini. 

EmpiûMîrum ad doforcs dcntîum «. masti- 
chinian» (br. pa.) 



Garanne, 
Ëlémi, 

Tacamahacs, de chaque. . une once. 
Storax calamité. • une demi-once. 
Huile de muscade. . huit scrupules. 
Térébenthine. • . une demi-once. 
Mêlez., (pa.) 

br. prescrit une once et demie de mastic, 
une demi-once d'aniipé, autant d'éléroi, 
autant de tacamahaca , trois onces de cire 
jaune , une demi -once d'huile de mastic et 
deux gros de térébenthine. 

TBinrOBB BB MASTIC. 

Unetura $, Etsentia matiiches », vutneraria 
tifnpiâx s. maitichina, (ams. br. fu. sw,) 

^Mastic choisi. . , . une partie. 
Alcool ( 0,884). . • huit parties. 
Faites infuser pendant huit jours, et 
passez. ( ams. fu.) 

br. prescrit une once de mastic et quatre 
d'alcool concentré; — sw. une once de 
mastic et une livre d'alcool (o,q35}. 
' Léger excitant, jadis employé surtout 
dans la carie ef les plaies des os , comme 
aussi dans les diarrhées opiniâtres. - 

TBIBTOBB 08 MASTIC C0MP0SA8.(£a.) 

2^ Mastic , 
Oliban, 
Myrrhe, 
de chaque. . deux onces et demie. 

AloooJ soixante onces. 

Après suffisante digestion, filtrez. 
Excitant , employé dans les gerçures et 
engelures des pieds et des mains. 

IHATRIGAIBE. 

Matriearia Parthenium, L. 



Mutttrkraut {JL)i rommen fn9r-fno{àn,)xmaUenjk» ktim- 
iaba (B.); matrum (DJ; matriearia (B. I. Por.J; mmruma 
tiêit [Po.)\ siaMDR (Su.). 

■mi. an. b. be. br. d. e. f. fe. fb. g. han. hc H. o. p. po. pr. 
B. w. wu. ht* br. g. m. pid. •p. t. 

Plante If ( syngénésie polygamie super- 
flue, L.;'«ynanthërées, J. ), qui croit dans 
toute l'JÉurope. {ûg. Zorn, Je» pi, t. i66.) 

On emploie rherbe(Asr6a Mainearim i, 
Parthenii), qui se compose d'une tige can- 
nelée , et de feuilles alternes , pétiolées , ai~ 
lées, è pinnules pinnatifides, dont les divi- 
sions sont incisées et un peu obtuses. 

Les sommités présentent en outre des co- 
rymbes terminaux de calathides radiées , 
jaunes au centre et blanches à la circonfé- 
rence. 

L'odeur est forte , pénétrante et désagréa- 
ble ; elle se perd par Ja dessiccation. La sa- 
veur est amère et aromatique. 



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MAUVE. 



Excitant , antihystérique, emménagogue, 
vermiFuge. — Dose de la poudre, un scru- 
pule à un gro!« ; du suc , une il deux onces ; 
de Tcau distillée, une à trois ooces.--Un jpros 
ou deux suffisent pour deux livres d'infusion . 

MAUVE. 

Deux espèces de ce genre de plantes sont 
usitées en médecine ; 

i* Madtb àfeuUiet rondes. Petite mauve; 
Malva rotundififlia, L* 

BtmdbMtrigt Popp«/(^/.h rouvd t*av'dmaUom(An.h }agtej 
«/«s (6.).- *tor» kaWtvtï (D.); matra dé ioja radenda lE.); 
rondkladig€ tialuwe '.Uo.)i matpa m'mor» <!.)% niai ti*l» 
(Po.)^ maha ordinaria (P«r.)l ^o^to't (Sfi.)- 

a. tn. b. ba. be. br. d. e. f. fe. C. fu. g. ham. baii. he. li. o. 
p. po. r. •. tu. w. «u. b». br. g. pid, sp. t. 

Plonte Ç) , (monadelphie polyandrie, L. ; 
maivacées, J.), commune dans toute TËuro- 
pc. ( pg. Zom, le. pi, t. 2'Sj, ) 

On emploie la racine , l'herbe , les fleurs 
et la graine. 

La racine ( radix Matvm minnris g. vufga- 
rii ) est mince , cylindrique, fibreuse, blan- 
che. Elle a une saveur douce ei presque su- 
crée. 

L'herbe se compose d'une tige ronde, 
veine , et de feuilles orbiculaiieii, en cœur, 
presque il cinq lobes, de saveur mucilagi- 
neuse et un peu amère. 

Les fleurs sont assez petites, d'nn pour- 
pre très clair, et presque blanches. 

La graine est petite , réntformei, noire. 

a<: Madvi sauvage; Malva sylvcstris, L. 



FLBUU BiUSHIQOIS. (f.) 



JTUdt PapptUJLU eommon m^ltm {d».); liUekatt$HD.)% 
mld0 maluw* {tlo.); mahoneil,). 

a. ams. an. b. ba. be. d. dd- da. e. éd. f. IT- g. ban. he. lo. o. 
p. po. pr. ww. r. m. 

Plante , d'Europe. (Jig, Zorn, le. pL t. 
48o.) 

On emploie également la racine, l'herbe, 
les fleurs et la graine. 

La racine {radix Malvœ sytvestris ) est 
blanchâtre, d'une<aveurdouceet visqueuse. 

L'herbe se compose d'une tige cylindri- 

3ue, léffèrement pubesccnte, rameuief et 
e feuilles arrondies , échancrées en cœur à 
la base, crénelées sur les boi-d^ , découpée:* 
en cinq il sept lobes peu profonds. 

Les fleurs sont assez grandes , roses , 
rayées de ronge , quelquefois blanches. 
La graine est jaunftlre et lisse. 
Ces deux plantes sont émollicnlcs. 

BSPiCBS iMOlXlBMTBS. ( fu. U. SU. ) 



% Feuilles de mauve. 

FUurs de camomille. 

Graine de lin. . . 
Coupez et éc rayez. 



douze parties. 

. six parties. 

trois parties. 



^Fleurs de mauve, 

d'immortelle, . 

—de pas-d'ftne , 

de coquelicot , 

de chaque. . « . parties égales. 

Mêlez. 

COIfSBBVB DB MADVB. ( aU. SB. WQ. ) 

2C Fleurs de mauve broyées, une partie. 
' Sucre blanc. . . . diux parties. 
Faites une pftte homogène, (wu.) 

If Fleurs de mauve pilées avec un peu 

de sucre une partie. 

Sucre clarifié. . . . troisparties. 
Faites jeter un bouillon, (sa.) 

^Feuilles sèches de mauve en pou- 
dre une partie. 

Sucre blanc. . . . cinq parties. 

Eau distillée. . . . deux parties. 
Broyez ensemble, (an.) 

CATAPLASMB ÉHOLLIBNT. (fc.) 

:^ Manne en poudre. . quatre onces. 
Racine de guimauve pulvérisée , 

deux onces. 
Décoction de guimauve , 

quantité suffisante 

pour faire une pâte molle par la coction. 

BAO DB MAUVB. (SB.) 

:^ Herbe fraîche de mauve, une partie. 

Eau pure deux parliea* 

Distillez les deux tiers. 

INFOSlOIf DB MAUVB. 

Infusion bcchique; Infusum malvœ, (fif. fp, 
ra.sy,) 

^Feuilles sèches de mauve, 

trois poignées. 
Eau bouillante . . . quatre Uvres. 
Faites infuser et passez, {sy.) 

If Feuilles sèches de mauve, deux gros. 

Réglisse grattée un gros. 

Eau sufiîsante quantité 

pour obtenir une pinte de colature (ff. fp,) 

7f Fkurs de mauve. . . deux gros. 
Eau bouillante. ... deux livres. 
Faites infuser et passez. (r<i.) 
Émollient. 

DliCOCTlOlV DB MAUVB GOMPOSKB. 

Dccoctum mahm eompositum, (b*. lo.) 

7f Feuilles sèches de mauve , une once. 
Fleurs de camomille, une demi-once. 
Kau une pinte. 



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M]iCHOA€AlV, MÉLILOT. 



Piitet lH)uHIir pendant un quart d'heure, 
€t passez. 

Usitée en fomentations *et en lavemcns. 

• Tltias PICTOBALI. (f,) 

% 

If FledkY béchiques. . . deux gros. 
Eate bouillante. -» . . deux iÎTres. 
Après* un quart .d'heure d'infusion, 
passez et ajoutez 

Sirop de capillaire. . . une once. 

LAVUIMT illOLLISlIT. ( 6. TÛ, 8p, Si».] 

Tf Feuilles de mauve. . une demi-once. 

Eau bouillante une livre. 

Faites bouillir et passez, [ra.) 

:^ Peuitics de maure. . . une once. 
Fleurs de camomille, une demi-once. 
Eau. ; . . une livre et demie. 

Réduisez d^]n tiers par la cuisson. (<id.) 

^ Feuilles de mauve. . . une once. 
Pleurs de camomille, ( 

Fenouil , de chaque , une demi-once. 
Eau douze onces. 

Faites cuire et passez, (sp.) 

If Feuilles de mauve, 

de froiréc, 

de chaque deux onces. 

Eau deux livres. 

Ajoutez à la décoction , 

Hoile d'olive. . • . trois onces. 

Mêlez bien. (^.) 

e, prescrit dix onces de décoction de ^ 
Dsuve. deux onces de miel et autant d'huile 
d'ottve. 

CAacsaisas adol-cissamt, {fa.) 

If, Décoclion de mauve , qualre onces. 
Lait de vache. . . . ' une once. 
Mêlez ensemble. 

rOMBMTATlOK ARTIiritMOaQOÏDA LE, (/)/«.) 

If Feuiltim de mauve , 

lie bouillon -blanc , 

de chaque. . . troi» poignées. 

Eau de fontaine. . . trois livres. 
Faites bouillir et passez. 

OHCVZMT DK MAUVE, (vm.) 

"^ Uerbe fraîche de maavc, 

une livre et demie. 
Beurre frais. .... deux livres. 
Faites cuire doucement jusqu'à consomp- 
tion de Pbumidité, et passez en expri- 
mant. 



MECBOAGAN. 

Jalapbtane, Rhubarbe bianche^ Rhubarbe 
dsê Indes , Bryone d* Amérique , Scammonèe 
d^ Amérique; Convolvuluf Mechoacanna* Rœm. 
et Schult. 

■m», h. br. 1. 1. fe. w. wu. b; hr. g. m. $p. x. 

Plante IZ; (pentandriemonogynie, L.; con- 
volvulacées J.), du Mexique et du Brésil. 
{fig, Piso, de med, JBras, p. qS. ) 

On emploie la racine (radiai MechoaeamuB 
$, MeehoaeanntB atbœ s. Jafappœ aibœ ), qui 
est très grosse, cendrée ou rousse en dehors, 
et blanche en dedans. On la débite en tran- 
ches sèches, blanchâtres, un peu mollasses 
et fibreuses. Sa saveur est douceâtre, mais 
un peu acre. 

Elle ne contient pa^ de résine, mais un 
principe huileux qui s'en rapproche, et 
beaucoup de fécule. 

Purgatif peu employé. — Dose, depuis 
quatre scrupules jusqu'à denz gros. 

MÉLILOT. 

Il est parlé, dans les plia rmacopées , de 
deux espèces appartenant à ce genre de 
plantes : 

!• MiiLiLOT bieuy F^x baume du Pérou, 
Loticr odorant , Tèé/h mutr/né; Melilotut em- 
rulcuff Link. 

Blaimr SUini.'». Sigkwgaitit IJI.yjitaè mthht trJfdU (Jn.): 
Utauwt meliht {Uo.}. 

f. w. »p. 

Plante (diadelphie décandfcie, L.; lé- 
ginjiincuses, J.). qui croit en Europe. ( ûc, 
Blackw. Herb, t. 284.) . r Kit 

On emploie l'herbe fleurie ( herba J^gyp- 
iiaea s. MclHoii fœruleis, Lotiodoratm s. ur- 
banœ)y qiii se compose d'une tige rameuse, 

{)ortant des feuilles garnie^ à leur base de 
arges stipules dentées, et composées de 
trois folioles ovales , finement dentées en 
Kcie; les fleurs, d'un bleîi pâle, forment des 
grappes rèsberrées en épis ovales, et sont 
portées bui* de longs pédoncules axillaires. 
Elle a une odeur forte , mais non désagréa- 
ble, et uije saveur un peu ûcre. 

a<^ Mélilot officinal; Meldùtuê offieinalit, 
Lmk. 

Stêiiàtti, UeliloUiikUe (Jl.); meUlôt trtfoil {An.i; k.monice 
(B.Hamur^ aUankImper, mehten {I).)%melUato {B, I. Por.)^ 
mtlott» [Ho. Su.); komonira iwajtka [Po.}\ melileto (Ptr.). 

■ aoil. an. b. ba. h*, br. d. dd. t. C Dd. fi. g. bam. lun. Le. 
o. p. po. pr. r. $. su. w. wu. ww. àc ir. g. m. pli, »p. z. 

Plante 0, commune dans toote l'Europe. 
( ftg. ?orn, le. pL t. ao4. ) 

On emploie l'herbe fleurie ( he^ba McU-^ 
lolici(rinœ)iqui se compose d'une tigeli^seet 
rameuse, garnie de feuilles ovales, dentées 



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MÉtILOT. 



ca scie , et portant des *pe|>Pee bogues de 
fleurs jaunes , dans les aissellei^ des feuilles 
supérieures. Son odeur est forte et agréable, 
t^a. saveur amëre et un peu acre. 
Ces deux plantes sontémollientcs. 

SACHiT AisoLOTir. (6o.) 

2^ Fleurs deméliloten poudre, une once. 
Camphre. ••«..• un gros. 

Mclez» 

Hom DB HiULOT. 

O/tfttm m«/i/a<(. (f.s«.#iv*«) 

^ Fleurs de mélilqt. . . une partie. 
Huile d'olive. . • • . six parties* 
Faitea infusef à une douce chaleur, pen- 
dant trois jours, passes et filtrez. ( md\ ) 

•a. prescrit de faire digérer une partie de. 
I fleurs daus deux d'huile , au" bain-marie , 
pendant trois Jours, d'exprimer après le re- 
froidissement, et de répéter la macération 
une seconde fois ; — f. de faire macérer pen- 
dant trois fours , au soleil , une partie de 
fleurs dans quatre d'huîle , de répéter l'opé- 
ration trois fois de suite, et , la derniëre, de' 
la prolonger pendant trois mois. 

Employée à l'extérieur , contre les scro- 
fules et les engelures commençantes* 

BHPLlTaB «B lliLILOT. 

EmpUutrum meliioti 9, trifolii meiUoU offici- 
naiii. (an. b. be. d. dd. e. fu. han. hc. li. 
o. pa. po. pr. r« s. sa. yi»pid, tp, tw, vm.) 

2: Cire jaune. 
Colophane en poudre , 
Huile d'olive, de chaque , une partie. 
' Faites fondre , et ajoutez au mélange 
demi-refroidi 

Poudre d'herbe de méli[lot , 

ileuz parties. 
Mêles bien. ( r. s». } - 

fi. han. po. pr. et su. prèBcrivent deux 
parties de cire , «ne de colophane , une 
. d huile et deux de poudre d% méklot ; — o. 
quatorze onces de Cire, six onces de colopha- 
ne, autant d'huile, une livre de poudre de 
mélilot et une once d'extrait de mélilot; — 
r. trois narties de cire, six de résina , quatre 
de suif de mouton , une d'huile et douze de 
poudre de mélilot; — an. huit parties de 
cire , quatre de poix-résine , deux et demie 
de térébenthine et quatre de poudre de 
mélilot. 

2C Sommités fleuries de mélilot, 

trois parties. 
Suif de bouc. . . . quatre parties. 
Faites cuire jusqu'à consomption de 
l'humidité, passez et ajoutez 

Colophane dix parties. 



Cire trois parties. 

Faites fondra ensemble, (ip. ) 

d. prescrit quatre parties de sommités 
fleuries, cinq de suif de bouc, huit de co- 
lophane et quatre de cire ; — lu. trois de 
sommités fleuries, deux de suifs trois de 

Eoix-résine et une et demie de cire^ — vm. 
uitdecire jaune, quatre de poix-réMne, 
une de térébenthine , quatre de somnaités 
fleuries , douze heures de digestion et l'ad- 
dition d'une demi-partie de styrax liquide. 

^ Emplâtre de plomb , 

Cire jaune , de chaque. • une livre. 

Huile d'olire "six onces. 

Ajoutez au mélange fondu et d^mi- 
refroidi 

Poudre dé mélilot. . . huit Onces. 
Mêlez bien, (be.) 

b. donne la même formule , mais prescrit 
une livre de poudre de mélilot. 

^Emplâtre citrin, une livre et demie. 
Huue d'olive . ' . • . . une livre. 

. Poix- résine six livres. 

Cire jaune. trois livres. 

Gomme ammoniaque , quatre onces. 
Faites fondre , et après le demi-refroi- 
dissement ajoutez peu à peu 

Poudre d'herbe fleurie de mélilot, 

deux livres. 

— — '- d'absinthe , 

une livre. 
Mêlez, (d.) 

dd. prescrit vingt-six onces de suif de 
mouton, trente-six de poix -résine, dix- 
huit de cire jaune , six d'hùilc dcf navette , 
deux de gomme ammoniaque, douze de 
poudre de mélilot et "hiif de poudre d'ab- 
sinthe ; — he. «t pid. une livre et demie 
d'emplâtre citrin, cinq onces de poudre de 
mélilot , deux unces de poudre de racine de 
guimauve, une Once de gomme ammonia- 
que et deux onces de térébenthine de Ve- 
nise. 

2^ Huile de mélilot. . . deux livres. 

Suif de bouc une livre. 

Ciré jaune. .... huit onces. 

Térébenthine. ... « six onces. 
Faites fondre et ajoutez 

Gomme ammoniaque , 

Sagapenum, de chaque, 

une once et demie. 

Poudre de mélilot. . . -six onces. 
Mêlez bien. (sa. ) 

li. prescrit une livre et demie d'emplâtre 
citriu , six onces de pondre de mélilot et 
une ouce de gomme ammoniaque. ^ 



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MÉL 

^Ucrbe fleorie de mélilot, 

quatre oocei. 
Fleura d'absiothe, 

de camoaiille y 

Baies de laurier , 
Semeacea d'ache, 

de chaque six groa« 

Stjrax uoe demi-ooce. 

Gomme am mon ia<|iie. une once. 

Incorpoiez dana un mélan^ fonda 
de 

Cire faane. ' • . • . h«it onoes. 
Suif de bonc. . . • quatre ono«a. 
Térébenthine, 
PuU-résiue , 

de chaque. . une once et demie. 
Hoiie de camomille. . deux oncea. 

Hélez bien. (br.pa.w.) 

2£ Emplâtre de mélllot simple, 

trois livres. 
Térébenthine six onces. 

Faites fondre sar un feu doux , et 
ajoQtfx 

Pondre de fleurs de camomille , 
de mélilot, 

de chaque. .... trois onces. 

r— de racine d'iris, 

de guimauve , 

de chaque une once. 

de salrau. • une demi-ooce. 

de gomme ammoataqoe, 

de bdellium , 

de chaque. . . deux onces. 
de fcnu-grec. . . une once. 

Mêlez, (e.) 
aMFfciTms Di MiftiLOT GAMPBai. ( dd. } 

Tf. Eonplâtre de mélilot. • deux onces. 
Camphre pulvérise. . . an gros. 
Mêles aTcc soin. 



I8SB. 



iS 



Deux plantes de ce nom, appartenant à 
drs genres différens y sont empmyées en mé- 



1 • 3tiiiS9ô ofpdnab ; MeHsta offuinalis , L. 

Âm.*x èmcàtHmifmrûtmm (Jr.)} wftima^tmëintkm (B.); Ititr- 
Umfrjd {D.}\ mHàa «uHm lDmk,)\ torfingtt {K.); citrotun- 
krmêd ;B«.7: hoânmi^tk (P«.); mtiim cjtrjiûtM (P».); 



• MM.m.k h».k«.l>r.a.e.ed.f.fe.ir.a.hi.g.liMia.bro. 
W. fi. «. p. ptt. pr. r. 1. M. w. m», wv. a. iê. tr. g. m. pid. 

Plante ^ (didynamîe gVDnospennie , L.; 
l^iéesy J. ), du midi de l'Europe, {fig» 
Zon^le.pL 1. 134.) 

On emploie l^crbe {herba MûHstœ eiirînw 
f. ciirafœ s, hariensU t. Cedraïuiiœ ) , qui se 



compose d'une tige tétragone » rameuse , 
presque glabre, garnie de tailles pétiolées, 
ovales, légèrement échancrées à la base , et 
crénelées sus les bordi. Elle a une odeur 
agréable , analogue à celle du citron , et une 
saveur aromatique, un peu acre. 

a» Mélitte de Moldavie, àioldavi^ues Dra- 
eoeephalum Moldavicum, L. 

br. f. tt. «. b*. M. «p. 

plante , ( dîdynamie gjmnospermie , 
L.; labiées, J. ), o^ la Moldavie et de la 
Sibérie. ( fig. Zorn , le. pi. t. 294. ) 

On emploie l'herbe ( hetfbaMetistiBtureieœ 
9, Cedronetke ) , qui se compo:»^ d'une tige 
auadrangulaire, glabre, rameuse , garnie 
de feuilles ovales , lancéolées , presque gla- 
bres et crénelées. Elle a une odeur aroma- 
tique } pénétrante et asseaagréai>le. 

Ces deux plantes sont stimulantes et olas** 
sées parmi les antispasmodiques. 

BSPkCBS IBOMATIQCJBS* 

Spedés pTO Ihêa» (hp,) 

y Herbe de mélisse. . . une oDcc. 

FenouU trois gros. 

R^lisse denx gros. 

Coupes et mêles. 

CORSXaVB OB H^LISSB. (î.) 

^ Feuilles fraîches de mélisse pilées , 

une partie. 
Sucre blanc. . . . denx parties. 

Mêlez exactement, et conservez dans un 
endroit frais. 

OATAPLASMB ABOMATIQUB. (ff. br,) 

:^ Hcrl|6 de mélisse. . . . six onces. 

Fleurs de camomille. . trois onces. 

Baies de genévrier. . . quatre onces. 
Faites cuire dans 

£au-de-vie. . . quantité suflBsante, 
jusqu'en consistance de p^tq molle, (br.) 

ff. prt'scrit de faire cuire cent parties de 
farine d'oree et autant do farine de seigle 
dans cent de vin ronge , en ajoutant sur la 
fin un tiers de poudre aromatique. 

BXTSArT OB MiLlSSB. ( fc. Sa. ) 

. une partie, 
trois parties. 
Faites bouillir , passez en exprimant , cla- 
riGez la colature avec du blsno d'oeuf et 
évaporez-la convenablement, (fe.) 

^ Herbe fraîche et pilée de mélisse , 

huit livres. 
Faites digérer pendant trois jours dans un 
ajanibic, puis tirez environ deux oncvs 



If. Herbe de mélisse. 
Eau 



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H 



MÉLISSE. 



d'eau par la dittillation au bain-marie , ver- 
sez le triple d'«iv sur le résidu, faîtes ré- 
duire de deux tiers par la coctioo ', clarifies 
et passez la liqueur, évaporez jusqu'en con- 
sistance d'électuaire , et ajoutez l'eau dis- 
tillée à celui-ci» quaud il n'est plus oue 
tiède, (sa.) 

IRFCSlOlf DB M^LIS^B. '(ff. ni.). 

:^ Feuillea de mélisse. . une demi-once. 
Eau bouillante. . . . deux livres. 
Faites infuser et passez, (ra,) 

:^ Herbe sëcbe de mélisse, 
Réglisse grattée , de chaque , 

deux gros et demi. 
EauboQillaote. . suflBsaate quantité 
pour obtenir deux livres de «olature. ( ff. ) 
Aroinatiqne, légèrementexcitant, que l'on 
conseille dj»ns les coliques réputées indé- 
pendantes de tout état phlegraasique , et 
dans la dyspepsie attribuée à Tasthénle de 
l'estomac. 

TISAIfS CAaMIHATIVIw (ca.) 

Of Fenilles de mélisse. . . deux gros. 
Anîs, 
Fenouil , 
Coriandre, de chaque, 

ua demi-gros. 
Eau bouillante. ... deux livres. 
Faites inAiser pendant un quart d'heure , 
passez et ajoutez 

Sucre blanc. . quantité suffisante. 

SiaOP DS HliLISSB. 

Syrupus meiitsœ. (w.) 

^ Feuilles s^ches de mélisse , 

quatre onces. 
Eau distillée de mélisse. . une livre. 
Faites digérer pendant deux jours 
dans un vase couvert, exprimez et ajou- 
tez 

Sucre blanc seize onces. 

Faîtes jeter un bouillon. 

BSSIHCB OB HéLlSSB COMPOSés. (vm.) 

2f. Feuilles de mélisse. . deux parties. 

— — de rue , 

<le pouliot , 

Ëcorce fraîche de citron , 
de chaque. . une partie et demie. 

Ganm'Ue une partie. 

Esprit de inélishe , 

vingt-quatre parties. 
Faites infuser à froid pendant plusieurs 
jours, passez en exprimant et filtrez. 

TBIHTDBB OB MIIlISSB. 

Tf nef lira meiisiœ, (an. vm.) 
Jf Herbe de mélisse. . . une partie. 



Alcool ( 90 degrés ). . huit partiea. 

Après trois jours d'infusion, filtrez. ~Etcl- 
tan . 

H0ILB DB MÉLISSB. 

Oieum melUimœthertum, /Etherotwm me- 
lUiœ, (ht, fe. han. pa. r. w. wu. pîd. sw.) 

■y Herbe fraîche de mélÎMC , à volonté. 

^au quantité suffisante. 

Distillez et coaiervez l'huile. ( fe. r. ) 

sw. prescrit une pnrtie d'herheet quatre 
d'eau ; -^ han. une d'herbe et huit d'eau. 

Hf. Herbe fraîche de mélisse , 

vingt-cinq parties. 

Eau. . . soixante-quinze parties. 

Sel de cuisine. . . \foï% parties. 
Distillez, (br. pa. w. pid. ) 

If. Herbe fraîche de mélisse, à voloitfé. 
Eau distillée de mélisSc , 

quantité suffisante. 
Distillez, (wu.) 

BAD DR M^LtssB. ( S. ams. an. ba. br. d. f. fe. 
fu. g. he. li. o. pa. po. pr. s. sa. w. ww. 
6r. pld, vm, ) 

If Herbe fraîche de mélisse , une partie. 

Eau quantité suffisante. 

Après vingt-quatre heures d'infusion , dis- 
tillez dix partiel, (ams. o. po. pr.) 

d. et I***. prescrivent une parlie d'herbe et 
suffisante quantité d'eau; distillez vingt par- 
ties ; — han. uqc partie d*herbe et quantité 
suffisante d'eau ; distillez trois parties; — 
g. une partie d'herbe et suffisante quantittS 
d'eau; distillez six parties; — f. et pa. une 

Sartie d'heÈbe et quatre d'eau ; distillez 
eux parties ; — ao. une partie d'herbe et 
cinq d'eau ; distillez quatre parties; — wo. 
et br, une partie d'herne et six d'eau ; distil- 
lez les deux tiers; — he. et pid, une parlie 
d'herbe et huit d'eau ; distillez la moitié ; — 
a. une partie d'herbe et douze d'eau ; distil- 
lez quatre parties; •— s. une partie d'herbe 
et quinze d^au ; distilles les deux ticM; — 
ba. une partie d'herbe et seize d'eau ; distil- 
lez le quart. 

If Herbe fraîche de mélisse , une partie. 
Eau. ...... quatre parties. 

Distilles la moitié, et redistilles sur de 
nouvelle herbe, (sa.) 

If Herbe fraîche de mélisse , 

trois parties. 
Suspendez-la dans un sac de toile au 
milieu d'une cuottrbite contenant 

Eau douze parties , 

de manière qu'elle ne puisse pas toucher 
au liquide , et distillez six parties. ( fu. li. ) 



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MÉLISSE. 



a5 



. Tf. Herbe fleurie de mélisse , une partie. 
Via bUaç. . ^ . quatre parties. 
Di«tinez la moHlé. ( br. w. ) ' 

irm. preacrit dix parties d'herbe fleurie « 
une demi^partic d'eau- de-?ie et cent par- 
lie» d'eau ; distillez quarante parties. 

BAO OB MiuSSB SriaiTUBOlB. (li.) 

^Eau distillée de méli:»se, 

deux parties. 
Essence de mélisse. . une partie. 
Mêks. 

BAO DB MÉLISSE ABTIHYSTiBIQOB. (w.) 

^ Feuilles fraîches de mélisse » 

une livre. 
Baies de laupcr » 
SeoMMCes de cumin , 

de chaque. * . * • . . uue ônce« 
Uflthe. • • . . une demi-ooce. 

Castoréum deux' gros. 

Vin blaoc généreux. . dooze livres. 
Après suffisante digestion , distillez la 
moitié. 

E.«ptiT BB MiLissB. (bu. br. f. fu. li. p. pa. r. 
s. sa. w. wo. pid, vm,) 

2^ Herbe de mélisse. . . une partie. 

Alcool (ao degrés.}. . deux parties. 

Eau quantité suffisante.. 

Distilles un esprit marquant 38 degrés. 

(an.) 

im. prescrit une partie d'herbe, trois 
d'alcool et six d'eau ; distillez deux parties 
el demie. 

2C Herbe de mélisse. . . une partie. 

Eau de mélis»e. . . deux parties. 

Alcool huit parties. 

Aprt's ▼iogt-qufttre heures de macération, 
distillez six parties, (r.) 

f. prescrit douze parties d'hi-rbe , autant 
d'eaa distillée de mélisse et trente-six d'al- 
cool (aa degrés) ; distillez tientc parties. 

y Herbe de méliase , une partie et demie . 
Eau-de-vie " dix parties. 

Au bout de douze heures , distillez la moi- 
tié, (p.) ^ 

br. pa. s. w. et pid, prescrivent une par« 
lie d'hej be et quatre d'eau-de-vie; — fu. et 
Il use d'herbe et six d'eau-de-vie. 

2C Herbe Cralcfae de mélisse , une partie. 
Alcool quulre parties. 

Après vingt-quatre heures de digestion , 
di«tillez au bain-marie presque jusqu'à sic- 
cité; faites digérer et distillez de nouvean 
l(* produit avec d'autre herbe, (sa.) 

wu. prescrit une livre et demie d'herbe et 



dix d'alcool ; redistillez sur trois onces 
d'herbe. 

. BAD BBa CABMBa» 

Esprit ou Atcool dû miiiss» compoié; Aqua 
aromatica, Spiritut aromaticut, Aqua ms- 
tistœ' eomposita s, Carmtliiana $, Cmrmcli" 
tarum «. melissœ spirUuota compotita, ( a. 
ams. b. be. br. d. e. f. fe. ff. fu. han. p. 
pa. la. vv. br. cm, hp. sp, sw, vm,) 

:^ Herbe fraîche de méHsae , 

une livr« et demie. 
• écoroe fraîche de citron , quatre onces. 
Noix muscade , 

Coriandre , de chaque. • deux onces. 
Cannelle , 
Girofle, de chaque. . . une ooce. 

Alcool • six livres. 

Eau de mélisse. • . . trois livres. 
Apfès trois jours de digestion, distillez 
six livres, (br. d. sa. w.) 



:^ Rcrbe de mélisse. 
Écorce de citron. 



douze puces, 
deux onces. 

Noii muscade une once. 

Coriandre quatre onces. 

Girofle , 

Cannelle , de chaque. . une once. 

Racine d'angélique, une demi-once. 

Alcool. . . soixante-quatre onces. 

Faites infuser pendant quelques jours, et 

distillez quatre-vingt-huit onces, (fe. tp.) 

han. prescrit dix huit onces de mélisSc, 
quatre onces d'écorce de citron , trois onoes 
de muscade , autant de racine d'angéliqoc, 
une ooce de girofle, autant de cannelle, six 
livres d'alcool , trois Uvtes d'eau de mélisse, 
et trois jours de digestion ; distillez sept li- 
vres ; — br. deu]( livri^s de mélisse , quatre 
onces d'écorce de citron, deux on«es de 
muscade, huit onces de coriandre , une de- 
mi-once de cannelle , autant de girofle, cent 
vingt onces d'alcool , et trois jours de diges< 
tion ; distillez an bain-marie cent vingt onces; 

— fu. seize onces de mélisse, quatre onces 
d'écorce de citron , deux onces de cannelle, 
une once de muft«;ade, deux gros 'de girofle, 
huit livres de vin blanc, et vingt-auatre 
heures de digestion ; distillez quatre livres; 

— p. deux4ivres de mélisse ,*qua(re onces 
d'écorce de citron , deux onces de cannelle, 
une once de muscade , deux gros de girolle, 
dix livres d'eau-de-vie, et trois jours de itia- 
cération ; distillez cinq livres ; — ams. b. et 
be. qnatre onces de méliftse, une once d'é- 
corce de citron , autant de muscade , autant 
de coriandre, une demi-once de girofle, au- 
tant de cannelle, cinq livres d'eau-de-vie, 
et trois jours de digestion ; distillez trois li- 
Yres ; — e. huit onces de mélisse ,deux onces 
d'écorce de citron, autant d'écorce d'orange, 
une once de muscade , autant de coriandre, 
une demi-once de cannelle, quatre livres 



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MÉLISSE. 



d'eau-de-vlo , H vlngt-qiUKtre henrei de ma- 
cération; distillez la moitié;— «w. tia« once 
de muscade , qaatrc onces de coriandre,iiiie 
ODce et dcçiic de camif lie , autant déracine 
d'angéliqne, une once de ffij'ofle , deux qnce^ 
d'écorce de citron , deuii livres d'eau de mé- 
lisse , quatre lÎTres d'alcool , et huit jours de 
digestion ; distillez; «^ a. denj lifres de mé- 
lisse ^ r^corce de dix citrons , tfois onces. 
de racine d'aogéliqne, autant de cannelle, 
six onces de t^oriaiidre , onse livres d'alcOol 
(0,910) , et six liftes d'eaijL de-fontaine ; dis- 
tillez dix livres. 

^ Herbe de méîisso , 

— de menthe poivrée , 

—de sauge » 

«de romarin 9 



Pleurs de lavande, 

Fenouil « de chaque. . trois onces. 

Racine d'angélique. . . deux onces. 

de roseau aromatique , 

« quatre onces. 

Alcool quatre livres. 

Eau quantité suffisante. 

Après vingt-quatre heures de macération, 
distillez douze livres, (b*. hp,) • 
^ Fleurs de roses rouges , 

de romarin , 

de chaque. . . 

de lava nde ', 

-^ de muguet, 



quatre onces. 



trob poignées. 



une poignée. 



de chaque. 
Herbe de marjoUine , 

^ -T-de mélisse, 

de chaque. . 
Petit cardamome , 
Girofle « 
Macis, 

Gulièbes, de chaque. <. . «une once. 
Otnnclle. .... deux onces. 
Esprit de merises. . ,. six pinti-s. 
Disfillez après dix jours de digestion, 
(pa.). 
:^GaoAelle, 
Girofle, 
Muscade , 
Anis, 

Geriandre , de chaque. 
H jsope ,* 
* Marjolaine , 
Romarin , 
Sauge, 

Th; m , de chaque. » 
Écoicc fraîche de citron , 
Racine d'angélique , 

de chaque. . • quatre parties. 
Mélisse fraîche. • ' douze parties. 
Eaude-vie , 

cent quatre-TÎngt-douze parties. 

pure , 

cinq cfut soixaote-seizo parties. 

Distillez cent vingt-huit parties, (im.) 



une partie. 



deux parties. 



y i« HéUsse. . . . vingt parties. 

Angélique. . . . cinq parties. 

Alcool <83 degrés) , 

deux cent cinquante parties. 

a* Gannelle. . . . cinq parties. 

Girofle, 

Muscade , dé «haqm. • trois parties. 

Alcool (aa degrés)» cent dix parties. 

30 Anis. . • . • . deux parties, 

Goriandre cinq parties. 

Écorce sèche de citron , que partie. 

Alcool ( aa degrés ) , 

quatre-vingts parties. 

4^ Romarin, 

Marjolaine , 

H jsope , 

Thym, de chaque. • deux parties. 

Sauge quatre parties. 

Alcool (ai degrés) , cent vûigt parties. 
Distillez séparément au bain-marie , réu- 
nissex ensemble les quatre produits 7aiou tes 
le dixième dii poids total d^eau , et distillez 
les quatre cinquièmes au bain-marie. (ff. ) 
^ Gannelle , 

Glous de girofle entiers, . 

Noix muscade^ 

Anis , 

Goriandre , 

Ëcorce sèche de citron , 
de chaque. . . . une partie. 

Alcool (aa degrés). . mille parties. 
Faites macérer chacune de ces substances 
à part , pendant deux ou trois jours, dans 
quatre-vinet-seize parties d*alcool , distillez 
ensuite au hain-marie , et recueillez chaque 
produit à part. D'un autre côté, faites in- 
luser penaant deux jours , dans la même 
quantité d'alcool , et distillez chacune à 
part 

Herbe d'angélique entière, 

fleurie de romarin , 

-de marjolaine , 



v-d'bysope , 

— — de thym , 

de sauge, 

de chaque. . . . une partie. 
Faites aussi macérer et distillez de même, 
Feuilles fraîches de mélisse, une partie. 
Alors prenez trois cruches ; versez dans 
la première , 

Esprit de cannelle , 

— . de coriandre , 

de chaque, trois parties et demie. 

de girofle, 

= — de muscade, 

de chaque. . . . trois parties. 
— _d'anis. . . deux parties. 

d'écorce de citron , 

un quart de partie. 

Dans la seconde , 
Esprit d'angélique. 



dix parties. 



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MÉLITTB, MiLOE. 



37 



de romaria. . 
de marjolaine , 



de thym , 

de diaqoe. . 
• d'hysope. 



•ix paitles. 



a«pt parties, 
huit parties. 



de sauge , 

qaSoke parties et demîr* 
Intfodaiset l'esprit jle mélisse seul d^os 
la dernière; cela fait, mêler ensemble cinq; 
parties da conteoa fie la première cruche , 
cinq de celui de la seconde et cinq et demie 
de cehii de la' troisième ; mettez le tout dans 
one cncurbite ; ajoutez la dixième) partie du 
loat d*eaii de fontaine, et la qaatre»Ting«> 
tième de sncre en poudre , distillez jusqu à 
ce qu'il ne reste plua qu'un cinquième , et 
recueillez ce qui a passé danj le récipient 

Cette deroière formule oAre un exemple, 
entre mille, de la tollicit*jde anxieuse avec 
laquelle notre nooTêau codex s'est attaché k 
recueillir les formules empiriques revêtues de 
leurs minuties les plus insignifiantes. L'eau 
des Carmes conservera sans doute pendant 
loDg-temps le |»riirilége de figurer dans la 
pharmacie domestique des croyans au pou- 
voir magique de tous les' remèdes qui ont 
usurpé une célébiité triviale, de même 
que long-temps encore on trouvera l'eau de 
Coiogne dans les boudoirs et les cabinets de 
toilette; mais il est temps que les codez 
pharmaceutiques raient ces colifichets de 
leors pages , et les abandonnent aux alma- 
nacfas des parfomeurs. — Si l'on croyait de- 
voir contenrer un esprit de ntélis^e- com- 
posé, ce qui ne parait pas très nécessaire , 
raoe des formules placées en tête de cet 
article remplirait parfaitement le but. 

■AU aaaTiraicz. (pif.) 

^AlcooL • • . « . vingt onces. 
Esprit de cannelle, 
—de lavande, 

de citron , 
Em de mélisse composée , 
deeheque. . . - • . cinq gros. 
Mêlez. 

▼iVAieaa aiomitiOoz. 

ÀeêUm odoratujn g. bczoardicum t. odorifo- 

rum, ( b*. br. fo. ) 

If. Herbe de livèche. . . deox onces. 
Fenilles de mélisse , 

de rue ,• 

de chaque. . . . 
Noix vertes coupées. 
Citrons firaia écrasés. 

Vinaigre dix livras» 

Après douze heures de digestion , distil- 
lez presque jusqu'à siccitë. (br.) 

^Vinaigre deux onces. 

Esprit de mélisse. . une demi-once. 



quatre onces. 
. deux livres, 
une livre. 



Huile essentielle de citron 9 

. 'de livaijde , 

de chaque. ... dix gouttes. 
Huile essentielle de girofle, 

quatre gouttes. 
Mêlez. (b\ fu.) * 

MEUTTEé 

MéiUîe à fiuUieê de mélUtc i èMittU m&- 
iitsophyiium^ L. 

WantMnmtUm» (Al.)i, battard Mm (Ah.}\ vild hkntfi ftjà 
(D.}} m*a»4êblaiiTg kruUbtomiao^). . 

f. w. mi. ai. $p. 

Plante U. (didynamie gymnospennie, L.; 
labiées, J.), assez commune en Europe, {pg» 
Jacq. FI. AustTn t. a6.) 

On emploie l'herbe ( htrba MfiiUsaphylU 
r. Lamii montani s, M^iistm humiHs)^ qui se 
compose d'une tige tétragene , veine, garnie 
de feuilles pétiolées , ovales , oblongues , ai- 
gués , crénelées. Elle a une odeur oésagréa- 
ble , oui se change en on arôme agréable 
après la dessiccation. Sa saveur est un peu 
a mère. 
JBxcitant,, auquel on attribuait fad&la pro- 

{>riété de procurer la sortie des graviers et 
'éruption des règles. -. 



On^ a introduit en médecine l'uéage de 
deuxinsectei appartenant à ce gpnre : 

Métèë de mai; dïtloê majalis, Oliv^ 

M»jktrf»r, Uajwurm {Al.)i oU »««<« {An.}-, oHêhUU [Eé.)\ 
earraltja», aradejoê {K,j\ nitjwurm {Bo.)i majbagjl {Su.). 



fc tu. biik *. w. br. g.- 

Insecte coléoptère bétéromè^ (tfaché- 
lidescaotharidies, Lat.) , commun en Eu- 
rope. (iF/^. Leacb, Trans, soc.Iùn, XI. YI. 
1. a.] 11 a le corps mélangé de bronze et de 
rouge cuivreux. • 

àféioë prùtcarabée ; Meloe protcarabeuss h* 

br. d> «. fr. fu. hao. r. s. ^ f. <p. 

Insecte (f^ermlt m^jalUt, Scarabeui uno 
tuariuê) qui est d'un noir violet, chagriné et 
luisant* 

AtZCTOliaX AMTILTSSIQOB. (b*. fo. W.) 

:f Méloës , sans têtes. . . . n« ^4. 

Thériaque. * . . . . deux onces.. 

Bois dlf. deux gros. 

Eacine de serpentaire de Virginie, 

un gros. 

Bédéguar defrênç. • vingt grains. 
Miel dans lequel on a noyé les 

insectes. . . quautilé suffisante. 
Faites un électuaire. ( w. ) 



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38 



MELON. 



IfhLéloIRê . \ .°* '- 

Miel dans uncHvre duqtie! qaatre-TÎogts 
înMCtes ont été aoyés, 

quantité «uffiiante 
pour faire une pulpe. 

Thériaquc. . . . quarante graios. 
Huile du méloë par intuaiçn , 

.«iz gouttes. 

Bois d'ébène un peu. 

Robdeiiureau. . quantité suffisante. 

Mâlez. (b-.) 

Pour une seule dose. 

Ce moyen a joui de quelque célébrité 
contre la rage jusqu'à l'époque de 1782, à 
laquelle Frédéric il en acheta le secret. De- 
puis lors on n'en a plus enteiidu parler. La 
spécîCcité est un oiseau de ténèbres; elle 
ne peut vivre que dans l'ombre 9 et le grand 
jour la tue snr-le-cbamp. 

Les méloës ne guériront jamais personne 
de la rage; mais ils peuvent être utilea 4 l'ex- 
térieur, t^n frictions, à cause de leur âcreté 
presque t'ésicante ; aussi les Sii^dois les em- 
ploient^ils avec succès, dit- on , contre les 
rhumatismes. 

(11. indique un Met vermium majafium 
qu'on prépare en faisant digérer quarante- 
cinq ou cinquante insectes dans une livre de 
miel. 

On trouve auiisi dans «/>., sous le nom 
à* Huile de scarabée, Oieum tearabcarum, une 
préparation réputée propre à fortifier les 
nerfs et résolutive , qu'oa obtient en faisant 
cuire , jusqu'à consomption dk l'humidité , 
huit onces de scarabée^ de fumier dans seize 
onces d'htrfle de laurier. 

POTIOR ABTILrSSIQDI.' (b*. dU,) 

If. Méloës. . '. n» 8. 

Thériaquc d'Audroroaque, 

une demi-once. 
Sel de corne de cerf. . deux gros. 
Camphre. . . '. . . .un gros. 
Bspiit de Miodererus. . huit onces. 

L'autorité de Selle n'a ^as suffi pour 
maintenir cette pgtion en crédit. 

MELON. 

Cttcumit Melo , L. 

V(*h0 , Melm* (Al.)i mtloH (ia. D. fi. Po. 5ii.}; mtlaun [h.)\ 
a. M. b. be. br. d. e. t ît, g. » w. wu. U. hr. g. m. $p. i. 

Plante (mon oécie monadelphic, L.; 
cucurbitacées, J.), originaire d'Asie. ( fig^ 
Zombie, pi, t. 36o.) 

On emploie la semonoc {eemen Melonum)^ 
qui est alongée , srrondii* , plate , lisse , ai- 
guë aox deux bouts, blanche ou jaunâtre, 
couverte d'une écorce dure, et remplie d'une 
amande blanche, douce, oléagineuse. 



MENTHE. 

Elle fait partie des qu«(rc semences 
froides. 

llMOLSIPH CALMANTS, {b, pU. SW,) 

:^ Semences do melon. . deux onces. 

Eau .• • • QDC livie. 

Faites une émulsioa. (6.) 

«19. prescrit vne demi-once de grainca de 
melon , autant de graines de concombre et 
une livre d'e» u ; — /vis. deoxonte^4es qua-> 
tre semences froides, suffisante quantité 
d'eau , six gros de sirop de nénuphar et 
une demi -once de siro^ de karabè. 

MENTHE. 

Parmi les espèces de ce genre de plantes 
qui sAnt usitées en médecine , nous citerons 
les neuf suivantes dans cet article : 

i*» Menthe apparente X Batune dee jardina ; 
Meniha gentilie, L. 

r. ht. g. tp. 

Plante M (didyuamie gyninospermie , L.; 
hibiées, J.), d'Europe, {fig, Œd. FL dan. 
t. 756.) 

On emploie l'hffrbe (Jterba Mvnthœ balsa- 
minœ) , qui su compose d'une tige un peu 
velue, très rameuse, garnie de feuilles ova- 
les , pétiolées et dentées. Elle a une odeur 
agréaole, une saveur un peu acre et amère. 

a» Menthe aquatique ; Mentha aquatiea, L. 

Wmutrmûmt {Al.)\ wàUrmml (An.)i fterwena mata (B.), 
h»tttrmjnt* (D.;; jarba frucna dot ri»t (E.)\ waterminl {U.f-. 
mettra oe^uatica (/.). 

a.f. fe< ff. ww. g. «p. I. 

Plaole I^,d^£urope. {ftg. Blaclw. //cr6. 
t. 3a^ 

On emploie l'herbe {hei*ba Menthm aqua» 
iicœs. riibrm», Batxami palustris), quiite com- 
pose de tiges glabrtcs , portant des fcuillc« 
l'gtileinent glabres,pétioléo8, ovaieK, en cœur 
ei dentées. Elle a une odeur forte, peu agréa- 
ble , et une saveuramère , un peu ûcrc. 

5» Menthe des champs , Poutiot thym ; Men- 
tha aruentis, L. 

AcktrmUtfu {Al.)\ ««ni mimt {An.}. 

f. 

Plante, JA, commune dans toute l'Europe 
(fig. Œd. PL dan, t. 5ia). On emploie 
l'heibe {herha Menthw equinm s. sytvestris) , 
qui se compose d'une tige carrée , faible, 
rameuse et garnie de feuilles opposées , 
ovales , pointues, pétiolées , 4 dents mous- 
ses , grisâtres. Elle a une odeur désagréa- 
ble et une saveur amère, uapeu acre. 

4« Menthe crépue ; Mcntlta crispa , L. 
XraiM* If Bnx« . Bimmtnk^pfkrm^temimtt (^f.)i etrltà minr 



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MENTHE. 



«9 



4a.); kaéér^ma mmI* . tolcMun fkradttj {B.)^ krui*mjnU 
i\ }: >!#■(« rhmdti {E.y^krmhmmumt (««.}; mtniù. crispa 
([.;; /«ta {J^p-hJ**^"" Mcafia (V.); iiHcal« fcvrfSMriiwa 
■P^.,"; kartÉêê raJfIr (Ptfr.]; oii«<a {B.); kruamjnta[Su.). 

«.»•». an. b. ha. ht. br. d. f. le. ff. fv. fi. fu.g. ham. ban. b«. 
li. 0. p. po. pp.'pr. r. t. >u. «., wu. be. kr. g. m. çid. 

tf.U 

Plante ^, d'Earope (fig. Flore médie. 
T. ih%.) 

On evploie l'het'bn ( herba Menthm cris- 
ptb) qui se compose de tige» cotodoentes y 
portant des feuilles ridées en dessus, to- 
menteajea et blanches en dessous , ovales 
011 arrondies , et bordées do grandes dents 
inégales. $pn odf ur est forle'y balsamique , 
particolière et peu agréaUe; la saveur 
chaude, aromatique et un peu amère. 

Menihâcaltivée: Mênihatativa, L. 

IsimuMiatê, froutnmùnit [Al.)\ nana, kihki.k (Jr.); pu- 
it»« ,DaA. P«.); mumta rvmana (/.); miéatUam (Tanw). 

Plante L! , d'Europe. ( ftg. GBd. FL dan, 
t. 794.) 

On emploie l'herbe {^herba Menthm verti' 
nliatit t. crispœ verlieUtatœ)^ qui se com- 
pose d'une tige simple ou peu rameuse , 
glabre, garnie de feuilles o?ales , aiguës, 
dentées et pétiole es. Son odeur et sa saveur 
ressemblent à celles de la menthe crépue. 

6* Mtntke à fcuiftts rondeë^ Baume sauvage; 
^tnthe rotunJifotia , L. 



Plante IL, d'Europe. 

On emploie l'herbe (herba Menthee tylvet- 
tris folio roiundiore) , qui se compose d'une 
tige cotonneuse, garnie de feuilles séssilcs , 
orales nu arrondies, ridées en de^iwis , to- 
menteuses et blanchâtres en dessous, dentées 
wrles bords. Son odeur est forte et agréa-' 

7* Menthe pciiTée : Mentha piperUa , L. 

Pfiftrmênu {JL); ptppêrmint (An.)i ptprowa mata [B.)\ 
P*ktrmjntt{1X.):, wtrhaka0ua étêopor é%^pimUnta {R.);pf 
*"Wa(a f(l0.); mùtMta pitpnna {?9.)\ lûtrtêla apitigntada 
'''•r'iptparmjutaiSu.). 

* *m. am^ ». b. ba. be. br. d. dd. du. e.' rd. f. fe. ff. G. 
f'<- g. bju. ban. b«. li. lo. o. p. po. pp. pr. r. ■. au. w. wu. 
aw. ht. Vr. t. g. m. pa* pid. tp. u 

Plante U. , répandue dans toute l'Europe, 
rt qui parait être originaire d'Angleterre. 
/>>. Flore mèdlc, v. a53.) 

On emploie l'herbe {Itjerba Menthw pipe- 
^t9 ». piperitidit) y qui se compose dVitie 
tigr rameuse , un peu velue , portant des 
ieuilles pétiolécs, ovales , aiguës oii lancéo- 
lées, dentées, glabres et d'un vert foncé en 
Heasos. Elle a ane odeur aromatique , péné- 
trante et fort agréable. Sa saveur est balsa - 
o)t()Qe, piquante, chaude, camphrée: elle 



laisse un sentiment de froid dans la bouche. 
8<^ Menthe sauvage; Mentha syLetirisg L. 

f. k*. g. m. »p. 

Plante zz; ^commune dans toute l'Europe. 
{pg, Zorn, le. pi, t. 554.) 

On emploie l'herbe {herba Mentha sylvee- 
tris s, longifotiœ) y qui est cotonneuse et se 
compose d'une tige garn ie de feuilles sessi- 
les, oblong^eB, lancéolées, inégalement 
dentées, blanchâtres. Elle a une odeur 
très forte , agrrable , et une saveur amére. 

9« Menthe verte. Baume vert ; Menlha viri- 
du, h. 

am. fie. g. lo. a. ke. e. g. 

Plante ji , d'Europe (fig. Blacfcw. Herb. 
t. 290.) 

On emploie l'herbe fleurie ( herba et flores 
Menihaetri) , qui se compose d'une tige gla- 
bre, garnie de feuilles lancéolées , sessiles , 
à dents écartées, et terminée par un épi 
alohgé de fleuri purpurines et Terticillées. 
Son odeur est airréable et aromatique. 

Toutes ces plantes sont plus ou moins . 
stimulantes; la plus active de toutes est la 
menthe poivrée. — Dose de la poudre, de- 
puis un scrupule jusqu'à un demi-gros. 

BSVàCtS CÉPRALIQUaS. 

Speeies cephalieœ s, nervinœ txlemœ, (11.) 

If. Herbe d»î menthe crépue, 

— — — d« marjolaine , 

.^«» — d'origan , 

df serpolet, 

de chaquç. . . . trois onces. 
Fleurs de camomille , 

de lavande, 

Baies de laurier ,« 

de genévrier, 

Semences de car^i, - 
d» chaque. . une once ^t demie. 

COKSKBVE DK JJRRTni. 

Conserva fotiorum menihœ. (am^. an. b. be. 
fu. g. p. pa. r. s. w. wu. sw. vm,) 

Tf, Feuilles fraîches de menthe pilées , 

une partie^ 
Sucre blanc ... deux pat fies. 

Broyez ensemble et conservez dans un 
endroit frais, (b. be. fu. p. pa. r. w. wu. sœ. ) 

aros. et g. prescrivent une partie de men- 
the et trois de sucre; — sa. parties égales 
de sucre et de menthe. 

^ Herbe fraîche de menthe, une partie. 
Sucre deux parties. 

Pilez l'herbe , broyez la pulpe avec le su- 
cie , et faites chauffer au bain-marie jusqu'à 
c que celui-ci soit fondu, (vm.) 



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3o 



MBIVTHE. 



:^ FeaiHes de menthe fAlvétiiée* , 

«m gros. 
SucKC blanc. . . . • . cinq gros, 
San pure debx gros. 

Mêlez, (an.) 

Qes procédés sont indiqués poUf les men- 
thes ovépucs» poivrée et yetpc. 

SAGHR llOHATlQITBt (fllf.) 

:^ Flenrs de camomille romaine, 

Menthe crêpoe^ 

Rue , -^ 

Roseau aromatique , 

de chaque trois onces. 

. Camphre. .•.».. six gros. 

Faites une pondre grossière» arrosez-la 
dV^au-de^vie chaude , et appliques-la sur la 
tête. 

iHiosioir DB nnmn. 
Infuium mftUhœ. (dd. ff. m.) 

:^ Perbe sèche de menthe poivrée 
ou d^ menthe mqaatique 9 
R4«li8Se gratjtée,- 

de chaque. • • nne demi-once. 
Eau bouillante. . quantité suffisante 
pour obtenir %m litre decolitme;passez.(flf.} 

^ Feuilles de menthe^ nne demi-once. 
Eau bouillante. • . • deux livres. 

Ftites infuser, (rtf.) 

dd. nrescrit nn gro» de menthe et douze 
onces a'eao. 

Légex .excitant, ntile dans les 'cas où il 
convient de stimuler un peu l'estomac , et 

Sue l'on a conseillé anssijdans les coliques 
ites nerveuses.' 

iHPDSlOir D'iMBHTna COMPOSÉB. 

Infusum mûnihm eompotitum» (b*. du. 6.) 

^ Feuilles sèches de menthe commune» 
deux gros. 
Eau bouillante. . quantité suffisante 

pour obtenir «ix onces de colature , fai- 
tes digérer pendant une demi-heure 
dans un vase couvert, passez après le 
refroidissement , et ajoutez à la cola- 
ture 

Sucre blanc deux gros. 

Huile de menthe commune , 

trois gouttes. * 
Teinture de cardamome composée, 
une demi-once. 
Mêlez. 

Stomachique, diaphoréliorne , fort agréa- 
blcDose, une à deux cniAeréef. 



siao» m ■KVTSB. 

Syrup^ m^ith» s, metUhœcrigtw, (ams. an. 

b. br. e. f. hao. pa. sa. w*) 

^ Fevilles sèches de mettth# crépue , 

deux onces. 
Eau. ....,,. denx livres. 

Faites infuser. Ajoutez à la colature 
Sucre blanc. . • . quatre livres. 

Passes le sirop, (e. sa. ) . 

han. prescrit de faire infuser huit onces 
de menthe dans trois livres d'eau , et de faire 
fondre quatre livres de suere dans vingt on- 
ces de la colature. * 

Qf Feuilles stehes de menthe crépue , 

une once. 
Eau distillée de menthe crépue, 

deux livres. 
Faites digérer, pendant deux heures, 
an bain- marie , dans nn vase couvert : 
passez, filtrez et ajoutez à la liqueur 

Sucre blanc le double. 

Faites fondre an bain-marie. (f.) 

br. et w. prescrivent quatre onces de 

menthe , une livre d'eau distillée , deux 

jours de digestion et seize onces de sucre , 

pour faire le sirop par nne Courte ébullitîon. 

:j^Snc de menthe crêpne, dépuré par 
le repos , 
Sucre blanc , de chaque , trois livres. 
Faites cuire ensemble, (pa.) 
sa. prescrit du sirop commun , an lieu de 
ancre. 

:^ Herbe de menthe sèche, one demi- 
livre • 

Em pure cinq livres. 

Fàftes macérer pendant douze heu- 
res , puis distillez quatre onces de liqui- 
de, et dissolvez dans celoi-ci hnit onces 
de sucre. An résidu exprimé et passé 
ajoutez 

Sucre blanc , 

deux livres et quatre onces. 
Faites cuire en consistance requise, et mê- 
les les deux sirops après le refroidissement, 
(ams.) 

:^ Sommités fleuries de menthe sèche, 
quatre onces. 

Eau trois livres. 

Faites infuser pendant douze heures 
dans un vase couvert, passez en etpri- 
roant légèrement, laissez reposer, fil- 
trez et ajoutes 

Sucre blanc quatre livres. 

Clarifies et évapores en consistance 
requise. Au sirop refroidi aioutes un 
sirop préparé à froid avec 



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MENTHE. 



Eau de menthe ctêpuc. . one livre. 

Sacre blanc tId^ ooccs. 

Gooflerrez! (an.) 

b. preacrit de faire infaser qaatre onces 
d'herbe sèche dans quatre livres d ean , 
pendant* viagt-^nàtre beiirea, de distiller 
easnile trois onces de liquide « et de faire 
fondes dana oelni-ci six onces de sacre , puis 
d'exptiflper le résida, d'ajouter à la colatnre 
deux livres et demie de sucre ,^ de Uâre on 
sirop à une doace chaleur» et de le mêler, 
quand il est reffoidi, avec le précédent. 

Dose 9 uiitt demi-oDce à deaz onces. 

siaop as MBHTHi roivaia* 

Syrupus mmiihm piperiiidU t. de menika pi- 
pmla, (b. be. f.) 

:y Sommités sèches de menthe poivrée i 
une once. ' 
Ean distillée de menthe poivrée, 

deux livres* 

Faîtes digérer, pendant vingt-quatr« 
heures, au bain-marie, dans un vase 
coorert ; passez, fi||trez , ajoutez à la li^ 
qoeur 

Sacre blanc le double. 

Fait^ distoudre au bain-marie, et passez 
i b chausse, après le refroidissement, (f,) 

H^oiy propose de ikire le sirop en înèlaift 
one partie d'infusion avec trois de sirop 
commoD , préalablement cuit au boulet. 

:^ Sommités de nienthe poivrée, 

quatre onces. 
Eau une livre ei demie. 

Faites digérer pendant ttdb jours 
dans on vi^ couvert , exprimez, dépu- 
rez par le repos , passez et ajoutez 
Eaa de menthe poivrée , 

' une livre et demie. 
Sne^ blanc trots livres. 

Faites un sirop & une douce chaleur, (be.) 

^ Herbe sèche de menthe poivrée, 

quatre onces. 

Eao quatre livres. 

Faites digérer pendant vingt-quatre 
heures , dans un vase couvert , diktillez 
ensaite trois onces de liquide, avec le- 
quel et 

Socie MX onces 

faites on sirop à une douce chaleur. 
Exprimez le résidu et ajoutez à la cola- 
tare 

Sacre blanc. • deux livres et demie. 

Faites an sirop, et, quand il est refroidi, 
mdezle avec le précédent, (b. ) 



81E0P VIXBOX SB MBRTHZ POIVBliB. (VRI. ) 

:^Eau vineuse de menthe poivrée, 

cinq parties. 

Sncrc blanc neuf parties. 

Taises fondre aU bain-marie tiède, dans 
un vase couvert. 

TBIRTOas OB iniHTRB FOlVRkB. 

Tineiura $, Ettentia meiUhiB plperitœ, 
(am. an. br. c.) 

If Herbe de menthe poivrée , 

une p^ie. 
Aloool (30 degrés)* .' , « huit parties. 
Après tfois jours de macération , filtrez, 
(an.) 

:^ Sommités ileniies de menthe poivrée , 
'Quatre oQces. 
Esprit d9' vîn. rectifié. . . deux livres. 
Après «ufiBsante digestion, passez en e<- 
primant, et versez la colature sot 

Herbe fleurie 'de menthe poivrée i 

deux onces. 

Faites encore digérer pendant quelque 
temps, passez en exprimant et filtrez.*(br.) 

:^Haile^de menthe poivrée, 

denk gros. 

Alcool. naê pinte. 

Faites dissoudre, (am. c») 
Excitant. -«Dose, un^à deqz gros. 

TBUrTDEB DB MBlfrKB GEÉPes, 

Tinetuira TMntfuB erUpœ, (an. vm.) 

:^ Herbe de menthe crépue, 

une partie. 
Alcool ( 3Q degrés ). '. ' huit plrties. 
- Filtrez après trois -jours de digestion. 
Excitant. 

TBJBTCEK DB HBKTXB VBETB. 

Tinetura menthtB vifidis. (am. c.) ^ 

:^ Huile de menthe verte, • deux gros. 

Alcool une pinte. 

Faites dissoudre. 

Excitant. 

BDILB DB MBHTHB PAZ IHFOSIOa. ( br. O. S. 

sa. w.) 

^ Herbe de menthe. . . une partie. 
Huile d'olive. . . • huit parties. 
Après quelques jours de digestion , ex- 
primez, (s.) 

:^ Herbe de menthe. . . une partie. 
Huile d'olive. . . . trois parties . 

Laissez digérer pendant quatre jours dans 
un endroit chaud , exprimez , répétez l'opé- 
ration une on deux lois avec ac nouvelle 
'herbe et filtrez, (o.) 



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MENTHE. 



•a. prescrit une partie d'herbe et deux 
d'huile. 

^ Herbe de menthe^ 
Huile d'olive, 
de chaque. . . . parties égales. 
Faîtes cttire doucement jusqu'à consomp- 
tien de rhbixMdîté et esprimes. (br. w.) 
Stomachique , carminatif. 

BDILt BSSIHXIILLB OK MBHTHI. 

Oieum menthœ œtbereum, ^kêrol^itmmen' 
thw. . 

:yHecbé fr«lchede menthe, à volonté. 
Eau de fontaine » quantité sufSsaote. 

Distillez et recueillez l'hufie qui surnage. 
{ am. ams. b. be. éd. fe. fi. g. k>. p. s. su. 
6r. e,} 

fu et li. prescrivent une partie d'heibe et 
trois d'eau; — an. trois d'herbe et dix d'eau ; 
— f. cinq d'herbe et sept d'eau ; — d. une 
d'herbe et six d'eau ; — e. han. o. po. pr. et 
s. une d'herbe et huit d^an;' — ba. une 
d'herbe et oeuf d'eau; — a. une d'herbe et 
douxe d'çau ; — sw, une d'herbe «t quatre 
d'eau. 

:^ Herbe de menthe, vingt-cinq parties. 

Eau. . . soixante et quinze parties. 

Sel de duisine. . .' . trois partiesb 
Distillez. .( br. hc. pa. sa. w. /»û/.) 

:^ Herbe de menthe. . . à volonté. 
Eau distillée de menthe , 

qutfn tité nécessaire . 
Distillez, (wu.) 

On trouve indiqué V Huile de menthe culti- ' 

vie, dans du.; l'HutVtf de menthe verte, dans 

am. g. ào. c. et sw,; VIfuiie de menthe crépue, 

dans a., ams. an. b. ba.br. d. fu. han. o. p. 

po. pr. r. s. w. wu. pid, et »u>.; enfin, VHuile 

, de menthe poivrée , dans a. am. ams. an. b. 

ba. be. d. da.ed.Ci fi. Tu. g.hao.he. li.lo.o. 

*, p. pa. po. pr. s. sa. »u. w. wu. br, c. pid, et sw. 

Dose , aeux à six gouttes. 

OLltO-SUCSB DB MBIITHB POlVa^B. 

Oleo-saecharum menthœ piperitœ, (a. d.han. 
o. pp. pr. w. br. *) 

:^Sucrc blanc une once. 

Uiiilu essentielle de menthe poi- 
vrée huit gouttes. 

.Triturez ensemble, (d. br*,) 
han. o. pp. et pr. prescrivent une demi- 
once de Sucre et douze gouUes d'huile; a. 

un gros de sucre et trois «crains d'huile ; 

w. une once de sucre et seize gouttes d'huile. 

PASTILLBS DB HBHTHB POIVS^B. 

Botulce n, Monuti, s, Traehisci menihœ pipe- 
ritœ, ( a. b*.ba.f. fa. han. he. li. o. s. w.) 

^ Sucre blanc , 



Eau de menthe, de chaque , deux onces. 
Faites cuire jusqu'en consistance d'é- 
lectuaire mou; ajoutez un oléo-socre 
préparé avec 

Suore blanc. . . , quatre onces. 
Huile essentielle de menthe poi- 

^^^ un demi-gros. 

Versez le mélange goutte à goutte sar une 
table de marbre poli, et après la solidifica- 
tion des gq^tles, faites- les sécher pendant 
plusieurs heures, à une douce chaleur, sur un 
tamis, (f.) 

U. et vv. prescrivent qnatone gros et de- 
mi de sucre , un demi-gros et quinze grains 
d'eau de menthe, et an oléo-sucre préparé 
avec un gros et demi de sucre et dix gouttes 
d'huile ; — s. une quantité arbitraire de an- 
cre, un quart environ d'eau de menthe, cl 
une quantité telle d'pléo-sucre, qu'qne masse 
totale de deux livres contienne environ 
deux gros d'huile essentielle ; — o. une dc- 
n|i-livre de sucre , suffisante quantité d'eau 
de menthe, et un oléo-sucre préparé avec 
un demi-gros de sucre et trente gouttes 
d'huile ; — a. une once de sucre , suffisante 
quantité d'eau de menthe, et vingt-quatre 
grains d'huile esk^tielle. . 

^Socre blanc. . . . une demi-livre. 
Eau distillée une once. 

Faites chauffer jusqu'à ce qu'une 
goutte du liquide se solidifie par le re- 
froidissement, et ajoutes à la masse 
demi-refroi()ie 

Hqiie essentielle de menthe, 

un demi-gros. 
Faites des pastiUes. (he.) 

han. prescl'it quatre onces de sacre , quan- 
tité '^suffisante d'eau et tren1e-Mz gouttes 
dliuTle; — ba. parties égales de sucre et 
d'oléo-sucre de menthe, a cuire ensemble, 
en ajoutant un peu d'eau de menthe poivrée. 

:^ Sucre cuit à la plume. . sii onces. 
Foudre d'herbe de menthe poivrée, 

sii gros. 
Mêlez bien. Ajoutez è la masse demi- 
refroidie 

Huile euenlielle de menthe poi- 

^"^^ trente gouttes. 

Faites trente pastilles, (fu.) 

^ Sucre en poudre. • . . une once. 
Huile de menthe poivrée , six gouttes. 
Mucilage de gomme adragant , 

quantité suffisante. 
Faites des trochisques. (fu.) 
fe. prescrit un demi-gros d'huile , six 
onces de sucre et quantité suffisante de 
mucilage de gomme arabique fait avec l'eau 
de menthe. 



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M£]VTH£. 



^IchlhyocoUe un gros. 

^" trois onces. 

Ajoutez à la solution 

OJéo-sucre de ntenthe poivrée, 

une livre. 
PaiUs deH pastilles, (b'.) 

BAU DB MBNTHB CBÉPDB. 

(a. ams. an. b. ba, bc. br. d. du. fe. fi. ban. 
be. li. 6, p. pa. po. pr. r. a, «a. «u. wu. br. 
pid, sw. pm. ) 

^ Herbe fraicbe de menlbe crépue, 

' une partie. 
Bao. . , . quantité suffisante. 
Aprè« vingt-quatre beures de digestion, 
diatillex dix parties, (ams. b. be. tw^) 

d. o. po. et pr. pregcrivent une partie 
d'berbe cl suffisante quantité d'eau ; distil- 
le* dix partie:^ \ -— ban. buit parties d'berbe 
etsaffisante quantité d'eau; distillez vingt- 
qnatrc parties; — fi. et su. quatre parties 
d'berbe cl suffisante quantité d'e-u ; distil- 
lez tix parties ; — p. six parties d'herbe et 
raf&Mote quantité d'eau ; distillez buit par- 
tie»; — fe. et pa. une partie d'herbe et qua- 
tre d'eau ; distillez deux parties ; ~ an. une 
partie dl&erbe et cinq d'eau ; distillez qua- 
tre parties ; — wu. et br. une partie d'herbe 
et six d'eau; dintillez deux parties; — be. r. 
et fid, ane partie d'berbe et buit d'eau ; dis- 
liUex quatre parties ;— a. une partie d'herbe 
et douze d'eau ; distillez quatre parties ; — 
s. une partie d'herbe et quinze d'eau ; distil- 
lez dix parties ; — ba. nne partie d'berbe et 
■ciac d'eau ; distillez quatre parties; — du. 
one livre et dentie d'berbe et suffisante 
quantité d'eau; distillez boit pintes. 

ac Herbe de menthe crépue , une partie. 

£*» quatre parties. 

Distillez la moitié , et cobobez le produit 
sur de nouvelle berbe.'(8a.) 

:^ Herbe fratcbe de menthe crépne, 

dix parties. 

Eau-de-vie. . . une demi-partie. 

pure. • cent soixante parties. 

Distillez quarante parties, (l'm.) 

br. prescrit une nartie d'berbe et qua<re 
de vin blanc; distillez une partie et demie. 

BAV bb MBniB poivrée, (a. am. ams. an. b. 
ba. be. br. d. du. ed«r. fi. fu.g. ban. be. 



U. lo. o. p. 
sv. vm.) 



po. pp. pr.r. s. su. wu. e, pid. 



% Herbe fraîche de menthe poivrée, 

une partie. 

"" quantité suffisante. 

Après Tingt- quatre beures de macéra- 
tion , distillez dix parties. ( ams. b. be. d. 



55 

ana. du. et lo. prescrivent une livre et de- 
mie d herbe, et suffisante quantité d'eau; 
distillez huit partie8;~han. o. po. etpr. une 
partie d herbe et quantité suffisante d'eau ; 
distillez »eptf|arties;-g. une partie d'herbe 
et quantité suffisante d'eau; distillez six par- 
ties ; — fi.el su. deux parties d'herbe et suffi- 
sante quantité d'eau; distillez trois parties;— 
p. trois parties d'herbe et suffisante quantité 
d eau ; distillez quatre parties ; — f. twe par- 
tie d'herbe et quatre d'eau; distillez deux 
parties; ~ an. une partie d'berbe et cinq 
d eau; distillez quatre parties ; —a. br. wu. 
«*/'*«• "ne partie d'berbe et six d'eau; dis- 
tillez deux parties; — be. et. r. une par- 
tie d'berbe et buit d'eau ; distillez quatre 
parties; — s. une partie d'herbe et quinzo 
d eau; distillez dix parties ; — ba. une partie 
d herbe et seize d'eau ; distillez huit parties. 

% Herbe fraîche de menthe poivrée , 

trois parties. 

Renferraez-la dans un sac suspendu au 
milieu d'une cucurbite contenant douze par- 
ties d'eau, de manière qu'il ne puisse pas 
toucher au liquide, et distillez six parties, 
(fu. 11.) ^ 

If Herbe de menthe poivrée, 

_, dix parties. 

liau'de-vie. . . une demi-partie. 

pnre.^ . cent soixante parties. 

DistUlez quarante parties, (wm.) 

éd. et c. prescrivent de mêler une livre 
d'herbe avec assez d'eau pour éviter fem- 
pyreume, de distiller dix livres, et d'ajou- 
ter au produit cinq onces d'eau-de-yie. 

2C01éo-sucre de menthe poivrée, 

un gros. 

Eau distillée huit onces. 

Broyez pour faire dissoudre, (pp.) 

If Huile essentielle de menthe, 

nne partie. 
Sucre , 
Alcool (aa degrés), 

de chaque. . . . trois parties. 

^•" douze cents partie*. 

Faites dis<K>udre. (f.) 
Dose , une à quatre onces. 

BAO DB MBHTHB VBBTB. ( ao^. b*. lo. «0». ) 

If Herbe fleurie de menthe verte , 

trois livres. 

Eau quantité suffisante 

pour éviter l'empyrenme. Après suffisante 
digestion, distillez dix pintes, (am. b*.) 

lo. prescrit une livre et demie d'herbe et 
suffisante quantité d'eau; distillez huit pin- 
tes; — «». une partie d'herbe et suffisante 
quantité d'eau; oistillez dix parties. 

5 



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54 



MENTHE. 



BAC DB HBHTHB 8PIBIT0B08B. 



Esprit de menthe; Aqua menthœ spirituota 
s, vinosa f. atcoholiea, Spiritus menthce. 

Tf. Herbe de menthe fraîche 9 une partie. 
Alcool (ao degrés). . quatre parties. 

Distillez im esprit marquant a8 degrés, 
(an.) 

be. prescrit une partie d'herbe et seize 
d*alcooI; diiAtllez an esprit de 16 degrés; 

br. pa. et w. une partie d'herbe et quatre 

d'alcool; distillez la moitié; — aœs. deux 
parties d'herbe et neuf d'alcool ; distillez ; 

p. une partie et demie d'herbe et dix 

d'alcool ; distillez cinq parties ; — «u». une 

f Partie d'herbe et quatorze d'alcool; distiU 
ez quinze parties; — br. une livre et dix 
onces d'herbe et huit d'alcool ; — fe. une 
partie et demie d'herbe et huit d'alcool ; die- 
tillêz six parties. 

Tf, Herbe fraîche de menthe, 

une partie. 
Alcool (0,910), 

quatre parties et demie. 
Eau. . • • . . . six parties. 
Après vingt-quatre heures de macération , 
distUlez quatre parties, (an.) 

éd. lo. et c. prescrivent une partie et de- 
mie d'herbe , neuf d'cau-de-vie et quantité 
suffisante d'eau; distillez neuf parties; — 
vm, une partie d'herbe, trois d'alcool et six 
d'eau ; distillez deux parties et demie ; — 
han*. o. PO. et pr. une partie d'herbe, une et 
demie d'alcool et suffisante quantité d'eau; 
distillez six parties;— ba. une partie d'herbe, 
deux et demie d'alcool et seize d'eau ; dis- 
tillez huit parties. 

If Herbe fraîche de menthe, une partie. 
Alcool quatre parties. 

Après vingt-quatre heures de digestion , 
distillez presque jusqu'à siccité. Faites ma- 
cérer sur de nouvelle herbe , et distillez une 
seconde fois, (sa.) 

wu. prescrit une livre et demie d'herbe , 
dix d'alcooK et la cohobation du produit sur 
trois onces de nouvelle herbe ; — sw, douze 
parties d'herbe, six d'alcool et deux d'eau; 
distillez six paities, versez le produit, avec 
deux parties d'eau , sur douze d'herbe fraî- 
che , et distillez six parties. 

7f Herbe fraîche de menthe, 

deux livres. 
Alcool , 

Eau, de chaque. . . paVtics égales 
el quantité suffisante pour obtenir huit 
livres de produit. Ajoutez Ji celui-ci 
Eau commune , 

Sucre blauc, de chaque, deux onces. 
Conservez, (ho. pid,) 



If Herbe fleurie de menthe, 

douze parties. 

Alcool (aa degrés), trente-six parties. 

Eau distillée de menthe , 

douze parties. 

Après quatre jours d'infusion , distillez, 
au bain-marie , trente parties, (f.) 

r. prescrit une demi-partie d'herbe, qua- 
tre d'alcool , une d'eau de menthe et vingt- 
quatre heures d'infusion; distillez trois par- 
ties. 

IL Eau de menthe. . . une livre. 

Alcool une once. 

Mêlez. (6r.) 

On trouve indiqué l'Esprit de menthe veric 
dans lo. e. et sw, ; VEspritde menthe crépue 
dans a. ams. an. b. br. f. li. p. r. et sw^; 
V Esprit de menthe poivréedaiBi ams. bd. b.ba. 
br. éd. f. han. he. lo. o. p. pa. po. pr. sa. 
w. wu. br, c. pid, sw, et vm. 

BÀV STOMACHIQOB. 

Aqua stomachica s, menthœ compotita, (w. 
sp.) 

If Herbe fraîche de menthe crépue, 

trois onces. 
Galanga , 
Noix muscade , 

Cannelle. . . de chaque , une once. 
Vîn généreux. , . . huit livret». 

Distillez la moitié, (w.) 

^ Herbe frhtche de menthe , 

vingt-quatre oncps. 

— d'absinthe, trois onQv>. 

— — — de basilic, 

— de pouliot , 

de chaque. . . . deux oncci^. 

de romarin. 

Fleurs de lavande, 

de chaque. . . . deux gros. 

Cannelle une demi-once. 

Girolle, 

Coriandre , de chaque . . un gros. 

Alcool seize onces. 

Eau de menthe. . soixante once«. 
Distillez presque jusqu'à siccitci. {sp.) 
Dose, une demi-once il une once. 

BSPBIT DB MBNTHB^UCBil. 

Potion carminative^ Jutep de menthe, {sa, 
sm, iw, vm.) 

If Esprit de menthe poivrée, 

soixante -quatorze once^. 
Sirop de sucre. . . douze onces. 
Teinture de menthe poivrée, trois gros. 
Filtrez le mélange au bout de quelques 
jours, {vm,) 

IL Eau de tr.enthc . . . siz once». 



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MBRGURB. 



55 



Esprit d« menthe poivrée , 
Sirop de meothe poivrée, 

de chaque .... une ooce. 
Haiie essentielle de menthe, six goattes. 
Sucre. .- . . . une demi-once. 
Môlez. [sm.) 

:^ Eau de menthe. . . huit onces. 
Esprit de menthe, 

ane once et demie. 
Sirop de sucre. . • une demi-once. 
• Mêlez, {sa.) 

sw. prescrit hait onces d'eau de menthe 
Terte, une once de teintuje de menthe et 
autant de sirop de menthe. 
A prendre par cuillerées. 

rOTIOIfSTOMACHIQUB. (<m.) 

X Eau de menthe crépue , 

quatre onces. 

poivrée, 

de cannelle orgée, 

Sirop de têtes de pa?ot , 
de chaque. .... une once. 

rOTlOir ISTISPASMODIQUB. 

Jqua ad tormina infant um, («m. ip, ) 

'jlf Eau de menthe • 
— •— de camomille , 

de chaque. . • . deux onces. 
Sirop de coquelicot, 
de camomille , 

de chaque. . . une demi-once. 

Hélez, {sp.) 

2C Haile essentielle de cannelle , 

deux gouttes. / 

de menthe poivrée, 

trois gouttes. 
Esprit de menthe poivrée , une once. 
Sirop de eui mauve. • . trois onces. 
Eaa distillée de menthe poivrée, 

quatre onces. 
Mêles, (sm.) 
A prendre par cnillerées. 

MERCURE. 

llf-Argent ; Mereurius, Argent um vivum, 
liydrargyrum, Hydrargyrus, 

^'Mektiiher {Al.]\ mtreiaj , qmektîhtr {An.)\ abuk, tihakk 
\Ar.)x rkmj jin [Ch.); ^aeekuh (D.); aiegu* , mmreurio (E. 
P#.); parm^ parak {Ùi Dofc.); kmikzUva lUo.)\ argênto 
rir«. mtertrarh (i.); ratui {Ma.)\ u^mab (P«.); parada, 
rata, tàUa» {Stt.)\ ^fùcktilfter {Su.)\ raiatn (Tarn. T«/-)> 

*. aa. ans. aa. b. ba. be. br. d. du. e. éd. f. Te. ff. 0. fu. g. 
ban. far. D. lo. o. p. po. pp. pr. r. •. mi. w. wtr. c. pa. 

Le mercure fourni par le commerce ne peut 
être appliqué aux oesoius de la médecine 
qu'après avoir été débarrassé des substances 
étrangères qui s'y trouvent mêlées. On l'ap- 
pelle alors Mercure purifié , Mereurius vivut 
dtpuratuM s, rectifieaius , Hydrargyrut purifia 



, catus. Toutes les pharmacopées n'indiquent 
pas la manière de procéder à cette dépuration. 

ba. e. fe. g. ban. o.p. r. su. w. br. pid. et 
tw. prescrivent de distiller le mercure dans 
une cornue communiquant avec un ballon à 
demi rempli d'eau; — û. et he. d'employer 
le même appareil , mais d'introduire dans la 
cornue un mélange de trois livres de métal 
et d'une once de soufre ; — am. ams. éd. 
lo. sa. et r. de broyer six parties de mercure 
avec une de limaille de fer, et de distiller en- 
suite le mélange ; — br. de di^itiller le métal 
krec du sous-carbonatc de potai^se ou de la 
chaux vive , et de le passer ensuite à travers 
une peau de chamois ; — li. de le distiller 
dans un récipient à demi rempli d'eau, puis 
de le laisser digérer pendant douze heures 
dans de l'acide nitrique étendu de trois par- 
ties d'eau , et de le bien laver ensuite ; — g. 
de le distiller simplement. 

s. veut qu'on distille un mélange d'éthiops 
minéral et de chaux vive , à parties égales ; 
— fu. qu'on fasse fondre six onces de soufre 
en canon dans un mortier de fer , qu'on y 
ajoute par parties deux livres de mercure , 
qu'après l'union intime de ces deux substan- 
ces on pulvérise la masse noire qui en résulte, 
qu'on la mêle avec dix-huit onces de chaux 
vive en poudre , qu'on introduise le tout 
dans une cornue., et qu'on reçoive le produit 
dans un ballun k demi plein d'eau ; — e. f. 
fe. po. et 'm. qu'on distille du cinabre avec 
moitié ou parties égales de limaille de fer. 
Ce dernier procédé donne le Mercure revivi^ 
fié du cinabre. 

Pour puriGer le mercure , disent Idt et 
Chevallier , on l'introduit dans une cornue 
de fonte qui en soit remplie aux deux tiers 
seulement , on place ceite cornue dans un 
fourneau recouveit de son dôme, et l'on y 
adapte une alongc en fer, à l'extiémité de 
laquelle se trouve un nouet de linge mouillé, 
dont un bout plonge dans une terrine pleine 
d'eau; l'opération achevée, on décante 
l'eau , on essuie le métal avec du papier 
Joseph , et on le passe à travers une peau 
de chamois. 

Le mercure métallique en masse n'est em- 
ployé que dans un très petit nombre de 
préparations, elles-mêmes peu usitées. Sous 
cette forme, il n'exerce aucune action sur 
l'économie animale , celle exceptée qui res- 
sort de son poids , et c'est à tort que beau- 
coup de personnes le croient un poison. 
Mais sa manière de se comporter devient 
tout autre lorsqu'il est très divisé. Alor^ il se 
montre un des plus puissans stîmulans que 
l'on connaisse, et peut même devenir véné- 
neux , soit par sa quantité , soit par la con- 
tinuité de son action , quoique , dans cette 
dernière circonstance, il ait le plus ordinai- 
rement pour effet de produire une série de 
phénomènes pathologiques qui conduisent 
peai peu le sujet h la mort. . 

3. 



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56 



MERGURK. 



Quoîqa'il soit bien démontré qoele nier- 
cure l'iotrodoit dans le torrent circulatoire 
parla voiederabsorplion, on ignore encore 
si ses effets dépendent d'une action directe 
exercée par lui sur tes organes» dans le tissu 
desquels il serait charrié parle sang, ou s'ils 
tieonentuniquement à la léaction sympa- 
thique des tissus liés par de'* connexions 
nerveuses ou par la similitude de structure 
avec ceux à la surface dcsquelstn rappli^iifl ; 
cependant cette dernière hypothèse sembla 
être jusqu'à présent la plu» probable. Elle 
a en sa faveur la variabilité infinie dus efl'cts 
du mercure selon les circooHlanccs exté- 
rieures, la constitution ou l'élat du sujet , la 
nature delà préparation, la do*e, tt«*.; varia- 
bilité qui fait qu'on l'a rangé à la fois parmi 
les antispasmodiques, les diurétiques, les 
cmménagogues, les excitans, les purgatifs, 
les sialagogucs , les sudorifiqocs , suivant 
qu'on lui voyait activer plu» particiilière- 
ment telle ou telle sécrétion ou excrétion. 

Le mercure a été tourmenté de mille et 
mille manîèrts par les médecins, sur les- 
quels ont encore enrichi les pharmaciens, qui 
indiquent effrctivement un très grand nom- 
bre de médicamens imiAité.4 ou à peu près 
dans la pratique médicale. 

MERCURE MÉTALLIQUE. 

§ I. PnÉPARAHOWS DAWS LESQUELLES 
lVcTION d'v MEBCVBE k'ePT pas MO- 
DIFIEE» AU MOINS d'une MANIERE KO- 

. TABLE, PAB d'aUTRES 81BSTANCBS. 

A. Mercure en nuissc. 

rOTIOn MSICDBIBLLS. 

Poiio niercurii vii i. { b, ) 
7f Mercure purifié , deux à quatre onces. 
Partagea en huit doses, 4 prendre de deux 
i-n c!cux heuicn, dans le volvulu». 

Brera a donné ainsi jusau'âvingtnsix onces 
de mercure i un malade qui ne fut pas 
guérie dit-il , mais soulagé notablement, 

BAU MBRCUaiBLLB KIMPLB. 

AtfU4i merturii vivi eûcla, (fu. br, ) 

2C Mercure deux livres. 

Eau commune. . . quatre livres. 
Faites bouillir pendant deux heures , dans 
un matras, et décantez. 

Anthelmintique.— On l'administre, seule , 
ou sucrée , aux enfans , pour les débarrasser 
des ascarides et des lombrics. 

Dose , une demi-once à trois onces , pour 
les sujets d'uu k hix ans. 

DÉcocTiuN DB MBacoas. 
Derocluni hydmrgyri (wu.) 
:tt Mercure purifié. . .\ • dcuxonctf. 



Eau de tanaisie. . . . une livre. 
Faites bouillir dans un pot de terre 
couvert, en remuant souvent le métal 
avec une baguette ; décantez et ajoutez 
à Teau 

Sirop de fleurs de pêcher , une once. 
Aothelmintique. 

DECOCTION AIITn«LMI«TIQDB DB BOSBHSTBIH. 

Dccoctum anthelminticum Rosensleinii. ( att. 
pid.) 

If Racine de chiendent , Hne demironce. 

Écorce d'orange. . . un demi-gros. 

Cannelle. ... un demi-scrupule. 

Eau de fontaine. . . . huit tivres. 

Faites bobillir jusqu'à consomption 

des trois quarts ; passez et ajoutes 

Mercure deui onces. 

Faites encore bouillir , dans un vase de 
terre, en remuant souvent avec une baguette, 
puis décantez doucement. 

Gonsoiliée dans lis affections vermineuses 
des enfans , i la dose de huit onces jusqu'à 
une livre , seule ou coupée avec du lait. 

bhplItbb roBDAAT.' (bo.) 

:^ Emplâtre diabotauum. . deux onces. 

Suc de morelle. . . . deox gros. 
Broyez avec un jaune d'œuf, et ajoutez 

Amalgame à parties égales de mercure 
et de plomb. . . . deux gro.«. 

Blanc de baleine. . un gros et demi. 

B. Mèrciirc divisé au moyen d'un 
mucilage, 

MUCILACB DB GUMMB ABABIQOB MBBCDlIBI». 

MucUago mercuriatu Picnkii, (s. w. 6r«) 

:^ Mercure purifié un gros. 

Gomme arabique . . . deux gros. 
Eau commune. . . deux cuillerées. 

Agitez le mélange dans un mortier de 
verre , avec un pilon de verre , jusqu'à ce 
que le métal ait disparu, {br.) 

s. etw. prescrivent un gros de mercure, 
une demi-oooe de gomme et sufiisaote quan- 
tité d'eau, ce qui donne un mucilage moins 
chargé de mercure que le précédent, de 
moitié. 

Excitant , que l'action révulsive qu'il 
exerce quelqnelois a fait regarder comme 
débilitant, car on Ta recommandé dans la 
d}senterie inflammatoire et dans quelques 
autres affections phlegmasiques internes. 
On l'a employé aussi à l'extérieur, dans l'u- 
rétrite , l'ophthalmie et l'angine dites véné- 
liennes. On n'en est également servi contre 
It'S ascarides lombricoïdes. A l'intérieur , on 
le donne mêlé, par exemple, avec huit onces 
d'eau de fumeterre et une demi-once de 



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MERCURE. 



37 



•irop , à ia dose d'une ou deux cuillerée:* , 
matin et soir. 

•IBOr DB MKECOBK BT DB COMMB. 

Sirop de mercHre , Sirop mercuriel. Sirop de 
nunure gommcux , Mercure gommeux de 
Pienki Syruptn hydrargyri, Mercuriut 
gammosue PtenkiL (b*. f. fe. fu. bè. li. 
ta,*p, vm.) 

3C Mercure pur un gros. 

Gomme arabique en poudre, 

trois gros. 
Triinrex ensemble jusqu'à extinction; 
ajoatez ensuite 

Sirop de télés de pa?ot, 

une demi-once. 
Triturez de nouveau dans un mortier de 
marbre, pour réduire en mucilage, (b*. f. 
fe.he. li ep^) 

^Mucilage de gomme arabique , 

six gros. 
Mercure un gros. 

Tritorex jasqn'Jieztinction du métal ; ajou.- 
lex 

Sirop de sucre. . . quatre onces, 
et mélrz bien, (fu.) 

3: Mercure un demi -gros. 

"Gomme arabique. . un gros et demi. 

E^iu une cuillerée. 

Triturez jusqu'à czlinctioa du métal. 
Ajoutez ensuire 

Sirop de viole ttes. . . deux onces. 
Eao de fleurs de sureau. . une once. 
Mêlez bien, (sa.) 
2£ Gomme arabique. . . trois gros. 

^» sept gros et demi. 

Faites un mucilage ; ajoutez 
Onguent mercuriel au beurre de cacao , 
un gros et demi. 
Broyez bien le tout ensemble , et incor- 
porez ensuite peu & peu 
Sirop de sucre. .... six onces. 
Gooaervei. (jvm,) 

Eo administrant ce sirop , il faut le doser 
de manière à donner iroisà six ou buit grains 
de mercure par jour. La dernière Formule 
diflère à peine de celle de la préparation 
«tvante. 

■AUIBLIOB MBBCeaiBLLK. 

UaimaU merturiel; Ccnditum hydrargyro- 
tmguinoêum. {tvo. vm.) 

y. Onguent mercuriel au 

beorre de cacao. . . . trois gros. 
Mucilage de gomme arabique , 

<^ six gros. 
Mêles maeJDbJe et faites une émnl- 
*jn , pob tjoaîcM. ptni à peu 



Miel blanc. . • . quatre onces. 
Préparation recommandée dans Turét^ritc 
aiguë suppriméf par l'abus ou l'usage in- 
tempestif des purgatifs.— Dpse, deux à 
quatre cuillerées k café. 

SIBOP MBBCOBIBI. OOMMBOX DB I,AfiHBAO. {fa,) " 

^Mercure un scrupule. 

Gomme arabique. . . . une once. 
Sirop de cblcorée composé , 

suflSsante quantité. 
Triturez dans un mortier de verre , jus- 
qu'à extinction parfaite du métal , et ajou- 
tez 

Sirop de cbicorée composé, 

une once et demie. 

Même mode d'administration que pour le 
précédent. 

MlXTCBB MBBCURIBLLB. 

Pulicn mercurleUo de PUnh; Miwtura mer- 
curii gummosa. (br. p. sa.) 

^ Mercure. ...... un gros. 

Mucilage de gomme adragaot , 

une demi-once. 
Triturez jusqu'à extinction , et ajoutez 

Sirop de sucre. . . . une once. 

Eau distillée huit onces. 

Mêlez bien, (p.) 

^ Mercure un grcs. 

Gomme arabique. . . deux gros. 
Sirop de sucre. . . une demi-once. 
Triturez jusqu'à extinction du métal, et 
ajoutez 

Eau de menthe. ... six onces. 

de genièvre composée, 

une once. 
Mêlez intimement, (sa,) 
^ Gomme arabique. . . trois gros. 
Arrosrzla , dans un mortier de mar- 
bre, avec un peu d'eau, pour qu'elle 
prenne la consistance d'un mucilage ; 
ajoutez- 7 alors 

Mercure un gros. 

Triturez jusqu'à parfaite extinction, 
et ajoutez peu à peu, en broyant tou- 
jours , 

Sirop de kermès. . une demi-once. 
Eau de fumeterre. . . buit onces. 

Mêlez bien, (br.) 

Le mode d'administration a été indiqué 
plus baut, à i'occavion du mucilage mercu- 
rieh 

Scblesinger a indiqué une préparation 
analogue à celle-là , quant au mode d'ac- 
tion, et dont voici la formule {Solutio hy- 
drargyri gummott) : 

^ Mercure dix grains. 



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36 



MERGURB. 



BUnc de baleine. . on demi-gros. 

Jaune d'cruf. n« i. 

Sirop de euimanvc. . . . une once. 
£ao distillée. .... deak onces. 
Mêlez par la trituration, (au.) 

MIXTOll HnCOlIlUl BALSAHIQUg. (br.) 

y Baume de Gopaha, 
Gomme arabique , 
de chaque. ... un demi-gros. 

Mercure un gros. 

Triturez jusqu'à extinction do inétal; 
ajoutez 

Sirop de kermès , 
Eau de fumeterre, 

de chaque deuzonc«B. 

Mêlez bien. 

Gonseilléc particolièrement dans l'uré- 
tritc. 

LAIT MUCUIIBL D« PLZHK. ( b*. «m. ) 

^ Mercure un gros. 

Gomme arabique. . . quatre gros. 
Sirop de tCtes de pavot , 

quantité sufii santé 
pour faire un mucilage. Après a?oir long- 
temps broyé le tout dans un mortier , 
ajoutez-y peu à peu 

Lait de Tache bouillant , 

huit onces. 
Conseillé en lotions dans l'ophthalmie 
dite gonorrhoiqne , en bains dans le phi-~ 
mosis causé par des ulcères sur le gland , et 
en gargarisme dans Tangine appelée syphi- 
litique. 

IRJBCTION MiaCDBTILLB SIMPLI. 

Injectio hydrargyrica simpieoo. («».) 

2C Onguent mercuriel. . . deux gros. 
Mucilage de gomme arabique , 

une demironce. 
Triturez ensemble, et faites une émuU 
sion ; ajoutez ensuite peu à peu il celle-ci 

Eau trois onces. 

Duos rorétrite chronique. ~ On en injecte 
deux gros quatre fois par jour. 

INJBCTIOH MBBCDKIBLLB DB PLBRK. 

Tnjeetio mereurialis Plcnhii. (sp,) 

7f Mercnre un gros. 

Gomme arabique. . . trois gros. 

Sirop de tCtcs de paTOt, 

une demi- once. 
Triturez jusqu'à extinction, et ajoutez 

Eau de fontaine. . . dou^e onces. 

de rue deux onces. 

Conseillée dans la gonoirbée et les fleurs 
blanches habituelles. 
Hofeland a proposé une injection analo- 



ffue» mais plus simple , que l'on prépare de 
fa manière suiranto : 

^Mercure un gros. 

Gomme arabiq;ue , une demi-once. 
Sirop d'opium , suffisante quintité. 
Broyez le mercure avec la gomme » en 
ajoutant peu à peu le sirop, jusqu'à ce que le 
tout soit réduit en mucilage, {au,) 

GABGABISIU MBBCDBIBL DB PLB5K. 

Gargarisma mereuriaie PtenklL (*/>.) 

:^ Mercure un demi-gros. 

Gomme arabique^ . . trois gros. 
Sirop de tètes de pavot, 

une demi-once. 
Mercure doux. . . . nix grains. 
Triturez jusqu'à extinction ; ajoutez 
Décoction d'une demi-oqpe d'herbe 
de clématite droite dans Teau , 

▼ingt-six onces. 

Miel rosar une once. 

Essence de myrrhe. . . un gros. 
Préconisé dans les angines et les ozènes 
qu'on appelle syphilitiques. 

PASTILLBS DB LAGITBAC. 

PatlilUs de mercure taecharin, {ca,) 

:^ Sucre en poudre. • . dix onces. 

Mercure deux onces. 

Gomme arabique. . . une once. 

Vanille un gros. 

Faites, suivant l'art, cent soixante-seize 
pastilles, don t chacune contient deux grains 
de mercure. 

TBOCHISQrSS DB IIBBCDBB CACCHAaiR. (sy.) 

If Mercure une once. 

Sucre candi deux onces. 

Triturez avec quelques gouttes d'eao , 
jusqu'à parfaite extinction du métal; ajou- 
tez 

Mucilage dégomme arabique, 

quantité «uÂisantp, 
et faites des trochisques de six grains , 
qu'on aromatise au besoin avec quelques 
gouttes d'huile essentielle de genièvre ou 
de fleuis d'oranger. 

FILDtX!» MBBCDBfBLLBS DB PLBRX. 

Pilulœ mtreurlalet PlenkU s. hydrarffyri 
gummosœ, (an. be. au^, vtrf,) 

If Mercure eommeux. . une partie. 
Mie de pain. . une partie et demie. 
Miel blanc. . quantité suffisante 
pour faire une masse pilulaire. (vmS) 

j^ Mercure un gros. 

Gomme arabique, 

Miel , de chaq^ue. . . . deux gros. 

Poudre de règiîffc. . une demi-once. 



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MERG 
Faites des piloles de trois graios. (au,) 

X Mercure ao scmpule. 

Amidon un gros. 

Mucilage de gooime arabique, 

quantité suffisante. 
Triturez jusqu'à parfaite extinction, ajou- 
tez 

Poudre de réglisse, 

quantité suffisante , 
ti faites une masse divisible en vingt pi- 
lules. (*y.) 

2C Mercure un gros. 

Gomme arabique en pondre , 

trois gros. 
Sirop d^ rhubarbe, 

quantité suffisante. 
Triturez dans un mortier de marbre jus- 
qu'à parfaite extinction du métal, et ajou- 
tez 

Mie de pain blanc, une denvi-once. 
Faites une masse pilulaire. (ao. be. } 

nUTL» MnCDBlILLBS DB FLBHK COMPOSliBS. 

Pilules antisypkilUiques de Plenk.{î. fe. àr. ca. 
pie» vm, ) 
X Mercure gommeux. . . trois parties. 
' Extrait de cigui». . . une partie. 
Foudre de réglisse, 

suffisante quantité 
pour faire une masse pilulaire. ( vm. ) 
Mercure. . .... un gros. 

Gomme arabique. . . six gros. 
Triturez jusqu'à extinction du métal, et 
ajoutez 

Extrait de ciguë. ... un gros. 

Faites des pilules de deux grains, (f. fe. 
Lr. ta, pic, ) 
Dose, quatre à six pilules. 

C. Mercure divisé au moyen de sub- 
stances sucrées, 

■BBCUBB SICCHIBIB OC SlCCHABATk. 

Sucre antkebninUque , Sucre mereuriel. Su» 
cre de mercure; /Ethiops iaceltaralut , 
Ihdrargyram saccharalum , Mcreuriits tac- 
ekaraiuê , Oxydum hydrargyri sacchara- 
tamj Saeeharam mereuiru vermifugum, 
[t. fe. fu. ban. li. sa. -vru. ca. tp, vm,) 

:^ Mercure une partie. 

Sucre blanc. . . . deux parties. 
Triturez ensemble jusqu'à extinction par- , 
faîte du métal, (han. sa. sp. vm,) 

fu. li. et M. prescrirent du sucre candi 
jaune. 

X Mercm« une partie. 

Sucre blanc. . . . deux parties. 
Eau. . . . quantité suffisante 
pour faire une pàtc moUc, qu'on triture 



URE. 



•>9 



ensuite jusqu'à parfaite extinction du mé- 
tal, (e.) 

:2f Mercure, 
Sucre blanc, 

de chaque. . . une demi-once. 
Huile essentielle de tanaisie , 

vingt-six gouttes. 
Triturez jusqu'à extinction totale, (wu.) 



:^ gerçure. 
Sucre blanc, 
de cbaque. 
Crème de tartre. 



une de mi- on ce. 
. deux scrupules. 
Triturez jusqu'à parfaite extinction du 
métal, (fe.) 

Cette préparation est conseillée chez les 
enfans et les sujets délicats atteints de 
maladies .vénériennes. — On la donne dans 
du chocolat ou dans du café. 

MIBL IIBIGOBIBL. 

Miel hydrargyrè; Met hydrargyratum. (b*. 
«o. sy.) 
2f. Mercure , 
Miel despumé, 

de chaque une once. 

Triturez ensemble jusqu'à eztinction. 

POTIOR CALHIKTB d'iNOBY. (ctt.) 

:^ Eau de fleurs d'oranger , deiix onces. 

de roses , 

Sirop de tôtes de pavot , 

de chaque uoe once. 

Mercure. six gros. 

Eteignez le mercure dans le sirop, et 
mêlez ensuite la masse avec les eaux. 

Conseillée dans la cardialgie , la gastro- 
dynie et les vomisRemens spasmodiques. 
Dose 9 une cuillerée matin et soir. 

BOLS BLBOS. 

Boli cœrulèi, (au, e, ta,) 

% Mercure. ..... dix grains. 

Conserve de roses. . . un scrupule. 
Triturez jusqu'à extinction. 

BOLS OB MBBGDBB GLYGYBHHIZ^. 

Boli e mereurio glycyrrhizate. (au, sy.) 

:^ Mercure dix grains. 

Extrait de réglisse mou , uu scrupule. 
Triturez jusqu'à extinction. 

PILULBS BLKUBS. 

Pitulm hydrargyri. (am. b*. du.ed. g. h. su. 
br. c. ca. e. ra. vm. ) 
:^ Mercure, 
Conserve de cynorrhodon , 

de chaque un gros. 

Triturez jusqu'à extinction , et faites , 
avec la poudre de réglisse , trente-six pilules 
égales, [ra,) 



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MERCURE. 



g. prescrit une partie de mercare et deux 
de conierre de roses. 

^Mercure, 

Conserve de roses, de chuqa^ un gros. 
Triturei jusqu'à extinction , avec un 
peu de mucilage de gomme arabique ; 
ajoutez 

Amidon en poudre. . . deux onces. 
Et faites quarante-huit pilulen. (ed.«6r. ea, 
e, vm.) 

^ Mercure deux gros. 

Gonsenre de roses. . . . trois gros. 
Eteignez le mercure , et ajoutes 

Poudre de réglisse. ... un gros. 
Pour faire une masse pilnlaire. (am. b*. 
du. lo. br, c, ) 

Jf Mercure , 
Conserve de roses, 

de chaque deux gros. 

Sucre blanc un gros. 

Après l'extinction du métal, ajoutes 
Poudre d'amidon , 
— - — de suc de réglisse , 
de chaque. ... un demi-gros. 

Eau une petite quantité. 

Faites deux cent quatre-vingt-huit pilu- 
les, (su.) 

La première formule donne des pilules 
contenant chacune deux grains de mercure; 
celles de la seconde en contîfnnenl un et 
demi , et celles de la dernière un demi-grain 
seulement. 

V1I.CLBS 01 HBIOOEI MIELLÉ, (e.) 

:^ Mercure, 

Miel, de chaque. . . . une once. 
Après l'extinction du métal, ajoutez 

Mie de pain blanc fraîche, deux once«, 
et faites une masse pilnlaire. 

If Mercure deux onces. 

Miel .... deux onces et demie. 
Triturez jusqu'à extinction ; ajoutez 

Poudre de réglisse , 

une once et demie, 
et faites une masse pilulairv. 

FiLULis DB Miacuas OLYCTiEHizi. (p. sy. } 

^ Mercure , 

Miel , de chaque .... une once. 

Extrait do. ré.<^ine . . . deui onces. 
Faites une masse pilulaire. (sy. } 

2^ Mercure, 

Extrait de réglisse, 

de chaque huit parties. 

Poudre de réglisse. . . une partie. 
Faites une masse pilnlaire* (sy. ) 



p. prescrit deux parties de mercure , deux 
d'extrait et use de poudre. 

roooas vmhifoos. 
PhIvîm anthelminiicut, (wu.) 

:jC Racine de jalap. . une demi -once. 

de valériane , 

de fougère mâle , 

Mercure SHCcharin , 

de chaque deux gros. 

Sulfate de fer desséché, 

deux scrupules. 
Oléo-sucre de tanaiste , 

une demi-once. 

Faites une poudre très fine. 

D. Mercure divisé an moyen de sub- 
stances terreuses, 

MJlCOll ALCALISi. 

yElhiops alcadsatus, Mercurîus aieaiUatus f. 
eum creta. ( du. fu. lo. w. wu. pid,) 

^Mercure trois parties. 

Craie préparée. . . . cinq parties. 

Triturez jusqu'à parfaite extinction du 
métal, (lo.) 

fu. w. wu. et pid, prescrivent les yeux 
d'écrevisse préparés , en place de craie ; les 
proportions sont les mêmes dans w. ; mais 
fu. wu. et pid. veulent qu'on prenne une 
partie de mercure et deux d'yeux d'écre- 
visse. 

:jf Mercure , 
Manne, de chaque. . . une once. 
Craie préparée . . une demi-once. 

Triturez le mercure avec la manne et 
(quelques gouttes d'eau, jusqu'à parfaite ex- 
tmction ; ajoutez un gros de manne , en tri- 
turant toujours; quand le mélange est par- 
fait, versez sur fa masse une pinte d'eau; 
laissez reposer pendant quelque temps, et 
décantez le liauide; répétez deux fois le la- 
vage ; mêlez le sédiment encore humide 
avec le reste de la craie , et faites sécher le 
tout sur du papier Joseph, (du. ) 

MBaCOBI AVBC LA miguésib. 

Mereariut alcaiitatut s. eum magnetiu. (du. 
H.) 

^Mercure une demi-once. 

Magnésie blanche. . . . une unce. 

Triturez jusqu'à parfaite extinction du 
métal, (li.) 

du. indique la même poudre que pour la 
préparation du mercure alcalisé. 

Cfette préparation et la précédente sont 
des meilleures ou'on puisse employer, 
quand on se décide à administrer le mer- 
cnre métnlliqoe. 



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MERCURE. 



4i 



■ou «IBCUlItLS. (m.) 



ZMcrcorealcaliié. . . uo demi-gros. 
Cooserve de roses . . un scrupule. 
Sirop de sacre. . quantité soffisaote. 

TOPIQUa OiTBBSIF. (6o.) 

^Mercure, 
Craie blanche , 

de chaque. . . une demi -once. 
Après TeitinctioD du métal , ajoutez 

Miel rosat deux onces. 

Fouqvet employait cette préparation pour 
tcacfaer les ulcères Téoèriens. 

LiQosoa aiiaoLUTi?!. (sm.) 

SCMeicare. un demi-gros. 

' Chaux yive. deux gros. 

Trilorez jusqu'à extinction complète, 
et introdnisea le mélange dans une 
benteiUe pleine d'eau qui tient en dÎB- 
lofaitioo 

Saron gris quatre gros. - 

Cette liqueur passe pour un puisfcant ré- 
Jolatif, dans les tumeurs froides et indolen- 
tes, notamment dans les engoigemens de la 
tbjroftde. — On la fait chauffer et on en'imbibe 
dû compresses. 

E. Mercure dwisé au moyen de corps 
gras et résineux. 

iVBCTioa ■YoaABcrao-TtfateiiiTHiBéa. 
Injtciio hydrarg-^rO'ltrebinihinata (»w*.*) 

^Mercnre, 

Térébenthine , de chaque , deux gros. 
Triturez pendant une heure, et ajou- 
t» ensuite 

Axonge un demi-gros. 

Faites une cmulsion a? ec 
Mucilage de gomme arabique, 

deux gros. 

Eau trois onces: 

Conseillée dans les écoulcmens opiniâtres 
:•« l'nrftre. — On en introduit deux gros , 
trois fiMS par jour. 

riLCLas »B MBacvaB •sÈMÉMKnmmt, (s»*. JJ.) 

If Mercure quatre parties. 

Térébenthine. . . • une partie. 
Après l'cxtincdun da métal, faites une 
' ainisiun avec 

Mocilage épais de gomme arabique , 
deux parties. 
Ajoutex ensuite 
Biscoif polvérisé , quantité suffisante, 
et laites des piluJea de cinq grains.f sw*.) 

2:tfercnrei une once. 



Térébenthine de Venise , 

un gros et demi. 
Éteignes lé métal* en ajoutant au be- 
soin quelques gouttes d'essence de téré • 
bentbioe , et avec 

Poudre de réglisse, quantité suffisante» 
faites quatre-yingts pilules, (sy,) 

iVD*, prescrit encore deux gros de mer- 
cure, autant de térébe>ktbine , et, après 
Textinction , suffisante quantité d'un mé- 
lange, à parties égales, de poudre de réglisse 
et de racine de guimauve. 

PILULBS MSBCDBIBLLBS. (fe. pU,) 

^Mereure. une once. 

Térébenthine. . quantité suffisante 
pour éteindre le métal ; ajoutez 
Foudre de suocin, 

de régti;)se , 

de rhaque. . deux gros. 
Sirop de guimauve , 

quantité suffiiante, 
et Ibîtesdvs pilules de quatre grains, {pie,) 

If Mercuie u^e onoe. 

Baume de la Mecque , 

une once et demie. 
Triturez jusqu'à extinction du métal, 
et incorporez arec 

MaD^ de pilules d'opium , on gros. 
Faites une ma^^c pilulaire. (fe.) 
Dose, huit à douze grains. 

URGOBilT MBHCCaiBL. 

Unguentum mercuriale s. hydrargyri s, Nea- 
politanum,(».aitD. ams.an. b. ba.be.br. 

d. du. e. cd. fe. ff. fi. fd. g. han. be, li. lo» 
o. p. po. pp. pr. r. s. sa. su. w. wu. b, br, 

e. ca, pid, ru, sp, tu>. sy» vm, ) 

. L'extinction du mercure étant une opé- 
ration longue et pénible, on a proposé, pour 
hi rendre plus prompte, divers moyens qui 
peuvent ôtn* réduits à sept , savoir : 

1* L'addition de la térébenthine ; 

a* Celle d'un peu d'onguent mercuriel 
ancien ; 

3* Celle d'une petite quantité de graisse, 
oxigénée. 

4* Procédé de Dufilho, Introduisez le mer- 
cure dans une fiole à fond convexe ot pointu ; 
remplissez celle-ci d'eau pure à moitié ; agi*. 
tez-Ia pendant quelque temps, en tenant 
l'ouverture bouchée avec le pouce ; laissez 
les globulei se déposer, décantez l'eau, et 
versez le mercure sur la graisse ; vingt mi- 
nutes suffisent alors pour l'éteindre. Bom- 
pois avait recours, d'après Fée, à un pro-> 
cédé analogue , qui consiste à introduire , 
dans une bouteille d'un litre, huit onces de 
mercure et six onces d'axonge liquéfiée 
ayec deux onces d'huile d'olive ; à bouchée 



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4a 



MBRGUBE. 



la bouteille, à l'asher Jusqu'à ce que le 
mélaDgc ait acquit Ta consistance de la mé^ 
lasse ; à verser alors le tout daqs un mortier, 
et à le triturcrfortement pendant une demi- 
heure. 

5* Procédé de Dumetnil. Mettez dans un 
mortier quatre ooces de misse , une livre 
de mercure et une onoe' d'huile d'amandes 
douces ; un quart d'heure d'agitation légère 
suffit pour Taire disparaître entièrement le 
métal. 

6« Procédé de Planche, Triturez le mercure 
avec de l'huile d'œurs , et ajoutez ensuite la 
graisse, comme à l'ordinaire. 

7» Procédé de Hemandée, Faites chauffer 
le mortier, pourfondre la graisse; ajoutez le 
mercure, et triturez jusqu'au refroidissement 
complet. Le dispensaire de Hdkse indique 
déjà une méthode analogue : faites fondre la 
graisse au feu , puis retirez-la ; ajoutez-y le 
mercure quand ello commence à se refroi- 
dir , et triturez. 

Sous le point de vue médical, peu im- 

J»orte quel procédé le pharmacien suit. Il 
àut seulement se rappeler que la pommade 
ancienne, la térébenlnine et la graisse oxi- 

f^uée communiquent une odeur désagréable 
l'onguent, et que celui dans lequel entre 
la térébenthine laisse un enduit malpropre 
sur la peau. 

^ En outre , l'onguent rauce , comme il l'est 
si souvent, est suietà déterminer des inflam- 
mations érysipélateuses à la peau, qal ne 
nuisent pas , à la vérité , aux effets généraux 
qu'on attend de loi , puisque , loin de là , 
on a même remarqué que plus il est ancien 
plu» il est efficace , mais qui suscitent 
quelquefois des embarras et des désagré- 
mcns. 

Ce qui intéresse bien autrement le mé- 
decin , c'est la connaissance dçs proportions 
respectives du mercure et de son excipient. 
Or ces proportions varient presqu'à l'infini. 
Plusieurs pharmacopées n'en donnentqo'une 
seule , tandis que d'autres en indiquent deux 
et jusqu'à trois. Assez généralement, mais 

{)as toujours, cependant, les onguens 
es moins chargés de mercure prennent le 
nom d'Onguent gris. Quant au terme d'On- 
guent napolitain , il est également employé 
f>our désigner les uns et les autres, quoiqu'à 
a rigueur il dût <ître réservé pour ceux qui 
contiennent le moins de mercure. 

Les recherches faites par les pharmaciens 
modernes sur les moyens les plus efficaces 
pour atténuer le mercure et l'incorporer 
dan« la graisse , rendant inutile tout ce qu'on 
avait fait autrefois à ce sujet, nous passe- 
rons sous silence les procédés opératoires 
indiqués dans les diverses pharmacopées, 
et nous nous bornerons à faire connsdtre la 
cnmposiliun de l'onguent ou des onguens 
mcrcuricls qui s'y trouvent mentionnéii. 
Sous ce point de vue , on peut établir dix 



divisions, d'après le rapport du mercure 
aux corps gras qui lui servent d'excipient. 
En e^t il est à ces substances, 

I* Dans la proportion d'un à an. 

Une once de mercure et une onccd'axon- 
ge de porc préparée et lavée, (an. ba. be. 
du. f. ff. g. hc. b, br. ca, ra. sp.) 
* Deux onces de mercure, une once d'axon- 
ge de porc et une once de suif de bouc, 
(fi. su.) 

Deux livres de mercure , vingt-trois onces 
d'axonge et une once de suif de mouton 
(lo.) ; — une livre de mercure , neuf onces 
d'axonge et trois onces de suif, (fe.) 

Quatre onces de mercure, trois onces et 
demie d'axonge et une demi-once d'onguent 
mercuriel. (tw,) 

Deux onces de mercure, une demi-once 
de soif de mouton, et une once et demie de 
beurre de cacao, {sy,) 

Cette dernière pommade est un peu plua 
forte que celles qui précédent, comme aussi 
celle que prescrit vm.: mercure, seize par- 
ties, onguent mercuriel , une partie. 

Les suivantes , au contraire , sont un pea 
plus faibles : 

Mçreure ,-une partie ; térébenthine , quan - 
tité indéterminée, mais suffisante pour étein- 
dre le métal , axonge une partie, (sa.) 

Mercure, trois parties; suif, une partie ; 
axonge, trois parties, (am. c. ) 

Mercure, une once; huile d'œofs récente, 
vingt gouttes ; beurre de cacao liquéfié 
dans un peu d'huile d'amandes douces , 
une once. (f*. et ea, ) 

Qe procédé, dû à Planche, donne une 
pommadoKi 'une odeur fort agréable, et qui, 
bien que plus consistante que Tonguent or- 
dinaire, s'étend cependant arec facilité sur 
la peau. On met le mercure et l'huile d'œufs 
dans un petit mortier de marbre très évasé , 
et on les triture pendant un quait d'heure ; 
d'autre part , on échauffe un mortier do 

Sorcelaine et son pilon , et on y met le beurre 
e oacao; aussitôt qu'il est liquéfié, on 
ajoute le mercure divisé par l'huile d'œufs , 
et l'on triture pendant une demi- heure , en 
entretenant le mortier oasez chaud pour 

3uele beurre conserve une certaine liqui> 
ité; alors on laisse refroidir graduellement 
le mortier, en continuant la tiituration pen- 
dant un quart d'heure encore. 

2" Dans la proportion d'un d deux. 
Une partie de mercure et deux d'axonge. 
(du. e. 10. r. s. sw,) 

Une livre de mercure , huit onces de suir 
de mouton , seize onces d'aionge de pure 
et un gros d'huile de citron (han. po. pr.); — 
une partie de mercure, une de suif de mou» 
ton et une d'axonge. ( cd. ) Cette phar- 
macopée indiaue aussi deux autres onguens 
dans lesquels il entre le double et le triple 
de mercure. — Douze parties de mercure, 
huit de suif de mouton et seize d'axonge 



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MERCURE. 



45 



>.pp.) ; — une demi-once de mercure, deux 
zros ne toif de mouton et deux onces 
d axongc (fa.) ; — troi» parties de roei-cure, 
•ieox de toif de mouton et quatre d'axongc 
ba.];~une demi-livre de mercure, autant 
âe soif et une livre et demie d*axonge. 
(am«.) 

i^utre onces de mercure, une once et 
demie de térébenthine , dix onces d*axonge 
àr porc, et an gros dîiuile essentielle de 
larandc. (br. iv.) 

3* Dans la proportion de deuaa à cinq. 

Quatre parties de mercure , assez de té- 
rrbrnthine pour l'éteindre, et dix parties 
«^axonge. (s.) 

4* Dans la proportion d'un d irois. 

Une partie de mercure précipité du pro- 
txUoTure par la chaux et trois d'axonge 
fam.ed. r.) ; -^ deux onces de mercure, cinq 
pr» de térébenthine, cinq onces d'a«ouge 
etoa demi-gros d'huile d'oUve {pid.) ;^une 
once de mercure , une demi-once de térében- 
tluB« et trois onces d'axonge. (wu.) 

5* Dans la proportion d'an à quatre, 

Tn^ once de mercure , une once de suif 
*^t trois onces d'axonge (d. p.*) ; — trois onces 
de Dcrcure , une demi-once de térébenthine 
et noe litre de cérat citrin (a.); — deux par- 
ij«9 de mercure , une de graisse oxigénée , 
fix d'axonge et une d'huile, (b. be.) 

6* Dans la proportion de deux à neuf. 

Quatre onces de mercure , deux de téré-^ 
Ifutiûae et seise d'axonge. (ban. li») 

7* Dans la proportion d'an à six, 

Coe once de mercure, et six d'axonge (g. 
*»•!; — deux parties de mercure, une de 
t^nbenthine et douze d'axonge. (vm.) 

Ici 9C range l'onguent mercuriel nritius de 

.. préparé avec une partie de l'onguent 

'^inaim et deux d'axonge. 

^ Dans la proportion d'un d huit, 

Une once de pommade mercurielle et 
ttis d'axonge. (f. flf.) 

9* Dans la proportion d'im à diœ. 

Trois onces d'ooguent mercuriel et une 
ufre d'axonge. (an.) 

10* Dans la proportion d'un à teite, 

Vne partie d'onguent mercuriel et trois 
•faxonge. (éd.) 

Si à ces Taiiationft nombreuses , reçues au- 
, %T^kai , on ajoute t6ntes celles que le temps 
a plongées dans l'oubli , il sera facile de voir 
- mbien on doit apporter de circonspection 
» la lecture des traités sur les maladies vé- 
.-/iennes , anciens et modernes , lorsqu'on 
•Mt en tirer des déductions relatives au mer- 

ii> considéré comme moyen curatif de ces 
ra!ad*e«. Aujourd'hui, lorsqu'on emploie 
> l'onguent préparé avec parties égales de 
••«-rrnre et de graisse , c'est généralement 
v^n demi-gros à on gros que l'on consacre A 

ttacDce des friclions, lorsque celles-ci ont 

'n toos les jours , et un gros à deux, quand 
• lits se fmC tous les deux jours seulement. 



Il est rare qu'on dépasse celte quantité, et 
presque toujours dangereux de le faire. 

ciisAT maciiaiXL. (ra,) 

:^ Onguent mercuriel. . quatre onces. 

Gérât simple dix onces. 

Mêlez en triturant. 

Consacré spécialement an pansement des 
ulcères vénériens. 

POMMIDX HimCDEIBLLS OXloiHil. (vm.) 

^Onguent mercuriel. . une partie. 
Pommade oxigénée. . deux parties. 

Faites liquéfier la pommade à une douce 
chaleur, et, au moment où elle va se figer, 
incorparez-y l'onguent. 

ONOOBXT DIOBSTIF MBBCDBIBL. (fA.) 

:jC Onguent mercuriel. 
Digestif simple* 
de chaque. . . . quatre onces. 

Mêlez par le broiement. 
Conseillé poar le pansement des ulcères vé- 
nériens atoniques. 

BADMB MXBCUBIBL UB PLBRX. 

BaUamum mercuriale Ftenkii, (ep.) 

:^ Mercure deux gros. 

Térébenthine un gros. 

Triturez jusqu'à extinction du métal, et 
ajoutez 

Axonge de porc six grotf. 

fiaumc d'Arceus. . . . neuf gros. 
Mercure doux. . vingt-trois grains. 
Plenk vantait cette préparation pour le 
pansement des ulcèrei vénériens. 

- onceBHT AHTiAaraaiTiQOB. (5»*.) 

2C Onguent mercuriel. . . . un gros. 

— — ; d'althsea. . . trois gros. 

Mêlez. 

On conseille de frotter le soir les parties 
aflectées de la goutte avec un gros de cet on- 
guent , que l'on dit aussi convenir dans l'hé- 
patite chronique, en frictions sur la région 
hépatique , après qu'il y a été ajouté un de- 
mi-gros de' camphre. 

POMMIDB MBBCDBIBLLB DB SilfCHBZ. (sm.) 

:^ Mercure quatre onces. 

MieldeNarbonne. . . quatre gros. 
Après l'extinction du métal, ajoutez 

Camphre en poudre. . quatre gros. 

Beurre de cacao. . . huit onces. 
Triturez pendant soixanté^et dix heures. 
En frictions. — Dose , depuis deux gros 
jusqu'à une once. 

e. indique «Qssi un onguent mercuriel 



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44 



MERCURE. 



camphré préparé avec Dne odcc d*ongucnt 
simple et un gros de camphre. 

piLDLSS d'oroubut HraCDiiiL. (f*. ra.) 

^Onguent mercuriel. . . UDeonce. 
Amidon ou Poudre de racine de goi- 
mauve. . . quantité sufELsantc 
pour Faire une pâle homogène, (t*.) 

ra. prescrit de faire, avec deux gro% d'on- 
guenC et suffisante quantité de poudre de 
réglisse, une masse divisible en cent qua- 
rante-^quatre pilules. 

piLDLBS DB stfoiLLOT. ( bo, ca pie. ra» j 

:^ Onguent mercuriel. . trois onces. 
Savon médicinal. . . deux^onces. 
Amidon ou Poudre de réglisse , 

ane once. 
Faites des pilules de quatre à six grains. 
Lagneau a modifié ainsi cette for- 
mule: 

Onguent mercnriel au beurre de 

oacao. . . . une demi-oace. 
Sucre en poudre. . . deux gros. 
Mucilage de gomme arabique. 

quantité suffisante 
'pour faire une masse divisible en cent 
quarante-quatre pilules, et à laquelle on 
peut ajouter deux ou trois gros de savon. 

On a prodigué, dans ces derniers temps , 
de grands éloges à ces pilules et aux précé- 
dentes. Tel est le sort , en mécfecine , ae toOt 
ce qui porte le cachet de la nouveauté. Ces 
pilules sont une préparation dégoûtante, 
moins toutefois d après la formule de La- 
gneau que suivant les deux autres. Maiss 
c'est surtout à caus^ de la variabilité de 
l'onguent mercnriel qu'on doit Jes rejeter, 
car il est absurde , lorsqu'on prescrit un mé- 
dicament aussi énergique que le mercure , 
de ne pas le doser avec asdes de précision 
pour être certjin de la quantité réelle qu'en 
prend le malade. Les pastilles de Lagneau , 
ou les pilules de Pieux , mentionnées plus 
haut , sont infiniment préférables , sous le 
rapport de la propreté et de la sécurité ; on 

f>uurrait, au besoin, rendre les secondes 
égèrement purgatives en y ajoutant du sa- 
▼on. 

ONOUl.lTtCOHTaK LES POUX. 

Unguentttm pedicuhrum s. sabadiilœ cum 
xntrcurh t, de staphysagria. ( br. ban. o. 
pa. 891. yf.sp.) 

Jf Mercure. . . ane once et demie. 
Axooge de porc, une livre et demie. 
Apiès l'extinction do métal, ajoutez 
au mélange 

Staphysaigrc pulvérisée, quatre onces. 
Mêles bien, (sa.) 

If Mercure deux onces. 



Térébenthine une once. 

Triturez jusqu'à l'extinction du mé- 
tal, et ajoutez 

Axonge de porc. . . trois livrcM. 
^^i^e de laurier. • une demi-livre-. 
Poudre fie cévadiile. . deux onceii. 

1 — de racine d'ellébore noir, 

une once. 
Mélexiolimemeot. (o.) 
If Onguent mercnriel , dix4init oncus. 
Poudre de cévadiile , 

de staphysaigre , 

de chaque. . . • denx onces. 

— d'ellébore blanc, une once. 

. neuf onces. 
. . une once. 



trois onces, 
dans l'eau , 



trois livres 



Huile de laurier. 

de lavande. 

Mêlez, (tp.) 
If Savon de Venise. 
Après l'avoir dissous 
faites' cuire la solution avec 
• Axonge de porc, 
jusqu'à consomption de l'humidité ; 9 joutez 
alors 

Huile de laurier. . ' . . six onces. 
Poudre de scioencep de staphysai- 
gre deux onces. 

— de racine d'elléboro blanc , 

une once. 
■ Mercure trituié jusqu'à extinction 
avec une once do térébenthine , 

deux onces. 

■ Mêlez avec soin. (br. hbn. pa.w. ) 

BMPlAtBB OO POMMIOB OB lOCK. (vffl.) 

If Meicure troii parties. 

Térébenthine, . . • une partie. 
Triturez jusqu'à extinction , el ajou- 
tez peu à peu 

Suif de mouton. . . . une partie, 
puis un mélange de 

Térébenthine. . '. . une partie. 
Blanc de baleine, 

une partie et demie. 

Cire jauns cinq parties, 

fondus ensemble et à dçini figés. 

BMPLÀTBÎI llBBCUaiBL. 

Emplâtre de mereum composé; Bmplaslrunt 
ex hydrargyro s. hydrargyn $. hydrargyri^ 
cum M. mercuriale t. mercuriale re*otvens. 
1* Sans plomb, (ba. fu. li. p. s*} 

^ Mercure trois parties. 

Térébenthine. . . • une partie. 
Broyez jusqu'à extinction du métal, 

puis triturez, jusqu'à parfait refroidis^ 

sèment, avec un mélange liquéfié el 

demi-refroidi de 

Suif de mouton , 

denx parties et demie. 



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MBRG 

Cire jftQDe , ciaq parties et demie. 

Consenrez* (ba.) 

Tf. Hercore éleiot avec an tien de té- 
rébenlhÎDe six parties. 

Triturez-le ayec uo mélaDge fondu et 
DOQ cacote refroidi de 

Cire jaune dix parties. 

Blaoc de baleine. . . trois parties. 
Suif de moutoo • • . deux parties. 

MèlfX.(80 

^Emplâtre de clre« . « . une livre. 
Herciire éteint dans une once de 
térébenthine. . . • troi«oacea. 
Mêlez par h trituration. (IT. ) 
fa. et p.preacrÎTent une partie de mercure 
Hriot arec la térébenthine et seize parties 
d'cnpUtre de ciguë ou autre. 

>■ Atcc do plomb, (am- ams. an. b. be. d. 
dd. e. éd. fe. fi. he. lo. pa. r. su. w. wu. 

21 EmpUtre simple. . . . une livre. 

laite«-le fondre doucement, et ajou- 
tfi.y 

Onguent mercuriel. . trois onces. 

Mêlez exactement, (fe.) 

2: Hercore trois onces. 

Huile soufrée une once. 

Tritorez jusqu'à extinction ; ajoutez 
tuaite peu & peu ^ 

EapUtre diachylon simple fondu, • 
une livre. 
Mêlez bien. (lo. 6.c«) 

2 He/cure trois parties. 

Poil-résine » 

Huile d*olive , de chaque , 

une partie. 
Faites fondre ensemble ces deux der- 
S'iesiabslances , et a? ant que le mé- 
ao{!e toit refroidi, ajoutex-y le mercure, 
paU triturez jusqu'à extinction du mé* 
i«i ; Tenez ensuite peu à peu 

Emplâtre diachylon simple fondu, 

six parties , 
t mêlez en remuant toujours, (am. b. 

2 Mercure quatre onces. 

Térébenthine de Venise , 

une demi-once. 
Tritoicx jnsqu'à extinction , et ajou- 
'i peu à peu 

Emplâtre diachylon simple fondu, 

douze onces. 
Mêlez par la tritoration. (dd.) 

iw. tt pid. preacniyent trois ooccs de raer- 
"•n,aataDt de térébenthine et une livre 



URE. 45 

d'emplâtre; — r, trois onces de mercure, 
une once et demiede térébenthine et une 
livre d'emplâtre ; — sw, huit onces de mer- 
cure , trois gros de térébenthine et une li- 
vre d'emplâtre ; — d. et wu. une once et 
demie de mercure éteint dans la térében- 
tbioe et une livre d'emplâtre. 

:^ Mercure. . • . . . trois onces. 
Axonge de porc, une once et demie. 
Suif de mouton. une demi-once. 

Triturez jusqu'à extinction du mé- 
tal, et ajeutez peu à peu vm mélange 
liquéfié de 

Emplâtre diachylon simple, 

une livre« 

Cire jaune trois onces . 

Mêlez bien, (ams.) 

^ Mercure quatre onces. 

Ooguent mercuriel. 
Térébenthine de Venise, ^ 

de chaque une once. 

Triturez jusqu'à extinction du iiaètal, 
puis ajoutez un mélange fondu de 
Emplâtre diachylon gommé , 

une livre. 
Cire jaune une once. 

Mêlez dans un mortier légèrement échauf* 
fé. (an. be.) 

^ Mercnre. ..... une once. 

Térébenthine commune, trois gros. 
Après l'extinction du/nétal, ajoutez 

Emplâtre (fiachylon simple, 

daux onces. 
Cire jaune. . . . une demi-onee, 
fondus ensemble. ( fi. su. ) 

han. o. po. et pr. prescrivçnt huit onces 
de mercurt', quatre onces de térébenthine, 
deux livres d'emplâtre et une demi-livre de 
cire. 

:^ Mercure. . . . .* douze parties, 
Térébcnthioe de Venise , 

trois parties. 

Après l'extinction du métal, tritnrex 
avec 

Styrax liquide. . . . deux parties^ 
puis ajoutez 

lluile de laurier, 

une partie et demie.' 
Mettes le mortier dans de l'eau chaude, 
et ajoutex peu à peu 

Emplâtre diachylon simple, 

quarante- huit parties. 

Cire jaune trois parties , 

fondus et bieu mClés ensemble, (vm,) 

ftii*. prescrit vingt onces de mercure, 
cinq de térébenthine, trois de styrax, deux 



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46 



MERCURE. 



et demie d'huile de Unrier > soixante et dix 
d'emplâtre et une et demie de cire. 

"if. Mercure une livre. 

Térébenthine. . . quatre onces. 
Tritures jusqu'à extinction , et ajou- 
tez 

Emplâtre de Vigo fondu , 

six lirres et huit onces. 

Mêlez bien, (e.) 

■w. prescrit d'ajouter à la formule pour 
l'emplâtre de Vlgo simple, une onee et de- 
mie de mercure éteint aans la térébenthine; 
— ip. une once; — pa» quatre onces. 

Of Mercure trois onces. 

Térébenthine. . une once et demie. 

Au métal éteint, ajoutez 
Emplâtre diabotanum fondu , 

une livre, 
et mêlez bien, (e.) 

Cet emplâtre excitaut passe pour être ré- 
solutif et fondant. On l'applique sur les tu- 
meurs indolentes produites par le gonfle- 
ment des glandes lymphatiques. Len varia- 
tions nombreuses qu il présente dans la 
quantité proportionnelle de mercure qu'il 
renferme, suât moins importantes que 
celles qui ont lieu à l'égard de l'onguent , 
mais ne peuvent cependant pas non p^s 
être sans influence sur sa manière d'agir. 
L'avant-dernière formule donne le célèbre 
Emptâtre de Vigo cufti mercurio, qui ne dif- 
fère des autres que parcequ'il est infini- 
ment plus compliqué, et d'après cela même 
beaucoup moins actif, le mercure s'y trou- 
vant pour ainsti dire étoufi'é par un assem- 
blage monstrueux de drogues disparates. 

BOOGIIS HIICCIIBLLBS. (vm.) 

2C Emplâtre mercuriel fondu , 

trois parties. 
Cire jaune fondue. . une partie. 
Mêlez bien tnseroble, et faiter des bou- 
gies. 

■MPLÂTEI DB MKaCOlB BT DB GOMMB AMMO- 
IIUQUB. 

Emplâtre mercuriel gommé. Emplâtre am- 
moniaco-mercuriel; Emplastrum ammoniaci 
s, de ammoniaco eum mercurio» 

1» Sans plomb, (du. lo. br» e. ca, tp, vm») 

OL Mercure trois onces. ^ 

Térébenthine deux gros. 

Après l'extinclion du métal, ajoutez 
Gomme ammoniaque fondue, 

une livre. 

Mêle2 bien, (du.) 

^Mercure. trois onces. 

Baume de soufre de Ruland , un gros. 



Triturez jusqu'à extindlion du métal y 
et ajoutez 

Gomme ammoniaque fondue, 

une livre. 
Mêlez, (lo br, e, ca.) 

vm, prescrit neuf parties de mercure » 
une de baume et trente-six de gomme. 

:^ Mercure trois onces. 

Baume de soufre de Ruland , un gros. 
Après l'extinction du métal , ajoutez 

Gomme ammoniaque fondue, 

.dotize onces. 

Térébenthine. . . . trois onces. 
Mêlez» (sp.) 
a« Avec du plomb, (br. f. ff. sa. w.) 

If, Mercure. ..... huit onces. 

Térébenthine de Venise , une once. 
^ Styrax liquide. . . une demi-once. 
Triturez jusqu'à ce que le métal soit 
éteint , et ajoutez 

Emplâtre diachylon simple, une livre , 
préalablement fondu et mêlé aveo 
Gomme ammoniaque en pondre « 

une demi-litre. 
Mêlez bien. (br. sa. w.) 

^ Mercure, 

trois cent quatre-vingts parties. 
Térébenthine pure, 

soixante-quatre parties. 
Styrax liquide , 

cent quatre-vingt-douze parties. 
Triturez dans un mortier de fer jus- 
qu'à extinction du métal. Alors 

If Emplâtre diachylon simple , 

deux cent cinquante parties. 
Cire jaune. 
Poix-résine , de chaque , 

quatre-vlngt-qnatre parties. 
Faites fondre le tout ensemble , et 
quand le mélange est demi-refroidi , 
ajoutez-y un mélange de 

Poudre de gomme ammoniaque , 

.^ de bdellium , 

— . d'oliban, 

de myrrhe, 

de chaque. . . . vingt parties» 
puis 

Poudre de safran. . douze parties , 
enfin le mercure éteint; mêlez intime- 
ment , et avant l'entier refroidissement , 
ajoutez encore 

Huile essentielle de lavande « 

huit parties. 
Conservez, (f.) 

^ Mercure, quatre-vingt-quinze paxties. 



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MERGURB. 



Styrax Bqaide , quarante-huH parties. 
Trîtnrez jusqu'à extinction. Faites 
fuodie à part et ensemble 

EmpUtre diachylon simple » 

trois cent douze parties. 

Grc jaune seize parties. 

Ajootez au mélange , 
Têrébenthioe pure, 
Poix-rèiine , de chaque » seize parties. 
Gomme ammoniaque ^ 
Oliban, 

lljnbe 9 de chaque. . cinq parties. 
Incorporez ensuite 
Poudre de safran. . trois parties , 
pais ia masse mercurielle déjà préparée. 

LfPS obserrations qui ont été faites au sujet 
de l'emplâtre mercuriel , s'appliquent éga- 
looeat à celui-ci. 

larLixaB coaras us iubors ▼JtariEiBas. 
EmplûMtrum ad bubones vûnereot, 

X Mercnre deux gros. 

Fleurs de aoufre. . . deux onces. 
Après l'extinction du métal , ajoutez 
Acétate de plomb cristallisé-, 

trois gros. 
Mêlez exactement, puis incorporez 
■aos UQ mélange fondu et demi-re- 
■'i adi de 

Emplâtre de gomme ammonia- 
que, 

de mélilot , 

de cumin , 

de galbanum, 

de sagapenum , 

de chaque. . . une demi'-onçe. 

■«piÂTaz ariaoujTir dis quatei fohdahs. ( f. 
h* ea,) 

2: Emplâtre mercuriel, 

diachylon gommé , 

de cigaë, 

de savon , 

de chaque. . . . parties égales. 

Faîtes fondre ensemble, et mêlez intime- 

'-... qui supprime Templâtre de savon, 
• eue cette formule sous le nom d'Emptas- 
.« rtsolvens compotitum, 
Eicitant, fondant, maturatif. 

CBVLiTaZ 91 liaaCVBB AVZG LA CIGOB. 

-»^i'ia*trum kydrargyri cum conlo #. rewlvens 
eum mereurio, (dd.) 

]c£mpUt(c de mercure , 

de ciguë» 

de chaque. . . une demi-once. 

Malaxes ensemble. 



aMPLlTaB OB IfBBCOBB AVBC Là. CIGOB BT 

l'opiuh. 

Empiastrum hydrargyri cum amio et opio. 

(dd-) 

If Emplâtre de mercure avec la ciguë , 

une once. 
Opium en poudre. . .un demi-gros. 
Mêlez intimement. , 

AZOIIGB AHTfPSÛBIQDB. (vtn.) 

Tf. Oxide puce de plomb , 

onze parties et demie. 

Mercure dix-neuf parties. 

Triturez ensemble, en ajoutant quel- 
ques gouttes d'eau. Après l'extinction , 
laissez sécher la masse , pois incorpo- 
rez4a dans 

Axonge de poro , trente-huit parties. 

OIIGDBHT HORDIFIANT OB STAHL. 

Onguentum mundificans\StahUL (w. 9p.) 
^Mercure, 

Plomb , de chaque. . . une once. 
Faites fondre le plomb , ajoutez-y le 
mercure , et quand Tamaigame est fait, 
triturez-le avec 

Tripoli une once. 

Mêlez bien ensuite la poudre avec 

Onguent blanc camphré , huit onces. 
Recommandé dans les affections psorl- 
ques de la peau , celles surtout qui sont sè- 
ches et prurigineuses. 

bmplItbb EiisoLUTip. {sm^) 

:jC Emplâtre de Vigo cum merc^rio^ 

une once. 

de ciguë avec la 

gomme ammoniaque i quatre gros. 

Mercure trente grains* 

Minium deux gros. 

Styrax liquide . .quantité suffisante. 
Faites du tout un emplâtre. 

§ ii. pbépâbàtioivs dans lesquelles 
l'àgtio5 du meecubb est plus ou 
moins modifiée pab d*ât)tees sfb* 

STANCES. 

A. Par de l* ammoniaque. 

SAVOn MBBCOBIBL VOLATIL. 

Linimeni mtrcuriel ammoniacal, {ra. vm.) 

^Onguent mercuriel . . une partie. 

Ammoniaque liquide concentrée , 

— deux parties. 
Broyez ensemble, dans un mortier, ctcon- 
seryez dans un bocal bien bouché. ( vm, ) 

2^0ngaent mercuriel (à patries égales), 

uo gros. 



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& 



MBUGURK 



AmmoDiaquc liquide, > 

de chaoue un gro». 

Huile d'olive une ooce. 

Broyés ensemble, (ra. ) 
- Excitant, conseillé en factions , povr fa- 
voriser la résolution deit buhoos vénériens. 

•LIHIMKRT MKBCOaiBL IMMOKIACÀL CA-MPHEi. 

Limmn^um hydrargyri, ( lo. â, ) 
r^OugDeot meicuriel (à parties égales), 
AxoDge préparée, 
de chaque. . » . ^quatre ooce«. 

Camphre une once. . 

Alcool (o,83&), une petite quantité. 
Ammoniaque liquide, quatre onces. 
Tritures le camphre avec Talcooi, puis 
avec la graisse et rongueut , et «joutei en- 
floite l'ongueot peu à peu. 

B. Par de Varsenic. 

iTHIOPS OBPIllllITAI.. 

/Ethiops auripigmenlatU, (br.) 

:^ Mercure une partie. 

Orpiment ..... deux parties. 

Triturez Jusqu'à parfaite extinction du 
métal. 

C. Par du camphre. 

FOMiiADi MiacoaiiLLs cam^baAi. 

Vnguentum m«revrialc camphoratum s. ad 
blennonhagiam cordtUum, (6. br, ty, ) 

^Mercure, 

Azonge de porc , 
• de chaque. ' • . • . une partie. 

Triturez ensemble jusqu'à extinction du 
métal, et ajoutes une demi-once de cam- 
phre ponr deux onces du mélange, (br.) 

iy, pjrcscrit seulement une demi-once de 
camphre par once d'onguent gris; — b, par- 
ties égales d*onguent double et de camphre. 

Conseillée en frictions le long de l'urètre, 
•dans l'urétrite cordée. 

POHMADK MBacuaiiLLa sAvoniravsit. 
JJnguMnium retoivêiu, {ty, > 

:^ Onguent gris une ooce. 

Savon noir deux (rros. 

Camphre un gros. 

'Triturez ensemble. 

'Conseillée dans les périosloses et les en- 
^rgemens de Tépididymc. 

D. Par du fer, 

BTHIOPS OBAPBITIQUB. 

■^thiopt graphiticus. Graphitée hydrargyra- 
tut, (b*. ta, vm,) 

S^Mercure une partie. 

' Graphite en poudre. . deux parties. 

Tritures jusqu'à extinction parfaite du 
métal. 



Cette préparation a été préconisée contre 
les dartres. — Dose, nnc dizaine de grain:». 

ÉLIXIB ABTIBBaPiTIQfm. 

Eieetuarium retotvent tmtUterpelhitm- (b,) 

I^Éthiops graphitique. . • deux gros. 

Rhubarbe nn demi-gro». 

Extrait de ehioorée, une demi-oncé. 

Miel despumé. , quantité suffisante. 
M^lez. 

E, Par de V opium. 

LlRIUlIfT USaOUBIBL OPIACt. 

Uniment antivénérien* i*^') 

:|C Onguent mercuriel (à parties éga- 
les). . . . . quatre scrupules. 
Huile d'amandes douces, deux ouces* 
Laudanum liquide de Sjdenham , 

un gros. 
Mêlez bien. 

Conseillé dans les ulcérations très inflam- 
matoires du gland , en bains , ou en injec- 
tions, suivant l'état du prépuce, deux: on 
t(X>is foid par jour. 

POMMADB MBafloaiBUB Of lACÉB. ( 6. ra, ) 

^Ongctent«iercurn^L . • dix grains. 
Opium un grain. 

Mêlez. (6.) 

2£ Pommade mcrcorielle, 
Cérat opiacé, 

de chaque. . . . parties égales. 
Mêlez bien, ^ra.) 

Chauisier prescrit souvQnt deux ou trois 
frictions par jour, sur l'abdomen, avec on 

nde cette dernière pommade , vtrê la fin 
I péritonite , comme un moyen propre 
à favoriser la terminaison de la phlegmasie. 

OBGDBRT MBBCCElBjb OPIACÉ, (ril.) 

:^ Onguent mercuriel (à parties éga- 
le» )# . .... . quatre onces. 

Opium brut pulvérisé, .deux onces. 
Conseillé dans le pansement des ulcères 
vénériens qui occasion eut de vives doir^ 
leurs. 

F. Par des substances purgatives. 

SOGBB MBBCDBIBL COMPOSÉ. 

Saceharum mercuriale compotitum, ( br. ) 

:^ Mercure une demî-once. 

Sucre blanc deux onces. 

Après l'ex^nction parfaite du métal, 
ajoutez 

Poudre de racine de jalap , 

une demi-once 
et mêles bien. 



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UBRCORB. 



49 



riLOLBi PfTEGATIf BS. (•. ) 

If. MaiM de pilalet bleaes « on fcrupale* 
Poudre d'aloès. . vingt-cioq grains. 
Faitoi quinze pihilea. — Dose, une tontes 
les d«i»x heures. 

riLOLlS Dl BJILLOSTI. 

3Î Mercure. . quatre-vin§l-seixe parties. 
MielbbtDC, 

deux cent cinquante parties. 
Tritures jusqu'à ce que le métal soit 
étrÎBt, et ajoutes 

Poudre d'agaric blanc , 

d*«loè« soccotrin , 

de.chaqae. . . . seize parties. 

de fcam&onëc , 

soixante-quatre parties. 

• de poirre blanc, douze parties. 

Roules les pilules dans une poudre Faite 
STec pat Itps égales de méchoacan et de jalap 
épuisé par l'alcool. ( f*. V*. ) 

Telle €»t la véritable Formule de ces pi- 
lâtes, célèbres à la fois comme antisyphdi- 
tiqnes et comme porgaiÎTes. Ellrs ont été 
Dodifiées d'un grand nombre de manières 
diferrnCes, ^t de li sont résultées une foule 
de pilules dites mercurittUci , napolitminet , 
mttwènérUmnet, que nous réuni^sons dans 
cet article , parcequ'elles offrent tontes du 
■ercore associe à des substances purgati- 
ves , et oe difi^rent que par le choix ou la 
do>e de celles-ci. 

Tf. Mercure « quatre parties. 

MieL . • . • quarante parties. 
Tiitnrez jusqu'à extinctioD, et ajoutez 
AIoés aoccotrin , 

rie blanc, de chaque, huit parties. 



Agaric 
ifâeîs. 



Caaoelle , de chaque. . une partie. 
Faites des pilules de trois grains. ( ff. ) 
Cette formule se rapproche de celle de 
Beiloate. La suivante est une modification , 
due à Lémerj , des fameuses pilules de Bar- 
herooase, sur lesquelles on sait que celles de 
BcUosIc furent calquées : 

X Mercore six gros. 

Térébenthine. . quantité suffisante 
pour èteiodre le métal. Ajoutez 

Poadfe d'aloèff 'six gros. 

d 'aga rie blanc, une demi-once . 

de rhubsrbe. . , un gros. 

Pattes «oe masse pîlulaire. ( #^. ) 
X Mercure 9 
' Téffèbeathine de ¥enise , 

de efaaque une once. 

Triturez jusqu'à extinction du métal, 
«t ajoutez 



Rhubarbe, 

Jâlap ea poadre, de chaque, une once. 



Miel dépuré. quantité suffisante 

pour faire une masse pilulaire. ( fe» ) 

^ Mercure , 

Scammonép,decbaque. . une once. 
Cr^me de tartre , 
Résine de jalap , 
Rhubarbe, 

de chaque. . . . une demî-once. 
Sirop de sucre, quantité suffisante. 

Éteignez le mercure avec le tartre et un 
peu de sirop, ajoutez le reste, et faites des 
pilules de quatre grains, (g.) 

On peut encore rapprocher des pilules de 
Belloste les suivantes, appelées Pilults mer- 
eur telles purgailueê : 

^Mercure quatre parties. 

Miel. . . . quantité suffisante 
pour éteindre le métal. Ajoutez 
Poudre de cannelle , , 
de macii, 

de chaque. ' . . . . une partie. 

d'aloè*, 

de scammonée, 

dechaqoe .... huit parties. 
Miel quantité suffisante 

f>our faire une ma^se divisible en pl- 
uies de quatre grains, (f. vm,) 

Les Pilules napolitaines , dont voici la for- 
mule , en sont également ttès voisines : 

:^Mercure. 4 six gros. 

Miel de Narbonne, 

quantité suffisante 
pour éteindre le métal. Ajoutes 

Poudre d'aloès soccotrin, quatre gros. 

— de rhubarbe. . . trois gros. 

de scammonée . .deux gros. 

d'agaric blanc . . un gros. 

de sassafras, 

de cannelle , 

de macis, 

de chaque ua scrapule. 

Mêlez bien. (m. pie.) 
Baume a corrigé la forarale de Belloste 
de la manière suivante : 
:^ Mercure, 

Crème de tartre, de chaque, une once. 
Triturez avec un peu de miel, jusqu'à 
extinction du SBétal, et ajoutas 
Poudre de scammonée, 

de jalap , 

de chaque une once* 

Miel despuroé, quantité suffisante 
pour faire une masse pilulaire. (an. sp,) 

ra, prescrit trois onces de mercure , dix 
graios de crème de tartre, trois gros de 
hcammooée, autant de jaiap et soffisaute 
quantité de sirop ; — vm. qiiatre parties de 
nercnre , deux de crème de tartre, assez de 
sirop de sucre pour éteindre le métal, une 

4 



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So 



MBBGURE. 



partie de ^mm« arabique 9 quatre de falap, 
quatre de scammonée, et assez de sirop pour ' 
l'aire une masse pilulaire. 
If. Mercure , 
Scammonée, de cbaqac, uoe once. 
Sucre . ^ • . . . . deux gros. 
Triturez jusqu'à extinction du métal, 
nn humectant avec un peu de vin blanc, 
et ajoutez 

Poudre de jalap .... une once. 
Mâlez bien, {au') 

If Mercure deux gros. 

Térébenthine de Venise , 

quantité suffisante 
pour éteindre le métal. Ajoutes 
Poudre de scammonée , 

de jalap , 

de gommegutte, 

de chaque deux gros. 

Sirop de nerprun , 

quantité suffisante, 
et faites une masse pilulaire. («a.) 

:^ Mercure. deux onces. 

Manne en larmes . • . une once. 
Poudre de jalap . . . quatre onces. 
Térébenthine , 
Fleurs de soufre , 
Gomme-gutte pulvérisée, 

de chaque deux gros. 

Sirop de nerprun, quantité suffisante 
pour faire une masse divisible en pilules de 
quatre grains, (ca,) 

:^ Mercure une demi-once. 

Mucilage de gomme arabique , ' 

une once. 
Triturez jusqu'à parfaite extinction , 
«t ajoutez 

Extrait de bois de gayac , 
Poudre d'aloès soccotrin , 

de jalap, 

de chaque . . . une demi-once. 
Sirop de rhubarbe , 

quantité suffisante 
pour faire une masse homogène, («a. ) 

:^ Mercure une once. 

Sucre blanc . . . une demi-once. 
Triturez jusqu'à parfaite extinction 
du métal , en arrosant avec suffisante 
qiuintité d'oxymel. Ajoutes enniite peu 
à peu 

Pondre de scammonée , 

de jalap , 

de chaque une once. 

Oxymel. • . . suffisante quantité, 
et sur la fin 

Nitrate de potaase. ... un gros. 

Camphre six grains. 

Faites des pilules de dix grains, {pie, ) 
Il est faeMe de concevoir que la dose ne 
peut être la même pour toutes ces pilules. 



Elle varie en raison de l'énergie des purga- 
tifs qui entrent dans leur composition. Celle, 
des pilules de Lémery e«t d'un gros, et ccUe 
des pilules de fiaumé d'un demi-gr^. 

PILDLIS COIfTll IM TM'Slk, (6o.) • 

:^ Mercure. . . une once et demie. 
Axonge de porc. . . . uoe once. 
Après rextinction du métal , ajoutez 
Poudre d'aloès soccotrin , 

quantité suffisante 
pour faire une masse divisible en pilules de 
quatre grains. 

piLULBs conrai la gouoibbéb. (60. /)i«.) 
:^,Éthiops minéral, *une once el demie. 
Poudre de rhubarbe, 

de myrrhe , 

de chaque deux gros. 

Sirop de chicorée composé , 

quantité suffisante. 
Faites des pilules de six grains. 
Barbeyrac les faisait prendre le matin » 
deux fuifr par semaine, pendant deux ou 
trois mois. 

povDaR vBaMiFVGB MxacvBiXLLB. (f. hsm.) 
^Éthiops minéral. 
Poudre de racine de jalap., 

de chaque un gros. 

de valériane sau- 
vage deux gros. 

Mêlez, (ham.) . 

:^Éthiops minéral , 
Poudre cornachine , 
de chaque. . . parties égale». 
Triturez ensemble dans un mortier, (f.) 

PII.qLB8 AHTI8CBOFULBTJSB8. 

Pilules contre Us scrofules. Pilules ifoacide 
d'antimoine et de sulfure de mercure, (f.) 
"Jf Étbiops minéral , 
Poudre de scammonée , 

de chaque. . . . deux onces. 
Oxide blanc d'antimoine , 
Cloportes préparés , 
Savon amygdalin , 

de chaque trois gros. 

Extrait de réglisse , ou Sirop des 
cinq racines. . quantité suffisante. 
Faites des pilules de quatre grains. 

TABLBTTBS AITTSBIJIIJITIQDBS. (fu.) 

Jf Éthiops antimonial , 

Poudre de racine de jalap, 

de chaque trois gros. 

de fleurs de tanaisie,uneoocc. 

* de cannelle. . . deux gros. 

Sucre blanc , cuit avec quatre onces 
d'eau jusqu'à la consistance re- 
quise pour faire des tablettes, 

huit onces. 



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MEBGURE. 



5i 



Faites des tablettes. — Dose, un à six 
gros. 

OPIAT APlaiTir ST poacATi». {ùo,) 

^élhiops minéral. . one demi-once. 
Élcctiiaire lénitif. . . . une once. 
Poudre de séné , * 

de rliubarK^ , 

dejalap, 

— de cloportes, ^ 

dechaque deux gros. 

de scamroonée. . un gros. 

de sulfate de magnésie , 

une demi-once. 
Sirop drs cinq racines, 

quantité suffisante. 
Cooseillé danrf les obstructions du bss- 
Ti'Qtre et lliydropiaie. — Dose, un gros le 
matin, i jeou. 

G. Par du quinquina. 

liaCXVAiaa ANTHBUIlilTIQOB Dl RBISTSa. 

( br. ea. tp. ) 

2: Mercure une demi-once. 

' G<imme arabique. . . . une once. 

Eau quantité suffisante. 

Triturez jusqu'à ce que le métal soit 
parfaitement éteint dans le mucilage, 
]«is ajoatex 

Quinquina en poudre très fine, 

•' une once. 

Sirop de menthe, suffisante quantité 
p tnr df>nner au mélange la cousis tance d'un 
•^lectaaire mou. 
La dose varie selon l'âge. Ordinairement 
nen doune une cuillerée à café matin et 
•^if. 

H. Par du soufre, 

Atviops maisAL, 
iaifurë woir de mereure ; ^thiopt miaeraiU, 
iuiphmrtium hydrargyri nigrum s. tim' 
picx, Uyérargyrus tuiphuraius ni^er s, 
atm taiphure , Hydrargyrum iulphuratum 
nigram, Mercurius cum sulpbure, Pulvis 
hfpm^ticus, jEthiopt narcoticut. ( a. am. 
aiDs. ao. b. ba. be. br. d. du. e. éd. f. fe. 
han. lo. o. pa. po. pr. r. s. sa« su. w. wu. 
frr. c pm. sp. vm,) 

2: Mercure, 

' Fleurs de soufre la? ées , 

de chaque. . • . parties égales. 

Tritures dans un mortier de marbre , arec 
u fûloo de Terre , jusqu'à ce que le métal 
•'.d (.arfaxtement éteint , et le«tout con?erti 
*x une pondre bien noire. ( am. ams. an. b. 
yr. d. du. éd. fe. han. lo. o. p. po. pr. s. 

an. prescrit d*ajoaler un peu d eau , pour 
b- ititer la triluratiuo. 
I>e9fu«rheM proposé d'arroser le mélange. 



pendant l'opération, avec de l'hydrosulfate 
de potasse , et Geiger aTcc de l'hydrosulfate 
d'ammoniaque. 

:f Mercure deux parties. 

Fleurs de soufre lavées. . une partie. 
Procédez de même que ci-dessus, (a. e. f. 
r. br*. tp.) 

Il existe encore d'antres variantes pour 
les proportions. Ainsi , br. pa. et w. prescri- 
vent trois parties de mercure et deux de sou- 
fre; — sa. deux parties de mercure et une 
et demie de soufre. 

vm. admet quatre éthiops, auxquels il 
donne des dénominations spéciales , savoir: 
1 o VEfhiops minéral ou Sulfure trituré de mer^ 
cure, qui se prépare en tinturant ensemble , 
dans un mortier de marbre, avec un large 
pilon, et pendant un quart d'heure , une 
partie et demie de soufre en canon et dix- 
neuf de mercure ; 3« ï'Ethiopt minéral de 
Harris, pour lequel, après avoir pris du mer- 
cure et du soufre, de chaque à volonté, on 
triture le premier avec un douzième du se- 
cond, jusqu'à parfaite extinction, après quoi 
l'on ajoute un autre douzième , puis le reste 
du soufre , par degrés ; 3« VEthiop» minerai 
oaoidnléf ou Sulfure de mercure à oxidule, que 
l'on obtient en triturant ensemble une par- 
tie et demie de soufre en canon , neuf et 
demie de mercare et dix et un quart d'ojcide 
rouge de mercure; 4* enfin, VEthicp» miné- 
ral trituré double^ ou Sursulfure de mercure, 
3 ni exige qu'on triture ensemble neuf parties 
e mercure et une et demie de soufre en 
canon. 

L'éthiops minéral n'est pas une combinai- 
son de mercure et de soufre, comme on l'a 
cru pendant long-temps ; c'est un simple mé* 
lange de ces deux corps. Martius l'a préparé 
en assujettissant une bouteille contenant le 
mélange de soufre et de mercure au méca- 
nisme d'un moulin à scier , de manière que 
f>endant quinze jours la bouteille suivit tous 
es mouvemeni de la machine. 

Excitant, antisyphilitique, anthclmintt- 
que, qu'on n'administre jamais seul.* 

PODbaa AHTisraoïiBcsa. (sm.) 

If Éthiops minéral. • . quatre gros. 
Yeux d'écrevisse préparés, 

deux onces. 
Poudre de succtn. • • une once. 
Mêlez, et partagez en soixante-quatre do- 
ses égales. — On en prend d'abord une , puis 
ck»ix , par jour , délayées dans un verre d eau 
sucrée. 

POUOBB VBaMIPUOB. 

Pulvis contra vermet, {tp.) 
If Éthiops minéral. . * . deux gros. 
Poudre de mousse de Corse , 

une dcmÎHince. 



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5a 



MERCURE. 



Huile et$eotieU« d'abaînthe , 

UD demi-scrupuie. 
FiiIIer conseillait cette poudre chez les 
enians; il en donnait, matin et soir, ce qo'on 
poa?ait saisir avec la pointe d'un coateao : 
singulière manière d'indiquer la dose, qui 
doit être telle que Tenfant consomme deux 
k quatre grains au plus d'éthiops, à chaque 
prise. 

PASTIIXIS VB4M1P0GBS. 

Hdulœ contra vtrmu. (fe. w.) 
If Éthiops minéral , 

Semen contra , 
- Mousse de Corse , 
Cannelle , 

dechaquf*. . . deux scrupules. 
Sucre blanc dissous dans l'eau de 
roses, et cuit en consistance 
requise pour faire de tablettes , 

quatre onces. 
Faîtes des pasttllps. (w.i 

'if Chocolat quinze onces. 

Éthiops minéral. ... six gros. 

Se m en contra une once. 

Faites soixante et douze pastilles. (Ce.) 
opiAT ▼saMiFDGa. (pis.) 

^^Éthiops minéral , 

Semences de millepertuis , 

de rue, 

d'absinthe, 

de tanaisie, 

de chaque. . . une demi-once. 
Sirop d'absinthe, 

suffisante quantité. 

Chirac en donnait un demi-gros le matin , 
et autant le soir; U faisait boif% ensuite une 
décoction de racine de fougère m Aie. 

ÉLKGTOAIEB ALT^EAIIT. (ta, »W.) 

7f Éthiops minéral , 
Résine de gayac , 

de chaque. . . une demi-once. 
Pulpe de pruneaux. . . uneooce. 
Sirop simple. . quantité ssffisante. 
Conseillé dans la gale et antres mabdies 
cutanées. — Do»e, un gros, deux fois par 
jour. 

OaeVSRT MOHDIf lAHT. ( WU. ) 

:^ Éthiops ninèral. . . . une once. 
Axonge de porc. . . trois onces. 
Mêlez par là trituration. 

oacoiivT imiOPiQiia. 
(htguûmt mêteuriêi soufré ; OngttMÎiom s su/* 
phure hydtargyrato, (no*, tm.) 
:Jf Fleurs de soufre lavées. • une partie. 
Onguent mercurlel. • deux parties. 
Broyez «nsemble pendant long-temps, et 
afoutcz peu à peu 

Axonge de porc. . . quinze parties. 



Mêlez bien, (vm.} 

tw*, prescrit une partie de«soufie, denx 
d'onguent et deux d axonge. 
Utile, en frictions, dans la gale. 

OROUXirT ABTIPSOBIQIFX. (SV*.) 

:^ Éthiops minéral. . . . . une once. 
Savon vert. • . . une demî-once. 
Mêlez par la trituration^ et ajoutez 

Cérat camphré. • une onc«? et demie. 
Conseillé dans la gale opinifttre. — Comme 
les deux précédens, il demande à être en»- 
ployé avec réserve et circonspection. 

ciBAT AiiTiPSoaiQOB. (vm.) 
:^ Éthiops minéral. . quatre parties* 
Sulfure de plomb préparé» 

une partie. 
Mêlez ensemble dans un mortier» et 
ajoutez 

Cérat ramolli au feu. . seize parties. 
« Tritures avec soin. 

piLOLBs aisoLVTÎvBS. (tm,) 
:^ Éthiops minéral. . • un scrupole. 
Extrait de pissenlit. . . trois gros. 
Gomme ammoniaque. . deux gros. 
Scille en poudre. . . un demi-gros. 
Sirop quelconque, 

quantité suffisante. 
Faites des pilules de trois grains. 
Finke les préconisait dans Tascite provo- 
quée par l'engorgement des viscères abdo- 
minaux. — Dose, cinq , trois fois par jour. 

PILOLBS ASTIOASTSaiMBS. (bo.) 

^ Merctire deux onces. 

Fleurs de soufre , 
Sulfate de potasse , 

de chaque. . . une demi-once. 
Camphre. ' .... on demi-gros. 
Triturez jusqu'à extinction du méinl ; 
ajoutez 

Résine de Rayac. . • . une once. 
Baume du réroo. . . . deux gros. 
Sirop d'aillet. . quantité suffisante. 
Faites des pilules de quatre grains. 
Recommandées par Barthez, comme fon- 
dantes et diapborétiques, dans les dartres et 
autres maladies de la peau. — Dose , trois li 
la fois , le matin , à jeun. 

R. Par du soufre et de Vandmtnne» 

tfmiOPS ARTlHOaiAU 

Sulfuré de mereure M d'uniimotne; yEihiopa 
antimonîatU , Sulphuretum hydrttrgyri «f 
sîibU t. ttibtatum, Hydrargyrum sttbiato^ 
tulphuraium, (a. ams. h. ba. be. br. fe. fb. 
ff. ban. be. IL o. p. pr. r. s. sa. w. >vtt. 
or', ea. pid. ta, tp, tw, vm,} 

:^ Mercure quatre onces. 



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MEBGURB. 



55 



Antimoine cm préparé , trois once^. 
Somtn deux oaces. 

Tritures ensemble jatqa'à extinction par- 
liite dn métal, (amt. b. be. fi. he. ea, pid.) 

g. be. li. et sûf. conseillent d'ajoutnjr <|uel- 
qiKs goattes o*ean. 

U. prescrit une once de mercore, one 
d'antimoine et ane demi-once de soufre; 
—ban. po. pr. s. et ta. ane once de meicare , 
aetant de soufre et deux onces d'antimoine ; 
— rm. neuf parties et demie de merenre, 
cinq et demie d'antimoine et une et demie 
de soufre. 

^Mercure, 
▲attmoiiie cm préparé » 
de cbaqne. . . • parties égales. 
Tritarex ensemble. ( a . ba . r. ) 
br. d. o. sa. w. 6r*. sp, et sw. prescrivent 
dcQX parties d'antimoine et une de mer- 
cofe. 

2£lfercare. . trois parties et demie. 

' Kermès minéraL . . nue partie. 

Tritares jusqu'à extinction, (vm.) 

9m, prescrit encore deux parties de mer- 
cure et trois de soufre doré d'antimoine;— 
p. une partie et demie de mercure et une 
oe soufre doré ; — fe. une partie et demie 
de mer co r e et une de kermès minéral. 

I>e même qne le minéral , Tétbiops anti- 
aioaial n'est qu'un simple mélange conte- 
aaot dn merenre métallique très divisé. — 
Ocse, aîz à vingt grains. 

HMJMU D'éraiOrS AXTIHOllUk 

PalmMtm mikiape antitnoniali s. ex hydrata 
gym ttikiéiio Muipkttrato. (pp. Yfn.au.) 
Tf. Étbiops sntimooial. • . six grains. 
Pondre de racine de réglisse , 

dix grains. 
Mêles bien, (ww.) 

pp. cl n«r. prescrivent cinq grains d'é- 
ibsDps et Quinze de réglisse. 
A prendre de quatre en quatre benres. 

9«vnBB ArriSAavaiosi. 
Puivis ad htrpgtem. (bam.) 

If Elbsops antimonial, 

minéral, 

decbaque. ... un demi>gros. 
Poadte de résine de gayac , 
■ de racine de réglisse, 




roenas nirusAnvi. 

Pmhiê pmnfiaamê. (hp,) 

^Résine de p7*c. ^ . un demi-gros. 



^ I antimonial, 
Sens laibonaffi de magnésie , 

un demi-scmpule. 



(Néo-sucre de fenouil. . un demi-gros. 
Dose, pour un adulte, en vingt-quatre 
beures. On en donne la moitié aux enfans 
de sept ans, et le tiers à ceux de quatre. 

rnuDBK éraionguB. 

PulvU hydrargyri stibiaio-niiphurati eum ù- 

euta. [au. vm,) 

:yEtbiop> antimonial. 
Fécule sècbe de ciguë , 
Soutf-carbonate de magnésie , 
Sucre blanc , 

de cbaqne. . . . parties égales. 

Mêlez en triturant. — Dose , quatre à seize 

grains. — Conseillée par Hufeland dans les 

exantbèmes chroniques des enfans. Il faut 

en continuer l'usage ipendant long-temps. 

PILULES éTHIOPiqUBS. 

Pitutes de iulfura da marcure sli^ts. {sy.) 

If Mercurr quatre onces. 

Antimoine cru. . . . trois onces. 

Soufre • . deux onces» 

Tritures (nsqu'à par/blte extinction du 
métal , et ajoute» 

Miel quantité suffisante 

pour faire une masse divisible en pilules de 
cinq grains. 

piLOLKs AtsiopiQuis GOMposrfss. (d. bam. p. 
w. wu. au, sp, vm,) 
If Élbiops antimonial. . . une once. 
Extrait de gayac pulvérise , 

une demi-once. 

Miel quantité suffisante 

pour dire une masse pi lolaire. (p.) 
:^ Étbiops antimonial, 
Résine de gayac , 

decbaooe un gros. 

Extrait oe douce-aroèps, 

deux gros. 
Sirop de sucre. . quantité suffisante. 
Faites des pilules de deux grains, (sa.) 
:^ Étbiops minéral, 

Pondre de régule d'antimoine médi- 
cînal, 

de résine de gayac , 

de chaque. • . une demi-once* 
filtrait de salsepareille. . une once. 
Faites une masse pilulaire. (vr. »p.) 

:jC Mercure six gros. 

Miel. . . # . • une demi-once. 
Tritures Jusqu'à parfaite extinction 
du métal, puisaîontes 

Poudre de soufre doré d'anti moine , 

de résine de gayac, 

de chaque. . . une d^mi-once. 
Mucilage de gomme arabique, 

quantité suffisante 
pour faire une masse homogène, (wu.) 
^Mercure trois.pariies. 



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54 



MERCURE. 



Soufre doré d'antimolDe , 
Miel blanc , 

de chaque. . . . deux parties. 
Après rextinction du métal , ajoutez 
Poudre de gomme arabique , 

une partie. 
— — de résine de gayae, 

deux parties. 
Sirop de sucre. . quantité suflBsante 
pour faire une masse pilulaire. (vm.) 

Jf Mercure six gros. 

• Soufre doré d'antimoine , 

une demi-onoe. 
éteignez le métal , puis ajoutes 
Savon d'Espafrne, 
Poudre de résine de gayac , 

de chaque. . . une demi-once. 
. Sirop de sucre. . quantité sufiBsante 
ponr faire une masse pilulaire. (d.) 
!^Éthiops antimonial , 

minéral , de chaque , un gros. 

Extrait de ciguë. . un gros et demL 
Poudre d'herbe de ciguë» un demi-gros. 
Faites des pilules de deux grains. ( ham.) 
Ces pilules et les précédentes sont renom- 
mées comme dépurativcs et fondantes. On 
les conseille surtout dans la gale , les hjdro- 

Sîsies et les ulcères de mauvais caractère. 
>n peut en porter la dose jusqu'à un demi- 
gros. 

PILULBS Dl BALD1A6KB. (sm.) 

S^ Mercure un gros. 

Antimoine cm. . quatre scrupules. 
Fleurs de soufre. . deux scrupules. 
Opium purifié. ... un scrupule. 
Mêlez exactement par la trituration 
avec 

Sirop de guimauve, quantité suffisante. 
Faites cent cinquante pilules. 
Uuxham conseillait ces pilules , modifiées 
depuis par Baldtnger, dans les douleurs os- 
téocopes et les fleurs blanches regardées 
comme vénériennes, la teigne, les scrofules, 
la gale. — Dose , cinq à six par jour. 

PILULBS OIAPBOaiTIQDBS. {pic.) 

:^Éthiops antimonial , 
Résine de gayac , 

de chaque. . . une demi-once. 
Savon blanc, 
Extrait de donce-amère, 

de chaque une once. 

Conserve de fuiceterre , 
Sirop des cinq racines apéritives, 
de chaque. . quantité suffisante. 
Dose , quatre matin et soir. 

BOLS ARTIViHAaiKRS. 

BoU in necro$i typhUitica, ( 6. ) 
î)f Précipité rouge. ... un grain. 



Éthlops antimonial, 

quarante-huit graina. 
Bob de sureau , 
Poudre de réglisse, 

de chaque. . quantité nuffisante. 
Faites huit bols. — Dose , un le matin et 
un le soir. 

ÉLBCTOHaa BiPDlATIP. (tm.) 

Mercure , 
Antimoine cru , 

de chaque. . . une demi-once« 
Résine de gayac. . . . une once. 
Après l'extinction du métal , ajoutez , pour 
faire l'électuaire , suffisante quantité de rob 
de sureau délayé avec un tiers d'eau distillée 
de sureau. 

Cette préparation a été préconisée par 
Uerrenschnand dans les maladies cutanées 
dites syphilitiques. — Dose , un gros deux 
fois par jour, en commençant par un scru— 
pule , et augmentant progressivement. 

iLBCTDAIlB ARTIDAiniOX. ( 6o. ) 

:^ Mercure un scrupolo. 

Fleurs de soufre. 
Recule d'antimoine, 

oe chaque. . . une demi-once. 
Extrait de douce-amëre, 

d'anémone des prés , 

Poudre de pensée sauvage , 

de chaque deux gros. 

Camphre un gros. 

Sirop de fumeterre , 

quantité suffisante. 
Vanté dans les dartres opiniâtres, surtout 
celles qu'on appelle scronileuses et véné- 
riennes. — Dose , un gros matin et soir. 

OXIDE DE MERCURE. 

§ I. HBI.ANGB AYBG DU MBBGURB ME- 
TALLIQUB. 

XBBCOaB SOLDBLB DB MOSCATI. 

Biercurius niger Moseati, Putvts cinereus hy- 
drargyri, Oxydum hydrargyri nigrum #. ci- 
nertum, Oxydum kyirargyrosum , Oxydum. 
hydrwgyrlcum prœcipiiatum , Oxydulum 
hydrargyri nigrum, Bydrargyrnm oxydu- 
laUim nigrum. (a. am. b. éd. fe. fi. lo. pr. 
su. bo. e. pa. sw, ) 

:^ Mercure doux pulvérisé , une partie» 
Solution de potasse caustique , 

trois parties. 

Eau distillée une livre. 

Faites bouillir, en remuant de temps en 
temps, pendant une heure; lavez bien la 
poudre qui s'est formée, à l'oau froide , et fai- 
tes-la sécher à une douce chaleur, (a. fe. fi.) 
bo, prescrit la soude caustique, et sw*. -la 
baryte caustique. 

pr. enjoint de prendre du mercure doux 
précipité, encore humide de sa préparation , 



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MEBGUHE. 



55 



dr le faire macérer dans an liea frais et obs- 
mr, avec saflBsaDte quantité de solation de 

Eiiisse caustique, de laver à plusieurs eaux 
poudre qui se forme, et de fa faire sécher. 

2C Mercure doux en poudre, une partie. 
Ean de chaux. . . . vingt parties. 

Faites bouillir pendant une heure, en re- 
muant toujours , décantez la liqueur, versez 
vue égale quantité d'eau de chaux sur le 
Baçma, et faites bouillir de même; lavez 
bien la poudre avec de Teau chaude , et fai-^ 
tcs-ia sécher doucement, (h.) 

lo. éd. et e. prescrivent uoe seule ébuUi- 
tiou, pendant un quart d'heure, d'une de- 
mi-once de mercure doux dans cinq Jivres 
d'eau de chaux ; — am. une once de mer- 
cure doux et huit pintes d'eau de chaux. 

Stimulant, sialagogue, laxatif. — Dose, 
depuis an huitième de grain jusqu'à deux 
grains. 



M Miacoai Di HOscATi. (au.) 
:)C Mercure soluble de Moscati , 

trois grains. 
^otT^. «... an gros et demi. 
^râm deux grains. 

Faites six paquets. — Dose , un matin et 
ioir. 

BOIS FOND AXS. 

BoH rêaolventes. ( 6. } 
ap Sons-carbonate de soude, 

deux scrupules. 
Mercare doux .... six grains. 
Rob de sureau , 
Poudre de réglisse , 
de chacpie . . quantité suffisante. 
Faites six bols. — Dose , un tontes les deux 
bearcs. 

X Mercore soluble de Moscati , un grain. 
Extrait de ciguë. . . trois grains. 

dedouce-amère, 

quantité suffisante. 
Faites trob bols, à prendre dans (a journée. 
Les premiers de ces bols sont recomman- 
dés dans les inflammations lentes, celles 
rarioat du péritoine; les autres, dans les cas 
•ie tamears froides, d'affections scrofiileuses 
« arthritiques , d'engorgemens des viscères 
a b suite d nnc inflammation. 

rfLVus SRTiviiiÉaiiififBS. (au,) 
3C Mercure soluble de Moscati , un gros. 
Mie de pain. quantité suffisante 

^«r £ure soixante pilules. — Dose , une par 
I ^' 

^Mercure soJable de 91oscati,8ix grains. 
Campbra. . . vingt-quatre grains. 
Mocilage de gomme arabique , 

quantité suffisante. 
Faites douze pilules. — Dose , une h deux 
'«^/oor. 



BOU AHTIvMiTÉaRIlS STOBACHIQOSS. 

BoU antUyphilUici stomaehici, (6.) 

^Mercure soluble de Moscati , 

un à quatre grains. 
Extrait de gentiane ... un gros. 
Faites trois bols, à prendre dans la journée. 

BOLS ANTIViNliaiKnS foroams. 

BoU resolvmUs et antisyphilUici, ( 6. ) 

:^ Mercure soluble de Moscati , 

> un grain et demi. 
Extrait d'aconit. . . douze grains. 
Faites quatre buis. — Dose, un toutes les 
trois heures. 

FILULBS AHTlABraBITIQOBS. ( atf . ) 

^ Mercure soluble de Moscati, dix grains. 
Opium pur , 
Extrait de ciguë, 

de chaque .... cinq grains. 

Soufre doré d'antimoine, un scrupule. 

Résine de gàyac . . . .un gros. 

Baume de Gopahu, quantité suffisante. 

Faites des pilules d'un grain. — Dose , 

deux è quatre toutes les deux heures. 

PILULES FOMDABTBS. (atf.) 

i)( Mercure soluble de Moscati, 

un scrupule. 
Extrait de millefeuille. . deux gros. 

de jusquiame , deux scrupules. 

Bhubarbe en poudre , un scrupule. 
Faites des pilules de deux grains. — Dose , 
quinze par jour, en trois fois , dans les en- 
gozgemens glanduleux. 

PILOLBS HBaCOaiBLLBS Dl MOSCATI. (bo,Ca.) 

i^ Mercure soluble de Moscati, 

deux scrupules. 
Extrait gommeux d'opium , 

douze grains. 

mou de quinquina , deux gros. 

Mêlez ensemble, et faites vingt pilules. 
Jféromel a proposé , pour remplacer les pi- 
lules de Plenk, la formule suivante, qui se 
rapproche de celle-là : 

*jjfi Mercure soluble de Mo>}cati, un gros. 
Foudre de racine de guimauve, 

quatre gros. 
Extrait de ciguë. ... un gros. 

Faites des pilules de deux grains* 

■Ao PHAariDAifiQua boibb. 
Lotion mereurielte noire ; Aqua hydrargyri 
muriaiici mitis nigra s, mercariatis nigra, 
^ Lotio hydrargyri, {b*.dd, au, e.sw,sy»vm.) 
1)^ Mercure doux en poudre, seize grains. 
Eau de chaux. . quatre onces. 

Mêlez en triturant, (dd.) 
b *. et au, prescrivent dctu'gros de mci cure 



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M 



MERCURE. 



doax «t une livre d'ean de ohAuz ; — vm. 
deux scrupule* de mercure doux et Yiogt- 
hnit onces d'ean de chaux ; — e. sw. et «y. un 

Sros de mercure doux et qndtre onces d'eau 
echanx. 

Employée en lotions , ches les Anglais 
surtout, dans la gale dite vénérieune, les 
gODorrhées luvétérées des femmes, et par- 
fois aussi le pansement des ulcères ▼énérieos. 

IfflBCTlON MSaCUaiBLLI. 

Injectio i*ogînalii eum meretirio, (an. b.) 
:^ Mercure doux . . . un demi-gros. 
Gomme arabique. . . .un gros. 
Eau de chaux. . une once et demie. 
— — de plantain. . • trois onces. 
On répète cette injection trois fois par jour 
dans la blennorrhée accompagnée de quel- 
que engorgement local. (6.) 

au. prescrit un gros de mercure doux , au- 
tant de gomme arabique, deux onces d'eau 
et autant d'eau de chaui. 

HKICVIB SOLITBLK Dt MOaiTTI. ( f. M. iW. ) 

^ Mercure cinq onces. 

Acide aulfuriqae concentré , six onces. 

Mettez dans une cornue de yerre , sur 
un bain de sable , et adaptes un réci- 
pient; distillez, en augmentant le feu 
peu à peu , jusqu'il ce qu'il ne se dégage 
plus ac vapeurs; laissez refroidir les 
vaisseaux , retirez le sel de la cornue , 
et triturez-le dans un mortier de verre 
avec 

Mercure cinq onces, 

Jusqu*à ce que la combinaison soit par- 
faite. Faites alors bouillir la masse avec 
Potasse caustique dissoute dans 
l'eau. . • . quantité suffisante. 

Jetez le tout sur un filtre ; faîtes bouillir 
de nouveau avt^c de la potasse jusqu'^ ce que 
le précipité se dissolve entiàremf>nt dans 
Tacide acétique. Alors lavez-le bien avec de 
l'eau pure, etfaiteiile sécher & f'ambre. (ra.) 

sw*. indique k peu près le même procédé ; 
seulement il prescrit la soude caustique. 

On peut rapprocher de cette formule la 
suivante ; 

:^ Protonitrate de mercure, une partie. 
Eau distillée. . . . sejze parties. 
Faitea dissoudre , et versez peu à peu 
la solution 



jusqu'à ce i^u'il ne se précipite plus rien ; 
ez la poudre avec de l'eau, et iaites*la 



Potasse liquide pure , . 

quantité suffisante , 
ou' 
lavez 
sécher, (fl) 

Celte préparation doit être donnée aux 
mêmes doties que le mercure soloble de 
Moscati, dont elle ne diffi^ce réellement 
|i«s. Autrefotf on la regardait, ainsi que 



celui-ci, comme un protoxîde de mercure. 
Guibourt a fait voir qu'elle n'est qu'un mé- 
lange de mercure très divisé avec de l'oxide 
rouge, 

OHQoaiiT AariPSOaiQDB. 
VngupnAum ad teabiem. (sw*0 
^ Préc i pité rouge , 
Mercure , de chaque. • une partie. 
Soufre précipité. . . seize parties. 
Triturez jusqu'à extinction du métal, et 
ajoutez 

Azonge. . . trente -deux parties. 
Quoique peu recommandable dans le 
traitement de la gale, cette pommade mé- 
rite encore la préférence sur celle de Double 
et Planche , dont il sera parié plus loin. — 
Dose, deux gros à une once, suivant l'âge 
du malade, en fnctions à faire le soir. 

ORGDIHT Gais. 

Ungucntum hydrargyri grUcum. (iw, *y.) 

Tf, Précipité rouge. . . . une partie. 
Mercure trois parties. 

Triturez jusqu'à extinction du métal , et 
ajoutez 

Axonge de porc. . . huit parties. 

Mêlez bien, (sw.) 

sy. prescrit une partie d'oxide , quarante- 
huit de métal et autant de graisse. 

On croyait, par ce mélange, accélérer 
le PMaage du mercure à l'état de protoxide; 
l'effet n^ pas lieu, mais la pommade est 
un peu plus active que l'onguent mercuriel 
ordmaire. 

OaGUIJIT CEIS CAUPBBi. (aM.) 

:^ Onguent gris un gros. 

blanc camphré, trois gros. 

Lentin l'a conseillé en frictions, dans les 
rhumatismes dits asthéniques. 

S lï. A L'irAT DE PUBBTB. 

Çj'atXVOxide rpuge do mercure ^ appelé 
DeuLoxidô ou Peroaide de mercure, quand 
on croyait le métal susceptible de deux de> 
grés d oxidatiôn. 

li. lui a donné place dans la matière mé- 
dicale, ce qjuine rempôcbe pas d'indiquer 
aussi un procédé pour le préparer. 

A. A l'état d'hydrate. 

7f Solution aqueuse de sublimé corrosif, 
à volonté. 
Solution de potasse caustique, 

suffisante quantité. 
Versez celle-ci dans la première, jusqu'à 
ce qu'il ne se faftse plus de précipité, lavez 
etfaitvs sécher la poudre, (su.) 

lAO rHAGÉDrilflQDB JAURB. 

Aiiuû muriatUo-mereuruLlis rubra, Liquor 



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MBBCURE. 



57 



Ltrtio hydrmrgyn iutea, Soiulio muriaiU 
rmleis kyêlrargyraiû. ( amf . an. ba. dd. e. 
f*. fe. ff. b«D. r. ta. rr, wu. br,e sp, tm, «y, 
«m.) 

2:Soblîiné corrosif. . . dix grains. 
Eaa d« chaaz. . . qaatre onceB. 
Tritam le sublimé, eq ajoutant l'eaa 
pea k peu . (an. dd.) 

ban. r. et rr, prescrirent Tingt-quatre 
forains de sublimé et seize onces d'eaa de 
rhaoY; — IT. dix-nenf grains de sublimé et 
nae pinte d'enn de chaux ; — ip. na demi- 
gros de aoblimé et douze onces d'eau de 
r baux : — ama. et wn. nn deroi-gzos de su- 
btimé et ane livre d'eau de chaux ; — vm. 
un gros de snblimé et trente-deux onces 
d'ean de cbaax ; — ba. deux gros de sublimé 
€t douze oDces d'eau de chaux ; — e. un à 
trois grains de sublimé et une once d'ean 
de chaux ; — fe. vingt grains de sublimé et 
une Evre d'eau de t baux. 
2:SabUmé corrosif, 

une partie et un quart. 
£«o , trois cent soixante quinze parties. 
Ajoates i ia solutioa 

Eau de chaux . • . mille parties. 
Mêlez bien, (r.) 

ir. prescrit d'ajouter seize onces d'eau 
de chaux i une dissoiation d'un scrupule 
de ssblimé dans suffisante quantité d'eau. 
ÇSobiJmé corrosif. ... un gros. 
Eau de chaux. . . . une livre. 

Ajoutez k la solution 
Ean-df-Tie. • . . qoatre onces. 

Iléiezbien.(w.) 

jv. et ty. (prescrivent trente à soixante 
p^ins de sublimé, deux livres d'eau et une 
devi-lîvre d'eau-dr-vie. 

Cette préparation ooostste en une disso- 
iatioa tiès étendue d'h?drochk»rate de 
chaax, troublée par un précipité qui est de 
I*bjdxatede deutoxide de mercure, quand 
il a une teinte jaune, et un mélange de deu- 
tucblomre et de deutoxide lorsque sa cou- 
kfo' est rooge ou plutôt briquetée. 

2: Sublimé corrosif. ... un gros. 

' Eau de chaux première , deux livres. 

Tritarex. (sa.) 

LVaa de chaux première contenant nn 
p»-« de potasse • il J > ^ci de l'hydroclilorate 
^ potasse dans la uquenr. 

If Soblinté corrosif. . • un scrupule. 
Soas-carboaale de potasse, on gros. 
Trilamdaas sa mortier de verre, en 
•joatsot peo * pea 

£10 <*?ftillfT une livre. 

ïiméinbiea. (e.) 



Cette préparation se rapproche do la pré- 
cédente, mais diffère en ce que le sel 
dissous n'est que de l'hydrochlorate de po- 
tasse seul , et le précipité du soos-carbonate 
de mercure. 

L'eau phagédéniqoe , car c'est le nom 
sous lequel on désigne fort improprement 
cette liqueur, puisqu'il appartient réelle- 
ment à la dissolution aqueuse simple de su- 
blimé corrosif, sert à lotion ncr les ulcères 
vénériens, scrofuleux ou autres, rongeans et 
rebelles. Il faut, avant de s'en servir, la re- 
muer , afin d'y étendre le dépôt , auquel elle 
doit, sinon toute ,^ du moins la plus grande 
partie de son action. 

BAO ilOiTIQDK MIlCOaiILLI. 

jiqua aiveiiea mercurialU, ( fu. sp. ) 
^ Sublimé corrosif. . . un demi-gros. 
Eau de chaux. , . . douze onces. 
Ajoutez à la solution 

Poudre d'aloès six gros. 

Miel rosat. . . une once et demie. 
Mêlez, {tp,) 

fu. prescrit un scrupule de snblimé , une 
livre d'eau de chaux , douze grains de sel 
ammoniac et dix grains d'extrait^ gom- 
me ux d'aloès. 

Usitée, comme la précédente, dans le 
papsement des ulcères , et plos active , plus 
excitante qu'elle. 

BADCOSmtTIQUI. (i>m.) 

2C Amandes amère» pilées, six onces. 
' Fort bouillon de bœuf et de veau , 

soixante -quatre onces. 

Faites une émolsion, et ajoutez ensuite à 
celle-ci un mélange de 

Snblimé corrosif. . une demi-once. 

Suc de citron. . . . dix onces. 

Sous-carbonate de potasse liquida 

concentré. . . une demi-once. 

Incorporez ensnite pen à peu 

Blanc d'œuf battu. . . six onces. 
Passez à travers une étamine , puis ajou-« 
tez 

Camphre émulsionné avec un demi- 
gros de mucilage de gomme arabi- 
que un demi -gros. 

Cette préparation , dont l'usage habituel 
serait dangereux , doit être proscrite^ 
comme tous les prétendus cosmétiques 
mercnriels. 

B. Préparé par le feu, ^ 

Précipité per se; HyérargyruM eatdnaius^ 
Calxhydrargyrirubra, Arcanum eoraitinum^ 

If, Mercure à volonté. 

Tersez-le dans un matras à fond large ek 
plat , de manière qu'il y forme seulement 



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58 



MERCURE. 



une couche de qnatre lignes ; ttrei le col à 
la lampe de rémaîlleur; place/ le vase sur 
un bain de sable , et faites bouillir le métal 
Jusqu'à ce qu'il soit presque totalement 
converti en une poudre rouge, (du. f. fe. lo. 
yra,br.c.sw,vm.) 

C. Préparé par Vacide nitrique. 

Précipité rouge ; Hyârargyrut nitraius ru- 
bpr , Hydrargyrum oxydatum rubrum , Hy- 
drargyri nitrieo-oaoydum » Mcreuriu$ ruber 
s. corallinus s. corrosivut ruber s. nitraius 
ruber, Praeipitatus ruber , Oxydum hydrar^ 
gyri eampletum $. rubrum s. rubrtan per ad' 
dum niirieum s. niiratumt^ nitralum rubrum 
i. nitrieum, Oxydum hydrargyricum , Pa- 
mieeamercurii rubra, PulviêJoannits, Johan- 
nu 9. Johannit de Vigo s. de Figoni* s. priu' 
eipitf Oœodes hydrargyri rubrum. Hyper- 
ooDodet hydrargyri* 

OfVUrcxkve à Tolooté. 

Acide nitrique (3a degrés] , 

suffisante quantité 
pour dissoudre tout le métal; introduisez 
celui-ci dans un matras à fond plat, placé 
sur du sable tiède ; versez Tacide dessus , 
et chauffez un peu; la dissolution étant ache- 
vée, augmentez le feu pour faire évaporer 
la liqueur jusqu'à ^iccité ; puis poussez-le 
encore jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de 
Tapeurs nitreuses, et que la^masse soit deve- 
nue d'un beau ronge; conservez celle-ci 
•prés le refroidissement. ( a. ams. b. be. 
br. d. e. éd. f. fe. fu.g. ban. he. li. lo. o.p. 
pa. po. pr. r. s. sa. w. br.pid, tp, iw. vm.) 

Paisse a fait connaître le procédé suivant, 
calqué sur celui des fabricans hollandais , 
et qu'on regarde comme le meilleur : 

:^ Mercure. cent livres. 

Acide nitrique (pesant 
1,3 à i|37) , cent quarante livres. 

Faites dissoudre à la chaleur du bain de 
sable; évaporez par distillation, et quand 
la formation du çaz nitreux indique la dé- 
composition du nitrate, enlevez le récipient, 
puis appliquez une chaleur modérée et 
constante, pendant environ huit heures, 
jusqu'à ce qu'une mèche récemment éteinte 
s'enflamme de nouveau lorsqu'on l'introduit 
dans le matras. 

Henry recommande de ne pas pousser le 
feu jusqu'à ce qu'il se dégage de l'oxigène , 
comme le prescrit ba., et comme l'indique 
Paisse, parceque c'est l'annonce d'uncop- 
mencemen,t aie décomposition de l'ozide. 

ams. e. éd. ban. lo. o. po. pr. r. wu. et 
c. veulent qu'où fasse l'opération en deux 
temps, et qu'après avoir évaporé la disso- 
lution saline à siccité , on pulvérise le ré- 
sidu , pour le calciner ensuite dans un nou- 
veau vase* 



b. recommande de hAte digérer le pro- 
duit , pendant quelques hences, avec dix 
parties d'eau chaude et une petite quantité 
de potasse liquide , et de bien laver ensuite, 
la poudre ,à plusieurs reprises , avec de l'eau 
chaude. On dépouille ainsi l'ozide d'un peu 
d'acide nitrique , ou plutôt de sons-dcuto- 
nitrate de mercure, qui aurait pu y rester 
adhérent. 

:^Sel mercuriel obtenu par le pro- 
cédé précédent , 

Mercure , de chaque. . une partie. 

Eau distillée, i quantité suflisante» 
Triturez ensemble jusqu'à extinction 

Sarfaite du métal , puis calcinez , comme ci- 
essus, dans un creuset, (an.^t^.) 

ba. et fi. prescrivent deux parties de mer- 
cure; — su. deux tiers seulement de ce 
métal. 

Excitant, irritant, vénéneux à un haut 
degré. On l'a cependant beaucoup employé 
autrefois , et l'on s'en sert encore aujourd'hui 
dans le traitement des maladies vénériennes, 
soit intérieurement, à la dose d'un demi* 
grain jusqu'à un grain entier , soit à l'exté- 
rieur, en frictions , après l'avoir délayé dans 
de la salive, et à la dose de dix grains pour 
chaque friction. 

POODKB DB VaiciPITi lOOGB. 

Ptttvis hydrargyri oœydati rubri. (b*. au.) 

:^Oxiderocge de mercure. . un grain. 
Antimoine cru. . . . deuzgros. 

Triturez ensemble, et divisez en hnit 
parties égales. 

Conseillée dans le traitement des maux 
vénériens. — Dose, une prise en deux fois , 
le matin et le soir, dans de l'eau. Au besoia 
on augmente un peu cette dose. 

PODDBB CAUSTIQOB SB PLBIIK. 

Poudre de précipité rouge avec l'alun , Poudra 
etearrottque rouge; Putvieecehydrargyro ru - 
bro cum alumine, Putvis eausticus s. a/ir-. 
minoso-mercuriaiit, ( b*. fe. fu. pp. au, 
tw, «y. ) 

If Précipité rouge. . • une partie. 
Alun crû. . . . deux parties. 

MMcz exactement, en triturant, (b*. fe. 
fu. pp. au, sw, ) 

sy. prescrit partieii égales des deux sub- 
stances. 

:^ Précipité rouge. 

Alun calciné , de chaque. . un gros. 

Poudre de sabine. . une demi-once. 
Mêlez d'une manière intime, (b*.) 
Conseillée pour réprimer les verrues el les 
chairs luxuriantes ùce ulcères. 

POODEB BSCAMOTIQCI. (b*.) 

:^ Précipité rouge , 



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MBRCORK 



59 



Acétate de caWre , 

Pota«se fond ne , 

AloD y de chaqnc. ... an gros. 

Pondre de aabine. . • deux gros. 

Charbon de boû. . . deux gros. 
Mêles par la trituration, et faites une pou- 
dre très fine. 

Cette préparation sert aux mêmes usaees 
qie la précédente ; elle est beaucoup plus 
actÎTe qu'elle. 

ODurai tic. (m.) 

XOxide fongc de mercure, dix grains. 

Tutîe. vingt grains. 

Sucre blanc. • • • • deux gro»« 
Broyex bien ensemble. 
Employé en insufflation dans les jeux , 
pour faire disparaître les taies uni sur- 
viennent à la cornée, après les opbtbalmies 
ciironiqiiej. 

PBicirrri tut. 
MetcuriuM prœeipUatus viridU. (w.) 

SCMercore quatre onces. 

CnÎTie une demi-once. 

Faites dissoudre chaque métal k part dans 
«Ssante quantité d'acide nitrique; mêles 
<^«mble les deux solutions, et faites-les 
tvaporer an bain de sable, dans une fiole; 
TfTtez sur le résidu une livre de vinaigre 
dktillé , laissez différer jusqu'à parfaite so- 
latioQ, pois distillez le vinaigre, et pul- 
Ttriiiez la masse verte qui reste dans la 
curaae. 

Violent émétiqne et drastique, qu'on a 
pTccooisé , comme un spécifique , dans les 
maladies vénériennes, et employé aus«i & 
Teilerieur, pour déterger les ulcères. C'est 
n poison redoutabje. 

BOb DB paricipiri bodob. 
BoUm ex hrydrargyro oaeydato ruLro, {au, sy,) 

X Précipité rouge , 
Opium , de chaque. . . un grain. 
Extrait de réglisse, quantité suffisante 
pour unir ces deux substances et faire un 

MLOfcBS SB PBiciprri bouob. 
P'timlm amtôreneru^ <. typhiiiticœ s. pofychnS' 
te. (fu. nn. e, ta. ty,) 

X Précipité rooge. . . huit ffrains. 
Extnûtde réglisse, quantité suffisante 
poor faire une masse divisible en douze pi- 
»Je*. (*y.) 

X Précipité ronge. . • • nn grain. 
Corail ion«e préparé , deux grains. 
Conserve de roses, quantité suffisante 
ptur bire une pilule, {ui.) 



2: Précipité rouge. 
Opian en poudre. 



trois grains. 
. un grain. 



Huile de gtroflo. . . deux gouttes. 
Faites trois pilules, (e, ) 

:^ Précipité rouge, 

Opium purifié, de chaque, un gros. 
~ Baume du Pérou, quantité suffisante 
pour faire des pilules d'un grain, (wu.) 

:^ Précipité rouffe. . . . dix grains. 
Soufre doré d'antimoine, 
Asa fœtida, de chaque , vingt grains. 

Opium cinq grains. 

Sirop de têtes de pavot , 

quantité suffisante 
poor faire une masse pilulaire. (fu.) 



La dose est d'une pilule an plus pour 
chacune des trois premières formules. Quant 
aux dernières , on peut donner deux à huit 
grains de la masse. Elles passent pour être 
fondantes et antispasmodiques, dernière 

Eropriété qu'on attribue aussi à celles qui 
18 précèdent. * 

HIBLMIBCUmiBL. (#»*.) 

:^ Précipité rouge, 

Sucre blanc , de chaque , un scrupule. 
Triturez ensemble, et ajoutez peu à peu 

Miel blanc très épaii. . trois onces. 
Conseillé pour le pansement de certains 
ulcères vénériens. 

POMMADX DB PBiCimi BOUOS. 

Cirai mercurlôl, Ongusnt tfoœide rouge de mer- 
eure. Pommade antipsoru/ue. Pommade dû 
Lyon, Pommade ophihatmique de Peltetan; 
Balsamum ophthalmleum rutrum , Unguen" 
ium dtutoxydi hydrargyri nitraii sMydrargy- 
. ri nitrico-oacydit,hydrargyrirubri s,ex hydrar- 
gyro oaydato rubro s. mercurii rubrum *. oph^ 
ihalmicum rubrum s, oœydi hydrargyri rubri 
s. oxydi hydrargyriei mtrati$» subnitratis hy- 
drargyriei. (am. ams. b. be. d. éd. ham. 
lo. 0. po. pp. pr. r. s. su. ww. au. bo. br. 
c. ca, hp, ra. sp, vm, ) 

:y Précipité rouge. . . • une partie. ; 

Axonge de porc , trente-deux parties. 
Mêlez par la trituration. ( b. be. au.) 

am. éd. et c. prescrivent une partie 
d'oxide et huit d'axonge; — han. une d oxide 
et dix d'axonge; — ams. une d'oxide et 
quarante-huit d'axonge; — hp. une d'oxide 
et trente-six d'axonge; — au. un à quatre 
grains d'oxide et deux gros d'huile de noix. 

:if Précipité rouge. . . . une partie. 
Beurre frais fondu sur un feu doux, 

huit parties. 
Triturez ensemble, et mêlez exactement, 
(d. .u.) 

^ Précipité rouge. • . huit parties. 
Axonge de porci quatre-vingts parties» 



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MERCURE. 



Huile essentielle de citron, 

uoe pertie. 
Mêlez avec soin, (pr.) 

y Précipité rouge en pondre , 

une partie. 
Azooge préparée. . . six parties. 
Cire blanche deux parties. 

Broyez l'oxide avec le mélange fondu de 
graîjce et de cire. (lo.) 

pp. prescrit une partie de précipité, qua- 
tre de Dcurre frais et deux de cire jaune ; — 
vin. une partie d'uzide, douze de beurre, 
six de cire jaune , et désigne le produit sous 
le nom de Baume ophthaimique jaune; — ra. 
uoe partie et demie d'oxide, quatre de cire 
blauche et vingt-quatre de beurre ; — r. dix- 
sept grains d'oxide , trois gros de beurre et 
quarante-cioq grains de cire blanche ; — s. 
une partie d'oxide , neuf de beurre et trois 
de cire bUn«he ; — sp. deux gros et quinze 
grains d'oxide , trois onces de beurre et six 
gros de cire blanche ; — han. et o. une par- 
tie d'oxide , deux de beurre et deux de cire 
blanche. 

Jf. Précipité rouge. . . . une partie. 
Cire blanche. . . . trois parties. 
Huile d'olive. . . . huit parties. ^ 

Faites fondre la cire dans l'hnile , et 
broyée le cérat avec l'oxide. (^r.) 

Planche ( 6r*. ) donne une autre formule 
que voici : Une partie d'oxide, quatre de 
cire blanche et huit d^huile ; il en lésulte un 
composé qu'il appelle Pommade antipsori' 
que^ tandis qoe Brugnatelli donne le nom 
de Cérat mercuriei à celui qui précède; — 
ww. prescrit une partie de précipité et six 
de cérat ordinaire ; — po. uoe partie d'oxide 
et dix de cérat 

If Oxide rouge de meroore , une partie. 
Onguent rosat. . . . huit parties. 
Mêles avec soin, (ra.) 
bû. et ea. prescrivent une partie d'oxide 
et deux d'onguent rosat. 

^ Précipité rouge. . . . dix graini. 

Camphre six grains. 

Beurre frais deux gros'. 

Broyez ensemble. ( au, ) 

Cette pommade, dont la force varie tant, 

Eaisque l'oxide s'y trouve à la graisse depuis 
I proportion d'un à d^^ox, jusqu'à celle 
d'un à quarante-hnit, est employée , à titre 
d'excitant, dans les affections chroniqaes des 
paupières et do globe de l'œil, quand fio- 
flammationest nulle ou pen seosiole.On en 
introduit, deux fois par jour, un k denx 
grains dans le grand anale de l'œil. Double 
conseille la pommade de Planche contre la 
gale ; la dose prescrite dans la fomale est 
partagée «n oii paqueti* pour autant de 



frictions à faire le soir, en se coochant, 
devant le feu. Une pommade dans laquelle 
le précipité rouge entre pour un treiaième 
est assurément un moyen peu rccomman- 
dable et même dangereux , contre les affec- 
tions psoriquen. 

OaCDIirr 0PBTa4LMIQDI DB BtCVTKa. 

Dnguentum ophthatmicum Riehteri. (hao.) 

:^ Précipité rouge. . . . nne partie. 
Beurre de cacao . 
Axonge de porc lavée , 

de chaque. . . . trois parties. 
Faites fondre ensemble le beurre et 
l'axonge, et quand le mélange est refroidi , 
broyez- le avec l'oxide. 

FOMHAOS BSCAXBOTIQITl. («.} 

If Précipité rouge on gros. 

Térébenthine de Venise , une once* 
Triturez ensemble. 

oncDXHT ARTivriaAaiBN. (aie.) 

^ Précipité rouge. . . cinq grains. 
Onguent de précipité gris. . un gros. 
Pour une seule Triction. — L'usagedecet on- 
guent continué jusqu'à salivation suffisaotn, 
et combiné tant avec le séjour au lit, dans 
une chambre chaude, qu'avec un régime 
très sévère et aqueux pendant plusieurs se- 
maines , conttitae la méthode que Lou- 
vrier et Rust vantent pour ta guérison radi- 
cale de la vérole. 

ONCUBBT BBim. 

Onguent de poix avec F oxide rouge de n»er- 
eure. Onguent mereurîel de Bœeking f C/n- 
guentum futeum, {tL ra,ta. sm. ly.) * 

Tf. Précipité rouge. ... une partie. 
Onguent basilicum. . . six parties. 
Mêlez exactement, (m.) 

fy. prescrit une partie d'oxide et dix d'on- 
guent; — <m. une d'oxide et douze d'oii- 
guent ; — if. une d'oxide et seize d'onguent; 
— ra, une d'oxide et quarante -huit d'on- 
guent. 

Employé dans le pansement des ulcères 
indolens , surtout vénériens, pour y ranimer 
la vitalité des tissus. On doit,Kans s'attacher 
à aucune de ces formules , si différentes les 
unes des antres , débuter par une pommade 
très laible , dont on accroît ou diminue in 
force , suivant les effets qu'elle produit» et 
qu'il faut observer avec soin. 

rOMMADB MBBGOBIBIXB. (sm.) 

7f Précipité rouge , 
Camphre en poudre , 

de chaane. . 
Bearre frais. • . 
Ciie vierge. . . 



un gros. 

quatre ooees. 

. trois gros. 



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MERCURE. 



Biojes l'oxide arec U cire fondue cbn» le 
Worre • et «iouleE le camphre. 

Coosieillèe d«os U balaaite » en frictions 
for le gUnd , toos les «oirs en se couchant , 
peodaat quinse jours. C'est un moyen in- 
faillible pour éterniser cette maladie légère, 
qai cède en peu de jours à U seule pcx>- 
prêté. 

BAVaS OrHTHAUilQDB. (vifl.) 

XOiide de mercure ronge, 

quatre parties. 
Cinabre. .... deux parties. 

Camphre une partie. 

Cent blanc , 

qualre-TÎngt-qnatorfe parties. 
Mêles en broyant. 

Ce baume se rapproche beaucoup de la 
ponnade précédente. 

oncQKar stimolaut. 
Ta/f acRCicai eUmi eum aiumine, {mu,) 

ZOngoent d'élémi. • une demi-once. 
' — de styrax. • . deux gros. 

Baume du Pérou. . un demi-gros. 

Précipité rouge. » . quinse grains. 

Alun calciné cinq grains. 

Huile de millepertuis, 

quantité snfllsante. 

Vkbaelis l'a ranté pour le pansement des 
piai^ et nleères de mauvais aspect. 

oBcoan coaTas lis cLCàaas scaoroLBox. 
CmgmmUmm ad uleera fymfikëiùm. (md*«) 

X Précipité rouge. . • . une partie. 
Emplâtre de ciguë, 
OLiffuent basilicum , 
& chaque. . . quarante parties. 

Mêles esnetement. 
oscccR corrai lbs uLcèaas Y^niaiBas. 
Cm^maUMm ad uleera venerea. (sw*.) 

X Précipité ronge. . . . une partie. 
' Onguent mercurieL . quatre parties. 

basilicum , 

trente-deux parties. 
Mêles très exactement. 

ovGrsm surroxATir. 
Cn^mamium suppuraiivum. (#«*.) 
X Pfécspké ronge. . . . nbe partie. 
Trîtnrex-le ares quelques < gouttes 
«llaîle camphrée , et ajoutcz-y ensuite 
Banne d'Arccns. . . douze parties. 
Oignent baailicom, 

quarante-huit pairies. 
Mêles bien. 

BACVB OSVTBAUilQOI BB SAIBT-rrSS. 

*--— S mmrcarUi; Baltamam ophthaUnUum 



Vveanum , Vnguentum hydrargyri rubrum. 
(br. ftt. ban. he. li. r. %» vm. au, ca. pid. 
pu, sp, vm.) 



If. Précipité rouge. 
Fleurs de sine. . 



cinq parties. 

. deuxpaities. 
Mêlez et jetés dans 

Beurre frais. . . . vingt parties, 

Cire jaune dix parties, 

fondus ensemble. Mêles en triturant. 
(U.) 

fu. prescrit quinze parties d'ozîde de 
mercure, six d'oxide de zinc, soixante de 
beurre et trente de cire. 



. trente parties. 
. douze parties. 



Tf. Précipité rouge. 
Fleurs de zinc. . 
Camphre dissons dans Tbuile d^œuf, 

neuf parties. 
Cire blanche, quarante-huit parties. 
Beurre frai» , 

deux cent quarante-huit parties. 
Faites foudre la cire et le beurre ensemble, 
et triturez le mélange presque refroidi avec 
les trois poudres. ( br. ban. he. r. tvu. ca, 
pid. pia, tp, ) 

vm. prescrit troii* parties de précipité, 
trois d'oxide de zinc , une de camphre tri- 
turé avec de l'huile d'amandes douces» 
seixe de cire et quatre-vingt-seize de beurre. 

Of Pommade simple de précipité ronge, 
soixante parties. 

Fleurs de zinc. . . deux parties. 

Camphre une partie. 

Mêlez bien, (s.) 

•p, prescrit quatre-vingt-seize parties de 
pommade , trois d'oxide de zinc et deux de 
camphre ; — au. cinq mios de précipité 
rouge , quatre de tutic, aeux de camphre et 
deux gros de beurre frais; — on quatre 
grains de précipité , dix d'oxide de zinc , 
autant d'extrait d'opium et deux gros 
d'axonge. 

Cette poramadeestpeu diiférente de celle 
d'oxide de mercure rouge simple, à laquelle 
on la dit cependant préférable quand il y a 
de l'ioflammation. Elle passe pour déter- 
sivé. résolutive, réfrigérante et fortifiante» 
A coup sftr tUe est fort irritante. 

TOMMAOB opaTHAUfiQUB >■ Bvpvrrasv. (ra.) 

^^Oxide de mercure rouge, uoe partie. 
Sulfate de zinc. . • deux parties. 
Axonge de porc , 

quatre-vingt-seize parties. 
Conseillée dsns les opbthalmies chronique* 
et rebelles, dites scrotoleuses. On en frotte 
légèrement te bord des paupières. 

OB60BRT aooos. (vm.} 

^Oxide de meroure ronge, 



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6a 



MERCURE. 



Miniam pulvérisé , 
de chaque. . - • une partie. 

AzoDge huitpartic«. 

Broyez la graisse avec les ozides, en l'a- 
joutant par petites portions à la fois. 

FOMMAOI DK lOaiPINS. fb*. QU,) 

'K Ozide de mercure ronge , une partie. 
Beurre frais. . • • seise parties. 
Mêlez bien ensemble ;'a joutez 

Sous-acétale de plomb liquide , 

siz parties, 
et broyez jusqu'à ce que tout le liquide ait 
dispara. 

POHHADB DB BDST. (aU.) 

IL Précipité rouge , quatre à siz grains. 
Beurre frais. .... deuz gros- 
Sous-acétate de plomb liquide , 
Laudanum de Sydenham, 
de chaque. • • un demi-gros. 

VOMMADB DK aiCBlIT. (f.ff.^îe.) 

:^ Beurre frais lavé avec l'eau de 

rose 4>o5. 

Camphre , 
Précipité rouge , 

Acétate de plomb, de chaque, o,a5. 
Triturez pendant long-temps sur un por- 
phyre, (f.) 

ff. prescrit une partie de précipité, une 
de camphre , une d'acétate de plomb cris- 
tallisé et diz-buit d'axonge bien lavée ; — 
/)(e. vingt parties de précipité, autant d'a- 
célate de plomb, une de camphre et soizante 
et diz de beurre lavé dans reau de rose* 

POMMADE OZ OBSADLT. {^.pit.ta.') 

:y Précipité rouge, 

Acétate de plomb cristallisé , 
Alun calciné, 

Tu tie, de chaque. . unedemi-ooce. 
Sublimé corrosif. ... un grain. 
Azonge lavée. . • . trois onces. 
Mêlez en triturant, {itû.) 
pU. prescrit quatre gros de précipité, 
quatre d'acétate , quatre d'alon , quatre de 
tutie, quarante-huit grains de sublimé et 
trois onces d'azonge ; — m. un gros de pré- 
cipité rouge , un gros de iitharve, on gros 
de tutie , un gros d'alun calciné , douze 
grains de sublimé et suflisante quantité de 
cérat non lavé QU d'onguent rosat. 

Pommade célèbre contie les affections 
dartrcuses et les phleffmasies chronioucs 
des paupières. Elle ne mffère des précéden- 
tes que parcequ'elle est encore plus irritante 
qu'elles. 

POMMA DK DK BILL, (bo.) 

Tf. Précipité ronge , 



Calamine préparée , - 

de chaque. . . . un gros et demi. 
Lilharge préparée. ... un grô». 
Tutie préparée. . . un demi-gros. 
Cinabre en poudre. . • un scrupule. 
Azonge de porc. . . deuz onces. 
Triturez avec soin , et ajoutez 
Baume du Pérou. • ^ quinze gouttes. 

OHGUIITT OPBTHALMIQDB. (oif.) 

y Précipité rouge, diz & vingt grains. 

Beurre frais. . . . . trois gros. 

Vert-de-gris. . . siz ii huit grains. 

Bol blanc , 

Opium , de chaque. . un scrupule. 
Mèlsz par la trituration. — Bénédict le 
conseille dans le ptérygion. 

:^ Précipité rouge iz grains. 

Vert-de-gris. .... diz grains. 

Tutie. . . douze à quatorze grains. 

Beurre frais. . . . une demi-oncc. 
Broyez ensemble. 

G^BAT MBBCDBIBL DB FALCK. 

Ceratum tUtergens s, mercuriaU FalekiL 
(wu. ca, pld, vm,) 

^Poudre porphyrisée de précipité 
rouge. .... une demi-once. 

— de mercure 

douz deuz onces. 

d'acétate de 

plomb cristallisé. . • une once. 
Incorporez-les dans un mélange fondu de 
Cire blanche. . . . quatre onces. 

Huile d'olive siz onces. 

Ajoutez ensuite 

Huile essentielle de lavande , 

an demi-gros» 
et mêlez bien, {pui,) 

wu. donne la même formule, mais omet 
l'huile de lavande ; — ea. substitue l'huile de 
noiz à celle d'olive , et réduit la cire à une 
once. 

:^ Ozide de mercure rouge , 

une demi-partie. 
Acétate de plomb cristalliiié , 

une partie. 
Huile d'olive. ... siz parties. 

Cire jaune une partie. 

Broyez séparément l'oaide et le sel avec 
un peu d'huile ; ajoutez le reste de l'huile 4 
la cire liquéfiée sur un feu douz, et incorpo- 
rez dans le mélange d'abord le sel, puis 
l'ozide. (vm.) 

Ezcitant , détersif , usité dans le panse- 
ment des ulcères vénériens. On remploie en 
onctions, ou étendu sur de la charpie. 

ORGOBAT DB PALCK. (CO.) 

^ Précipité rouge. . . . deuz gros* 



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MBRGURE. 



65 



Amalgfamc ^'étaia el de mercare, 
i parties égales. . . qaatregros. 

Oogaeot rosat. .... une once.' 
Tritarez ensemble , pois ajoutée 

Huile essentielle de menthe poi- 
vrée vingt gouttfs. 

Taoté contre les tumeurs hémorrhoîdalcs. 

BO0G1I9 DK VALCK. (he. pid,) 

2: Térébenthine de Venise. . un gros. 

LaqtiepolTérîsée. . • un demi-gros. 
Faites fondre sur le feu , et ajoutez - 

Emplâtre mercuriel. . deux onces. 

NeicaredooxpuWérisé. . deux gros. 

Précipité rouge porphjrisé , 

deux scrupules. 

Mêlez eo remuant bieo» et faites des bou- 
da. 

SULFURE DE MERCURE. 

S ï. 81JLFTÎAB HOIR. 



PefidsDt long-temps on l'a confondu , 
*vlr ooD à'Éhtops minéral^ avec le mé- 
jspe Ar soufre et de mercnre très divisé ; 
su il diffère de ce dernier en ce que ses 

p rtions sont bieo constantes , et qu'on 
*-U d'après Séguio , quand on le chauffe 
^*eoableroent daos nn tube, le changer 
' nUbre ronge , sans qu'il perde rien de 
"ipâdfc 

A. A Vélat de pureté, 

>• Préparé par Taction du feu. 

^ Flcan de soufre Uvées. . une partie, 
faites-les fondre , à fen doux, dans un pot 
^lere, et ajoutez-y peu à peu 
Mercure échauffé dans une cuillère 
^cfer une partie. 

'•emoei sans cesse jusqu'à ce que la masse 
' prû one teinte noire uniforme, et por- 
Vûei après le refroidissement, (ba. su. 

''• prescrit trois parties de soufre et deux 

•aercare. 

, '^-Préparé par précipitation. Éthiopimi- 
^ prtàpiU, Surhyéroiulfitrû de mercure, 

^S'jbliiné corrosif, 

douze parties et demie. 
Ujdroaalfate de fer, 
I Aride lulfuriqne concentré , 

de chaque. - . . cinq parties. 

'aites fondre le sublimé dans de l'eau , et 

; "'AQîitx daos la liqueur le gaz qui se dé- 

*> da mélange des deux autres substan- 

' • Hbs de l'eau , cinq fois le poids de Fa- 



cidc ; recueillez , lavez et faites sécher le pré- 
cipité, {vm.) 

^ Sous-carbonate de potasse, deux onces. 
Fleurs de soufre lavées, quatre onces. 
Eau de chaux. . . . deux livres. 

Faites bouillir daos unji cornue de verre 
à long col, sur le bain de sable, jusqu'à ce 
que le soufre soit dissous; laissez refroidir, 
filtrez , et instillez goutte à goutte dans la 
liqueur une di»solation faite à &'oid de deux 
onces de mercure dans quatre onces d'acide 
nitrique; lorsque l'effervescence a cessé, 
laissez reposer la liqueur, décantez ce qui 
surnage le précipité, lavez celui-ci avec de 
l'eau distillée , et faites-le sécher à une douce 
chaleur, (fe. li. vm.) 

vm. prescrit de la potasse liquide au lieu 
de sous-carbonate* 

B. 3îélé avec du sulfure d'antimoine. 

Cette préparation avait été confondue 
aussi avec VEthiopt aniimoniaL 

If Soufre. . . . une partie et demie. 
Potasse caustique fondue , 
Sulfure d'antimoine en poudre, 
de chaque , cinq parties et demie. 

Faites bouillir dans de l'eau jusqu'à ce 
que rien ne se dissolve plus, et filtrez. Faites 
bouillir la colature, et instillez-y du nitrate 
de mercure dissous dans Teâu , aussi long- 
temps qu'il se forme un précipité. Lavez ce- 
lui-ci, et faites-le sécher, (vm.) 

©m. propose encore, i» de substituer la 
dissolution de sublimé corrosif à celle do 
nitrate, et d'en verser tout-à-coup douze 
parties 'dans la liqueur ; a» de faire fondre 
ensemble six parties de sulfure de potasse 
et cinq et demie de sulfure d'antimoine ; de 
pulvériser le mélange refroidi, de le broyer 
avec un peu d'eau ; d'ajouter douze parties 
de sublimé corrosif dissous dans l'eau , ou 
vingt de mercure doux pulvérisé ; de laver 
ensuite à grande eau , et de faire sécher le 
précipité. 

§ II. 8ULFUBE BOUGE. 

Cinabre ; Cinhabarit , Hydrargyri sulphure- 
iumrubrum, Deuto-sulphuretum hydrargyri 
rubrum, 

A. Cinabre naturel OU natif, 
Cinnabaris nativa. 

Plusieurs pharmacopées lui ont accordé 
place dans leur matière médicale. ( an.b. 
ba. be. br. e. éd. S. fi. g. ban. po. pr. s. w. 
wu. tp, ) On ne doit l'employer qu'après 
l'avoir purifié par la sublimation. 

B. Cinabre artificiel, 
Cinnabaris factiiia , ffydrargyri sulpkurcium 



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64 



MBRGUBE. 



êublimatum. (am. an. bà, br. do. e. f. fe. 
fu. g. li. lo. pa. f. sa. bu. tv. wq. br. c^pa, 
ip.iVD.vm») 

y Soufre sublimé. . . . une partie. 
Mercure cinq parties. 

Ajoutez le meroure «a soufre foodo , et 
aussitôt qu'il y a gooflemeut de la masse , 
retirez du feu. Gourrcx le vase, pour empê- 
cher la déQarratîoD , pulvérisez et sublimez. 
( am. du. fe. lo. su. e, ) 

an. et ^u. prescrivent une partie de sou- 
fre et quatse de mercure ; — br. e. pa. sa. 
«t w. une de soufre et trois de mercure ; — 
g. une de soufre et trois et demie de mer- 
cure ; — fu. li. s. hr, et tp, une de soufre et 
sept de mercure ; — ba. une de soufre et 
sept et un cinquième de mercure ; — f. i5o 
de soufre et 1,080 de UTercure; — sw, par- 
tics égales, c'est-à-dire la sublimation de 
son éthiops minéral ; — no*, quatre de soufre 
et vingt-cinq de mercure. 

If Soufre en canon. . . trois parties. 
Mercure. . • • dix-neuf parties. 

Broyez jusqu'à extinction du métal , et 
chauffez peu à peu le mélange, au bain de 
sable, dans un ma^raf, pour le sublimer. 
( vm. ) 

vm. conseille aussi le procédé précédent, 
avec les mêmes proportions respectives que 
dans celui-ci. 

Excitant, peu usité à l'intérieur, mais 
assez souvent employé à l'extérieur, sous 
forme de fumigations, à la dose d'un ou 
deux gros» avec de l'olibao. 

GiHABiB riiipAai. (f. li.sa. rt,ip.) 

La préparation du cinabre , soit arti^cîel , 
soit natif, consiste tantôt seulement à le 

{ralvériser, puis à le porphyriscr, et à le 
aver à grande eau, afin de recueillir les 
molécules les plos fines par le repos de*la 
liqueur (li.) ; tantôt à le sublimer avant de 
le soumettre à la porphyrîsation et au la- 
vage, (sa.w.v.) 

9p, indique, sous le nom de Crème de cina- 
bre, une préparation, tout au moins inutile, 
que Ton obtient en faisant bouillir du cina- 
bre porphyrisé dans de l'eau, et recueillant 
les pellicules qui se forment à la surface du 
liquide , pour Je» pulvériser , après les avoir 
fait sécher. 

POOnai AIfTHBLHIIITIQOB.(aU.) 

"Jf Sulfure de mercure noir , 

Racine de jalap , de chaque, no gros. 

de valériane. . . deux gros. 

Dose , une cuillerée à café. 

pooaaa AifTiLvssiQva. {bo.) 
If. Ciaabre naturel , 



Cinabre artificiel , 
de chaque. . vingt-quatre grains. 

Musc; seize grains. 

Mêlez Qt porphyrisez. 
A prendre en une fois, dans une cuillerée 
d'alcooL— Assarément , jamais la rage n'a 
été guérie par ce moyen. 

PODOBS AHALIPTIQVB. 

Puivis analepticui s. eardiaeus >.' eordialis 
i, nobUu Cellensiês, CeUentU ûttreui, ( b*. 
br. o. w. sp. sw, ) 

If. Cinabre. • . . une demi-once. 
Sucre candi. . . • trois onces. 
Huile de cannelle, 'c 

un demi à un gros. 
Triturez bien ensemble, (b*. Mr. o. nv.) 
vr. et tp, prescrivent six gros de cinabre , 
deux onces de sucre et deux scrupules 
d'buile de cannelle. 

Eicitant, assez célèbre comme cordial , 
stomachique et analeptique. — Dose» un 
scrupule. 

PODDBB ÇOnrOBTAaiTB OB CAMBBABIDS. (w.) 

If. Cinabre natif. .... un gros. 

Corne de cerf brûlée. • cinq gros. 

Dents de sanglier, 

Ongle d'élan. 

Bol d'Aiméoie, 
de chaque. ... on demi-groa« 

Terre sigillée. *. . • deux gros. ' 

Sardoine , 1 

Grenat, 

Hyacinthe , • ^ 

Saphir, 

Emcraude , de chaque , 

vingt-cinq grains. 

Succin , 

Corail blanc , > 

ronge. 

Perles d'Onent, 

Bézoard d'Occident , 

— ... — d'Orient , de chaque , un gros. ' 

Faites du tout une poudre très fine. ' 

Préparation absurde , oue la précédente 

remplacerait au besoin. — Dose , depuia mi 1 

scrupule jusqu'à un demi-gros. \ 

PODDBB céPSALlQOB DB CAMBBABICS. (w.) { 

y Cinabre un demi^ros. 

Cristal de roche, 

Succin préparé , ' 

Ongle d'élan, de chaque, un gros. 
Corne d'élan préparée sans feu , I 

de cerf, préparée de même, \ 

de chaque trois gros. 1 

Crâne humain préparé. . six gros. 1 
Sucre blanc. . une once et demie. 

Faites une poudre. 

Préparation noil moins absordo que la' 



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M£ROUR£. 



prccéd«nlc , et à laquelle on dcTrait substi- 
io«r b pondre analeptique. -^Dose, depuis 
ao demi jotqu'à trois scrupales. 

POUnaS AUTttfPlLBPTIQUB. 

P«/»*i epUeptteat ruber t. ad gutUtam, (sa. 
fT. bo. pie, ) 
acCînjibre natif, 
Soccîn préparé, 
Licorne de mer, de chaque, 

, une once. 

Racine de piroîoe. 
Corail rouge , de chaque , deux onces. 
Faifes une poudre, (w.)— Dose, depuis un 
d«mi-scnipule josqu'à un demi-gros. 

^ Racine de pivoine , 

Corne de cerf » 

Snccin préparé , , 

de chaque. . . une demi-once. 

Castoréum un gros. 

Cinabre deui gros* 

Faites une poudre très fine, (sa.) 

X Racine de pivoine , 

— de valériane sauvage , 

de chaque. .... une once« 
Semences de rue , 
Myrrhe, 
Castoréum , 
Soccin blanc, de chaqne, 

une demi-once. 

Cinabre deux onces. 

Faites nue pondre» ( bo, pie, ) 

Z Cm de chêne » 
' Cinabre, 
Ongle d'élau , de chaque , denz gros. 
Crtne humain préparé sans feu , 

une demi-once. 
Faites une pondre, (w.)— Dpse, un demi- 
«rrvptile cbes les enfiins, et depuis un scru- 
p6-e jusqu'à «n demi-gros chez les adultes. 

I FCWBBS CÉfHALIQUK BOUGS. 

I ^rf»*s eepAmCeus ruber, Specifieum cephali- 
corn. (li. w.#^.) 

3£Cianbre trois onces. 

Bacrine de pivoine , 

une once et demie. 
CrAne hnmaio, 
Ongfe d'éJan , 

Corne de ceif préparée sans feu , 
Emeraude préparée. 
Corail ronge préparé , 

de chaqne deux gros. 

Perles d'Orient préparées, 
I iôcome de mer, 
I Succin préparé , 

de chaque. . . un demi-gros. 
Triiarex pendant long-temps, et faites une 
-^mdie très Bmt» (w-) 
*f. pnecrii froî s onces de cinabre, une 



65 



once et demie de pivoine, deux gros d'éme- 
raude, un gros d'ongle d'élan, ^eux scru- 
pules de cr«ne humain , de corail et de 
corne de cerf, en&n un scrupnle de Ucornc 
de perles et de snccin. ' 

^Cinabre, 
Succin blanc , 
Licornt de mer. 
Dents d'hippopotame > 
de chaque. . . . tm demi^ros. 

Crâne humam uq jr^ok 

Ongle d'élan, ^^*' 

Corail rouge » 

Shrysolite , 
meraude. 
Perles préparées , 

de chaque. . . deui scrupules. 
Semences de pivoine , 
Corne de cerf préparée sans feu , 
de chaque. . . un gros et demi. 

Gui de chêne deux gros. 

Racine de pivoine . . six irros. 

Feuilles d'or. 7 n- î. 

Faites une poudre très fine, (w.) 
Préparation encore plus ridicule que les 
deux qui précèdent. — Dose, depuis un 
sempule jusqu'à un demi-gros. 

li. a corrigé cette formule grotesque de la 
manière suif an te : 

:jCCinabre préparé, 
Magnésie blanche, 

de chaque. .... une once. 
Pondre de gui , 

— de pivoine , 

de chaqi;ie. . . .une demi-once. 
Faites une poudre très fine. 

Dose, depuis un scrupule jusqu'à un de- 
mi-gros. 

pouoai TsurMiAiiTi ni stahl. 
Poadre antispasmodique; Putvis antispasmo- 
dieus s, niirosus einnabarinus s, satinai 
eomposiitts s, temperans ruber, (ams. b. 
be. br. f. li. o. pa. v¥. ea, pie. sa. sw, 
vm. } 

ac Cinabre. une partie. 

Witrate de potasse . .quatre parties. 
Sulfate de potasse . . .une partie. 
Mêlez par la trituration, (b, be.) 
ams. et vm. prescrivent une partie de ci- 
nabre et quatre de chacun des deux sels;— 
sw. une cfe cinabre , seize de nitre et huit 
de sulfate ; — vm. nue de cinabre et seize 
de chacun des deux sels ; — o. une de cina- 
bre et douze de chaque sel ; — f. ca, et pie. 
deux de cinabre et neuf de chaque sel ; — > 
IL et w. trois de cinabre et seize de chaque 
sel. • 

q|C Cinabre une paitte* 

Ecailles d'huître préparées, 

S 

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fiô 



MBRGURE. 



Nitrate de potasse» 
SuUiste de poUsse , 

de chaque. . . . deux paities» 

Faites une poudre, (vm.) 

pa. prescrit six gros de oitre» six de sul- 
fate, six d'écaiiles d'huître et trois de 
cinabre. 



:y Cinabre. . . 
Yeux d*écrevisse. 



. une partie. 
. six parties. 

Mèlex par la trituration, (m.) 

:^Ginabre porphyrisé. . cinq parties. 
Yeux d'écrevÎMe , 
Corail rouge préparé , 

de chaque. . • • huit parties. 
Nacre de perles préparée, 
Suiratc de potasse , 

de chaque. . . • seize partie!>. 
Nitrate de potasse, 

trente-deux parties. 

Faites une poudre fine. (br. n.) 
Quoique manifestement excitante , c'^ctte 
poudre a joui pendant long-tcmp« d'une 
grande célébrité , comme remède tempérant 
et propre Unt à diminuer la chaleur du sang 
qu^ corriger les humeors altérées cooteooef 
dans les premières voies. Il est difficile d'en 
fixer la oose , au milieu des variétés qu'elle 
offre dans sa composition ; celle de la poudre 
fournie par la dernière formule est d'un à 
deux scrupules. 

POTlOlf IBMPiBAHTB. [stlt.) 

If Poudre tempérante de Stahl, 

douze à quinze grains. 
Émulsioo simple. . . . six onces. 
Sirop de guimauve ou de groseille h , 

une ouce* 
Eau de fleurs d'orauger, quatre gros. 
Mêlez. 

Conseillée an début des matadiea aiguë*. 
Bile ne peut alors que nuir« par l'excitation 
qu'elle détermine, malgré le nom qu'on lui 
a donné et qu'elle ne mérite pas» 

BOL BOOGK. 

Bûtus rnhtr s. dnnabarinut. (sa. sw.) 
2:Cinabre un scrupule. 

' Conserve de roses. . . quatre grains. 

Faites 011 <>ol. (ne.) 

sa. prescrit un gros de conserve d'orange 
et autant de sulfure mercnrfe! antîmonlal, 
ponr faire un bol, auquel on peut ajoute^, 
suivant le besoin , un scmpnle de musc ou 
de serpentaire de Virginie. 

Ces bols ont été préconisés dans la cépha- 
lalgie et les affectiottt invétérées dîtc« ner- 
veuses. , . 

b, cite des bols préparés avec un de- 

• msiirain de cinabre et six grains de n>b de 

genièvre , dont il est dit qu'ils ont été admi- 



niaCfés avec succès , dans un cas d'aicite , à 
U dose de quatre par jour* 

BOLS DIAPHOI^TIQDBS. {vn.) 

:^Ginabre un scrupule. 

Camphre deux sempulea. 

Thériaque -une once. 

Sirop de capillaire ou d'œillel , 

quantité suffisante 
pour faire une masse divisible en vingt- 
quatre bols. 

On en prend trois par jour, en avalant 
ensuite une infoston de thé on de soreaa 
bien chaude. 

riLULBS rORDAHTBS. 

PUuUb eonii ànnabarinm. (aif.) 

^Cinabre, 
Extrait de millefeuillea 

de ciguë, 

de chaque un gros. 

Faites des pilules de deux gros. -7 Ooao, 
sept, matin et voir, dans les engorgemena 
glandulaires vénériens. 

PÂSTTLLBS MBSCCIIILLIS. {tp,) 

:^ Cinabre porphyrisé, deux scrupule». 
Succin préparé. ... un scrupule. 
Mucilage de gomme adragant^ 

quantité suffisante* 
pour faire des pastilles de grandeur arbi- 
traire. 

On s'en sert poar les fumigations cinna- 
barines. 

cita AT aoocB. ($w.) 



. quinze grains, 
une demi-once. 



:^ Cinabre. . . . 
Ké^ne jaune. . 
Cire jauiip. , 
Axongc de porc, 
de chaque. . . «ne demi-livre. 
Incorporez le cinabre en poudre dans le 
mélange fondu des trois autres «nbstancf^s. 

Excitant, dessiccatif, usité dans le pnaeo. 
ment des ulcères* 

oicGUBiT BOta. (vm.) 

:^Cinabre trois parties. 

Hydiosulfate de plomb, une partie. 

Moelle de bœuf. . . douze partie*. 
Mêlez en triturant. 



Vngttentum sulphureti hydrargyrl tubtimati. 

^Cinabre deux once*. 

Litharge quatre onces. 

Céroae. . . . une once et demie. 

Mercure doux. . . . deux gros. 
Porphyrisez chacune de cea sebst an- 
ces à part, mélex les poudres , et incor- 



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MERCORE. 



67 



pores le toot dans on méJftoge fonda de 

Cire {auDc six oacet. 

HniJe de roeet • . . deox livres. 

rOHHABB AIITIHIBPtnQDB. (ntl.) 

:^Cioabre dd gros. 

' Genphre nn scrapule 

Gérât ordinaire .... 00e ooce. 

Brojei eniemble. 

Employée sooYent avec succès par Ali- 
bert, poor le paoseReot des dartres; on 
rcBOQvelle Tapplioatioa deux fois par jour 



roHSADX AHTiDAaTBRcsB. {ra,) 

X Cinabre .... un gros et demi. 
' Sel ammoniac ... un demi-gros. 
Axonge de porc . . . deux onces. 
Tritares aoaemble > et aromatises avec 

Ea« de roses mi gros. 

Spécialeoient conseillée dans le phthiria- 
ik, pour modérer le prurit, et diminuer la 
proonctioii des poux. 

iLBCTOAiaB ABTIAnTBBITIQDB. (cfl.) 

Jf Cioabre .... une once et demie. 
Conserve de ro^es. . . deiuL onces. 
Bésine de gayac en poudre , - 

une once. 
Sirop de gingembre , 

quantité suffisante. 
GonsctUé dans les douleurs rhumatlama- 
les SMM ièvre. ^~ Dose, une cuillerée i 
csié, deuE fois par Jour. 

iLBCTUAIBB FOBGATIP. (nB.) . 

X Snifore noir de mercure , 
' Poudre de jabp , 

decbaqse. . , . . deox gros. 

Scammonée un gros. 

Scille, 

Résine de {alap, 

de cbaque ... un ^ros et demi. 
Sirop de nerprun, quantité suffisante. 
Doae , on demi-gros à deux gros. .— £m- 
plcré pnr Ponqoier dans l*hydropisie et la 
oohqne métallique. 

SPABADBAP aOUOB. (vm.) 

Tf, Gnabre porpbyifsé . . . une partie. 
Incnrporet-le dana un mélange fon- 
da de 

Térébenthine .... six parties. 
Cire blanche . . . douze parties. 
Trempes des bandelettes de loile dans la 
wiasae emplastiqne et polissez-les. 

■JcimAix a'oioH cmBABiaiBé. 
JSaetrmeimm opU ÔMna^M^num, Lanàanum 

1|plnlmt nqnevx d-'opinm , six gros. 
Safran en pondre. 



Cinabre porphyrisé, 

de chaqoe trots gros. 

Faites une masse , avec un peu d'eau , et 
prépares-en des pastilles. 

PROTOCHLORURE DE MERCURE. 

Cahmelf Catonnétatt Mercure doux , Muriatê 
dô mercure doux y Mnriate de mercure mous- 
oxigênè. Panacée mercurielte ^ Proto-hydro- 
chlorate de mercure, Sous-muriate de mer- 
cure , Subtimé'douœ ; Ànliquartium , AquiCa 
alhai. mitigata, Caiometanos, Draeo tnilc- 
gattfSf Hydrargyrus muriaticus dulciss, oxy- 
dufatus t, murlatas dutcls, Hydrdrgyrum 
murialicum miie , MereuriuM du'cis t. mu- 
rialicut », prcecipUatut albut s. sublimatuf 
dulc'u, Murius hydrarfiyri oocydutati t.mitU 
s. iubojoygenatui s, hydrargyrosnt mitU t, 
ojryduii hydrargyri miiis , îdunna melatfo- 
rum , Panchymagogum minérale , Panchy- 
magogut Quercetanut, Protochiorurctum 
hydrargyri^ Suhmuriat hydrargyri s, fcy- 
drargyri mitia s. protcipitatut t. tubtima' 
tut, (a. am. aui». an. h. ba. be. br. d. dd. 
du. e. éd. f. fe. If. fi. fu. g. han. be. li. lo. 
o. pa. po. pr. r. s. sa. su. w. vru. br, c, pa, 
pid. $p. sw, i>m . ) 

1* Procédé ordinaire. 

^ Sublimé corrosif en poudre , 

quatre parties. 
Mercure ..... trois parties. 

Tdtures dans nn mortier de vene, en 
ajoutant un peu d'alcool , jusqu'à extinction 
parfaite du métal ; introduisez la poudre 
dans une iiole .[uï en soit remplie au tiers 
seulement; bouchez cette fiole placée sur 
uu bain de »able , d'abord avec un cornet de 
papier, ensuite avec un bouchon de pieiTe ; 
augmentez le feu par degrés, et soulenez-le 
jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien au fond du 
vase. Âlont réduisez la masse sublimée en 
poudre » faites-la bouillir avec le double 
d'eau distillée et un vingtième d'hydrochlo- 
rate d'ammoniaque'; décantez ensuite le li- 
quide, lavez deux ou trois fois la poudre 
avec de l'eau distillée , et faîtes-la «écher à 
une douce chaleur, (an. b. be. fe. r,) 

Cette Tormule présente de nomorenses 
variantes : — éd. ban. o. pr. s. et sa. donnent 
Icit mêmes proportions, mais ne prescrivent 
que l'eau nure pour laver; s. n'indique qu'une 
seule sublimation , et les autres en veulent 
deux; — parties égales de sublimé et de 
mercure , trituration avec de l'alcool , deux 
sublimations successives, lavage avec une 
dissolution bouillante d'un gros de sel am- 
moniac par pinte d'eau (br. pa* w.) ; — par- 
ties égales de sublimé et d« mercnre, tritu- 
ration avec de l'alcool, une aenle sublima- 
tion , lavage avec de l'eau bonillante seule 
(vm.) ;— cinq oncea de sublimé et quatre do 
5. 



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6S 



MERfcCRE. 



mercure, une seaie lublimation, lavage à 
Teaii fruide (a.) ; — une livre de sublimé, 
neul' onces de mercure, deux fublimatious, 
lavage k l'eau bouillante (d.) ; — une livre 
de sublimé , dix onces et demie de mercure, 
trituration avec un peu d'eau, trois sublima- 
lions, pas de lavage (ams.) ; — vingt-quatre 
parties de sublimé , quinze de mercure, tri- 
turation avec de l'eau, deux subliœatious, 
lavage à l'eau bouillante (IT.) ; — une livre de 
sublimé , neuf onces de mercure, trituration 
avec de l'eau , deux sublimations , lavage à 
l'eau bouillante (lo. p.) ; — 4^0 de sublimé, 
3 20 de mercure, trituration avec de l'eau , 
plusieurs sublimations successives, lavage à 
l'eau bouillante ( f.) ; — quinze onces de su- 
blimé, douze de mercure, trituration avec 
de l'alcool , deux sublimations , lavage h 
l'eau bouillante {sw,); — quatre parties de 
sublimé, deux de mercure, deux sublima- 
tions, lavage avec quatre parties d'alcool 
bouillant (ba.) ; — 12,7 de sublimé, 9,5 de 
mercure, une seule sublimation, pa.s de la- 
vage (v»n.) ; — parties égales de sublimé et 
du métal, trituration avec de l'eau, paii de 
lavage {br.) ; — buit parties de sublimé , six 
de mercure, tiiluration avec de J'eau, plu- 
HÎeurs sublimations successives , lavage à 
l'eau bouillante (e. ) ; — trente -deux onces 
de sublimé , vingt - quatre de mercure et 
deux sublimations («^.)» — ^^^ ^i^f® ^^^ 
sublimé, neuf onces de mercure et deux su- 
blimations successives (am. du. e.). 

he. et pid. prescrivent une livre de subli- 
mé, dix onces de mercure et la trituration 
avec de l'eau , mais veulent qu'après la pre- 
mière sublimation , on triture soigneusement 
le produit avec une once de mercure » et 
qu'on sublime de nouveau ce mélange. 

Le lavage, omis par plusieurs pharmaco- 
pées , e>t une précaution importante pour 
débarrasser le mercure doux d'un peu de su- 
blimé corrosif, qui y reste toujours mêlé. 

a* Procédé de Scheele. 

:^ Mercure sept onces. 

Acide nitrique étendu d'eau , 

cinq onces. 

Versez l'acide sur le métal , et , vers 
la Gn de l'cflervesccncc , faites digérer 
à une douce chaleur, en remuant de 
temps en temps le vase, pendant six 
heures. Augmentez alors le feu jusqu'à 
ce que le liquide bouille un peu ; aé- 
cantcz-lc ensuite de dessus le mercure 
non dissous , et mélez-le promptement 
avec une dissolution bouillante, prépa> 
rée d'avance , de 

Sel commun. . . . qiMtre onces, 
dans dix livres d'eau ; larez le précipité qui 
se forme avec de l'eau distillée chaude , jus< 
qu'à ce que celle-ci ne soit plus troublée par 



le sous-carboaatc de potasse ; alors faites-le 
.sécher, (do. e,) 

Le produit est un de ceux qu'on désigne 
communément sOus le nom de Précipité 
blayic, 

am. ams. be. br. c. éd. f. fe. fi. fu. p. pa. 
r. sa. hu. w. et sw. donnent à peu de chos<> 
près la même formule, dont la suivante est 
une modification qui mérite d'être signalée : 

^Nitrate de mercure cristallisé. 

Mercure , de chaque. . une partie. 
Sel commun. . . moitié en poids 
du mélange. Triturez dans un mortier de 
verre jusqu'à extiuction du métal, et faites 
sublimer, {br.) 

3« Procédé de Hermbstaedt. 

"if Dcutosulfate de mercure non lavé , 
obtenu en distillant à sec , dans 
une cornue , six onces et demie 
de mercure et quatre d'acide 
sulfurique. 
Mercure. . . trois onces et demie. • 
Triturez jusqu'à extinction du métal. 
Ajoutez ensuite 

Selcommnn. cinq onces et demie. 

Mêlez bien par la trituration , et sublimez. 

{t'.br.c.) 

fe. prescrit douze parties de mercnre ^ 

3uatorze d'acide sulfurique , la pulvérisation 
u sel avec douze parties de mercure, le mé- 
lange de huit parties de la masse ainsi obte- 
nue avec trois parties de sel décrépité , et la 
sublimation. 

^Mercure, 
Acide sulfurique , 

de chaque, . . . quatre onces. 
Versez l'acide goutte à goutte sur le 
métal , introduit dans une cornue de 
verre, et chauffez celle-ci au bain de sa- 
bip jusqu'à ce que le mélange soit con- 
verti en une masse blanche. L'appareil 
refroidi , pulvérisez le sel , et triturcz-lc 
jusqu'à extinction parfaite du métal avec 
Mercure. . . deux onces et demie. 
Ajoutez ensuite 
Sel marin décrépite, 

quatre onces et demie. 
Chauffez graduellement le mélange 
jusqu'à ce que tout soit sublimé ; pul- 
vérisez le produit et sublimez-le de nou- 
veau. Réduisez encore la masse en pou- 
dre très fine , et faites-la bouillir pendant 
une heure avec une dissolution de 

Sel ammoniac. . une once et demie 
dans cinq livres d'eau distillée ; filtrez en- 
suite la liqueur, lavez la poudre avec de l'eau 
distillée , et faites-la sécher doucement «ur 
du papier Joseph. ( li.} 



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MERCURE. 



U mercure doux eM une prt'paratipo furt 
u.itec, rartoiit en Angleterre, où U semble 
•^tre considéré comme une sorte de panacée. 
Excitant à un haut degré , il devient alté- 
jaut, anthelmintique , antispasmodique, 
««'epontif, diaphorétjqne, diurétique, er- 
rfjo, fondant, purgatif, résolutif ou siala- 
?>pje, suivant la dose, le mode d'applica- 
tion, le» circonstances dans lesquelles on le 
donne, la constitution du sujet, et les sub- 
stances arec lesquelles on Tasiioclc. C'est 
principalement dans les maladies vénérien- 
oot ou réputées telles , 1rs affections scrofu- 
ieusej, l'hépatite chronique, les maladies 
cooTulaÎTes , les douleurs rhumatismales , les 
>«ions inTétérées du tissu de la peau et la 
constipation opiniâtre « qu'on Ta préconisé. 

En généra, il n'agit que comme altérant , 
(Wlâ-dire comme stimulant ou irritant ré- 
tuJMf, à la dose d'un à cinq' grains, tandis 
f l'a celle de cinq à quinze grains. Il déter- 
miac la pnrgation. 

On ne doit lui adjoindre ni le chlore , ni 
! acide nitrique, ni les alcalis , leurs carbona- 
te» on leurs sulfures, ni l'eau de chaux , ni le 
ctÛTte, le fer et le plomb, qui le décomposer t. 

S L rBÉrARATIOKS DANS LESQUELLES 
RIEH KB MODIFIE, AU MOINS SENSI- 
BLBMBIIT, L*ACTION DU MBRGVIE DOUX. 

rovoai SI galomil. 
Pmipis e mertuTw duleL (dd. tw, sy.) 

ac Mercure doux. . . . denx grains. 
Amidon pulvérisé . . un scrupule. 
Mêles, (dd.) 

2: Mercure doux. nn & denx grains. 

Sucre en poudre» • quinze grains» 
Mite,. (^.) 

y Mercure doux .... six grains. 

Pondre d'amidon . • douze grains. 

de sucre blanc , an demi-gros. 

Mêles bien, (s».} 

Toutes ces poudres peuvent être adminis- 
ri-cs eo une seule dose. On a conseillé , dans 
«-^ maladies vénériennes des enfans en bas 
«£«. , la snivante : 

^ Mercure doux un grain. 

Sacre en poudre. . . un scrupule. 

Mêles avec soin» et divises en trois pa- 
c i^t% poar ia journée. 

Va mélange de denx gros de mercure doux 
•*tv une demi-once de sucre et autant d'en- 
* s« peut convenir dans certains cas de nia- 
'C«Qi vénériennes , en fumigations , pour 
'-acuae desquelles on en consomme un à 
"vx fprOB. I7n autre naélan^de quatre grains 
-' ralomélas et d'un demi-scrupule de bol 
^rmcak, i^riagé en quatre prises pour la 



69 



{otirnéa, a été pioposé en ridions sur les 
gencives , la face interne des lèvres , la langue 
et le palais, selon la méthode de Clare et 
Brachet. 

POODII VKaMlFOOI. 

Remtdium antitœniosum, (au.) 

i^ Mercure doux. . un scrupule. 

Corne de cerf calcinée , 
Cinabre, de chaque. . dix grains. 

A prendre toutes les auatre ou cinq heu- 
res , dans l'après-midi ; le soir on boit deux 
onces d'huile d'amandes douces ; le lende- 
main matin , on prend à jeun , dans du sirop, 
le tiers d'une poudre préparée avec un gros 
de fougère, un demi-gros de jalap , autant 
de gommegutte, autant de chardon-bénit , 
et autant de charbon animal ; si le tsnia ne 
sort pas , on prend le second tiers an bout de 
denx heuies, et le dernier tiers denx heures 
plus tard. 

Ce moyen a été proposé par Bcck. 

IHJBCTIOir Dl HSaeOSB DOUX. 

Iryectio ex muriate hydrargyri, (*y.) 

!}^ Mercure doux. . . une demi-once. 
Eau distillée huit onces. 

Conseillée dans l'urétrite aiguë , mais utile 
tout au plus dans certaines urétrites chroni- 
ques. Lagneau donne une formule préfé- 
rable î 

:^ Mercure doux porphyrisé, 

une dcmî-oncc. 
Solution de gomme arabique , 

douze onces. 

GAIOAIISUI AlITlviHiSlSlf. (sy,) 

^ Gomme arabique. . • . un gros. 
Décoction d'orge. . . cinq onces. 
Edulcorcz la solution avec 

Sirop de guimauve , une once et demicy 
et mêlez-y , en remuant bien. 
Mercure doux en poudre , 

quinze grains. 

LAVBMBNT aSBCOBIlL. 

Enema mcrcuriaic, {au.) 

"if Mercure doux. ... un scrupule. 

Amidon , 

Gomme arabique, 

de chaque. . . une demi -onre. 

Eau huit oncc>. 

Méîez par la trituration. 

LOTION AIITIPSOSIQDB. 

Lolio veralri mêreuriaiis s. antipsorica. {au.) 

:^ Décoction d'ellébore blanc, hiût onces. 

Mercure doux un gros. 

Nitre deux gros. 



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7« 



MERCURE. 



deux onces. 



Sel ammoniac. . 
MaoTaise préparation, que Wilson a pré- 
oonisèe comme un excellent antipsoriqiie. 

HlXTCai ATBC LB CALOMXL. (sa.) 

^Mercure doax. . uo demi-scrupole. 

Sirop de fometerre. . . deux onces. 

Eau de fumeterre . . . une lÎTre. 
A prendre par demi-oncea ou par onces. 

MIKL DB MSaCOBB DOOX. 

Mei é muriatû hydrargyri s. hydrargyrL (sw, 

^ Mercure doux en pondre , 

un à deux gros. 
Miel despumë . ." . . une once. 
Mêlez par la trituration. 
Conseillé dans les ulcérations Ténériennes 
de la gorge , et préférable souvent à la pom- 
made > dans celles des parties génitales. 

POMUADX OB MBmCOav DOOX. 

Onguent de ealamétoâ, (<y.) 

:^ Mercure doux. . un à deux ffros. 
Gérât blaifd, sans eau, ou Moelle de 

boeuf. une once. 

Mélangez pendant un quart d'heure. 
Recommandée dans les maladies Téné- 
riennes, en frictions à la pnau , ou en appli- 
cations sur les points malades de ce tissu. 

b*. indique, sous le même nom, une 
pommade composée de deux scrupules de 
mercure doux, avec une once d'onguent 
basilicum, que Marryanas vantait dans di- 
verses affections pustuleuses de la peau et 
dans la lèpre. 

POMHADB AfITfOAlTIBDSB. (fV.) 



:^ Mercure doux. . , 
Pommade à la rose . 



. un gros. 

trois gros. 

On peut rapprocher de cette pommade, 
usitée par Dupuytren , la Pommade antiher- 
pélîque angtaiét (p»e.), qui ae prépare avec 
un gros de m<*rrure doux et quatre onces 
d'axongc ou d'onguent popnléumi seule- 
ment , celle-ci est beaucoup moins active. 

PUMMADK ABTIHBarilTIQUk. ( rtf.) 

Of Mercure doux un gros. 

Fleurs de soufre. , . deux gros. 

Axonge puriHée. . . . une once. 
Conseillée par Fouquier. 

IHJfKCTIOH COHTRB IBS CABlfOSlT<)l Bt t'oaàTBB. 

(S?M.) â 

TfVi rcnre doux un gros. 

Huile de scorpions. . . une once. 

Baume tranquille. . . deux onces. 
A|:rèsayoir uriné , on injecte dans l'nrètrc 



If Mercure- doux. • 
Extrait d'absinthe, 



la valeur d'nn grand dé de ce mélange, 
qu'on y retient pendant cinq minutes au 
moins, et on réitère l'opération trois fois 
par jour durant un mois. Cette bizarre in- 
jection , inutile contre les carnosités nré- 
trale», qui sont des êtres chimériques, 
pourrait être avantageuse dans cerUins cas 
d'urétrite chronique opiniâtre. 

^L 91i MBIGOBB DOUX. 

Bôlut e muriaie kyérargyri, (tm,) 

:^ Mercure doux. . cinq à dix grains. 
Sirop simple. . qfnantité suffisante 
pour faire , avec la poudre de lycopode, un 
bol, utile, dit-on, dans l'hydrocéphale. 

BOLS AJfTHBlMIHTlOO-TORlOOU. 

Boli anthtimint'œO'iom^. {b.) 

quatre grains» 
. . un gros. 

Faites quatre bols, qu'on prend à la fois. 

y Mercure doux. . . quatre grains. 
Extrait de semcn contra. • un gros. 

Faites quatre bols, dont on prend an 
toutes les deux heures. 

On les conseille dans les cas de vers avec 
atonie légère du canal intestinal. 

BOLS AHTHBUlrtTlCO-HBaVlBS. 

Boli anthclmintieonervlni. (6.) 

:)(; Mercure doux , quatre à huit grains. 
Extrait de valériane, deux scrupules. 

Faites quatie bols. — Dose , un toutes les 
trois heures , dans les maladies vermiueuses 
accompagnées de symptômes nerveux. 

riLCLBS BB MBBGIiaB SOOX. 

Piiutei de protochiorure de mercure; Pilulm eao 
hydrargyro muriatieo mitl s. eoo mereurio 
duhi, ( dd. rrrr, au, e, ra,) 
y Mercure doux. . . douze jnN>iDS- 
Conserve de roses, quantité suffisante 
pour faire douze pilules, (s.) 
:^ Mercure doux. 
Extrait d'aconit, de chaque, un gros. 
Sirop de sucre , quantité suffisante. 
Faîtes cent vingt pilules, {au.) 

If Poudre de mercure doux. 

de mie de pain sèche , 

de chaque, un demi-groa, 

£au quantité suffisante 

pour faire trente pilules, qu'on couvre di> 
lycopode. (dd.) 
^Mercure doux, 
Poudre de guimauve , 

de chaque. . . parties égales. 

Sirop simple. . quantité suffibaute 

pour faire des pihiles de deux grains, (no.) 

1^ Mercure douB. . . quinze grains. 



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MERCURE. 



Sac de rèstiste en pondre , 

un gro8 et demi. 

Bea quentité raifiMnte 

pour foire une maeie diTîsible en loixante 
pilules. C^^O 

Sa» doee dece« pilules vaiie selon Peffel 
qo*on Tcnt prodoire , le coniititutioo du 
MÎet y et leur propre composition ; 11 j a un 
demi-grain de mercure doux dans les pre- 
mières , on ffrain entier dans les secondes, 
et an quart de graio seulement dans les der- 
BÎèrea. 

rojjvas AirriicTÉaiQOBS. (ea. ) 

^Mercure doux nn gros. 

Bxtinit de saponaire . • deux gros. 
Mêlez, et faites «ne masse de noixante et 
dosae pilules , dont on prescrit deux , trois 
on quatre par joar. 

nun.18 roHOAvrn. 

PUulm rtÉoioetUu. (b.) 

^Mercure doux . . • quatre graina. 

Extrait de pissenlit « dix-huit grains. 

Faitaa quatre pilules, à prendre en vingt- 

qaati« heares, dans les obstructions abdo- 



PIUJLIS ARTtTiaiaiBHRtS. 

PUmim taitisjphUUiem et retolveniet. {b.) 
y Mercure donx . • . quatre grains. 
£atrait de duace-amère, 

quantité suffiyante* 
Faites quatre pilules , à prendre dans la 



aOLS IMMÉaiCOQUlS. 

Botmê «03 takirui, {au.) 
j|; Mercure dqnx .... deux grains. 
Extrait de rabine . . quatre grains. 
Sirop de coqneficot , 

quantité suffisante. 
Faites nn bol. — Perfect Ta trouvé avan- 
tagwx dans la manie causée par l'amé- 
■ocriiéc. 

riUILSS ALTiBAlCTSS. («1. ) 

2: Mercure doux on gros. 

Élcctnaire de scordium, deux gros. 

Foodre de régliose , quantité suffisante 

po«r fidre soixante et douse pilules. 

riLOLis PotOATiTics. (am. e,) 

^Mercoiedoux . . . . un demi-gros. 

Savon d'Alicante . . no scrupule. 

Ean quantité suffisante 

poer fiisre quarante pilules. 

Cette préparation doit £tre rejetée , à 
canae de la réaction du savon sur le mer- 
cnre doax 9 qui se tronve décompose. 

nufus OB riGABOvs. (60. pie» sm.) 

j^Mcnrnre quatre gros. 

' Sabliné corrosiC . . . deux gros. 



Tritures ensemble, en afoutant quel- 
ques gouttes de jus de citron, jusqu'à 
ce que le métal soit éteint , et ajoutex 
ensuite 

Fleur de farine de froment, 

cinq onces. 

Faites , avec le suc de citron , une masse 
divisible en pilules de denx grains. 

Mauvaise préparation , à cause de Tincer- 
titnde du degré de réaciion que le sublimé 
et le mercure doux exercent 1 un sur l'antre, 
et du danger de prescrire les pilules avant 
que le premier ait été décomposé. Vigarous 
donnait d'abord une pilule tous les jours ; 
il augmentait peu à peu , jusqu'à ce que le 
malade en prit troûi le matin et autant le 
M»r. 

BOLS COBTBB LA COQUBLOCBS. 

Boll In ptrtuuL {b. ) 
:^ Mercure doux . . . quatre grains. 
Extrait de belladone y deux grains. 
Térébenthine .... six grains. 
Mieldespumé, 
Poudre de réglisse , 
de chaque . . qaanlité suffisante 
Faites huit bols. — Do!te, un tontes les 
deux heures, pour un enfant de huit ii dix 
ans. 

PILOLBS INTIVlftllilaiBlfirBS. (^(0.) 

Tfi Mercure , 

Sublimé corrosif, 

de chaque . . . une demi-once. 

Racine de pjréthre , 

Séné en pondre , 

Agaric blanc, de- chaque, une once. 

Miel de Narbonne, quantité vuffisante 
pour faire des pilules de six grains, aux- 
quelles sont applicables aussi ks réflexions 
faites à l'égara des précédentes. 

PASTILbBS viamroGBs. {ip*) 
If. Mercur<' doux .... detix onces. 
Sucre cuit en consistance convena- 
ble avec le suc de fruit d'épine-vînette, 

quatre onces. 
Mélex, et faites des pastilles. 

PASTILLES VRBMIFIGKS Dl BABTHKZ. 

{bo. ca. pic.) 
^Mercure doux .... deux Rros. 

. Sucre blanc une livre. 

Mucilage de gomme arabique , 

quantité suffisante 
pour faire des pastilles de la grandeur d'uri 
franc. 

On en donne une ou deux aux enfdns,.et 
six on huit aux adultes. 

TBOCaiSQDRS ARTBRLMIHTIQUBS D8 CHING. 

Trochisci anlhelmmtici doUoris Ching. (au.) 
:^ Mercure doux, .... deux gros. 



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7» 



MERCURE. 



Sucre blanc dix gros. 

Essence de safran. . vingt gouttes. 
Mucilage de gomme adragant , 

quantité suffisante. 
Faites cent vingt trochisques. — Dose, 
deux ou trois. 

niAQiKS TMMirOGBS. (/9te.) 

y Mercure doux. . . une demi-once. 

Sucre. • noe once. 

Amidon. • . . une demt-once. 
Mucilage de gomme adragant. 
Essence de bergamote , 
de chaque. . suflBsantc quantité. 
Faites cent quarante - quatre piluleti 
ovoïdes. 

On en prend une matin et soir. 

§ ii. prépàratiors dans lb8qvbllbs 
l'action du hebgukb doux est plus 

OU HOIird MODIFIEE PAB DBS SUBSTAN- 
CES iTBANGEBES, SAVOIE ; 

A. Par de l'ahès. 

OPIAT PUBGATIP. (ftO.) 

:^ Mercure doux. 
Extrait d'aloès, 

de chaque. . un demi-scrupule. 
Sous-carbonate de potasse, 

deux grains. 
Sirop de fumeterre , 

quantité suffisante. 
Préparation à rejeter, parceque le sel 
décompose une partie du mercure doux. 

PILULIS ANTBBUHSrriQVIS. 

PUulm anihelminticiB, ( fu. ham. au. } 
:^ Mercure doux , 
Extrait gommenx d'aloès , 
de chaqoe. ... un scrupule. 

— de noix , / 

Asa fœtida , de chaque , 

quatre scrupules. 
Essence de tanaisie , 

quantité suffinante 
pour faire une masse pilutaire. (fu. ham.) 

^Mercure doux, 
Aloès soccotrin, 

Résine de jalap, de chaque, un gros. 
Teinture de rhubarbe, 

quantité suffisante. 
Faites des pilules de deux grains, {au,) 
An ihelmin tiques, antispasmodiques, fon- 
dantesetlaxatives.— Dose,8ix&viugtgiains. 

PILOLBS AUTHBLHINTIQCKS PCBGATIVBS. 

Pilnlœ antheiminticm purgantes, (fu.) 
:2f Mercure doux. . . . trots grains. 

Extrait gommcux d'aloès, 

de rhubarbe, 



Extrait de tanaisie, de chaque, 

six grains. 
Teinture de tanaisie, 

quantité suffisante. 
A prendre en une seule fois, pour uo 
adulte. 

B0C.9 DBASTIQUBS. ( ifO, ptÔ.) 

^ Mercure doux. . . quinze grains. 
Aloûs soccotrin,. 
Scammonée d'AIep, de chaque, 

six grains. 
Rhubarbe en poudre , quinze grain«. 
Pulpe de casse, quantité suffisante. 
Conseillés dans les affections rhumatis- 
males et la sciatiane , à cause de la dériva- 
tion salutaire qu'ils produisent quelquefois , 
en déterminant des évacuations alvines et 
provoquant le flux hémorrhoîdal. 

PILDLBS PBOPHYLACTIQDBS OX LA VABIOLB. 

Pilutœ ad variola. {pie, tp, ) 
2p Mercure doux , 
Extrait d'aloès , de chaque, 

douze graûia. 

Camphre huit grains. 

Résine de gayac. . . seize graioa. 
Faites une masse divisible en pilules de 
deux grains. 

Rosenteln les conseille pour préserver 
de la variole , et aussi pour préparer à l'ino- 
culation. — La dose varie suivant l'âge du 
sujet. 

B. Par des préparations antimonUiles, 

POODBB ALTéBAHTB OU BB PLOMMBB, SllfPLB. 

Poudre de calomel et de soufre dora <fanii^ 
moinp. Poudre mercurielle antimanièe : 
Pulvis altérant Plummeri i. Edinburgentis 
S. ex hydrargyro muriadco mîti eum tut" 
phure stibii aurantlaeo t. hvdrareyri stibia- 
tus, { b*. ba. br. d. dd. fe. t, fu. ham. ban. 
11. pp. r. w. au. ea. hp, ra, sp. ) 
If Mercure doux porphyrisé, 
Soufre doré d'antimoine, 
de chaque. . parties égalea. 

Triturez pendant long-temps, pour obte- 
nir une poudre très fioe. (ba. br. d. fe. ham. 
ban. li.r. w. ea.sp.) 

If Mercure doux. • . une partie. 

Soufre doré d'antimoine, 

deux parties. 
Mêlez par la trituration, (fu.) 

I^ Mercure doux. 

Soufre doré d*aotimoine, 

de chaque une partie. 

Sucre blanc. . . . neuf parties. 
Triturez ensemble, {ra,) 
hp* prescrit un demi-scrupule de ucrcurt» 
doux, autant de soufre doré et trois gro« 
df «'Jcrc. 



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MERCURE. 



X Mercure doux, 

Soufre doré d'antimoine , 
de chaque. .... une partie. 

Gomme arabique. . . dix parties. 
Mëtcs bieo en broyant, (ff.} 

"X. Mercnre doux , 
Soufre doré d'aotimoine , 

de chaque une partie. 

Sucre blanc , 

Amidon , de chaque. . dix parties. 
Mêlez d'une manière inlime par le broie- 
Acat. (dd.) 

2C Mercnre doox , 
Soufre doré d'aotimoîoe, 

de chaque.^ .... une partie. 
Gomme arabique. . . cinq parties. 

Sacre blanc boit parties. 

Faites do tout une poudre très fine, (b'.} 
u. prescrit nue partie de mercnre doux , 
Gae de soufre doré, cinq de gomme et dix 
iicHicre. 

De qoelqae célébrité que celte prépara- 
tion excitante ait joui, comme fondante, 
aiténnte et déporatire, dans le» maladies 
»«n>ralevaes et vénériennes, surtout à la 
p^ao, on doit placer peu de confiance en 
«"iJe. La réaction de sei deux composans 
ira sur l'autre la rend un médicament très 
•ofidèie, ainsi que toutes les préparations 
éiM icsqneUes elle entre. —Dose, six à huit 
' t dix gruins par jour du mélange à parties 
-taies, sans addition de substances étran- 

^■ixm ALTtBAarxs oo dv rtovMia , simplbs. 

PUmk» de protoehiorure de mercure avec le 
•emfre doré d'antimoine , Pilules antidar- 
treMeéa;PiUUePlummeri s, «s êtibio et hy- 
^^gy'^ *• w kvdrargyro muriatieo rnilt 
rais smiphure tiibiato auraniiaco, ( h*, fu. 
Ç. bam. p. ww. as. ea, ra. ip, tw,) 
Z, Mercure doux , 
' Soufre doré d'antimoine , 

de chaque. • . . parties égales. 
Extrait de réglisse, quantité su(B»ante 
>ar faire une masse divisible en pilules 

-t trois grains. {*w.) 

em. prcacrit trois onces de mercure doux , 

«aUol de soufre doré , deux gros de suc de 

ratisse dépnré et quantité suffisante de 

Lccilage de gomme arabique pour faire du 

•Qt une masse divisible en pilules de six 

-»ia«; — au. quinze grains de mercnre 

>.«x. autant de soufre doré et un gros 

«^ Msc de réglisse, poor faire des pilules 

<e d«-ax grains;— b\ deux gros de mer- 

wra doux , autant de soufre doré , qua- 

^ scrupules d'extrait de réglisse et 

loaoûté flufisante de mucilage de gom- 

-• arabique; — ham. on demi -gros de 

*'-«/re doré , quinze grains de mercure 



73 



doux, un gros d'extrait de véLir èl aasez 
de poudre de réglisse pour faire une ma:isc 
divitfible en quarante-cinq pilules; — $p. 
six gros de mercure doux , autant de soufre 
doré et quatre gros d'extrait de genlîane; 
— p. six gros de mercure doux , autant de 
soufre doré et quatre gros d'extrait de ré- 
glisse ; — ww. quinze grains de mercure 
doux, autant de soufre doré et un gros et 
demi d'extrait de grande ciguë, pour faire 
soixante pilules; — ra. un demi -gros de 
mercure doux, autant de soufre doré, une 
demi-once d'extrait de ciguë et quantité 
suffisiante de poudre de ciguë, pour faire une 
masse divi^ibie en trente-six pilules; — g. 
no scrupule de mercure doux, autant de 
soufi^ doré et quantité suffisante de rob de 
sureau, pour faire vingt-quatre pilules. 

"^ Mercure doux. . , quinze grains. 
Soufre dore d'antimoine , 

on demi - gro». 
Extrait de ciguë. . . . deux gros. 
Baume de Gopabu, quantité suffisante 
pour faire une masse pilulaîre. (fu.) 

Il faut rapprocher de ces pilules celles 
que sm. indique sous le nom de Pilules dia- 
phorétiques , et qu'on prépare avec deux 
scrupules de mercure doux , autant de ker- 
mès minéral et suffisante quantité de sirop 
de capillaire, pour obtenir une masse divi- 
sible en soixante pilules. 

PILOLBS FOIlDAirrBS Dt PINKX. (sm.) 

If Pondre de Flummer, douze grains. 

Extrait de pissenlit. . trois grains. 

Gomme ammoniaque , deux grains. 

Scille en poudre. • un demi-gros. 
Mêlez et faites des pilules de trois grains. 

On en prend cinq, trois ou quatre fols 
par jour , en buvant ensoite de la tisane de 
chicorée. — Ces pilules ont paru utiles snr- 
tout à la suite des névresintermittentes, dans 
les engorgemens des viscères abdominaux 
accompagnés d'infiltration des membres 
inférieurs. 

POU DBS ÀLTiftBAIVTB , 00 DB PLDIfUBB , COUPOSÉB. 

( he. wu. pid, ) 

If Mercure doux. . . . deux gros. 
Soufre doré d'antimoine , un gros. 
Résine de gayac. . on gros et demi. 
Faites une poudre, (he. />iV.) 
wu. prescrit de prendre parties égales des 
truis substances, et de triturer la résine 
avec une quantité de sucre égale ù la sienne. 

POCORB BOVALB. 

Pulvis basilieus. (sa,) 
^Mercure doux. 

Antimoine diaphorétique lavé , 
Scainmoné': d Alep , 



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74 



MERGUBB. 



Crème d* ttrtra , 

de chaque. . 

Mélei ezactemeDt. 



cinq grains. 



riLDLaS ALTÉKAIITBS , CD DB PLUMIf KB | COM- 

posBbs. 
PUuUb Plumm^ri s» tuèmuriatii kydrargyri 
composiim s. resolvenieê cum mereurios, 
depurmit€S, (am. b*^ éd. he. io. pp. r. ta. 
Yf, wa. au. pid, sp, tw, vm.) 

Of Poudre altërante simple , 

nne demi-once. 
Bésine de gayac. • . quatre gros. 
Banme de Copaha , quantité suffisante 
Boor faire une masse dont chaque gros 
donne douze pilules, (w.) 

^ Baume de Gopahu. . . une partie. 
Réfine de gayac. . . douze parties. 
Broyez ensemble, en ajoutant peu à peu > 
Mercure doux. 
Soufre duré d'antlmotne y 

de chaqoe siz parties. 

Alcool. . • . quantité suffisante 
pOMr faire nne masse pilûlaire. (vm.) ^ 

Tf Mercure doux , 

Soufre doré d'antimoine , ^ 
de chaque. . . . cinq grains. 

Suc de réglisse. . . .un gros. 
Faites des pilulrs de deux grains, {au,) 

Tf. Mercure doux. . . . deux grains. 

Soufre doré d'antimoine, un gros. 

Bésine de gayac , 

Extrait de geutianey 
de chaque. . . un gros et demi. 
MéW bien ensemble, (r.) 

% Mercure doux , 

Soufre doré d'anUmoine, 

Résine de gay«c » 
de chaque deux gros. 

Myrrhe un gros. - 

Baume de Tolu , quantité suffisante. 
Faites des pilules de cinq grains, (nv.) 

Tf. Mercure doux ^ 

Soufre doré d'antimoine , 
de chaque une partie. 

Résine de gayac. . • deux parties. 
Triturez enaemblc y et ajoutez 

Mucilage de gomme arabique, 

quantité suffisante. 
Faites une masse pilolaire. (am.ed. lo. c.) 

y Mercure doux, 

SoufVe doré d'antimoine , 

de chaque six gros. 

*frîlnTez ensemble, et ajoutez 
Résine de gayac , 
extrait de réglîsBe , 
de chaque trois gros. 



Mucilage de gomme arabique, 

quantité suffisante 
pour dire une masse pilûlaire. (wn.) 

:^ Mercure doux , 
Soufre doré d'aotimoîne ,. 

de chaque. . . deux scrupules. 
Extrait de,douce-amère. 
Savon de gayac , 
de chaque. . . une demi-ooco. 
Mêlez, et faites des pilules de deux grsdns. 
(PP;) 
If. Mercure doux , 

Soufre doré d'antimoiae , 
Résine de gayac , 

de chaque. . . . parties égales. 
Extrait de fumeterre, 
Banme de Gopahu , 
de chaque. . quantité suffisante. 
Faites des pilules de quatre grains. (a«. ) 

^Mercure doux. • . . deux grœ* 

Soufre doré d'antimoine. . uo gros. 

Résine de gaysc, un ^s et demi. 

Alcool. . . . quantité suffisante. 

Faites des pi Iules de deux grains. — Dose , 

une è quatre, (aa.) 

^ Savon de gayac , 
Extrait de douce-amère , 

de chaque. . . une dcmi-encc 
Mercure doux , 
Soufre doré d'antimoine^ 
de cbaque. . . deux scrupules. 
Faites des pilules de deux grains. — Dose, 
sept à quinze , matin et soir. (««.) 

If, Savon de gayac. . un gros et demi. 
Mercure doux. 
Soufre doré d'aotimoîne, 
Bacine de polygaia de Virginie, 
Camphre , de chaque , quinze grain «*. 
Vinaigre sciliitique, 

quantité suffisante. 
Faites des pilules de deux grains. — Même 
dose que pour les précédentes. {fiVL^ 

riLULBS ABTHBI.IflHTIQUBS. (aU.) 

^Mercure doux. 

Soufre doré d'antimoine , 

Extrait de rhubarbe composé , 

AbB feetida , de chaque. • . un groe. 

Faites des pilules d'un grain et demi. . 

Dose , quatre le matin , en augmentant ela«. 
que jour de deux. 

riLOLBS FOBDIIITBS. (SU7.) 

If, Mercure doux , 

Soufre doré d^antimoiiie , 

Sulfate de fer. 

Myrrhe 9 de chaque. . • ungcv»«. 

Sirop de sucre, quantité auSsente. 
Faites des pilules de trots grains. 



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MERGCJIIB. 



CoBieUléet dans les eogorgemens des 
Tôcèret dn ba«-Tentre rarTenus à la suite 
fofièrret 9uarte6.^Doêe , quatre le matin 
etaataot le loir. 

I mous aisoumTia. (sa.) 

f 2 Mercare dont. . . un demi-gros. 
' Soafre doré d'antimoine , 
Camphre, de chaque, un scrupule. 
Résioe de gayac. . une demi-once. 
Extrait de boucage , 

de ciguë , de chaque , 

nngroa. 
Fiitcs des pilules de deux grains. 

tiiauB Aimnaanaosas. (^O 
f Mercare doux. . . • dix grains» 
Soafre doré d'aotimoioe , cinq grains. 
Ethîops minéral. . soixante grains. 
Kxlnit de scabieuse , trente grains. 
Sirop defumeterre , 

quantité Mifflsante. 
Faites des pllulea de quatre grains. 
Don, truis le matin i |eun, en augmen- 
tut peo à peu , jusqu'à ce que le malade 
ffraae six pilules par jour en deux Tois. 

ruus Ainvtfiitfminraas oa xcsupr. (sm.) 
2: Mercure doux , 
Soaftv doré d'antimoine , 
de chaque. . . deux scrupules. 
Triques ensemble pendant long- temps, 
etijoQtezcnsnite 

Extrait de saponaire, 
Actine de gaysK^ , de chaque , 

qaaire scrupules. 
Camphre. ... un demi-gros. 

Iscorpotes le tout avec 
Thériaque. • . quantité sofli(«ante 
F^sr obtenir une masse divisible en pi< 
Ua de deux grains. 

Dose, SIX, trois fois^ par jour, avec une 
forte décoction de squiue , de bardane ou 
<i« «shepareille , vn 4ugmentant peu è peu , 
\w<iQ'k ce que le nsaladc en prenne dix ou 
«Josie. 

roanax awtispasiiodiqob. 
^•Mi kférargyri siibiatmê cum AvMeyamo. 

^ UercnredoQx , 
Extrait de josquiame , 

de chaque un grain. 

Soufre doré d'aotimoine , trois grains. 

Socre un demi-gros. 

Apreodf« matin et soir, dans les mala- 
dirt inflammatoires, asthéniques et spasmo- 
iiqaes. — ^On l'a trouvée surtout utile dans la 
•vetabpie. 

ritvLBS sraijriQoas. (m.) 
^ Mercure doux , 



Soufre doré d'antlmolae, 
Opium pur, 

de chaque. • . • dix grains. 
Kermès minéral. . quinse crains. 
Baume du Pérou, quantité suffisante. 
Faites des pilules d'un graîn. 
Conseillées dans h phthisie pulmonaire , 
les hjdropisies et les spasmes.^ Dose, une 
le matin et autant le soir. 

PILOLBS D'AHTIHOiat COMPOSiSS. (6r. ) 

If Mercure doyx , 
Sulfure d'aotimoîne lavé, 

de chaqae trois gros. 

Extrait de gentiane, 
Savon dur, de chaque. • • un gros. 
Triturez le calomélas et le sulfura ensem« 
ble , ajoutez l'extrait, et faites une masse 
avec le savon ramolli. 
Mauvaise préparation. 

PILULBS AJTTISTPHJLITIQIIBS. (sm.) 

If Mercnre doux , 
Kermès minéral , 

dn chaque deux gros. 

Hésine de gayac. . • quatre gros. 
Baume du Pérou , suffisante quantité 
pour faire une ma^tse, dont on divise cha- 
que gros en douze pilules. 

On les préconise surtout dans les mala-* 
dies chroniques de la peau réputées véné- 
riennes. — Dose, trois par jour, en trois fois ; 
on augmente peu à peu jusqu'à six en 
vingt-quatre heures. 

PILVIBS FORDARTIS. 

PituU» retêlvenie», (b.) 
^Mercure doux. ... six grain». 
Kermès minéral. . . douze grainb. 
Rob de sureau « quantité suffisante. 
Faites six pilules. — Dose , une toutes les 
deux heures sur la fin des péripnrumonies 
et dans la toux symptomatique des vers chez 
les en&DS. 

PILOLBS svinoisBs. (ru.) 
:jf Mercure doux. . un gros et demi. 
Kermès minéral. ... un gros. 
Éthiops minéral. ... un gros. 
Mie ae pain. . quantité suffisante 
pour faire cent quarante-quatre pilules,. 
Antisyphilitique. 

rOUDaS HKBCUaiBLLB. 

Pulvis e mereurio (g«) 
:^. Mercure doux. . . deux onces.. 
Poudre laxative ( composée d'un gros 
détartre, un gros d'émétique et 
vingt-deux grus de »ucre), 

une once^ 
Sous-carbonate de magnésie, 

cinq onces. 
Mêlez, 



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MERCURE. 



TABLBTT£8 MIBC0AIBf.LI8. 

Tabeltœ de mereurio, (g.) 



2C Mercure doux porphyrisé, an gros. 
Poudre laxati?c (la roÊmo que ci- 
de»su8). . . . deux scrunules. 
Gomma arabique. . . deux gros. 
Sucre blaoc. , - • . . trois gros. 
I2.au de Ucurs d oranger, 

quantité suffisante 
pour faire soixante et douze tablettea, 
qu on aromatise avec de l'huile de berga- 
mote, et dont chacune contient un grain de 
mercure doux, 

FODOR* OIÀPHOtiTIQUB. («.) 

7/: Mercure doux , 

Soufre doré d'antimoine, 

de ch^ique gis grains. 

Résine de gayac. ... un gros. 
Faites six paquets.— Dose, à prendre ma- 
tm et soir, dans les maladies de peau. 

BOLS FORDAlfA XT BXCITAITS. 

BoU résolvent^ et ineUantet, (6.) 
:^ Mercure doux, . . seixe grains. 
Kermès minéral.' • . huit grains. 

Camphre trente grains. 

Rob de sureau, quantité suffisante. 
Faites dix bols.— Dose, un toutes les deux 
heures, dans les inflammations yiscérales 
avec tendance à l'asthénie. 

PILDLBS BB MBBCOBB DOUX FT d'oFIDH COM- 
FOS^BS. 

Pilule* aniimoniales eompotéet. (am. e, sy. ) 
^Mercure doux. . . un demi-gros. 

^P'"«" quinze grains. 

Tartre s tibié. . . . quatre grains. 
Conserve de cynorrhodon , 

suffisante quantité 
pour faire une masse divisible en quinze 
pilules, (sy.) 

am. et 0. prescrivent deux gros de mer- 
cure doux , un gros d'opium , un scrupule 
de tartre stibié et suffisante quantité de si- 
rop de sucre pour faire soixante pilules. 

FILILBSHTOBIGOGUBS. («(D.) 

^Mercure doux, ! 

Fondre de James, I 

Scammonée , de chaque, cinq grains. j 

Faites trois pilules, à prendre en une ' 
seule dose. 

FILOLB8BXFBCTOB121TXS. (e.) 
^Mercure doux, vingt-qnatre grains. \ 

Scillc. ^ un demi-gros. J 

Tartre stibié six grains. | 

Opium dix-huit grains. 

Faites vingt-auatre pilules. —Dose , une I 
toui lessoii-s, dans les affections catarrha- ' 
k's. 



j FILDLXS IIYDEÀGOGOBB OB JAHÏJI. (ctt. kp .) 

. six livres. 



une livre. 



^^Kau commune. 

Jalap , 

Aloès soccotrîn , 

Séné, de chaque. • . 

Sous-carbonate de fer. 

Nitrate de potasse , 
de chaque, huit onces et demie. 

Agaric, 

Méchoacan , 

Rhubarbe, 

Scammonée, 

Racine de bruyère , 

Hermodactes, 

de chaque , six onces et deux gro». 

Ethiops minéral. , . cinq onces. 

Crème de tartre, 

_ ^. ^ <^eux onceç un gros et demi. 

Turbith gommeux, 

Gomme-gutte, 

Trochisques alhandal. 

Mercure doux , 

Tartre stibié , de chaque , deux once*. 
Faites bouillir le séné et la crème de tar- 
tre dans l'eau, pendant un quart d'heure, 
passez en exprimant avec force, faite* 
chauffer la liqueur dans.une marmite de fer, 
ajoutez-y les autres substances porphyrîaéert 
et mêlées ensemble, en remuant toujours, 
sur un feu doux, afin d'obtenir une masât- 
divisible en pilules de quatre grains, qu'on 
roule dans la poudre de jalap, et qu'on fait 
ensuite sécher. 

Assemblage monstrueux, qui jouit do 
propriétés très purgatives , et dont la dose 
I varie stlon les circonstances. 
I II est assez étrange que Hufeland lui ait 
I donné place dans sa Pharmacopée des pau- 
vres , où il en parle avec une sorte d'éloge. 
—Dose, quatre pilules, d'abord, en augmen- 
tant jusqu'à ce que l'effet soit produit. 

C. Pard^ l'osa fœtida. 

FODOBB VBBMIFDGB. 

PttlcU gratioliB eum hjdrergyro. {au. ) 

Tf, Herbe de gratiole. . deux scrupules. 
Mercure doux. , . . cinq grains. 
Am fœtida. ... un demi-gros. 
Huile de menthe poivrée, 

trois gouttes. 
Partagez en dix paquets.— Dose, un toutes 
les trois heures. --Préconisée par Hai^cns 
contre le taenia. 

FIUJLBS ARTHBLIflRTIQUBS. (aU» *p, tW*, Vm.) 

Mercure doux. . , . une partie, 

Asa fœtida trois parties! 

Sulfate de fer. . . deux parties. 
Sirop de sucre, quantité suffisante* 
Fait<»8 d{'« pilules, (rw. ) 



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MEItCURJB. 



Uitj te rapprodient un peu de» pilules 
^Ddaotfg mentionnées plus haut. 

««'.remplace le sirop pardn vÎDaigre scil- 
f tique, et prescrit de faire des pilules de 
quatre grains. 

Mercure doux, 

Âsa fœtida 

Rhubarbe , 

Sagapcnum, de chaque, un gros. 

Teinture de gentiane , 

quantité suffisante 
..w faire des pilules d'un grain. (5/7.) 

Conseillées rootre les ascarides et le Iîc- 
cij.— La doie des premières est de deux, ra- 
• aienï trois , deux fois par jour. 
Extrait de rhubarbe , 

de noix, 

Asa foetida , 
Mercure doux , 
de chaque. . . un demi-gros. 

Faites des pilules d'un grain Dose , une 

"inatre par jour, [au.) 

■ou AST«BUII!ITlCO~AHTI8PlSMODlQUIS. 

B?li amthelmintiei et antispasmodiei.{b.) 
Mercure donx. . . . %\x grains. 
Asa foetida. ... un scrupule. 
Extrait de valériane , deux scrupules. 
Faite» buit bols.— Dose , un toutes les 
•SI heures, dans les maladies vermineu- 
-? accompagnées d'épilepsie, de chorée ou 
t- coliqacs spasmodiques. 

FlU7Ln FOlTDAlfTaS. (fd.) 

Aia fortîda. . . . . , un gros. 
Po«dre de glands de chêne , 
Ethiops minéral , 

de chaque. . . un demi-grain. 
Mercure doux. • . . cinq grains. 
Sirop de pavot , 
Fondre de réglisse « 

de chaque, quantité suffisante. 
Faites des pilules de deux grains. 

PlUUSIMIliKAGOCUIS. (pU») 

Extrait de pissenlit, 

de saponaire , 

de chaque un gros. 

Borax choisi, 

Asa foetida , de chaque , no demi-gros. 

Ethiops minéral , 

Mercure doux, 

de chaque. . . . vingt grains. 
Sirop de lierre terrestre , 

quantité suffisante. 
D. Par du baume de Copahu, 

M-CLu roca Tsamaia la ooiioiaaiB. 
( ca. pie, rc. ) 

Mercure doux un gros. 

C'^osenre de roses ronges , 

quatre onces. 



77 



Sang-dragon. . . une demi-once. 
Baiinr.0 de Copabu. . . une once. 
Faites des pilules de six grains. 
On les vante dans les anciennes blennor- 
1 bées attribuées à ratonie.— Dose, une, pois 
deux et trois, matin et soir, avec de Vaau 
ferrée pour boisson. 

E. Par du cachou, 

PILULBS ASTBlHGBlrTIS. (*W.) 

Mercure doux. ... un scrapnle. 

Cachou, 

Baume de Copabu , 
de chaque cinq gros. 

Sirop de grande consoude , 

quantité suffisante 
pour faire cent cinquante pilules, dont 
on donne quatre trois fois par jour, et qui 
ont été préconisées dans les leucorrhées 
suspectes, dans les blennorrhées dites ato- 
niques. 

Mercure doux. . . . huit grains. 

S ?/, ^^ scrupnle. 

Yeux d écrcvisse. . deox scrupules. 

Baume de Copabu, un demi-scrupule. 

Sirop de quinquina ou de grande 
consoude . • quantité suffisante 
pour faire des pilules de quatre grains, 
que Morand employait dans les flux mu- 
queux attribués à l'atonie, et dont il faisait 
prendre une trois fois par jour , en augmen- 
tant peu k peu jnsqn'à six dnrant les vingt- 
quatre heures. 

Mercure doux. ... un scrupule. 

Cachou deux gros. 

Gomme arabique , quatre scrupules. 
Térébenthine cuite , 
, . quantité suffisante 

pour taire cent cinquante pilules. 

Quarin , dont Sainte-Marie a raodiBé un 
peu la formule, prescrivait ces pilules dans: 
U leucorrhée et la blennorrhée , à U dose 
de quatre trois fois par joui;. 

F. Par du camphre. 

POCDBB BXCITAIITB. 

Puhii hydrargyri Cêimeamphora. (au.) 

Mercure doux, vingt-quatre grains. 

Camphre, 

Coquilles d'huître préparées, 

de chaque. . . deux scrupules» 
Partagez en huit paquets. -^Dose, troia 
à quatre par jour, pour exciter l'activité- 
du système absorbant, dans les hydropisies* 

riLOLBS BB MBBCUBB DOUX BT DB CAVrRBB. 

Pilules mercurieUeteamphrèei ; Pilulmmuria- 
fis hydrargyri eamphoratœ, (su, ra, vm,) 
Mercure doux. • . • . un grain. 



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?8 



BABRCURE. 



Camphre» è • . . deux grains. 

Sirop de sucre. • suffisaotc quantité 
pour faire une pilule , avec la poudre de 
réglisse, (ca,) 

•if, Mercure doux» . . deux gros. 

Camphre trituré avec cinq gouttes . 

d'alcool un gros. 

Sacre blanc en poudre. . trois gros. 
Mucilage de gomme aMbiqiie , 

quantité suflBsante 
pour faire deux cent quarante pilules, {su,) 

Of Bfercure doux. . . . huit parties. 
Camphre pulvérisé avec Talcool » 

quatre parties. 

Sucre blanc. . . . douze parties. 

Gomme adragant. . . une partie. 

Ban. .... quantité suffisante. 

Faites des pilules, (vm.) 

G. Par de la cannelle, 

■ou rUBGATIFS R TOHIQDU. (6o. pU,) 

:y Mercure doux, 
Cannelle, de chaque. . dix grains. 
Hermodactes. .... nu gros. 
Sirop de fleurs de pêcher , 

quantité suffisante 
pour faire dix bola. 

B. Par de la coloquinte. 

piLULxs DIS nois nuBLis. (ea.) 

:)^Mercure doux. . . . huit graine. 
Trochisques alhandal , 
Scammooéc d'Alep, 

de chaque. . . . quatre grains. 
Sirop de stœchas, quaoHté suffisante 
pour faire quatre pilules. 

On les a vantées, comme tant d'autres 
excitans, dans Turélrite, pour calmer et 
diminuer l'inflammation. 

riLDLxs NsacvaiBt.i.iis. (br. sa.) 

If Mereure doux. . . une demi-once. 
Extrait panchymagogue , 

une once et demie. 

Mêles et faites des pilules, (br.) 

y Mercure doux. . . une dcmionce. 
Mas»e de pilules de coloquinte avec 

l'^Ioès une once. 

Sirop de nerprun , suffisante quantité. 
Faites une maasc ptinlnire. (#«.) 
I. Par de Pétkiops minéral. ^ 
BOLS roiQATiFS. (pie. ) 



quinze grains. 
dix graiot. 



:^ Mercure doux. . . 
Etblopt minerai. . • 
Pulpe de casse fraîche . 

quantité suffisante 

A prandre le matin , à {«m. 



FILVbBS âMTIBimiUtlQOBS. (sM*) 

^ Mercure doux, 

Sthiops minéral , de chaque , un gros. 
Farine de lin liée par une disso- 
lution de gomme arabique, 

quantité suffisante 
pour faire trente-six pilules. 

On les preicrit dans la seconde période 
de l'urétrite.— Dose, deux par jour, une 
le matin et une le soir, avec un purgatif 
tous les cinq jours. 

FILOUS ABTILAITBOSBS. (6o.) 

un demi-gros. 



, . . un groa. 
, une demi-once. 



If Mercure doux, 
éthiops minéral. 
Sulfate de potasse. 
Nitrate de potasse. . . . un gros. 

Camphre un demi-gros, i 

Régine de jalap. ... un scrupule. ^ 
Gomme arabique ... un gros. 
Sirop des cinq racines « ' , 

suffisante quantité , 
pourfaire des pilules de quatre grains. 

On en donne deux le matin et deux le j 
soir, plusieurs heures avant et après les i 
repas. i 

OPIAT ARTISYPaiLmQUB. 0>tS.) 

^Mercure doux, deux onces et demie. ^ 
Étiïiops minéral. . . deux onces. i 
Savon de Venise. . . huit onces. 
Gomme adragant , quantité suffisante. i 

Faites une masse bien bomc^éne , et njoa- ' 
tez 

Extrait de bourrache» 

de bugle , 

de chaque trois onces. 

Camphre un demi-gros. ' 

Sirop de sucre. . quantité suffisante. ' 

Mêlez avec soin. , 

Conseillé dans les maladies vénériennei 
compliquées de scrofules. On en fait pren^ 
dre un demi-gros à un ffrù» , en pilules » oti 
dans un liquide approprié. 

J. Par du fer. 

1 

CALOMiLAS FBBauUIMXlIX. 

Bydroehtorate ferri de mtreure ; Murias hy 
drargyri ferratus, Mercuriut dukumariioi 
tus, (ca, sw.) 

. six parties, 
une partie. 

Triturez ensemble , puis sublimes, (m». ) 

:^ Mercure doux. • . . trois parties. 
Hydrochlorate de fer ammoniacal , 

une partie . 
Mêlez en triturant bien. (ca. sw.) 
Préparation recommandée parHartmani 



^Mercure doux. 
Oxidenoirdefer. 



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MEBGUBB. 



79 



éiiis \m maladies Bcrofoleotet) les engorge- 
neuf lymphatiques et las affections Termi- 
Dcoses. — Dose , vingt à trente grains. 

onâT pia«ATir bt iokiqui. (piê,) 

^ Mercure doox , 
Pondre de cloportes, 

de diaque deux gros. 

de safran de mars apéritif, 

de quinquina , 

de chaque. . • nne demi*onoe. 
Extrait de genièvre , 

sttilsanta quantité. 
Mèlei avec soin. 

IL Par de la résine de gayac. 

KNiaBB SflhiaOTâTOimB. 

Pmlvis trrhinus.^au,) 

TÇ, Hercnre doox. . . • dix grains. 

Camphre , 

Bésine de gayac , 
de chaque. . . . cinq grains. 

micre candi. ... un demi-gros. 

Quinquina un scrupule. 

Partagea en vingt paquets. 

:|:Merearedouz. ... un scrupule. 
Camphre, 
Bésioe de gayac , 

de chaque. .... dix grains» 
Socre candi. . . deux scrupules. 
Qaîoquioa. . . . . un sCrapole. 
Huile de girofle. . . deux gouttes. 

Partagea en TÎngt paquets. 

yUcreufC doux. . • deux scrupules. 
Camphre, 
Bésioe de gayac , 

de chaque. 
Sucre candi. 
Qmnqoina , 
Racine d*elIébore blanc » 

de chaque. ... dix grains. 
Hnik de cajeput. . . cinq gouttes. 

PattaireKeiiTingt paquets. — Ces trois pon- 
'ire» oot été préconisées danaraaaaurose par 
Ucber. 

3C Mcrcvrc doox un grain. 

' Sucre dix grains. 

Teinince de gayae ammoniacée , 

une gootle. 
Héles avec soin. 



. . dix grains, 
deux scrupules. 



aOOX BT BB 6AVAC (pp.) 

X Meveore doox. . . . un scropnle. 
" Poodredrsoc de réglisse, 

de résine de gayac , 

de chaqoe. . . quatre scrupules. 

Failte qoatis-vingts pilules. 



niOLBS ABTIltBB^iTIQVBS. (piô*) 

If, Mercure doux. .... un gros* 
Bésine de gayac. . • . denxgros. 
Sirop de nénuphar, quantité suffisante. 
Faites soisante et douze pilules. 
On en donne deux le matin et deux le 
soir , avec une forte tisane de houblon. 

piLO LBS AirriSTraibiTiQOBS. (eo.) 

^ Mercure doux , 
Résine de gayac, 

de chaque deui gros. 

Foudre de racine de guimauve, 

quatre onces. 
Sirop de coins. . quantité suffisante 
pour fiiire des pilules de quatre graine. 
Alibert en prescrit cinq â six par jour. 

PILVLBS AMTlUOOATISOAUf. (^M.) 

If Mercure doux. .... un grain* 
- Poudre de résine de gayac , 

de fleurs d'arnica ^ 

de chaque. , . . • quatre grains. 
Faites deux pilules , que Yigarous préco- 
nisait y et qu'il donnait eo une saule prise. 

PILVLBS ABTIABTHBITIQCBS. [ph, S<f.) 

:^ Mercure doux, 
Résine de gayac, 

de chaque un gros. 

Savon médicinal. . udc demi-once. 
Extrait de fiel de bœu£ • deux gros. 
Bois de gayac en poudre « 

quantité suffisante 
pour faire des pilules de quatre grains» 

Préparation à rejeter, parceque le mer- 
cure doux s'y décompose.— On prescrit deux 
à quaire pilules, en aeux fois dans la journée. 

PILVLBS ABTIDABTBBOSBS. (b.) 

*Jf/i Mercure doux , 

Extrait de sumac vénéneux , 

de chaque un gros. 

Sulfure de chanx , 
Résine de gayac , 

de chaqoe deu« gros. 

Tartre stlbié. . . . douze gnuns. 
Extrait gonfmeux d'opium , 

quinze grains. 

de saponaire, 

quantité suffisante 
pour faire cent viqgt pilules. 

Mauvaise préparation, dans laquelle le 
calomélas se trouve également décomposé. 

PILUMS V BaCCBTBLLBS. (fe. ) 

If Mercure doux , 
•Extrait de gayac, de chaque, une once. 
Camphre. ... un gros et demi. 
Baume de Gopahu , quantité suffisante 
pour faire uae masse pilulaiio. 



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So 



MERCURE. 



. cioq grains, 
six à dix grains. 



Dose, depuis douze grains jusqu'à un de- 
mi-gros. 

L. Par de la gomme ammoniaque, 

PILDLIS FORDAIITBS. [ptC.) 

7C Mercure doux un gros. 

6omme ammoniaque dissoute dans 
suffisante quantité de vinaigre scilUti-' 

que une demi-once. 

Rhubarbe deux gros. 

Savon blanc » 
Extrait de saponaire » 

de chaque oneonce. 

GonserTe d'année, 

Sirop des cinq racines , 
de chaque. ' . suffisante quantité 
pour faire des pilules de quatre graios. 

Préparation k rejeter, pour le même 
motif que les deax précédentes. 

M. Par de la gomme-gutte. 
pooDii ▼BimpvGf. (e.) 
:^ Mercure doux. 
Gomme>gutte. 
Dosé, pour un adulte. — A prendre le ma- 
tin , dans du sirop. 

N. Par de Vipécacuanhà, 

PODDIK o'iP^CACOARHA MBBCOBiaLLI. 

Pulvit ipecacuanhœ hydrargyratut. ( su. ) 
^ Mercure doux. . . . une partie. 
Poudre de racine d'ipécacuanha « 

quatre parties. 
Tritorex ensemble. 

LATBMBIIT HBaCOaiBL. 

Encma mercuriale «• mannatum, {au,) 
If Manne. • • • une à deux onces. 

Eau six onces. 

Huile de ricin brojée avec un jaune 

d'oeuf. . . • une à doux onces. 
Mercure doux. ... un scrupule. 
Ipécacuanha en poudre , 

un demi-gro» à an gros. 
On peut remplacer l'hnile par l'infusion 
de jalap. 

If. Mercure doux , 

Ipécacuanha en poudre , 
de chaauc. ... un scrupule. 

Huile de lin une once. 

Infusion de camomille. . huit onces. 

Mêlez avee soin. 

0. Par du jalap. 

rOODBB POBGATIVB. 

Pgudrt vermifuge; PutvU ad lumiricot. (dd. 

su. e. pie. ra. m. tw, sy. vm,) 

7f Racine de jalap. . . vingt grains. 



Mercure doux. « . . . dix grains. 
Méicz. {tw. ty.) 

su. prescrit trois parties de jalap et une de 
mercure doux; — dd. six parties de jalap et 
une de mercure doux ; — e. dix partie* de 
jalap et cinq ou dix de mercure doux. 

:^ Mercure doux. . . . deux grains. 

Rhubarbe. six grains. 

Jalap . trente grains. 

Mêlez, {ra.) 

. ^ Mercure donx. . . • huit grains. 

Jalap trente .grains. 

Scammonée. . . . sept grains. 

Sucre une demi once. 

Faites une poudre, {pie.) — Â prendre 
dans un lait de poule. ' 

sa, prescrit une once de mercure doux , 
deux gros de résine de jalap , une once et 
demie de scammonée et autant de corail. 

^ Jalap deux parties. 

Rhubarbe , 

Santoiine , de chaque. . six parties. 

Sulfate de potasse. . . une partie. 

Mercure doux. . une demi -partie. 
Mêlez, (vm.) 

^ Mercure doux , 
Jalap , 

Rhubarbe , de chaque , cinq grains. 
Huile essentielle de cannelle» 

une goutte. 
Faites une poudre, (e.) 
Dose, quinte ou vingt grains, dans du 
sirop. 

PODOIB LAXATTVB POUB LBS INPAVS. 

Pulvis évacuons puerorum, (b*. br. sp.) 

7f Mercure doux. . . une demi-once. 
Résine de jalap, 
Amandes douces pelées , deux gros. 

Sucre blanc une once. 

Antimoine diaphorétique, 

deux scrupules. 
Huile de citron. . . deux gouttes. 
Faites use poudre, (b*. br.) 
sp, prescrit une once de mercure doux » 
trois gros de résine de. jalap, un gros et 
demi d'amandes douces, un gros de cinabre 
et une once et demie de sucre. 
Dose, dix à vingt grains et plus. 

PILtlLCS DB MBBCCBB DOUX BT OB JALAP SIMPLXa. 

Pilules purgatives de cahmêlas; Pilulœ ejc 
hydrargyro cathartieœ s. ^ purgantee tum 
hydrargyro muriatieo mt(i. (dd. em.) 

jf Mercure doux. . . . cinq grain». 
Poudre de racine de jalap, 

on demi-gros.* 



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MBRGUBJ!. 



61 



Mucilage de gomme arabique , 

quantité BoffiMnte. 
Faîtes quinze pilules, (dd.) 
Pour deux prises. 

Tf, Mercure doux oo gros. 

Racine de jalap eu poudre, 

deux gros. 

Sirop de sacre, quantité suffisante. 
Faites des pilules de quatre Rraint . (sw.) 
Oo en donne six à dix à la fois. 

PASTILLSS yiSMIFOGIS. (1*.) 

X Mercure doux , 
' Pondre de racine de jalap , 

de chaque. . TÎogt- quatre parties. 
Sacre blanc. . . cinq cents parties. 
Gomme adragant. . . huit parties. 
Eao de fleurs d'oranger, 

quantité saflQsante. 

raocaisQuas TsaMiFOGis. 

Troekad emUra vtrmet s, hermtticL (br. tp. 
#w*. vm.) 

:)p Hercsre doux. . . quatre parties. 
Résine de jalap. . . . une partie. 
Sacre blanc. . • . seixe parties. 
Mêles exactement, et avec 
Mucilage de gomme arabique, 

suffisante quantité. 
Faites des masses dont le poids doit aug- 
aacBtcr de cinq grains pour chaque année 
à'ife; roalez ces masses en boule», entou- 
rez-les d'amidon, puis marquez sur chaque 
boole , au moyen cie moules de bois , et en 
le« apUtiaaant , le numéro de l'âge auquel 
Icv poids correspond, (vm.) 

mm*, prescrit de triturer ensemble deux gros 
de racine de jalap et deux gros de gomme 
arabique , de délayer le mélange dans une 
<fruii-oPce d'eau , d'ajouter à cette émul* 
lira un mélange de oix gros de mercure 
djox, quatre onces de sucre blanc et Qo gros 
et demi de gomme adragant, triturés avec 
•«ffisante quantité d'eau, et de faire du 
ijut une masse qu'on partage en trochis- 
fues d'après le même principe qoe cl- 
assas. 

IL Meicore doux. • . ... isnq gros. 
Pondre de cannelle, quarante grains. 
— — de résine de jalap , 

soixante et quinze grains. 
Sacre blanr. . une once et demie. 
Uucîlage de gomme adragant, 

suffisante quantité 
:oar faire des trochisques destinés aux en- 
'ui* , à qui oo en donne autant qu'ils ont 
d'années , mais sans dépasser le nombre de 
iix. {#p.) 

^' Mcmune doax. 



Poudre de raicîne de jalap, 
de chaque. . , deux scrupnlcs. 

de semen contrs, deux gros. 

de sucre blanc , quatre onces. 

Mucilage de gomme adragant, 

quantité suffisante. 
Faites une masse dont chaque gros doit 
être divisé en dix trochisques. (br.) 

PILOLSS BlMSltOai DOUX KT Dl JÀLIP SAVOil- 
RBUSBI. 

Ptlufes purgatives, Pitultt de rétine dejafap. 
Pilules de savon composées^ Pilules mer' 
eurielles savonneuses; Pitulœ kydrargyrija- 
tappiniB s. mercuriales s. purgantes s. eso 
résina Ja /appâts. Iaxan1et,{b. br. han. hr. 
0.^*0. pp*pr. yrw*hp,ra) 

2£ Mercure doux , 
Résine de jalap, 

de chaque une partie. 

Savon médicinal. . . deux paities. 
Faites des pilules de deux grains, dont 
on donne une ou deux & la fois. ( br. ra.) 

2C Mercnre doux. . . . une once. 
Résine de jalap , 
Savon d'Alicante , 
de chaque, une once et demie. 
Faites des pilules de deux grains, dont on 
donne deux ou quatre à la fois. (pp. ww.) 

7C Mercure doux, une once et demie. 

Résine de jalap. 

Savon d'AKcante , 
de chaque six onces. 

Essence d'orange , quantité suffisante 
pour faire une masse pilulaire, dont on 
donne depuis seize jusqu'à trente grains, 
(he.) 

^ Mercure doux* . • . une partie. 
Savon de jalap. . . . cinq parties. 

Mêlez, (o.) 

b. han. po. pr. et hp, prescrivent une par- 
tic de mercure doux et trois de savon de 
jalap. 

Mauvaise préparation , dans laquelle le 
calomélas se trouve décomposé , comme 
dans toutes celles des suivantes qui con- 
tiennent du savon. 

riLOLIS SB MBBCOaB SOOX BT SB «ILiP SA- 
V0N2IBDSBS COMPOSÉBS. ^ 

Pilules de Jalap composées, (am. c.) 
^ Mercure doux, 

six gros et deux scrupules. 
Pondre de jalap, 

de rhubarbe, 

Savon d'Alicante , 

de chaque. . • . . une once. 
Tartre stibié. . . vingt-huit grains. 
Eau . . . . quantité suffisante 
pour faire une masse pilulaire. 

6 



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as 



MERGURB. 



PILDLB8 aTDKAOOODU. («V.) 

If Mercure doux » 

Savon de jalap , 

Poudre de gomme-gntte , 
de chaque. • . . ' . deui gros. 
Faîtes des piaules de quatre grains, 
Oo en donne trois à six à la fois. 

PILOLBS DK MiaODEl DOOX BT DB JALAr COM- 
rOSBBS. 

PHulm caiarrhalet «. mereurlalu i . purgantes 
5. taxantes cum mcreurio, (d. pa. W* ta. 
tp, $y.) 
If Mercure doux. . • une deoai-once. 

Résine de jalap un gros. 

Extrait pauchymagogue. . une once. 
Huile essentielle dérange , 

{rente gouttes. 

Faites une masse pilulaire. (d. i/>.) 
M. prescrit deux grains de mercure doux, 
autant de résine de jalap et six grains d'ex- 
trait panchyraagogue ; — ty. quatre grains 
de mercure doux, autant de réftine de jalap 
et no demi-gros de pilules de Rufus. 

Tf Mercure doux^ 
Scammonée , 
Résine de jalap , 
Extrait panchTmagogue , 

cathobque » 

de chaque un gros. 

Teinture de sassafras, 

quantité suffisante 
pour faire une masse pilulaire. (pa . w.) 

Anthelro intique , antÎTénérlcn , purgatif. 
—Dose, douxe II quinze grains» 

riLULBS CATHAITIQDBS. (c.) 

If Mercure doux. . vingt-cinq grains. 

PouHre de jalap , 

de rhubarbe , 

de saYon blanc , 

de chaque. ... un demi-gros. 

Tartre stibié. . un grain et demi. 

Eau quantité suffisante 

pour faire vingt-cinq pilules* — Dose, deux 
4 la fois ; on en prend une pareille au bout 
de deux heures, si la première ne suffit 
pas. 

PILOLBS BLAKCHBS. (m.) 

:^ Mercure doux. • • un demi-gros. 
Poudre de jalap. . une demi-once. 
Safran de mars apéritif. . deux gros. 
Cloportes. .... deux scrupules. 
Sirop des cinq racines, 

suffisante quantité 
pour faire des pilules de quatre grains. 

Conseillées par Bartbez, dans les scrofules. 
— Dose , deux par jour. 



BOLSroaCATIFS, 

If Mercure doux. . • 



dix grains. 



Résine de jalap. 
Sulfate de potasse , 

de chaque six grainj. 

f Sirop de chicorée composé , 

suffisante quantité. 

Chirac en faisait fréquemment usage. 

CHOCOLAT POaCATlP. (60. p'iC.) 

:^ Mercure doux une once. 

Jalap. . . . une once et demie. 

Chocolat de santé. . . une livre. 
Faites des pastilles d'un gros. [pU.) 

bo, prescrit un gros de mercure doux , aiK 
gros de jalap et une livre de chocolat. 

PILVLBS LAXATIVBS BT VOUDAHTBS. (Cfl.) 

"If Racine de gingembre , 

Sucre blanc, 

de chaque deux gros. 

^ Camphre, 

Musc, de chaque. . un demi-gros. 

Mercure douxe grains. 

Sublimé, 

Turbitb , de chaque. . huit grains. 
Triturea exactement ensemble, et 
ajoutez 

Extrait de îalap , 
— -^ — cathartique , 

de chaque. .... denx gros. 
Asa fœtida , 
Sulfate de potasse , 

de chaque . . . une demi-once. 
Masse de pilules de Rufus, 
Galbanum , 
Extrait de réglisse, 

de chaque un gros. 

Baume du Pérou. . un demi-gros. 
Élixir de propriété non acide , 

quantité suffisante 
pour faire des pilules de quatre grains. 

Mélange iurorme, qu'on doit rejeter. - — 
Sanchez prescrivait quatre de ces pilules par 
jour , en augmentant graduellement jusqu *à 
quinze. 

TABLBmS PDBOATIfBS. {pit.) 

If Mercure doux . . . une demi-once. 
Résine de jalap. . quatre scrupules. 
Scammonée . . . cinq scrupules. 

Sucre trois onces. 

Gomme adragant, 

quantité suffisante. 
On en prescrit un gros aux adultes, et de- 
puis un scrupule jusqu'à un demi -gros aux 
enfans. 

OPIAT ]CAf OLITAIH. (pî#,) 

Tf Poudre de mercure doux , 

— de jalap , 

de chaque. . . un gros et demi. 
-— — de scammonée» unicnipule. 



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MBRQURE. 



83 



Poudre de rhubarbe, 

de séoé, 

de chaque deux gros* 

de gayac , 

de saUepareille, 

de squine, 

de chaque. . • une demi-once. 
Sirop de rotes solatif , 

Buffiflante quantité. 
Mêlez exactement. 

Cooielllé dans les écoulemeos chroniques 
par l'urètre. — Dose, on à deux gros, le ma- 
tin à jeun , tons les deux jours , pendant 
trois semalnea. 

BfscorxtPoaGATirsBT ▼■âHiPocBS. (pie.) 

If Mercure doux. . nue oùce et demie. 
Poudre de jalap. . . . trois onces. 
— - — de coriandre. . • un gros. 
Farine de froment. . . . une livre. 
Sucre blanc. . une livre et demie. 

OEufs n» a4. 

Écorce de citron. . . .' . n<» i. 
Essence de bergamote, 

vingt- quatre gouttes. 
San de fleurs d'oranger. . une once. 
Faites du tout des biscuits d'une once, 
dont chacun contient quinze grains de mer- 
cnre doux et trente de jalap. 

fomiAnB pDaGATi?B. (fe.) 

:^ Pondre de jalap. . quarante grains. 

- ' de scammonée, 

vingt-quatre grains. 
— — — de mercure ooux , 

douze grains. 
Suc gastrique d'un ' animal quelcon- 
que. . • . quantité buiBsante 
pour faire une pftte. 

O. Par de la magnésie. 

■OLS LAXATIFS DB CHADSSIXa. (va.) 

SCMercnre doux. . • . trois grains. 
Sulfate de magnésie. . quatre grains. 
Sirop de nerprun , 

quantité snflBsante 
pour dire on bol. 

P. Par de F opium. 

rovnas bb HKacoas dovx bt n'oricn. 
PmhU mttriatis kydrargyroii thebaieu» s. hy- 
drargyri cum OfHO, (su. dd. au,) 



IÇ. Mercure doux. • 
Poudre d'opium. 
d'amidon. 



deux grains. 

. un grain. 

un scrupule. 



Mêlez bien, (dd.sn.) 

««. prescrit deux grains d'opium, six 
grains de mercure doux et un gros de sucre , 
a partager en six paquets , comme un cx~ 
ceueot moyen contre l'hépatite. 



colltbb ssg. (ra.) 
If Mercure doux , 
Sucre pulvérisé, 
de chaque* ... un scrupule. 

Opium quatre grains. 

Triturez ensemble. 

Conseillé dans les ophthalmies rebelles, 
celles surtout qu'on appelle syphilitiques» 

POUDBB DIAPHOaÉTiQUB. (s.) 

*Jf Mercure doux. • , . seize grains. 

Opium quatre grains. 

Ipécacuanha huit grains. 

Faites huit paquets. — Dose, un toutes les 
heures ou toutes les deux heures. — Recom- 
mandée par Ghapman, dans la dysenterie. 

:^ Opium trois grains. 

Ipécacuanha six grains. 

Mercure doux. . un grain et demi. 
Nitre un demi-gros. 

Faites six paquets.— Dose , un toutes les 
trois ou quatre heures. 

FOVDBB liXPBGTOaAifTX. (s.) 

^Mercure doux. ... six grains. 
"^ ' . . trois grains. 

• • six grains. 
... un gros. 
Faites six paquets. — Dose , un toutes les 
deux ou trois heures, dans du sirop. 

BAC MZaCUaiBLLB 8AL8AMIQI7B OB PLBHK. (sm.) 

"if Mercure doux. . . deux scrupules. 
Teinture de mvrrhe. . quatre gros. 
Laudanum liquide de Sydenham , 
Décoction concentrée de quinquina , 
ae chaque. .... une once. 
Mêlez en broyant. 

Cette eau , dont ou imbibe de la charpie, 
réussit quelquefois dans les ulcères vénériens 
iudolens, où elle ranime la vitalité des 
tissus. 

MIZTUXB AHTI8YPH1LITIQIIB. («m. ) 



Opium. 
Ipécacuanha-. 
Nitre. . . 



:^ Mercure doux. . 
Opium purifié. . 
Conserve de roses. 



. deux gros, 
douze grains, 
quatre onces. 
Mêlez et incorporez. 

Cette dose suffit , dit-on , pour un traite- 
ment vénérien entier. — On la prend par por- 
tions, le matin, dans du sirop d'orgeat, aveo 
une décoction concentrée de gayac. 

POMlf ADB ANTIV^NiaiBlflIB. (pïis. fTTI.) 

If Mercure doux un gros. 

Laudanum liquide de Sydenham , 

deux gros. 
Cérat de Galien. . . . une once. 
Triturez pendant long-temps , et ajou< 
tez 

6. 



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84 



MERCURE. 



Essence de roses. . . une goutte. 
Présentée comme prophylactique des 
roaus vénériens, en onctions sur le gland, 
une hrure avant le coït , et même comme 
aphrodisiaque, cette pommade n'est propre 
qu'à inspirer une fausse sécurité sous le pre- 
mier rapport, et de vaines espérances sous 
le second. 

PILULKS DB MBKCVBB DOOZ IT d'OPIUH. (dd. . 

iw*, »m.) 

!^ Mercure doux. . . douze parties. 

Opium une partie. 

Miedepaân. . . . dix -sept parties. 
Miel dépuré. . . quantité suffisante 
pour foire des pilules de deux grains et 
demi, (vm.) 

gw*, prescrit quatre parties de mercure 
doux, une d'opium, trois de mie de pain 
et assez de siiop de sucre pour Taire des pi- 
lules d'un grain ; — dd. quatre parties de ca- 
lomélas, une d'opium et quatre de mie de 
pain, pour faire trente pilules. 

Ces pilules ont été conseillées dans les ma- 
ladies vénériennes , celles surtout qui Sont 
caractérisées par des ulcérations. 

riLCLBS AlTTIHTDBOPIQOaS* (a«.) 

^ Mercure doux. • . un demi-gros. 

Opium. • • ... un scrupule. 

Rnubarbe en poudre. . . on gros. 

Extrait de quassie. . . trois gros. 

Faites des pilules de deux grains. — Dose, 

neuf ft dix, trois fois par four. 

PILULBS »B LKSLIB. (pU,) 

If. Mercure doux. • . . deux grains. 

Opium un demi-grain. 

Mêlez bien. 

Conseillées dans le tic douloureux. — A 
prendre trois fois par four. 

PILOLBS PUBGATIVBS. («.)■ 

^ Mercure doux. • . douze grains. 
Poudre de rhubarbe. . vingt grains. 

d'opium. . . . uO grain. 

Faites huit pilules. — Dose, quatre à la 
fois. On prend les autres au bout d'une 
heure , si l'effet ne se prodoit pas. 

PILULBS DB PBIHGLB. 

Pitulœ Pring€liL (g.) 

If, Extrait cathartique. . un scmpufe. 
Mercure doux. • 
Opium. . . . 

Faites douze pilules. 

PILOLBS APÉBITIVBS. 

Pilutœ ûptritniu hyérargyraiœ. (su»*.) 
;|C Mercure doux . . six grains 
Opium deux grains. 



cinq grains, 
un grain et demi. 



Poudre apéritive, une once et demie. 
Sirop de sucre. . quantité suffisante 
pour faire AeA pilules de cinq grains. 

Conseillées dans la blennorrhajne et l'or- 
chite. — bosié , trois à quatre, trois fois par 
jour. 

PILULES SiPOBATlVBS. (rS.) 

1^ Mercure doox. • «on demi-gn>s. 
Extrait d'opium. . dix -huit grayns. 

de ciga^. . . quatre gros. 

Sirop de guimauve, 

suffisante quantité 
pour faire trcnle-deox pilules. 

Employées par Dubois , dans les engor- 
gemens, pourcalmer les douleurs. — On en 
prend d'abord deux, et l'on augmente pa r 
degrés. 

PILULBS SIILAGOCUBS. (c.) 

^Mercure doux. 

Camphre , de chaque, on scrupule. 

Opium douze grains. 

Sirop de sucre , quantité suffisante. 
Faites vingt {>ilule8. — Dose, une ou deux, 
trois fois par jour. 

Q. Par du plomb. 

UMBCTIOB GOIITaB LX GOROBBHÉB. 

Injectio in gonorrhwa, (ta. ) 

^ Gomme arabique. • une demi-once. 
Faites-la dissoudre dans 

Eau bouillante. . . douze onces. 
Ajoutez à la colature 

Mercure doux trois gros. 

Acétate de plomb cristallisé, 

quatre grains. 

On injecte trois fois par jour un gros de 
cette liqueur dans l'urètre. 

cAbat DkssfccATir. (vm,) 

:^Cire jaune. . . quarante parties. 
Pttites-U fondre, et ajoutez -y 

Emplâtre simple, 

Térébenthine cuite , 
de chaque. . . • cinq parties, 
et après la fusion de ces deux substanres 

Céruse deux parties. 

Mercure doux. . . . une partie. 
Mêlez bien. 

BOCOIBS HBBCUBIBLLBS. 

Candelm #. Cereoti tMreurtaUt. (fa. s^. t». ) 

^ Cire jaune six onces. 

Faites-la fondre et ajoutez>y 
Extrait de saturne , une demi-once. 
Poudre de àiercure doux , deux gros. 



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MBacURB. 



85 



Faites de« bougies. 

Pleok les conseillait pour rappeler la go- 
oorrfaée supprimée. Elles ne sont pas plas 
eiRcaces en ce cas que des bougies ordi- 
oaires. 

oa«onrr conrma la tbigiib. (s.) 

y Mercure doux. . . . deux gros. 

Alun calciné, 

Cénise , de chaqao 9 une demi^nce. 

Hnile de térébenthine. . denx gros. 

Cérat simple. . une once e^ demie. 
On appUque cet onguent le soir, et on 
1 cQlè¥e le matin. 

R. Par de la rhubarbe. 
roonaa CATKASTiQua. (g. e. êa, sw.) 

If Mercure doux. . , . une partie. 

Rhubarbe deux parties. 

Mélex en triturant, («a. sv.) 

2^ Mercure doux , 
Rhubarbe, de chaque. • dix grains. 
Huile essentielle de cannelle, 

une goutte. 
Mêlez, (e.; 

Dose, Tingt grains. 

Ç Mercure doux un gros. 

Rhubarbe. . . . quatre scrupules. 

Pondre relâchante. . un scrupule. 
Mêlez, (g.) 

•OLS VBBMirOGXS. ( JtP. ) 

^ Mercure doux. . • . deux grains. 
Rhubarl)e , 

un demi-scrupule & denx scrupules. 
Sirop de sucre. . quantité suffisaute. 

rnjDLBs as 'WBBLBor. (sm.) 

^ Mercure doux. • . . un scrupule. 
Extrait de rhubarbe. . denx gros. 
Siop de grande consoude , 

suffisante quantité 
pcar faire soixante et douze pilules. 

Conseillées contre les fleur.« blanches 
qu'on soupçonne d'être fénérienoes, sans 
tn être ccrUio. — Dose , deux le matin et 
autant le soir.— Il faut en continuer l'usage 
pendant long-temps. 

■IXTVXB larUBLIflRTIQDB. 

Mudura anthelminiiea,{b.) 

^Mercure doux. ... six grains. 
Teinture aqueuse de rhubarbe , 

huit onces. 
Sirop de chicorée composé , 

denx onces. 
A prendre par cuillerées, dans les fièvres 
dites gastriquci vermîneuses. 



S. Par de la scammonde. 



POUDIB HrOBlGOaOB. 

PulvU purgans antkclmintiBa. (fr. ad.) 

:^ Mercure doux. . , • une partie. 
Scammonée • • • . deux parties. 
Mêlez ensemble, (tw,) — Dose , cinq à 
trente grains, tous les quatre ou cmq 

jours. 

':^ Mercure doux, 
Diagrède soufré , 
de chaque. . . • trois grains. 
Mêlez. (6.)-^ Pour un enfant de six ans, 
en augmentant ou diminuant d'autant de 
grains qu'il y a d'annéea au-dessus ou au- 
dessous de six. 

rOUDBB aASOlUTlTB ou DIGBBIIVB. (SM.) 

2i:MerQure doux. . • • trois parties. 
Diagrède, soufré. . . huit parties. 
Mêlez. 

Conseillée par Fin ke, 4 ans les obstructions 
des viscères du bas-ventre. — Dose , une 
douzaine de erains, tous les matins, à jeun, 
daps du bouilloq de veau, pendant plusieurs 
jours de suite. 

royoBB VBaMiFiJGB. (vru. ea. tp^) 

^Mercure doux. . . . cinq grains. 
Poudre de scammonée, six grains. 

de rhubarbe , quatre grains. 

Mêlez. («/?.) 

ca. prescrit un gros de mercure doux, 
un gros de rhubarbe, un gros de scammo- 
née et trois gros de ^ucre. 

If Mercure doux , 
Scammonée, de chaque» douze grains. ] 
Gommc-gntte. . . . cinq grains. 
Mêlez, (vu.) 

On peut convertir (Tes poudres en bols , 
«u moven de la conserve d'absinthe , et du 
KJrop de sucre (fi.), et alors On a ce que cette 
cYefQÎère pharmacopée appelle BoU de scam- 
monée composés. 

BOU AAXaBilIlHTJQDBS f OBflATIFS. 

BoU anthelm'miico-laxanlts. ( h. sp, ) 

:^ Mercure doux , 
Scammonée, de chaque, .dix grains* 
Gonime-giittc. . .' . six grains. 
Confection d'hyacinthe , 

2nantité suffisante 
ois. («/>.) 
Ces bols font la base du célèbre remède 
de Noufier, contre le txnia. On les prend A 
un quart d'heure de distance l'un de l'autre, 
après avoir avalé trois gros de racine de 
fougère pulvérisée dans six onces d'infusion 



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86 



MERGURB. 



de tillealy et bayant par- dessus une oa 
deux taises de tbé. 

1^ Mercure doux. . . . six gi:aio8. 
Diagrède soufré. ' . . huit grains. 
Bob de sureau. . quantité suffisante. 
Faîtes auatre bols, dont on prend un toutes 
les deux neures. (6.) 

TB0ÇHI8Q0B8 AKTflrBLMIHTIQVaS. 

Troehitei anihehnintici *. hermetiei ScrUœ, 
Roiulœ anihûtminilcœ. (pa. w. 6.) 

2C Mercure donx. ... dix grains. 

Diagrède soufré. . . un scrupule. 

Savon blanc , 

Mucilage de gomme arabique , 

de chaque un gros. 

Faites dix pastilles. (6.) 

2^ Mercure doux. . une once et demie. 
Corne de cerf préparée sans feu , 

deux scrupules. 
Cannelle , 
Diagrède soufré, 

de chaque. . . .un scrupule. 

Sucre blanc une once. 

Conserve de roses rouges , deux gros. 
Faites du tout soixante-quatre trocbis- 
ques, au moyen du mucilage de gomme 
adragant préparé avec l'eau de roses, (w.) 

:y Mercure doux. . . . deux gros. 

Poudre d'herbe de carline , 

de semen contra , 

— de corne de cerf bmlée, 

de chaque an gros. 

Diagrède soufré. . un demi-gr09. 

Cannelle. . . un demi-scrupule. 

Sucre blanc une once. 

Mucilage de gomme arabique, 

suffisante quantité. 

T. Par de la scîUe. 

PILULBS DlUaiTIQDBS» («./?«.) 

:^ Mercure doux, 

Scille , de chaque. . douze grains. 

Conserve de roses, quantité suffisante. 
Faites douze pilnletf*. — Dose , une matin 
et soir. («.) 

Tf Mercure doux. ... six grains. 

Scille. ..... quatre grains. 

Feuilles de digitale. . . dix grains. 

Myrrhe un scrupule. 

Asa fœtida. . . . .un demi-gros. 
Extrait de gentiane, 

quantité suffisante. 

Faites qulnae pilules, (s. ;>a.)— Dose, une 
matin et soir. 

PILULBS ABTIHTDBOPIQintt. (^«0*) 

^Mercure doux, deux gros et demi. 



Scille en pondre. • quatre gros. 
Ozymel scillitique, suffisante quantité. 

Faites cent pilules. 

Purgatif,' fondant, diurétique. — Dose, 
d'abord deux matin et soir, en augmentant 
par degrés. Le malade boit une infusion do 
petit houx édulcorée avec l'oxymel scilliti- 
que. 

vomiAnB bAsolotitb. (ra.) 

^ Mercure doux , 
Scille en poudre , 

de chaque. ... un demi-gros. 
Axonge préparée. • • deux gros. 
Huile de roses. . . quatre gouttes. 
Employée par Dupuytren, en frictions, 
dans les engorgemeas chroniques des arti- 
cnlations. 

U. Par du semen contra. 

POUDBB TBBMirnGB. (tfU. «V. ) 

!^ Mercure donx. . un demi -gros. 

Rhubarbe deux onces. 

Semen contra. . . une demi-once. 
Faites une poudre très fine, {tw,) 
au. prescrit six grains de mercure doux , 
autant de rhubarbe, autant de temen contra 
et deux gouttes d'huile de cannelle ; — oa 
quinze grains de semen contra, douxe de 
Aiobarbe, six d'aloès, trois de mercure 
doux et un d'épicacuanha , pour faire trois 
paquets, dont on donne un le matin , à un 
enfant de trois ans. 



BOL TBBMIFVGB. (fS.) 



^Mercure doux. 
Semen contra. 



deux grains, 
huit grains. 



Camphre six grains. 

Sirop de sucre, quantité suffisante. 

tfLfeCTVAIBB VBBMIPPGB (f«*.) 

:^ Mercure doux, un demi-scrupifle. 
Poudre de rhubarbe , 

de semen contra , 

de racine de valériane, 

de chaque deux gros. 

Conserve d'absinthe, ' 

une once et demie. 
Oxyroel^scillitique, quantité suffisante. 
Conseillé dans l'épilepsie compliquée de 
Yers. — Dose , deux gros ^ une demi-once, 
suivant l'Age et les forces du malade. 

iLBCTUAlBB J^ffTHBLMINTHIQUB DB TOGLBB. 

{br. 4». AS.) 
:^ Mercure donx , six à douze graios. 
Foudre de semen contra , deux gros. 

de jalap un gros. 

de cannelle. . un demi-gros. 

Sirop de fleurs de pêcher, 

suffisante quantité. 



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MBROtlRl!. 



87 



A prendre le natin, dans de lliostie 
nioutlléc. — Dose, le douzième de cette masse 
pmr lea enfans de deux à quatre ans, le 
(ifiitième pour cens de cinq & nuit , le quart 
et au-delà pour les adnltes. On boit ensuite 
une ia«e d infusion amère. 

¥• Par de la térébenthine. 

COLLTHB DB rBaNANDBZ. 

Jmjeeiio murùUU kydrargyri camphorattu (e.) 
^ Meicore doux. . un demi-scrupule. 
Alan, 

Éther anlfurîqne alcoolisé , 
Camphre, de chaque, un sompale. 
TéréDcntfaJne. . une demi -once. 
Janncs d'œufs. ..... n« a. 

Hâlez en broyant dans un mortier de Terre» 
et passes en exprimant. 

OriAT ASTBIHGBHT. (sm.) 

ac Térébenthine de Venise, quatre gros. 
' Rhubarbe trois gros. 

Mercore doux. . nn demi-scrupule. 

Sirop de grande consoude, 

quantité suffisante. 

Dose, on scrupule, trois fois par jour, 
rar la fin de la blennorrhagie. 

DEUTOGHLORURE DE MERCURE. 

StiBnté eorroiif, Perehtûrurc ou Biehhrurt 
4ê mercure , Èiuriate d» mercure corrosif, 
Uariaie svr-oxigéné^ Oximuriaié^ Deuto- 
mmriate ou Déutohydrœhlorate de mercure ; 
Hjdrmrgyrus muriaius s, muriaius corrosi" 
ras, liydrargyrum muriaiicum eorrosivum, 
Ihdrmrgyru* corrotivut albut , Hydrargyri 
eaumuriéiss, permuriaty Mercuriut muriaius 
ê. sublimaluecorrosivus. Marias hydrargyri 
eonveivÊUt, oxygenatus sublimationes. prœ- 
àpitetiane pcratus. Marias hydrargyrieam 
tormieum. Marias oxygénât as hydrargyri 
smkGmmius^ Supermurias hydrargyri. Mu- 
rioÉ kydrergyri bâti oxydi imper fedi, (a. 
am. ans. an. b. ba. be. br. d. dd. du. e. 
éd. f. fe. ff. fi. fu. g. ham. he. li. lo. o. p. 
po. pr. r. a. sa. su. tf. wu. br. c, pa, pid. 
sp. 99. rm. } 

!• Procédé ancien. 

:t Mercure quatre parties. 

' Acide nitrique, quantité 8uiB«ante 
pour dÎMondre le métal. La solution 
ttaot acheTée , évaporez la liqueur i 
-^iccité, pulvérisez la masse, et a]ou- 

Sel commun décrépité , 
\ itriol vert calciné à blanc , 

de chaque .... cinq parties. 

MHea bîea par la trituration ; introduisez 

le tout dans une fiole, qui en soit remplie à 

B» iitié; laites chanlTcr doucement an bain 

s, en ne boachant l'orifice de la 



fiole que quand 11 cesss de s'élever des va- 
peurs aqueuses et acides ; alors fermez-la , 
et augmentez le feu par degrés ; l'évapora- 
tion terminée , cassez la fiole , et séparez la 
maffse blanche des scories. ( ams. b. bc. br. 
g. sa. w. wu. br, pid. sp, sw,) 

t» Procédé de Kunkel. 

Tf, Mercnre ...... douze onces. 

. Acide suUnrique concentré , 

vingt onces. 
Distillez à sec ; pulvérisez le résidu 
dans un mortier de verre, et ajoutez-y 
Sel ammoniac en poudre , 

poids égal au sien. 

Triturez bien ensemble ; introduisez le 
mélange dans une fiole , remplissez celle-ci 
à moitié environ , et placez-la sur un bain 
de sable cbaufifè par un feu lent et doux ; 
laissez-la ouverte tant qu'il se dégage des 
vapeurs aqueuses et acides; bouchez-la en- 
suite avec un cornet de papier, et augmen- 
tez le feu peu à peu. L'opération étant ter- 
minée, cassez la fiole, et séparez la masse 
blanche sublimée de toutes les impuretés 

ri souillent sa face inférieure, (a. am. ba. 
dd. du. e. éd. fi. ham. li. lo. o. p. pr. r. 
s. su. w. e. tœ,) 

If Mercure quatre parties. 

• Acide sulfurique (66 degn^s), 

cinq parties. 

Faites bouillir jusqu'é ce que le tout 
soit rédoit 4 cinq parties. Alors prenez 
de ce 

Deutosulfate acide de mercure , 

Sel marin pulvérisé, 

Oxide noir de manganèse , 

de chaque .... parties égales. 
Mêlez ensemble. Au bout de quelques 
jours, introduisez dans un ou plusieurs ma- • 
tras à fond plat , qui soient remplis jusqu'au 
tiers et plongés dans un bain de sable jus- 
qu'au col ; couvrez l'orifice avec un petit pot 
renversé , et chaufiViZ graduellement jusqu'à 
ce que la masse soit sublimée tout entière. 

(ff.) 

f. prescrit quatre cent quatre-vingts par- 
ties de sulfate , autant de sel marin et qua- 
tre cent cinquante d'bzide. — Henry fait ob- 
server qu'il suffit du quart de ce dernier» 
dont l'usage n'est que de convertir en|^deuto- 
sulfate le protosulfate qoi pourrait exister 
dans le sel obtenu d*abord. (f \) — fe. prescrit 
de dissoudre six onces de mercure dans une 
égale quantité d'acide sulfuriquc , d'évapo- 
rer la solution à siccité , de broyer le résidu 
avec un poids égal au sien de sel commun , 
et de soumettre le mélange à la sublimation. 

3" :^ Oxide rouge de mercure, 

,dit parties et un quart. 
Acide nitrique . . quantité suffisante 



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8S ^ 



lIERCtJRB. 



ponr diMOudre l'oxide. Évaporez }ii«- 
qu'à siccité , broyez le résidu avec 

Sel commua .... cioq p«rtlei» 
et foitet tnbllmer le mélange, (vm.) 

4* V Mercure une livre. 

Acide DÎtricrae • . auantité suffisante 
pour dissoudre le métal à chaud. Venes 
dans la liqueur une dissolution chaude d'une 
li?rc el demie de sel commun dans suffisante 
quantité d'eau > en évitant les vapeurs ron- 
ges qui se dégagent ; le précipité abondant 
3ui se forme' d'abord ne tarde pas k être re- 
issous. Le mélange refroidi laisse déposer, 
par le repos, des cristaux prismatiques 
qu'on met à part. Évaporez la liqueur sur- 
nageante jusqA'à cnticole, et faitea encore 
cristalliser, (fu.) 

5» ^Ozide rouge de mercure, à volonté. 
Acide hydro^lorique , 

quantité suffisante 
pour dissoudre Toxide. Évanorcz dans un 
vase de verre , et faites cristalliser, (an. «w*. 
vm.) 

Le sublimé corrosif, mq des plus violent 
poisons que l'on connaisse, est employé à l'in- 
térieur comme irritant , k l 'extérieur comme 
cathérétique , et dans quelques arts, pour 
conserver les matières animales , (|u'il rend 
imputrescibles, en leur communiquant la 
dureté du bois. C'est surtout comme antisy- 
philitique qu'il a joui et jouit encore d'une 
grande célébrité. Les Anglais regardent 
comme démontré qu'il ne faut pas compter 
sur lui , à ce titre; de manière qu'ils en aoan- 
donnent presque généralement l'emploi aux 
charlatans, et que chez eux cette substance 
e^t retombée entre les mains d'où elle était 
sortie, vers la fin du dernier siècle, pour 
entrer dans celles des médecins. Cependant 
le sublimé ne mérite ni un blâme absolu , ni 
les éloges exagérés que Van-Swieten lui 
avait prodigués sur la foi d'un de ces hom- 
mes , si communs dans tous les temps , qui 
se font un jeu de torturer les faits et de 
mentir à leur conscience pour caresser les 
faiblesses du pouvoir. Manié avec habileté , 
il devient un médicament héroïque , utile 
dans beaucoup de circonstances ; tandis 
qu'abandonné à l'empirisme et à une rou- 
tine Tveugle, il enfante plus de maux peut- 
être que n'en produisent les infractions jour- 
nalières faites par les hommes aux lois de la 
nature. 

On doit éviter de l'associer aux alcalis , 
aux sous -carbonates et sulfures alcalins, au 
tartre stibié, à f acétate de plomb, au ni- 
tiate d'argent, au blanc d'œuf, au gluten, 
au mercure roétalliaue, au fer, au cuivre, 
au plomb,' aux huiles volatiles, aux infu- 
sions et décoctions de végétaux astiiogens , 
qui le décomposent. BouUay a même établi 
que toutes lea substances végétales et ani- 



males ont la propriété de dissocier set prin- 
cipes coo»tituans, dans un laps de temps qui 
varie pour chacune d'elles, et qu'il serait 
cependant utile de déterminer , afin de sa- 
voir au juste ce qu'on doit penser de quel- 
Sues médicamens d'un usage très répandu , 
ans lesquels c'est au sublimé que leurs in- 
venteurs ont en l'intention de faire jouer le 
principal rôle. 

On l'administre à la dose d'un seizième » 
d'un huitième, d'un quart de grain, on d*UD 
demi-grain. 

§ I. PRÉPARATIONS DAH8 LESQUBLLBS 
L* ACTION BU SOBUIIB 1I*B9T MODIFIEE, 
8BNSIBLBMERT AD MOINS y PAR AUCONB 
SUBdTANGB ÉTRANGÈRE. 

SOLOTlOlf AQCZUSX DS SÇlLlHi GOULOSIV. 

Liqueur de deutocklorure de mercure ^ Eau 
phagédènique , Deuiohydroehtoraie de mer' 
eurê; Aqua divina Femdii t. phagœdeniea , 
lÀquar mercunalii t, muriata kydrargyri 
s. kydrargyri muriaiici eorroiivL ( ams. b. 
ba. dd. fe. ham. he. li. pp. s. ww. ca, 
pid, ta. s w. ) 

!}lf Sublimé corrosif . . . . un eros. 
Eau distillée une livre. 

Diisolvez le sublimé dans l'eau , en le tri- 
turant arec elle dans un mortier de pierre, 
(ama.) 

b. et fe. prescrivent un gros de sublimé 
et denx livres d'eau ;—dd. pp. s.ww. et sa. 
un grain de sublimé et une once d'eau ; — 
xw. viofftà trente grains de sublimé et deux 
livres d eau;— ban. un scrupule de sublimé 
et dix onces d'eau ; «- li. un scrupule de 
sublimé et une livre et demie d'eau; — bc. 
et pid, ouarante-quatre grains de sublimé 
et une livre d'eau; — oa. une partie de 
sublimé et vlncrl-quatre d'eau ; ^ ww. , 
dans une autre formule que la précédente , 
dix grains de sublimé et quatre onces d'eau; 
— ea. douze A dix-huit grains de sublimé et 
deux livres d'eau. 

La plupart de ces dissolutions soot em- 
ployées Il l'extérieur , en lotions , surtout 
contre la gale; quelques unes cependant, 
celle de ba. entre au Ires, sont notées comme 
réactifs. 

11 faut se rappeler que le sublimé corrosif 
eiige, pour se dissoudre, environ vingt par- 
ties d'eau à la température ordinaire, et 
trois fois, son poids d^eau bouillante. 

XAU OraTKAUlIQOB MBaCCmiILLB. 

Coilyrium ex muriata kydrargyri oooygenalo» 
(fu. nv.) 

7f Sublimé corrosif .... un grain. 

Eau distillée six oncca. 

Faites diaioadre. (fa. ) 



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MERCURE. 



«». preccrit no demi-grain à on graîa de 
nbltmé et quatre ODcea d'eau. 

CoUjre réputé détersif, résolutif et anti- 
réBérico. 



lOTIOH MSBCUani.L«. 



f hydrargyrL (f;, au,) 

2 Sablimé corrosif . . . ua scmpule. 
£aa distillée .... douze onces. 
Acide hydrochlorîque , 

Tîngt-quatre gouttes. 
Mêlez- (g.) 

«a. prescrit une solution de trois grains 
de ftublimé dans deux livres d'eau pure ou 
d'eau de rosea. 

:^ Sublimé corrosif. • • .-deux gros. 

Vcrt-de-gns six grains. 

Eau deux livres. 

CooseîUée surtout dans la teigne opiniâ- 
tre, (aa.) 

^ Sublin&é corrosif .... denx gros. 

Précipité rouge . . . .dix grains. 

Esprit d'angélique » 

— - de romarin , 
de chaque ..... deux gros. 

Soifale de duc , quatre gros et demi. 

Eau deux pintes. 

ConselDée contre la gale, (au,) 

LAVEMtKT MBlGUaiBL. (ttH. ) 

X Sublimé corrosif . . • .six grains. 
InfoâioQ de graine de lin, huit onces. 
Utile contre les ascarides. 

IMSXCTIOII MBlCDBIBLLa. ( aU. ) 



^Sublimé corrosif. 
Eao bouillante 



. un grain, 
une once. 

Chez les fémnies atteintes de fleurs blan- 
♦ be«. — Augnstin conseille , d*aprés Mon- 
t'Ssia , dans la gonorrhée habituelle des 
• mmcs, un min de sublimé disMOus daos 
Claire onces d'eau. 

tornoa MBBGUBiBLUi d'alibbbt. 
Eau rouge. ( m. ) 

2C Sublimé corrosif .... un gros. 
' £an dttttllée ..... une livre. 
Orcaoette • . . quantité suffisante 
:>ar colorer la dissolution. 

(>n trempe un linge ou une éponge dans 
Hte liqueur, pour bassiner les parties at- 
'iates de dartres inflammatoires , de ceUett 
•tftuat auxquelles on suppose une origine 
icnérienni'. 

GOLLYBB MBBCCBIBL. 

/4fUM aphtkahnica mereurialU. {au, hp.) 
2: S'iblimé corrosif. . un demi-grain. 



Eau de ro«es 



trois onces. 



Ajoutez à la solution 
Mucilage de semences de coing, 

un gios. 
Eau distillécf de laurier-cerise , 

trente gouttes. 
Mêlez. (A/).) 

dM. prescrit simplement un mélange d*ime 
goutte de solution de sublimé corrosif et de 
quatre onces d'eau distillée. 

BAIIf ARTISYPHILITIQOB. (rffl. ) 

^Sublimé corrosif, six à douze grains. 

Eau distillée huit livres. 

Eau commune (à5u<*], 

deux cents livres. 
On peut aussi prendre deux gros à une 
once de sublimé et deux cents livres d'eau. 
Ces bains, qu'il faut prendre dans une 
baignoire de bois, sont fort dangereux, 
malgré les pompeu]^ éloges qu'on leur a 
prodigués. 

POTION ÂHTISYraiLITIQITB. 

Potion avec le deutoehiorure de mercure ; So" 
lutio tubtimad, ('(F. g. e. ) 

:^ Solution de sublimé ^^orrosif, 

dix parties. 
Gomme arabique • • . une partie. 
Eau distillée .... cent parties. 
Faites dissoudre la gomme dans l'eau, et 
ajoutez la solution. ( £ } ' 

:^ Sublimé corrosif. . . deux grains. 

Eau pure six uoces. 

Esprit decamelle, 

Sirop de sucre, de chaque, une once. 
Mêlez. (0.) 

^Sublimé corrosif • . . huit grains. 

Eau distillée . . . quinze onces. 

Acide hydrochlorique , douze gouttes. 

Sirop de pavot .... une once. 
Mêlez, (g.) 

Dose , une ou denx cuillerées , deux ou 
troLH fois par jour. 

GABOABISMB MEBCUBIBL. 

Gargarisme antisyphiCUique; Gargarisma in 
ulceribus venereit» (au,b. ra, sy,) 

1^ Sublimé corrosif. . . . six grainn. 

Décoction d'orge . . . une livre. 

Miel rosat deux once». 

Mêlez bien, {sy.) 

ra. prescrit un k deux grains de sablimcr 
dan4 six onces d'eau de guimauve , ou dcur 
grains de sublimé, quatre onces d'eau dis-* 
tillée et une demi-once de sirop de miel ; — 
6. un grain de sublimé., noe livre de dé» 
coclion d'orge et une demi-once de miel 
rosat. 



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99 



MERCURE. 



. deuzgraÎDs. 
. . une livre* 
. ; un gros. 



LAVBMBMT AXITrSY?BILlTIQtri. {ta.) 

:^ Sublimé corrosif . . . deux grainR. 
Eau distillée .... deux onces. 

' Décoction de graine de lin , une livre. 

Conseillé dans le^ affections Ténèrionnes 
do rectum , ou quand le malade ne supporte 
pas le sublimé par le haut. 

IfUBCTIOH DitTsasiva. 
Jnjeeth in neerosi syphiliiica, (6. ) 

:^ Sublimé corrosif . 

Décoction d'orge . 

Teinture de myrrhe 
Mêlez. 

BAD niAGÉDliNIQVB COHPOSiB. (vm.) 

^ Eau phagédénique . • . sii onces. 

Extrait de myrrhe ... un gros. 
Délayex ensemble et ajoutez 

Teinture de m;^rhe » une demi-once. 

BAU PHAGioiiriQDB DB PIDIBIT. {ptd, ) 

^Ean phagédénique . . .six onces. 
Essence de safran , une demi -once. 
Solution de myrrhe. . . un gros. 
Sief album de Rhazës. . une once. 
On doit rejeter cette eau , dont la précé- 
dente n'est qu'une modiGcation moins con- 
traire aux lois de la chimie, quoique déjà 
peu recommandable par elle-même. 

SOLinriOlf ALCOOLIQUE DB SOBLIMlt COlBOSir. 

Liqueur de Fan-Swieten; Liquor hydrargyri 
oxymuriati t. Swieienis ê.syphililicus Tume- 
ri, Murias hydrargyri tpiriluosus iiffuidut , 
Solutio mercurii corrotivi $. muriaiit hy- 
drargyri oxygenad. (am. an. b*. dd. f. fe. 
ir. fu. g. lo. s. wu. ea, e. e, sp, tw, vm,) 

^Sublimé corrosif. . . douze grains. 
Esprit de grain rectifié deux fois , 

deux livres. 
Dissolvez en broyantdanti un mortier, (an. 
wu. sp, sw. vm.) 

dd.prescrit un grain de sublimé et quatre 
onces d*eau-de-vie; — s. huit grains de su- 
blimé et une livre d'eau-de-vie ; — t. deux 
grains de sublimé et quatre onces d'c'au-de-: 
vie. 

."^f, Sublimé corrosif. . . huit grains. 
Eau distillée. . . . quinzit onces. 

Ajoutez à la solution 

Alcool. une once. 

Mêlez bien. (am. lo.o. tw.) 

va. prescrit seize grains de sublimé, une 
livre a'cau et un demi-gros d'alcool; — ff. 
une partie de sublimé, neuf cents d'eau et 
cent d'alcool (33*} ; — f. huit grains de ra- 
blimé, quatorze onces et demie d'eau et 



une once et demie d'alcool (36«) ; — 1^. siz 
grains de sublimé , quatre onces d'eau et 
huit onces d'alcool;— -ai. vingt grains de su- 
blimé , vingt-cinq gros d'alcool ( 36* ) et 
deux livres d'eau. 



If. Sublime corrosif. 
Sucre blanc. . . 



. un scrupule, 
une demi-once. 



Triturez jusqu'à ce que ces deux sub- 
stances soient intimement unies ensem- 
ble , et ajoutez 

Eau-de-vie dix onces. 

Après la dissolution , filtrez, (tw*,) 

:^ Sublimé corrosif. . . . six grains. 

Alcool douze onces. 

Faites dissoudre. Ajoutez à la liqueur 
Sirop balsamique, une once et demie , 
et mêlez bien. (b*. fu.) 

^Sublimé corrosif. . -w huit grains. 

Eau distillée. . . quinze onces. 

Acide hydrochloriqoe , douze gouttes. 

Sirop de têtes de pavot. . une once . 
Mêlez, (g.) 

Après plusieurs tâtonneroens, Van-Swie- 
ten s'arrêta à douze grains de sublimé pour 
deux livres d'esprit de grain. 11 donnait , ma- 
tin et soir, une cuillerée, ou une demi-once, 
de cette liqneur, c'est-à-dire un qnartdegrain 
de sublimé, en faisant boire ensuite une 
livre de décoction émoUiente, coupée avec 
un tiers ou un quart de lait. Aujourd'hui , en 
France, l'usage est de faire dissoudre huit 
grains de sublimé dans un gros d'alcool , et 
d'étendre ensuite la solution de trente-deux 
onces d'eau distillée. En supprimant l'al- 
cool, qui ne sert à rien, et conservant les 
proportions des deux autres composans , on 
a une liqueur qui contient exactement on 
quart de grain par once, proportion très 
convenable pour doser et administrer le mé- 
dicament. La formule du Codex de France 
donne un demi-grain par once , ce que le 
praticien ne doit jamais perdre de vue, s'il 
veut éviter de graves erreurs. On fait preo- 
dre le matin à jeun une cuillerée, ou une de- 
mi-once, dcliquvur,c'est-à-drre un huitième 
de grain de sublimé , le premier jour ; uDe 
cuillerée et demie , ou troin quarts d'once , 
c'est-à-dire trois seizièmes de ffrain de su- 
blimé le lendemain ; enfin , le troisième 
jour, deux cuillerées , ou une once, c'est-à- 
dire un quart de grain de sublimé, et ainsi 
de suite jusqu'à ce qu'on soit arrivé à un 
demi 'grain , quantité qu'il ne faut jamais dé- 
pas'^er. Soiivrnt il est avantageux de parta- 
ger la liqueur en d^ux prises, une pour le 
matin , et l'autre pour le soir. On la don oc 
dsns qnelaues onces d'eau d'orge, d'eau de 
graine de fin ou de guimauve, de lait pur 
ou coupé , d'eau de gomme, de looch gom- 
meux ou de sirop arabique; on peut aussi la 



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MEBGUBE. 



BUer à noe pinte de tlmne , que le malade 
bcit par Terrées dans la journée. 

UQOBO& HBBCoaiKixa OAMraaia. 

L^tar hrdrargyri ramphoraii s. ad eandylO' 

mata, {au.) 

rSobUmé corrosif. . . un demi-gros. 

Camphre ungros. 

Alcool nne once. 

Rasib conseille pour dessécher et détruire 
les coDdjlûmes. 

UQOKOB AirnsTPHiLiTiQnB. (br.) 

XSablimé corrosif . . douze grains. 
' Ean de fenouil , 

Alcool 9 de cba<{uc. . • une livre. 

loleprorat deui onces. 

Xéiei arec soin. 

UBCAminiB AjrriSTPHlLITIQOB. (fp,) 

XLîqnenr de Yan-Swieten , deuronces. 

' Miel rosat une once. 

Décoction sadorifique. . six opces. 

Ittlex. 

uQVBcn AirriTiniaiBifiiB. (pitf'.) 

Z Sublimé corrosif. . . douze grains. 

Camphre quatre grains. 

Triturez ensem ble dans un mortier de 
Barbie , et faites dissoudre dans 

Eao-de-TÎe deux livres. 

ifootez sur la fin 

Sirop de coquelicot. • . une once. 
Dote, une à deux caillerérs, matin et 
> ir, dans une demi- livre de tisane peclo- 
aâc ou de lait de vache. 

BOUmOH BB MARBTAT. (b*.) 

X Sahlimé corrosif. 
Acide bydrochiorique , 

dechaoue. .... dix grains. 
Esprit de lavande composé , une once. 
Dose y vingt gouttes , matin et soir , dans 
•:i coillerées de vin blanc on d'eau de gui- 
■aure. 

■IXVVBB MIBiBALB. (b*.) 

2C Sublimé corrosif. . . . six grains. 
' Eau distillée neuf onces. 

Aj'mtex à la solution 
Ean de cannelle vineuse, deux onces. 
Alcool rectifié , 
Sirop de guimauve, 

de chaque. .... une once. 

TISABB DB BOCBQQBBOB. (to,) 

X 9oc de rvgUBse. . une livre et demie. 
' Ban commune, trois livret et demie. 
Afoutez à la solution 



9» 
douze grains 



Sublimé corrostf. . 
dissous dans 

Alcool rectifié. . . . deux onces. 
Dose , deux cuillerées dans une pinte 
d'eau. 

siaoriifTiviNiaiBiioB sawt-ilobmobt. (sm.) 

:^ Sublimé corrosif. . . quinze grains. 
Alcool . deux gros. 

Triturez ensemble jusqu'à ce qu'il ne 
reste pas de bulles, et qu'il ne se fasse 
aucun dépôt ; versez ensuite dans 

Sirop de capillaire, 

vingt' quatre onces. 

Puis mettez le tout au bain-marie , josqifà 
ce que l'alcool soit évaporé. 

Dose , une cuillerée & bouche d'abord ^ 
ensuite deux ou trois, dans une pinte de forte 
décoction de guimsuve, à boire dans la 
journée. Ce moyen , continué pendant trois 
semaines ou un mois , avec do lait , pour 
toute nourri! ure, guérit souvent les mala- 
dies vénériennes. 

OABGABISlfB AIlTISTrHILlTlQOB. (ctf.) 

:^ Liqueur de Va n-Swieten. * unçros. 

Décoction d'orge. . . une livre. 

Sirop de Cuisinier. . . deux onces. 
Mêlez ensemble. 

BAD PBAG^DlilffQUB DB OBIlfDBL. 

Jqua eaustica ad eondytamata, (b*.) 
:k Sublimé corrosif. . . un demi-gros. 



Camphre. 
Alcool rectifié. 



un gros, 
une once. 



INJECTION DB WHATBLV. (s. Sm.) 

:^ Sublimé corrosif. . . . ungros. 

Alcool • une once. 

Faites dissoudre, et mêlez deux i vingt 
gouttes de cette dissolution avec 

Eau distillée. . . . quatre onces. 
Sulfate de zinc , quatre à dix grains. 
Conseillée dans la bien norrhée. — Dose, 
un gros à la foi».-— 11 faut répéter l'injection 
trois fois par jour. — Le sublimé s'y trouvedé- 
composé par le sel de zinc. 

e, prescrit dix grains de sulfate de zinc , 
deux de sublimé et huit onces d'eau de 
rose. 

TBINTDBB ANTlSTPHILmQUB. («M.) 

:^ Sublimé corrosif. . . un scrupule. 

Alcool quatre onces. 

Ajoutez à la solution 
Baume de Canada, 

Résine degajac, de chaque, deux onces 
dissous dans 



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9» 



MERCURE. 



Alcool quatre opces. 

Ajoutez 

Huile de sassafras. . • deux gros. 
Dose, dix gouttes toutes les heures, dans 
la goDorrhéc chronique. , 

SOLCTIOn ÉTBia^B DB SOBLIHi COlBOSir. 

Élher mereuriel, (b*.) 

:j( Sublimé corrosif. . . seize grains. 
Ether suifurique. . • . uneooce* 

Cette formule a été donnée par Gberon. 
— Dose, six à douze gfouttes, dans du lait, de 
l'eau de gomme, de l'eau sucrée; et, deux 
gros à une demi-once, à l'extérieur, en fric- 
tions au voisinage des parties naturelles. 

Lonjç-lemps avant Qieron, Lafontaîne 
avait conseillé de prendre, matin et soir, 
dans une tasse de tisane mucilagineuse , dix 
à vingt gouttes d'une solution de quatre 
grains de sublimé dans une demi-once d'é- 
ther suifurique. 

La volatilité de l'excipient rend cette pré- 
paration fort peu recommanda ble. 

AmCLSIOR de SDBLIIli COBBOSIF. (b*.^ 

^Sublimé corrosif. . . deux grains. 
Ether suifurique. ... un ^ros. 
Battez la solution avec 

Jaunejid'œufs . . . • -. . n^'a, 
et ajoutez peu î^ peu 

Eau de menthe poivrée, cinq onces. 
Sirop de guimauve. . . une once. 
Celle émuUion avait été également indi- 
quée par Mai , long-temps levant le travail de 
Cheron. 

SIBOP MBBCUBIBL DB CHBROIT. 

If Sucre blanc puriGé , une livre et demie. 
Eau distillée une livre. 

Faites fondre le sucre dans l'eau , à 
une douce chaleur , et après l'entier re- 
froidissement ajoutez 

Ether mereuriel. . . . une once. 

POMMAOB ou OlfGDBaT ^B CIBILLO. 

Pommade de deutochlorure de mercure ; Un- 
guentum Cyriiii s, mercuriale eorrotivum 
4, mercuriale aptyalizomenon s. muriaiis 
hydrargyri oxygenati, ( b*. f. fe. Il', s. bo, 
br. ca. hp.) 

:^ Sublimé corrosif en poudre, 

une partie. 
Axonge préparée. . . huit parties. 
Triturez ensemble, pendant très long- 
temps , dans un mortier de verre , et broyez 
ensuite sur un porphyre, (f. fe. fl*. br*.) 

Girillo avait fini par ajouter un peu de sel 
ammoniac, qu'on retrouve dans la formule 
buivanle: 



:): Sublimé corro&if , 
Sel ammoniac , de chaque , une pai tîc. 
Axonge • huit parties. 

Triturez pendant vingt-quatre heures 
(b\B.hp,) 

bo, et ea. prescrivent un gros de sublimé 
dix grains de sel ammoniac et uoc odc< 
d'axonge. 

Ciriilo prescrivait uu gros en frictions , I 
la plante des pieds; CulTerier pensait qu'il 
huffit d'un demi-gros dans les commence- 
mens. 

bmplJLtbb coaaosir. 
Emphtlrum eorrotivum, (g.) * 

^Sublimé corrosif. • • un demi-gros. 

Axonge de porc. . uoe demi-ooce. 

Cire blanche deux gros. 

Mêlez. 

POMM ADB DB CIBlLLO OPIACIIb. (br*.) 

:^ Sublimé corrosif . . ..une partie. 

Axonge préparée. . . huit parties. 
Triturez ensemble <il ajoutez 

Extrait d'opium. . . • dix grains. 
Conseillée contre la gonorrhée rebelle, en 
frictions légères sur le périnée. 

ORGDBIIT MBBCQBIBL AHIM^, 

Unguenlum hydrargyri cinereum fortius. 
(han.) 

:;^^SubIimé corrosif. . . unscnipule. 

Mercure six onces. 

Suif de mouton. . . deux onces. 
Axonge de porc. • . quatre oncei>. 
Triturez dans un mortier de pierre jusqu'à 
parfaite extinction du métal. 

Mauvaise préparation, dans laquelle le su- 
blimé se trouve bientôt décomposé et con- 
\ erti en mercure doux. 

ORGUBRT ANTIPSOBIQOB. 

Unguenlum murialiê oxygenaii hydrargyri. 
(e. 4o.) 

:^ Sublimé corrosif . . . une partie. 

Céruse quinze parties. 

Axonge de porc. • . trente parties. 
Mêlez par la trituration, {bo.) 

If, Beurre frais. . . . quatre onces. 

Térébenthine, 

Huile de roses, de chaque, une once» 
Faites fondre sur un ftsu très doux , 
puis ajoutez 

Poudre de céruse i^ 

deux onces et demie. 

Sublimé éorrosif , 

Alun calciné , de chaque , deux gros. 

Jaunes d'œufs u" a. 

Suc de citron. . . . deux onces. 



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9* 



Mêlez bien. 

Hanraîse prépaniHoii , qai doit être rc- 

nuctMM MAJBuaBS SB BOFFMiNic. ( br. fe. 
kam. han. w. au, b, pi0^ ra, sm, tp,) 

IL Sublimé corroaif. • • quinze grains. 

' Eao distillée six groa. 

Ajoatezàla diasolation 
Hiedepaia blanc, deux gros et demi. 

Vêlez bien , et faites cent vingt pilules , 
^cstroaot chacune un huitième de grain de 
«.blimc, et qu'on peat , à volonté, réduire 
fc <scadre, pour les mêler avec du sucre, (br. 
ua. w.) 

sp. prcacrit un gros de sublimé y atitea 
C^u poar le dissoudre , et neuf gros de mie 
jt pain, poor faire des pilules d'un grain , 
9qd eo foomit , par conséquent, six cents, 
^nieoant chacune un dixième de grain de 
•s^Uné, et dont , par une inconcevable er- 
'«ex, Spieimann prescrit de donner quatre 
.iciBq,tioia fois par jour. • 

£SablSmé corrosif. . . . six grains. 

Faites-le fondre dans suffisante qlian- 
*' t d'eaa dîatiiiée , et ajoutes à la solu- 
:ca 

Mie de pain , 

Sacre blanc , de chaque^ 

quantité suffisante 
: «r faire ceot quatre-vingts pilules, dont 
acQnc contient un trentième de grain de 
wliBiè. (ham. au.} 

Z ^blimé corrosif. . . un scrupule. 

âkrool deux gros. 

Farise de froment. . . trois gros. 

£a« dLtiilée. . quantité suffisante 
37 faire cent soixante pilules, conte- 
aat cbacutte un huitième de grain de so- 

'..et 6. prescrivent un demi-grain desubli* 
^, quantité suffisante d*aIcool pour le dis- 
"n^éi^ , et assez de mie de pain pour faire 
ce masse de quatre pilules. 

^Sublimé corru»if. • . vingt grains. 

A^midon. .... une demi-once. 

Gomme arabique. • . deux gros. 

Eaa commune , quantité suffisante 
: V faire cent soixante pilules sembla- 
-'^anx précédentes, (m.) 

^ SoblJmé corroaif. • dix grvins. 

Sacre candi, 
Fecnle de pomme de terre , 

de chaque un gros. 

Eau quantité suffisante 

>Mz faire une masse que l'on divise en 
utre-via|^ pilnlea , contenant chacune un 
-.titmc & grain de an b limé. (pU, ) 

rSablimé corrcftif. • . douze grains. 



un gros. 



deux g^s. 



MERCURE. 

Eau distillée. . . . 
Ajoutez à la solution 
Manne en larmes. 
Poudre de réglisse, 

quantité suffisante 
pour faire une masse divisible en quatre- 
vingt-seize pilules, («n. ) 

Ces dernières pilules, dont la formule est 
due à Pelletan , sont les meilleures de toutes. 
On en donne d'abord une» puis deux, le 
malin , et autant le soir. 



PILVLBS DB VOGLBB. (b\) 

^ Suc de réglisse dépuré . . un gros, 
Xromme adragant, deux scrupules. 
Sublimé corrosif, un demi-scrupule. 
Mêlez le suc et la gomme ensemble par 
la trituration , versez dessus le sel dissons 
dans un peu d'eau, et Taîtes une masse divi- 
sible en cent pilules. 

Chacune contient un dixième de erain de 
sublimé. ^ 

PILULBS SZALAGOGUBS. ( e. ) 

7f Sublimé corrosif, \ 
Sel ammoniac , 

de chaque .... cinq grains. 
Eau distillée , 

trente à quarante gouttes. 
Conserve de roses. . un scrupule. 
Poudi'e de réglisse, 

quantité suffisante 
pour faire quarante pilules, dont cliacuue 
contient un huitième de grain de sublimé. 

TBOCBISQUIS fiSC&saOTlQDBS. 

Trochitci murtaUt oxygenati hydrargyrU 
(e.f.ir.) 

y Sublimé corrosif. . . une partie. 

Amidon deux parties. 

Mucilage de gomme arabique , 

quantité suffisante 
pour faire des trochisques. (f. £ ) 

c. prescrit de pulvériser quatre parties de 
subUmé , sept d'amidon et une oe gomme 
adragant, puis de réduire le tout en une 
pâte homogène, au moyeu de l'eau pure. 

CBOCOLàT ARTiv^jrtfaiBir. 

7/: SubUmé corrosif. . . seize grains. 
Esprit de grain , quantité suffisante 
pour dissoudre le sublimé. 

Baume du Pérou liquide , quatre gros. 
Pâte de cacao préparée , 

' quatorze onces. 

Sucre en poudre. . • deux onces. 
Chaque livre doit faire trente-deux prises. 
— Dose , depuis Xin quart de prise jusqu'il 
deux prises. — Mauvaise préparation , qui 
doit être re jetée. 



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94 



MBRGURE. 



§ II. PRÉPABATIONS DAHS LESQUELLES 
l'action du SUBLIMi EST PLUS OU 
M019I8 MODIFIÉE PAB DBS SUBSTANCES 
éTBANGEBES. 

A. Par de Vaconiu 

PILULU d'aCORIT MI«GOflIBLLIS. (br*, pU.) 

^ Sublimé corrodif. . • deai praioB. 
Extrait d*aconit napel , un scrupule. 

Tritorez pendant long -temps dans un 
mortier de verre, et faites vingt pUnles. 

Conseillées daos les maladies chroniques 
du système lymphatique , et les dartres , sur- 
tout celles qui se compliquent de gaie , de 
scrofules et de maladies ▼énériennes. —• 
Dose, une pilule, matin et soir, en augmen- 
tant d'une tous les dis jours. 

B. Par de l'alun. 

■AU ALUmilBDSB. 

Jqua mereurii vUriolati, ( fu. au. i 

:^ Sublimé corrosif, 

Alun, de chaque. . . ideuz gros. 
Eau commune. • . . deux livres. 
Faites réduire de moitié par l'ébullilion, 
et filtrez; 

Mauvaise préparation , dans laquelle il ne 
reste aucune trace de sublimé , et qu'on doit 
rejeter. 

G. Par lie l'antimoine, 

Albctuaibi antidabtbbox. ( bo. pie. ) 

:3f Sublimé corrosif. . • trois grains. 
Antimoine cm pulvérisé , 

une demi-once. 
Extrait de fumeterre. . une once. 
Késinc de gayac. . une demi-once. 
Sirop d'écorce d'orange, 

quantité suffisante. 
Fouquet en prescrivait un demi-gros à un 
gros , deux fois par jour. — Mauvaise prépa- 
ration. 

D. Par de la ciguë, 

VILDLBB ABTISYPHILITIQUBS. ( fu. 0. ) 

!^ Sublimé corrosif. . . six ffi'>>D** 
Eau distiQée. . quantité suffisante 
pour dissoudre le subliméi Ajoutez k la 
solution «. 

Extrait de ciguë. ... un gros. 
Poudre de ciguë , quantité suffisante 
pour faire quaraole-huit pilules. 

PILDLBS ANTlDAaTBBOSBS. (ptÔ, } 

^ Sublimé corrosif. . . huit grains. 

Rhubarbe un gros. 

Savon médicinal , 



Extrait de grande ciguë , 

de chaque deux gros. 

Faites soixante-quatre pilules. 
Mauvaise préparatiou , à rejeter» 

OAftOAmiBMB MBBCUBIBU 

GargarUma b0tUuùmmeumhydrœrgyro,(flu.) 

jf Herbe de belladone , 

—de ciguë -, de chaque, 

une poignée. 
Graine de lin. . . . deux onces. 
Sublimé corrosif, six à dix grains. 
Eau deux livra. 

Faites bouillir pendant quelques minutes. 
Sauter le recommande dans les affectionf 
de la gorge qui succèdent i la scarlatine. 

E. Par du cochléaria» 

SimOP AHTISGOaBDTIQDB SB POBTA&.(f*. 6r. Oa.) 

Tf, Racine de gentiane. . . une once. 

de garance, 

Quinquina , de chaque , quatre gros. 
Bau quatre livres. 

Faites bouillir , et réduises à deux 
livres de liquide; passée la décoction,' 
et ajoutez-y 

Sucre blanc. .... trois livres. 

Clarifiez avec du blanc d'ceuf , faites 
cuire en consistance de sirop, et passez. 

D'autre part» 

!^ Feuilles de cresson de fontaine , 

de cochléarîa, 

de chaque. • . . quatre onces. 
Racine de raifort sauvage , une once. 
Pilez dans un mortier , exprimez le 
suc, filtrez ce dernier à froid, foi tea-y 
fondre au bain-marie 

Sucre blanc concassé , 

vingt- deux onces. 
Passez , mêlez ce sirop avec le pre- 
mier , et ajoutez au mélange 

Sublimé corrosif. . quatre grains, 
préalablement dissous dans 

Alcool deux gros. 

Conseillé dans les maladies de la peau 
les scrofules, le scorbut et les ancienne 
aiTections vénériennes. — Dose , une once i 
deux , dans une tisane appropriée. 

F. Par du baume de Copahu. 

on AT DB rAIOT-LAPOmBST. 

If. Sublimé corrosif, 
Poudre de gomme kino, 
Baume de Gopahu, 

de chaque. . . une demi-once. 
Gomme arabique en poudre , 

une once et demie. 



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MEBCURE. 



95 



Sacre blanc en pondre^ cinq onces. 
Eao de menthe, quantité suffisante. 

Faites on mucilage avec la gomme ara- 
bique et l'eau de menthe ; uaUbez-y , par la 
tritvation , le kino ,1e sublimé et le baume ; 
komectes légèrement ce mélange avec de 
l'esQ de roses, puis ajoutez peu à peu le su- 
cre et asses d'eau de roses pour donner au 
tout la consistance d'une marmelade. 

Conseillé dans les ëcoulemens chroniques 
par l'urètre , et an début de l'urétrite aiguë. 
— Do#e , dcnz gros , matin et soir. — On le 
doone seul, ou délayé soit dans une infusion 
de germandrée, soit dans une ta^se d'eau 
ferrée, édulcorée arec le sirop de guimauve. 

G. Par du cuwfe, 

rODDBB CAUSTIQVX DB KBOGBB. (ca.) 

If. Soblimé corrosif. 
Sulfate de cuivre , 

de chaque dix grains. 

Nitrate d'argent. . . . six grains. 

Mauvaise préparation , qu'on a conseillé 
d'appliquer sar les excroissances vénérien- 
ne , après les avoir humectées avec un pin- 
ctaa. 

COIXTBB SBC. (vm.) 

Ç Sublimé corrosif, 

llariate de cuivre » 
de chaque. . . . quatre grains. 

Iris de Florence. . . un demi-gros. 

Sacre fin deux gros. 

Mêles. 

H. Par du gayac. 

TBOnvaS ABTIvillABIBNJrB SB FALB. 

Têntmrm éipuranJU baltamuiue; Eiixir balsa- 
micum puri fiant, Etseniia taUami Canaden- 
$u maméipeanf. (wu. pid. ko. piê,sp. vm.) 
2: Sublimé corrosif. . . un scrupule. 

ÂlcooL une once. 

Faites dissoudre, et ajoutes k la solu- 

Résine de gayac , 
Baame du Canada , 
de chaque une once , 

tesOQS dans 

AloooL sept onces. 

Fatrez. Ajoutez ensuite 
Huile essentielle de sassafras , 

deux gros. 

Mêles en remuant le flacon. ( bo, pic, 

If, Soblimé corrosif. . . un scropule. 

Alcool rectifié. . . . quatre onces. 
Faites disiood;e, et ajoutez k la liqueur 

TèrébcolhiBe de Venise, 



Bésine de gayac , de chaque, une once , 
dissous dans 

Alcool quatre onces. 

Mêlez bien les liqueurs, et ajoutez 

Huile essentielle de sassafras , 

deux gros. 
Conservez. (v?u.) 

pid, donne la même formule , mais rem- 
place , comme dans la précédente , la téré- 
benthine par du baume de Canada. 

Yan Mous a heureusement simplifié cette 
préparation de la manière suivante : 

^ Sublimé corrosif. . . un scrupule. 
Huile de sassalras. • . deux gros. 
Teinture de résine de gayac , 

huit onces. 

Eau-de-vie douze onces. 

Filtrez après la dissolution. 
Puissant excitant, recommandé contre les 
affections attribuées au virus syphilitique 
et k diverses autres acrimonies. — Dose, 
dixè vingt gouttes, matin et soir, dans un 
véhicule appioprié. 

I. Par du gluten. 

PILULBS DB TADDB1. 

Of Fleur de farine de froment, 

une livre. 

Faites une pâte avec de l'eau distillée, 
malaxez cette pâte sous un filet d'eau, 
pour enlever l'amidon ; abandonnez le glu- 
ten à lui-mêtne pendant vingt-quatre heu- 
res en hiver, huit ou dix en été, après 
quoi compribez-le et agitez-le avec une 
solution d^ine demi-once de savon amygda- 
lin dans une livre d'eau , jusqu'à ce qu'il en 
résulte une liqueur homogène ; passez celle- 
ci à travers un tamis ; faites dissoudre un 
gros de sublimé corrosif dans suffisante 
quantité d'eau, versez-y un excès de li- 
quide glutineux , jusqu'à ce qu'il no se 
forme plus de flocons ; apiès «quelques heu- 
res de repos, recueillez ceux-ci sur un linge, 
et faites-les sécher, puis léduisez-les en 
pâte avec de l'extrait de gayac ou de ge- 
nièvre, et divisez la masse en cent quarante- 
quatre pilules. 

Taddei préconise , dans les maladies vé- 
nériennes, à la dose de deux ou trois, jusqu'à 
six , huit et même plus par jour, ces pilules, 
qn'on doit proscrire, parceque leur compo- 
sition intime n'est pas encore connue. Le 
sublimé s'y trouve décomposé , sans quoi 
on ne pourrait en prendre huit , équivalen- 
tes à quatre grains de celte substance. 

J. Par de la gratiolc. 

ÉLBCTOAIBB AHTISYPHILITfQrB. (atf. ty. ) 



Jf Sublimé corrosif. 



trois grains. 



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96 



MERCURE. 



Extrait de gratîole. . . trots gros. 
Rob de sureau. . . . trois onces. 
Mêlez. 

StoU prescrivait cet élecluaire dans les 
tuuieurs douloureuses attribuées an virus 
véaéricQ. 

MIXTOaS IHTISTFBILITIQOK Dl MB ABIT. (siR. ) 



^ Sublimé corrosif. . 

Extrait de gratiole. 

'- d'aconit. . 

Rob de sureau. • 
Blélczbien. 



trois grains. 
. deiyc gros. 

• un gros. 

• six onces. 



Conseillée dans hi syphilis chroniqtiejdégé- 
ncrée. — Dose, une cuillerée à caî'é, deux 
ou trois fois par jour, en portant peu à peu 
la dose de la gratiole jusqu'à une demi-once. 

K. Par de l'opium. 

PILDLBS os SUBLIMÉ COBBOSIF.BT d'oFIUM. (pp. 

au. ) 

If Siyblimé corrosif. . . dix grains. 

Opium pur cinq g ains. 

Eau chaude. . quantité suffisante 
pour dissoudre le tout. Ajoutez à la solution 
Mie de pain blanc rassis en poudre, 

six scrupules, 
^ac de réglisse. . quatre scrupules. 
Mêlez et faites cent pilules. — Dose, une 
ou deux , malin et soir. ( pp. au, ) 

Tf. Sublioié corrosif. . . deux grains* 

Eau quantité suffisante. 

Ajoutez à la solution 

Opium quatre grains. 

Camphre. .... huit grains. 
- Sucre un demi-gros. 

Mie de pain. • quantité suffisante. 
Faites Quarante pilules. — Dose , trois ^ 
cinq , matin et soir, (au,) 

PILOLIS ABTIVtflfÉBIBIfRKS. (m. «m.) 

^ Sublimé corrosif. . quatre grains. 
Eau suffisante quantité 

Eour dissoudre le sublimé. Ajoutez à la 
queur 

Extrait gommeux d'opium , 

douïc grains. 

de quinquina , un scrupule. 

Sirop de sucre. • quantité suffisante. 
Faites seize pilules , dont chacune con- 
tient un quart de grain de sublimé, (sm.) 
Dupuytren a modifié ainsi ces pilules, 
proposées par Frank : 

If. Sublimé corrosif, 
Extrait d'opium, 

de chaque . . . un demi-grain. 
— --^ — de quinquina. . dix grains. 



Poudre de quinquina, 

quantité suffisante 
pour faire deux pilules, (ni.) 

SOLDTIOIC ILCeOLIQCB OPIACltB DB SUBLIMÉ COB- 

BOsiF. (b*. dd. au.) 

!)£ Sublimé corrosif. *• ... an grain. 

Alcool quatre onces. 

Ajoutez à la solution 

Teinture spiritupuse d'opium, uu gron. 
Mêlez bien, (dd.) 

:^ Sublimé corrosif. . . deux groji. 

Eau de cannelle rineuse, une once. 
Ajoutez à la solution 

Laudanum liquide de Sydenham, 

un scrupule. 
Mélek bien, (b*.) 

au. prescrit quatre grains de sublimé, 
trois onces d'eau de cannelle vineuse et 
deux scrupules de teinture d'opium. Il y a 
une disproportion énorme entre éea deux 
formules, dont la première doit être pré- 
férée à la seconde. 

LIQDBCB DX SPABOBRBBÈG. (fx'e. FUI.) 

If Sublimé corrosif. •« • deux grains. 

Teioture d'opium. ... un gros. 

Eau de roses. . . • quatre onces. 
Conseillée en lotions après un coït sospeci, 
pour prévenir les maux vénériens. 

INJBCTIOB MBBCOBIBLLB OFIACÉB. (itl.) 

• . douze grains. 
. . deux livres. 
Ajoutez à la solution 
Laudanum liquide de Sydenham , 

une once. 
t?tile chez les femmes atteintes d'ulcèn^s 
vénériens. 

COLLUTOIBB MSBCUBIBL. ~ 

Lit Ut hydrargyru (au.) 

^ Sublimé corrosif. . . six grains. 

Extrait de ciguë , 

de camomille , 

de chaque « deux gros. 

Teinture d'opium. . . • un gros. 

Miel rosat une once. 

Recommandé par Rnst. 

BAD OPHTHALMIQUB DB CONBAB. 

Eduopkthalmiqus mercurlefie ; Aqua ophthal 
mica Conrddi s, merci&ialit s. hyàrar^r^ 
murialiei corrotivi cum opîo , Coifvriuwn ea 
hydrargyro muriaiico corrotivo, (dd. han 
WVT. au.ra. vm.) 

!^ Sublimé corrosif. . . . un grain. 
Infusion de flcnrs de sureau , 

quatre onces. 



^ Sublimé corrosif. 
Eau distillée. 



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MEAGURB. 



Teintore spintnease d'opiom , 

QQ gros. 
Ajoatez la teinture à la solution du ra- 
blimé dans l'infasion. (dd.) 

']f Sublime corroâf. ... un grain. 
Eao de fleurs de sorean, dii gros. 
Teinture d*opiuiD. . . dix gouttes. 

Suc de réglisse un gros. 

Mêlez. (fl«.) — On donne cette solution 
intérieurement, à la dose de vingt gouttes, 
toutes lea trois heures. 



97 



un grain. 

quatre onces. 

deux grains. 



^ Sublimé corrosif 
Eau de roses. . 
Extrait d'opium 

Mèlei. (nw.) 

hao. et vm. prescrivent un grain de su- 
blimé, aiz ooces d'eau de roses et deux 
icropales de laudanum liquide de Sy- 
doDham; — «t., un grain de sublimé, un 
icmpole de gomme adragant, quatic onces 
d'eau de roses et dix-huit gouttes de lauda- 
BQiD liquide. 

X Sublimé corrosif. . . deux grains. 
Extrait d'opium, un demi -scrupule. ' 
Eau de roses. . , quatre onces. 
Ajoutez à la solution 
Mucilage de semences de coing, 

une demi-once. 
Cette formule se rapproche beaucoup de 
■ précédente, (wit.) 

X Eaa de camomille. . . une once. 

Seasences de coing. . vingt grains. 
Faites un mucilage et ajoutez 

Soblimé corrosif. ... un grain. 
Mêlez avec soin. (a«,) 

% Sublimé corrosif. ... un grain. 

Eau de roses six ooces. 

Laudanum de Sydenham , 

... un demi'gros. 

Mêlez, {mu,) ^ 

CAaOABISMZ HKICOaiBl. (m.) 

2C Feuilles sèches de ciguë, une demi-once. 
^■- • - . . une livre et demie. 
Faites bouillir , et ajoutez à la cda- 
Cnre 

Sablimé corrosif. . . trois grains. 
Laudanum liquide de Sydeoham , 
j^, «ûgros. 

■••»• deux onces. 

«uziB aa viaioar. (vm.) 

^Mnm. ...... un gros. 

riment. ..... deux gros. 

Serpentaire de Virginie , trois gros. 

Eau-de-vie , quatre-vingt-deux ooces. 
Faites infascr k froid. Après suffisante 



extraction, passez en exprimant, aiou- 
tez à la colatore ' 

Résine de gajao.. . . . diz gros, 

et après la solution de cette substance. 

Sublimé corrosif. . un demi-gros. 

Faites diissoudre et filtrez. 

BODGIZS llBBCO]|lBLI.aS DISSOLOBLBS. (flil.) 

^Sublimé corrosif. . quatre grains. 

Extrait d'opium. ... un gros. 

J*"' . • . . . . deux ouces. 

Gomme arabique, quantité suffisante 

pour faire une solution épaisse , dans la- 

2oelle on plonge à plusieurs reprises des 
w de coton , en les laissant sécher chaque 
fois. — Hecker les conseillait dans la gonor- 
rbée chronique. 

L. Par du plomb. 

TBOCHISQDBS BSCABBOTIQUBS. 

Trochisei de minlo, (f. sa. w. ca. tp, vm,) 

If Sublimé corrosif. . . deux paitics. 

Minium. . ... une partie. 

Mie de pain en poudre, 

_ _ quatre parties. 

tau de roses. . quantité suffisante. 
Faites des tiochisques du volume et de 
la forme d'un grain d*avoine. (f. tp.) 

w. prescrit une partie de sublimé, une 
dpe minium , deux d'amidon , deux de mie 
de pain et suffisante quantité de mucilage de 
gomme adragant ;— vm. deui parties de su- 
blimé, une de minium, huit de mie de 

pain et suffisante quantité d'eau ; sa. 

on gros de sublimé, autant de minium, une 

once de mie de pain et aosez d'eau ; ca. 

une ooce de sublimé , une demi -once de 
minium, six onces de mie de pain et assez 
d'eau. 

INJBCTIOH HYDBABGTBO-SiTOaHIBB. 

Injeetii hydrargyrosalumina s. de plumbo 
et mercurio, Soluiio hydrargyraia, («w. 

r^Lîtharge une ooce. 

Sublimé corrosif. . un demi-gros. 

Yinaigre cinq onces. 

Faites digérer pendant douze heures 
dans un endroit chaud , en remuant sou- 
vent le vase ; décantez la partie limpide 
du liquide , et à chaque deux ou qua- 
tre gros de cette liqueur , ajoutez 

Eau distillée. . . . quatre onces. 
Mêlez bien, (sy,) 

^ Snbtimé corrosif, 

Acétate de plomb cristallisé, 

de chaque ... un demi-gros. 
Eau de roses ane livre. 



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9« 



M6RGU&E. 



Faites dissoudre. ( «y. ) 

2£ Sublimé corrosif. . . deux grains. 
Eau pure seize onces. 

Ajoutez à la so lotion 
Sous-acétate de plomb liquide , 

trente gouttes. 

Mâlez bien, («y.) 

sw, prescrit un demi-grain de sublimé , 
quatre onces d*eau et huit gouttes de sous- 
acétate ; — ou on demi-scrupule de sublimé, 
quinze onces d*can et deux gros de sous- 
acétate ; — ou un demi-gros de sublimé , 
ciuq onces de sous-acétate de plomb, et 
l'addition d'une livre d'eau àn^baque gros du 
mélange de ces deux substances triturées 
ensemble. 

Mauvaise p réparation. — On Ta recomman- 
dée dans Turétrite chronique » et même dans 
l'aiguë. 

LOTlOlf SIGCATITI. 

Lof'to ptumbi composUa. {sw. ] 

^Acétate de plomb liquide , 
Sulfate de zinc , 

de chaque . • . une demi-once. 
Sublimé corrosif. . . vingt grains. 
Eau. . ..... deux livres. 

Mauvaise préparation, qu'on a conseillée 
dans certaines éruptions prurigineuses du 
scrotum et des parties génitales. 

ZAU laTlDABTaBLSl OD CABDIKAL DB LDYPIS. 

{ùo, ca. pie*) 

^Sublimé corrosif, nn gros et demi. 
Blanc de plomb . . . quatre gros. 

Alun trois gros. 

Blauc d'œuf n<> i . 

Eau de roses .... huit onces. 
Mêlez bien ensemble, {pie.) 
bo, et ca. prescrivent une demi-once de 
sublimé , deux onces 4le céru^e , une once 
d'alun et deux livres d'eau commune. — Bo- 
ries donne assez plaisamment cette formule 
comme étant de lui. 

Mauvaise préparation, dont on imbibe 
des compresses , et qu'il faut appliquer avec 
circonspection sur les dartres. 

■AU CATiiaiTiQoa oi plbax. 

Eau caustique; Liquor ad condylomata, (wu. 
au, ca, sw, sy, vm.) 

^ Sublimé corrosif, 

Ahin , de chaque. . . . une once. 

Géruse , 

Camphre, de chaque . . un gros. 

Alcool , 

Vinaigre blanc, 
de chaque. . . . doute onces. 
Mêlez , et conservez sans filtrer, (wu. vm.) 
ca. prescrit deux gros de sublimé , autant 



d'alun , autant de céruse, autant de camphre, 
une livre et demie d'alcool et autant ue vi- 
naigre. 

If Sublimé corrosif .... un gros. 
Alun, 
Camphre , 
Acétate de plomb cristallisé, 

de chaque. ... un demi-gros. 
Alcool, 

Vinaigre, de chaque, une demi-once. 
Mêlez bien, (sy.) 

au. et sw, , qui suppriment le plomb , pres- 
crivent un gros de sublimé, un demi-grns 
d'alun , autant de camphre , une demi-once 
de vinaigre et autant d'alcool; — ou deux 
onces de sublimé, autant d'alun, deux gros 
de camphre , deux livres d'alcool et autant 
de vinaigre. 

Mauvaise préparation , dont on imbibe des 
plumasseaux ,pouren convrir les excroissan- 
ces ditffs vénériennes. — La suivante est en- 
core moins rationnelle, et doit être proscrite 
toot-à-fait. V 

■AD aa sraiTiN. 

Aqua m^reuriads s. SUftintnsis ad usus sor- 

temos, ( br. w.) 

!^ Fleurs de grenadier, une demî-once. 
Acétate de plomb cristallisé , 
Tartre blaoc, de chaque. . un gros. 
Racine de tormen tille. . deux gnn. 
Alun saccharaté • . . une once. 
Sublimé corrosif. 
Bois de santal rouge, 

de chaque un gros. 

Alcool rectifié. . . . seiie onces. 

Après suffisante digestion , passez en ex- 
primant, (br.) 

y Géruse une once. 

Alun six gros. 

Litharge . . . une demi -once. 

Sublimé corrosif, 

Sel ammoniac, de chaque, un gros. 

Eau de morelle noire, 

— — de plantain , 

de roses , 

de nénuphar, 

de chaque . 
Vinaigre . . . 

Faites bouillir légèrement, et conserves 
sans poaier« (vr.) 

ONGDBRT SICCATIF. 

Unguêntum siecativum, (sw*) 
:3f Tutie préparée , 
Sublimé corrosif, 

de chaque. . . . un scrupule. 
Oxide de mercure rouge , 
Acétate de plomb , 

Alun calciué , de chaque , deux gros. 
Axoqge de porc. . • quatre once.*». 



, quatre onces, 
une demi-livre. 



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MERCURE. 



99 



llélez ptr la tritaratloa. 

M. Par de la rhubarbe. 

PILDLXS MBBCUBIKLLBS. (f*\ TO,) 

j !^ Sublimé corrosif. • aaatrc graioii. 

I Alcool. . . . quelcpies gouttes. 

Ajoutez peu à peu à la solutioa 
Poudre de rhubarbe , 

de résine de gayac, 

de chaque. . . . . un gros. 

Extrait de réglisse, quantité suffisante 

pour faire des pilules de ciuq grains. ( f**.) 

rm. presicrit un scrupule de sublimé, deux 
gros de rhubarbe, une demi-once de savon 
médicinal et suEBsante quantité de poudre 
de réglisse et de sirop de fleurs d'oranger, 
pour faiie cent quarante- quatre pilules. 
Cetle dernière formule doit être rejetée. 

N. Par de lascamnionée, 

riUOLSt DB SCAMMOHÉB MBBCUBIBLLBS. 

P'Umlœ teamjnonU hydmrgyrosm «. teammo- 
nio compasUa, (su.) 

If Sublimé corrosif, 
Scammooée, de chaque , douze grains. 
Gomme-gutte . . . cinq grains. 
Sirop de sucre , quantité suffisante 
pour faire six pilules. ( 1 ) 

Eu ajontant an gros d'extrait do rhubarbe, 
et frisant riogt-quatrc pilules, ou aurait une 
préparation plus maniable et maias dange^ 



O. Par du séné. 

rtLCLBS ABTIVinÉBIBBRBS DB LASSÛSB. (<m.) 

^ Sublimé corrosif. . dix-huit grains. 
Mercure doux, 

cinquante- quatre grains. 
Triturez pendant long-temps , et 
ajoutez 

Résine de gajac • t nu demi-gros. 

Séné pulvérisé un gros. 

Sirop d'œiUet. • quantité suffisante 
punr faire des pilules de oeux grains. 

Dose, trois par joar, en augmentant pen 
a peu. — Mauvaise préparation. 

lOOURES DE MERCURE. 

S I. PaOTO'lODCBB. 
r.Cr.M. 

:^ Protonitrate cristallisé de mercure, 

cent parties. 
San. . . . quatre cents parties. 
Faites dissoudre , filtrez la liqueur, et 
Trrsez-y pen à pen 

lodaie de potaasium dissous dans 



de l'eau aiguisée d'acide nitrique, 

quantité suffisante 
pour qu'il ne se forme plus de précipité ; re< 
cueillez celui-ci sur un filtre, lavei-le avec 
de l'eau distillée , jusqu'à ce qu'elle ne pré- 
cipite plus en noir par la potasse , puis faites^ 
le sécher, et conservez-le à l'abri de la lu- 
niiére. 

§ II. BEUTO-IOBVBE. 



S^ Sublimé corrosif, 

soixante et dix parties, 
lodure de .potassium, cent parties. 

Faites dissoudre chacune de ces substances 
séparément, dans suffisante quantité d'eau 
distillée; 6Itrez les deux liqueurs, et réunis^ 
sez-Ies peu à peu ensemble; recueillez le 

Srécipité sur un filtre , lavcz-le avec de l'eau 
istillée, jusqu'à ce que celle-ci n'ait plus de 
saveur, faites-le sécher, et après l'avoir pul- 
vérisé, conservez-le à l'abri de la lumière. 
(ma,) 

:^ Solution d'hydriodate de potasse, 

à volonté. 

Versez-y goutte à goutte une dissolution 
de sublimé corrosif, jusqu'à ce qu'il ne se 
fasse plus de précipité ; lavez et faites sécher 
celuî-cî. (f*".) 

Les iodures de mercure sont de puissans 
excitans, dont le second l'emporte même en 
énergiv sur le sublimé corrosif, et qu'on a 
surtout appliqués au traitement des mala- 
dies vénériennes compliquées de scrofules. 
11 a suffi quelquefois de laisser le deuto-iodure 
eu contact avec la peau pendant peu d'in- 
stans, pour qu'il y détermmftt une infiamma^ 
t^n érysipélateuse très intense. On com- 
mence par un seizième de grain , et on s'élève 
par degrés Jusqu'à un quart. 

SOLUTION ÂLCOOLIQCB DB DBUTO-IODDBB DK 

MBBC0B8. (f*. f**. fe. fna.) 

^ Deuto-iodure de mercure , 

vingt grains. 
Alcool (56 degrés), 

une once et^ demie. 
Faites dissoudre, (f*. P*. ma,) 
Vingt-six gouttes contiennent à pen près 
un huitième de grain d'iodure. 

fe. prescrit seulement une once d'alcool , 
d'où résulte une solution dont dix gouttes 
conticnneot un- seizième de grain d'iodure. 
— Dose, dix, quinze et vingt goulte^, dans 
un verre d'eau distillée : l'eau pure ordinairo 
la décomposerait. 

soLonoK érnÉBiiB db DBtrro-iODOBR db 
MBBCDBB. (f*\ ma. ) 

j^ Deuto-iodure de mercure, 

vingt grains. 



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MERCURE. 



Éthcr sulfurique , une once et demie. 
La dose doit être un peu moins forte que 
celle de 1& solution ilcoolique. 

PILULES o'iODUSB OB IICBGU&B. (f*. f**. fe. bm 

nuu) 

:j:Proto ou Deulo-ioduTC de mercure, 
un grain. 
Extrait de réglisse. . donzc grains. 
Poudre de réglisse , suGBsante quantité 
pour faire huit pilules, (ma.) 

r. et r •. substituent l'extrait de genièvre 
h celui de réglisse. : 

2C Den 10 ou Proto-iodure de mercure, ^ 
un grain. 

Poudre de réglisse. . . sii grains. 

Rob de sureau , quantité suffisante. 
Faites huit pilules, (fe. ) 

^ Proto on Dento-îodure de mercure, 

un ^ain. 
Extrait de genièrrc. . seize grains. 
Pondre de réglisse, 

quantité suffisante 
pour faire huit bols. ( 6. ) 

Dose , deux le matin et deux le soir, en 
portant peu à peu la dose à quatre pour 
chaque prise. 

roHMADB d'iodokb db mbbcubb. (f*. b. ma» 
pie. ra, ) 

!^ Proto ou Oeuto-f odure de mercure , 

vingt grains. 
Axonge préparée, «ne once et demie* 
Môlez en triturant. ( ma. ) 

^Deuto-iodurc de mercure, 

quinie grains. 

Axonge deux onces. 

' Essence de bergamote , vingt gouttes. 
Môlci. [ra.) 

IL Proto-iodure de mercure , 

un demi-gros. 
Axonge. . • une once et demie. 
Essence de bergamote , 

quinze gouttes. 
Méicz. [ra.) 

pu, prescrit quinze grains d'iodure , une 
once d^xonge et vingt gouttes d'essence de 
girofle. 

Conseillée pour hêter la cicatrisaUon des 
ulcères indolens. Celle avec le deuto-iodure 
est pins excitante que l'autre , et doit être 
employée en moindre quantité. 

CYANURE DE MERCURE. 

Hydroeyanate ou PruêtiaU dé merenrû : Bo- 
ruuiat s. Cyanurtiumhydrargyri. (b*. bc. f. 
fe. br*. vm. ) 



2CBleu de Prus c. 



deux parties. 



Oxide rouge de mercure , une partie. 

Pulvérisez ces deux substances, mèlez-lea 
bien ensemble, et mettez le tout dans une 
capsule de verre. Versez dessus 

Eau pure huit parties. 

Faites bouillir, en remuant toujours 
avec une spatule de fer, jusqu'à ce que 
le mélange ait pris une tçinte jaune. 
Alors filtrez et lavez le résidu avec 

Eau pore. ... « quatre parties. 

Faites évaporer les liqueurs réunies, jus- 
qu'à ce qu'une gouttelette, instillée sur un 
corps froid, se solidifie; mettez dans nn 
lien frais , pour cristalliser , et purifiez les 
cristaux par une nouvelle cristallisation, (be. 
f. fe.) 

Henry recommande de commencer par 
laver le bleu de Prusse avec de l'acide sul- 
furique ou bydrochlorique faible, afin d'en- 
lever l'alumine, sans quoi on agirait sur une 
quantité incertaine et variable de ferrocyH- 
nate de fer. (f .) 

:^Oxide >ouge de mercure , dix parties. 
Bleu de Prusse. . . . sept parties. 

Pulvérisez chacune de ces substances 
à part, en ajoutant un peu d'alcool à la 
seconde; introduisez les poudres dans 
un matras, avec 

Eau. . . • quatre-vingts parties. 

Faites bouillir sur an bain de sable, jus- 
qu'à ce que la matière ait pris une teinte 
verte jaunâtre ; filtrez à deux reprises , par 
le même papier; lessivez le résidu avec de 
l'eau froicie , remettez sur le bain de sable , 
et éloignez du feu ; laissez cristalliser lente- 
ment ; purifiez par une seconde cristallisa- 
tion, (h*, vm.) 

^Oxide rouge de mercure, douze gros. 
Bleu de Prusse. . . . huit onces. 
Eau distillée. . . vingt-sept onces. 

Porphyrisez , chacun à part, l'oxide et le 
sel ; mettez-les dans une capsule de porce- 
laine, avec nenf onces d'eau; faites bouillir 
pendant une demi-heure, en remuant tou- 
jours, puis décantez et filtrez : versez sur le 
résidu dix-huit onces d'eau bouillante ; fai- 
tes bouillir pendant une demi-heure et fil- 
trez ; réunissez les deux colatures; faites éva- 
porer jnsqu'à pellicule , et laissez cristalliser 
en repos, dans un endroit frais, {br*,) 

Poison redoutable, qu'on a essayé dans les 
maladies vénérienneu , mais que ses proprié- 
tés délétères , supérieures encore à celles da 
sublimé corrosif, doivent faire écarter. On 
l'administre de même que ce dernier, mais 
à des doses un peu moins fortes. 

LIQOBOa AirrlSYPRILITIQOt OB CHAOSSIBB. 

Hydroeyanaiê de mêrettr§. (m.) 
^Cyanure de mercure. . hnit grains. 



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HBRGURB. 



Bau distillée une livre. 

Gbaqae on.c« contient un demi-grain de 
cyanore. 

POMMADB OK CYASORB OK MIBCQEB. (m.) 

^Cyanure de mercure. . seize grains. 
Âzonge d^ porc. . . , une onre. 
EsMrnce de citron, . quinze gouttes. 
Conseillée dans les dartres squameuses 
hotnides qa'accompaffoeut une vive inûam- 
matioii et un prurit violent. 

AMMOxMURE DE MERCURE. 
Ammoniureium hydrorgyri. (b*. br. vm,) 

^Oxide ronge de mercure en poudre , 

deux parties. 
A«imoaiaque liquide très concen- 
*»^c ...,,.. une partie. 
Agites vivemeot ensemble, puis laissez 
reposer pendant qoelques heures; agitez de 
DoaveaQy et continuez aiosi jusqu'à ce que 
U matière ait pris une apparence cristalline; 
aion décantez, lavez légère me sit , faites sé- 
cher , pulvérisez, lavez , et faites sécher de 
Donveau. (b*. vm.) 

^Précipité blanc. . . . à volonté. 
Ammoniaque liquide , 

quantité suffisante 
pour dissoudre le précipité, (br*.) 

Celte dernière formule donne un produit 
loat différent de l'autre» du sulfate ammo- 
aiaco-mercoriel. 

L'ammoniure de mercure a été proposé, 
* Pextérieur, pour résoudre les ezuitoses. 

UaiMBlIT B'AimOXIUBI DB MBBCUaB. (br*,) 

:^llai]e d'olÎTc neuf gros. 

Ammoniure de mercure , 

une demi-once. 
Bffoyca eoscmtle dans un mortier de verre. 
C'est on Uniment de sulfate ammoniaco* 
metcfiricl. 

BORATE DB MERCURE. 
Stfaèdaiifmereuriel^Satsêdativum mer^ 
cmrimte, Baras hydrargyri, Mereuriut boraxa- 
f«j. (b*. sp, tvD*» vm,) 

:^ Mercure» 

Acide nitrique codcentré , 
dechaquc. • . . di'oz onces. 
La solatioa étant achevée , étendez la li- 
qoevr de quatre parties d'eau , filtrez- la , et 
verses- j peu à peu une solution aqueuse de 
B0o»-borate de soud«r, jusqu'à ce qu'il ne se 
fa^se plus de précipité ; lavez celui-ci , et 
faites-ie sécher, (ip, tw*. vm.) 

^Mcrcttffadouz. . . . aa, 2 parties. 
Borate neutre de soude , a6,5 parties. 
Tritnres ensemble dans nu mortier de 



verre; au bout d'un quart d'heure ajoutez 
un peu d'eau, puis davantage, et rnfin 
beaucoup ; décantez le liquide, lavez bien 
le précipité jusqu'à ce que Teau soit insipi- 
de, et faites-le sécher, (b*. vm.) 

Ce sel peut remplacer le mercure doux. 
— Dose , deuz grains par jour, en augmen- 
tant peu à peu. 

CARBONATE DE MERCURE, 
(fc. vm) 

If Dissolution saturée de sublimé cçr- 
rosif- • . . . quatre parties. 
Acide cnrbooique liquide.^ 

seize parties. 
Introduisez ces deuz liquides dans un 
flacon, et ajoulez-y peu à peu, en agi. 
tant vivement, une solution de 
Carbonate neutre de potasse , 

une partie. 
Laissez le flacon dans un endroit frai4 
pendant quinze jours, ou plus; alors lavez 
légèrement les cristaux qui se trourent à la 
surface du liquide , et faiies-les Mécber.(t;fn:) 
On peut rapporter ici la formule de pa. , 
pour ta préparation du turbith minéral , 
dont on n'obtient pas un atome en la sui- 
vant , puisqu'elle prescrit de décomposer 
une solution de sublimé corrosif par celle de 
soQs-carbonate de potasse. 

^ Acétate de mercure. . • à volooté. 
Eau bouillante, quantité suffisante 
pour disooudre le sel; filtrez la liquejir - 
encore chaude , et versez-y du sous-carbo- 
nate d'ammoniaque liquide jusqu'à ce qu'il 
ne se fasse plus de précipité ; lavez et séchez 
celui-ci. (fc.) 

PUiCIPlTlt DB WOBTZ. 

Mereuriut prœcipitatut fttscus s. ff'urlzii , 
Turpethum rttbrum. (li.) 

j^Protonilrate dé mercure liquide , 

deuz livres. 
VXîrsez y pou à peu 

Sous-carbonate de potasse liquide , 

quantité suffisante,. 
Jusqu'à ce qu'il ne se fiasse plus do précipité; 
recueilicz, lavez à l'eau chaude et faites sé- 
cher celui-ci . 

PHOSPHATE DE MERCURE. 

Hydrargyrum phêiphoràtum 5. photpha- 
nsum, Phosphas hydrargyri, (b*. o. pr. csw, 
vm,) 

:^ Nitrate de mercure liquide, à volonté. 
Versez-y peu à peu 

Solution aqueuse de sous* phos- 
phate de soude, quantité nécessaire 
pour qu'il ne se fasse plus de ptécipité; lii- 



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MERGURB. 



vcz celni-cl, et faitcs-Ie sécher. ( b*. o.' pr« 
<»• vm. ] 

If Sublimé corrosif. ... à TolGoté. 
Faites-le dlssoadre daos de l'eau 
cLaude , et ajoutez-y peu à peu 

SolntioD aqueuse cbaude de soos- 
phosphate de soude y 

quantité suffisante 
pour qu'il ne se forme plus de précipité; la- 
vei et faites sécher celui-ci. (no*. vm«) 

:^ Mercure doui. . . . une partie. 
Sous-phosphate de soude , deux parties. 

Môloz bien , et ajoutes , en triturant 
dans un mortier de verre. 

Eau chaude. • . • quatre parties. 

Au bout d'une heure, décantez le liquide, 
larez le précipité, et faites- le sécher sur un 
filtre, (sir*, vm.) 

e, preicrit de décomposer la solution de 
nitrate de mercure par celle de sous -phos- 
phate de soude. 

Médicament peu usité, quoiqu'il ait }oui 
d'une certaine vogue en Allemagne et en 
Angleterre, contre les maladies appelées 
vérole rebelle et dégénérée. — Dose, on 
dcmî-graio ou un grain, en pnudre, avec 
du sucre et de la cannelle. On l'a auM^i ap- 
pliqné à l'extérieur, sous forme d'onguent. 
Doudet pense qu'on pourrait lui substituer , 
ainsi qo à beaucoup d'autres préparations 
analogues , le Photphate ammoniaco-mercu- 
riel, qu'il a découvert, et qui jouit d'une 
très grande solubilité. Il entre, avec du 
mercure doux , et probablement encore 
d'antres selsmercuriels, dans la composition 
du Précipité rote ou Rose minéral ^ obtenu 
en versant de t'urine dans la dissolution 
aqueuse de nitrate mercoriel, et qu'on pres- 
crivait jadis, comme purgalif, à la duse de 
slz à dix grains. 

SOUS - DEUTOSULFATE DE 
MERCURE. 
Précipité jaune , Sulfate oxidulé de mer- 
cure, Turbith minéral; Calx mercurii vitrio- 
lata, Hydrargyrus vitriolatus, Mereurius vi- 
triolatus s. flavus s. corrotivtis flavus s. eme- 
tieus flavus s, prtr-cipitatus flavus s. raustieus 
pavus s. luteus, Oxydum hydrargyri sulphu- 
ricum , Sulphas hydrargyri luteum s. eu m eœ- 
eessu oxydi, Subsutphas hydrargyri flavus, 
Turpethum minérale, (am. ams. b*. br. du. 
éd. f. fe. g. li. p. sa. w. wu. br. r. sp, sw. vm,) 



:^ Mercure. . . . 
Acide sulfurique. 



. une partie, 
deux parties. 

flattes chauffer graduellement jusqu'à ce 
qu'il se soit formé une masse saline blanche; 
de.>oOLh<:z caticrcment celte masse en aug- 
mentant le feu, puis arrusez-la d'eau dislii- 
léc; triturez bien le tout dans uu mortier de 



verre; lai«ez ensuite reposer, décantez le 
liquide , et laves la poudre qui occupe le 
fond, avec de l'eau distillée, jusqu'à «c que 
celle-ci sorte insipide, (ams. g. p. sa. wu.) 

b*. prescrit deux parties de mercure et 
une et demie d'acide ; — br, trois de mer- 
cure et quatre et demie d'acide ; — f. deux 
de mercure et deux et demie d'acide à 66 
degrés; — am. éd. c, et sp, deux de mer- 
cure et trois d'acide ; — du. une dr mercure 
et une et demie d'acide ; — br. fe. et w. 
parties égales de l'un et de l'autre ; — vm» 
190 de mercure et aoo d'acide. 

li. veut qu'après avoir fait dissMudre cinq 
onces de mercure dans six onces d'acide sul- 
furique concentré , séché et pulvérisé le sel, 
on introduise la pondre dans un flacon con- 
tenant deux livres d'eau bouillante et une 
once d'huile de tartre , par dé&illance , pois 
qu'on recueille et lave fe précipité. 

:^ Acide sulfurique étendu de son 

poids d'eau à volonté. 

Oxide rouge de mercure , 

(Quantité Kiinisante 
pour «aturer l'acide. Évaporez à sircilé, pnl- 
vérines la masse, versez dessus dix fois son 
I poids d'eau bouillante , agitez, puis Isissex 
reposer, décantes , lavez et faites kécher le 
précipité, (vm.) 

Violent éméliqoe et purgatif, qu'on a pré- 
senté jadii comme préservatif de la petite- 
vérole , mais dont on se sert peu aujourd'hui, 
si ce n'eitt dans les exanthèmes opiniâtre;* , 
où il passe encore pour avoir plus d'effica- 
cité qu'aucune autre préparation mercu- 
rielle. — Dose , depuis un quart de grain , 
répété deux ou trois fois par jour, juaqu'à 
un , deux et trois grains au plus. 

BOLS rfHÉYwnBS. (piô, SA. ) 

^Turbith minéral. . . • sept grains. 
Conserve de roses ronges , un scropak*. 
Faites un bol. (m.) 

pie. prescrit seulement cinq grains de tur- 
bith. 

Ces deux doses sont trop fortes, surtout 
la première; trois grains suffisent. — Mieux 
vaut encore renoncer à un pareil éméiique. 

POHMADB DB TUBSITH MIlléaAL. 

Pommade d'ojoide blanc de mercure par l'a- 
eide sulfurique ; Unguentum sulpkatis hy- 
drargyri s. turpelhl mineralis. (b*. 6r» ra. 

ra, sm. sw,) 

If Turbith minéral en poudre , 

une partie. 
Axooge de porc • . huit parties. 
Tritures le sel dans un mortier de verre , 
incorporez-le dans la graiasc foMlue A une 
douce chaleur, et triturez fusqa'nu refroi- 
dissement, (sm. sio.) 



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MBRCURB. 



io3 



ir» preierit une partie de torbith et quatre 
d'aioog«; — au et m. une de torbith «t êeize 
d'axonge. 
Y Turbith minéral en poodre , 

une partie. 
Cérat simple. . . . dix partiel. 
Mêlez bien, (b*.) 

AUbert emploie fouTent cette pommade 
pour stimaler certaioet dartres. 

voMMASB A«TiaaariTiQoa di coLuaiia. {pie. 
ra.) 
^TorbithmiDéral) 
Laudanum liquide de Sydenham, 

de chaque un grof. 

Pleurs de sonrre lavéeê, 

un demi-gro«. 
Àxonge de porc. ... une once. 
Tritures ensemble, 
fom ADB AirioAiTaBusa oa cBaVALLiia. (f*.) 

:|CTnrbifh minéral. . . deux gros. 
Chlorure de cfaanx. . . trois gros. 
fioîle d'amandes douces. . iiiz gros, 
Axonge de pure. . . deux odc<^8. 

Mêkz par la trituration. 

SULFATE DE MERCURE. 

(r. 6r. wm.) 

;y Mercure trois onces. 

Acide snlfurique, 

quatre onces et demie, 
ChaalTex, sur le bain de sable» dans une 
cotDue, jusqu'à ce qu'il commence à s'éle- 
ver de l'acide sulfureux ; retirez alors du feu, 
lecoeillex la masse saline qui s'est formée « 
et consenrez-Ia dans un flacon de Terre. 
.ir.) 

9m, prescfit : i* de mêler ensemble dix 
parties et demie d'ozide ronge de mercure 
et eioa d'acide sulfnrique, en ajoutant peu 
i peu de l'eau, et, quand l'union s'est effec- 
tore , de chauffer jusqu'à entière siccité; 
j' de faire bouillir ensemble parties égales 
de mercure et d'acide, jusqu'à dessiccation 
{>arraite; 3* de chauffer ensemble neuf par- 
tjrs et demie de mercure et dix d'acide, 
d'évaporer à siccité , et de triturer la masse, 
^i»corc chaude, avec ^^jS parties de mer- 
cure. 

Ces quatre procédés donnent du deuto- 
»aUate, mêlé avec une certaine quantité de 
ptoto-aa liste, à l'exception peut-être seule- 
ment d« second. 

On obtient Ifi protosulfate de mercure eo 
iecomposant le protonitrate pur , dissoas 
N^an« l'eau aiguisé*; d'acide nitrique , par une 
'4oao(îté cooi^nable de sulfate de soude ou 
de potasse , lavant le précipité avec soin , 
f\ le faisant sécher à l'abri de la lumière. 

L'an et l'autre sont inusités en médecine , 



mais servent , le premier surtout , dans plu- 
sieurs opérations pharmaceutiques. 

SOUSDEUTOSULFATE AHMOHIAGO- 
MEHGURIEL. 

Oxide bUmed» mercure par l'acide sut furiqan* 
(br, s ta.) 

Tf. Mercure deux livres. 

Acide sulfurique. . . trois livres. 

Faites digérer au bain- marie , pour opé- 
rer la dissouition , puis étendez la liqueur 
d'eau , séparât le précipité de turbith miné- 
ral qui se forme , et dans le sur-sulfate mer- 
coriel qui le surnage , verrez peu à peu 
du sous-carbonate d'ammoniaque où de 
l'ammoniaque caustique liquide, jusqu'à ce 
qu'il ne se fasse pl:is de précipité; lavez 
bien celui-ci avec de l'eau distillée, et laites- 
le sécher sur un feu doux. 

Cette préparation ne sert qu'à ftdre celle 
que Rrngnatelli appelle improprement am- 
moninre de mercure. 

HYPOSULFITE DE MERCURE ET DE 
POTASSE. 

Sulfite tuifitré de potasee et de mercure, {vm,) 

Uyposulfite de potasse , 

deux parties et demie. 
Oxide rouge de mercure, une partie. 
Faites dissoudre le sel dans l'eau bouil- 
lante, ajoutez l'oxide pulvérisé , et remuez 
jusqu'à ce qu'il soit dissous; filtrez Je liq^uide 
encore chaud, et Isissez refi-oidir; lavez Ich 
cristaux avec un peu d'eau froide, dissol- 
vez-les dans le moins possible d'eau chaude, 
et laites de nouveau cristallirier la liqueur. 
Ou prépare de la même manière VHypo- 
êulfite de mercure et de soude, et V Uyposulfite 
de mercure et tt'ammoniuque. 

SOUS-PROTOJUTRAtE DE MERCURE. 

Mercure eolable de JBahnemann, Otokiegris ou 
Oxide noir dû mercure. Précipité noir; Cahc 
cinerea mereurii, Biercurius soluhilis Huh' 
nemanni , Hydrargyrum oxydatum rn- 
grum s. oœydulatum nigrum, Oxydulum 
hydrargyri uaknemanni, Oseydum hydrar- 
gyri nigrum s. ammoniacale s. nUrico- 
ammoniacale s.taUnum^ Oxodes hydrar- 
gyri nigrum , OxynUrae hydrargyri et 
ammonite t Prœclpilatus solubUis niger, 
Protoxydum hydrargyri nitrico-ammoniu' 
cale, Pulvit hydrargyri cinereus, Turpe- 
thum nigrum. (a. an. b. ba. be. d. du. f. 
ff. ham. hc. li. o. p. po. pr. r. k. w. br. 
ra,sw,vm,) 

Acide nitrique. . . . cinq onci s. 
Yersez-Ie dans on mafras plongé lui- 
même dans un grand vase plein d'eau 
froide et placé dans un endroit frais; ajou- 
tez 



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io4 



MBRGURB. 



Mercure très pur, uae demi-once. 

Quand le métal est dissou», sionteE-en 
une once , puis trois onces et demie , en 
nfra!chi8saot le bain s'il venait à t'échauf- 
fer. Quand il se forme des cristaux que Ta- 
cide refuse de dissoudre, faites évaporer 
spontanément, puÎA décantei la liqueur. 
Lavez les cristaux avec un peu d'eau distil- 
lée, et faites-les sécher sur un filtre, sans 
chaleur. Alors dissolvez-les dans cinq livres 
d'eau distillée, filtrez la solution, saturez- 
la avec de l'ammoniaque, en la remuant; 
laissez-la ensuite reposer; décantez le li- 
quide qui surnage le précipité ; lavez celui- 
ci avec de l'eav distillée, faites-le sécher 
à l'air, sans feu , et pulvérîsez-le. (11.) 

Tel est le procédé indiqué par Uahne- 
mann lui-même , et dont celui qu'on trouve 
décrit dans toutes les autres pharmacopées 
ne difiière pas essentiellement. 

:j^ Mercure trois parties. 

A,cide nitrique ( 33 degrés) » 

deux parties. 

Mettez dans une fiole , »ur un bain de 
•sable; chauffez modérément, et tenez en 
ébùllition jusqu'à ce qu'il commence à se 
former des cristaux ; retirez du feu , aeitea 
pour déterminer une cristallisation confuse, 
versez dans un mortier de verre, en tritu- 
rant, et ajoutez une petite quantité d'eau 
distillée , mêlée avec un peu d'acide nitri- 
que; laissez reposer, décantez , et répétez 
la même opération jiur le résidu jusqu'à ce 
qu'il ne reste plus de mercure non dissous ; 
réunissez les liqueurs , vcsez-y goutte à 
goutte de l'ammoniaque caustique liquide, 
en remuant continuellement; laisser dépo- 
ser, lavez la poudi-e à plusieurs eaux, puis 
faites-la égoulter sur un filtre et sécher à 
l'étuve. (IF.) 

Le procédé opératoire est à ti*ès peu de 
chose prés le même partout ; seulement du. 
et br. prescrivent la solution de sous-car- 
bonate d'ammoniaque au lien de. l'alcali 
caustique. 

Stoize a proposé le procédé suivant : 

!)i? Protonitrate de mercure cristallisé, 
boit parties. 
Acide nitrique (i,i5o). . une parité. 
Eau distillée bouillante, 

quatre-vingts parties. 
A la dissolution refroidie , ajoutez 
Ammoniaque liquide (0,95) , 

quatre parties, 
étendue de 

Eau distillée. . . . huit parties. 
Agitez , filerez et faites sécher le préci- 
pité, (f •.) 

Soubeiran a reconnu que, d'après le pro- 
cédé indiqué dana la plupart des pharma- 



copées , le mercure iolnble de Hahnemann 
est an mélange de sous-nitrate de mercure 
avec une quantité do protonitrate ammo- 
niaco-mercuriel ^ui varie suivant le pro- 
cédé qu'on a suivi, qui dépend du plus 
ou moins d'acidité du protonitrate em- 
ployé , et qui fait que le produit est plus 
ou ^ moins foncé en couleur , plus on 
moins soluble aussi dans l'acide nitrique, 
le sous-muriate seul étant noir» et le sel 
double , au contraire , blanc. 11 conclut 
de là qu'on doit dissoudre le protoni- 
trate dans la plus petite quantité possible 
d'acide , ce à quoi on parvient en versant 
à chaque fois sur le nitrate cristallisé une 
quantité d'eau très faiblement acidulée , 
plus petite qu'il n& faut pour le dissoudre 
en entier, et prolongeant la trituration, 
pour saturer entièrement la liqueur avant 
de décanter. Ces précautions sont fort loua- 
bles assurément sous le point de vue chi- 
mique ; mab en est-il de même sous le rap- 
port médical, qui seul ici doit intéreaaer le 
pharmacien F non assurément s peu importe 
au médecin que le sous-nitrate de mercure 
contienne on non du protonîtrate ammo- 
niaco -mercnriel , qu'il renferme même 
du deutonitrate ammoniaco - mercuriel , 
d'autant mieux que celui-ci a des pro- 

Sriétés chimiques fort analogues à celles 
u protonitrate double , et que toutes 
ces préparations agissant de la même ma- 
nière sur l'organisme, c'est-à-dire en ex- 
citant, en irritant, dilTèrent tout au plus 
les unes des autres par un degré inapprécia- 
ble ou inapprécté dans l'excitatioB qu'elles 
déterminent. 

Le mercure soluble de Hahnemann , oui 
a joui d'une si grande célébrité, principale- 
ment en Allemagne, s'administre à la dose 
d'un grain, avec cinq à dix grains de pou- 
dre de gomme adragant ou de réglisse. — Or- 
dinairement on y ajoute un demi-grain 
ou un grain d'opium. 

TaocHisQCBS HiacuaiiLi. 

Tivchitei hydrargyri, (*w. ) 

:f. Mercure solnblc de Hahnemann , 

une once. 
Huile essentielle d'oranger, 

vingt gouttes. 
Sucre blanc. . . . deux onces. 
Mucilage de gomme arabique , 

quantité suffisante 
pour faire des trochisques de dix grains. 

Dose, un irochisque deux ou trois fois 
par jour. . 

BObS MBacuaiBLs. 

Doiut ex hyérargyro. (div.) 

Tf. Mercure soluble de Hahnemann , 

trois grains. 



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MBRGURE. 



io5 



Extrait de régliue; 



qaandté raffisantp. 



llèlez bien. 



TUJDLMM DS ■ÂHirSHAFTH. 

PUu/œ kydnrgyri s, ex hydrargyro oxyduUto 
nigro M. eao mereurio sotubili HahnememnL 
(ww. rv. AD. sy,) 

2: Hercore solable de Habnemanù , 

quinze graina. 
Soc de réglisse en pondre , 

une demi-once. 
Sirop simple. . quantité suffisante. 
Faîtes cent quinze pilnles. (ww.) 

tm. et jy. prescrivent nn eros de mercure 
niable et assez d'ez trait de réglisse pour 
faire dea ptlnles de quatre grains, saupon- 
diees de cannelle. 

^Mcffcare soiuble de Hahnemann» 

▼ingt gnins. 
Gomme arabique , 
Sucre en poudre 9 
de chaque. ... un demi-gros. 
Faites trente pilules, (ra.) 

HMJDLm MBacoaiu.LBs oioaAriQeis.. 

PifuUe eao hydrargyro diitreticœ, (sw,) 

2: Mercure solobledeHabnemano , 

un demi-gro». 

GooserTe de scille, vingt à trente grains. 

Huile soufrée. . . . trois gouttes. 

Ajoutez en Iritarant 

Pondre descille, quantité suffisante 

p^«r faire des pilules de quatre grains. 

Cofueiliées dans les maladies du poumon 
dites pituiteuses , Thydropisie , le catarrhe 
• piaiitre, au début de la phthisie. 

Dose, trois à quaVre, tous les deux jours, 
^ soir en se couchant. 

HISL HZaCOBIBL. ( iW. ) 

2: Mercure soiuble de Hahnemann , 

nn gros. 
Miel despumé. . une à deux onces. 
Triturez ensemble. 

SaOV DB MBBCOBB SOLUBLB BB «ABBBHAllir. 

Srmpta «K aop/duhhydrargyrrHaknêmanm, 

2: Mercure soiuble de Hahnemann , 

' vingt grains. 

Oomme arabique. ... un gros. 

Mielrosat. . . quantité su (Beau te. 
Broyez dans un mortier de marbre , 
pour mêler intimement , et ajoutez 

Sirop de guimauve. . . troi« onces. 

Dose , une coillerée matin et soir. 



PROTONITRÂTE DE MERCURE. 

Niire de mercure ; Calai mereurli, Hydrargy^ 
rum fdirieam, MtTCurlus nitnuus, Nitraê 
hydrargyrt, 

§ I. à l'État solide. 

•n. ê. fe. I{. w. wu. «V. «m. 

^ Acide nitrique (36 degrés), à volonté. 

Versez-le dans un vase entouré d'eau 
froide ou de glace, et jetez-y-, en plu- 
sieurs fois , 

Mercure . . . quantité suffisante, 
jusqu'à ce qu'il paraisse des cristaux dans 
la liqueur; laissez celle-ci en repos pendant 
viugt-quatre heures, rassemblez les cris- 
taux, et faites-les sécher, après les avoir la- 
vés, (an. d. e. fe. II.) 

!)C Mercure. . . . une once et demie. 
Acide nitrique .... une once. 

Agitez souvent le mélange, pendant qua- 
tre jours environ, puis soumettei-leàréva- 
poration spontanée , pour obtenir des cris- 
taux, et faites sécher ceux-ci, en les pressant 
dans du papier. ( w. ] 

wu. prescrit de laisser en digestion , dans 
une fiole, sur un bain de sable, parties égales 
d*eau-forte et de mercnre, pois d'évaporer la 
liqneor, sur un feu doux, jusqu'à ce qu'il ne 
reste plus qu'une masse blanche et sèche. 

:^ Mercure. . .* . . . une partie. 
Acide nitrique ( a8 degrés ) , 

deux parties. 

Faîtes dissoudre la plus grande partie du 
métal dans l'acide, à l'aide d^une douce cha- 
leur, puis évaporez la liqueur , et laissez-la 
en repos , pour qu'elle cristallise, (f.) 

Gomme, en suivant ce procédé, on ob- 
tiendrait beaucoup de deotonitrate, Henry 
a proposé le suivant : 

^Mercure. . . • deux cents parties. 
Acide nitrique ( a5 degrés ) , 

cent quatre-vingts parties. 
Faites dissoudre jusqu'à ce qu'il ne 
paraisse plus de vapeurs nitreoses i et 
ajoutez 

Eau distillée chaude. . cent parties. 
Après une légère ébullition , décantez la 
liqueur , qui ne tarde pas à cristalliser, (f*.) 

ba. donne un procédé analogue , qui con- 
siste à placer sur un bain de sable une fiole 
contenant trois parties de mercure , deux 
d'acide nitrique et deux d'eau distillée, lia 
chauffer, en augmentant le feu par degrés , 
jusqu'à ce qu'il ne se déga^ plus de vapeurs 
aqueuses, et à laisser ensuite la liqueur cris- 
talliser. 

vm. prescrit de faire bouillir du mercure 



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io6 



MERCURE. 



-daos de l'icfde oltii^e ètendo do triple de 

soD poids d'eau bouillaote , en ayaat soio 
im'û rctfte tbajoun da méUl indissoi» , de 
aécanter ensuite , et de laisser cristalliser. 

S II. à L*BTAT LIQUIDE. 

£au mêrcurielU, Liqueur de Belloste, Eau 
contre la gangrène ; lAquor hydrarçyri ni- 
iriei, Nitrat hydrargyri iiquiaus, Lu/uarni- 
iratU hydrargyri t, ÉetiotU, ( ams. ao. b*. 
br. d. f. ff. hao. o. po. pr. br. pie, m. »p» ) 

'if. Mercure. . . . cent vingt parties. 
Acide nitrique ( 33 degrés) , 

cent cinquante parties. 
Faites disscmdre à une douce cbalear» 
«t Yerses dans la solution 

Eau distillée. . neuf cents parties. 
Passex au bout de quelques jours , et con- 
servez, (f. ff.) 

ban. indique deux procédés: t* introduire 
une once de mercure, autant d'acide nitrique 
et autant d'eau distillée dans une fiole, plon- 

Ser celle-ci dans Tea 11 froide, l'y laisserpen- 
ant huit à quinze jours , jusqu & ce qu il ne 
se dégage plus de bulles , conserver la solu- 
tion ainsi obtenue dans un flacon bien bou- 
ché, snr un peu de mercure métallique , et 
y ajouter quelques gouttes d'acide nitrique, 
s'il Tient à s'en séparer un peu de poudre 
jaunâtre ; a* prendre une once de mercure 
et deux onces d'acide nitrique, ou suflBsante 

2uantité pour dissoudre le métal à l'aide 
'une douce chaleur. 

an. et br. pre^crirent de dissoudre deux 
onces de mercure dans six onces d'acide, et 
de faire fondre une once de sel dans trois 
livres d'eau distillée ; — «/?. de dissoudre le 
métal dans un poids égal au sien d'acide ni- 
trique , et im gros du «el ainsi obtenu dans 
deux on»jesd'eao; — o. de faire diskoudreune 
once de métal dani suffisante quantité d'acide 
nitrique, et d'ajouter assez d'eau pour obte- 
nir quatre onces de liquide ; — po. et pr. 
d'agir de môme , mais de porter la masse 
totale du liquide à cinq onces; — ams. de 
dissoudre k chaud , dans l'acide , autant de 
mercure qu'il peut en prendre , et d'ajouter 
à la liqueur douze parties d'eau chaude ; — 
b*. 11. et pi», de dissoudre, à une douce cha- 
leur , on eros de mercure dans deux gros d'a> 
cide , et d'ajouter ensuite douze onces d'eau 
de fontaine ; — d. de dissoudre deux gro» de 
sel cristallisé dans une once d'can distillée. 
QéJèbre pendant quelque temps, sous les 
nom» tie Heméde dudued'Antin et de Remède 
élÊlpapacin , A la dose de deux ou trois gouttes 
dans nn verre d'eau tiède , de tisane pecto- 
rale on de tisane sudorifique, le protonitrate 
de mercure liquide est preai^ue inusitéau jour* 
d'bui ; on ne l'emploie que rarcmcut dans 
lesnlcérattons vénériennes cbmniques. Le sel 



sec a été conseillé, dans ces derniers temp» , j 
comme un cathérétique très efficace contre { 
ces mêmes affections. 

LiQoina MBacoaiBLLi. (pie, ) \ 

:^ Mercure, 

Acide nitrique, de chaque, une once. 

Faites dissoudre , et ajoutez 
Eau de plantain. . . deux livres. | 
— — de roses , 

Laque , de chaque, suffisante quantité. 
En lotions et fomentations dans les ulcères 
anciens etatoniques, les pustules, les aphihes 
et les dartres qu'on attribue au virus véné- 
rien. 

LOTlOirilBaGDBlILLK DB MAHBT. [ra^) 

:^Mercure deux gros. 

Acide nitrique • . • qnatre onces. 

Faites dissoudre et ajoutez 
Eau pure. dix livres. 

En lotions dans le traitement de la gale. 
— Dose, une demi-once matin et soir. — Pré- 
paration commode, peu dispendieuse , et qui 
ne salit pas le linge. On l'atronvée utile aussi 
dans le prurigo formicans et le phthiriasi:i. 
On peut y ajouter deux gros de camphre 
par litre , ce qui, dit-oe, corrige son action 
irritante. 

BAO caiSB. 

Aqua grma s. gry—a Gohlii t. ad êynoviam. 

( b*. br. he. pa. sa. w. ca. pid, $p, vmJ) 

If Mercure , 

Acide nitrique , de chaque , une once. 
Faites dissoudre le métal dans l'aci- 
de, à une douce chaleur, et ajoutes au 
liquide une décoction préparée avec 
cinq livres d'eau, dans laquelle on a 
fait bouillir, jusqu'à o« qu elle fât ré- 
duite à quatre livre». 

Racine de grande chélidoini*, 

d'aristoloche ronde. 

Herbe de rue, 

de scordium , 

Pétales de roses rouges, 

de chaque une onre. 

Mêlez bien. (b*. br. pa. sa. n.) 

tp. pre^icrit d'ajouter à la dissolution d'une 
once de mercure dans une once d'acide ni* 
trique, une décoction d'une demi-once d«^ 
racine de chélidoine, une noignrée d'ari«to- 
loche ronde, une de niorctie, une de rue «»t 
une de roses pftles, dans dix livres d'eau r«'>. 
duites h huit. 

:^ Mercure. . • . 
Acide nitrique. . 
Faites dissoudre à une douce cha- 
leur, et à chaque demi-once de liqoidr ., 



une onre. 
deux onccK. 



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MERCURB. 



107 



v«tes Je sue exprimé oa la décoction 
't* chargée de 

Racine de grande chélidoine , 

d'aristoloche ronde , 

de chaque. . . . • ane livre. 
Mètez arec soin. ( he« ea* p'td» ] 

XPrntonîtrate de mercure liquide 

concentré .... une partie. 
Soc déparé de grande chélidoine , 

douze parties. 
If élec ensemble, (vm.) 

Cette ean ressemble aoz précédentes, 
i>:âi eNeest plasfrible* — On l'employait as- 
«I fréquemment jadis en lotions, dans les 
ixcres vénériens. 

siaor ni bxllbt. 
S->Tiipas BMlleii mercurialis. (b*. f*. aiu ca,) 

^Protooitnrte de mercure» 

trente parties. 
Ean faiblement acidulée, 

deux cents parties. 

ftites disaoodre , et ajoutez A la li- 
var 

Srop commun, trois mille parties, 

Ti''as fait rapprocher d'avance; aro- 
^tncz ensuite avec 

Éther nitrique alcoolisé, dix parties. 

Guoserrez. (f*.) 

M. prescrit, d'après Bouillon-Lagrange, 

^ f^re dissoudre on i^ros et demi de nitrate 

U cercore dans le moins d'eau possible , et 

-r Bder la liqueur avec une livre de sirop 

■aman froid et un demi-gros d'étber nitri- 

«c rrciifié, en l'agitant dans la bouteille 

T« ditit la renfermer; — b*. indique, d'a- 

,z*%\ irej, de prendre un gros d'acétate de 

r*-rcuffc , de le faire fondre dans un peu 

.^Q distillée , et d'ajouter deux gros d'étber 

.riqoe , pois une livre de sirop de gomme 

.*rparé hii<-niêmc avec une once de gomme 

. ane livre de sitop commun; — au, veut 

.'«a mêle ensemble un gros et demi de 

.'.-ate liquide, un demi-gros de liqueur 

iclTmann et seize onces de sirop de sucre. 

Ct sirop est furt différent de celui que Bel- 

' préparait, et qui n'était qu'une sorte d'é* 

'ff nitrique sucré , sans un atome de mei^ 

r.Da reste, comme toutes les pi épsrations 

-riorielles étbérées, c'est 00 médicament 

^M' et Inconstant dans ses effets, k cause 

-a tf odance à se décomposer. Le médecin 

.1 dricc s'en abstenir, d autant mieux qu'il 

►•( r>rile d«» le remplacer par un mélange 

:'f(np(/:aBé de quelques gonttes de nitrate 

"Mz datte iroÈB ou quatre onces d'eau 

. "cw'f arec ic »ir»»p d'éthcr. 



PIliULBS Dl EILLSa. 

PUuUb ex hydrargyro nitrieo, {au, tm. ) 

If Prolonitrate de mercure , dix graios. 
Sue de réglisse. . quarante grains. 
Mêlez ensemble, et faites soixante pilules. 
(»m.; 

au, prescrit dix grains de nitrate cristal- 
lisé et cent quatre-vingt-dix graios de mie 
de pain , pour faire des pilules de deux 
grains. 

A nti vénérien. — Dose , nue à deux , dans 
les viufft-quatre heures, en portant peu à 
peu la dose jusqu'à six par jour. 

POTIOM UBftCOaiBLLB. 

Poluê mereurialU Belteli, {b,) 

:^ Sirop de Bellet, 
Eau diitiilée, 
de chaque. • . une demi-once. 

A prendre le matin, dans le rachitisme et 
les scrofules. 

onooiRT ciraïa. 
Adept nitrate hydrarsyri medioatui, Balia- 
mum mercuriale, unguentum ad tcabicm 
t. eitrinum s, hydrargyri cilrinum r. h^drar^ 
gyri compotitum s. hydrargyri niirati s, ni- 
tratit hydrargyri s, nitratis itydrargyrici t, 
mercuriale eitrinum t. tupemitrati» hydrar- 
gyri. (a. am. ams. an. b. be. d. du. e. éd. 
f. fe. il. fu. g. ham. han. be. li. lo. o. po. 
pr. su. 6r. c, ca, pid, sa, sp, sw. sy, vm, ) 

% Mercure , 

Acide nitrique , de chaqne , une once. 
Faites dissoudre le métal dans l'acide, 
à la chaleur du bain de sable ; ajoutez à 
la liqueur 

Huile d'olive . . . quatre onces. 

Axonge de porc . , . huit onces, 
et faites du tout un onguent. ( ta, ty, ) 

du. et tw, prescrivent une once de mer- 
cure , deux onces d'acide , une livre d'huile 
et quatre onces d'axonge ; — am. éd. et c. 
une partie de métal, deux d'acide, neuf 
d'hnile et trois de graisse; ce» trois phar- 
macopées donnent en outre, avec Tépithète 
dé mitius, uo autre onguent citrin dans le- 
quel il entre le triple d'huile et do graisse ; 
— lo. une partie de métal , deux d'acide , 
six d'huile et quatre d'axonge. 

If Mercure. . soixante- quatre parties. 
Acide nitriqjie (03 degrés), 

quatre-vingt-seize parties. 

A la dissolution refroidie, ajoutez 
Axonge foddoe. '• . mille parties, 
en la versant par portions et triturant tou* 
jours. ( f. ) 

e. prescrit une partie de mercure, une 
d'acide ut dix d'axonge ; — a. ams. d. 6. fu. 



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io8 



MERGURB. 



ham. ban. he. U. o. pr. gu. br, et pid. , ane 
de métal , deax d'acide et douze de graisse ; 
— * an. et <p., trois de métal , quatre d'acide 
et trente-deux d'axonge ; — vm., une partie 
de métal, assez d'acide pour le dissoudre 
et quinze parties de grainse ; -« g., deux on- 
ces de mercure, assez d'acide pour le dis- 
soudre et deux livres d'axonge ; — fe., une 
ODce de métal , assez d'acide pour le diisou- 
dre et une livre d'axonge. 

:^ Protonitrate de mercure liquide, 

une partie. 
Faites-le chauffer, et ajoutez-y peu 
à peu 

Axonge de porc fondue ^ 

quatre parties. 
Broyez jusqu'au refroidissement. ( po. ) 

b. et be. prescrivent trois parties de li- 
queur mercurielle et seize de graisse. 

La composition de l'onguent citrin n'est 
pas bien connue; ce qu'on sait seulement, 
c'est que Is décomposition subie par le sel 
et la graisse varie selon la quantité d'acide 
employée, son degré de concentration , et 
surtout l'ancienneté de la pommade; ré- 
cente, celle-ci est un composé de graisse 
ozigénée , de sous-nitrate et de mercure très 
divisé; mais il paraît qu'à mesure qu'elle 
vieillit, le nitrate se détruit totalement et 
fait place à de l'acétate. 

Excitant, résolutif , détersif , sialagogue, 
antivénérien , antipsorique, cet onguent est 
très employé dans les maladies de la peau. 
Bn^ général , on a soin de l'affaiblir par l'ad- 
dition d'une quantité de graisse égale à celle 
qu'il contient déjà. 

POMIIADB Dl OOBOIS. (rfl. ] 

tji^ Protonitrate de mercure, deux gros. 
Pommade de concombres , 

une demi-once.' 
Mêlez avec soin. 

Employée dans les dartres peu considéia- 
bles , en onctions sur les parties malades. 

roMMAoi sAToaifO-HxacoaixLLi. {au.vm,) 

2C Mercure . . . . quatre parties. 
Plomb. . , . une demi-partle. 

Faites dissoudre cbaque métal sépa- 
^ment dans 

Acide nitrique ( 34 degrés) , 

suffisante quantité. 
Ensuite mêlez avec 

Huile d'amandes douce» , 

vingt-qnatre parties, 
Axonge de porc, quaninte-buît parties, 
d'abord la dissolution mercurielle, puis 
celle de plomb ; broyez bien , et au moment 
du refroidissement , verses dans des formes 
de papier. 



:^ Onguent citrin. . 
— — saturnin. 



deux groa 
six gi'ofl 



Mêlez par la trituration, («n. ) 

Conseillée dans la teigne faveuse par Aro 
strong. 

BUDGIBS MBBCOaiBLLBS. («»*•} 



^ Cire jaune. .... six onces 
Huile d'olive . . • • une ouce 

Faites fondre ensemble , et ajoutez 
Protonitrate de mercure liquide , 

deux grofl 

Mêlez avec soin, et faites des bougî< 

POMMA OB COHTBB LA TB16HB. ( 6. ] 

;^Onguent citrin • . une demi-once 
— ^ de goudron. • une once 

Mêlez par la trituration. 

DEUTONITRATE DE MERGURK 

( b. be. vm. ) 

1* A l'état solide. 

:yOxide rouge de mercure, à volonté 
Acide nitrique. . quantité suffisant* 
pour dissoudre Foxide , à l'aide d'une duu( 
cbaleur; décantez ensuite le liquide , 
rapprocbez-le fortement , pour qu'il doni 
des cristaux, (vm.) 

a* A l'eut liquide. 

^ Oxide rouge de mercure, trois parties 
Acide nitrique pur, étendu de moi- 
tié d'eau six parties 

Opérez la solution à une douce chalet 
en ajoutant peu à peu l'oxide à l'acide , 
conservez la liqueur. ( be. j 

b. prescrit trois parties d'oxide et quai 
d'aciae, puis Taddition au produit de dot 
parties d'eau pure , pour obtenir VEau rm 
eurieUe ; — vm, veut qu'on broie «nsenit 
trois parties d'oxide rouge et trois d'ea 
qu'on chaidTe légèrement le mélange , qu' 
ajoute assez d'acide nitrique pour opérer 
dissolution , et qu'on décante le liquide 
bout de vingt-quatre heures. 

L*Bau mercuriûitô de ces deux phanna< 
pées diffère donc de la précédente , sous 
rapport de la composition chimique, m 
l'action sur les tissus vivans est la mèiue, 
à peu de chose près. 

PROTONITRATE D'AMMONIAQUl 
ET DE MERCURE. («». *y.) 

^ Acide nitrique étendu d'eau , une lîvi 
Versez-y peu à peu 

Sons - carbonate d'ammoniaque 
liquide sept once 



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MERCURE. 



109 



Lon<|a*il ne se fait plus d'efferres- 
*iaety aioatex 

Uercurc huit onces. 

Opérez la dissolution du métal à la cha- 
Irsr du bain de sable , et faites évaporer la 
k^cur }os<|u'au point de cristallisation. 

COOTTBS BLAVCBBS SB Vf ABD. 

ùittdm mt^m fVardu, Soiutio nitratit hy- 
dnrgyri ammOMoealis. (b*. sw. sy.) 

^' Plrotooitrate de mercure et d'am- 
moniaque une once. 

Eau de roses trois onces. 

Faîtes dissoudre. 

Préparation célèbre en Angleterre. — 
Jkhty deux on trois gouttes, dans une décoc- 
.<:'& d'oige, de gruau ou de salsepareille. 

U<CCBJiT BB BrrBATB DB HBBCOBB BT d'aH- 
HOHIAQVB. (b*. ) 

ZMtrate de mercure et d'ammo- 
niaqae, 

Oxjde de zinc , de chaque , une partie. 

àxonge de porc. • . quatre parties. 
Mêlez par la trituration. 

PBOTO-IODATE DE MERCURE. 

(b\wit.) 

X Protonitiale de mercure , à volonté, 
lodate de potasse , suffisante quantité. 

Ajonlcx llodate au nitrate par parties, 
raii rapidement; lavez et laites sécher le 
-rapité. 

DEUTO-IODATE DE MERCURE. 

(rm.) 

^ Skiblimè corrosif . . . 13,7 parties. 
lodate de potasse . . 1 5 ,6 parties. 

Fait» dissoudre séparément ces deux 
ubOanGes, chauffez les solutions, mêlez les 
.«9 une boatrîlle , et agitez -les ensemble ; 
é»canteB, puis lavez et faites sécher le 
pécipfté. 

aiBROCHLORATE DE MERCURE ET 
D'AMMONIAQUE. 

.; 1. A l'État soudb, mais solvblb 

I^AH^ L^BAO, BT CRISTILLISABLB. 

Ul mkmkmkj Set de U tagetxe. Set de la vie, 
S^ de Ut science, (an.he. f. vm,) 

X Soblimë corrosif, 
Sel ammoniac, 
de cfaaqoe. . . . parties égales. 
IkLbKmez ces denx substances ensemble. 

5«wbeiran fait remarquer qu'on n'obtient 
«B*i qn'nn mélange très variable de su- 
luné et de tel ammoniac. Il conseille de 



faire dissoudre parties égales des deux sub- 
stances dans l'eau, d'évaporer la liqueur, et 
de la faire cristalliser , en se rappelant toute- 
fois que la combinaison n'a pas lieu de suite, 
et que les cristaux qui se forment d'abord 
sont un mélange de sel alembroth et d'une 
plus on moins grande quantité de sel am* 
moniac. Suivant lui , le sel alembroth est 
composé d'un atome d'hydrochlorate de 
mercure et de quatre atomes d'bydrochlo- 
rate d'ammoniaque. 

^ Précipité bbnc. ... à volonté. 
Acide bydrochlorique , 

quantité suffisante 
pour opérer la dissointion , A l'aide d'une 
chaleur douce ; faites évaporer sur un feu 
doux, mettez dans un lieu frais, pour cristal- 
liser, et lavez les cristaux avec un peu 
d'eau froide. ( am. be. vm.) 

Cette dernière préparation est désignée 
sous les noms de Siurias Ay ' 



niacale aeerrimum,et de Bydrargyrus mu- 
riatue ammoniaadit fortior* 

§ II. A L*ÉTAT SOLIDE, MAIS lltSOLUBLB 
BANS l'eau. 

Précipité btane: Caùo hydrargyri aiba, Hy» 
drargygrum prœcipiiatum mtbum t, ammo-' 
niatO'tnuriaticum s. muriaticum pm^eipita- 
ium , Mercurittt eotmeiicus », prœeipiUdue 
albus,Muriatoooydihydrargyri ammonioealie 
s. hydrargyrO'ûmmoniaealis s. ammûniacm 
superttydrargyrieut, SubmariasammoniacO' 
hydrargyrtcus s. kydrargyri nmmoniatut s. 
prœeipitatu*. f am. ams. an. b. ha. be. d. 
du. f. fe. fu. ban. be. lo. o, p. po. pr. s. 
su.wu. br, c, sw, vm,) 

i«2p Sublimé corrosif. 
Sel a^omoniac, de chaque, huit onces. 

Faites dissoudre dans 
Eau distillée bouillante , huit livres. 

Filtrez la liqueur, et versez -y peu à peu 
du sous-carbonate de soude liquide, jusqu'à 
ce qu'il ne se fosse plus de précipité ; lavez 
celui-ci avec de l'eau froide, et faites-le sé- 
cher ai l'ombre, (be. han. o. po. pr. sw.) 

Les autres pharmacopées qui donnent ce 
procédé prescrivent le sous-carbonate de 
potasse ; mais an', b. fe. p. s. et su. indiquent 
parties égales de sublimé et de sel ammo- 
niac ; ba« une partie de sel et deux de 
sublimé; am. lo. etc. une demi-livre de 
sublimé et quatre onces de sel; vm', une 
paitie de sublimé et une et demie de sel. 

a* 2p Sublimé -corrosif. . . è volonté* 

Eau chaude . . quantité suffisante 

pour dissoudre le sublimé; versez de l'am» 

moniaque dans la liqueur, jusqu'à ce qu'il 

ne se forme plus de précipité , lavez celui-ci 



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MERCURE. 



avec de l'eau distillée, et faites-le sécher. 
(tw, vm,) 

^•^ Mercure y 

Acide nitriqae , de chaque, huit onces. 

Faites dissoudre le métal daos l'acide ; 
ajoutez. 

Eau distillée. . . quatre livcea, 
puis versez peu à peu dans la liqueur 
une dissolution filtrée de 

Set ammoniac. . • deux onces, 
Sous-carbonate de potasse, use ooce, 
dans quatre livres d'eau distillée , jusqu'à 
ce qu'il ne s'opère plu» de précipitation; 
recueillez la poudre sur un filtre , et faites- 
la sécher, après l'avoir bien lavée, (hc.) 

fu. prescrit de faire dissoudre six onces 
de mercure dans douxe onces d'acide ni« 
trique, d'ajouter à la liqueur soixante et 
douze onces d'eau distillée , de verser dans 
le mélsinge une dissolution de douze onces 
de sel ammoniac dans vioj^-quatre onces 
d'eau distillée, et d'instiller ensuite du sous- 
carbonate de potasse liquide, jusqu'à ce 
qu'il ne se fa»se plus de précipité. 

!^I9itrate de mercure. . 'huit onces. 

Faites-le dissoudre dans 

^au distillée. . suffisante quantité , 
et filtrex. Ajoutez à la solution 

Sel ammoniac dissous dans l'eau, 
. quatre onces; 

puis instillez peu à peu dans la liqueur 

Solution aqueuse de sous - carbonate 
de soude. . quantité suffisante, 
on jusqu'à ce qu'il ne se fasse plus de pré- 
cipité ; lavex et faites sécher celui-ci. (d.) 

^ Liqueur décantée de dessus le mer- 
cure doux préparé suivant la mé- 
thode du Scheele. . . à %olooté. 

Versez-y de l'ammoniaque liquide jusqu'à 
oe qu'il ne se faitse plus de précipité ; lavez 
celui-ci avec de l'eau froide, (ams. du. et c.) 

Soubeirau regarde le précipité blanc 
comme un mélange d'un atome de deuto- 
chlorure de mercure et de trois atomes de 
mcrcuriate d'ammoniaque, c'est-à-dire 
d'un composé dans lequel l'oxide de mer- 
cure jouef ait le rôle d'acide. Guibourt l'avait 
déjà dit un mélange de deutocblomre de 
mercure et d'ammoniure de deutoxide de 
mercure. 

S III. A k'etàT LIQriDE. 

Eau mercurielie eomposêô. Liqueur de mer- 
cure. Liqueur ammoniacomereurietici Aqua 
mercurialis eompotita, Liauor murialit Ay- 
drargyro-ammoniacaliM s. nydrargyriammo^ 
niali, Miaoturai. SoluHo mercurialis. Marias 



hydrargyro^ammamaeatis eohtiu*, (a. b. f 
ban. o. p. po. pr. su. au, tw», sy, wii, ) 

!^ Sublimé corrosif. . . seize grains. 
Sel ammoniac. • ^ • • ud ktob. 
Eau distillée. . - . quatre livres. 

Faites dissoudre et filtrez, (a.) 

vm. prescrit vingS-six grains de sublimé 
dix de sel et quatre livres d'eau;— b. , un groi 
de sublimé, un gros de sel et deux iivrei 
d'eau; — p., un scrupule de sublimé, ui 
demi- scrupule de »el et une livre d'eau 
— nv.jUn gros de sublimé, un groi* de sel 
et quatre livres d'eau ; — *y., soixante-quatn 
grains de sublimé, un gros de set ammo- 
niac et quatre onces d'eau ; —au., six Rraini 
de sublimé, douze de sel et une livre d'eau 

:^SnbIimé corrosif. . . seize grains. 

Eau pure quatre ooces. 

Faites dissoudre. Précipitez par 
Ammoniaque liquide, 

quantité suffisante. 
Re dissolvez le précipité à l'aide de 
Acide hydrochlorique, 

quantité suffisante, 
et conservez. ( vm.) 

:^ Sel alembroth cristallisé , dix grai db. 

Eau distillée dix oncc«. 

Faites dissoudre et ajoutez 

Sirop commun. . . deux onces. 
Mêlez bien, (vm.) 

^Sublimé corrosif, vingt-quatre grains. 

Eau quatre onces. 

Faites dissoudre ; filtrez et instillez daai 
la liqueur 

Ammoniaque liquide , 

suffisante quant îtô 

Sour opérer une décomposition complète 
joutes 

Acide hydrochlorique , 

quantité suffisante 
pour redissoudre le précipité, puis 

Eau dix-huit onces. 

Miel rosat une once. 

Au bout d'une heure , passez, (vm. ) 

^Sublimé corrosif. 
Sel amroonîac , 

de chaque. . vingt-quatre grain». 
Eau distillée. i . . deux livres. 
Ajoutez à la solution 

Miel rosat une once. 

Mêlez bien. (han. o. po. pr.) 
fi. et se. prescrivent six grains de sublimai 
six grains de sel ammoniac , une once d'<*a 
chaude, neuf onces d'eau distillée , p'oti 



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UERCURE. 



étendre la tolaUon , et deux oacet de «irop 
icmmuD. 

Aolrefois on donoait Je précipité blanc 

i l'intérieur, deptiis an grain fatqu'à troU; 

avpurd'hni on ne l'emploie plus qu'à l'exté- 

lit-ar. Qisaot au sel alembroth , seit solide , 

mU surtout liquide, il est d'un usage très 

>pandu. Cependant les praticiens feraient 

a?enM>nt de s'en abstenir, à cause de la 

Taridbilité de sa composition. 11 e^t vrai 

fii'en général , en associant le sel ammoniac 

>>j sublime, on n*a d'autre but que d'ac- 

:ruitre la solubilité de ce dernier ; mais 

pioique la réaction des deux acJs l'un sur 

l'autre paraisse ne pas se Faire de suite , assez 

ompletrmcnt au moinii pour qu'il ne soit 

f»* possible à une portion de sel ammoniac 

'«• »e vaporiser encore , toujours est-il cer- 

UiD qu'elle a 1 eu au bout de quelque temps, 

et qu'alors le médecin , s'it ignore cette par- 

ntuUrité, se tn>uve prescrire autre chose 

Q'.ece qu'il a Tintention de donner. C'est 

.A ^Bs doute une des cause» qui ont tant 

fut Tarier les jugemens qu'on a portés snr 

- Mblimé corrosif. Soubeiran conseille avec 

ii<oa de ne point tenir au mélange des 

tm sels préparé à l'avance dans les offi- 

rrj, psrceque, quelque bien fait qu'on le 

•w^pose, il arrive nécessairement qu'au 

' \ét âe «{uelque temps le sublimé iodé- 

œpusé se trouve, par le fait de sa pesan- 

t*iir,eD proportion plus forte au fond du 

VjD qo à la surface. Il pense donc que 

< mélange doit être fait au moment d'être 

• .^>ouM , «t il ajoute que les proportions de 
i-iir» égales de chaque ingrédient méri-* 
oth preféienee, parcequ^io léger etcès 
■ciel auuDOoiac ne saurait noire* 

vtnras comhsdss de svBLiMi coaaosiF. 
a]:û coMSticm od condylomata, Mixtura gum- 
BVM CQC hydmrgyro mûriatieo corrosivo, (dd. 
wvr.) 

:£: Sublimé corrofif , 
' Sel ammoniac, de chaque, un gros. 
Eau distillée. . . . deux onces. 
Faites dissoudre dans un mortier de verre, 

* ajoutez 

Gouune arabique en poudre, deux gros. 
Imp lojée à l'extérieur. 

fujseiioa AsraiHGiaTs. (s.) 

^Sublimé corrosif. . • trois grains. 
' ΫH ammoniac. . un ou deux grains. 

F ^n quatre onces. 

C.aseillée dans la gooorrbée chfooiqae. 
coixTioir ai wbixam. (^r**ca.) 

^Sobltmé corroaif.» 

* Sel ammoniac, de chaque, 

quatre grains. 
Eao dlstîliée. . • • denx oucea. 



Laudanum liquide de Sydenham , 

trente-six gouttes. 
Huile essentielle de cannelle , 

une goutte. 
Recommandée dans le traitement des 
maladies vénériennes. — Dose, trente k qua- 
rante goutteif, le matin et le soir, dans du 
lait ou dans de l'eau de gomme. 

LOOCB ARTISTPHILITIQDS. « 

Linctut antisyphilUicut, (<»*.) 

7f Hy-drochlorate de mercure et d'am- 
moniaque. . . un demi-gros. 

Opium quatre grains. 

Sucre. .... quatre scrupules. 
Triturez ensemble et ajoutez , 

Miel blanc. . . . quatre onces. 

Dose , deux gros, deux ou trois fuis par 
jour. 

lAD HBBCUaiBLLB. 

Jqua mercurlatis s. mercuriale, Mercurius 
liquidas, (s/).) 

yCéruae une once. 

Liiharge . • . . une demi-once. 

Vinaigre six onces. 

Faites bouillir jusqu'à ce que les oxi- 
des soient dissous, et ajoutez à la li- 
queur 

Alun SIX gros. 

Sublimé corrosif. 

Sel ammoniac , de chaque , un gros. 

Eau de fontaine . . . douze onceii. 

de roses .... quatre onces. 

Conservez sans passer. 
Conseillée dans une foule de maladies de 
la peau. — Mauvaise préparation, à rejeter. 

SiaOP AXTISYFHILITIQUB 00 SAPUSAXIF OB LlB- 

BBY. ( 6r. ca, ) 

:^ Salsepareille fendue et coupée, 

deux livres. 
Eau dix livres. 

Faites macérer pendant douze heu- 
res , puis bouillir pendant deux , et 
passez : faites bouillir le marc', une se- 
conde et une tioi^ième fois, avec une 
égale quantité d'eau , et passez chaque 
fois ; réunbiez les trois colatures , et 
laissez-les reposer. D'autre part : 

y Pétales secs de roses rouges, 

une demi-once. 
Feuilles de séné mondées , 

deux onces. 
Semences d'anîs .... deux gros. 
Eau bouillante , une livre et demie. 
Suc de bourrache dépuré à chaud , 

une demi-livre. 
Fsites inftuer au baia-marie, dans 



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MERGURB. 



un vase couvert» pendant doaie heu- 
res, puis paBsez en exprimant et laissez 
reposer; pendant ce temps « faites éva- 
porer la décoction de salsepareille 
ja8i|a'à ce qu'elle soit réduite à six li- 
vres , et sjoutes-y, outre Tinfusion pré- 
citée , 

Sucre blanc, 

. Miel olanc , de chaque , quatre livres. 
Clarifiez le sirop avec des blancs 
d'œufs , passex-le bouillant , i travers 
un blanchet , rapproches-le beaucoup 
par la cuisson, et laisses-le refroidir. 
Alors 

jfdece sirop . « deux livres et demie. 
Sel ammoniac. 
Sublimé corrosif. 
Extrait d'opium , 

de chaque dix grains. 

Liqueur d'Hoffmann , 

quantité sulBsante. 

Faites dissoudre l'opium dans une petite 
quantité d'eau , . et ajoutez la solution au 
sirop; triturez les deux sels avec suffisante 
quantité d'éther pour les dissoudre; ajoutez 

ECU à peu , et en triturant toujours , la tota- 
le du sirop ; conservez dans des bouteilles 
bien bouchées. 

Dépuratif, altëiant, antivénérîen , anti- 
dartrenx. —Dosa, une once, le matin à 
jeun , dans une taaie de décoction de salse- 
pareille. 

LIQUZUa HUaUTICOHYOAAXOTaO-ODPaïQVZ AH- 
MOHIACALB. (vm.) 

:^H7drochlorate de mercure et d'am- 
moniaque , 
— « de enivre et d'ammo- 
niaque, de chaque, un gros et demi. 

Faites dissondre chaque sel à part 
dans 

Eau trois onces. 

Mêlez les solutions et filtrez. 

XAD PBAGÉDéaiQVI BLAZCRB. (viR.) 

:^Sei alemhroth cristallisé , 

^ deux scrupules. 

Eau de chaux • . vingt«huit onces. 

BAu paAoiDixiQoa ilajicrb coiifOsrfB. ( vm. ) 

:^Bau phagédénique blanche , ' 

vingt-quatre parties. 

Miel rosat une partie. 

Mêlez bien. 

OROUBIIT BB ZBUBB. 

Ongumt bltoM mereurUi, Onguent miiipto- 
rique et Zetler, Omgumd mmuUfieaiif, 
Onguent de muriaîe ammonioeo-mereurUl ; 
Vnguêntum ud ienbiem ZêlUri g. nMmr- 



riaiê alhum s. hytirargyri Mum s. mundU- 
fieant Zelferi s, muriafi$ hydrargyn am - 
nummeaiiâ t. roiatum eampositum, ( am. 
ams. b. br. du. e. fe. fu. ban. be. lo. p. 
pa. po. pp. pr. s. w. br, c. ca, hp. pid» 
»w. sy. vm, ) 

^ Précipité blanc . . - . . une partie. 
Âxonge préparée, huit à seize parties. 

Mêlez en triturant, (sv. ty. ) 

vm. prescrit une partie de précipité et 
quatre de graisse; — b. et hp,, une de préci- 
pité et huit d'axonge; — am. ams. lo. et e,, 
un de précipité et douze d'axonge. 

:^ Précipité blanc .... une partie. 
Gérât blanc .... huit parties. 

Broyez ensemble, (po.) 

^ du. prescrit une partie et demie de préci- 
pité et douze de cérat. 

^Précipité blanc . . • . une partie. 
Onguent rosat . . . huit parties. 
Mêlez en broyant, (e. fe. fu. he. s. ca, pid.) 
br, prescrit une partie die précipité et 

douze de graisse ; — pa. w. et êp,, une de 

précipité et sept d'axonge. 

^ Précipité blanc . . . trois parties. 

Onçfoent rosat , vingt-quatre parties. 

Huile de lavande . • • une partie. 
Triturez ensemble, (p. ) 

br. ban. et pp. prescrivent seize parties 
de précipité, cent vingt-huit d'axonge et 
une d'huile de citron. 

Excitant, réputé cosmétique, et préco- 
nisé dans presque toutes les affections de la 
peau. — On prescrit celui qui contient un 
huitième de précipité ^ la dose d'un demi- 
gros et d'un gros, pour chaque friction. 

POMMADB AKTIOABTaBUSB. («. TU. ) 

:jC Précipité blanc . . un gros et demi, 

Gamphre un scrupule. 

Axonge lavée. . • • deux onces. 
Mêlez par la trituration, ira,)— Gonseil- 
lée spécialement dans les nartres pustuleu- 
ses , quand VinflûmmtAion êsi tomiie, 

^Précipité blanc. . . quinze grains. 
Nitre . • . . • • un demi-gros. 

Fleurs de souire un gros. 

Âxonge de porc. . • • deux onces. 

Mêlez par la trituration. («.) 

rOHHABB eOBTBB ta, TBIOHB. (f*B.) 

:y: Précipité blanc . . . un demi-gros. 
Genièvre en pondit. . . un gros. 

Onguent roaat une once. 

Mêlez exactement, avec un peu d'huile 
de laurier. 



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MERCURE. 



fOMMADB OB JADBLOT. (itl.) 

l^trécipité blanc .... deux gros. 

Camphre huit grains. 

Tatîe préparée . . . quinze grains. . 

Beurre frais deux gros. 

de cacao . . .un demi-gros. 

Broyez bien ensemble. 
Conseillée, dans l'ophlbalmie dite scro- 
blesse, en Trictions sur le bord des paupiè- 
res , tom les deux on trois joars , le soir en 
se coodiant. 

rOMMADB Dl JfANlH. (fc. bo. CO,) 

ac Précipité blanc un gros. 

' Tutie, 
Bol d'Arménie , de chaque» deux gros. 
AxoDge laYée avec de Tean de roses, 
une demi-once. 
Mélex exactement. 
Mêmes asages que la précédente. 
ojwoxjrx ABTirsoaigua. (pa.TT. ) 

^Térébenthine lavée avec de 

rean de roses, deux onces- et demie* 
Faites*]* dissoudre dans 

Jaunes d'orafs n*3. 

Ajoutez è la solution 

Bearre frais six onces. 

Huile de laurier . . • une once. 

Styrax liquide . . une demi-once. 

Piécipité blanc . . . .deux gros. 

Céraae en poudre . . . une once. 
Mêlez aTec soin. 

Doae,iuigros à la fois, en frictions. — Mau- 
préparaiion. 



nun.as Haacoaixixzs ammoxucilbs. 

Kimitt Mpeâfiet^ (am. b*. fi. g. p. su. ww. 

bc, 6r. e, âtL, «m. sw. vm, ) 

:)CSabljmé corrosif . . . dix grains. 

Arrowroot un scrupule. 

Sototion aqueuse de sel ammoniac, 
quantité suffisante. 
Faites une masse, (am. c.) 
Cest è tort que la pharmacopée d'Amé- 
nqae donne i ces pilules le nom de Pilalof 
kjérmrgyri ooDymuriatU, La formule elle-mê- 
me cat masTaiie , et doit être rejetéCé 

:^Sol>Ëmé corrosif. 
Sel ammoniac, 

de chaque .... quinze grains. 
Eau distillée chaude , 

quantité suffisante 
pour dissoudre Icb deux sels. Ajoutez à 



Pondre de racine de gaimaove , 

trois gros. 
Miel déparé ..... deux gros. 



Faites une masse à diviser eo cent ttagt 
pilules. ( p. vwv. ) Chacune contient un hui- 
tiéme de grain de sublimé. 

:JC Sublimé corrosif. 
Sel ammoniac, 
de chaque .... un scrupule. 
Faites-les dissoudre dans de Teau 
chaude ; ajoutez 

Sucre blanc en pondre , on scrupule. 
Mie de pain de froment , deux gros. 
Faites cent soixante pilules, (fi. su.) 
Elles contiennent la même quantité de 
sublimé que les précédentes.— 6r. en décrit 
de semblables , isous le nom de Spéei/U/ue de 
Genève. s 

:^Eau distillée deux gros. 

Sel ammoniac . . quantité suffisante 
po«r saturer l'eau. Ajoutez 

Sublimé corrosif . . . vingt grains. 

Mie de pain • . suffisante quantité 
poor faire quatre-vingts pilules, (sa.) Cha- 
cune contient on quart de grain de sublimé. 

2£Sel ammoniac . . un gros et demi. 

Eau distillée . . . une denû-once. 
Faites dissoudre dans la solution 

Sublimé corrosif . . un denû-gros. 

Ajoutez assez de mie de pain pour absor- 
ber toute la liqueur, et faites deux cent 
quatre-vingt-huit pilules. ( g. ) 

b*. «a. tm, et sur. donnent une aotre formu- 
le , qui ne diffère de celle-là que par la dose 
du sublimé, et d'où résultent des pilules 
contenant un demt:graia de cette substance, 

2 u'on appelle Pitulee aniivénériennei tle Swe- 
faur. 

li^Sublimri corrosif . . . douze grains. 
Sel ammoniac . . . une demKonce. 
Sirop de salsepareille , 
Poudre de salsepareille , 

de chaque . . quantité suffisante 
pour faire deux cent quarante pilules, (ùo. ) 

Chacune ne contient qu'un vingtième de 
grain de sublimé* 

If Se) alcmbroth un gros. 

Biscuit pulvérisé . . . .une once. 
Sirop ae sucre, suffisante quantité 
pour faire cent vingt pilules, (sw*.) 

Chacune contient un demi-ffrain de sq* 
bUmé.. 

vm, prescrit un scrnpi^le de sucre , deux 
scrupules de sel alembrotfa , deux gros de 
mie de pain et suffisante quantité de «irop 
de sucre. 

La dose et le mode d'administration sont 
les mêmes que pour les pilules majeures 
d'iloffmaon , qui doivent être préférées. 

8 



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1*4 



MERCURE. 



•'flLOLia MBBCOEIBLLM DB 1I0I.TB. (oill.) 

:^SeIa]eiDbroth . . . . doose grains. 

Opiam nenf ffrains. 

Snc de régUsse , quantité tnffisante 
pour, faire une masse pilulaire. 

POQDBB BSGAIBOTIQVB. (xm. } 

^Précipité blanc . • . . sii grains. 
Sous carbonate de magnésie, 

un scrupule. 
Sabine en poudre • ... un gros. 

Gathérétiqne peu actif. 

OXALATE DE MERCURE. 

Oxatat hydrargyri, (b*. br,) 

:^ Solution aqueuse de nitrate de mer- 
cure faite à froid, et étendue 

d'eau à volonté. 

•V«rscz-y 
Solution concentrée d'acide oialique, 
quantité suffisant^ , 
ou |osqu1i ce qu'il ne se fasse plus de pré- 
cipité ; laves celui-ci ayec de l'eau dîstiHée, 
et faites-le sécher à l'ombre. 

Le mode d'administration e»t le m Ame que 
pour le mercure doui. Ce sel a été peu em- 
ployé : on l'a cependant essayé dans les ma- 
ladies yénériennea. 

PROTO-ACÉTATE DE MERCURE. 

Tarre fotiée- meneur ieitef AetUa hydrargyri, 
Hyarargyrut aeetatus^ Hydrmrgyrutn aee- 
ialum t. acelieum, Mercurius aeeiieut, Sat 
nureurii aetiotua s. mereunatus aeetotus, 
.Sperma mereurii. Terra foUaia mereurii, 
(an. b. ba. br. du. éd. f. fe. han. p. pa. 
pr. ff, br, c» sp, tw, vm,) 

Of, Mercupe. une liyre. 

Acide nitrique étendu d'eau, 

deux livres. 

Faites Aisaoodre le métal dans l'acide , an 
baln-marie; aioutez ensuite peu à peu, dans 
la liqueur, une suffisante quantité de solu- 
tion aqueuse de sous-carbonate de potasse 
pour précipiter tout i'oxide ; laves celui-ci 
avec de l'eau pure , et faites-le sécher à une 
douce chaleur; après quoi faites-le dissoudra 
dans suffisante quantité de vinaigre distillé, 
filtres la liaueur, et faites-la évaporer jus- 
qu'à pellicule , puis cristalliser, (b.) 

p. et $p. prescrivent de précipiter I'oxide 
par le moyen de la potasse caustique. 

Gaiot veut qu'on traite par I'oxide acéti- 
que* quatre degrés <)e densité, ot bouÙ- 
lant, l'hydrate de protoxide de mercure ob- 
tenu en di&compeiant, par la soude caus- 
tique , le protonitrate exempt de deutoni- 
Irate. 



Of> Merenre , 

Acide nitrique étendu d'eau , 

de chaque trois once». 

Après la cessation de l'effervescence , 
faites digérer sur du sable chaud , pour 
que le métal se dissolve ; mélanges de 
suite la liqueur avec 

Eau bouillante. . • huit parties» 
contenant en dissolution 

Acétate de potasse. • trois once». 
Passes aussi rapidement que possible è 
travers une toile aonble , et faites cristalli- 
ser par le refroidissement, (du. fe. vm, ) 

f. prescrit une partie de protonitrate de 
mercure • six d'eau distillée , et asses d'aoé- 
tate de potasse liquide pour précipiter com- 

Slètement la liqueur; — éd. et c. trois onces 
e mercure, quatre et demie d'acide nitri- 
que étendu d'eau , trois d'acétate de potasse 
et huit livres d'eau bouillante ; — pr. cinq 
onces d'acétate de potasse liquide, quatro 
livres d'eau bouillante pour l'étendre, et 
quatre onces de nitrate de mereure liquide ; 
— br. une demi - livre de mercure , autant 
d'acide nitrique faible et huit onces d'acé- 
tate de potasse dissous dans deux liTres et 
demie d'eau distillée chaude. 

Garot conseille le procédé suivant, comme 
étant le plus propre à donner un produit 
toujours identique , et dont les proportions 
soient constamment les mêmes : 

If Protonitrate de mereure cristallisé, 

sept parties. 
Eau distillée. . . soixante parties. 
Acide nitrique. . . .une partie. 
Faites dissoudre le sel dans l'eau aci- 
dulée ; d'un autre côté , faites dbsondre 
Acétate de soude cristallisé , 

cinq parties, 
dans soixante parties d'eau distillée , et mè- 
lanffez les deux dissolutions. 

11 eiiste encore deux autres procédés, que 
voici : 
If. Mercure doux , 

Dissolution de potasse caustique , 
de chaque. . . . deux onces. 
Tritures ensemble, dans un mortier 
de pierre , et ajoutes 

Eau distillcie. • . . q uatre onces. 
Faites bouillir pendant un quart 
d'heure , en remuant toujours ; laves le 
résidu avec de l'eau distillée , jusqu'à 
ce que celle-ci ne se trouble plus par 
le nitrate d'argent ; faites - le sécher à 
une douce chaleur, puis bouillir avec 

Vinaigre distillé. . trente-six onces, 
pendant trois quarts d'heure ; filtres la li- 
queur bouillante , et laisses-Ia refroidir , 
pour qu'elle cristalliae. (han. vm,) 



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MERCURE. 



iiS 



y Oiide roage de mercure, 9,75 parlîei. 
Mercure neuf parties. 

Brojez eosemble « en ajoutant de temps 
en tempa on peu de vinaigre , ju«<|u*à ez- 
linclion complète du métal; saturez ensuite 
avec da vinaigre distillé chaud , filtrez ra- 
pidement et faites cristalliter. (vm.) 

Ce procédé donne un mélange de proto 
et de deutonitrate. 

flotcrriov d'ac^tati ds mbbcoib, (I)*, ) 

y Proto- acétate de mercure, 

dix à douze grains. 
Eao de roses. • • • cinq ooces. 
Faites dinsondre. 

Conseillée en lotions dans quelques ma- 
ladies de la peau. 

siBOP-MiacDRiiL. (vm.) 

7f Prolo-acétate de mercure , 

une par lie. 
Alcool. ... le moins possible 
pour dÎMOudre le sel à chaud» Ajoutez 
à la solptioa 

Sirop de sucre , quarante-huit parties, 
et oaêlez bif n. 
uiriaurr ■TDBABCYao-ACiTBOZ. ( b*. vm.) 

"^ Prolooitrate de mercure , 

une partie. 
Azonge de porc. . • six parties. 
Hntie d'olive. • • . deux partie*. 
Broyez le sel en poudre avec un peu de 
graisse , et quand le mélange est bien ho- 
mogèae , ajoutez peu à peu le reste de 
razooge , ainsi que l'huile, (om.) 

b'. prpKcrit seulement denz scrupules à 
on gros de sel et une once d'huile d'olive. 

Employé par quelques praticiens, contre 
les dartres. 

BBAcéas DB xaTSBa. 

Pihtht de Kjtyser , Droehisquet d*aeétatû dû 
mercure, (oa. e, ry, vm-) 

Tf Mercure une once. 

' Acide nitrique , quantité suffisante 
pour dissoudre le méul. Ajoutez 
Acétate de potasse dissous, 

quantité suffisante 
pour précipiter tout le mercure ; triturez le 
précipité avec de la manne ou du miel et 
de la pondre de réglisse, et faites du tout 
des trocbisques. (^.) 
Of» Acétate de mercure , 

une partie et diunie. 
Amidon , 
Gomme arabique, 

de chaque. • . une dcmi-pnrtie. 
Sacre blanc. . . . sept parties. 
Ssrop de sucre, quantité suffisante. 



Faites une masse pilalaire. (vm.) 

:{^ Acétate de mercure. 
Manne choine. 
Gomme arabique, 

de chaque. ... un scrupule. 
Eau de roses. . quantité suffisante 
pour faire yingt pilules, (e.) 

^'Acétate de mercure , deux onces. 

Sucre six onces. 

Gomme arabique. • . uqeoqce. 
Pondre de guimauve, 

d'amidon, 

de chaque. . . une demi-once. 
Mucilage de gomme arabique, 

quantité suffisante 
pour faire des pilules d'un grain, qu'on 
roule dans du fucre. (ai.) 

Do^e, deuz matin et soir, en augmen- 
tant progressivement jusqu'à vingt-cinq, à 
chaque prise, et^nême davaptaeCt Le pres- 
tige qui les environna pendant long-temps 
est dissipé aujourd'hui; cependant elles pour- 
raient être utiles. 1 

DEUTO ACÉTATE DE MERCURE. (fe« 
nn'.) 

% Ozida ronge de mercure , 

deux onces. 
1^ Acide acétique. . . sept onces, 
ou asiez pour opérer la dinsolotion de 
Koxîde , à l'aide d'une chaleur modérée ; 
évapoicz doucement la liqueur, jusqu'à 
siccité. 

LiQUBoa BvoaAaorao-AciriocB. (nm.) 

:j|ÇOzide rouge de mercure, dix parties. • 
Acide acétique concentré, 

cinq parties et demie. 
Versez, dans une bouteille, l'acide sur 
l'ozide, agitez, et quand le tout a blan- 
chi , échauffez au baio-marie tiède jus- 
qu'à liquéfaction complète ; décantez 
et laissez refroidir; faites dissoudre en- 
suite la masse cristalline blanche dans 
Alcool rectifiée . soixante parties. 
Filtrez et conservez. 

TARTRATE DE MERCURE. 

Hydrtirgyrum tartarisalum , Tarlarus mer' 
eurialU, Puivit Contlantini t, mercurlalit 
argenUuM, Mereurius tartaritatutf (b*, 
fir.) 

:^Oxide de mercure noir, à volonté. 
Acide tarlrique , quantité nécessaire. 
Faites bouillir ensemble, jusqu'à solution 

Sarfaite de l'ozide, pui< évaporer jusqu'au 
egré nécessaire pour que la liqueur cris- 
tallise parie refroidissement. 

Dose, un à deuz grains, dcuz fois par 
jour. 

8, 



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ii6 



MERCURE. 



TABTRATB M ■■BCUBB BT OB POTA88B. (b. f. fe. 

m. tp. sw, vm.) 

'^ Solution saturée cl bouilUote de 
mercure dans t'acide nitrique, 

à volonU*. 

Versez - y soutte à goutte une solntion 
aqueuse, également saturée et bouillante, 
de tartrate de potasse neutre , jusqu'à ce 
qu'il ne se Terme plus de précipité; aprë:t 
avoir décanté la liqueur , laves celui-ci, 
deux fois de suite, avec un peu d'eau froide, 
faites-le dissoudre dans suOSsante quantité 
d'eau bouillante , et places la lioueur dans 
un lieu frais, pour qo'elk* cristallise, (b. f. 
sw. vm,) 

^i Oxide de mercure précipité du 
nitrate par la potasse et bien lavé, 

deux onces. 
Crème de tartre. . .quatre onces. 
Triturez ensemble pendent quatre 
heures, puis faites bouillir avec 

Eau distillétr, quarante-huit onces. 
Évaporez la li(}uenr jusqu'à pellicule , et 
lai9sez-!a cristalliser. {»p.) 

'^Carbonate de mercure, une once. 
Crème de tartre. ... six onc es. 
Broyez dans un mortier, et versez sur 
la poudre 

Eau bouillante. >. . quatre livres. 
Évaporez la solution et laisB«ft-la cristalli- 
ser, (fe.^ 

rni. prescrit de broyer ensemble 10,1 5 
parties d'ozide de mercure et 19,5 parties 
de crème de tartre , de verser sur le mé- 
lange assez d'vau bouillante pour opérer une 
solution parfaite , de chauffer ensuite pen- 
dant un quart d'benre, an degré de l'ébul- 
lilion , de passer et de faire cristalliser. — 
Il propose également ; i« de .triturer en- 
semble i«,7 parties de sublimé corrosif et 
a5 de tartrate neutre de potasse , de broyer 
ensuite le mélange arec assez d'eau froide 
pour enlever strictement l'hydrochloraie de 
potasse , de dissoudre le résidu dans l'eau 
bouillante, d'échauffer la liqueur, de filtrer 
ot de faire cristalliser; a* de décomposer 
une solntion »aturée de sublimé corrosif par 
le tartrate de potasse et de soude; 3* de 
triturer ensemble io,a5 parties d'oxide de 
mercure et aS de tartrate neutre de potMsc, 
d'enlever la potasse mise à nu par le lavage, 
de disgoudre le résidu , et de faire cristalli- 
ser la liqueur. 
2C Mercure. * douze on ces et demie. 
' Oxide rouge de mercure , 

une ence cinq gros et demi. 
Crème de tartre , 

une once deux cros et demi. 
£im quantité 6ufB«ante 



pour faire une 4>àle du tout. Tritures pen- 
dant long-temps dans un mortier placé sur 
des cendres chaudes, puis ajoutes de l'eau 
'bouillante, pour opérer la solution; filtres 
la liqueur, et faites évaporer à pellicule. 
(ca.) 

sœ*. et vm, indiquent aussi ce procédé, 
seulement avec d'antres proportions, sa- 
voir: — fw*. mercure , cinq parties et demie; 
oxide f six parties ; crème de tartre , vingt- 
sept parties; — vm. mercure , neuf parties 
et demie ; oxide , dix parties et un quart ; 
crème de tartre , dix- neuf parties et demie. 
— vm, propose encore les procédés soi vans: 
1° broyer ensemble as,a parties de mercure 
doux et a5 de tartrate de potasse, instiller 
de l'eau, faire chauffer, puis ajouter de 
l't'au bouillante, pour opéier la solution, 
filtrer et faire cristalliser; a* triturer jusqu'à 
extinction ia,7 parties de sublimé corrosif 
et 9,5 de mercure , puis ajouter a3 partie» 
de crème de tartre ; 3* faire un sulfate avec 
9,5 d'oxide ronge de mercure et 10 d'acide 
Huifurique concentré, broyer ce sel avec 
9,5 de métal, humecter ensuite la masse 
avec 10 d'eau , la mêler avec a 3 de tartrate 
neutre de potasse, dissoudre le tout dans 
l'eau cbaudf , et séparer le sel mercuriel 
par la cristallisation, 

^Ge double sel forme la base de la Liqueur 
vègèto-mereurielle de Pressa vin, qu'on pré- 
pare on dissolvant du mercure dans l'acide 
nitrique, précipitant par un alcali, repre- 
nant le précipité par du vinaigre distillé, 
précipitant encore , ajoutant de la crème 
de tartre , et faisant chauflbr avec de l'ean, 
pour dissoudre, (rm.) 

Peu différent du précédent, ce sel, qui 
fut célèbre pendant quelque temps, peut 
être employé dans les mêmes circon- 
stances. 

SiSOr SB TABTBATK OS UBBCOBE. {bo.pie*) 

IL Tiges de douce-amère , 

deux livres et dénie. 

Eau quantité suffisante. 

Faitf« bouillir; ajoutes à la décoction 

Sucre dix lÎTres. 

Faites cuire le sirop à la plume, et ajou- 
tez-y par par pinte , au moment de l'em- 
ployer, 

Liqueur végétomercurielle de Pres- 
sa vin douze onces. 

Mêlez exactement. 

/>: Êcorce de bois-gentil , deux onces. 

F.au tuffisan te quantité. 

Ajoutes à la décoction 

Sucre blanc trois livre» , 

et procèdes comme ci-dessus. ^ Dose, 
deuz à quatre onces par jour, en den» fois. 



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MSRGUBIALE. 



OLÉO-MAR6ARATB DE MERCURE. 

Smvom meretirîei; Sapo hydrargyri, (b*. r. au, 
èo, »w, ty, vm,) 

^ Savon blanc. . . . une partie. 

Faitet-le dissoudre dans quatorze parties 
d'eau; instillez dans la Uqueor une solution 
trèi étendue de protonitrate de mercure , 
jusqu'à ce qu'il ne se fasse plus de précipité; 
chauffez pour que le magma se réunisse, dé- 
cantez le liquide, lavez le précipité iivec 
de l'eau tiède, puis mélezle avec huit par- 
ties d'eau à 3o« R. , et ajoutez successive- 
ment de la potasse caustique liquide, jus- 
qu'à parfaite dissolution ; évaporez ensuite 
jusqu'à ce que le liquide n'adhère plas ans 
doigts. 

Empluré à reilérieor, pour résoudre les 
bubons. Ou l'a conseillé aussi dans les rhu- 
matismes et les exanthèmes chrouiques. 

0âTOjr ■■acuaiBL db osaossibb. (ea,) 

If. Onguent mercurîrl (à parties écales) , 
trois onces et demie. 
Tritnrez-le dans un mortier de verre , en 
venaai peu à peu dessus 

Sonde caustique liquide, trois onces , 
jusqu'à ce qne le mélange ait acquis une 
grande ténacité; alors mettez-le en mpule« 
et laicses-le sécher. 
Mêmes usager que le précédent. 

OHGCSaT PB PMllGiPITÉ VBBT. (ad*.) 

^Sublimé corrosif. . . deux parties. 
Hydrochlorate de cuivre ^ une partie. 

dîisolvcz chaque sel à part dans de l'eau , 
mêles les deux solutions, vcrsei-y une dis- 
soIiitMm de savon blanc , recueillez le préci- 
fktè M» an filtre , et lavez-le bien. 

CSonseillé pour le pansement des ulcères 
vénériens. — C'est un oléo-margarate de 
mercure et de enivre. L'inventeur a sans 
doute considéré comme une bonne fortune 
de pouToir ainsi combiner la méthode géné- 
ralement reçue de Van-Swieten avec celle, 
à pco près inconnue , de CiriUo. 

MEBCDRLeklsE. 

UtreuriaU annucUê ; MereuriaiU annua, L. 

/•MfM Bmg4tkrma\Al.); «iiii««| mêtrmrj {An.)i mt^rhirra- 

l(Krt {Sm.) . 
««•^ an, à*, br. c £ f. «. vu. U. kr.g. m. tp. i. 

Plante (dioécie ennéandrie, L. ; eu- 
phorbiacées, J.), commune dans toute 
TEorope. {fig. Zorn, le, pL t. io3, io4.) 

On emploie l'herbe (herba MercuriaUs) , 
q û ac compoM d'nne tige ramenée, glahie» 



portant des fruUles ovales» lancéolées, 
dentées sur les bords ^ et d'un vert clair. 
Déposrvoe d'odeur, elle a une saveur mu- 
cilagineuse et un neu ^alée. 

Elle contient, d'après FeneuUe, un prin- 
cipe amer légèrement purgatif, de la chlo- 
rophyllci de ralbutaine, une «ubstance 
grasse, de l'huile volatile, de Tacidè pecti- 
que, des sels, etc. 

LA VBMBNT POBOATIP. (m.) 

:f Herbe de mercuriale, 

une demi-once. 

Eau une livre. 

Faites bouillir çt p«09e%« 

OliCOCTIOlf DB MBaCOBIALB* 

Deeoctum mwfeufiotiê, (êo.) 

:^ Feuilles de séné aii gros. 

Herbe de mercuriale , 

une poignée et demie^ 

Eau suffisante qqantité 

pour obtenir une livre et demie de cola- 
ture. Après une demi-heure d'ébullition dans 
un vase couvert, ajoutea 

Miel pectoral. . . . deux onces. 
Mêlez. 

Ml IL DB MBBCOaiALB. 

Met mercuriale s. mercuriallt annua. (an. f. 
pa. sa. w. ép, vm.) 

^' Suc de mercuriale , 
Miel choisi , 
de chaque parties égales. 

Faites bouillir, en écumant. jusqu'en con- 
sistance de sirop , et passez à la chausse. 
(f. sa.) 

an. pa. et w. prescrivent deux parties de 
miel et trois de suc ; — sp, trois de suc et 
deux de miel; — vm. une de suc et une et 
demie de miel. 

Employé jadis e» lavement. — Dose, une à 
deux onces, dans nne déeoetion émoUiente. 

SIBOr DB LOnOOB VIB. 

Meltitîê de mercuriale eomposée ; Syruput 
X mereuriali$ «. prophytaeticut t, longœ vi(œ, 
(f. w. sp.) 

If Suc de mercuriale. . quatre livres. 

de bourrache , 

— —de buglose , 

de chaque une livre. 

Mjel blanc six livres. 

Faites cuire et écumer ; ensuite 

j)|: Gentiane • deux onces. 

Racine de flambe . . . trois onces. 
Vin blanc. . . une livre et demie. 
Faites macérer pendant vingt-quatre 
heures , puis exprimez; mêlez la colature 
avec les sucs et le miel > faites cuire sur un 



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MBRISIEB» MBTBL, METJM, MIEL. 



118 

feu doux i ea connstance de lirop , et pas- 
sez* 

tp, indique le même procédé , tnftîs pres- 
crit quatre -Tingt-six olices de suc de mercu- 
riale» viogt-quatre de suc de boiirrache, 
autant de suc de'bnglose, trente-deui onces 
de miel, quatre onces de gentiane, huit 
onces de flambe et quaratite-buit onces 
de Yin; — f. quatre livres de suc de mercu- 
riale, une de suc de bourrache , une de suc 
de bnglose , «ii livres de miel , deux onces 
de gentiane, quatre de flambe et deux livres 
de vin* 

Purgatif, stomachique , em ménagi>gue . 



Cenuut avium. Lois. 

•. tn. £ ban. hc. o. pr. t. f . m> 

Arbre ( icosandrie monogynie , L. ; rosa- 
cées, J.) de l'Europe tempérée. ( fig* Nouv, 
Duk, \é t. S.) 

On emploie les fruits, appelés MerUet; 
frueiut Ceratorum idgrorum. Ce sont de pe- 
tites baies cvoldes, d'un rouge foncé ou 
noirâtre, d'une saveur d'abord ACre et 
amère , puis fade. 



;so- 
Zorn, 



DaturaMeiélf L. 

Plante Q (pentandrio monogynie, L 
lanées , J.) , d'Asie et d'Afrique, {fig. \ 

/c.p/. t.3e4.), 

On emploie la semence (fsmen Slrmnonu 
s, nuài jif«£e//«), qui es! noire, plate, réni- 
forme, douée d'une saiVeur amère et répu- 
gnante. 

Cette plante, peu usitée, peut remplacer 
la pomme épineuse. 

BOStniL 

LlgutiUum Meum, Ro. 

Bmrmmt HimdéfêttrùU* , Banwurul,Mutt*nna*, Bmw- 
f^htl {AU)l fommtm êifl (Am.)', to^m;* (B.); »teni« 
éilé {D.)\ «•• (K. l.)f »««f#»r1«l (Hff.Jï olenA (Po.)« */*rii 
dUl [Su.). 

an. bc. kr. c. L fe. w. wo. »«. »r. g.m ip.u 

Plante H ( pentandrie digynîe , L. ; om- 
bellifères,J.),qui croit en Europe, {fig. 

Zom , le. pi. t. 499O . , ^. ^ . w . 

On emploie la racine ( radw Mei ». Mm 
aîhamanUci s. uénctki u Fwieuli urtini) , qui 
est longue de six à huit pouces, çrotse 
comme le doigt, ridée, d'un gris noirâtre 
en dehors, blanche en dedans. Elle a une 
forte odeur balsamique , «ne saveur aroma- 
tique t't chaude. 

Stimulant , diurétique ,' expectorant, peu 
Usité. 



BOELa 



Bomg{AI.)i k^mêT [Am.}i mm/. mtn*UiAr.)K mipaimtj iCj^U 

kcnning (D.); miel (K.)i mmdhu (fli.); aytmmddu vlfai.); 

êckakiâ (P«.J» »i«^ (P<^)< «•i(P«r.)i "»V*« (*•■)•« *^"»f 

{Stt.)\ layn (Tain.); *«7"'« (T»'-)- 
•. Ml. »Oik. b. ba. b«. br. 4. dd. du. «. éd. 1 fe. flU G. fu. $. 

bam. ban. h«. IL lo. o. po. Jip. pr. r. ». w. w. wu. ww. «. W. 

e. g. pa. fia. «p. 

Liqueur sucrée , que l'abeille domestique 
{ApU mcitifieay L. ) récolte sur les fleurs, et 
qu'elle élabore ensuite dans son estomac. 
On distingue : 

!• Le M iet blanc ùii vierge, Mtl album s. 
virgineum, qui est blanc, grenu et d'une 
saveur très affréable ; 

%• Le MUT jaune y Mel commune, qui est 
plus ou moins jaune et muqueux. 

MiBL Dtfpoatf. 
Mieldeepumi; Mel detpumûtum s. defum- 
ium. (a. am. ams. an. b. ba. br. d. du. e. 
éd. f. fe. ff. fi. fu. han. li. lo. o. pa. po. 
pr. s. sa. w. br,c. pid, tp, tto, rm.) 

y Miel 'commun. ... à volonté. 

Faites-le fondre au bain-marie , et enlevés 
l'écume à mesure qu'elle se forme, (am. du. 
éd. lo. f. wm.) 

ams. b. et c. prescrivent d'y ajouter un 
peu d'eau. 

:^Miel commun. ... * volonté. 

Mettez-le sur le feu , et dès que la chaleur 
le fait monter, vcrscz-y une petite quantité 
d'eau froide; écumes, passes et ajoutes la 
quantité d'eau nécessaire pour donner la 
mollesse convenable h la masse , mais qui 
ne doit pas excéder le quart d^ son poids, 
(d. f. fe. fu. sp, fw.) ^ 

ba. fi. han. o. po. pr.et s. prescrivent de 
faire bouillir deux parties de miel avec une 
d'eau , d'écumer , et d'évaporer en cuniis- 
tance de «irop, dont la pesanteur spéci- 
fique doit être d'environ i,3oo selon ba.; 
— li. sa. et p'ui, une partie de miel et deux 
d'eau;— ^n. br. pa. et w. une de miel et six 
d'eau ; — a. cinq do miel et quatre d'eau. 

:^ Miel blanc. . . . quatre parties. 
Eau commune . . . une psrtie. 

Faites dissoudre le miel dans les deux 
tiers de l'eau, et quand la liqueur bout, 
clarifiex-la avec l'autre tiers de l'eau, dans 
lequel on a battu du blano d'œuf. (ff.) 

br, prescrit de chauffer ensemble, près- 

Sue jusqu'à l'ébulUtion, une livre et demie 
e miel et une livre d'eau, d'ajouter du 
blanc d'œuf battu, d'écumer, de passera 
la chausse , et d'évaporer à une douce cha- 
leur , jusqu'en consistance de sirop un peu 
liquide. 

.2CMiel cinq parties. 

Sucre blanc. «... une partie. 



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MILLEPEUlLLa 



119 



Ban commane* • • . neaf partiel. 
Claiificx avec du blanc d'oeuf, paMiea à la 
chaufte, pais évaporex jusqu'en consistance 
de sirop, (trm.) 

^Miclblaric six livres. 

£au commane. . one livre et demie. 
Craie lavée et paivérisée» 

trois onces. 
Faites boaillir pendant deux on trais 
■liontes ; ajoutez alors 

Charbon en poudre. • • six onces. 

Blancs d'orun n* a, 

fiattos dans 

Ean. • • une livre. 

Faites bouillir jusqu'en consistance sira- 
pense, retirexdu fca , laisses en repos pen- 
dant un quart d'beure, et passes à la 
cbaosae. (f.) 



JqtM multa. ( r. fu. li pa. sa. w. fjp. ra. tp,) 
%, Miel cm. • • . . . une partie. 
Eau. ..... douze parties. 

Faites cuire et réduire d'un tiers (li.) , ou 

d'un quart (fu. pa. w.)« en écuneiant. 
sa. prescrit seulement d'enlever l'écorne 

à mesure qu'elle se forme. 

:^llîel blanc une partie. 

Eaa tiède douie parties. 

Faites dissoudre, (f. fp, ni.) 
»p, prescrit une partie de miel et six d'eau, 
00 une de miel et seiie de tisane corn- 
ai ane. 

LiQOBcra AimoranALiaQUB. (sm.) 

:^ Miel de Narbonne. • . une once. 

Eao de plantain. . • • seize onces. 

Essence de roses. . • • une goutte. 

Bassioez les yeux ayec cette dissolution. 

aooca BXPBGTOBAar. («m.) 
Tf Mief de If arbonne 9 
Beurre frais 9 

de chaque. . . . deux onces. 
Faites fondre sur un feu doux. 
A prendre par cnilleré«k 

cinoMBL. (b*. «a sur. vm, ) 

y Cire jaune une partie. 

Faites-la fondre, et au moment où elle 
vase figer, ajontes-y peu à peu 

Miel blanc liquéfié. • quatre parties. 
Léger excitant , utile pour amer les ul- 
cères atoniqnes. 

BAD SB MllL. 

SpfriUMê^ AqmameUUAndemaeu (br. pa. w. 
V-) 

If Miel pur • deux livres. 

Sable bvé. . . « . . . trois livres. 



Dîsf illes dans une cornue , sur le bain de 
sable, séparez Thuile du liquide qu'elle sur- 
nage , et rectifiez celui-ci. 

Apéritif, diurétique, diaphorétique. — 
Dose UD scrupule à un demi-gros. 

sorrosiTOiai commua. 

Suppoiitoruan nuliis commune. ( b*. e. g. 

sa.) 

^ Miel deux onces. 

Faites-le cuire sur un feu doux , en 
ajoutant 

Sel marin en poudre. . deux gros. 

Mêles bien , et roules sur une pierre hui- 
lée, (e.), 

b*. g. et sa. prescrivent une demi-once de 
miel et un gros de sel marin.. 

MnJJEJHBJniSJEi. 

MHUftuilU commune; Achittea MilU" 
foiium, L. 

StUmfgtrtt iAl,)\ mmmr milfM {An. }t kjttrjttk (B.); rmt. 
Ukt, karkmnis jérdkumH* (0.); mUltfoU; Mui*nr«jii«(f(.); 
fMi««iM éuiuiM»d{U9.)\ mUhftglio (J.); Ijêiaetmk (P«.); 
miUm ramm (P«r.); dmtlikm (5«.)- 

■. «ai*, an. b. ba. b«« br. d. e. I. Ib. fl. tu. g. bam. ban. be. 
U. o. p. pe. pp. pr* r. s. mi. «. wu. t9, èr. g. m. fU 

Plante tt ( syngénésie polygamie super- 
flue, L.; synanthérées,Cass.), d'Europe, (fig, 
Zorn, /«. pL t. ao. ) 

On emploie l'herbe et les sommités fleu- 
ries. 

L'herbe ( hh-bu mUofotU s. AchW^œ vui- 
garis ) se compose de feuilles alongées, ve- 
lues, bipinnées, à pinoules nombreuses et 
linéaires. Elle a une odeur agréable , et une 
saveur amère, aromatique, un peu astrin- 
gente. 

Les sommités présentent dea corymbes 
terminaux et serrés de fleurs blanches ou 
purpurines. Leur odeur est peu agiéable et 
faiblement aromatique ; leur saveur amère , 
un peu acre et balsamique. 

Excitant , tonique , antispasmodique , vul- 
néraire, usité dans l'hystérie, la colique 
ftatulente et hémorrhoïdale. On donne le 
suc exprimé à la dose de quelques once». 

BSPàCBS ASTBIBGBBTBS. 

Spêciet contra ipuîum sanguinU, (pa.) 

:f MlUefeuille à fleurs purpurines , 

neuf onces. 
Herbe de torosentille , avec la ra- 
cine, 

de boucage , avec toute la 

plante, 

de plantain , 

- de veige d'or. 



Fleurs de roses rouges , 
de chaque. . une once et demie. 
Coupes et mêlez. 



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MIIiLfiFEUlLLB. 



suc 01 UILLBFKOILLH. 

Suectu miHefiflU, ( he.) 

If Herbe fraîche de mîllereuille , 

à Tolonté. 

Pilez dans un mortier de pierre, en arro- 
sant avec an peu d*eaa ; exprimez avec 
force > laisses reposer le sac , décantez , et 
conservez dans des booteilles. 

BZTBAIT IQDBOX DB MILLBVBOILLB. ( B. BD. ba. 

d. haq. he. o. pa. pr. s. sa. tv. pid. vm. ) 

2C,Feailk>.s fraîches de millefeuille , 

à volonté. 

Pilez avec un peu d'eau', et passez à tra- 
vers une étamine ; laissez reposer , décantez , 
faites coaguler au feu et passez de nouveau; 
évaporez jusqu'en consistance demasse pi- 
lulaire , tétvtt du feu « iocosposez la fécule 
mise à peH , «« évafK)Ms «neore jusqu'au 
degré oonyeoable. {vm,) 

If Herbe de millefeuille. . une livre. 
Eau froide dooze livres. 

Faites maeérer pendant quarante -huit 
heures, en remuant de temps en temps; 
passez , évaporez 1« colature jusqu'à ce qu'il 
ne reste plus qu'environ deux livres , passez 
la liqueur après le refroidissement , puis éva- 
porez av bain-marie, jusqu'en eonsistance 
requise, (hao.) 

^ FVenilles fraîches de millefeuille, 
Eau froide , de chaque , une partie. 

Faites macérer pendant douce hen- 
les , puis ajoutez 

Bau bouillante. ... le double 
dtt poids de la masse totale. Passez après le 
refrdidlasement , clarifiez ayec du blanc 
d'œuf , mettez sur le feu, et quand la liqueur 
coron^ence à s'épaissir, passez à travers une 
étamine, puis évaporez convenablement, 
en remuant toujours. { vm. ) 



If Herbe de millefeuille. 
Bail de fontaine. . . 



une livre, 
six livres. 



Faites digérer pendant quatre heures » 
puis bouillir un peu, passez en exprimant, 
et évaporez la colature jusqu'en consistance 
d'extrait, (li. pa.w.) 



^ Herbe de millefeuille , 
Eau commune. 



une partie, 
huit parties. 
Faites infaser pendent quatre heures, 
puis bouillir pendant un quart d'heure, et 
passe* en exprimant avec force. Faites en- 
core bouillir le résidu avec quatre parties 
d'eau, mêlez les deux liqueum, et après 
vingt-quatre heures de repos , évaporez jus- 
qu'en consistance convenable, (s.) 

'^. Herbe de millefeuille , * une livre. 



Eau commune. • . • * , vt livres. 

Faites bouillir pendant une heure , passes 
en exprimant , puis évaporez à feu doux la 
colature décantée après vingt-quatre heu- 
res de repos. ( he. pld^ ) 

ba. prescrit une partie d'herbe , douze 
d'eau et un quart a'beure d'ébuUition ; — 
an. une d'herbe, dix d'eau et un quart 
d'heure d'ébuUition. 



If Herbe de millefeuille. 
Eau bouillante. 



une partie, 
huit parties. 

Faites bouillir légèrement pendant un 
quart d'heure, et passez en exprimant. Fai- 
tes encore bouillir le résidu avec quatre par- 
ties d'eau, et passez de même; mêlez les 
deux liqueurs , décantes après suffisant re- 
pos, et faites éYaporer jusqu'en consistance 
d'extrait. ( d. ban. o. pr. ) 

a. prescrit d'épuiser l'herbe fleurie par 
plusieurs coctions successives , de réunir les 
liqueurs ^ et de les évaporer au bain-marie , 
après la décantation ; — su. de la faire bouil- 
lir un peu avec le double d'eau , d'exprimer, 
dé faire bouillir le résidu avec de nouvelle 
eau, et d'évapoier les deux liqueurs réu- 
nies au bain«marie. 

BXTBA1T ÂLCnOLIQUB DB MILLSFBOILLS. (fu. pO. 
V\'U.) 

If Herbe <Ic millefeuille , 

Alcool, de chaque. . deux livres. 

Eau commune. . . . neuf livres. 
Faites digérer pendant douze heures , 

S assez en exprimant, tirez l'alcool par la 
istillation , et faites évaporer le résiau jua- 
qu'en consistaoee requise. ( po. ) 

fil. et wu. prescrivent une livre d'herbe , 
use d'alcool, huit d'ean et trois jours d'in. 
fusion. 

SIBOr DB Mff.LIP>UILLB. 

Syrupus dé mUlepiio. (f.) 

:^ Feuilles fraîches de millefeuille, 

une demi-livre. 
Eau bouillante. . . . trois livres. 
Faites infuser pendant douze heures^ 
puis filtrez , et ajoutez à la liqueur 

Sucre blanc le dooble. 

Dose , une demi-once à deux onces. 

TISANB SillASTiTlQOI. (pC0.) 

7f Queue de renard , 

Millefenille, 

Feuilles de plantain , 

de rénovée , 

d'ortie grièche , 

de chaque. . . . une poignée. 

Eau trois pintes. 

Faites réduire d'un tiers par la cuisson. 



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MILLEFEUILLS. 



ftOOCa MCXOMAL. (bf.) 

y Herbe de millefeaiUe , 

de lierre terrestre , 

de chaque. . deux oaceB et demie. 

— d'hjsope 9 

I Tirade doiice-ani ère, 

oe cbaaue une once. 

Ban bouillante. . . . trois livres, 
après douze heures d'infusion , faites 
dire doocement, et réduire de moitié; 
aprifliex avec force et ajoutez 

Miel despamé. . . . trois livres. 

Tinaigre. ..... une livre. 

Faites cuire, sur nn fen doux, jusqu'en 
consistance de miel. 

ponojf BzciTinTi. 
Mmtura miUefolU, {au,) 
:)(EitrattdenUJefeuUle, 

une demî-onee. 
Km de raenth« poivrée , huit onces. 
0léo-6acre de menthe , une demi-oace. 
1^, une cuillerée, quatre fois parjonr. 

TBIIITOBB DB MlbLIPB01I.I.B. 

TiM/arB s. Btteniia milUfolu, (br. fu. 11. pa^ 

TV.) 

ç Herbe de niliefeoiUe. . trois onces. 
^^<î«>' seize onces. 

Faites digérer pendant trois jours, 
P*«e* eo exprimant , et versez la cola- 
tore sur 

Herbe de mîllefeuille , deux onces. 

^prèi soflUante dicestion , passez en ex- 
Pùwot et aitrex. (br. pa. w.) 

fa. et IL prescrivent une partie d'herbe 
intrie, hnit d'alcool et huit jours de diges- 

Jfcjcitant, conseillé jadis contre les bémor- 
"«wes, la métrorrhagie et les douleurs 
•ephrêtiqQes.— Dose, cinquante à soizanto 
H da gouttes. 

■OILB BB MILWrXOlUJU 

'iium mUtefolii atlhtreum , /Etheroieum 

mille foRi. (br. fu. s. w.) 
^Sommités fleuries de mîUefeuille , 
_ une pai tie. 

***• • trois parties. 

Wrtillez, et séparez l'huile, (fu.) 
«.prescrit une partied'herbe et huit d'ean; 
-br. et w. Tingt-cinq d'herbe, soixante* 
Wwtt d ean , trou de sel commun et trois 
''^nde digestioo. 
"««îf quinze gouttes é ondemi.grot. 

«10 BB XIUBVBOII.LB. (hau. »m.) 
¥Berb« fleurie de millefeuille, 
P deux livres, 

cas pure. . . quantité suffisante. 



Distillez 'doaze livres, (han.) 

If Herbe fleurie de mîHefeuilte , 

cina parties. 

Eau-de>vie. . . un quart de partie. 

Eau pure. . . . soixante parties. 
Distillez vingt parties, (vm.) 
Dose , deux à quatre onces. 

BSPBIT DB MILLBPBD1LI.B GOMrOSi. 

Sphritut aromaiieuê $, vulnerarius s, mc7/«- 
fbiiis, rotmarini compantuê, (fi. su. vm.) 

:^ Sommités de millefeniUe , 

une livre et demie. 

~ de romarin , 

de thjm , 

de chaque. . . une demi-livre. 
Alcool , 

Eau , de chaque. • • huit livres. 
Distillez huit livres, (fi.) 

su. prescrit une livre et demie de roma- 
rin, une livre de millefeuilie, autant de 
thym et seize livres d'eau-de-vIe de grai» 
dépurée. 

^MUlefeuille fleurie. . trois parties. 
Armoise, 
Matricaire , 

•Serpolet , de chaque. . une partie. 
Eau-de-vie. . . . seize parties. 
Ean pure. . quarante-huit parties. 

Distillez seize parties, (vm.) 

BAU PORTIFICALB. 

Esprit adieux dé miilefeuUle , Baume vul' 
fUraire végétal; Aqua pontifiealis s. vutnê" 
raria Uomana s. succârum vegetabUium vut- 
neraria, Balsatnum vufnerariumvegeiabile, 
Liquor vulnerarius vegetabilis DippeHi ^ 
Spiritus aromaticus s, vulnerarius aeidus, 
Spiritui mille foUi t. rosmarini acetalus^ 
(b*. e. fi. su. vr. vm.) 

7f Herbe de nummulaire , 

de bétoine, 

de cerfeuil, 

de plantain , 

wd*t7i»toio<îlw5 eléiB«tltft« 

de chaque. . . . deux onces^ 

de sanicle , 

de bouillon blanc , 

de joubarbe , 

de vermiculske brftlante , 

de pervenche , 

de Duucage, 

de chaque. . . . trois onces^ 
Feuilles de chêne , 
Sommités de mîllefeuille, 
de chaque. . . . deux onces. 
Pilez ensemble , exprimez le suc avec 
force , et distillez-le avec 

Vinaigre. . quantitécgaleèlasicuni'.. 



Digitized by'^OOQlC 



MILLËPBHTUIS. 



Sel de cabine. . , quatre onces. 
GonserrÀ le produit, (w.) 

:ySuc de millefeuille , 

de bëtoine» 

d'origan , 

de boucage» 

— » de joaban>e, 

de saoicle) 

— —de verveine, 
de chaque sitoncea, 

demarnm. . . , trois oncei. 

Sous-carbonate de potasse , 

Sel de cuisine , de cbaqoe , six onces. 

Crème de lartre. . . quatre ooces. 

Aloès soccotrin. . . . une once. 

Vinaigre distillé. . . . une livre. 
Faîlci dissoudre l'aloès dans le vinaigre, 
le sel dans le suc de bétoine, le sous-carbo- 
nate dans ceux de verveine et de mille- 
feuille , la crème de tartre dans celui de boa- 
cage ; mêles ces liqueurs ensemble , laisses 
digérer pendant trois jours, et dittillex à 
siccite ; délayes le produit avec le résidu pul- 
vérisé, et dbtillez encore; répétez de même 
une troisième fois, (e.) 

b*. prescrit six ooces de sucs d'origan , 
saniclc, bétoine, verveine, joubarbe , bon- 
cage et millefeuille , trois onces de snc de 
maruni , six onces de sont-carbonate, antant 
de sel marin , quatre onces de crème de Ur- 
tre, Une livre de vinaigre et une once et 
demie d'aloès ; après trois jours de digestion, 
distillez le tiers. 

^Esprit de millefeuille .composé, 
_. . deux parties. 

Vinaigre une partie. 

Mêles. (6. su. tm.) 

Excitant, considéré comme résolutif dans 
les contusions et ecchymoses, usité au^si, 
comme astringent, dans les hémorrbagies 
internes , et pour diminuer les sueurs des 
pbthisiques. — Dose , quarante gouttes et 
plus. — On pourrait substituer Palcool au 
vinaigre. 

BniiLEPERTUIS. 

Deux espèces de ce genre de plantes sont 
employées en médecine : 

i'* MitUperiuU perforé i Hyperitum perfbra- 
lum , L. 

Jûkanniakraut {JL)i St.'j0k»*iwort [Jh.); SL-Janm Mina, 
ttnmMcft MriMnj (H. \ joréhumU , ptrikiÊm (0.); kjptrUomv 
(b. /.); matuH^td (Jltf.). 



ams. an. 1». ht. d. *. C fe. tu. g> ban. li. o. pr. ». w. wu. *r. 
f. m. fia. tp. t. 

Plante IL (polyadolphie polyandrie, L. ; 
hypéricinées, J.), commune en Europe.fAV. 
Zoni,/r.p/.t. 3i.) ^ ^'^ 



On emploie les tominltéa flenriea et la 

semence. 

Les sommités ( tummliaiet tîypcrlcl) su 
composent d'une tige légèrement triangu- 
laire, de feuilles ovalc's , oblongues , parse- 
mées de points demi- transparent, et de 
fleurs jaunes, en corymbes étalés, assez 
garnis. Elles ont une odeur faible et agréa- 
ble, une saveur balsamique, amére et lé- 
gèrement styptique. 

La semence est petite , d'un brun foncé , 
sans odeur , d'ane saveur amèt^ et résineuse. 

1® MUlepêrluis quaéranguhirt ; Hyperieutn 
quadranguUtirt , L. 

e. r. he. k: êp. 

Plante U, , répandue dans toute l'Europe. 
(/fjp.OBd. F/. Dan. t. d^o.) 

On emploie les sommités (iommitalet Hy- 
psrtec), qui se composent d'noe tige carrée , 
garnie de feuilles ovales, glabres, simples , 
présentant de nombreuses glandes demi- 
transplrentes , avec une rangée de poils 
noirs , et à l'extrémité de laquelle se trouve 
un corymbe serré de fleurs jaunes. 

BUILB 01 GaAIHBS »■ MlLLBPSaTUIS. 

Olûum temmum kyperici, (sa.) 
:^ Graines de millepertuis, à volonté. 
Pilez-les , renfermes la pAte dans un sac 
de toile , exprimes è Croid, et filtrez l'huile. 

SXTaAIT DB MILLBPBBTUIS. (w.) 

^ Fleurs de millepertuia. • une livre. 
Alcool cinqà six livrea. 

Après suffisante extraction , passes en 
exprimant ; faites digérer , puic bouillir un 
peu le résidu dans trois livres d'eau , clari- 
uez la décoction avec du blanc d'œuf , mêlcx 
les deux liqueurs ensemble , retirez l'alcool 
par la distillation, et évapores le reste 
jusqu'en consistance d'extrait. 

BIBOP OB MILLBPBaTOIS. 

Syrupus hyperiei, (w.) 

If Fleurs fraîches de millepertuis, 

une livre et demie. 
Eau bouillante. . • . une livre. 
Faites macérer pendant vingt- quatre 
heures dans un lieu chaud, puis expri- 
mez , et ajoutes à la colature , sur neuf 
onces , 

Sucre blanc. . . . seize onces. 

TBlHTUaS VIBBUSB DB MaLBPSaTIlIS COMHMÉC. 

Btttsamum cathotuum ex vlno s, mnocen fût. 
R«m. (sa.) 

:^ Benjoin trois onc<*s. 

Storax calamité. . . deux onces. 
Baomc du Pérou sec. . une once. 



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MILLEPISHTUIS. 



itS 



\loèt«oc<}otHii»' 
Myrrhe « 

OUbSD , 

Racine d*aiigéUqii« » 

<Ic chaque. . . due detni-once. 
Fleon sèches de millepertuis , 

quatre polgoéet. 
▼la rouge de bonne qtialité , 

quatre livres. 
Faites différer le millepertuis et l*«ngéli- 

Sdans le ¥10 pendant trois jours , sur 
cendres chaudes; esprinaez après le 
refroidissement, faites digérer les autres 
■abslanccs dans la colalnre, pendant quinze 
pws, en remuant souvent le vase, et passez. 

«BlVtÔas OB MlUJinBTDIS. 

Tmtimrat^ Bsmiim hyperiei. (br. fu, li. w. ) 

2C Fleurs de millepertuis, quatre onces. 
AlcooL . . . une livre et demie. 
Après trois jours de digestion, exprimez 
avec Ibrce et fillres. ( w.) 

br. prescrit de faire digérer, pendant trois 
> «n, trois onces de fleurs dans seize onces 
^'alcool, pois de faire infuser deuz onces de 
■ouvelles Aeors dans la colature,et de filtrer 
a h fin ; — fo. et li. de faire digérer , peu- 
^t trois joors , une partie de fleurs dans 
^tre d'alcooL 

Bzcîtant, antrefois van té dans la mélanco- 
lie elles ulTectiotis vermineuses. On l'appli- 
!■■»' •■•« * rcxtérieur, comme vulnéraire. 
- Dose , cinquante à quatre-vingts gouttes. 

ItimUM ALCOOLIOUB DB ■II.tBrBBTUIS COM- 

rosÉB. 

Tactara akehoHea kyperiei vulnerana^ Bal- 
mmmm eathoGeum eùm spîritu vino. (e. sa.) 

X Fleura de millepertuis sècbes , 
Racine de roseau aromatique, 
de chaque. . . une demi -on ce. 

AlcooL trois livres. 

Faites digérer, à une douce chaleur, 
Ams on vase couvert, pendant plu- 
iicun jouis y en remuant de temps en 
ttssps , pois ajoutes 

f«nJo" trois onces. 

Storaz , 
Bauflse deTolu, 

de chaqoe deux onces. 

Myrrhe une demi-once. 

Fmmz, après suffisante digestion, (e.) 

If Résida §^ de la prépsration de la 
teinture vinense de millepertuis 
composée , 
Racine d'angélique, une demi-once. 
Fleurs sèches de millepertuis , 

une once. 
AJcooL . . . • k quatre livres. 



Faites digérer pendant huit joors, et pas- 
sez. ( sà. ) 

Excitant, plus usité à l'extérieur qu'à 
l'intérieur. — Dose, depuis six gouttes jus- 
qu'à un demi-scrupule. 

BSSBHCB SPLiniriQVB SB STAttL- 

EstaUia ipienetica StéxhUi, (w.) 

^ Fleurs de millepertuis , une once. 
Herbe de verveine, 

— de rue, 

— ' de ruta murtria , 

— de sauge , 

^- de plantain , 

de chaque. . . one demi-once. 

AlcooL une livre. 

Faites infuser, exprimez et filtrez. 
Excitant , conseillé dans rhypochondrîe , 
comme aussi à titre de résolutif et de diu- 
rétique. — Dose, soixante à qttâtre-Vingts 
gouttes. 

HCILB DB HILLBPBBTOIS PAB HIFPSIOM. 

Oieum hyptriei, s. perfotiatm infutam. (ams. 
b. br. de. e. f. te. fu. ban a ne. li. o. pr. 
s. sa. w. wu. pid, tp,'vm,) 

If. Fleurs fraîches de millepertuis , 

trois parties. 
Hi||Ie d'olive. . . quatre parties. 
Faites Agérer pendant huit jours dans un 
endroit chaud, et passes en exprimant, 
(b. he.) 

br. fe. fu. et 11. prescrirent une partie de 
fleurs et deux d'huile; — pr. et s. une de 
fleurs et huit d'huile. 

If. Fleurs de millepertuis , une partie. 
Huile d'olive • . . quatre parties. 

Laissez an soleil pendant une semaine » 
faites bouillir légèrement et passez ; répé- 
tez l'opération deux- autres fuis , la seconde 
avec des fleurs sèches, et pendant un mois. 

o. et sa. indiquent le même procédé, 
mais prescrivent : o. une partie d'herbe et 
trois n'huile, chaque fois; sa« une d'herbe 
et deux d'huile, chaque fois. 

If Fleurs de millepertuis , une psrtie. 
Huile d'olive. . . . deux parties. 

Après huit jours de macération, faites 
cuiie jusqu'à consomption de l'humidité, et 
passez en exprimant, (br. wn.) 

ams. et d. prescrivent uoe partie de fleurs 
et trois d'huile ; — e. deuz parties de fleurs 
et trois d'huile; _ han. une partie de fleur» 
et huit d'huile. 

If Fleurs de millepertuis , trois livres. 
Vin blanc. .... une demi-livre. 
Huile d'olive. . . . deuz livres. 



Drgitizedby VjOOQIC . 



i«4 



MILLBPERTUIS. 



FaUet digérer pendant qiiel(|uei joun» 
dans nn endroit chaud y passes en expri- 
mant, et ajoutes 

Térébenthine de Venise, une livre. 
Conserves, (jfid») 

If Fleurs de millepertais. 

Huile d'olive, ae chaque, trois livres. 
Vin blanc six onces. 

Faites cuire jusqu'à consomption de 
l'humidité , exprimez et ajoutez 

Térébenthine de Venise, .une livre. 
Safran deux gros. 

Passez au bout de vingt-quatre heures. 

(vO 

If Fleurs de millepertuis , trois livres. 

Safran quatre scrupules. 

Huile d'olive. . . . deux livres. 

Vin une demi-livre. 

Après trois jours' de macération, 
faites cuire jusqu'à consomption de 
l'humidité , passez et ajoutez 

Térébenihine. . . . une livre. 
Conservez, (sa. vr.) 

If. Fleurs de millepertuis, 

soixante et douze parties. 
Huile d'olive , 

cent quarante-quatre parties. 
Térébenthine , • 

soixante et douiè parties. 
Après douze heures de digestion dans 
un endroit chaud, laissez refroidir, 
passez en exprimant, et ajoutez 

Safran en poudre. . . une partie. 
Aielez par la trituration, (vm.) 
Léger excitant , considéré comme vulné- 
raire, anodin et parégorique. — On l'emploie 
dans les luxations et les ulcères. 

jioiLx oa PLZoas. 
Otûum florum ShtanL (w. s/i.) 

^ Hnile d'olive six livres. 

Chiens nouvellement nés. . . n<* a. 

Grenouilles vivantes. . . . n* 1 3. 

Vers de terre vivans. . quatre once • 

Eau de fontaine. . . trois livres. 
Faite» cuire doucement jusqu'à con- 
somption de l'humidité , passes et ajou- 
tez 

Graisse d'homme, 

-r de marmotte , 

Huile d'amandes douces, 

— — de scorpion , 

de chaque six onces. 

Fleurs Aratches de primevère , 

de pai-d'ânr , 

debétoinc, 

,— -, de genêt , 

— - — de camomille romaine, 



— de violette , 

— de muguet , 

— de lavande , 
- de sureau , 



d'aoeth , 

— de sauge , 

— de giroflée 

— de rue , 



- de serpolet , 

- di- romarin , 
-de petite centaurée , 



de véronique , 

: — d'origan , 

de tanaisie , 

de troène , 

d'aîgremoine , 

- de pouliot , 



-— de mélilot, 
' de bonUlon-blanc , 



d'absinthe commune, 

i de roses , 

de chaque. • • unedcmi-oncc. 

— ...— . de millepertuis, 

quatre livrcK. 

Faites digérer au bain-marie, expriiuez 
et passez, (w.) 

Il faut avoir soin d'enlever les feuilles et 
les calices, sans quoi l'huile, qui doit être 
rouge , verdirait. — La formule de sp. pré- 
sente quelques différencea, mais trop peu 
importantes pour nous arrêter. 

Cette huile passait jadU pour èlru anodine, 
nervine , vulnéraire , antispasmodi^iuc cl 
antinéphrétique. — On peut en rapprocher 
les deux préparations suivantes : 

!• L'HuiU (UpeUit rMienti Oteum caieUo- 
rum* (sp,) 

X Petits chiens nouvellement nés , n» 5. 
Huile d'olive, quarante - huit onces. 
Faites cuire jusqu'à consomption de 
l'humidité , passez et ajoutez 
Herbe d'origan , 

de serpolet, 

de pouliot , 

de millepertuis, 

de marjolaine , 

de chaque. . . . deux onces. 
Après quinze jours d'insolation, passez 
en exprimant. 

a» L'Huilé dé renard; Ohum vuipiHum, 

U Renard écorché et vidé. . . n* i . 
Bau de fontaine. ... six Uvrca. 
Huile d'olive. . . . quatre livres. 

Sel commun îx onccj». 

Aneth , 

Thym , de chaque. . . . une livre. 

Faites cuire jusqu'à ce ^ue la chair se 
détache des os et que l'humidité soit diiisi- 
pëe , passez et conservez. 



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M1LL8T, MONAR'DE. 



135 



OVGVm VIBT. 

VH;;u€»lum virtdc pOiabUe, (pa. vi. sp, ) 

X Berbc de cerfraiL . • trois oocef* 

de fange, 

de lierre terrestre , 

de scabiense , 

de pa»4'àae « 

de marrube , 

de bétoine , 

de scolopendre, 

defenoail, 

de véroDÎqiie , 

de grande oonaoode, 

de verge d'or, 

de piea de lion , 

derae, 

de Baftllefetiille , 

d'aigremoine , 

depiantaié, 

d'urlîe, 

dliyaope, 

de millepertuis, 

de cbaqae. • une once et demie. 

Ubsçoos noirs , 

ÊcreTisMa de rivière , 
de (Jiaqne. • . . • . n« i5. 

Bcarie fraia. .... dix llf res. 
Ptitei cuire josqn'à eonsomption de VhU' 
■iilite, et passez en exprimant, (pa.) 

ïflerbe fraîche d'aarone , 

d'armoise » 

de pâquerette 9 

de Détoioe, 

- — — — de fenouil , 

d'hjsope , 

— ■ d^épatiqufi étoilée , 

— de miUeleuille» 

— de marjolaine , 

de plantain , 

- de véronique , 



-de verveiae. 



— -■■ de sauge , 

■ de me, 

de chaque une once* 

Bues de genéTrier Tertes, trois onces. 
Beurre. . . . quarante-huit onces. 

Faites cuire et passes, (w. s/».) 

Jidis o« le prescrivait à l'extérieur pour 
^«per les ecchymoses et calmer les don- 
'**iiatérîeurement, après les chutes et les 
^ps, à la dose d*nne ou deux cuîlUrées 
Uit da bouillon. 



COMMSia. 

Okmm s. BaUmnum Apparia, (e.) 

^ Huile d'olive six livres. 

^^mités de romarin , 

— de millepertuis, 

de rue, 

de chaque. . une livre et demie. 



Faites digérer pendant trois jours 
d«ii8 un endroit chaud , ajoutes 

Vers de terre. . . une demi-livre. 
Faites cuire jusqu'à consomption de 
l'humidité , et aissoudrcdans lacolature 
Poudre de sandaraque, 

de myrrhe , 

d'encens , 

de chaque. • . . deux onces. 

de mastic. . . .une once. 

Paaaec et conservez. 

■AD VlSCiSALK. (w. } 

If. Racine de gcande conaoode , 
— — "— flie te^lisse , 
— — — de pas>d'ftne, 

de chaque. . . . ' cinq onces. 
Herbe fraîche de bogie , 

■ — '— de cerfeuil , 

de lierre terrestre , 

de millepertuis , 

de plantain , 

— de scabieuse , 

de véronique, 

de chaque. • . quatre poignées. 

Anis étoile six gros. 

M^i«* • un gros. 

Mastic. trois gros. 

Kcrevisses vivantes. • . . a* 3o. 
Poumon de veau haché. . . • n* i. 
Eau de buglose, 

de cerreuil , 

de lierre terrestre, 

de véronique, 

de chaque. • une livre et demie. 
Distillez quatre livres , au baln-marie.— 
Dose , une ou deux onces* 

MILLET. 

PdjftîeiriR miliaeeum , L. 

fltrff* {ALD.)x mîtUt f-rfi.); kùjc [E.); getnt ^tf».); iniWiV 

(LU pTfm [P9)i milko { P«r. |. 
f. f. in. 

Plante ( triaodrie digynie , L. ; gia- 
minées, J. ), dont on ignore la patrie, et 
ou'on cultive dans plusieurs contrées de 
TEurope. f fig. Zom, ic. pi. t. 34o. ) 

On emploie la semence (ssmen MUit) , qui 
est petite et arrondie ; soun une pellicule 
mince t cnistacée, jaune, luisante et bi- 
valve , elle renferme une substance blanche 
et lariueuse. 

MONilBDE. 

Mcnarde ponctuée; Monaréa punciataj L. 

MûnUim katm (dn,). 

Plante ( diandrie monogyoie , L. ; la- 
biées , J. ) , de l'Amérique septentrionale. 
I (/f/r. PInk. j4tm. êab. a4. fig. i.) 



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MORELLB, HORGEflIfjr, MORPHINE. 



ia6 

On emploie l'herbe , qui se compose d'une 
tige duvetée » bUnchltie , portant d'étroites 
feailles aif^ës et parsemées de nombreux . 
poils brillans. 

Il est probable qu'elle agit comme exci- 
tant. 

■UILB DB HOITAIDI. 

Oleum monardœ œlhereum , ^iherolcum 
nmtfurdœ. (am. e.) 

:^ Herbe de monaide. . . k yolonté. 

Ban quantité snflBiante 

pour couvrir l'herbe. Distillez. 

MOBELLS» 

Moretlô nof're; Solanum nigrum, L. 

Sckwaner NaehtiehtMtn i4t.)\ blaek tUgktikadê {A».,i HJ 
»jiM (B.); winvutl. •Êêkmr (IX): Uitrkt nimm (£.); twrU 

m0Jr« 'f9r.)\ hûntlêUgroê {Sa,). 
•n. ba. br. d* c C fe. ff. g. w. wo. b». br. g. m, êp. t. 

Plante O (pentandrie monogynie» L. ; so- 
lanées, J.) , très commune dans toule l'Eu- 
rope, (fig. Zorn , le. pi. t. 440 

On emploie l'herbe (herba Solani nigri ) , 
qui se compose d'une tise arrondie , inerme, 
rameuse « lisse, garnie de feuilles ovales, à 
dents anguleuses et pointues. Elle a une odeur 
désagréable et stupéfiante. Sa saveur est 
nauséeuse. 

Ses baies contiennent , d'après Desfossesy 
un alcalcMide particulier, USolaninê, Solani' 
itiim. 

Léger sudorifiqoe , émollicnt, sédatif, à 
l'extérieur. 

DECOCTION xiacoTiQui. (ro.) 

'K Feuilles sèches de morelle , deux onces. 
Têtes de pavot blanc. . . • n* 4* 
Eau. . . . - • deux livres. 

Faites bouillir et passes. 

Adoucissant et calmant, qu'on peut em- 
ployer en fomentations, en bains locaux, 
en injections , en lavemens. 

HVILB DB MOBBLLB HOISB. 

0/eam tojani nigri, (e. f.) 
^ Herbe de morelle chaigéé de grai- 
nes une partie. 

Huile d'olive. • • . trois parties. 
Faites dieérer pendant quelque temçs 
sur les cen<&e8 chaudes, puis cuire jusqu'à 
consomption de l'humidité.. (e.) 

f. prescril une partie de feuilles et deux 
d'huile. 

OlIGURIVT fta MOBBLLB. 

Unguentum toiani* (#/i.) 
;^Suc exprimé des feuilles et des 
baies de morelle noire , 

trente-six onces. 



Huile d'olive, cinqQante-quatreonccs. 

GéiQse dix^uit onces. 

tiithargc. . . • trente-six onces. 
Faites cuire et ajoutei 

Cire blanche six onces. 

Poudre d'olibau. . , • trois onces. 

BAC OB MOBBLLB KOlBB. (ht. f. pB.) 

^ Herbe de morelle noire , ' une partie. 
Eau trois parties. 

Distilles la moitié, (br. pa.) 

f. prescrit de plonger cinq parties d'herbe 
dans douze et demie d'eau , de distiller dix 
par lies , de mêler le produit avec cinq par- 
ties d'herbe et diz d'eau , de distiller encore 
dix parties , et de répéter l'opération une 
troisième fois, si onie juge nécessairt;. 

niOBGEIiIllE, 

Mouron blanc. Mouron du oiseaux; Ai^ 
tine média , L* 

Mtytrlek. Hmlmwriarm, Vogêlkrmmi (At.y^ eUtbmttd M«. ). 
h9*rrât,rh90i iU€.). " 

f. w. tp. 

Plante Q (pentandrie trigynle, L. ; cnryo- 
pby liées, J.) , fort commune dans toute l'Ku- 
^P^ (fig* ^o^D» ^^' pi" <• 44^- ) 

On emploie l'herbe {herba Al$ine$ s, Mor^ 
êutgalimœ) , qui se compose d'une tige cy- 
iiodrique, grèic et rameuse, garnie de feuil. 
les ovales et pointues, dont les inférieutes 
sont i>étiolées, et les supérieures sessflcs. BUe 
n'a ni odeur, ni saveur. 

Émollient. 

uoBPmmBf 

Morphina, Morpheum. 
b*. t fe. 

i« Méthode de Sertueroer. 

^Elirait d'opium , cinq cents p&riie«i. 

Eau quantité sufllsao te 

pour que la solution froide marque huit 
degrés k l'aréomètre. Versez-y alors 
Ammoniaque liquide ( aa degrés ) , 

quantité suffiraote 
c'est-à-dire assez pour qu'il y en ait un ijL, 
gerezcès; enlevez le précipité gélMineu] 
qui se forme, recueillez ensuitesurun GIi|^ 
les cristaux qui se rassemblent au fond, Tai- 
tes-les sécher et dissoudre dans de r%oîdc 
sulfuriquH (66 degrés) chaud et préalable^ 
nent étendu de huit parties d*eau, verses de 
l'ammoniaque dana la liqueur, recueillea le 
précipité oui se forme, lavez-le avec de 1*^]. 
cool Tia degrés) , puis faites-le dissoudre 
dans de l'alcool bouillant (36d«'j(iéa) , passcj 
la solution, et laissez-la cristallistr. (f.) 

a« Méthode de Hottot, 

y Opium àfOloiUc. 



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MORPHIRB/ 



»V 



Falte»«s pliBieura macéntîonfl , coDcen- 
tnt les liqueurs réunies li deux degrés de 
rsréomètie , ft)oatez au liquide tiède un très 
itfer escés d'ammoniaque , separei le pré- 
npité eloCioeux qui se forme , filtres , verses 
a troidune DOQYelle quantité d'ammoniaque 
liqaide en eicès^ recueilles le précipité sur 
aac toile serrée, lavez-le avec de l'alcool 
{» degrés), faites- le sécher, réd«jiez en 
powlre« et traites par l'alcool (56 degrés) 
booiHant , mêlé d'une petite proportion de 
Hurboo animal, (f*.) 

S« Hétbode de RobiqucL 
XOpiam par et coupé ,• 

trois cents parties. 
Eaa commune. • . mille parties. 
Faites macrérer pendant cinq jours , 
pMsex et ajout es à la colature 

Magnésie calcinée. . quinze parties. 
Faites bouillir pendant dix minutes , fil- 
tm , bvez le sédiment avec de l'eau froide, 
bites-Ie sécher, puis macérera une douce 
(iatrar dans suffisante quantité d'alcool 
. 13 degrés ) ; laves ce qui rei»te avec de l'ai- 
^M)l froid au naéme degré, puis tenez pen- 
iaat qarlqnes minotcs ce qui rc^te encore 
«nsde Talcool (33 degrés) boaillant, pas- 
^h Uqaeur, recueillez les cristaux qu'elle 
'i'-mmt par le refroidissement, fiiites-les dis- 
Midffte daas de l'alcool (36 degrés) bouil- 
^•t, et laissez la solution cri-ntalliser. (b*. 
'fe.; 

4* Méthode de WinUer. 

2C Opinai trois parties. 

Tioaigre une partie. 

Eaa distillée. . . . huit parties. 

Après quelques jours de dîg«;sfion , sépa- 
>z te marc, lavez-le à plusieurs reprises 
irec de l'eau aiguisée de vinaigre , réuniss«!Z 
#« liqueurs , versex-y de l'ammoniaque , re- 
«snlfezle précipité sur un filtre, mettes*le eu 
' «tact , pendant quelques jours , avec de l'é- 
'WT alcoolisé; sépares du liquide qui suma- 
r u morphine débarrassée des matières qui 
^fiiest été précipitées avec elle, faites dis- 
•«dre dans del'alrool bouillant (36 degrés), 
* Uîases la liqueur cristalliser par le refroi- 
•■«•enaent. 

Uo n'enapiote guère la morphine , parce- 
a'elle est trop peo soluble dansTean. 

POTfOK ITABCOTIQUB. 

Poiio nmreoika, (6.) 
Z Morphine. ... un demi*grain. 

Eaa distillée une once. 

Sirop de pavot blanc. . . un gros. 
I prradre le Moir en se couchant. 

IVJBCT10IC CALMiHTR. 

Injtetio leniem. ( b, ) 
2:aaile d'amandes douces. 



Huile de lis, de chaque, une demi-once. " 

Morphine deux graine. 

Pour calmer les douleurs d'oreille, celles 
de la blennorrhagie aiguë, et le ténesme dans 
la colique bémorrhoîdale. 
^ Huile de camomille, 

de pavot , de chaque, une once. 

Jaune d'œuf. ...... n« i. 

Morphine deux grains» 

Pour calmer lis douIeuMde l'otalgie. 

SULFATE DE MORPHINE. 
(f. fe. ma.) 

^ Morphine pure. . . quatre onces. 

Faites-la dissoadre dans l'alcool, ou 
seulement délayez-la dans de l'eau dis- 
tillée , et ajoutez avec précaution 

Acide sulfurique étendu de son 
^oids d'ean. . quantité suflBsante 
pour saturer l'alcali. Filtrez, évaporez dou- 
cement , et laissez cristalliser. 

Dose , depuis un quart de grain jusqu'à un 
grain , dans une potion on enpilttles. 

siaor DB svLPATB DB MOBPHiirB. (f**. fe. ma, ) 
^Sulfate de morphine , quatre grains. 
Faites dissoudre. dans un pen d'ean 

légèrement aiguisée d'acide solfurlqne, 

et versez dans 

Sirop commun tiède. . • une livre. 
A prendre par cuillerées à café. 

PILOLBS CALMA RTSS. 

Pilu/m deprinienies. ( A. ) 
^Sulfate de morphine. . un grain. 
Huile d'olJve. . quantité suffisante 
pour dissoudre le sel. Ajoutes 

Ipécscoanba. , . , trois grains. 
Fève de St. -Ignace. , deux grains. 
Mie de pain , 

M:tl, de chaque, quantité suffisante. 
Fa tes six pilules. -^ Dose, une toutes les 
deux heures. 

B0UGALIIABS.(6.) 

^Sulfate de morphine. , deux grains. 
Huile d'amandes douces , 

quantité suffisante 
pour disdondre le sel. Ajoutez 

Sulfate de fer.: . . quatre grains. 
Mie de pain , 

Miel , de chaque , quantité suffisante. 
Paillas huit bols. — Dose , une toutes lv$ 
deux heures. 

^ Sulfate de morphine. . , un grain. 

Ipécacnanha. . . . trois grains. 

Huile d'amandes douce8,douze gouttes. 

Extrait d'aconit. . . . six grains. 

Pondre de réglisse , 

Miel, de chaque, quantité suffisante. 
Faites six bols. — Dose , un toutes les 
trois heures. 



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198 



MonPHlNB. 



ACÉTATB DB MORPHINE. 
Jeûias t^orphei s. morphinm, (b*. T*. fe. ma,) 

:^ Morphine à volonté. 

DéUyei-U dans de l'eau dMtUlée« et 
•joot«i 

Acide aeétîque ( lo degrés) , 

quantité floffisantc 
pour satuFer falcali. ËvaporeE ta solution à 
siccité. ^' 

Dose, on quart de grain à un min. 

Les préparations, qui seront indiquées i 
l'article opium» sous le paragraphe de l'ez- 
traction par Tacide acétique , devraient , li- 
gonreoseroent parlant , être rangées ici , car 
c'est r acétate de morphine , pins on moins 
impur y qui en fait la base. 

SOLOTIOS a'AC^VATl OB HOaFSIHI. («. ) 

:^ Acétate de morphine. • seize grains. 

Eau .s six gros. 

Acide^ acétique. .... deux gros. 
Dose » six à vingt-quatre gouttes. 
«ooTTiSGAuiARTBs. {t*. fc. bo. r«. «. m€. ru.) 
^ Acétate de morphine. . seize grains. 

Acide acétique. • . quatre goutte*. 

Ean diatillée. . . • • . une onct*. 

Alcool • .ou gros. 

Dote , six à douxe gouttes, dans une potion 
calmante. 

BOL AirriCATABaRAL. ( M. pU. ) 

:yBeurre de cacao un gros. 

Gomme adragaut , 

Safran , 

Miel de Narbonne , 

de chaque. ... un demi-gros. 
Extrait de réglisse , 
Baume de soufre anisé , 

de chaque. . . dix-huit grains. 
Extrait de jusquiame bbnche , 

six grains. 
Acétate de morphine. . deux grains. 
' Faites trente-six bols. — Dose un toutes 
les deux ou trois heures. 

FILVLBS CA|JiAaTB2<. (6. M.) 

y Acétate de morphine. . . un grain. 
Conserve de fleurs d'oranger, 

seize grains. 

Faites huit pilules. — Dose , une on deux 
toutes les nx heures, dans les névralgies et 
le cancer. On pourrait aller jusqu'à trois 
grains d'acétate par jour, en observant ses 
effets. ( eu. ) 

:y Acétate de morphine. . . un grain. 
Digitale pourprée. . . huit grains. 
Mie de pain , 

Miel , de chaque, quantité suflBsanle. 
Faites six pilules. — Doêt^ une toutes les 
deux heures. (6.) 

:y Acétate de morphine. . . un grain. 



Soufre.doré d'antimoine, deozgrftinp. 
Extrait d'aconit. • . quatre graina. 
Poudre de réglisse, 

Miel , de chaque, onanlité suffisante. 
Faites huit pilules. — Dese, une toutes les 
trois heures. (6.) 

PILOLBS BMMilTAGOCOBS. 

PUuUb Uviler êmmtnagogm deprimtntes, {ù .) 
:)^ Acétate de morphine. • . un grain. 
Huile d'olive. . • . dix gouttes. 
Ajoutes à la solution 
Ipécacuanha. . • • deux grains, 
extrait de jusquiamey quatre grains. 
Mie de pain , 

Miel , «le chaque , quantité suffisante. 
Faites six pilules. — Dose, une toutes les 
trois heures , dans l'aménorrhée proTenaot 
de l'exaltation de la sensibilité utérine. 

BOUCALMASS. (6.) 

y Acétate de morphine. • • un grain. 

Huile d'olive. ... dix gouttes. 
Ajoutes à la solution 

Mie de pain , 

Miel, de chaque, quantité suffisante. 
Faîtes sis bols. — Dose, un toutes les 
deux heures. 

VOnOff CALMA MTB. 

Hausiut tectant nareolicut, ( 6. ) 
7^ Infusion de camomille. . cinq onces. 

Extrait de laitue vireose , dix grains. 

Gouttes calmantes. . vingt gouttes. 

Sirop de guimauTe , une oemi-imce* 
A^ prendre peu à peu. 

siaor D'AciiATB DB MoamiRB. (f*.r**.fe. 6o. 
ca. ma» ) 
, y Sirop de sucre clarifié. • une livre. 
Acétate de morphine, qoatro grains. 
Faites dissoudre le sel dans un demi-^ros 
d'eau acidulée avec quelques gouttes d'acide 
acétique ; filtres, et ajoutez au sirop tiède. 
A prendre par cuillerées*à café. 

IULBr CALHART, 

y Sirop d'acéta«e de morphine, une oncïe. 
Inihsion de lierre terrestre , 

quatre oncïcs. 
Mêles. 

inULSIOR SAOATIVB. 

EmuU'to têdaiiva timpleœ, ( 6. ) 

:^Émulsion de gomme arabique , 

huit onces. 
Sirop'd' acétate de morphine , 

une once. 
A prendre peu à peu. 

CITRATE DE MORPHINE, (ma. pa. ) 

r^Morphinepure. . . . . aciae grsins. 



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IIOBS DU DIABLE, M08AMBÉ, MOURON, MOUSSE DE COBSE. 199 



Acide citrique cristallÎ8è, huit grains. 
Faites dissoDdre le tuut dans 

£aa distillée une once. 

Colorei la solution «Tec 

Teinture alcoolique de cochenille , 

deoz gros. 

Mêles bien, {ma.) 

Porter préparait ce sel en broyant quatre 
oDces d'opium cm avec deux onces d acide 
citrique cristallisé , ajoutant ensuite seize 
onces d'ean bouillante, et flltrantla liqueur 
sprës Tiogt-quati-e, heures de macération. 

Cette liqueur a les mêmes usages que l'a- 
cétate liquide de morphine. 

M OBS DU DIABLE. 

Seméiosa sueeim , L. 

TmftlMmtêiêê iAI.)\ deviMhi {dm.)', cMr(|M« (B.)t dutêMU 

ia»v«l» (I.); ciajn^ (P^O* *wrs9 de d^aho [Por.)\ engcmdd 
'5..Î. 

m. hr.tw.k». M. ip. u 

Plante ]i ( tétrandrie monogynie, L. ; 
dîpsacéea, J.) , commune en Europe, {fig, 
Zorn, le. pL t. iSo.) 

On emploie la racine et Therhe. 

La racine ( radm Suecisœ s. Mortus dia- 
Mi ) est courte , fibreuse , faonâtre en de- 
hon, blancbfttre en dedans, et comme 
rongée dans le milieu, parcequ'elle meurt 
eo grande partie à la fin de chaque année. 

L'herbe se compose d'une tjge simple, 
ronde y veine, rameuse, à rameaux oppo- 
ses , portant à chaque articulation deux pe- 
tites feuille* opposées, lancéolées , entières. 
fXlc a uoe odeur à peine sensible, et une sa- 
Tciir aviarescente, douce , styptiqne. 

Léger astringent , peu usité. 

MOSAMBÉ. 

MottmLé doJieamdre; PoianUla éodéetm* 
érm, €and. 

f 

Plante ( tétradynaraie siliqueose , L.; 
ripparidées, J.), des Indes orientales, {pg. 
Bart. Flore of N. Amer, X. 1. XXII.^ 

La racine est réputée anthelmintique. 

MOUBON. 

Mourtmrottge; Anagallis phœnieea, Lmk. 

' "«tCMcUtfiV, Afkergaaekhéil {Jl.}'. népimptiittl {An.); 
M0r wi«r» tsJ>j atrrwrc* (£.h ndon* , gaoukeal, ^rlnt vtd 
<*f. f <■« ^fd mitidtig{D.}\ grMtem guichrnhiil {Ùo.). 

.Kti*. br. 4. t fc Al. jc. li. o. r. b. v. wu. hr. m. »p. t. 

Plante (#) ( pentandrie monogynie , L. ; 



primulacées, J.), commune dans toute l'Eu- 
rope, {/ig. Zorn, /(C. pi. t. 145.) 

L'herbe (herba AnagaUidit maris) se com- 
pose d'une tige anguleuse, rameuse et gar- 
nie de feuilles ovales, presque -obtuses, gla- 
bres , sesùles , opposées et quelquefois ter* 
nées. Dénuée d'ooeor , elle a une saveur un 
peu Aore et amère. 

La pharmacopée russe dit naïvement , en 
parlant des vertus médicin^s de cettn 
plante ( olim antim^laneholka , hodie «nii- 
fytta. Telle pourrait être la devise de tous 
ces prétendus spécifiques qae chaque siècle 
voit naître et mourir , que chaque théorie 
médicale proclame jusqu'à ce qu'une autre 
les proscrive. 

FODDai AHTIUrSSIQUB. 

PutvUanagallidît. (au.) 

If Feuilles de mourou rouge » 
Sncre blanc, 
de chaque. . • deux scrupules. 

A prendre toutes les deux heures. — Ana- 
galiis prîmam laudabatur in hydrophobia , dit 
Augustin , m Kaêmpfii libro anonymo von dtt 
WatHrtéktu , deinae pturlet et nuper quoquû 
in novûHis publiei* , sed virluê ejusdem prO' 
bUmaiica, 

■CILI DB MOQaon aouoB. 

Oieum anagairaUSé (pa. w. ) 

^ Herbe fraîche de mourou tou%t , 
Hufrlc d'olive , 
de chaque. . parties égaler 

Faites cuire jusqu'à consomption de l'fau* 
midité , et passez en exprimant. 

A l'extérieur, en frictions, on à Tin te- 
neur, en lavemens, dans bl colique ven- 
teuse , chez les eoTans surtout. 

KÛUSSE DB COBSE. 

Mousse de m&r, CoraUme de Corse; Helmin-^ 
ihocorion, Heiminthocortos , Lemiiho- 
carton, Ètmninthooorion , Sâelitkoeerton , 
Coraiiina Corsiea s. rubra^ Muscus 

. helminihocortos s, ooraltinus s. marines 
s. helminthocortus. 

ains. an. ba. be. br. d. a. f. fe. AT. (a, g. bam. ban. be. Ij. o. 
po. pr. r. •. w. vu. A«. Ar. g. m. tp. 

Production marine, qu'on pêche principa- 
lement nur les côtes de la Corse. Elle a un«î 
odeur déi»agiéable , une saveur salée et nau* 
séeust. 

C*e*t un mélange de p'iis d*» yîngt tant 
plantes marines que poiypiortt flexiblci , tels 
que Fucus Heiminthocortos, Lalour. , Fucus cri- 
eoides, Good., Fucus barbatus, Good., Fucus 
sodoides, Dcêî.^ Fucus fasdcta. Ru., Dtsma- 
restia aeutcata , Lrox. , Gigartiua plieata f 



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i5o 



MOUSSE DE CORSE. 



L1111.9 Cefmiam eaiênatum » wgûgropUum^ 
aibinum , ineurvum , /breipatum, seooarium , 
gracile, eaneeliatum » Gand., Ulua Laeluca , 
gquammaria^ pavonim, Gand., CaraUina ru- 
bent, offieinarum, débrwde ZoiUra marinay 
de Bcrtulaireu, de gorgooea, de tububires, 
Vj4cetabuiaria me^Uerranea , Lms., da table 
et des coquillage». Ordinairemeot le corps 
qui domine dans ce méUn^e ioformc, est 
U GigûHinévermifage^ GigaHina Helminiho- 
eorton^ Lmi., algue (6g. Polira, de Phys. 
t. XX , tab. 1 . ).qu^o a vue en faire depuis 
un huitième jusqu'au tien. Cette plante est 
longue d'un à deux pouces , de couleur 
blonde , brunâtre ou roùgeàtre , formant 
des touffes serrées, composées de plusieurs 
tiges grêles , à trois ou quatre rameaux , cor- 
nées , redressées , presque simple», à eitré- 
mités pointues et sensiblement articulées , 
à tubercules fructifères hémisphériques , la- 
téraux , épars et sessiles. 

Léger stimulant , qui passe pour être un 
anthelmintique puissant , surtout chex les 
enfans. — Dose de la poudre, depui» dix 
grains jusqu'à deux gros , dans du miel. 

roooai vBaMirvoB. 

Poudre d*hetminihoeori<m ampotèe» ( f. ff. 
ea, ) 

If Mousse de Corse , 
Semen contra , 
Sommités d'absîothe, 

. de tanaisie , 

Feuilles de scordium, 

> de séné , 
Rhubarbe choisie , 
/de chaque. . . parties égales. 

BOLS VBBIIIFD6B8. 

Bo& anthelminticO'ioniei, ( b. ) 

Tf Mousse de Corse , 
Extrait de bcmen conlra, 
de chaque. . . . un scrupule. 
Faites six bols. — Dose , un toutes les 
deux heures. 

:^ Mousse de Corse, 
Extrait de semen contra , 

> de valériane , de chuqne , 

un scrupule. 

Faites six bols. — Dostr , un toutes les 
deux heure». 

IMFDSUJR Dl MOL'S»B DB COB«B. 

Infutum anihelminticum. (jiv.) 

1£ Mousse de Corse , deux à huit gros. 
Eau bouillante. . . . une livre. 
Au bout d'une heure de macération , pas- 
ses. 

' Dose • une livre , chaque matin , à boire 
par ▼erré<*8. 



OiCOCTIOlV DB MOOSSB DB COBSB. 

l^ttane vermifuge , Décoction de coralline ; 
Deeoûlum helminthoeorli, (b*. ff. fp.ra.) 

:^ Mousse de'Corse. . . deux gros. 

Eau quantité suffisante 

pour obtenir une demi-livre de cola- 
ture après une demi-heure d'ébullition ; 

1>assez en exprimant, et ajoutez à vu- 
on té 

Sirop simple deux gros. 

Mêles bien, (ff.) 

b*. prescrit deux gros de mousse, asâex 
d'eau pour obtenir quatre onces de cola- 
ture et une demi-once -de miel despu^é ; 
— ra, une once de mouKse et deux livrée 
d'eau; — fp. une once de mousse» deux 
pintes et demie d'eau , réduites à deux , et 
quatre gros de réglisse. 
Antlielmintique. 

DiCOCTiOR VBBMIFOQK. 

Deeoclum heîminthocorti, ( au, ) 

:^ Mousse de Corse, une demi-once. 

Herbe de gratiole. • . un gros. 

Eau six onces. 

Faites réduire à cinq onces par l'é- 
bullition , et ajoutez à la colature 

Sulfkte de fer. . . un demi-gros. 

Miel • aoe demi-once. 

Dose, une cuillerée toutes les deux heures, 
chez l'adulte. 

QWLàU DB HOO^iSI DB COBSB. 

Mdcilage de moût te de Corse, Getée d'hei- 
minlhœorîon* ( ams. b*. f. ea. vm.) 

:^ Moi^se de Corse. . . . une once. 
Eau pure deux livres . 

Faites cuire doucement, dans un 
vase couvert , et réduisesik huit onces ; 
passez et ajoutez à la colature 

Sacre. . . • une once et demie. 
Réduisez à cinq onces, et laissez en repos 
dans un endroit frais. ( ams. ) 

quatre onces, 
quatre livres. 
Faites cuire et ajoutez 

Vin blanc une livre. 

Sucre blanc. une livre et demie. 

Ichthyocolle deux gros. 

Clarifiez , passez et évaporez convenable- 
ment. ( f. ) 

b*. donne la même formule, en suppri- 
mant le vin. 

^ Mousse de Corse , 

deux livres et quatre onccK. 
Vin rouge six'pintr». 



7f Mousse de Corse. 
Eau de fontaine. . 



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MOUTARDE. 



»3i 



Après viogt-«^a«tre beares d'iofa- 
iioa aa bam-mine , faites boDÎJlir, pas- 
sei, et remettez sur le feu , aTec 

GaasoDade blaocbe. . douze lifres. 

Chrifiez, passez, et réduisez à en viroo 
qoioze livres. ( m. ) 

^ Mousse de Corse. . . une partie. 

£ao* srpt parties. 

Faites iofu&cr pendant deux heures , 

dans on vase couvert , à une chaleur voi- 

sioc de rébullition , et passez eo ezpri- 

I maot; faites infuser le résidu, au bain- 

marie tiède , dans 

Vin du Rhin * une partie et demie. 
Eiprimez an bout de douze heures , 
npprocbes la première colature jus- 
ou'i une partie et demie , réunissez les 
deas liquides, faites fondre dans le mé- 
laoge 

Sucre blanc. ... six parties. 
Ecumcz et passez à travers un blanche^. 

Doie, depais deux gros jusqu'à une once 
et plus. 

siaop OB MorssB di gobsb. (g. pie,) 



If. Montée de Corse . 
Eau 



douze onces. 
. huit livres. 

Faites bouillir pendant deux heures ; 
panez, puis faites bouillir Je résidu 
daos 

Eau cinq livres. 

Passez. Mêlez les deux décoctions, 
>joates 

Sacfe blanc trois livres , 

et Cùtes cuire jusqu'en consistance de sirop. 
ip'»-) 

g. prescrit quatre onces de mousse , suffi- 
BBie quantité d'eau et une livre de sucre 
bUoc. 

A prendre par cuillerées. 

aiaor vbbmifocb. (ca,) 

f Mousse de Corse .. , . douze onces. 
Eau ..... suffisante quantité 
P<nr l'épui^r par la coction , passez. 
Ajoutez à la liqueur 

Vin blanc . . . une demi-bouteiile^ 

Blanc d'ttuf n* i . 

Sucre blaoc .... quatre livres , 
et BB mélange de 

Cochenille .... trente-«ix grains. 

A^lon vingt-quatre grains. 

Faites jeter on bouillon , filtrez et faites 
coire en conaîatance convenable. 

A prendre, par cuillerées, pur ou étendu 
(nos 00 vèhîciile cooTenable. 



roTiON VKamruGB. (ra. ra. sm,) 



. . un gros, 
quatre onces. 



:jC Mousse de Corse 

Eau bouillante . 

Ajoutez à l'infusion 

Sirop de sucre .... une once. 
Mêlez bien, {ra,) 

ra. prescrit encore trois à six gros de mousse 
six onces d'eau et une once de sirop de miel! 
n^Mouseede Corse .... un gros. 
Eau bouillante. . . . une verrée. 
Faites cuire pendant huit minutes, et 
ajoutez à la colature refroidie 
Eau de fleurs d'oranger, 
_ , une demi-once. 

Suc de citron une once. 

Mêlez, {ca. sm.) — A prendre eo une 
seule dose , le matin à jeun , pendant trois 
ou quatre jours. 

LOOCH VBBMiFUGB. (bo, fie. ru.) 

y Looch simple .... quatre onces. 
MousHe de Corse en poudre , 

un demi-gros. 
. Huile d amacdes douces , 
Sirop de limon , 

de chaque une once. 

Mêlez, {ra.) 

If. Forte iufusion de mousse de Corse, 

„ ., , quatre onces. 

Huile de ricin .... deux onces. 

Sirop de fleurs de pêcher, une once. 

Mercure doux . . . quatre grains. 

Rhubarbe en poudre, aouze grains. 
Mêlez. {pU,) 

^Huile d'amandes douces, quatre onces. 

Mousse de Corse en poudre , un gros. 

Sirop de limon .... une once. 

Camphre vingt grains. ^ 

Liqueur d'Hofimann, 

« , - ,. vingt-cinq gouttes. 

Eau de fleuis d'oranger, 

de pourpier, 

de matricaire , 

de chaque deux onces. 

Mêlez. (60. pi».) 

MOUTARDE. 

On emploie en médecine deux espèces de 
ce genre de plantes : 

1» Moutards blandie; Sinapii alba, L. 
d. du. «d. t ban. li. po. pr. «r. «. g. ap. 

Plante ( tétradjnamie siliqueuse, L. ; 
crucifères, J.), commune dans tonte l'Eu- 
rope, {fig, Zorn,/c. pi, t. 9a.) 

L'on emploie les semences (iemen Sina- 
pios albte t. Brueœ)^ qui sont petites, rondes. 



9- 



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t3s 



MOUTARDE. 



jaunAtrcs , d'une odeur fogeee , d'une MTenr 
ftcre et amërc. 

a» Moutarde noire: SinapU nigra, L. 

Stnf[Ai.)i mi»Mtard{An.)\ unnêp (D.)i mottaro (B.}5 motttrd 
{Uo.K »««/»«. »«n«ra {I.j\forctjea ftarHa(Por.)\ mwlar- 
4a{Por.)iêtnap(Sti.). 

a Riu. aniB. «n. b. ba. bc. br. d. do. e. t. fe. ff. fi. fo. ff. bam. 
bao. be. li. lo. o. p. po. pp. pr. r, *. «u. w. wu. ww. be. kr. 
u.g.m.pa.pid,t9.tp. 

Fiante O » commune dans toute l'Europe. 
{fig. Zorn , /f. pL t. i5a. ) 

On emploie la semence {Semen sinapiot 
nigrmt, Eruem nî^»), qui est très petite, 
arrondie, noire ou d'un brun noirâtre, 
d'une odeur fugace , d'une saveur ftcre et 
amère. 

Ces deux graines sont fortement excitan- 
tes. On les range parmi les a Dtiscorbutiques. 
— Henry et Garrot y ont trouvé de Vacide 
Muifo'iinapique^ qui se rapproche du sulfu- 
rique , mais qui en diffère par sa composi- 
tion élémentaire. 

OHGOBinr DISCOSSIF. 

Vnguentum elnap'u, (au.) 

:^ Graine de moutarde • • trois onces. 

Huile d'amandes, une demi-once. 

Suc de citron,' quantité suffisante. 
Vanté par Frank, dans les ecchymoses. 

BOLS STIMULA H8. 

Boii ad paratysin, (en. ta, tw. ) 

^ Semences de moutarde, on demi-gros. 
Garri, 
Cannelle . de chaque , quatre grains. 

Gingembre deux grains. 

Sirop de sucre, quantité suffisante. 
Faites nn bol. (sa.) 

ca. et *w. suppriment le gingembre , mais 
remplacent le sirop simple par celui du 
gingembre. 

À prendre deux fois par jour, dans la 
paralysie. 

iLKCTUAiai ARTISCOaiOTIQUl. (VIR. ) 

y Poudre de cannelle , 
de moutarde, 

de chaque une partie^ 

Ecorce d'orange. . . deux parties. 
Extrait de trèlle d'eau , deux parties. 
Conserve de beccabunga , 

.— — de raifort sauvage , 

de cochléaria , 

de cresson , 

de chaque .... trois parties* 
Mèlex avec soin. 

StSAPISMB. 

CataptoMme de moutarde: Cataptasma epitpaS' 
licum t, iinapis s, êinapecs^ Linimentum ru- 



bêfaeUns^Sinapitmut, (br.dd. du. e. f. fe. 
ff. han. he. lo. p. s. vrw. au» br» c. ai. e» 
fp. ra, sa» sw. vm. } 

^Graine de moutarde grossièrement 

pulvérisée 'à volonté. 

Vinaigre. . . quantité suffisante 

Eour faire une pftte assez ferme. ( dd. f. ff. 
an. ea, e.fp, ra, ) 

La dose de la moutarde varie entre une 
once et demie et quatre onces» 

y Farine de moutarde , 
Mie de pain, de chaque, parties égales. 
Vinaigre. . . quantité suffisante 
pour faire nue pftte de médiocre consistance. 
(P- *r.) 

fœ.etvm. prescrivent unepartie de mou- 
tarde, deux de levain et suffisante quantité 
de vinaigre chaud. 

If Levain , 

Farine de moutarde , 

de chaque. . . . parties égales. 
Vinaigre simple ou scillitique, 

quantité suffisante 
pour faire une bouillie épaisse, (s.) 

ra» prescrit quatre parties de levain et 
une seulement de moutarde. 

^ Farine de moutarde , 

de mine de lin , 

de chaque , une demi-livre. 
Vinaigre. . , suffisante quantité. 

Délayez ensemble, (lo.) 

ra. prescrit quatre onces de cataplasme 
de farine de Un et une demi-once de farine 
de moutarde ; — du et e. une demi-livre de 
moutarde, autant de mie de pain, suffi- 
sante quantité de vinaigre et, au besoin , 
deux onces de raifort sauvage ; — ww. qua- 
tre pnrties de farine de seigle, deux de 
moutarde et suffisante quantité de vinai- 
gre ; — sw. deux parties de farine de seigle , 
autant de moutarde et suffisante quantité 
d'eau ; — sa. deux parties de farine de fro- 
ment, autant de farine de moutarde et suf- 
flsante quantité de vinaigre. 

^Farine d'avoine. . . quatre onces. 

Vinaigre six onces. 

Faites cuire jusqu'en consistance de cata- 
plasme, en ajoutant sur la fin 

Poudre de fleurs de sureau, trois onces. 

— i de graine de moutarde , 

trois gros. 
Mêlez, {au.) 

^ Levain trois onces. 

Bacine de raifort sauvage ripée. 

Moutarde écrasée, 

de chaque. • une once et demie. 

Vinaigre. • . quantité suffisante. 
Mêlez ensemble, (han.) 



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MOUTARDE. 



i55 



f*. et fw. prescriTent quatre parties de 
farioede froajeot , autant de farine de mou- 
tarde , uoe de raifort et suffisante quantité 
de rinaîgre. 

If Levain , 
Moutarde, de chaque, trois ooces. 
Poivre noir pilé. . . . une once. 
Vinaigre. . . quantité suffisante. 
Faites une pâte, (he.) 
hao. prescrit une once et demie de mou* 
Urde, un gros de poivre, une once de rai- 
fort, autant de levain et quantité suffisante 
de vinaigre ; — ea, une demi- livre de mou- 
tarde , un gros de poivre, autant de gingem- 
bre et suffisante quantité d'ozymel. 

^Levain deux onces. 

Sel de cuisine , 

Farine de niootarde , s 

de chaque. . . une demi-once. 

Vinaigre. . . quantité suffisante 

pour faire une pâte, (fe.) 

If Levaio. . . . uue once et demie. 

Farine de moutarde , quatre onces. 

Sel ammoniac un gros. 

Herbe de rue écrasée , une demi-once. 
Vinaigre. . . quantité suffisante. 
Faites du tout une pâte molle. ( e.) 

'^ Levain , 

Savon noir, de chaque, deux gros. 

Moutarde, 

Herbe de rue écrasée, 

de chaque. . . une demi-once. 

Ognons écrasés. . . . une once. 

Sel de cuisine. . • une demi-once. 

Vinaigre. . . quantité suffisante. 
Faîtes une pâte moUe. (br.) 

■40 aa MOOTâaos. (wu.) 

y Graine de moutarde. . une partie. 

Bau huit parties. 

Faites macérer pendant viugt - quatre 
heures et distillez. 

■01 LB DB ■ODTAaDB FAB 1NPUS10H. 

Oteum teminum tinapi Infusum, (b*.) 
^Poudre de moutarde débarrassée 
de l'huile par Tel pression, une once. 
Huile essentielle de romarin, 

huit ■ onces. 
Apréa trois jours de digestion, filtres. 
fin frictions sur les parties affectées de 
paralysie. 

VIR BB «OCTABOS. 

ymumêùmpioêtCoilutorium sinapî. (wu. au,) 
y Graine de moutarde écrasée , 

une demi -once. 

Vin une livre. 

Aptes six heures de macération , dé- 
cantes. ( wu. > 



:^ Graine de moutarde. . 
Vin blanc. .... 



une once, 
une livre. 

Après six heures d'infusion, passes et ajou- 
tez à la colature 

Teinture de cannelle. . deux onces. 

Mêlez, {au,) 

Sialagogue, utile aussi & l'intérieur , dans 
les bydropisies. 

PBTIT-LAIT SlHAPIStf. 

Sérum laelis sinapinum s, eum tmapL (b*. 
fu. he. li. p. sa, tw, ) , 
Qf Lait de vache. . . . deux livres. 
Graine de moutarde écrasée , 

deux onces. 
Faifces bouillir ensemble jusqu'à ce que 
le caillot tombe au fond du vase , et filtrez. 
(b'.he.U.w.) 

p. prescrit une once de moutarde pour 
deux livres de lait; — fu. une once et demie 
de moutarde pour deux livres de lait. 

• ujie livre. 

• une once. 



^ Lait de vache. '. 
Graine de moutarde. 



Triturez ensemble peu à peu ; ajour 
tez ensuite 

Vin du Rhin. . quantité suffisante. 

Faites coaguler par l'ébullition et. passez. 
{tw.) 

Excitant, conseillé dansTarthrodynie , la 
ffoutteet la paralysie. —Dose , une ou deux 
uvres, à consommer dans la nuit. 

Biàaa DioaiTiQDB. 

:^AiIe quarante pintes. 

Graine de moutarde , 
Genièvre , de chaque, une demi-livre. 
Graine de carotte. • . six onces. 
Passez après plusieurs jours d'infusion, 
(co,) 

sa. prescrit une once de moutarde, autant 
de genièvre, trois gros de carotte, deux 
gros d'absinthe et huit pintes de bière; — 
vm. une partie de carotte, deux de mou- 
tarde, deux de genièvre et soixante- quatre 
de bière forte. 

^Racine de raifort sauvage , 
Graine de moutarde , 

de chaque. .... une once. 
Genièvre , 
Sous-carbonate de potasse , 

de chaque six gros. 

Bière forte six livres. 

Faites macérer à froid , pendant quatre 
jours et passez. 

Dans les catarrhes de la vessie et les hy- 
diopisies. 

BiftaB ApAai«iVB.(s».s». ) 
:^ Moutarde uuire. . . une once. 



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i34 



MUFLB DE VEAU, MUGUET. 



Aristoloche longue. . . six gros. 
Petite ceotaurée. . . deux gros. 

Sabine un gros. 

Bière légère» . . • huit pintes. 
Après quatre jours de macération, passes. 

BlàKI STIMOLAim. (#0.) 

:^ Racine de valériane. . une once. 

Moutarde noire six gros. 

Serpentaire de Virginie , trois gros. 

Feuilles de romarin , une de mi -once. 

Bière légère huit livres. 

Faites mac)èrerà froid pendant deux jours 
et passez. 

OABGAaiSMI êlKLAQOGUK.{sp.) 

If Eau d*angéliqne , 
— — d'hysopé, de chaque, six onces. 
Esprit de cochiéaria , une demi-once. 

de sel ammoniac , 

quatre scrupules. 
Pondre de moutarde. . . un gros. 
Miel rosat. . . . quatre onces. 

OâiOAiism ÀSTainGBiiT. (pie,) 

If Semences de moutarde. . un gros. 
Vinaigre rosat , 
Sucre blanc, 

de chaque une once. 

Eau trois onces. 

ooLLUTOias ixGiTAirr. (b*.) 

% Poudre tle moutarde , 

un gros et demi. 

Vinaiffre une once. 

Eau oe (bntaine. . . quatre onces. 

MUIXE DE VEAU. 

Aniirrhinum mtyuty L. 

KMhtmMêê,SUrekkrmia,lmmtmmMtl, Ortml ^dL)^ «tmmmtHap- 
drêgon [Am.)\ gr99i U^wmmuul (flu. }. 

br. fcp.w. 

Plante cf (dldynamie angiospermie, L. ; 
personées^ J.) , du midi de l'Europe, {fig. 
Kn. del hort. 1. la.) 

On emploie l'herbe fleurie {herba OwntU 
majerist. Aniirrhini majorit)^ qui se compose 
d'une tige cylindrique , garnie de feuilles 
lancéolées , opposées , et de grandes Qeurs 
purpurines, à palais jaune, formant une 
grappe assez serrée. 

Léger excitant. 

MUGUET. 

Muguet de mai; Ccnvaliaria majalit , L. 

Jfci»l«m« fiiL); hatt l'dj of tk» 9mU«j U«.)« «maà ,0.]; Un* 
éê Uê —llu (K.); twhUdig émikraid (Ho.); umfoglh {1.)\ 



•mi. an. ba. br. e. f. fu. $. bm. li. 

t4. g, m. 



0. po. pr« •. M. w. vu- 



Plante Il (hexandrie monogynie, L.; as- 
paraginées , J.) , commune dans tonte l'Eu- . 
rbpe. (fig, Zorn, le. pt, t. 94.) 

On emploie les fleurs (flores Liiiorum eon- 
valiium) , qui sont blanches , assez petites , 
en grelot, réunies, au nombre de six à dix, 
en une grappe étalée. Elles ont une odeur 
douce , fort agréable , et une saveur ftcre , 
amère , nauséeuse. 

CORSSaVB DB MO6OIT. 

Conserva florum UliiamvatUum, (sa.) 

If Fleurs de muguet. . . une partie. 
Sucre cuit a la plume, .trois parties. 
Mêlez bien ensemble. 

POUDBI STiaROTATÛIBB. 

Pulvis stemutatorius, (br. han. 0. po. pr. w. 
bo.) 

If Fleurs de muguet , 
Racibe d'iris de Florence, 
Herbe de marum, 

de chaque une once. 

—de marjolaine. . trois onces. 

Faites une poudre (han. o. po. pr.) — 
Cette poudre est appelée Pulvis slemuiatO' 
rius viridis. 

If Fleurs de muguet. . . deux onces. 

Gafi; moulu une once. 

Sucre blanc. . une once et demie. 
Faites une poudre, (bo,) 

If Racine de réglisse. . . trois gros. 

d'ellébore blanc, deux gros. 

Herbe de marjolaine, 

de basilic , 

Feuilles de tabac. 

Fleurs de muguet » 
de chaque. . . une demi'Once. 

Cannelle trois gros. 

Storax deux gros. 

Faites une poudre très fine. Ajoutez 

Huile essentielle de lavande , 

de bois de Rhodes , 

de chaque. . . . douze gouttes. 

— de girofle , 

huit gouttes. 

Sucre blanc une once. 

Indigo un demi-gros. 

Musc dissous dans l'eau de roses , 

quinze gralnsu 
Mêlez bien. (w.)v 

If Fleurs de muguet , 
Herbe de romarin , 
de chaque, deux onces et demie^ 

de marjolaine , 

< Racine d'ellébore blanc , 

de chaque. . • . deux onces. 
Cuhèhcs. . Irentc-deux scrupules; 



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MUGUET. 



135. 



GanUmçme, 

Girolle, 

Iris de Florence , 

de chaque hait gros. 

Espèces diambrae complètes , 

une demi-once. 
Ambre gris. .... boit grains. 

Musc douze graios. 

Hnile de bois de Rhodes , 

deoi scrupules. 

FaiSes une poudre, (br.) 

f Racine de soochet rond, 

d'iris de Florence, 

de chaque trois gros. 

Feoilles de tabac. ... six gros. 
Herbe de marjolaine , 
Fleurs de souci , 

de bluet , 

de chaque deux gros. 

de muguet , 

de roses rouges , 

de chaque trois gros. 

Huile essentielle de giroQe, 

de layande , 

^— — — de bois de Rhodes , 

de chaque. . . . trente gouttes. 
Mosc dissous daqs l'eau de roses , 

trois grains. 
Faites noe^dre. (w.)— Cet le poudre est 
appelée Pulvis sUmuùUarius varUgaius» 

'3^ Racine de benoîte , 

d'iris de Florence , 

de cfaaciue. . . deux scrupules. 

d ellébore noir , 

un scrupule. 
Herbe de basilic. . huit scrupules. 
de bétoine , 



-de romarin , 



de chaque, 
-de sauge. 



Fleurs de romarin , 

de bétoine , 

de sauge , 

de chaque. . . 
de larande, 



. un gros, 
deux gros. 



un scrupule, 
quatre scrupules, 
trois gros. 



-^e muguet( 

-de roses rouges, sept scrupules, 



Ani«, 

Moutarde blanche , 

de chaque. . cinq scrupules. 

Semences de pivoine, deux scrupnles. 

Girofle six gros. 

Cobèbes trois gros. 

Petit cardamome. ... un gros. 
Sacre blanc. . . quatre scrupules. 
Hnile essentielle de (^fle, 

de marjolaine , 

7 ■ — d'anis , 

de chaque. ... dix gouttes. 

Musc seixe grains. 

Faites une poudie. (w.) 



BXxaAiT Ds MoovsT. (br.) 
^ Fleurs de muguet. . . une livre. 
Eau de fontaine. ... six livres. 
Faites digérer pendant quatre jours, dans 
un endroit chaud, puis bouillir un peu; 
passes en exprimant , et évaporez la cola- 
tnrefusqn'en coosîstanre requise. 

VIHAICaS os MOGDBT. 

Aeelum convatlarim majalU, (po.) 

If Fleurs de muguet. . trois onces. 
Yinaigre distillé. . . deux livres. 
Faites macérer dans une bouteille de 
verre et passez. 

TBiRTuas ▲KTiAriurriQoa. (vm.) 

^ Fleurs fraîches de muguet , 

quatre parties. 
Esprit de lavande , 

trente-deux parties. 
Après suffisante macération k froid , 
passez en exprimant légèrement , puis 
faites infuser, pendant douze heures,, 
dans la colature , au bain-marie tiède , 
Safran coupé, 
Soccin torréfié , 

de chaque une partie. 

Gastoréum en poudre. . deux parties. 
Ajoutez à la liqueur refroidie 

Sous-carbonate d'ammoniaque li- 
quide. 

Alcool camphré , 
de chaque. . trente- deux parties. 

BAO BB MDQDBT. 

Aqua UHorum convalUum, ( f. g. pa. ) 



If, Fleurs de muguet. 
Eau bouillante. . 



une partie, 
quatre parties. 



Distillez deux parties, (f.) 

pa. prescrit une partie de fleurs et trois 
d'eau ; — g. quatre parties de fleurs et assez 
d'eau pour éviter l'empyreame; distillez six 
parties. 

BAU DB MUCDBT VlIfBCSB. 

Esprit dé muguet ; Spiritus t, Aqua vimota U^ 
Uorum eor.vallium, [ br. pa. s. w. ) 
:^ Fleurs fraîches de muguet, 

une livre. 
Vift blanc huit livref. 

Après trois jours de digestion , distillez 
la moitié, (br. w.) 

pa. prescrit une livre de fleurs et six de 
vin. 

:^ Fleurs de muguet. . . une livre. 

Vin blanc dix livres. 

Alcool. . . • QDC livre et demie. 

Distillez la moitié; versez le produit sur 
de nouvelles fleurs , et distillez encore la 
moitié, (br. w.) 



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i56 



MUNGOS, MUKIER. 



If Fleurs de muguet. . deux parties. 
Alcool, 
Eau pure , 

de chaque une partie. 

Distillez une partie, (s.) 
Excitaot , conseillé dans l'apopleiie , Té- 
pilepsie , la paralysie.— Dose, une once. On 
remploie plus souvent à l'extérieur, dans 
les foulures et les rhumatismes. 

■AU Mfilkptiqub. 

Aqua epUeptica Langii, (pa. Yf.sp.) 

If Fleurs de muguet. . . six onces. 

de lavande , 

— — — de romarin , 

— ' de tilleul , 

. Stéchas d'Arabie, 

de chaque. . , une deml-oncc. 

Cannelle six gros. 

Muscade. . . . une demi-once. 
Poivre long, 
Gubébes , 

de chaque deux gros. 

Gui de chêne. 
Racine de pivoine , 

de rraiinelle, 

de chaque. . . une demi-once. 

Tin généreux huit livres. 

Après trois jours de macération , dislillex 
la moitié. 

Employée jadis dans l'apoplexie, Tépi- 
lepsie , les vertiges. 

mUNGOS. 

Ophiorrhiza Mungoa, L. 

Iniiêckê Seklangmmtn (J/. j; Indlan mùkê rttoi [An.)» tntnii^ 
wtiiekt-werija[Cj.)\ Uangarod {D.)\ raii it terpinH {E.]\ 
MtindUelu êcklangenwcrttt (flff.;; reéice diierpe(I.y^kajo 
ular (J«».)| eolukrina (Par.); ormrot {Su.). ■ 

ht. c. w. a. m. «p. 

Plante [^ ( pentandrie monogvnie, L.; 
gentianées, J.) , des Indes. ( fig. Flenk , P(, 
med. t. 90.) 

On emploie la racine (radioo Mungot s, 
terpentum)^ qui est bimple, contournée, 
cannelée, à écorce ridée et poreuse, 
inodore, très amère. 

Jadis on le regardait comme un spécifi- 
que contre la morsure des animaux veni- 
meux, et par suite comme un alexiphar- 
maque. 

MURIEIL 



Mûrier noir ; Morut nigra, L. 

Maulhttrhaum (ALy, mulbtrrj fr«« (Jn.); mumu (B.); mar- 
kmrtra {D.)\ moro$ (g.); moerietiakcom Œo.h g«lM (/.); 
cmor*ira(Per,Hmulk»'$tivd{Sm.}. 

m. «ui». «n. be. ht. i. «. f. h. ban. U. lo. o. p. po. pr. r. ». 
w.m.mu,ke.kr.e,g.m.»p.i. r r r 

Arbic (monoécie tétraodrie, L.; uni- 



cécs, J.) or^nalre de la Perse, dit-on, et 
cultivé en Europe, (fig. JVouv. Duh. IV. 
t. aa.) 

On emploie les fruits, appelés Mûres, bac- 
eœ Mori. Ce sont des espèces de baies pro- 
duites par l'agglomération et la soudure des 
calices des chatons femelles, devenus succa- 
lens, charnus, et renfermant chacun une 
semence ; ils sont ovales , oblongs , assez 
gros, d'un pourpre noirfttre, et d'une sa- 
veur douce. 

SDG DB Hûais. 
Sueeus mororum. (br. e. f. p«. s. su. w.) 
^ Mûres à maturité . . « à volonté. 
Écrasez-les entre les mains, laissez la 
masse dan« un endroit frais jusqu'à ce qu'il 
surnage un liquide clair, et passez en expri- 
mant. Conservez le suc dépuré dans des bou- 
teilles à long col, sous une couche d'huile. 

BOB DB MÛBBS. 

Rob mororum s. Sueeus mororum intpissatus* 
(a. b'. br. d. T*. lî. p. pâ. s. sa. n. w. ) 

^Mûres à maturité . . . à volonté. 

Broyez dans un mortier de pierre, mettez 
la masse A la cave pendant deux jours, daoa 
un vase de terre couvert ; exprimez ensuite 
avec force , laissez le suc déposer dans a a 
endroit frais, passez à la chausse, puis éva- 
porez , en remuant toujours, jusqu'en consis- 
tance de mieL (b*. p.) 

y Suc de mûres dépuré , quatre parties. 

Sucre blanc une partie. 

Faites cuire juvqu'en consistance de miel. 
( br. d. li. w. tw, ) 

sa. prescrit cinq livres de soc et une de 
miel aespumé , ou deux de suc et une de eu- 
cre ; — pa., une de sucre et cinq de suc ; — 
a., une de sucre et neuf de suc ; — s. , une 
de sucre et seize de suc; — f**., une de 
suc et deux de sucre. 

Employé surtout à l'extérieur, comme 
détersif, dans les aphthes. 

MIBL SB MÛBBS. 

Mei fructuum mororum, ( e. ) 

y Suc de mûres noires , , une livre. 

Miel deux livrea. 

B*u quantité suffisante. 

Faites cuire jusqu'en consistsnce de sirop 
épais, et passez. 
Dose , une à deux onces. 

siaop BB mAbbs. 
Syrupus mororum s. de moribut s. mort nigrm. 
(ams. an. be. br. d. f. g. ban. lo. o. pa. 
po. pr. w. wu. c. sip. vm, ) 

:y Mûres noires, avant leur maturité 
parfaite , 



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MUSC. 



.3; 



Sacre blanc, dft chaque, parties égales. 

Mêlez en agitant légèrement, et onettez 
sa on feo doax ; faites bouillir un peu , et 
ptfiez à trarers nu taoïis de soie. ( fé ) 

rm. prescrit du faire chauffer ensemble, 
nos ébollition , parties éffales de mûres 
rogfci et de sucre , de jeter la masse chaude 
for oa tamis, d'exprimer légèrement, de 
puKf à travers un bianchet, et d'ajouter i 
acoUlure assez de sucre pour lui donner la 
consistance sirupeuse. 

2: Suc de mûres exprimé, passé et 
déparé par le repos , seize onces. 
Sucre blanc. . deux livres et demie. 

Fûtes an sirop à une doncc chaleur, 
(inu. be.) 

i>r. d. pa. w. et wa. prescrivent dix on- 
«s de tac et seize onces de sucre ; — an. , 
<{Qtre livres de suc et six de sucre ; — han. 
'I pr. , vingt onceii de suc et trois livres de 
«cre; — sw, , seize onces de suc et trois li- 
"ts de sucre ; — o. et po. , vingt onces de 
^et trois livres de sucre ;--'lo. et e, , une 
pinte de suc et deux livres de sucre ; — g. , 
'^Bc livre et demie de suc et deux livres et 
i'mie de sucre. 

Uagnes propose le procédé suivant : 

f Marcs avant leur maturité , 
RoDces un peu plus mûres , 
de chaque. . . . parties égales. 
^9Kz légèrement dans un mortier de 
°«fbre, avec nn pilon de bois ; mettez dans 
•ac bassine d'argent, avec un cinquantième 
'•e)a distillée ; faites bouillir pendant quel- 
iwiiDstans, passez au tamis de crin, sans 
Mprimer, laissez déposer pendant deux à 
'^>u jours; décantez, versez dans des bou- 
illes contenant environ le dixième du suc, 
'a poids, de mûres noires entières et bien 
JJ'Jres; bouchez et plongez dans un bassin 
-^aa, chauffez pendant Un quart d'heure, 
^firez et conservez. Alors , 
I îtde ce suc député et filtré, une livre. 
Sacre en pain , une livre et dix onces, 
faites one solution extern poraiiée, à une 
«>ï»ce chaleur. 
I f"*- a aussi proposé de faire fondre au 
^ain-marie treize parties de sucre dans huit 
! ^ "ic moite. — Dose , une à quatre onces. 

nnjsc. 

^"^ éUi mtJt [Jm.)i mÎBTkk (Ar. Dde. P9.)i rutta anla 

Ittmat ID.y, almiteli (£.); kuttomri* (17/. j; mu$eut 

■ >>MrU« (I.^; i«<r«, [3a.);hhat [Ual.)\fitmo (P0.); 

il»#r.); CMfarJ [U. Tarn. i,\ 



rfj.,- 



lti.\\ dtvna» , iii;«t {Sa.). 

'«». «ik m, b. ba. br. br. d. dd. db. e. rd. £ h. ff. 6. 
'■• I k»ai. ban. bc. IL b». o. p. p«. pp. pr. r. •. mi. w. 
•« «w. •. Ir. e. g. pm. pid, •& *^. 

Sabitance presque solide et granuleuse, 



d'un brun noirâtre , d'une saveur amère et 
aromatique, d'une odeur très forte, que sé- 
crètent 1rs parois d'une poche située en 
avant du prépuce du Maschut moschi férus , 
L. , mammifère ruminant d'Asie. 

Le musc contient, d'après Blondeau et 
Guibourt , de l'ammoniaque, de l'élaîne, 
de la stéarine , de la choléstérine , une huile 
volatile, de la gélatine, de l'albumine, un 
acide indéterminé « etc. 11 décompose le ni- 
trate d'arffent, le sulfate de fer, le sublimé 
corrosif, l'infusion de quinquina jaune. 

Stimulant diffusible, antispasmodique, 
qu'on a vanté surtout dans l'hystérie, 1 épi- 
lepsie , la coqueluche , l'hydrophobie, le té- 
tanosi —' Dose, vingt à trente grains. 

rOODXB ANTISPASMODIQCB. 

Puivit motehi optât u$, (au,) 

:^Musc .... trente-deux grains. 
Opium ..... quatre grains. 

Sucre un gros. 

Partagez en douze paquets. — Dose , un 
toutes les heures, ou plus souvent. 

rooDaa aphiooisuqob. (pis.) 

:^ Cannelle .... une demi-once. 
Gingembre, 
Noix muscade. 
Poivre long , de chaque. • un gros. 

Musc un scrupule. 

Sucre blanc .... quatre onces. 

BOLS ÀNTISriSM ODIQOBS. ( bo. CO. S. M. Sm. gW.) . 

:^Musc. . . . dix à quinze grains. 
Conserve d'écorce d'orange , 

un demi-gros. 
Sirop de sucre. . quantité suffisante. 
Ou ajoute au besoin huit grains de cam- 
phre, (sto.) 

sa* prescrit un demi-scrupule de musc , 
un demi-gros de conserve d'orange et du si- 
rop de sucre. 

:^Musc. • dix grains. 

Cinabre *..... . cinq grains. 

Conserve de fleurs d'oranger, 

quantité suffisante. 

Faites un on deux bols, {ca, sm,) 

:^Mnsc, 

Nitre , de chaque. . . six grains* 

Camphre quatre grains. 

Conserve de valériane, 

quantité suffisante. 

Faites quatre bols. (60.) 

rocDiB DB «ose. (sa.) 

SjpMusc quatre grains. 

Sucre de lait huit grains. 

Mêlez. — Pour une seule dose. 



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)38 



MUSC. 



PODOII DB MltSC COMKMKI. 

Poudre de Tunquin; Puhig mosehi compost- 
lus» aiexipharmaeus sinieus t, antiiyuieus 
TunchinensU. (b*. f*. Le. r. w. wu. au. ea, 
pid, tp, i/in. ) 

y M"»c acizc grains. 

Giuabre doiize grains. 

Mêlez. ( b*. ^.) — Les Gbinois prennent 
cette dose dans une coilleréc d'eau-de-vie , 
comme remède contre la rage. 

*p. prescrit ane partie de musc et deaz 
de cinabre. — Cette fbnunle a été modifiée 
de la manière soirante par Pidérit i 

¥2*"*^ • seize grains, 

nacinc de yaiériane. . un scrupule. 
Camphre sii grains. 

Faites une poudre. ( b\ f. he. r. w. au. 
ca, put,) 

vm, prescrit huit parties de musc , dix de 
valériane et trois de camphre. 

^Musc. un gros. 

Fleurs de zinc , vingt-quatre grains. 

S"crc deux gros. 

Mêlez en triturant. (wu.J 

^^^»c quinze graint». 

Camphre cinqj^rains. 

Sirop de sucre. . quantité suflBsante. 
Faites un bol. (s. ) 

^Musc, 

Sous-carbonate d'ammoniaque , 
de chaque. . .un demi-scrupie. 

Conserve de roses, quantité suffisante. 
Faites un bol. (e.) 

BMPtiTBI 01 MUSC. 

Empbuirum motehaium. (au,) 

:f Cire blanche , 
Blanc de baleine , 

de chaque. . . une demi-once. 
Camphre. ... un demi-gros. 
Castoréum , 

Musc , de chaque. . . un scrupule. 
Huile de cajeput. . . dix gouttes. 

Faites fondre ensemble. — Antiodontal- 
gique. 

PILDLRS DB MUSC. 

PUulûs antUpastnodiques , PUubs "antihytté- 
rûfuesy PUutes emménagogues. Pilules «m- 
tre la pourriture d'liâpilaL{b*, au. b.ra. im.) 

^^atc deux gros. 

Fleurs de sine un gros. 

Faites trente pilules. (fv.}^BUes sont ap- 
plicables au traitement de toutes les mala- 
dies dites nerveuses. 



:^ Musc. 



un demi-graio. 



Asa fatida deux grains. 

Faites une pilule. ( m. } 

au. prescrit deux gros de musc et six d'asa. 
pour nire des pilules de deux grains , dont 
la dose est de quarante à soixante , deux fois 
par jour. 

^Musc *. . . un grain. 

Asa foetida , 
. Gomme ammoniaque , 

de chaque. . . • deux grains. 
Pondre de valériane. • baitjrrains. 
Sirop de sucre. . quantité suffisante. 
Faites deux pilules, ( ra, ) 

y Musc quinze grains. 

Nitre , 

A»a fœtida,de chaque» deux sera pnles. 

Extrait de quinquina « 

de cachou , 

de chaque deux gros. 

Faites des pilules de six grains, {ra, ) 

*^ Musc huit grains. 

Sous-carbonale d'ammoniaque 

huileux cinq grains. 

Mucilage 4^ gomme arabique. 

quantité suffisante. 
Faites une masse piluUiré. (b*. ) — A 
l'exemple de White , Lentiu s'est servi de 
^ces pilules avec succès pour arrêter les pro- 
grès du sphacèle. Dupnytren emploie égale- 
ment celles qui suivent, contre la pourriture 
d'hôpital: 

^Camphre. . . vingt-quatre grains. 

Musc hultgraina. 

Extrait d'opium. . . deuxjrrains. 

Sirop de sucre, quantité suffisante. 
Faites une masse piluUire. {ra*) 

^Musc, 

Ambre gris, de chaque, un scru|>ule. 
Opibm purifié. . . . trois grains. 
Baume du Pérou, quantité suffisante. 
^ Faites vingt-quatre pilules- {sm^ — Dose, 
six par jour , en trois fois. 

^ Musc un demî-scrupolc. 

Camphre un scrupule. 

Gomme ammoniaque, deux scrupules. 
Opium purifié. . . . quatre grsi as. 
Faites des pilules de quatre grains. («»n. ) 
^Dose, trois ou quatre par jour, dans Thy s« 
térie et l'hypochondrie. 

r^Musc. . . vingt-quatre grains. 

Extrait d'opium. . . douse grains. 

de valériane , 

vingt-qaatre grains. 
Faites seize pilules, [ra.) 

:^Musc douze jrrnÎQ». 

Rob de genièvre, quantité suffi»anu*. 



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MUSC. 



i39 



FaiiMDeQfpilales. — Doie, ane tontes 

e«beiires. (^.) 

r^osc hait grains. 

Sd roUtil de corne de cerC , 

cinq grains. 
Uttcilsge de gomme arabique , 

quantité suffisante. 
Fait» DOC pilule, (au,) 

rEitnit aqueux de myrrhe. . un gros. 

d'aioès. . un demi-gros. 

Camphre dix grains. 

Hiuc. ..... TÎngt grains. 

Riome du Pérou, quantité suffisante. 

FiitM des pilules, (pie,) —• Barthez les 
X rirait, comme emménagogues, à la dose 

' nogt-qostre grains par jour, eu trois fois, 
1*^ la décoction de rue. 

■^Raeioe de Colombo. . un demi-gros. 
&»»-carbonate de potasse , 

un scrupule. 
Eitnit gommeux d'opium , 

deux grains. 

de jasquiame blanche , 

Ambre gris , de chaque. . six grains. 
Vnsc. ..... quatre grains. 

Hnile essentielle de menthe , 

un scrupule. 
Skop de fleurs d'oranger, 

quantité suffisante. 
^i\n Tîngt-cinq pilules. (6o.) — J>08e, 
^tootes les deux heures. 

TABLITTie âPHHQDISIAQOBD. 

Tobteilu de vit, (bcpic. sm.) 
rCoDfectioo alkermès. . deux gros. 
Aabre pis , 
Vase, de chaque. . . . un ffros. 

^(Kre. une brre. 

^«tes des tablettes d'un scrupule.— Dose, 

'«par jour , en trois fois. 

I ^^ tablettes peuTent être dangereuses, 

M'mi quand elles contiennent en outre des 

: '^arides en poudre ; mais on ne voit pas 

|^»)i Saiote-H arie qualiSe' de dange- 

*' les plaisirs de l'amour ; appliquer à 

•'3pe ce qû ne peut se dire que de l'abus, 

3Q défaut que les médecins ne s'attachent 

*u«eiàé?iter dans leurs écrits. 

100 LM MOSQUisS. 

'IfiiuÛ motekatL (br. fo. li. pa. w. s/>. ) 

-Sacriî blanc six onces. 

^^àt%n deux gros. 

Im de Plorence. ... un gros. 

JJ"*^ deux grains. 

■aci!age de gomme adragant , 

quantité suffisante. 
Faite» des boules de diverses grosseurs , 
'On celle d'un pois jusqu'à celle d'une 

' dt fusil. 



. Jadis on les employait, sous forme de 
suppositoire, pour provoquer les déjections 
alvioes. 

TXOCHISQOIS MUSQUÉS. 

Tntehuei galliœ motehatœi. aiiptœ motchatm, 
(w.) 



2: Ambre gris. 
-- • l'aroès. 



. . . trois gros. 

Bois d'albès cinq gros. 

Musc. ....... un gros. 

Sucre blanc une once. 

Mucibge dégomme adragant, 

quantité suffisante. 
Faites des trochisques. — On les ajoute 
aux poudres et autres préparations qu'on veut 
aromatiser. 

:^Storax calamité. . . quatre onces. 

Laudanum , 

Çenjoin , de chaque. . • une once. 

Bob d'aloés six gros. 

Sucre blanc. . une once et demie. 

Musc. ..... un scrupule. 

Ambre gris un gros. 

Mucilage de gomme adragant fait 
à l'eau de roses, quantité suffisante. 
Faites des trochisques. — On ne les em- 

I>loie guère que pour des fumigations ; on 
es donnait jadis aussi dans l'asthme , chea 
les enfans , à la dose d'un , deux ou trois 
grains. 

FASTILLBS MOGOLtS. (ca.) 

^ Sucre. . . . trois onces et depiie. 
Goromti arabique. . . . une once. 
Extrait sec d*opium. . . sept gros. 
Girofle , 
Macis , 
Muscade , 
de chaque. . deux gros et demi. 

Musc cinqgrains. 

Eau de roses. . quantité suffisante. 
Faites des pastilles de six grams. ^ Exci- 
tant, stomacnique. — Dose, deux pastilles, 
le soir , au moment du coucher. 



FIXaBB DK GOA, 



(wO 



^Corail blanc, 

rouge, 

Bézoard d'Orient , 

de chaqu<* une once« 

Perles» d'Orient , 

Hyacinthe préparée , 

Topaze , 

Saphir , 

Rubis, de chaque. . une demi-once^ 

Émeraude , 

Musc, 

Ambre gris, de chaque, deux gros. 

Feuilles d'or n« 4o. 

Gelée de corne de cerf, 

quantité suffisante 



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i4o 



MUSC. 



Sour faire une pftte » ftvec laquelle on forme 
es boules orales , qu'oo polit après lesi avoir 
fait sécher , afla de tes rendre luisantes. 

Apportée des Indes, et tenue pendant 
quelque temps secrète par deux jésuites, 
cette préparation absurde pasttait pour être 
douée de propriétés antispasmodiques et 
«ntiépileptiqaes. — Dose , depuis un demi- 
scrupule jusqu'à un scrupule entier et un 
demi-gros. 

JOLBP MDSQOi. 

Potion antUpatmodique , Mixture musqviô, 
Julepaniihystértque; Miastura moschata s, 
moschi, Juiapium moschi $, moschtitum, 
{am. b*. e. han. lo. p. au, b, br, c. ca. e. 
pic, ra, ta, sw,) 

^Musc. ..... doute grains. 

Sucre deux gros. 

Eau. • . . . . • • deuxonqes. 

Mêlez, (ra.) 

han. prescrit douze grains de muso, un 
gros de sucre et six onces d'eau de roses. 

:^Musc , deux scrupules* 

Eau de roses six onces. 

Gomme arabique , 

Sucre blanc , de chaque. • un gros. 
Triturez le musc avec le sucre , puis avec 
la gomme , et ajoutez l'eau peu à peu. (am. 
b*. p. 6r. c. e,) 

lo. prescrit un groii de musc , autant de 
sucre, autant de gomme arabique et six 
onces d'eau de roses. 

^Muflc deux scrupules. 

Gomme arabique dissoute dans 
l'eau. un gros. 

Esprit de genièvre composé , une once. 

Sirop de sucre. • . . trois gros. 

Bau de. menthe verte. . cinq onces. 
Mêlez, (tw,) 

, ta, prescrit deux scrapules de musc, un 

Sros de mucilage , une demi-once d'esprit 
e çeni^'Vre composé, trois gros de sirop 
et cinq onces d'eau de pouliot. 

s;^ Camphre no demi-gros. 

Musc vingt-cinq grains. 

Sacre blanc, 

Mucilage de gomme adragant , 
de chaque un gros. 

Vinaigre une demi-once. 

Eau de laitue six onces. 

Sirop de limon une once. 

Mêlez, {pie^) 

^Musc six grains. 

Sucre un gros. 

Broyez ensemble et ajoutez 

Eau de roses » 



Eau de mélisse , 

de chaque. . • * deux oûccb . 
Sirop d'éther. . . . une once- 
Mêlez bien, (pie,) 

IfEiu de roses aie onces « 

de cannelle orgée , 

de pivoine eomposée , 

Sirop d'oeillet , de chaque , deux once». 

Eau de fleurs d'oranger. . une once. 

Gonfection alkermès. . . uo gro«« 

Safran un scrupule. 

Musc , 

Ambre gris. 

Sous-carbonate d'ammoniaque , 

de chaque. . . . deux grains. 

Essence de girofle. . . une goutte. 
Mêlez, (ca. piê.) 

Tf. Fleurs d'oranger , 
Girofle , 
Safran , de chaque. . .an scrupule. 

' Ean une livre. 

Faites infuser pendant une heure , et 
ajoutez à la colature 

Musc , 

Ambre gris , de chaque , deux grains. 

Sous- carbonate d'ammoniaque , 

UQ grain. 
Confection alkermès. . deux gros. 
Sirop de sucre. . une once et demie. 

Mêlez bien, (e.) 

:^Gamphre deux gros. 

Musc nn scrupule. 

Sel volatil de corne de cerf, 

seize graîmi. 

Sirop d'écorce d'orange. . uneonce. 

Eau de citron. . • • trois onces. 

A prendre par cuillerées , d'heure ei 

heure, {b,) 

:^Eatt de menthe poivrée, 

-de citron , de chaque, deux onces. 

Musc huit grains. 

Liqueur d'Hoflmann , 

Esprit de corne de cerf sncciné, 

de chaque. ... nu demi-gros. 
Laudanum de Sydenham , 

vingt gouttes. 
A prendre peo à peu. (6.) 

:^Muic douze grains. 

Eau de menthe poivrée, trois onces. 
Sirop d'écorce d'orange. . une once. 
Dose , une cuillerée à café, d'heure ei 
heure, (b,) 



^Eau de mélisse, 

. de cannelle, 

de chaque. 
Camphre. . . . 
Musc, 



deux onces, 
un scrupule. 



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MUSC. 



i4i 



Sel volatil de corne de cerf, 

de chaqoe. . • • quinze graîn^ 
StropdeDaf^otine. . . nneooce. 
A prendre peu à peu. (6.) 

^Masc un «empale. 

Sacre blanc deaxgroii. 

Macilage de gomme arabique , 

une demi-once. 
EiD de cannelle , 
— de menthe poivrée » 

de chaque. • • . deux onces. 
— aromatiqae. • . . deux gros. 
A preodre par cuillerées, (au,) 

^l^QK noacmpule. 

^''cre. un gros. 

Eao de roses hoit onces. 

Elii«r lulfarique. . . . deux gros. 

Hoiledecajeput. . . vingt goutles. 
A prendre par cnillerées. {au,) 
^Minc. 



^ocre. 



SIX grains. 

- un gros. 

Soccinate d'ammoniaque liquide , 

soixante gouttes. 
I^odaoQoi de Sjdenham , 

Tînjgt gouttes. 
Un de fleurs de sureau, cm q onces. 
Sèop d'orgeat. . . , une once. 
A prendre par cuillerées, d'heure en 
*«m. {«.) 

urnan aitisp asmodiqob. (e. p!e. sw,) 

^Va<c. douze grains. 

^r« deux scrupules. 

Conme arabique «unscnipuleetdemi. 
AmmnQiaqae liouide , trente gouttes. 
San de graine ae lin, quatre onces. 

<: Infusion de valériane, quatre onces. 

l^uc un gros. 

I ^1^1, et ajoutez, su besoin , quarante à 
l^^te gouttes de teinture sédative, {pie, 

Tiiimaa timiusi di mosc. 
Toketara maaêhi vinota, (b*.) 

*J|îiic en poudre. . . . une once. 
Vin d'Espagne. . . . six onces. 

'•ibireilemusc «Tec une once de vin, jus- 
^* (^e qu'il soit dissous; ajoatez ensuite le 
^•'dn liquide, laisaez en macération pen- 
J ''ingt-quatre heures , dans une bouteille 
^^îtwuchée, et filtrez. 

Attispaunodique. 

niinVBI DB MOSC. 

^«w* mu*(fufe ; Timetura s, Etsmtia mot' 
Nf.maseftaïa. (am. b*.dd.du. f. han.e.) 

*^(><c une partie. 



Alcool (a a degrés). . quatre parties. 

Filtrez après six jours de digestion, (dd. f. ) 

aro. b*. du. et c, prescrivent deux gros de 

mosc, une pinte d'alcool (o,93o) et huit 

jours de digestion; — han. deux gros de 

musc et huit onces d'esprit rectifié. 

Dose , trente à soixante gouttes, plusieurs 
fois par jour. • 

TBIBTDBB iTHÉBiB DB MUSC. 

Tlneîura motchi œihwcba, (f.) 

^Musc deux gros. 

Éther suif arique (46 degrés) , une once. 
Faites macérer pendant deux jours, et 
transvasez la liqueur. 

BACMB DB LBICTOUB. 

Baume de Vinceguèré , Baume de Condem; 
Baltamum Leelorenêe, {sp.) 

:^ Camphre, 
Safiran, de chaque. . . . un gros. 
Musc , 

Ambre , de chaque , un demi-gros. 
Pétrole blanc , 
Huile essentielle de lavande , 

de térébenthine , 

de baies de ge- 
névrier. 



de girofle, 

de chaque. . . . . une once. 

— de^macis, 

- de muscade , 



de chaque deux gros. 

. <j[e benjoin , 

une demi-once. 
Faites infuser, et décantez l'huile k me- 
sure que vous en avez besoin. 
Anodin , nervin , balsamique. 

OLto-SDCBB GiPHAUQOB. 

PalvU iiemulaioriut albut, Oleoiaeeharum 
cephalicum. (w.) 

If Sucre blanc. . . • douze onces. 
Ambre grid , 

Musc , de chaque , un demi-scrupule. 
Huile essentielle de cannelle, 

— • de girofle , 

de chaque. . . quinze gouttes. 

-■■ d'anis, 

— — de romarin , 

— de lavande , 

— — . — — de marjolaine, 

de chaque. ... un demi-gros 

— — de bois de Rhodes, 

de succin, 

de chaque. . . . un scrupule. 
Faites dissoudre l'ambre gris daoç les es- 
sences, et le musc dans une petite quantité 
d'huile de roses , puis mêlez l'un et l'autro 
avec le sucro. 



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lia 



MUSGàDIER. 



If Huile e§aea lielle de marjolaine » 

de girofle, 

de Doi« de Rhodes, 

de chaque. . • . trois gouttes. 

de cannelle , 

— — de citron, 

— — —de fenouil, 

de lavande , 

de chaque. . . . deux gouttes. 

Musc. ..... trois erains. 

Sucre blanc. . trois onces et demie. 

Mêlez exactement. 

On l'emploie comme sternutatoire, ainsi 
que dans les aflfcctions spasmodiques et les 
paralysies de la langue. — Dose , depuis un 
sc^pule jusqu'à un demi-gros. 

MUSCADIER. 

Myriitiea aromatica. Mur. 

Arbre ( dioécie mooadelphic, L.; my- 
risticéfs, Cand. ), originaire des Moluques. 
{fig. Flore médic. VI. s4i.) 

On emploie la semence et son arille. 

La semence porte le nom de Noix mus- 
ead»; Num moschata s. Myriitiea» 

UiAûtnmmM (Al.)\ nutmeg (An.)i jowialtmih lAr.)\ mtmka- 
iêwa iiiifta, (B.); bu-wcL-pa (Ba.); jajapkala (Be.}\ Jotiput. 
/um. iadikka {Cj )\ mutkad (0.}; japkul [Duk.)\ Nues dé 
êipêeia{R.)% jaipkul (Hi.); noottn moikaut (Ho.); mm mot- 
eada H.)i wokpala {Ja.)\' ' ' '" 

IMX I 

(T«i 

UDi «nu. «D. b. ba. b«. br. d. da. e. éd. f. fe. ff. fi. fu. §. 
hun. ban. b«. li. lo. o. p. po. pr. r. a. au. w. wu. «. Iw. 
»r. c. f . ai. pa. pid. aa. «p. i. 

C'est une amande orale, oblongue, un peu 
arrondie , couverte d'une pellicule roussft- 
tre , blanchfltre et piquetée de points bruns 
au sommet , dont la chair est blanche et hui- 
leuse. Elle est contenue dans une coque 
dure, mince, brune ou noirfttre, fragile, 
parsemée de sillons irréguliers. Son oaeur 
est fort agréable , sa saveur chaude , aroma- 
tique et un peu grasse. 

L'arille , ou enveloppe moyenne entre la 
noix et la coque, est appelée Maeis ou Fleuri 
dû muicade i âlaeii s. Floru maeii, 

MtukêUmklUkw {Al.y^maeeidn.); taltafur{Ar.)', kungapaUi 
(Êa.)i mutavofM {Cj.)\ jawatru (DmIt. fl{.}; maeiat (B.); 
kamkang pata {Ja.)\ iunge kua pala (JTat); bnhat (P«.); 
ûardanaamaêàda {P9r.)\ jatipatri (Sa.); jadipatria (Tam.); 
japatriiTal.). 

ama. an. b. ba. be. br. d da. «. ad. f. fe. ff. Ai. §. ban. be. 
li. o. p. po. pr. r. a. au. w. «. ka. kr. g. ai. pid. ta. tp. 

C'est une membrane laciniée et comme 
réticulée , mince , cartilagineuse , demi- 
transparente , et d'un jaune safrané , dont 
l'odeur et la saveur ressemblent & celles de 
la muscade. 

Stimulant fort énerKÎqae , mais plotôt 
culinaire que médicinal. — Dose da la pou- 



(!.){ wokpala (Ja.)\japhvl (Mah.)', kuahpala (Mal.),, 
*oêcada {Pttr.)\ jatipkata (Sa.); miukot [Sa.)'^ jedieal 
I.); jajikaia (TêL); gaaori (T«rn.}. 



dre , dix grains à un scrupule. Le macis c 
beaucoup moins actif que] la muscade. 

rocDai AMTiscaopDLaDsa. 
Pulviianiihectieo^erophubiuii, eœ baccU tau 
eompoiilut s. nueum moichaiarufn eomp 
iittti. {h\) 

If Poudre de noix muscade, 

de baies de laurier torré- 

6ées, 

de corne de cerf calcinée , 

de chaque une once 

de racine de réglisse , 

trois onces 
Dose, une demi-cuillerée à café, deux fc 

{>ar jour, aux enfans d'un an, et une coi 
crée entière à ceux de deux et quatre an 

BOL AaOMATIQOB. {ta,) 



^ Noix muscade. 

Diascordium. 

Sirop de pavot 
Mêlez bien. 



. . un scmpule 
. deux scrupules 
quantité saflSaante 



■SPBIT Dl MCSCAOI. 

Spiriîui nucii motehatœ-i, myri^ttem arom 
tieee. { éd. du, li. lo. c. ) 

If Muscade deux oncea 

Eau-de-vic neuf livres 

Après deux jours de macération, 
ajoutes 

Bsa quantité suffisant 

pour éviter l'empyrcume , et distillez n« 
livres, (do.ed.lo.c.) 

li. prescrit deux onces de muscade , qnat 
livres d'alcoul , autant d'eau et vinçt-qv 
tre heures de macération; distillez quai 
livres. 

israiT DB MosGADB COMPOSÉ. ( vm. ) 

¥ Muscade deux parties 

Ecorce de citron , 

d'orange, 

Mélisse , 

Menthe crépue, de chaque, une partie 

Eau-de-vie, soixante-quatre partîei 

Eau pure , 

cent quatre- vingt'dûuze partie 
Distillez quarante-huit parties. 

BAO ABOVATIQCB SPIBITOBOSB. ( fu. ) 

:^ Muscade , 
Petit cardamome, 
Écorce d'orange, 
t Gingembre, 

Sous -carbonate de potasse, 

de cha^e uneooc 

Eau-de-vie ..... six \l^r^ 

Eau pure deux livr^ 

Après vingt -Quatre heures de digeat:!^ 
distUlei quatre livres, au bain-marie. 



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HUSCAOIBB. 



»4S 



StiiDoIant , antispasmodique, carmiDatif, 
iiumtchiqae. — Dose , quarante k soixante 
gouttes. 

SiaUP DB MOSGAOB. 

Syrm^uê nucitiiB, ( tt» ) 

If Noix maicade en poudre 9 deux onces. 
Vin de Bourgogne. . . une livre. 
Fiitet digérer pendant trois jonrs , 
daat aa f ase couvert , passez en expri- 
nat,etdiMoiTes dans la colalare 

Sacre blanc seize onces. 

CumiDatif , stomachique. 

TBIlITOaa BB MACIS. 

Tmdan «. Estent ia maddU «. maeU, ( br. 
han. pa.s.) 

2C Macis. une partie. 

Eiprit de vin rectifié. • dix parties. 

Fiitet digérer pendant huit jours, & une 

incecfaaieur, passez en exprimant et fil- 

br. prescrit trois parties de macis et seize 
d'esprit; — han. cinq onces de macis et 
ieBiUfres d'esprit. 

^ Hscis quatre onces. 

Sons-carbonate de potasse liquide , 

deux onces. 
Faites digérer , jusqu'à complète des- 
KcitioD , pais versez sur le résidu 

Esprit de vin rectifié. . deux livres. 
Apris suffisante digestion, distillez 
*r le bain de sable, en cobobant plu- 
'«en Fois et ne distillant jamais il sec. 
Wriet enfin le produit sur 

Mads k volonté. 

An beat de quelque temps« filtrez, (pa.) 

Excitant, réputé stomachique, utérin 

^ aaticoliqae. — Dose , trente gouttes et 

■nu SB noix hoscadb^ pae Bxvaassioii. 
^itBimeisf^s. niictf moêchatœ, Oleum €»tke- 
f»^im§am nuekorum myrUiiem mùsehatœ, 
Okum s; BitUamum nucUitb easprctsutn, 

1* Telle qu'on la trouve dans le com- 
atrce. (d. du. lo. o. w. ) 

>* Préparée exprès. ( a. ba. br. d. e. f. fe. 
^^. 0. pa. pr. s. w. 6r. pid, om. vm. ] 

X !loix muscade râpée . . A volonté. 

Réduisez-la en pâte molle par la tritura- 
is dsQJi an mortier de marbre échauffé , 
"«fermez cette pâte dans un sac de crin , 
i^aprimez-U eutre deux plaqaes d'étain 
iisdes, faites fondre rhuiie , et passez-la 
* travers an linge. ( e. fe. vm. ) 

^Moseade â volonté. 



Pilez dans on mortier de marbre un peu 
chaud , exposez , dans un sac de crin , â la 
vapeur de Veau bouillante , soumettez à la 
presse , entre des plaques d'étain éohauffées, 
et faites fondre l'huile au feu. ( ba. br. d. fu. 
he . o. pa . pr. w. 6r. pu/, s». ) 

^ Muscade. . . . , . à volonté. 

Pilez doucement dans un mortier , broyez 
ensuite sur une pierre échauffée , faites 
bouillir dans de l'eau jusqu'à ce que l'huile 
surnage , et enlevez celle-ci , après qu'elle 
s'est concrétée par le refroidissement. ( f^) 

Excitant, stomachique, anodin , antispas- 
modique, carminatif. — Dose, un ou deux 
grains , chez les enfans ; un scrupule et de- 
mi , chez les adultes. 

HOILB BSSBKTIBLLI OR MC8GA0B. 

Oleum niieiittB œikeréum, jEtheroleum nucls- 
f«s.(an. br. e. he. pa. r. sa. wu. br, pid, vm. ) 

y Noix muscade. ... à volonté. 
£au quantité suffisante. 

Après trois fours d'iofùsion, distillez et 
recueillez rhuile. (r.4r.) 

wu. prescrit une partie de noix et quatre 
d'eau;— vm. une de noix et huit d'eau;-- au. 
trois de noix et dix d'eau ; — e. une de noix 
et quarante d'eau ; — sa. une livre de noix , 
huit livres d'eau et trois onces de sel ; — br. 
he. p?. et pid. une livre de noix , huit livres 
d'eau et deux onces de sel. 

Dose , quatre à douze gouttes. 

HCILB KSSBRTIBUB DB MACIS. 

OUum maeidli œihereum, /Etheroieum ma- 
ridii. ( ba. br. d. fu. han. pa. po. pr.r, s. w. 
w. wm. ) 

^Maciii à volonté. 

Eau pure. . . quantité suflBsante. 

Après suflBsante infusion, distillez, (r.) 

s. et wo. prescrivent une partie de macis 
et quatre d'eau; — d. et fu. une de macis 
et six d*eau ; — han. pa. et pr. une de ma- 
cis et huit d'eau ;-^ba. une de macis et 
neuf d'eau; — vm, une de macis et dix 
d'eau ; — pa. et w. deux livres de macis , 
seize livres d'eau et quatre onces de sel. 

Dose, quatre â douze gouttes. 

oiio-socBB DB HACis. ( br. pa. w. ) 

^ Huile essentielle de macis , 

seize gouttes. 
Sucre blanc. ..... une once. 

Triturez exactement. 

BAOMB OB MOSCADB. 

Baltamum nuciitm, ( br. s. w. ) 

If Huile de noix muscade, par ex- 
pression deux gros. 



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>44 



MU&GÀRl, MYROBOLAN. 



Haileetsentiellede noix muscade, 

deux scrupules. 
Mêlez ensemble par la trituration. 
Stomachique , céphalique , uervin. 

MIXTDRB UrTIDIÂBÏHÉIQOa. (/><••) 

If. Baume de muscade. . . un gros. 

Thériaque deux gros. 

Huilé essentielle de cumin, six gouttes. 
On l'applique, comme l'écusson stoma- 
«hioue, autfuel elle ressemble beaucoup, 
suc la région ombilicale. 

ClHIMBira SXCITANT. (b\) 

Tf. Huile essentielle de muscade, 

de girofle, 

de chaque. ... un demi-gros. 
Esprit de genièTre. • . deux onces. 

SPAaAPaA.P ABOMATIQOI. 

Sparadrap ad corpus cùnditum involvendum, 

^ Cire blanche , cent vingt-huit onces. 
Faites-le Tondre , et quand elle est à 
demi refroidie , ajoutez-y 

Huile de muscade par expression , 

huit onces. 

essentielle de citron, 

— — — de néroli, 

— — de lavande , 

— — — de thym , 

de chaque. . . . quatre onces. 

Ambre gns. . . . quinze grains. 

Musc. ..... huit grains. 

GîTCtte quatre grains. 

Étendes le mélange sur des bandes de 
Unge. 

HUSGABI. 

Museari odorant, Jacintho musquée: Mus- 
cari ambrosiacum, 

MutcûUnhrar'uttb {dl.,; inuêk kjaemth {An.)\ miuàéennd* 
•. fe. 

Plante lu (hexandrie monogynie, L. ; as- 
phodélées, J. ) , originaire du Levant. ( fig. 
Kniph. Bot. orlg. cent, lo. t. Sa.) 

On emploie la racine , qui est épaisse et 
amère. Elle passe pour être émétique. 

mmoBOLiiN. 

Myrobatan ; Myrobalanuu 

br. e. t. w. hr. g. m. tp. 

On donne ce nom k quatre sortes de 
fruits; 

i« Myrobolans bellirics; Myroùatani belii- 
rieœp 



BMirùeht UjnManm {Al-U MeriuJ [Ar.); iull» {Cj.); kuUa 
{Duk.)\ miroiahnoê MUrieo$ (S.); i»htjra (ETi.); bttvyleh 
(Pê.); kabin (Sa.); tanikai {Tarn. ). 

Ce sont des drupes ovalaires, presque, 
globuleux , du volume d'une olive , d'un 
jaune grisâtre foncé , à cinq côtes peu mar- 
quées, renfermant une coque osseuse, épais- 
se , pentagone , irréguliére, large et obtuse 
à la base , acuminée au sommet. 

Ils proviennent du MyroboUmuê bellinca, 
Gaertn. (décandrie monogynie, L. ; myro* 
bolanëes, J.}, arbre des Indes orientales, 
(fig. Roxb. Corom. t. 198.) 

3« Myrobolans chebules ; Myrobalani eh»- 
bulœ, 

GroêM tekwanbrtuua Hyrohalanm [Af.]\ ktUtijekabuli {jir.)x 
«ra(tt(^.}; kuidak {1htk.)x mirokotanoê Mebuloi (S.;; kar, 
kara fHbU ktliUk ktlan (P«.); hêritoLà (5«.}i kméukui 
(Iflin.); earakaia (Têt.). 

Ge sont des drupes ovales , alongés , ré- 
trécis aux deux extrémités, d'un brun noi- 
râtre, marqués à l'extérieur de dix angles 
produits par cinq côtes alternant aux cinq 
sillons , et qui , sous une chair dure , fragile, 
ayant l'éclat d'une résine , renferment une 
coque osseuse et pentagone, logeant une 
graine ovale, alongée, acuminée. 

Moins avancés, desséchés avant leur par- 
faite maturité, et probablement pimiés par 
quelque insecte, ils constituent les Myrobo- 1 
tans indiques ou noirs ; Myroboùmi india» «. 1 
nigrte, 

IndUmisekt Mjrobalautn {Al.)\ mjrohalaucê indieoê[E.}. 

Ge sont des drupes de la grosseur d'une 
noisette , d'un noir foncé , durs , compactes , 
et qui offrent à peine les rudimens d'un 
noyau, à la place duquel on aperçoit une pe- 
tite cavité. Leur saveur e|.t amëre et astrin- 
gente. 

Ces fruits proviennent du Myroboianuz 
chebuta, Gsertn. , arbre des Indes orienta- 
les, {fig. Lmk. Ene, mélk. t. 849. f. 4.) 

3« Myrobolans citrins; Myrobalani eitrinœ 
s. flavte, 

Gfi»e JfjwM«ii«i [AL}i mirêbclmmi eîtrûm [E.). 

Ge sont des drupes alongés, ovoïdes , un 
peu piriformes, d'un jaune pftle, k angles 
très variables, et ridés entre les angles. 
Dans Tin té rieur, ils ressemblent beaucoup 
aux précédens, dont ils ne sont peut- être 
qu'une variété. 

Ils proviennent du Myrobotanus citrinn 
Gcrtn. , arbre des Indes orientales, (fi^* 
Lmk. Ene. mélh. t. 849. ) v r • 

4* Myrobolans emblies ; Myrobalani cm- 
blieœ. 

Aâekfarhtiu Ujnbalantn [41.); kûe min-$an , rojhouag.„ ■^. . 
{Co.); 0wu$adanelU{Cj.); aunla {Cy.)-, mirobalana» . tnt //?•!• 
(E.); «iw/a. «aif*/, aumwrd , mongra (Ili.','. nml^h (Pr V 
amaltka {5a.){ ntUê kmi (Tarn. ); wtaok0rtkaia (Tmt.). ''* 

Ce sont des capsules en forme de baies il 
trois coques , an-ondies , de la grosseur <] 'un^ 



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MYRRHE. 



145 



forte noix de galle 9 d*un gris noirâtre, à »îx 
Talfes reiefées en côtes extérieurement, 
«t contenant , dans lear intéMeitr , une pulpe 
cbarnue, avec des graines blanclifttres et 
aajnileuses. Ils ont une saveur acide et as- 
tringente. 

Ib proTÏennent du Phyllûnthuâ embliea 
i monoécie triandrie » L. ; euphorbiacéos , 
J.)i arbre du Malabar, (frg, Rbeed. Malab. 
1.3i.) 

ToDs ces fruits , inusités aujourd'hui , 
étaient rangés jadis parmi les purgatifs. — 
i)o«e, de la poadre, depuis un demi-gros 
jusqu'à nne demi-ooce. 



Myrrha, Gammi myrrhœ, Myrrha ritbra; 
opivpvou 

Mjrrién ,Mjrrken^fummi , Mjrrluaiehltimhars (A t.)', mjrrk 
(ia.):MfTf^r.;; mùàm {i^)s myrcU(B.)\ myrTkm(D.)\ 
ira M (Odr.r. mirra 'B. J.); »«i IBi.); madu {fa».),mani- 
«n Mah lMat,)x mirra {P«.}; mjrrha (l'or.)-, v9ta {Sa.)i 
ijtr» {Su.t\ fmM'paltim , fmianira hotum, vUUj Mum 
'r««.j; MiAira Miim(T«<.> 

• >«L aou. an. b. ba. be. br. d. dd. do. c éd. f. le. ff. 0. 
fo. |. han. be. li. lo. o. f. po. pp. pr. r. b. tu. w. vu. ww. 
«. *r. tr. e. g.m. pom ptd. $a. $p. u 

En grains dont la teinte varie du jaune 
i>niD au rouge, demi-transparcns , fragile.<i , 
acasiore résineuse, d'une odeur agréable , 
dW saveur amère et légèrement aroma- 
tique. 

Cette substance résulte de l'épaississe- 
sieiit d'un suc qui découle par des incisions 
iaitrs à un végétal de la côte orientale d'A- 
frique, que ForsksI dit être un Amyris , 
tandis que ce serait un Mimou, d'après 
Bnice. 

Tonique, excitant. — Dose , de la poudre, 
(depuis dix grains jusqu'à un gros. 

BSTBAIT AQOaOZ »■ MVBBBB. 

£jeirait gommeusD de myrrhe; Extraelum 
ntynhœ gummasum. (a. ams. an. ba. be. 
l^r. r. fe. Tu. ha a. he. U^ o. pa. po. pr. s. 
ta. w. WU-. pid» vm. ) 

^Mjrrhc choisie .... une partie. 
Eau pure quatre parties. 

Faites digérer dans un endroit cband et 
^Q rase couvert, puis laissez en repos pen- 
<!aot viogt-quatre heures, dans un lieu frais; 
Gérantes, passpz, et faites éfVaporer, sur un 
ffa doux , jusqu'en consistance convenable. 

a. ana. an. ba. be. ban. o. po. pr. s.) 

br. et rm. prescrifent une partie de 
njrrheet huit a'cau; — fe. fu. he. li. wu. 
't pid. une de mjrrhe et six d'eau; — f. 
ioffiaante quantité de l'une et de l'autre. 

^Myrrhe, 

Sciure de bois, de chaqde, une partie. 
Faites bouillir le mélange avec son poids 



d'eau ; soumettez ensuite à la presse de 
Béai, et Taites évaporer ce qui a coulé jus- 
qu'en consistance d'extrait. ( vm. ) 

^Myrrhe choisie. . . . .à volonté. 
Pulvérisez et émolsionnez-la, à deux re- 

!>rises, aveo ouatre parties d'eau chaque 
bis; réunissez les deux émulsions, et faites 
évaporer lentement , en remuant toujours, 
jusqu'en coôaistance d'extrait, (vm.) 

:{( Myrrhe choisie . . . une demi-livre. 

Sons -/carbonate de potasse liquide, 

une once. 

Mêlez bien avec une spatule de bois, et 
laissez en repos à la cave , pendant quinze 
jours; puii< vernez de l'eau chaude sbr la 
masse, agitez-la et laissez-la reposer; dé- 
cantez la liquenr; versez de nouvelle eau 
chaude sur le résidu , jusqu'à ce qu'elle ne 
se colore plus; réunissez les colatures, et 
faites-les évaporer doucement jusqu'en con- 
sistance d'extrait. ( o. pa. sa. w. ) 

Dose , quatre à dix grains , plusieurs fois 
par jour. 

BXTBAIT BiSIHBlJX OB MTBBHR. 

Exiraetum myrrhee resinosum» (sa.) ■ 
Tf, Myrrhe choisie. ... à volonté. 
Traitez -la par l'alcool rectifié, passez la 
' teinture , distillez l'alcool au bain • marie , 
puis évaporez le résidu jusqu'en consistonce 
d'extrait. 

BXTaA.IT COHPOS^ DB KTaBSB. 

Exiraetum myrrhm graminainm. (s»*.) 

If Myrrhe choisie. . . ûej£. onces« 
Gomme arabique. . . . deux gros. 
Pulvérisez ces deux substances ensem- 
ble, réduisez-les en émulsioo épaisse, 
par l'addition d'une suffisante quantité 
d'eao, et délayez dans cette liqueur 

Extrait de chiendent, quatre onces. 
' Conseillé dans la phthiaie pulmonaire et 
les ulcères de la matrice. — Dose, un ii deux 
gros , dans de l'eau , deux on trois fois p'ar 
jour. 

OLiO'SOCaB DB aiTRBBB. 

Saeeharum myrrftœ s. myrrhatum, OUoioe- 
eharum myrrhœ, ^b*. fu. li. w. au, pid, sp*) 

If, Extrait gommeux de myrrhe , 

une partie. 
Sucre blanc, • . . quatre parties. 

Mêlez exactement, (tu. wu. ;mV.) 

b*. et sp. prescrivent une partie d'extrait 
et huit de sucre blanc ; — li. une d'extrait 
et quatre de sucre de lait ; — au. une d'ex- 
trait et trois de sucre de lait. '^ 

Stomachique. — Dose, depuis an scru- 
pule jusqu'à un demi-gros. 



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,46 MYR 

POrOBK DR MYEtBK COMPOSA. 

Poudre baUamiqut; Ptttvis myrrhœ eomposi' 
tus , Fuivis ad ulcéra tendinum s. emmena" 
gogus. (ams. b. p. au, bo. «v ) 

2C Myfrhe , 

Mastic, de chaque, parties égalea. 
MélCi et faîtee une poudre. (#i».) — Con- 
seillée dans les cas de carie des os et dedénu- 
dalîon des tendons. La saioe pratique cfci- 
rui^îcale la repousse. 

:^ Myrrhe une demi-once. 

Opopanai , 

Saj^penum , 

Castoréum, de chaque, deui gros. 

Huile de menthe , 

de rue, 

de chaque. . . quatre g. uttcs. 
Faites une poudre, (ams. b.) — Cette for 
mule se rapproche beaucoup de celle des 
trcchisqucs de mjrrhc. 

2C Myrrhe j 
Sabine , 
Rue, 
Castoréum, de chaque, une oncf. 

PuÎTcrliez et mêlez, (p.) 

:^ Myrrhe un demi-gros. 

Mastic, de chaque. . . un gros. 

Sarcoeolle deux gros. • 

Colophane. . . • une demi-once. 
Faites une poudre, [bo,) 
-K Myrrhe douie graibs. 

Safran trois grains. 

Huile de girofle. . . . une goutte. 

Faites une poudre, (au,) 

!^ Borax quinze grains. 

Myrrhe , 

Sabine, de chaque. . . cinq grains. 

Safran trois grains. 

Castoréum deux grains. 

Huile de succin. . . . une goutte. 
Faites une poudre, (an.) 

•2f Myrrhe deux grains. 

Fleurs de soufre. . . cinq grains. 

Sucre blanc dix grains. 

A prendre tontes les deux heures, (au,) 

IL Extrait aqueux de myrrhe , 

un grain et demi. 

«^d'opium. • un denii^grain. 

Sucie blanc ... dix grains. 
A prendre toutes les deux heures, (au,) 

:;^ Extrait aqueux de myrrhe, 

deux à quatre grains. 

^ de digitale pourprée, 

— .... — <le jusquiame, 
de chaque. . . un demi-grain. 

Sacre de lait dix grains. 

A prendre toutes les trois htures. (au,) 



RHE. 

Ces poudres sont employées, à l'extérieur, 
pourarrûler les bémorrhagieti , à l'intérieur 
comme emménagogues, ou comme utiles» 
dans les affections chroniques de poitrine , 
principalement la phthisie pituiteuse. 

spaamoLa os caoLuos. 
Sperniola CrolUi, (pa. ^t ) 

^ Myrrhe choisie , 
Oliban , de chaque. . . deux gros. 

Safran un demi-gros. 

Faites une pondre très fine , arrosez- 
la deux ou trois fois avec de l'eaa dis- 
tillée de frai de grenouille, puis faites- 
la sécher, et sijoutei-y enfin 

Camphre trois gros. 

Mêlez, (w.) 
pa. prescrit de l'Imbiber vingt ou trente 
fois d'eau de grenouilles. 

Astringent , qui peut servir pour arrêter 
les hémorrhagies. 

BOLS OB iiraBUB. (sa.) 

If. Poudre de myrrhe , 
Conserve d'orange , 

de chaque. ... un scrupule. 
Sel d'absinthe. . . . cinq gros, 
^op simple. . quantité suffisante. 

Faites une masse. 

:^ Blanc de bak'ine. . deux scrupules. 

Myrrhe un scrupule. 

Sirop de sucre. . quantité suffisante. 

Mêlez avec soin. 

PILULES BÂC8AMIQDBS.(fu. ham.U.) 

If. Extrait de rhubarbe composé, 

quatre scrupules. 

de myrrhe. . deux scrupules. 

Faites des pilules de deux grains, (hacn.) 

If. Extrait aqueux de myrrhe, 

de sapin , 

. de saponaire. 

Gomme de lierre pulvérisée , 
de chaque. ..... six gros. 

Mêlez. (U.) 

Tf Savon d'Alicante , 

Extrait aqueux de myrrhe , 

— .— de sapin, 

de chaque. • ' une demî^once. 

Baume de Copahu, quantité suffimnte. 
Faites une masse pilulaire. (fu.) 
Dote , dix à vingt grains. 

PICOLES BACSAMI QDBSIIABTI ALBS. (ham .)• 

"if. Masse des pilules balsamiques 

(formule de ham. ) . . trois gron . 
Limaille de fer porphyiisée , nn graa. 
Faites des pilules de deux grains. 



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MYRRUB. 



•47 



piLDLSs noUAOvfQvii. (sm.) 



If Uynfie * quatre gros. 

Extrait de petite centaurée, 

deux gros. 
Baume du .Pérou. . deux tcrupulen. 
Faites des pilules de trois grains.*— Dose , 
donxA par jpur , en trois fois. 

nujLSs Aifàaxs. 
PUntm myrrhmamarœ eum ammoniaeo. fau,) 

^Myrrhe, 
Gomme ammoniaque , 
Extrait de chardon-bénit , 

d'absinthe , 

de chaque deux gros. 

Acide snccinique. ... un gros. 
Térébenthine de Venise , trois gros. 
Pôodre de rhubarbe, 

suffisante quantité. 
Faites des pilules de deux gvains.— Dose , 
ni à donxe, toutes les trois heures, ou deux 
fois par jour, dans la constipation et l'by- 
pochondrie. 

PILULIS ASTKIRGBMTBS. 

PUuUb myrrhm eum mmiea, {au.) 

y Sxtrait de myrrhe. . . deuxgros^ 

de fleurs d'arnica. . un gros. 

Acide benxoique. . deux scrupules. 

BAomedeCopahu. • un scrupule. 

Suc de réglisse, quantité suffisante. 

Faites des pilules de deux grains. — Dose, 

six, tontes les deux ou trois Iwures , dttM la 

gODorrhée chronique. 

mLOLBS FoanpiAirTBS. {plé.) 

yifjrrfae. quatre grcM».^ 

Galbaoum , 

Bxtrmit de trèfle d'eau , 

Cachou , de chaaue. . deux gros. 

Sirop d'éooroe de bigarade, 

suffisante quantité. 
Faites des pilules de trois gros. — Tissot 
les preacrirtit contre la consomption dor- 
■le commençante ; il en donnait vingt et 
eue par jour, en trois fois , faisant boiro en- 
nite trois ooces d'une décoction de deux 
onces de quinquina , une once d'écorce de 
lacine de câprier , deux gros de cannelle et 
«ne deoii-once de limaille de fer, dans deux 
Ihvei et demie d'ean. 

ÉUCTDAIBS D^TBBSIF. 

Opiat dèterùf. (bo, sp.) 

^Mrrrhe, 

Onban , de chaque. ... un gros. 

MieL deux onces. 

Uélea.(«#.) 

:k Myrrhe, 
Olibao,dc chaque, une demi-once. 



Blanc de baleine. . . deux gros. 
Broyez avec un jaune d'œuf , et ajoutez 

Poudre de racine de réglisse, 

suffisante quantité. 
Mêlez, {sp.) 

Conseillé sur la fin de la péripneumonie , 
pour faciliter l'expectoration. — Dose , un 
gros, dans une Terrée de tbane pectorale 
chaude. 

TniaiiQUB DBS pactbks. 

T^srtoca ofpeinalU «. pauperum, Blutua- 
rium pro peeoribiu , Tkeriaca d'uUetiaran, 
(aros. fu. sa. sp, vm.) 
']f lUcine de gentiane, 

d'aristoloche ronde, 

Baies de laurier , 

Myrrhe, de chaque. . deux onces. 

Miel despumé, vingt- quatre onces. 
Mêlez avec soin. ( ams. sa. jp. vm.) 
If Rob de genièvro. . quatre onces. 

Myrrhe dissoute dans du vin d'Espagne, 

Poudre de racine d'angélique, 

— — d'arbtoloche longue , 

d'année , 

de chaque. . . . deux onoes. 

Sirop d'écorce d'orange, 

de pavot blanc , 

de chaque huit onces. 

Mêlez bien, (fu.) 

Stomachique , diaphorétique, carminatif, 
emménagogue, alexipharmaque. — Dose, 
depuis un gros jusqu'à une demi-once. 

LIHIMBHT GIHGIVAL. 

LÀnimentum gingivale mundifeant, (fu.) 
:y:Ez trait aqueux de myrrhe. 

Esprit de sel dulcifié , 

de chaque deux gros. 

Miel rosat. .... deux onces. 
Mêlez. 

ÉIACTUAIBB eiHOIVAL. 

Eieetuarium ad g'mgivas. (sp,) 

^ Racine de tormentille , • 

un gros et demi. 

de benoite. • , un gros. 

d'iris de Florence, 

un demi-gros. 
Herbe de sauge , 

d'snrone , 

• de rue , 

Fleund'ancolie, 

de roses ronges , 

de balaostes, 

de chaque un gros. 

Semences de cochléaria, 

d'ancoUe, 

de chaque. . , un gros etdemi. 



Momie d'Egypte, 
Myrrhe, de cnaque. 
Mastic, 



un gros. 



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i48 



MYRRHE. 



Laque, de chaqoe. . • deux gros. 
Saog-dragoo. . • an gros et demi. 
Alun calciné. . .un demi-gros. 
Miel roaat. . . quantité suffisante. 
Mêlez avec soin. 

BAUMB DB HraJIBB. 

Poiassidam myrrha, {sw*. »m.) 

If Myrrhe en pondre. . huit parties. 
Potasse caustique fondue, une partie. 

Broyez ensemble , ajoutez peu à peu as- 
sez d'eau pour pouvoir passer le tout , lais- 
sez déposer, décantez et évaporez douce- 
ment jusqu'en consistance de baume, (vm.) 

fio*. prescrit deux onces de lessive des 
savonniers et une once de myrrhe. \ 

A l'extérieur, dans les scrofules et les 
gonflemens glandulaires. 

ORGOZIIT M IITUIHB. 

Vnguentum myrrIuB. {au, vm.) 

If Baume de myrrhe. • • une partie. 
Cérat ramolli au feu. . huit parties. 
Incorporez par la trituration, (vm.) 

If Jaunes d'œufs n« a. 

Beurre frais trois onces. 

Myrrhe , 

Blanc de baleine, 

, de chaque. .... deux gros. 

Faites fondre , passez et ajoutez 

Baume du Pérou. . un demi-gros. 
Mêlez, {au,) 

Oo l'a conseillé pour rendre moins sen- 
sibles les cicatrices de la variole. 

bmplItbb soufb^. 

Empiaslrum su/phuratum «. diaiutphurU Au- 
landi, (b*. br. fn. pa. yi*pld, sp.) 

Of Fleurs de soufre. . . . une once. 
Huile d'olive. . . quatre once^ 
Cire jaune cinq onces. 

Faites fondre doucement et ajoutez 

Poudre de myrrhe. . . dix onces. 
Mêlez bien. (f.j 

% Baume do soufre térébenthine , 

Cire jaune , 

Colophane, de chaque, six onces. 

Poudre de myrrhe, dix-huit onces. 
Incorporez la pondre dans le mélange 
fondu, (d*. pa. tv.) 

ip, prescrit six onces de baume, autant 
de colophane, deux onces de cire et neuf 
onces ae myrrhe ; — /)i</. trois onces de 
baume , trois groi de colophane , une demi- 
once de cire et quatre onces de myrrhe. 

Excitant . résolutif, fondant. 



SOLVTIO* DB MTJIKBB. 



Liquor s, Liauamen myrrhœ , Oleitm myrr/im 
per dcliquutm, Myirlui liquida^ Tincîura 
myrrha aquasa, (br. d. e. fe. fu. he. li. p. 
pa. w. wu. pUL sp. SW') 

:^OBuf. n* I. 

Faites-le durcir dans l'eau bouillante, 
pvis coupez-le en travers , enlevez le {aone, 
remplacez-le par de la myrrhe en poudre, 
réunissez les deux moitiés de l'œuf par un 
fil , et suspendez celui-ci dans un sac de 
toile , à la cave , an-dessus d'un vase destiné 
à recevoir le liquide qui en découle, f br. e. 
pa. TV. wu. ip.) 

:^ Myrrhe une partie. 

Eau distillée. ^. . quatre parties. 

Faites digérer au bain-marie , et passez 
à travers un linge. ( ham. o. po. pr. s. «»• ) 

han. prescrit une partie de myrrhe et 
deux d'eau. 

:^ Extrait aqueux de myrrhe, deux gros» 
Huile de cire. . . une demi-once. 

Faites disscndre en broyant, (pid,) 

If Myrrhe trois gros. 

Hydromel. . . . une demi-once. 

Faites dissoudre, (p.) 

d. prescrit seulement de faire dissoudre 
de la myrrhe, autant que possible, dan» 
l'hydromel; — ^fu.deux gros de myrrhe et 
une demi-once d'hydromel. 

:^ Extrait aqueux de myrrhe, 

deux gros. 

Miel un gros. 

Eau trois groe. 

Triturez jusqu'à parfaite solution, (fe. hc. 
li.) 

BaUamiquc, antiseptique, employée dans 
le pansement de certains ulcères. 

SOLDTIOR DB HraKHB ALGALtStfB. 

Solutio ». Essentia myrrhœ alcaUsata, Liquor 
myrHuB alealUatus, ( su». ) 

:^ Myrrhe deuxoncea* 

Eau bouillante. . . . huit onces. 
Sous-carbonate de soude. . un gros. 
Faites digérer , au bain-marie , peodiuit 
deux jonrs,en remuant souvent, et passes. 

Dose, une once, plusieurs fois par jour. 

LIQUBOa STIKOLAHTB BTVDLiliaAlBB. (siU.) 

If Chaux vive deux oncea. 

Myrrhe une once. 

Broyez dans un mortier de marbre , en 
ajoutant peu à peu 

Eau deux livres. 



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MTRRHB. 



Faîtes digérer pendant qaelqnrs jonrs , 
et décantes. 
En ÎDJectîons dans let ulcères fistnleox. 

rsmroAK ds myaibb. 

Tcncfflrr* s. Eiâentia s, Salutio aleoholiea ms/^ 
rhm. (a. am. am«. an. b. ba. be. br.d.dd. 
dn. e. éd. f. fi. fa. g. ban. be. li. lo. o. p. 
pa. po. r. a. 8a.w. vra. 6r. e* pid» no, vm.) 

^ Myrrhe cboisie. . , . une partie. 
Alcool (as degréa), qoatre parties; 
Faites digérer pendant trois jotirs et 
(i.) 



>«9 



ams. prescrit une partie de myrrhe et 
hait d'alcool (o,884) ; ~ br. une partie de 
Biynhe et hait d'alcool (0,935) ; —«». une 
partie de myrrhe et six d'alcool (0,935) ;— 
lo. une partie de myrrhe et huit d'alcool 
fa,855); — ba. une partie de myrrhe et six 
d'alcool (o,9ooh — an. b. et be. une partie 
de myrrhe et huit d'alcool (20 degrés) ; — 
a. une partie de myrrhe et huit d'alcool 
'<K.S5o) ; — fu. et p. une partie de myrrhe 
ethoit d'alcool; — d. dd. fi. hao. o. po. r. 
m. w«. et vm. une partie de myrrhe et six 
4 alcool ; — he. s. et pid. une partie de 
■syrriie et cinq d*alcool. 

¥ Myrrhe trois onces. 

Alcool ( 0,835). . . vingt onces. 
Eau dix onces. 

Filtrez après hnit jours de digestion, (am. 
éd. e.) 

do. prescrit trois mices de myrrhe , noe 
ptote et demie d'alcool (0,930) et une 
demi-pinte d'esprit rectifié (o,84o). 

Z Myrrhe trois onces. 

Camphre deux gros. 

San distillée. . . . trois onces. 
Binjez ensemble, faites sécher , pul- 
lérisex et mettez en digestion avec 

AlcooL deux livres. 

Filtrez an boot de six jours, (lî.) 
Excitant, emménagogue, anthelmintique. 
—Dose, trente à cinquante gouttes.-* On se 
KTt aosd quelquefois de cette teinture 
pour stimuler la surface des ulcères atoni- 
^u*s, Bais , sous ce dernier rapport, elle 
*iait plus usitée chez les ancieos qu'elle ne 
tstaajonrdliui. 

coLUTOias oÉriBsir. 

Lmcims ma gingivas, Liquor ad ulcéra fait- 
cc«m.(dd. acf.sy.) 

2C Essence de myrrhe. . une partie. 
Miel cru. . . . quatre parties. 
Mêlez, (dà.) 

nr. prescrit nne once de teinture de myr- 
His et nne densi-once de miel cuivreni. 



^ Herbe de sauge. . nne demi-once. 

. Bau bouillante, quantité suffisante 
pour obtenir six onces de décoction. 
Ajoutez à la colature 

Teinture de myrrhe. • deux gros. 

Miel rosat deux onces. 

Mêlez, (aif.) 

^ Eau de sauge, 

de cochléaria, 

Teinture de myrrhe , 

d'oranges vertes , 

de chaque. . ... deux gros. 

Eau de Rabel. • un gros et demi. 

Miel rosat une once. 

Mêlez, (au.) 

GASoiaisiiB niTBBsip. (fe.) 

jj^Bxtrait de myrrhe, une demi-once. 
Décoction de quinquina , huit onces. 
Mêlez. 

LOTIOH PHAG<dAn1QDB. (S.) 

^ Teintore.de myrrhe , 

Eau de chaux, de chaque , nne once. 
Conseillée par Kirkland, pour réprimer 
les chairs luxuriantes. 

IHJBCTIOR D^TBBSIVB. 

Ityectîo detergens. {au, b,) 

Tf. Décoction d'orge. . • deux livres. 
Teinture de myrrhe* • . un gros«. 
Utile dans le coryza chronique , avec flux 
par les sinus frontauz. {b.) 

y Eau. ....... sii onces. 

Colle de poisson. . quantité sufllsante 
pour faire un mucilage épais. Ajoutez 

Liqueur de myrrhe. . . un gros. 
Conseillée dans les ulcérations de la ves- 
sie, {au,) 



y Acétate de ptomb. 
Eau 



fciqueur de myrrhe. 
Temture d'opium. 



un gros, 

six onces. 

Ajoutez à la solution 

deux onces. 
. nne once. 
Usitée dans les gonorrhées chroniques. 

TBIIITUBB Dl MYBBVB ALGALIsis. 

Mixture dô myrrhe aiealisée ; Mixiura myrrhœ 
ûlcalisata, Tlnetura s. Esieniia s, Solutia 
myrrhœ atealUata, { br. he. sa. w. p'td») 

:^ Myrrhe choisie. . une demi-livre. 
Sous - carbonate de potasse , 

huit onces. 
Eau de fontaine , une livre et demie. 
Après siz ou huit jours de digestion , 
faites évaporer an hain-marie , jusqu'en 
consistance de miel , versez sur le résidu 



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i5o 



MYRTE. 



Alcool *îngt onces. 

Faites digérer, et filtres, (br. ^. pid,] 
ta. prescrit deux onces de myrrhe , une 
demi-ODce de sous-carbooate liquide et 
assez d'alcool pour couvrir de trois on quatre 
doigts le mélange desséché; — he. une 
demi-livre de myrrhe , suflBsante quaotitè de 
potasse liquide et vingt onces d'alcool. 

Excitant, plus actif que la teinture simple. 
— On l'employait jadis dans le pansement 
des plaies* mais rarement, à cause de la dou- 
leur occasionée par l'alcali. 

àuxim OB uriaBi, 



Etiaoirmyrrhm, (w.) 

huit onces. 

seiae onces. 

une once. 



Jf Essence; de myrrhe. 
— ^— — de castoréum 



Eitralt de sabine. , 
Après «ttAsante digestion , filtrex. 
Excitant, conseillé surtout dans les irré- 

Siilarités de la menstruation et les maladies 
e la matrice. — Do-ie, quarante à cinquante 
gouttes. 

viNAiOBB ta Mraaui. 

Âcctum myrrhœ» (wu.) 

!^ Myrrhe en poudre. . . une once. 
Vinaigre de bonne qualité , 

une demi-livre. 
Faites digérer pendant quelques |oun , 
dans on lieu d'une douce température , puis 
pendant une heure, au bain-marie, et 
passes. 

■UILB »B HVaHHB. 

OUum myrrhm. (vf.) 

^Myrrhe choisie. . . une nartie. 
Sable lavé, une partie et demie. 

Distille! sur le bain de sable, dans une 
cornue de verre; sépares l'huile de la li- 
queur qui passe avec elle , et rectiftex-la. • 

BlU OB If rBBBB. ( VV. $p.) 



y Myrrhe en poudre. 
Eau de fontaine. . 



hait onces. 
. ail livres. 
Faites digérer pendant trois jours dans un 
endroit chaud , et distillez doucement qua- 
tre livres. 

Conseillée dans les affections de la poi- 
trine et de l'estomac , ainsi qne dans celles 
qui proviennent du désordre des règles. 
«<* Dose , une once. 



WTRTE. 



Myrte commun; Myrtut eommunit , L. 

irjr«« {Àl.)\ mjett* (ilm}; or^mm (R); mpiui (H9.)\ mjrt» 
(f.); maria (Par.). 

br. c. f. fe. p. V. i». far. m. $p. 

Arbrisseau ( ioosandrîe monogynie , L. ; 
myrtëea, J.) ^1° °>î<U ^< l'Europe, (fig. 
Zorn, le, pL t. 169.) 

On emploie les feuilles et les fruits. 

Les feuilles {foUa Myrtit, Bœtieœ tylvêt^ 
trU) sont ovales ou lancéolées, lisses, d'un 
beau vert, parsemées de glandes demi-trans- 
parentes, filles ont une odeur agréable, 
surtout quand on les froisse , et une saveur 
amèfe , aromatique , un peu styptiquc. 

Les fruits sont des baies globuleuses, 
d'un bleu foncé presque noirfttre, d'une 
odeur aromatique assez forte, d'une saveur 
astringente et amère. 

Astringent peu usité. 

HUILB DB MYBTB. 

Oleum myriinum, (e. sa. ) 

2f. Baies de myrte écrasées , deux livres . 
Feuilles de myrte coupées, 

deux poignées. 
Huile d'olive. . . quatre Uvres. 
Vinaigre. • . . • . une livre. 
Faites cuire jusqu'à consomption de l'hu- 
midité, et passez, (sa.) 

^Feuilles et fleurs de myrte, 

une partie. 
Huile d'olive. . . trois parties. 
Après trois ou quatre jours de digestion , 
laites cuire jusqu'à consumption de l'humi- 
dité , et passez en exprimant. 

siaop DB MraTi. 
Syrupuê de myrte, (f. sa.) 

^ Fleurs de myrte. . . . une once. 
Eau distillée de myrte, deux livres. 
Faites digérer au bain-marie , pen- 
dant deux heures , dans au va»e olos ; 
passes, filtres et ajoutez à la coiatore 

Sucre blanc le double. 

Faites fondre au bain-marie. (f.j 

sa. prescrit de mêler ensemble parties 
égales de suc dépuré et de sirop commun , 
cuit il la grande plume , et de faire le sirop 
sur un feu doux , en remuant toujours avec 
une spatule de bois. 



Digiti 



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RAPHTUE, NARCISSE, NARCOTINE. 



N 



Naphthe; Naphtha. (br. d. F. fe. s. vf. q,) 

fiitoiue liquide , diaphaoe, blanc» un peu 
iaunâtre, légèrement ooctueuxaa toucher, 
beaucoup plus léger que Teau, extrêmement 
combasUble , qui répand une odeut forte , 
mabnoD désagréable, et qui brûle avec une 
Ûamme bleuâtre, eu donnant une fumée 
Irè» épaisse. 

Excitant. 

HMICISSE. 

5«msie sauvoffë, Narcisse des prés ^ Faux 
nsràsse; Nareissus Pseudo-Narcissus , h. 

Qtwutm 5«refM« [JL)\ eomman affodil naràtiu» (An.)\ ga«l 
urfitt* (D.); narcJMO MÏIvttire {£.}; gteU uarcU (H«.); 
wtiêm gmth {/.}; pmtklilja ISm.). 

itt. 

Plante il (hezandrie munogynip, L.; nar- 
ri«sées,J.)» commune en Europe. (/î/,'. Red. 
l«/. Toi. 111. i58. ) 

Od emploie l'ognon et les fleurs. 

U bulbe est visqueux et d'une saveur lé- 
girement acre. 

Les fleurs sont jaunes. 

La racine est purgative et vomitive; 
doM, deux gros. — Les fleurx st^nt antispas-» 
modiques; dose, vingt-quatre grains. 

BZTHAIT D« RABCtSSt DKS FB^. 

Exlractum naretssi pratensis, (f. sw*. vm. ) 

If Pleurs fraîches de narcisse des prés, 
une livre. 
Eau deux livres. 

Faites infuser à froid pendant dauae heu- 
rts, et passez sans exprimer; versez sur le 
rvâdu la même quantité d'eau chaude, et 
pattes encore ; claiifiez avec le blanc d'oeuf 
lt« deux liqueurs allée» ensesible, et faites 
évaporer la colature jusqu'en consistance 
d'extrait, (im.) 

«»*. prescrit de faire digérer une partie 
àe fleurs sèches dans huit d'eau tiède , et 
d'évaporer la colatnre clariGée; — f. de 
faire macérer une livre de fleurs dans qua- 
tre d'eau, pendant vingt-quatre beuret, de 
répéter l'opération sur le réûdu , avec de 
e?iivelle eau « et d'évaporer au baîu-marie 
Us deux tiqueara réunies. 

Excitant, nauséeux, expectorant et an» 
tif pasmodicue . qu'on coaseiUe dans la co- 
qoeluche, 1 aathane convnlsif et lesconvul- 
•iiom. — Dm« , qtiatre à vingt grains , selou 



VIIIAlOaB DB ITAaCISSB DBS PSÉS. 

Acetum p§eudo nateisMÎ. (rm*. vm.) 

Jf Pfteurs fraîches de narcisse des prés, 
une partie. 
Vinaigre blanc. . . huit parties. 

Faites infuser à une douce température , 
pendant quelques heures, passez sans ex- 
primer et filtrez. 

Employé poui- faire l'oiymel de narcisse. 

OSYMBLOB NABCISSB 0B8 ^B^S. 

Oœymel nareitsi pratensis, {sw*, vm.) 

If, Vinaigre de narcisse des ^rét , 

une partie. 
Miel blanc. . . . quatre parties . 
Faites dissoudre à froid. 

Snb-émétique, expectorant, sédatif, con- 
seillé dans la coqueluche et Tasthme con- 
vulsif. — Dose, une cuillerée à café, on deux, 
trois ou quatre fois par jour. 

NARCOTIME. 

Nnrcotina* (P.) 

If, Résidu de l'opium épni«é par l'eau, 
à volonté. 

Faites sécher , pulvérisez grossièrement , 
mettez en contact, k firoid, avec l'acide hydro- 
chlorique ( 4 degrés ) , ou avec l'acide pyro- 
acétique ( 4 on 5 degrés) ; passez en expri- 
mant; filtrez la liqueur, et versez-y un excès 
d'ammoniaque ; lavez le précipité avec de 
l'eau froide, mettez-le en digestion dans l'al- 
cool bouillant (36 degrés), laissez refroidir la 
solution , et purifiez les cristaux au moyen 
du charbon animal. 

. Stupéfiant, affaiblissant et délétère, selon 
Orfila , puissamn>ent excitant à hautes do- 
ses, suivant Mageodie, narcotique d'après 
Brera. 

lirJBGTl0.11 RàaCOVIQOB. (m.) 

■jf Décoction de laitue vireuse, 
< une livre. 

Extrait de belladone , 

un gros et demi. 

Narcotine six grains. 

Gonaetllëe dans les névralgies de l'urètre 
et du vagin. 

BOLS D8 BABCOTIRB. 

Boti e naroolina, ( b, ) 

:;^ Ifarcotine pure. . . deux grains. 
Huile d'amandes douces , six gonfles. 
Mie de pain , 



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i5s 



NARD, NAVET, NÉFLIER. 



Miel» de chaque, quantité vaffisante. 
Faites huit bols, -r- Dose, un toutes les 
trois lieures. 

POTIOH calmautb. 
Miadura ineUans et teàmm. ( 6. ) 

If Narcotine pure. • . . un gros. 
Eau de citron. . . . trois onces. 
A prendre par cuillerées. 

NARD. 

Ce nom appartient à demi plantes usitées 
en médecine : 

i« Nord celtique; Faieriana Celtiea, L. 

Saràmbolirian , Alfunbûldriam {Al.)^ têplcMordo céltieo (E.j. 
a. auM. am. hr e. t ie. pa. w. wq. k€. hr. g. m. êp. 

Plante U, (triandrie monogynie, L. ; valé- 
rianées, J.) , qui croit dans les Alpes, (fîg. 
Jacq. Colleet. 1. 1. d. a4.) 

La racine {rndioo VaUrianœceltieœ 9* Spieœ 
eeitiem «. alpinm «. Nardut celtica) est com- 
posée de longues fibrilles couvertes de min- 
ces écailles jaunâtres. Elle a une odeur forte 
et agréable, une saveur acre, amcre et aro- 
matique. 

Tonique, stomachique, diurétique. 

1" Narddeê Jndee, Spica nard, 

Varétn^rigm, SpikmwrdtnrnnmAtai tAl.)\$^ctnaTd(An.)\ 
fpikê fiarî* fIXjt naréo d* IndtM, tâpiea naréo (B.}{ f/rtt«> 
mare (Ho.); naréo indiana (i. P«r.J( spUcMnarég [Su.)-^ êakka. 
nam-piUa (rem.). 

an. br. e. t. fe. w. a. ka. g. ut, $p. 

On emploie sous ce nom {Soiea indica s. 
Spica nardut «. Nardus indica) des eitré- 
mités inférieures de tiges, entourées des 
nerrures des feuilles radicales , et le plus 
souvent unies à une partie de la racine , qui 
se compose denombreui filamens noueux et 
durs , attachés à une petite tète d'un brun 
roussfttre. L'odeur est agréable ; la saveur a- 
nière, acre et aromatique. 

Sprengel attribue le nard des Indes an 
Fiola Jatamarensis , opinion que Guibourt 
partage aussi. Assez généralement il est re- 
irardé comme provenant de VÂndropogon 
NarduSfh,, plante U. (polygamie monoécicy 
L.; graminées, J. ), des Indes orientales. 
( fi g, Bumph. Amb, 4* sa* t. 6. } Ainslie 
]«; rapporte aussi à cette plante , sur l'auto- 
rité ae Rottler, mais avec un doute qui 
parait être fondé. 

Excitant, nervin. 

rOUDBB OB HABD CBLtlQOB COMFOSliB. ( WU. ) 



^ Kard celtique. . 
Sulfate de une. • 
Faites une poudre. 



une demi-once. 
. un scrupule. 



KSSBXCB DB NiaD DBS IROBS. 

Eitentia tpieœ indicœ, (vr.) 

^ Nard des Indes. . une once K demiel 
Alcool. ... six ou sept onces. 
Après suffisante extraction , passes en ex- 
primant , et filtrez. 

Excitant, réputé alexitère, carminalif, 
diurétique et emménagogue. — Dose , qua- 
rante à soixante gouttes. 

NAVET« 

Bratsica Napu$, L. 

Uûbtaat {AL)\ wUd eoihagt , rapt f/fn.); ketmjk (B.]; ra^Mf 
{D.Su.)\ naha* f£.)l kaoUaad (H0.]; napa (f.); n«pi*ir« 
IPo.]; nalfo^Por.). 

hr. t. {. fe. fc w. wo. ha. hr. g. m. $p. t. 

On emploie la racine et la graine. 

La racine est tubéreuse , charnue, blan- 
che ou jaunâtre ^ d*une saveur douce et 
agréable. 

La S€nïf'nce(semen Napi s, Buniadis) est 
petite , ronde, noire , inodore , oléagineuse, 
et douée d'une saveur un ,peu amère , nau- 
séeuse. 

La racine est très légèrement excitante , 
et passe pour bécbique ; cependant elle fi- 
gure plus souvent dans les cuisines que dan» 
la chambre des malades. La graine fournit 
une huile bonne à manger ; on la regarde 
comme un diurétique , après qu'elle a été 
exprimée. 

BODILLOH PBCTOEAL. (SHI.) 

j^ Maigre de veau. ... six onces. 

Navets. . . . . . quatre onces. 

Chardon à foulon. . . quatre Çroa. 

Eau unepmte. 

Eaites cuire et réduire â une pinte, 
en ajoutant sur la fin 

Hysope une pincée. 

Pas.nez après le refroidissement. 

NÉFLIER. 

Néflier d'Allemagne; Metpilus Germa^ 
niea, L. 

UUptlbaum {Al.}'. Hutenmedlar lAn.)x mhpellret{D.)\mUpar9 
(Ê.); mi$pelh»om {Uo.)\ nietplik (Pê.); utiptreira (P«r.)^ 
mMpUtiraHS:). 

am*. e. T. w. ht. m. $p. 

Arbre (icosaudrie pentagynie , L.; rosa-- 
cées, J.) originaire des montagnes d'Èix* 
rope. {fig. Nouv, Duh, IV. 36. ) 

On emploie le fruit et la graine. 

Le fruit , appelé Nèfle, frueius MetpUi, est 
arrondi, déprimé, charnu, ombiliaoé «a 
sommet, et composé de plusieurs loges. 



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NÉNUPHAB. 



iSS 



contenant chacnne une graine. Sa lavenr , 
acerbe et astringente , devient, par le blot- 
ns«ement, doace» Tineune et assez agréable. 

La graine est osseuse , très dure et ob- 
longne. 

Le fmit est nn pro astringent, et la graine 
passe ponr être diurétique. 

KÉXUPBAR, 

Deox espèces de ce genre de plantes sont 
Bâtées en médecine : 

1* NénmpUar blanc; Nymphaaalba, L. 

■w: {Al.}i miùU wûUrliij (An }; $t«U»m»t«r (0.); nmmfar 
ktmnce (£.}; wffa piompém [U» )\ unmfan hianeo (/.); 
m^ma tUia (Pr J; Hjm^kmm itanea (P«r.;; êjttHad {Su.). 

br. e. f. fe. g. V ha, kr. g. m. «^ 

Planté Z£ (polyandrie poljeynie , L. ; nym- 
phucèes, i.), commune dans tonte l'Eu- 
rope, {fg* Flore médic, V. 24/0 

On emploie la racine et les fleurs. 

La racine [radûo NymphœœaibtBM, Nenupha- 
nss, yemufarii) est très longue, cylindrique, 
•caisse , nouensf! , charnue , brune en dehors, 
d ao blanc jaunâtre en dedans. Son ti<isu est 
rpongicax , sa saveur amai-escente et un peu 
itjp tique. 

Les flears ont une odeur agréable que la 
dessiccation leur enlève. Elles contiennent 
beaacoap de muciisffc insipide. 

La racine contient beaucoup d'amidon, et 
'ile est très nourrissante, malgré la propriété 
lelri^érante dont la crédulité populaire l'a 
décorée. Quant anx fleurs, on les rangeait 
^adis parini les sédatifs. 

a* Némmpkar Jaune : Nympfuea lutea, L. 



Plaote l£ » d'Eorope. (fig, Blackw. Herb. t. 
491.: 

La racine ressemble à la précédente. Les 
Ccnn sont jannes. 

BSPiciS DIAMABOABITJI PBOIDIS. 

Spedeê dtamargarUm frigid(», [yv.) 

3C Perles d'Orient six gros. 

Corail blanc, 

ronffe, 

Flcnrs de bourrache , 

de nénuphar blanc, 

de roses rouges , 

Grains de kermès, 
Boisd'aloés, 

de santal blanc, 

"-citrin , 

de chaque deux gros. 

Fastes me ponâre. — On la recommandait 
:idîs dass la phthbie et la oonvalescence 
tes fièvres clites malignes. — Dose , un à 
cens scsnpules. 



une ooce. 
, six gro«. 



une demi-once. 



■SrftCBS PBOIPBS DB VIBIBIS Pa^CIBDSBS. 

Speciei de gemmU frigidœ. {n.) 
Qf Ivoire préparé philosophiquement. 

Perles d'Orient préparé( 
Corail blanc , 
rouge , 

de chaque. 
Hyacinthe ^ 
Emerande , 
Saphir, 
Sardoine , 
GreYiat , 
Santal blanc , 

citrin , ' 

rouffe , de chaque , trois grosu 

Fleurs de bourrache , 

— de buglose , 

de nénuphar, 

de chaque deux gros.. 

—de roses. . . - trois gros. 

Mélex, faites une pondre, et ajoutes 
Feuilles d'or. • . . . • n<> 20. 

Gouseillées jadis dans la phthisie, pour di- 
minuer les sueurs nocturnes. — Dose , depuis 
un scrupule jusqu'à un demi-gros. 

GOHSBBTB OB H^ROPHAB. (sa.) 

:^ Pétales de nénuphar piles et réduits 
en pulpe avec un peu de sucre , 

une partie. 
Sucre clarifié. . . . trois parties. 
Faites jeter nn bouillon. 

■AU DB HÉNOPHAK. (f. pB. Sa. ) 

^ Fleurs de nénuphar. . . une partie. 
Eau. • • • . . quatre parties. 
Après six heures d'infnsion, distilles la 
moitié. 

IRFOSlOir DB HÉHCPHAB. 

Infusum florum nymphœœ. (sa.) 

:^ Fleurs fraîches de nénuphar , 

deux livres. 
Eau bouillante. . . . huit livres. 
Faites digérer pendant huit heures , etpas- 
sez en exprimant légèrement ; répëtex Topé- 
ration deux autres fou , sur de nouvelles 
fleurs. 

SiaOP DBHiHDPHAB. 

Syruptu nymphœœ s. de floribut nymphœm 
aib4^ (c« f*) 

jfVétale* frais de nénuphar blanc , 

une livre. 
Eau bouillante. . . quatre livres.. 
Faites infuser pendant nn quart 
d'heure , et passes en exprimant légère- 
ment; ajoutes à la colature 

Sucre blanc six livres. 



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i54 



NEKPRU19. 



Faites on Ȕrop. (c.) 

f. prétérit defiîre Mmer , peudant douze 
lieures, quatre livres de pétale» dans huit 
livres d'eau, de passer en exprimant légère- 
ment , de laisser reposer la Uqueur p«;ndant 
quelques heures, de décsnter ensuite, d'a- 
jouter le douhle de sucre bluac, et de faire ' 
an sirop à la chaleur du bain-marie. 

FOTioa AirnsFASMOoiQija. {pieJ) 

^Émulsionléf^ëre. . . quatre onces. 
Sirop de nénuphar, une dlcmi-once. 
dckarabé. . . . deux gros. 

MTERPRUN. 

Nerprun purgatif; Rhmmnu* cathartieut, L. 

Gtnfine Zrtuiéorn^ Fmrk»it€n (Al.)i pwrgÙHi kBcktkorn 
{dit,f\ptjgakôéj^n«êtetl^ (B.)i korthar , vrimtarn JD.); 
ramno eatartieo [E.)i purt^trendê m^rdoorn [Ho.]; tpino 
etnmo {î.)\ nakiok kiema {Po.)\ npinha etrvina (Por.); 
getapptl , aaftgrtmt (5*. J. 

a. an. •ma- an. be. Lr. d. du. e. «d. t fc. ff. g, faan. li. lo. 
p. t. lU. w. to. e. g. m. $a. $p. s. 

Arbrisseau ( pentandrie raonogynie , L. ; 
rhamnécs, J. ) qui croit dans toute l'Eu- 
ropc. {fig, Nouv, Duh. 111. t. lo.) 

On emploie les fraits {bûcetBSpinœ eervinœ 
i. domestioB) , qui sont des baies de la gros- 
seur d'un poiit, rondes, luisantes, noirfttres, 
renfermant quatre graines , ai> milieu d'une 
pulpe succulente. Ils ont une odeur désa- 
gréable , une saveur amëre , nauRéense et 
acre. 

Ils contiennent, d'après Vogel, un prin- 
cipe colorant particulier, la Rhamnine, Rham- 
7iium, 

Purgatif très énergique, qu'on a beaucoup 
vanté dans l'hydroplnie. 

suc DK BAIKM DK HBaPBUn. 

Siieeuâ rhamni £atkartiei s. tpintb cervinm. 

( f. ». ) 

:^ Baies de nerprun mûres. . à volonté. 

Écrasex-les entre les mains, en ména- 
geant les graines ; laiMcx la masse fermenter 
pendant trois ou quatre jours , passez en ex- 
primant, et conservez le suc dans des bou- 
teilles , sous une couche d'huile. 

l>o»e, deux à quatre gros. 

aoa Di icaapaoa. 
Rob tpinm cervinm, (a. f. wu.) 
^ Baies de nerprun mûres. . à volonté. 
Ecrasez-les, en ménageant les graines; 
îaisfcez la niasse en repos, pendant trois jours, 
jiisqu'à ce qu'il s'y développe un commen- 
cement de fermentation ; exprimez avec 
force , puis passez le suc à la chausse, décan- 
tes au bout de troi^4)u quatre heures , et éva- 



porez, à une douce chaleur, jusqu'en cooaût- 
taace d'extrait. (£) 

If Suc de baies de nerprun. . une li vre. 

Faites-le cuire jusau'en consistance <le 
miel, en ajoutant, sur laGn , deux onces de 
sucre, (wu.) 

a. prescrit une partie de sucre et neuf de 
suc. 

Dose , depuis un scrupule juaqu'à un gro» 
et demi. 

staop DB HBipaoa. 

Sirop domrMiqut ; Syrupuê rhamni $, rhamni 
caihariici «• domettieus $.de spinaeervina. 
(am. ams. an. bc. br. f. ff. g. han. li. 
lo. p. pa. sa. w. vru. r . sp. sw. vm, ) 

:^Suc clarifié de baies de nerprun , 
Sucre blanc , 
de chaque. • . . parties égale». 

Faites un svop à feu doux. ( f. ) 

am. an. p. ete. prescrivent quatre partiea 
de «uc et deux de sucre; — wu. sis de »uc 
et quatre de sucre; — ams. et ht*, seize on- 
ces de suc et deux livres et demie de sucre ; 
^-ff. trois parties de suc et quatre de >ucre s 
— f w. sept livres et demie de suc et trois li- 
vres et demie de sucre ; - g. six livres de 
suc et trois de sucre ; — h", une partie de sac 
et une et demie de suCre. 

sw, dit qu'on peut ajouter, au besoin, une 
livre de teinture alcoolique de poivre de la 
Jamaïque. 

:jpSuc dépuré de baies de nerprun , 

une pvite. 
Gingembre coupé , 
Piment en poudre , 

df chaque. . . une demi-once. 
Faites macérer pendant quatre heu- 
res, k uue douce chaleur, et filtrez; faites 
ensuite réduire trois autres pintes de 
sue dépuré à moitié par rébullition, 
mêlez les deux liqueurs ensciable, et 
ajoutez 

Sucre. . . . trois livres et demie. 
Faites un sirop. ( lo. ) 
^ Baies mûiês de nerprun, seÎBe Uvre». 
Exprimes le suc , versez sur ie marc 
assez d'eau bouillante pour le submer- 
ger , faites macérer pendant vingt-qua- 
tre heures, et passez en exprimant; 
réunissez la liqueur au suc , et ajoutez 

Sucre blanc huit livre». 

Clarifiez avec le blanc d'oeuf, et évat- 
porez jusqu'en consistance de sirop. Ce- 
lui-ci éUnt relroidi, ajoutez-y, api<*6 
les avoir broyées avec du sucre, 

Uuilç de eaanelle , 

clr girofle , 



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NIGELLB» rilNSI, NOISETIER. 



i55 



UnledeiiMicii, 
de chaque. . . . *iia acrupale. 
Hélei bieo. ( irm. } 

^Sqc dépuré de nerprun, vingt onces. 
Sacre blanc. trente-deux once*. 

Faites cuire en consistance requi*e9 
et ajoutes sur la fin , renfermés dana un 

fiouet, 

Anis, 

Mastic , de chaque. . . trois gros. 
Gingembre, 
Cannelle , 
Clous de girofle , 
de chaque. • . un gros et demi. 
Gonserrea. (br. fana, w.tp,) 
ps. prescrit une livre de suc , dens livres 
(ie sucre et un gros de chaque aromate ; — 
s», parties égales de suc et de sucre , deux 
rrbs d'snis et de mnstic , ei un gros de gin- 
gembre, de cannelle et de gtro&. 
Doie, ane demi-once à une once. 

ronoM roaoATiVB. {fp») 

^Décoction de pruneaux, quatre onces. 
Sirop de nerprun. . . . une once. 
Nëez. 

NIGELLE. 

Lci pharmacopées font mention de trou 
photes appartenant à ce genre : 

1* Mg$iU étt ehampt ; ffigeila arvensU, L. 

Hwite O (polyandrie penlagyoie, L.; 
'CQOQculacéea, J» ) , commune en Europe. 
J>>.BUckw. £fer6. t. ia6.) 

Oq emploie la semence , qui est noire , 
'^ et aromatique. 

s* ïïigBlh et DamûM, Batbtehe^ Barbe de 
«^«(îr; Nigeita Dtamueena, L. 

Plante Q, du midi de l'Europe, (ftg. 
W«ckw.J5for6. p-55«.) 

On emploie la semence, qui est petite, 
«■goJeuK, noire, douée d'une odeur forte 
'taromalique. 

5" Xtgtltê dtsjardlm, fkuao Cumin ; Nigefh 
•^«s, L. 



; imall tmréên ftmiul fltwr, 
f n*h lokfaémj kmjn (B.,\ km»- 
la MiJm (B.)t vttàriflU {Uo.)\ 



î (AL); L 
*''*ta,mkmA(Am.'h ctmn i 
"— '^- M(0.);M9M<l«a 



' * t Ir. fi. M. «. «u. t«. èr. m. »f. t. 

W«n«e , origîBsure du Levant , et com- 
"moe dans le midi de rBurope. {fig. Zorn, 
' f'. t. ,,9.; 



On emploie la scmenee {umgH Nigtltm s» 
Metanihii «. Cumini nigri)y qui est petite, 
ovale ou alongée , presque trian^laire , ob- 
tuse à un bout, nu peu comprimée, ridée 
obliquement, noire en dehora, d'un blanc 
verdâtre en dedans. Elle a une odeur forte 
et désagréable , une sarveur acre et aroma<> 
tique. , 

Léger excitant , plutôt culinaire que mé- 
dicinal. 

HINSL 

Sium Nùui, L. 

Viiumg , Nintin^mnà {àl.)\ nimimtrtet (H«.}. 
ht, t W' g. m. §p. 

Plante V (pentandiie digynie, L.; om- 
beUifèrea, J .), qui croit sur les montagnes 
de la Chine. ( fig, Borm. Fhr. Ind, t. 39. 
L 1.) 

On emploie la racine (rmdiao Nitui $. Nin- 
tings, Ninsini), qui est fusiforme , annelée» 
blanchâtre, cornée et demi-transparente, 
on d'un brun {aunfttre , ou opaque , suivant 
qu'elle a été on non blanchie à l'eau bouil- 
lante et dépouillée de son épiderme. Sa 
grosseur varie depuis celle d'une plume jus- 
qu'à celle du petit doigt. Elle a une odeur 
forte et désagréable, une saveur d'abord 
douceâtre , puis un peu amère. 

Les Chinois attribuent des vertus presque 
miraculeuses à cette racine, qui, comme 
oeile du ginseng , n'en a pourtant que de 
très bornées , et figurerait bien mieux dans 
les cuisines, avec le panais et le salsifis, que 
dans l'officine des pharmaciens, où d'ail- 
Icars on la rencontre fort rarement ches nous. 

NOISETIEB. 

Cûuérietf C9rylus JmUaua^ L. 

e. C te. g. M. êp. 

Arbuste (monoécie poljrandrie « L. ; amen- 
tacées,J.) qu'on coUive dans toute l'Eu « 
Tope. ifig. NoMv, Duk IV. t. 5.) 

On emploie le bois et les fruits. 

Le bois ( iignum Caryii ) , qui est blancbâ*» 
tre et léser, insipide et inodore , donne , pdur; 
la distillation, une huile empyreumatique 
fort acre {oleum Coryiinum «. ÉUnetinum). 

Les fruits, appelés NoUêiUê, Nue$9avila- 
nœ» Haulnuti (Al.), hmztlnut (An.) , hazet' 
noot ( ilo.) , testoryma (Po.) , noeeiuoh ( I. ) , 
sont ovales, un peu aplatis, d'un hnui plua 
uu moins foncé , marqués à la base d une 
krge cicatrice grise; sous une enveloppe 
dure et ligneuse , ils renferment une amande 
blanche, oléagineuse et de saveur agréable. 

Autrefois on employait le pollen (poUen 
Jullorum)^ qui ressemble beaucoup k la pou- 



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i56 



NOIX D£ GALLE. 



dre de lycopode , et qui servait aui mêmes 
usages. 

HDILB DB ROUÉ m. 

Oteum aveiianarum ( e. sa. ) 
^Noisettes pelées. . . . ii volonté. 
Filez-les , renfermez la pftte dans an sac 
de toile, et exprimez -la à froid. 
Cette huile est bonne à manger. 

NOIX DE GALLE. 

Cath de chêne ; Gai la querelna s, tureica $. de 
Aleppo «• tincioria. 



GttUo'pftt (i#/.); ç«//n«r (.ïn.N afU [Ar.)i mm»«ka fCr.); g^l- 
dmbmi (D.t; mipkul (D«A.J^ agaila tU Lèvent* {B.I} maju- 
pkal (H*.); gûUnMt {He.); nce» di geUalL); mêt'u (P#.»« 
gatoM (PfcJ» g«lf^ (P«r.); mtjuphal (5a.)i "MwMtoi 
iT0m.UmttchikaHT*l.). 

am. aDP. an. b. ba. br. d. du. e. éd. f. fie. ff fi. fti. g. 
baïu. b«. li. io. o. p. po. pr. r. a. au. w. wu. wv. a. b», br. 
e, g. m. pa. pid. $p. u 

Excroissance dure , ligneuse , de quatre à 
douze lignes de diamètre, ordinairement 
ronde et couverte de tobérosités, percée ou 
non d'un trou : dans le premier cas , blan- 
châtre et légère ; dans le second , brune ou 
• verte, compacte et pesante. De ik vient la 
différence qu'on fait, dans le commerce, 
entre la Galle noire et la Galle bUmclie : celle- 
ci est moins estimée que l'autre et moins 
astringente. 

Cette production est déterminée par la 
piqûre que la femelle du Cynipsgallœ imeio- 
riœ, insecte hyménoptère (/If. Oliv. Foy, 
dans Pemp, Oit, pL i5), ou celle du Cynipê 
quereuêfolu (fig, Réaum. t. 3. pi. 39. f. i3), 
fait aux pédoncules de plusieurs espèces de 
chêne , notamment du Quereut infedoria et 
du Querctts CerrU, arbres de l'Asie mineure, 
pour y déposerses oeufs, autour desquels l'ez- 
travasatîoa des sucs végétaux fait naître une 
tumeur dans le sein de laquelle vivent les 
larves. 

Elle contient du tannin et de l'acide gal- 
lique. Elle renferme aussi, d'après Bracofl- 
Dot, un acide particulier , VAeule eUmigique. 

Astringent. — Dose de la poudre , depuis 
huit grains jusqu'à un scrupule. 

■SPiCBi rODB LA D^GOCTIOIV ROIBB. 

Speetee pro deeoeio nlgro, ( br*. b. w. vm.) 

:^ Absinthe, 

Feuilles de chêne , 
Rue, 
Sabine » 
Sauge, 
Scordium , 

de chaque, une partie et demie. 
Tartre cru , 



Tert-de-grls , de chaque , deux parti«>s. 
Racine de tormentilie , trois parties. 
Sulfate de fer . . . quatre partie». 
Écorce de rrenade , 
Noix de gaUe , 
de chaque. . . . cinq parties. 

Alun huit parties. 

Coupez , concassez et mêlez. 

Dote, six onces pour une pinte d'eau ou 
devin. — Astringent, employé en lotions et 
fomentations. 

OBGDBRT DB HOIX DB GiLLB. 

Unguentum gatUe «. gallarum. (am. h*, éd. 
.e, s.) 

7f.No\il de galle en poudre, une partie. 
Axonge de porc. . . huit parti eh. 

Mêlez par U trituration. ( éd. e. ) 

am. et e. prescrivent une partie de noix 

et sept d'axonge; — b*. parties égales de 

noix et d'axonge. 

OHGOBHT liraiHiMOKBHOÎOAL. 

Unguentum ad varices ani. (tw, ) 

:^Noiz de galle en poudre, deux gros. 
Camphre dissous dans un peu 

d'alcool .... un demi-groa. 
Axonge de porc .... uneonce. 
. Mêlez avec soin. 

OBOUBRT DB HOIX DB GAUB ONACA. 

Unguentum eœ gallit opiaîum, ( s. ) 

:y Poudre de noix de galle, une partie. 

-— d'opium. • une demi-partie. 

Onguent de linaire. six parties. 

Broyez ensemble et mêlez. 

0HGUB2IT DR ROIX DB GALLB COMPOSÉ. 

Unguentum myrtinum eompositum s, Comi- 
fiSMS. (e. sa. w. s/).) 

^ Huile de myrte. . . . une livre. 
Cire jaune .... quatre onces. 
Faites fondre, et ajoutez un mé- 
lange de 

Poudre de noix de galle , 

de noix de cyprès , 

de semences de plantain , 

de feuilles de sumac , 

de chaque . 
d\lun. 

Mêlez bien, (sa.) 

e. prescrit une livre d'huile de myrte , trois 
ODces de cire jaune, une once de noix de 

Salle , deux gros de feuilles de myrte, autant 
e feuilles de cyprès , autant d'écoice de grc- 



. . SIX gros, 
une demi-onoe. 



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noix oB 

I nade, one once de fenilles de f omac , et ane 
demi-once de mastic. 

:^Écorce de cbâne , 

de châtaignier, 

Glands de chèoe , 

Gopaies de glands. 

Noix de galle , 

Sorbes non mûres , 

Nèfles sèches, 

FeoiJles de plantain , 

de ch£ne , 

de prêle , 

— de pruniiT sanvage , 

Racine de lormeutille , 
de chaque. . . nne demi-once. 

Eau de rontaine , 

Vin rouge, de ehaqae. . une livra. 
Faites cuire jusqu'à consomption de 
■oilié; ajoutez 

Huile de myrte , une livre et demie. 
Faites cuire encore jusqu'à coosomp- • 
jiuo de l'humidité, puÎD fondie dans 
a colïtore 

Cire jaune. . huit onces et demie. 
Retirez du feu , et ajoutez 

Huile de mastic, une livre et demie. 

Poudre d'écorce de chéoe, une once. 

— de saog-dragon , 

"" de muscade , 

de noia de galle, 

—^ de suc d'hypociste , 

de baies de myite, 

de pépins de raisin , 

"" de sorbes non mûres, 

de chaque. . . une demi-once. 

Tiocbisques de karabé , deux onces, 
faites an onguent, (w.) 

'fi* f*™°'* *** V' «ï^fl^re tî*» P«« de 

IXFOSIOSf SB 2fOIZ DB CAI.LB. 

Infiuum gailarum, (a. fe. e. ) 

2:5oii de galle écrasées, deux onces. 

Eaa bouillante une livre. 

Après vingt-quatre heures de macération, 
r*>sei en exprimant et flltrez. (a. ) 

'prescrit deux gros de noix de galle, 
-^^u» onces d*eau bouillante et auatre heu- 
♦< d*inftiiion ; — fe. une once de noix de 
^lUc et huit onces d'eau. 

I>«ie, deux cuillerées tontes les heures 
'^toutes ks deux heures, dans la diarrhée. 

roaBRTATlOB JISTBIHOBRTB. (SW. ) 

^Noix de galle, 

une demi-once à une once, 
«a bouillante .... deux livres. 
Fasses après une heure de digestion. 



GALLE. ,5^ 

IHJBCTIOR ASraiRCBVTR. 

Injectio eao gaUit, (au, sy.) 

Of.'^oxx de galle pulvérisée, deux gros. 
Eau bouillante .... une livre. 
Faites infuser pendant une heure , et 
passez, {au, ty,) 

'2f Noix de galle . . . une demi-once. 

San quantité suffisante 

pour obtenir huit onces de décoction. • 
Dissolvez dans la colature 

^lun deux gros. 

Sulfate de zinc . . , .deux grains. 

Recommandée par Kortom. (au. } 

Astringent, usité dans la blennorrhée 
opiniâtre. 

OABOAaiSMB ASTBIRGBHT. (m.) 

^ Décoction d'orge . , . quatre onces. 
Roses de Provins , 
^oix de galle , 
ticorce de grenade , 

de chaque un gros. 

Vin rouge quatre onces. 

Miel rosat .... deux onces. 
Acide suifurique, quantité suffisante. 

POTION ISraiNGBHTB. (tf. ) 

:}: Infusion de noix de galle, 

quatre onces. 
Craie préparée . . une demi-once. 
Teinture d'opium, 
Gomme arabique, de chaqne, un gros. 
Dose , une cuillerée toutes les deux 
heures. 

aicocTioa db hoix db gai«lb. 
Decoctum gallarum, 

^ Noix de galle . . . une demi -once. 
Eau de fontaine . . . deux livres. 

Faites réduire, par rébullitioo , à une livre 
ou une livre et demie de colature. 

Astringent. — Dose, par cuillerées. — On 
s'en sert aussi à l'extérieur , en lotions , dans 
le prolapsus do rectum et les taches hépa- 
tiques. 

LAVBMBIIT AtraiSOBRT. («19.) 

:^Noix de galle une once. 

Eau une livre et demie. 

' Faites réduire d'un tiers par la cuisson, 

BXTBAIT DB ROIX OB GALLB. (a.) 

^Noix de galle grossièrement pulvé- 
risée à volonté. 

Eau suffisante quantité. 

Épuisez la noix par plusieurs ébullitiôns 
successives, mêlez les liqueurs, et, après 
la décantation, faites-les évaporer an bain- 
marie. 



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i58 



NOIX VOMrQUF. 



TBIHTUBB DK ROIl DB QALLB. 

llnctttra gaUarum. (b*. ba. du. «d. e. vm.) 

^NoÛL de galle. . . . qaatre onces. 
Alcool (o,83o) . . . deui pitttcf. 

Faitef digérer pendant huit ioors» et fil- 
trez, (dn. c.) 

ba. prescrit une partie de noix de galle et 
huit d^alcool (0,900); — cd. une ooce de 
noix et huit d'alcool ( 0,835); —- vm. une 
partie de noix et huit d'cau-de-rie; — b*. 
une demi-once de noix et deux d'alcool. 

Aitringent.— Doae, un à troia gros. —La 
teintare plus chargée de ba. n'est indiquée 
qu'à titre de réactif propre à déceler la 
présente du Ter, de la gélatine , etc. 

NOIX VOMIQUE» 

Nucc vomita, 

Arvr&naM, Krmhmaug» (Al.)i poison nmUwomUimg nia{Aa.)\ 
kka^k-mlM lAr.)x mm Uin (C); kodMkaédmnutf (C/.); 
brmknwdo (D.); kucUa { Dut. HL ); mm «««{««(B.); bnê- 
km—Um (flo.); ittfr«*Mni<ra (I.); "«> 90miem {Pf.)\ cmlak*. 
kiitiéfl. Mt^UmuitiUjtÊm (5«.); rafkùkm (5ii.)|j«Ui> Mitcj 
(T«"».J', muteadi. muttightnta (T#/.). 

an», an. b. ba. ba. br. d. e. f. fe. fi. fta. bam. ban. be. It. 

o. po. pr. r. •. iu. w. ww. a. ft#. hr. e. g. m. pa. »p. 

Semence plate , arrondie , en forme de 
bouton, d'un demt-ponoe de diamètre à 
peu prés, sur une à deux lignes d'épaisseur, 
grise , un peu laineuse à la surface, ombili- 
quée au centre , d'une consistanoe comme 
cornée, et inodore. Elle a nue saveur amè- 
le, Acre, et un peu nauséeuse. 

Elle appartient au Vomiquier, Siryehnos 
Nuao i;<mi*ca,L., arbre (pentandrie mooogy- 
nie, L. ; apocynées, J. ) des IndM orienta- 
les, {fig. Flof màdic V. aig. ) 

D'après Pelletier et GaTcntou , elle con- 
tient de la strychnine et de l'acide igasnri- 
qoe. On y a trouvé aussi de la brucine. 

ExciUnt des plus énergiques, poison à 
dose un peu considérable, qui excite des 
contractions spasmodiques et tétaniques. 
On' l'administre dans la paralysie. — Dose , 
de la pondre, quatre à qninzr grains. 

pouaaa aa noix toihqob. 
PulvU nmài vernie», (au,) 

:^Noix vomiqoe .... trois grains. 
Gomme arabique , 
Sucre blanc , 
de chaque . . * nn demi-scrnpnle. 
Hufeland préconise cette poudre dans la 
dysenterie. — On en prescrit trois paquets 
par jour. 

ritOLBS SnMOLABTBS. 

PUulm ncrvoêum et muttulare systtma velli- 
tanfes, (6. a.) 

^Noix Tomiqne ... un demi^gros. 



Conaerre de rosés , quantité suftsante. 
Dose , une , deux on 



Faites dii i^ilnles. - 
trois fois par jour. (0. 

^ Noix Tomique . 
Sucre blanc . . 
Rob de sureau. 
Faites sii pilules — 
deux heures. (6.) 

Dans les paralpies, 
rée, l'hypochonorie , 
eolie. 



) 

. . nn à six grains. 
• nu deini<«cni|rale. 
qnnntilé aoflUante. 

- Dose , une tontes les 

i'épilepsie , la cho- 
rhystéiie , la mélan- 



BXTBAIT &QOBOX BB BOIX T01I1Q0B« 



Eaotractum nucu vomieœ aquotum. (an. b. 
ba. he. s. w. sw. ) 

une lÎTre. 

huit livres. 



y Noix yomiquerftpée. 
Eau bouillante . . 



Faites digérer pendant vinet-quatre heu* 
res,pui(i bouillir un quart d'heure, et pas- 
bcz; faites encore bouillir le résidn , pendant 
nn quart d'heure , avec onatre livres d'esn y 
et passez ; réunisses les aeux liqueurs , lais- 
sez reposer, décantez, et faites évaporer 
jusqu'en oonsislance d'extrait, (an.) 

b*. bs. he. s. vr. et sw. donnent à peu 
prés le même procédé , qui se réduit à faire 
iMuillir la noix vomiqoe dans de nouvelle 
eau, jusqu'à ce que celle-ci ne oontracte 
plus a'&mertume, à réunir les diverses dé- 
coctions , et à les faire évaporer. 

Irritant, vénéneux, conseillé dans la pa- 
ralysie. — Dose, deux à vingt grains, deux 
ou (rois fois par jour, en augmentant avec 
précaution. 

BXTBAII ALCOOLIQOB DB BOIX VOMIQUB. 

Ext^ctum nueU vamiem ateohotieum, ( be. 
f. fr. han. s, ra. ma. pie, vin. ) 

7f,1ioiM, vomiqne râpée . . une partie. 
Alcool (aa degrés). . quatre parties. 

Faites chauffer pendant vingt-quatre 
heures, dans un vase couvert , et passes 
en exprimant ; faites digérer le résidu 
avec 

Alcool (la degrés) . • trois parties. 

Passez en exprimant, mêles les deux li- 
queuis , distillez le quart au bain-marie, et 
évaporez le re«te jusqu'en consistance d'ex- 
trait, (f. fe.) 

Tf. Noix vomioue ràpéo ... à volonté. 
A]coor(sidegrés), quantité su iBaante. 

Faitea digérer, et renouvelés l'alcool de 
temps en temps, jusqu'à ce qu'il Décon- 
tracté plus ni couleur ni saveur; réuniasez et 
filtres les teintures , réduisez-les à un cin- 
quième par la distillation , et faites éTaporer 
le reste an bain-marie. (be. f. ban» a. pie. 
vm.) 

^Voix vomiqne râpée . . . è volonté. 



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NOIX VOMIQUB. 



109 



BfMÛaesrIa par l'alcool (4o degrés ) » à la 
ploB bajae tein|>érature ponible; puis éva- 
pores leatpment la teinture jusqa'eo cooim- 
Uoce d'extrait, («i. ma. ) 

Jriitaat , Yénèocux , cooveillé dans iea 
paralyateade tous genres. — On le donne sous 
hrme de pilules, doot chacune contient un 
f:nio d'extrait , en commençant par une ou 
'ieoi , et augmentant cliaqne foorjusqo'à ce 
«fo'oo aoit arrivé à l'cflRet désiré. On a élevé 
aîaci la doae jusqu'à Tim|;t>quatre et trente 
plias par four, pour obtenir des secousses 
lëtanicfiBes mais quatre à six grains suffisent 
^s 1» plupart des cas. Ceci s'applique à 
i'eitrait prépare arec l'aicool * 4o degrés » 
car celui pour leqtiel on a employé de l'ai- 
^)ol moins concentré, est plus fiiible , con- 
fiant beaucoup de parties gummeuses. 

uxaAiT sac oa roix tomiqob. {ma.) 

^ Tciatare alcoolique de noix romique , 
à Tolonté. 

Filtrez-la, et fsiles-la évaporer sur des tm- 
Hdies. 

Oa doit la prendre au6<à chargée que 
;^flible, et faite avec l'alcool à 36 de- 

Dose, on grain à dix progressivement. 

riLi;i.BS ARTBBLHiaTlQUBS. (b*.) 

2C Gomme ammoniaque, 
Savon de Venise, 
Résine de jalap, 

de chaque. . . >. un scrupule. 
Extrait alcoolique de noix voniiqae . 

un demi-scrupule. 
Eascnce de succin , 

quantité suffisante. 
Faites des pilules d'un grain. — Dose , 
'i «se dans la semaine. 

riLCLis bzcitautbs. (bo.) 

ç Extrait résineux de noix vomiquc. 
Conserve de tilleul , 

de chaque. ... un demi-grus. 

Fsites des pilules de deux grains. 

Conseillées dans la psralyiiie. — Dose, une 

matin, à jcunt en augmentant d'une 
jstes lea semaines. 

Xîemann a employé avec succès , dans la 
ï-dialgif dite spasmodique, des pilules d'un 
:rsa, faites avec une partie d'extrait de noix ; 
'aiqoe et doq d'asa lôetida. j 

soumoa a'axTaAiToa aoix vomiqok. ! 

Emmêâio atm nucë vomica, (b* au.) | 

2: Extrait de noix vomique, 

dix grains. 
Mucilage de gomme arabique , 

une once. 

Eau de fontaine. . . .six onces. 

Vantée par Hofelaod, dans la dysenterie. 



— Dose, deux cuillerées toutes les deux 
heures.— On peut ajouter une once de sirop 
de guimauve ou de ttirop d'orgeat. 

POTION AaTlGOlTOaBBOÏQOB. 

Deeocium etteumeintm eum extracto nueit vo- 
mica, {au.) 

^Extrait de noix vomique, 

nu demi-gros. 
Décoction de concombre, 

six onces. 
Huile de lin broyée avec du jaune 

d'œiif. une once. 

Miel une demi-once. 

Dose, deux cuillerées toutes les deux heu- 
res.— Recommandée par Handel, comme un 
excellent remède dans tous les périodes de 
la gooorrhée. 

TBiaToaa ob aoix vomiqob. 
Tmctura strychnos s. nueU vamtcœ ». nueum 
vamicarum. ( b*. f. fe. li. s. Oo. «. hp. ma. 
pie. *w. vm.) 

If Noix vomique râpée. . une partie. 
Alcool étendu d'eau. . huit parties. 

Faites infuser à Troid pendant trois jours, 
puis digérer au bain-marie pendant six 
henres; passez en exprimant, et filtrez, (b*. 
vm.) 

sw. prescrit une once et demie de noix vo- 
mique et deux livres d'alcool (0,935) ; — s. 
une partie de noix vomique et cinq d'esprit 
rectifié;— b*. d'après Wiel, une partie de 
noix et quatre d'esprit rectifié; — f. et li. 
une partie de noix et quatre d'alcool 
(a 2 dogrés) ;^hp, une partie de noix et six 
d'alcool. 

^ E&trait sec de noix vomique , 

trois grains. 
Alcool (36 degrés). . . une once. 
Faites dissoudre, (f**. fe. 60. s. me /ï«s,) 
Connue dans le principe sous le nom de - 
Gouttes utérine* de ta reine d'Espagne ^ cette 
teinture est un excitant très énergique. On 
donne celle de Van- Mous à la dose de qua- 
rante à quatre-vingts gouttes , et celle de 
Maladie par gouttes également, dans une 
potion ou boisson quelconque. Les indica- 
tions sont les mêmes que pour l'extrait al- 
coolique. On s'en sert aussi à l'extérieur, 
en frictions , dans les paralysies et atrophiea 
partielles. 

covTTBs AHiass. {caJ) 

:^Espiit d'absinthe. . . deux livres. 
Noix vomique. . . . une livre. 
Sous-carbonate de potasse liquide , 
une demi-once. 

Suie pure un gros. 

Après quinxe jours d'infusion au bain« 
marie , exprimes et filtrez. 



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i6o 



NOMBRIL DE TÉNUS, NOSTOG, NOTER. 



Dose, une à h*jlt gouttes aaplas, dans un 
▼erre d'infusioD amère , contre la colique 
venteuse. 

NOmBRIL DE VÉNUS. 

Cotylédon VmbUieu»^ L. 

J!ltMpfUni*{AL): na9rlw»rt[Am,)\navtlttri {'D.)\ omhtigufrti 
(£.)« uawelkruid {tlo.}; m^tlico ai y*Mrë (J.;; rMM 
wittnna [Pa.)\ canehêt» {P9r.)i nafagiwê {Su.), 



Plante It fdécandrie pentagynîe , L. ; 
crasculéea, J. ), d'Europe, {fîg. Glus. HisL 
LXIil.) 



On emploie les feuilles {folia Umbitiei) ^ 
qui dont pétiolées, arrondies, concaves, 
crénelées, glabres, et d'un vert gai. Elles 
ont une saveur visqueuse. 

Éuioilieot, usité jadis à Textérieur, dans 
les contusions. 

NOSTOG. 

Nostoch commun. Crachat dé lune^ Sative 
de coucou: Nostoehium commune, (Tauch.) 



^fe, 



Algue qui croit à terre, dans les temps 
humides , et n'y tient par aucune racine. 
Œd. Ft, Dan. t. 885. f. I. ) 
Slle se compose d'une fronde d'abord 

{globuleuse, puis irrégulière, plissée, ondulée, 
obée, vésiculeu«e ou bnlleuse , gélatineuse, 
tremblante, d'un vert olivfttre, qui noircit 
par la debsiccation. 
Émollient. 

NOTER. 

Deux espèces de ce genre de plantes ser- 
vent en médecine : 

i* Noyer cendré ; Juglant dn&rea, 

JBctl«niul, wkiU watiiul (An.). 
•B. e. 

Arbre ( nionorcie polyandrie , L. ; {uglan- 
dées,Cand. ) de l'Amérique méridionale. 
(/?£. Big. Mcd. bot, II. t. Sa.) 

On emploie l'écorce intérieure du tronc 
et de la racine , qui est purgative. On dit 
que celle de la racine fraîche est vésicante. 

a* Noyer commun: Jugtant rt^ta^ L. 

îitttêiaum. 1VaUiiutt{AI.): vmtnut-tr** 'Jm.); êkiraî, jam, 
kkmêif (Ar.y^ milêkj or»ck |B.}; ka-ta9 (C); Mfji««/[0..; 
akirat {Duk. Hi.]; nogol {E.); n«K-« {!.}; olav-dlo [Hit.]\ 
firdigaH, ekarmatkt, joiuirumt^ (Pr.); ontutaa wtmku 
(Po.): nofMÎra {Por.j; gretiak «r«cU (R.) ; mmlnmltrttd 
{Su.). 

a. an. ba. bc. br. d. e. f. Te. ff. §. bani. ban. he. IL o. po. 
pr. r. a. tu. w. ww. k*. kr. g. m. ^ii. $p. t. 

Arbre ( monoécie polyandrie , L. ; téré- 



bînthacées, J. ) orinnaire de Perse, qu'on 
cultive dans tuutel'Ëurope.(/i^.F/or«mê<£ic. 
T. aSo.) 

On emploie le fruit ( nux Juglans 
#* Jugfandii ) , qui est un drupe ovale. Son 
enveloppe extérieure, appelée Brou { cor- 
fecD s. putamen nucis Jaglandit) , est verte» 
cbamne , amère et excessivement acerbe. 
La noix qu'elle couvre {nueUue nueU Ju- 
giandis ) , se compose d'une coqae dure , 
cassante, ligneuse, fauve, sillonnée à la 
surface , inodore et insipide. Elle renferme 
une amande qnadrilobée , fort irrëgulière , 
qui , sous une pellicule jaunâtre , très mince 
et astringente {epidormis nueUi JuglandU) ^ 
offre une substance douce et oléagineuse, de 
saveur fort agréable. 

rfLBCTUAiaa AHTIHYOBOPBOBIQOB. (b*. ) 

If. Noix mûres n* 3o. 

Herbe de rue. . . « une poignée. 

Miel huit onces. 

Broyex ensemble. 

Tanlé par Strachwitz. — On en fait prendre 
une cuillerée le matin, et autant le soir, 
avant le repas. 

aUlLB DB HOIX. 

Oleum nucum jugtandium s. jugtandis rs- 

giœ, (an. br. e. f. he. li. pa. s. sa. su. 

w. wu» br, pid, vm. ) 

% Noix mûres. . . • . è volonté. 

Otez les écailles et les cloisons, pilez dans 
nn mortier de marbre, avec un pilon de 
bois , renfermez la pâte dans un sac de toile, 
et exprimez entre deux plaques d'élain , 4 
fn)id. 

Fraîche et non ranre, cette huile peut 
remplacer celle d'amandes douces. 

BOB DB HOIX. 

Rob nucum s. eorticU nucum juglandis re- 

gia, RobdiaearU Galeni, DUuaryon, (a. b*. 

br. fu. pa. w. wu. sp, sw,) 

IL Noix vertes une livre. 

Après IcHavoirpilèes dans un mortier, fai- 
tes-les bouillir pendant quelques heures avec 
deux livres d'eau; passez en exprimant, et 
ratt«s évaporer le suc jusqu'en consistance 
convenable, avec un poid) égal au sien de 
miel despumé. (br. fu. w. ip, sm. } 

If Suc esprimé de noix vertes, 

deux livres. 

Miel une livre. 

Faites cnire jusqu'en consistance conve- 
nable , sur un feu doux , en écumant. (a. b*. 
pa. wu. s/9. ) 

Léger astringent, résolutif, destiné prin- 
cipalement à l'usage externe. 

BXTBAIT DB ITOIX VBBTBS. | 

Extruit de brou de noi^: Bmtraetum nueum 



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NOYER. 



jygtandlum t. jagtandUê «. nueum jugéan- 
éum viridium. (a. am. b\ ba. br. d. fi. 
han. he. li. po. pr. r. 8. su. w. c. wm.) 

^ Ffoix vcrtcâ cueilliet avant leur 

™«t«ri«* i volonté. 

Pflei dans an mortier de pierre , en ajoo- 
taot un peu d'eau, eiprimez le auc, et de 
niae Faxtcs-Ie éTaporer au bain-marie , en 
remoant tonjours «ur la fin avec une spa- 
tule, (a. h\ ba. br.d. fi. ban. po. pr.s. su. 
Pin, j 

acBroudenoii ane partie. 

^"P"'« 'six parties. 

Faites bouillir ensemble, passes et éva- 
porei convenablement la colature. fam. be. 
' u- r. w. c. pid, ) 

fitciiant, toniqve, amer, antiscorbntiqne, 
anhebmnaquc. — Dose, un demi-scru- 
Pttte A on demi-gros. On remployait aussi 
)»a«,àj eitérieur, comme mondiiiant, dans 
lo altères de maovais aspect, même dans 
i« ulccralions vénérienne*. 

l;'eztrait de noix fait la baae du Rnnéde 
«iwaérien de Miitié, dont Alyon et Cadet 
«f donné deox formules diflPérentes, que 

1* Formule d'AIjon. 

^FeniJtesde noyer, 

d'ache , 

de trèfle d'eau, 

de chaque poids égal. 

Wcx ensemble , exprimez le suc , et rap- 
pncb«.le jusqu'en consistance pilulaire. 

U dose est de deux à sis pilules , chacune 
jeêix gnûns, par |our, avec une tisane de 
>>(»7«oudescordium. 

»• Formule de Cadet. 

'^Feoilles de noyer, 

nne once et demie. 
Jalsp en poudre. . . une once. 
FeoiUesd^ngélique, 

— de chardon-bénit , 

I de saponaire, 

de chaque. . . . quatre onces. 
Faites un extrait aqueux par infusion, 
jporez et divisez en pilules de six grains. 
Hnt*. ""*'*' Cadet indique le sirop soi- 

¥ Feuilles vertes de noyer , 

▼îngt livres. 
Ftitesles infuser , pendant vingt-qua- 
'; heures, dans l'eau chaude ; versez 
lafiuionsar 

F»tiUes vertes d'angéUque , ieize Hvres. 

ï-»»» encore infuser pendant vingt- 
îwire heures; entretenez llnfusion tou- 
^w chaude, au bain-marie, puis yer- 



161 

Feuilles de saponaire, seize livres. 

Roses musquées. . , douze onces. 

— -- ordinaires. ... six onces. 

Aéné mondé. . . vingt-six onces. 
Laissez infuser pendant vingt-qu tre heu. 
res , faites fondre dans l'infusion trente- 
acpl livres de cassonade, puis bouillir, cla- 
rifiez au blanc d'œuf, et réduisez en con- 
sistance sirupeuse. 

Mittië faisait prendre an malade huit 
pilules le matin , deux heures avant le dé- 
jeuner, et quatre, deux heures avant le 
souper ; il lui ordonnait aussi de boire qua- 
tre cuillerées de sirop, dans un verre d'eau, 
le matin à jeun, et deux cuillerées, deux heu- 
re» avant le souper. 

GOOTTIS AIITHBLIIIIITIQUIS. 

Mixturanucumjugtandium, (ham. au,) 
^Extraitdenoix. . . . deux gros. 
Eau de cannelle. . . . une once. 
Dose , soixante goutte^ pour un enfant de 
deux ans, et cent pour un adnite. 

TBiirruBB nm bxod db hoix. 
Eutntia eorticisviridisnucumJuglandÎM. ( d.) 
^ Brou de noix frais et coupé, six onces. 
Eau-de-vie de France. . deux livres. 
Tenez en digestion, à une douce chaleur, 
pendant quatre jours et filtrez. 

Amer, astringent, tonique, excitant. 

oicOCTIOir DB BBCO DB HOlX. 

Deeoetum drupœ jugtandu regim s. cm-licit 
vtridis nueum jugfandum, (b*. g. au,) 



y Brou de noix vertes. 
Eau bouillante 



> une once. 
• dix onces. 
Faiies cuire pendant un quart d'heure et 
passez. (b\ g. au,) 

If. Noix cueillies un peu avanJl leur ma- 
turité et sèches. . . trois onces. * 
Ean de fontaine. . . quatre onces. 
Réduisez de moitié par l'ébullition , 
et ajoutez à la colature 

Miel blaoc deux once*. 

Faites dissoudre, (g. ) 

Boisson vantée dans les makdies véné- 
riennes rebelles au mercure, et dans celles 
qui attaquent les sujets très irritables. Frank 
rccomnaande la liqueur en lotions, dans les 
ulcères herpétiques. 

IBFOSIOII DB BkOO DB RQIX COHPOSÉB. 

Infuium Ja»iandis eomposilum. (sw*. ) 
2C Brou de noix sec , 
Feuilles de noyer, 
de chaque. . . qjJatre poignées. 
Eau ' ' ' . . . suffisante quantité 
pourobti>nir huit livres de colature. Au 



11 



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i6s 



NUMMULAIRE. 



bout d'aoa beurc d'infusion , tjoatet 

Muriate de chaux, une once et demie. 
Astringent, employé è Teitérieur , aons 
forme de bain§, à la tempéra lure de 36 à 
38 degrés R., dans les scrofalcs , les tuber- 
cole* du poumon , et en général toutes les 
maladies dont on place le siège dans le sys- 
tème lymphatique. 

BjiCOCTIOll DB roLLini. 
OieoetiantUbrou denoix eompcsée; i)êeaetum 
drupt» jugtimàU regiœ. (b*. t*\au.ra. ««. 
sw. ssf.) 

:^Broudenoix ?ertes. . . dix onces. 
Racine de salsepareille , 

de sqnine, 

Pierre ponce, 

Snifurc d'antimoine (dans un 

nouet ) , de chaque, une demi-once. 
Eau. . . . soixante-quatre onces. 
Faites réduire à moitié par la coction dans 
un vase imparfaitement courert. (b*. T*. 
au.) 

:^ Racine de salsepareille, 

de squine, 

de chaque. . . . deux onces. 
Brou de noix sec, . . . une livre. 
Sulfure d'aniicioine, dans un nouet, 
Pierre ponce , dans un nouet , 

de chaque. . . . deux onces. 

Eau vingt lirres. 

Faites réduire à dix livres par Tébulli- 
tion. (b\) 

:k Racine de salsepareille, trois onces. 

de squine , une once et demie. 

Antimoine cm, dans un nouet, 

deux onces. 

Noix entières n» 5o. 

Eau dixlirres. 

Faites réduire à dix livres par rébullition. 

:^Brou de noix. . . dix-huit onces. 
Racine de salsepareille, 

de squine , 

Sulfure d*antimoine, dans un nouet, 
Pierre ponce , dans un nouet ,^ 
de chaque. . . une demi-once* 

Eati huit livres. 

Aprè4 douze heures de macération, faîtes 
bouillir dans un vase couvert, puis retirci 
les noncts, et continuez rébullition jusqu'à 
ce qu'il ne reste plus que quatre livres de 
liquide ; passez alors, sans filtrer, («y.) 



jy. donne encore , sous le nom de Deeoe- 
tttm typhilitieum roborant, une autre fornsuiey 
portant quatre onces d'antimoine, deux on- 
ces de pierre ponce , autant de salsepareille, 
autantde squine, quarante noix séchéesavant 
leur maturité , et vingt livres d'eau réduites 
à dix. 

:^ Brou de noix sec. . . . une once. 
Salsepareille, 

Squine, de chaque. . deux onces- 
Sulfure d'antimoine , dans un uooet, 

quatre onces* 
Pierre ponce dans un nouet, 

deux onces. 

San Tingt livres. 

Faites réduire de moitié par la coction. 
(r\np.) 

If Quinquina grîs , 

Salsepareille , de chaque, trois once». 
Pierre ponce , 
Antimoine cru , 
de chaque. . une once et demie. 

Brou de noix une livre. 

Eau huit livres. 

Faites réduira à une pinte, et ajoutes 
à la colature 

Sons-carbonate de potasse, deux gros. 
Faites dissoudre, (m. ) 
Excitant tonique, recommandé dans 1» 
lèpre, les dartres et les maladies vénériennes 
opiniàlres.— Dose, une livre le matin, et au- 
tant le soir.— On l'emploie aussi è l'extérieur» 
en lotions. 

NUnniULilIBE. 

Ly$imaet\iû Nummukria , L. 

P/vimiftraiit {Â\.)\ ■»«»•/-■»« \,An.)x pMf «*m^ (D.)« ««"m- 

pnmmgMtrt (Su.), 
br. f. g. w. ^•. m. tp. 

Plante n (pentandrie monogynie, L. ; 
primulacéf's, ).), d'Europe, {fig. Zorn,/c. 
pL t. ao. ) 

On emploie l'herbe (Kêrba NummUla:rim «. 
Ceniummorbue)y qui se compote d'une tige 
ordinairement «impie, légèrement quadrao- 
gulaire, garnie de feuilles opposées, ovales 
et arrondies , portées sur de très courts pé- 
tioles. Elle n*a pas d'odeor. Sa saveur «Ht 
un peu styptique. 

Autrefois, on s'en servait dans la diarrhée 
et les li^morrhagies. 



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GBILLET. 



GBUFS. 



ifiS 



o 



ŒIIiLÉT. 

(EUliî commun; Dianihus Caryophylliu^h, 

Urtnmêlkê [AL)^ eltnt fiiA {An.)%krtmÙ3 hrtklcA (B.); 
/br»*</ft« {D.}; eU9ti plmmario (B.); gipISmdt anjeliêr 
[Bt.f. ftnfuu» pitMorio (i.); eraao pulmano [Por.)\ Um- 
geràê juglika ^ fimdtr juglàa [Su.). 

w». *n. ke. br. dn. •. éd. f. g. w. »«. r . g. m. •/>. i. 

Plante 2£ ( décandrie dîgynic, L. ; cazro- 
ph) liées, J. ), d'Europe. (//^. Zorn, Iç, pL 

Od emploie ies fleurs {flores Tunieœ $, Tu- 
■tfw hortensit #. rubrœ s, Caryophyltorum 
n^rnmm), qui se composent de pétales im- 
berbes et crénela , ^on choisit de préfé- 
TCDce d'oD rouge foocé. Elles oot une odeur 
agréable, que la dessiccation leur eolèye, 
et ODc saveur douce , un pea nauséeuse. 

Jadii elles figuraient parmi les médicamens 
^pelés nervinn. — Dose, depuis un scrupule 
juqv'à un groa. 

coiniTB d'obiixkt aooGB.(pa. sa. w. vm») 

y Pétales d'onllet sans onglets et ré- 
doits en pulpe. . . une partie. 
Sacre blanc. . . . deui parties. 
Broyez ensemble, (pa. w.) 
m. donne le même procédé, mais yeut 

S après la trituration on chauffe pour îàtre 
<iie le sucre également ; — sa. prescrit 
ue partie d'osilet et trois de socre cuit à la 
piode plume. 

▼ISAIOBB d'cBILLBT. 

Aeetum tunicw «. earyophytli. (F. w.) 

y Pétales d'œillet débarrassés de 
feun ongUts. . . . une partie. 
Vinaigre rouge. . . seize parties. 
Pailes macérer pendant quinze jours, en 
tBoant de temps en temps, passez et fil- 
U«.(f.) 

w. prescrit une partie d'œillet et six de 
'**igîe. 

SIBOV l»'<BI£LBr. 

Vf^iu iimiœ 9. tunieœ florum s. earyophytli 
^Bbri t. de floribui tltmnthi earyophytli *. 
tuyopkyUorum rubrorum. ( ams, br. du. 
«d. f. g. pa, w c. «m.) 

yPétales frais d'œillet privés de 
leurs onglets. . . huit onces. 
I^n bouillante. « . seize onces. 
Pattes digérer peu dantringt-quatre heures, 
* one très douce chaleur ; passez ensuite 
Jf»qne sans exprimer, et ajoutes à 
wil parties de liqueur 



Sûcrc seize parties. 

Faites un sirop, (ams.) 

pa. et w. prescrivent seize onces de sucre 
pour neuf onces d'infusion saturée; — T. qua- 
tre livres de fleurs, huit d'eau bouillante, 
douze heures d'infusion et du sucre le double 
de la colature } — éd. et c, une partie de 
fleurs , quatre d'eau , douze heures de ma- 
cération et sept parties de sucre ; — du. 
quatre livres d'œillet, deux d'eau, huit 
heures de digestion et quatre livres de su- 
"Cî— g- «ne livre d'œillet, deux d'eau, 
douze heures de macération et quatre livres 
de sucre. 

2f, Pétales frais sans onglets , 

une partie. 
Pilez-les, et verses dessus 

Eau froide. . . une demi*partie. 
Quelque temps après atjoutez 

Eau bouillante, une partie et demie. 
Après vingt-quatre heures , passez en 
exprimant légèrement, laisses reposer, 
décantes et prenez de 

Ce liquide trois parties. 

Sucre. . . cinq parties et demie. 
Faites fondre sans ébullîtion et en 
écumant. (vm.J 

br. prescrit de piler une livre de pétales 
frais et mondés, de les faire inftiseï^ pendant 
quelaacs heures dans dix-huit onces d'eau 
bouillante, de passer ensuite en exprimant 
un peu , et de faire jeter un court bouillon 
à vingt onces de colature réunies avec trente 
onces de sucre. 

ŒUFS. 

Œufs d^ poule; Ova gatlinacea» 

flSAiMrmr (AI.V, tjg of k*u(AH.)',yariah {Ar.)i hùu (Cy.)| 
anda (Diflr.}; ku—» [E.)\ hatnétny (tfo.)* oot digalliita (l.}> 
fiiiim (P«. j; kun» imia (P0.); anda (Se), kitnrœgg {Sa.}\ 
ktnj mutaj ( Tarn. ) ; gmddu {Ttl. ). " 

a. ans. an. ba. br. d. dd. e. C ff. fi. fti. bam. ban. be. li. lo. 
o. p. po. pp . pr. r. a. m. w. ww. a. hr. 9. g. pa. pid, »p. 

HOILB DS JADirS n'(BOF. 

Olomn c tfiiellis ovorum s, ovorum eœpressum. 
(an. br. d. e. f. fe. fu. han. be. il. u. pa. 
po. pr. s. sa. su. vv. wu. br.pid, f;m.) 

:^J aunes d'œnfs frais. . . k volonté. 

Mettes -les dsns une bassine d'argent. 



dans on sac de toile serrée , exprimez entre 



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i64 



OGNON. 



deux plaques de fer échauffées, et filtres à 
travers du papier gris , à la chaleur du bam- 
marie. 

Chaussier a proposé de délayer des jaunes 
d'œufs durcis daus de l'alcool , de chauffer 
dans un vase couvert, de filtrer, de distiller 
Talcool, et de séparer l'huile d'avec l'eau 
(f*. vm. ) ; mais l'huile ainsi obtenue a tou- 
jours l'odeur de l'alcool , selon Henry, et elle 
««t encore plus sujette à rancir que l'autre , 
d'après Van-Mons. 

Emollient, adoucbsant, conseillé dans 
leshémorrhoïdes douloureuses, les engelures, 
les excoriations du sein et des lèvres. 

CAVIMBlfT AaOUCISSAHT. 

Ctytma tedant et wnoUlenM, (dd. pp. b . pU.) 

:^ Son bien lavé. . une demi-poignée. 

Eau pure deux livres. 

Faites réduire de moitié par la cuisson , 
et ajoutez à la colature 

Jaunes d'œufs frais. • . n* 3 ou 4. 
Mêlez. Ca^îa*) 

. , . n» a. 



^Jaunes d'œufs. . • 

Huile rosat. 

de camomille , 

de chaque. 
Mêlez. (6.) 



trou onces. 



:^ Jaune d'œuf. 
Huile d'olive. 



une demi -once. 
. • deux gros. 
Mêlez, (dd. pp.) 

POMMA va AIIT1STBUMB08I. (SHI.) 

:y Saindoux une once. 

Faites-le fondre sur un feu doux , et 
ajoutez-y 

GEufs frais sans coquille. . . n* i. 

Battez bien ensemble. 

Alphonse Leroy l'appliquait sur le gottre , 
pendant trois ou quatre mois. On dit 
qu'elle a parfois dissipé des tumeurs de cette 
nature. 

iMPLÂTai lAuai. 

Emptastrum flavum. (o.) 

:^aunes d'œufs cuits et secs. . n* 6. 

Cire jaune, 

Axonge de porc , 
de chaque. . • . quatre onces. 
Mêlez exactement. 

MIZTOBB ANALBPTIQOB. (Sffl.) 



:^ Crème de lait . • 
Jaunes d'œuFs frais. 



SIX oi^ces. 

• . n<> a. 

Sucre. . . quatre gros à une once. 

Eau de cannelle orgée. . six gros. 

Broyez ensemble. — Far cuillerées à bon* 



che, dans la languenr qui soit l'abos des 
femmes ou la masturbation. 

MIITUBB ARTIAPIITflBOSB. («m.) 

^ Crème de lait , 
Eau de roses , de chaque. . une once. 
Jaune d'œnf frais. • . . n* i» 
Sirop de pavot blanc. . quatre gros. 

Mêlez. — A consommer , par cuillerées, 
dans les vingt-quatre heures. 

ALCOOL ALBOHIHBUX. (vm.) 

^Blancs d'œnb frais. . . . n* 4. 
Battez-les dans un vase de porcelaine, 
en y ajoutant peu à peo 

Alcool deux onoea. 

OGirOH. 

jéttlum Cepa , L. 

ZwUM , Zi>o/f« {AL)\ mden (in.); »mmI Mr.); hmmmtg 
[Ba.)x ktmhally (Can.): '«"<' lCj-)\ t»g {D.)\ piai (DhA.); 
e€Mta{E.)ipiaj (17i.); uijtn {Ho.); eipoHû [!.)'. krangbang 
(Jùw.)x httvanrmira iMaL}\ pua [Pê.j^ etkula (Po.): etholm 
(P«r.j; Imk (r.): ptUamdu , tatarka. mkamétàa (5a.); rmd- 
tttkiSu.)x vtmggtyum (Tan.)*. woiiUgaddm (Tal.). 

■m». M. b. be. br. d. da. «. f. fe. tL B. g. ban* be. p. pr. r. 
•u. a. kê. ftr. n. pid. ip. 

Plante <f ou I£ ( hexandrie monogynie , 
L. ; asphodélées, J. ), qu'on cultive partout 
en Europe, [fig. Flore médie, Y. aSa.) 

On emploie le bulbe , qui est arrondi 
ou ovale , ventru, rouge ou blanc, coovert 
de quelques tuniques sèches, sous lesquelles 
se trouvent des squames circulaires cbaraaes. 
Il a une odeur pénétrante et piquante , une 
saveur à la fois Acre et douceâtre. 

Excitant, diurétique. 

POLPB d'ogroh. ( vm») 

yOgnons de moyenne grosseur, 

à volonté. 

Enlevez leur pellicule sèche, puis mettez- 
les dans une bassine couverte , en les aépa- 
rant par des bandes de toile, et chauliez 
pour les ramollir; au bout d'une heure, dé- 
couvrez, laissez évaporer l'humidité, et 
exprimez la pulpe à travers un tamis de 
crin. 

CATAPLASMB COBTEB l'iSCHDBIF. (ctt. tm.) 

If Ognons blancs hachés. . • n* 6. 
Feuilles fraîches de pariétaire , 

quatre poignées. 
Décoction épaisse de guimauve , 

quantité suffiMote. 

Faites cuire ensemble. 

CATAPLASMB BÉSOLOTIP. (b*«) 

7(. Ognons cuits sous ta cendre , 



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OGNON. 



i65 



Parme de moutarde , 

de cbacoie. . . • deoz onces. 
SaTon Doir. . . une demi-once. 
£aa de fontaine. . quantité «nffisante. 
Faites caiie en conaistance de cata- 
plasme. 

CATAPLABMB MAHIMlTir. 

CrnUpt^gme avec l'onguent dû poia; Cala- 
pûuma maiurtoM f. lini eum gatbano, (ff. 
fo« be. p. ea. pid. pis, ) 

7^ Cataplasme aTec la -mie de pain , 

le lait et le beurre , quatorze onces. 
Polpe d'ognons. . . deux onces. 
Hélez. (Tu.) 

2C Farines ré«olatiTes. • quatre onces. 
Décoction émplliente, 

quantité suffisante. 
Faites cnire. Ajoutez 
Pnipe d'offoons de lis cuits , 
Feuilles d^oteille, de chaque, 

deux onces. 

Baailicum une once 

Mêlez, (ca. pie,) 

ff. prescrit d'ajouter au cataplaime émoi- 
lent bien chaud de la pulpe d'offnons et 
da basilicum délayé dans moitié d'huile. 

^Racine de guimaufe. . quatre onces. 
Figoes sèches. • . . une once. 
San de fontaine , quantité suffisante. 

Faites cuire, écrasez la racine et les figues, 
ajootez-y 

CHrnons pîlés , 

Galbanum broyé atec du jaune 
d'œof, de chaque. . . six gros. 

Miel une once. 

Farine de graine de lin,- 

quantité suffisante 
poar faire un cataplasme. ( he. pid, ) 

7C Farine de graine de lin, quatre onces. 
Galbanum broyé avec un jaune 

d'œuf. une once. 

Polpe d'ognons cuits sous la cen- 
dre une demi-once. 

Huile commune, quantité suffisante. 
Pilez ensemble, et faites cuire doucement 
fvsqa'ca consistance requise, (p.) 

onoosaT soppcaiTir. 

Lmguemtum suppurons s, emolliens, Unimen- 
tmm eepm. ( br. T*. fu. su. ea. pid, vm.) 

Tf Miel cm quatre liTres. 

' Colophane, 

Savon de Venise, 

Pulpe d'ogDOD , de chaque , une lÎTre. 

Galbanum deux onces. 

Figue* trois liTres. 

Hélez avec soin, (br.) 



Cire jaune , 
* Poix -résine, 

de chaque. . . une demi-livre. 
Faites fondre ensemble et ajoutez 
Ognons cuits sous la cendre. 
Miel cru , 

de chaque. . deux livres et demie. 
Savon blanc. . • une demi-livre. 

Faites cuire doucement jusqu'à consomp- 
tion de l'humidilé, et passez en exprimant. 
(f**. fb. su. pid, vm.) 

CiBAT ÉMOLLIBRT. (om.) 

!)^ Cire jaune, 
Savon blanc , 
Térébenthine , 

de chaque une partie. 

Miel, 

Pulpe d'ognons cuits, 
de chaque. . . . cinq parties. 

Faites fondre la cire, ajoutez la térében- 
thine , puis le savon broyé avec la pulpe et 
le miel, et continuez à broyer juèqu'au re- 
froidissement. 

BADMB ACODSTIQDB. («m.) 

If, Suc exprimé d'ognon blanc , 

Banme tranquille , 
de chaque une once. 

du Pérou, . . quatre gros. 

Mêlez. 

Recommandé dans les surdités acciden- 
telles et de cause catarrhale. On en fait tom- 
ber, deux ou trois fois par jour, quelques 
^gouttes dans le conduit auditif externe, et 
on en imbibe do coton , qu'on laisse dans ce 
méat. 

HDILB ACOUSTIQUE, (sp,) 

^ Ognons coupés menu. . une once. 

Cloportes vivans n« 60.. 

Fiel de bœuf. .... deux gi-os. 
Huile d'amandes amères, 

une once. 
Après deux jours de macération, faites 
bouillir un peu , exprimez et ajoutez a 
lacolature 

Huile essentielle de rue , 

de marjolaine , 

— — de romarin, 

de chaque. . . . trois gouttes. 

Même usage que la préparatiou précé- 
dente. 

APOZàMB OIVBtfTIQOa. {*m,) 

If Ognons blancs de moyenne ' 

grosseur n** . a. 

Cresson de fontaine. . une pincée. 

Petit-lait clarifié. . . vingt onces. 
Faites bouillir jusqu'à ce qu'il ne 



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i66 



OLIBAIf. 



resie plus qoe doute ono«8 de liquide , 
et ajoutez à la cola tare 
Vinaigre scillitiqae, 

une once et demie. 

A prendre le matin, à {eon , en deux Ter- 
réea. On fait usage en même temps , soit 
d'une légère infusion de réglisse nitrée et 
aiguisée avec un peu de Tin blanc, pour 
«econder l'effet diurétique, soit de quelques 
▼errées d'une décoction de graine de lin ou 
de guimauve, édulcorée avec le sirop de 
gomme , pour modérer cet effet , quand il 
est trop fort. 

OLIBAN. 

Bnetm; Olibanum, Thus, Thut v§rttm, 
Gummi oiibani ; lUêpoi. 

jytihfmtk {Jl.y, buêiu» [An.)', luton {dr. M»l.)i kaiUh 
(B.); viVofc (0.); atul'euHiiir {Duk.}\ ineiêma {E.]\kundir 
taehir {Hî.)\ mitraok {Ho.)t, inetnt» (I. Ptr.)\ kmdùdla 
*m<«{Pa:; mtra«k {Su.); Ukumija {Syr.); ptringU um- 
kraù {Tarn.). 

•m*, m. b. b«. bc. br. d. du. r. f. tr. ff ikb g. han. li. lo. o. 
p. po. pp. pr. r. •. tu. w. mi. ww. c. 6«. br. e. g. m. pa. 
^0. tu. tp. t. 

Gomme-résine en larmes oblongues, irré- 
guliéres, de la grosseur d'un pois et plus, iso- 
lées, agglomérées , ou géminées , et portant 
dans ce dernier cas le nom d'Bnccns mate on 
Encens femêile , parce qn*on lésa comparées à 
des mamelles ou à den testicules. Cette sub- 
stance e^t sèche, fraffile, demi-transpa- 
rente , d'un jaune pftie , avec une couche 
extérieure de poussière farineuse. Elle se ra- 
mollit dans la bouche , et s'agglutine aux 
dents. Son odeur est balsamique, surtout 
quand on la brûle ; sa saveur légèrement 
chaude et amère. Les morceaux les plus 
beaux sont appelés Eneent choisi {Olibanum 
ctectum)j et ceux cfuisont impurs, Oliban <n 
Morte {Olibanum in sorti*), . 

On ignora quel est , au juste , le végétal 

3ui fournit Tolibaq. Ce ne sont point les 
uniperus lycia^ phœnicea et Ùiurifera, 
comme l'ont pensé beaucoup d'auteurs. 
Golebrooke prétend que c'est le Libanus 
thurifera , arnre des montagnes de l'Inde 
(décsndrie monogynie, L.; térébintbacées, 
J.). D'autres eroient que c'est une espèce 
d'Amyris. 

Stimulant, réputé diurétique et vulné- 
raire. — Dose, un demi-gros.^On l'emploie 
plus souvent en fumigations qu'à l'inté- 
rieur. 

pooDaa D'aiiGBiis ooMPOtia. (b*.) 

:^ Poudre d'encens , 

d'écorce d'orange , 

de chaque dix grains. 

— ^— de chêne , 

cinq grains. 



Mêlez.— Heberden la vantait daos la lea- 
coirhée. — Dose, à prendre toutes les troi« 
heures, de concert avec une décoction d'ë- 
corce de chêne en boisson et en injections. 

Évidemment ici , l'encens agit bien moias 
qoe l'écorce de chêne. 

BSvkCBS VOmOATOIRIS. 

SpeciêÊ fumalêt pro tufpmtnio. ( Ai. ) 



If. Olibsn , 
Genièvre , 

de chaque. . . . 
Succin, 

Cascarille , de chaque. 
Fleurs de tanaisie. . 



quatre onces. 



une once, 
deux onces. 

Conseillées dans les rhumatismes appelés 
froids. 

riLOLIS BALSAMIQVIS. ( ttU. SU.) 

"if. Extrait de cascarille. . deux groa. 

Suc de réglisse , 

Oliban , de chaque. . . cinq gros. 

Safran quatre scrupules. 

Baume du Pérou. . un scrupule. 
Faites des pilules de deux grains, (on.) 

y Oliban, 

Gomme arabique. 
Suc de réglisse , 

de chaque. .... deux gros. 
Baume du Pérou, 

quantité suffisante. 

Faites quatre pilules, (sa.) 

Dose, quatre à huit, deux fois par {oor, 
dans l'hémoptytie dite asthénique. — Re- 
commandées par Reil. 

rOTlON BXGITAIin. 

Hanslus €00 oiibanç, (st. sv.) 

:^ Oliban, 
Sucre blanc, 

de chaque. ... un demi-gros. 

Eau dix gros. 

Teinture d'écorce d'orange, 

deux gros. 
Mêlez, (sw.) 

^ Oliban un demi'gros. 

Miel. .... quantité suffisante. 
Ban alexitèra simple, 

une once et demie. 

spiritueuse de poivre de la 

Jamaïque, 
Sirop balsamique, 

de chaque deux gro«. 

Mêlez. ( s». ) 

A prendre deux fois par jour, dans la leu- 
corrhée. 



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OPH10GLOS8E, OPIUM. 



.67 



OFHIOGLOSSE. 

LÊmgtté dœrpênt ; Ophhgiûstum vulga- 
ium, L. 

SftUtmgtmxamg* (JL); a4dmr»tomgu9 lAn.)itlangaUmg0 (0.); 
iimgmm émmtrpa {E.)-, nmttti^mg [Uo.)\ imgu« ai -rpntU 
• i.J{ iMfMi é* B*rpêmU iP^,)\ Mm Umga iSa./. 

C V. êp* 

Plante © oa I£ f cryptogamic , L. ; fou- 
gères* J.) , qu'on rencontre daos tonte l'Eu- 
rope, {fig. OEd. F/. Dan. t. i^j. ) 

On emploie l'herbe {herbaOphiogivtsi », 
Echioghssi t, Linguœ urpcnlariœ ,, qui se 
compose de frondes amplexicaulea ovales , 
obtoses, très entières, glabres et sans nervu- 
res. Dêpoorfue d'odenr , elle a une saveur 
mucilagineuse et douceâtre. 

Jadis on la croyait Tulnèruire. 

OPIUM. 

Opium thebaieum , Mecanium. 

Mêkmsmft [Jt.); •pimm {4». P».}; w^m [dr. Mai.)-, kapium 
!B«.V.«»<>" {Cy')\ afim {Duk.}; tpie{B. I. Por.)i ii/im(Hi.}t 
tefè knlimp (H«.j; apimm (Ja.J'« f«r»FP» {MaL)\ iehirik 
AmÉmtA lP#.)î ùpujmmm (Sa-Uapini {Tarn. 'rtl.)i madjun 

(T..). 

a. «H. as*, va. b. ba. bc. br. d. dd. du. r. éd. f. f«. ff. fi. 
fa. g. ham. ban. be. lî. lo. o. p. po. pp. pr. r. a. tu. « 
«v. «V. «. *0. ftr. r. m. pa. »id. m. «f». 

Soc concret , qni, dans l'Orient , découle 
dlncisiona faites, avant leur maturité, aux 
capsules dn pavot. 

On distingue deux sortes d'opium dans le 
commerce, celni de Turquie et celui des 
Inéêt. Le premier est en gAteanx plats, ho- 
iDO^ènet, secs, compactes, pesans , opa- 

3aes , d'un brun foncé , à cassure brillante , 
'une amertume nauséabonde , qui se coai- 
plione bientôt d'Acreté , avec un peu de 
cbatenr, et d'une odear désagréable , toute 
paiticulière. Le second est beaucoup moins 
consistant, quelquefois presque aussi dif- 
lloent que dn goudron, et toujours ductile. 
1] a une couleur beaucoup plus sombre, une 
saveur plus nanféabonde et moins amèro, 
nue odenr qui tient un peu de l'emp^reunne. 
Il est infiniment moins estimé et moins cher 
que l'autre. 

If algré les travaux dont la composition 
chimique de l'opium a été le sujet depuis 
quelques années , il paraît qu'on ne la con- 
oait pas encore parfaitement, ou du moins 
qu'il re»te encore à y dérouvrir de nouvelle:» 
substances, tout au plus soupçonnées main- 
tenant. Les plus importantes parmi celles 
dont on a connaissance aujourd'hui, sont 
la Svcûiine, et un alcali orKani(|ue, décou- 
vert par Sertaerner , la Morphtne , qui s'y 
trouve combinée avec un acide également 
particulier à l'opium , Y Acide médmique* 



On a beaucoup disputé sur l'action 
qu'exerce l'opium , représenté par les uns 
comme un stimulant puissant, par les au- 
tres comme un sédatif direct qui ne stimule 
jamais. Le fait est qu'à une certaine dose , 
variable pour chaque individu, il produit 
un effet excitant; qu'è une dose plus forte, la 
sédation s'opère , soit par une simple révul- 
sion , soit par action directe sur le système 
nerveux, ce qui est encore un problème ; et 
qu'enfin , à plus hante dose encore , il dé- 
termine l'empoi'^onnemeot. Les PerHans, 
les Turcs , les Syriens , les Chinois , les Ma- 
lais, qui en consomment de grandeit quan- 
tités à la fois, éprouvent de sa part des ef- 
fets analogues & ceux que les boissons alcoo- 
liques produisent dans nos contrées. 

L'opium étant souvent altéré par des 
substances étrangères, plusieurs pharmaco- 
pées ( ams. an. du. f. svo, ) prescrivent de 
le purifier. Les unes ( ams. an. et f. ) veulent 
qu'on le fasse ramollir dans l'eau bouillante, 
et qu'on passe la pulpe à travers un linge , 
pour le faire ensuite évaporer jusqu'en con- 
sistance requise. Les autres ( du. et sw, ) 
Prescrivent de le faire dissoudre dans de 
eau-dc- vie, de filtrer la liqueur, de la dis- 
tiller, pour enlever l'alcool, et de la faire 
évaporer convenablement ensuite. Après 
avoir subi cette opération , il prend le nom 
ù*Opium dépuré, nu purifié^ Opium dépura- 
tum s. coiatum. Auparavant , on lui donne 
celui d'0/»(tfm brut ou cru, Opium erudum, 

§ 1. PABPABATIOEIS QVl RB GONTIBNNEMT 
QO'UHB PABTIB DBS PBINCIPES COR- 
8T1TDAN8 DE l'oPIUII 9 AVBG OV 8ANS 
LR MBKSIBVB EMPLOYÉ POUÛ LBS BX- 
TfillBB. 

A. Extruciion parla ditiUilauon. 

lin d'opidm. 
Aqua opii. ( b*. s. sw*. vm. ) 

If Opium brut une partie. 

Eau commune. . . • dix parties. 
Distilles la moitié du liquide, (b*. s.) 

sur*, prescrit de distiller six parties d'un 
mélange d'une paitie d'opium et de douze 
d'eau ; — vm, de dissoudre l'opium dans six 
parties d'eau , et de distiller la liqueur à, sic- 
cité. 

On ne sait pas encore quelle est la com- 
position de cette eau distillée ,dans laquelle 
on plase par conjecture ce qu'on appelle le 
principe vireux de l'opium , et que certains 
auteurs ont dit être douée de puissantes ver- 
tus narcotiques, mais qui n'a probablement 
pas beaucoup de valeur médicale. -^ Doso , 
deux à »ix gros, avec du sirop de .incre. 



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i68 OPl 

B. Extraction par l'acide acétique, 

TBIHTOBB ICÉTSroB d'oPIOM. 

Plnaigre opiacé. Vinaigre d'opium; Aceîum 
opU, ( vm. ) 

y Opium coupé. . . . une partie. 
Alcool six parties. 

Faites macérer pendant ylngt-quatre 
heures» au bain-marie tiède. Ajoutez 
ensuite 



Vinaigre blanc. 



six parties. 



Laissez en macération à froid pendant 
plusieurs jours » puis passez en exprimant , 
et filtrez. 

«ODTTIS ROI BBS. 

Mssence noire anglaise, ( am. b*. T*. c. pa. 
vm, ) 

¥ Opium une demi-lirre. 

vioaigre de Tin. . . trois pintes. 
Noix muscade écrasée, 

une once et demie. 

Safran une demi-once. 

Faites cuire jusqu'en consistance con- 
venable , et ajoutez 

Sucre blanc. . . . quatre onces. 
Levure de bière. . . , une once. 

Laissez en digestion pendant sept semai- 
nes, puis exposez à l'air jusqu'à ce que le 
sirop soit fait ; passez et mettez dans des 
bouteilles, en ajoutant un peu de sucre. fam. 
b*.r*.f.) ^ ^ 

vm. prescrit de môler ensemble six par- 
ties d'opium , trois de sucre b!anc , une et 
demie de muscade, une de safran, et qua- 
rante-huit de vinaigre de pommes, d'a- 
» jouter une partie de levure de bière , de 
verser dans un vase plat et ouvert , et de lais- 
ser le mélange expoité à Taction d'un air sec , 
jusqu'à ce que la liqueur qui surnage ait 
acquis la consistance d'un sirop, de le dé- 
canter alors , et de le conserver. 

Cette préparation , fort célèbre chez les . 
Anglais , sous le nom de b/aek drop , ou 
quaker's blaek drop , doit probablement son 
action à de l'acétate de morphine formé 
pendant l'opération. 

On trouve déjà quelque chose de sembla- 
ble dans le formulaire de la république de 
Gènes (1791), sous le nom d*Ethiopg végétal. 
Pi enez, est-il dit, de l'opium à volonté: 
crueihuto vHreato immillatur: sub agitaîione 
adspergainr pliiriet vinitm a^bum ; refrigefae- 
ttim et pulreratum , eomburatur ^ simulqne 
dtnuo humectai ur vino ; ad dimîdium pondus 
rediietum addatur aeetum accrrimum , dein 
siceatitr massa. Il devait s'échapper un peu 
de morphine , qui s'unissait finalement avec 
1 acide acétique. 



UM. 

BXTBIIT ACÈnVJ. D'pPIDtt. {pîo, ) 

y Opium coupé une once. 

Vinaigre distillé. ^ • . une pinte. 

Faites digérer, pendant quarante -huit 
heures, sur le bain de sable, en remuant de 
temps en temps; décantez, filtrez, pois 
évaporez jusqu en consistance de masse pi- 
lulaire. 

LArDlJVDII DB LALOOBTTB. {pie,) 

^ Extrait acéteuz d'opium. . six gros. 
Vin d'Espagne. ... dix onces. 
£au-de-vie deux onces. 

Un gros de la solution contient quatre 
grains d'extrait. 

mxTOBB oB 8YLVID8. (pie.) 

:j|: Opium deux grains. 

Vinaiffre distillé, une demi -once. 
Eau de plantain. ... six onces. 
Sirop de pavot blanc . • une once. 
Conseillée dans l'hémoptysie avec spas- 
mes. — A prendre par cuillerées. 

COLLOTOIBB ARTIODORTALGIQOB. (b*.) 

^ Racine de ptarmique. . deux gros. 

Sel ammoniac nn gros. 

Opium pur deux grains. 

Eau distillée de sauge , 
Vinaigre , de chaque , deux onces. 
Après une heure de digestion au bain- 
marie, passez. — Proposé par Majrr. 

TOPIQDB CALMABT. (êo,) 

^Feuilles de juiiquîame , 
Pétales de coquelicot , 

de chaque unp once. 

Opium dissous dans suffisante 
quantité de vinaigre. . six grains. 
Pilez ensemble , pour faire une pâte. 
Conseillé , en applications sor le front , 
dans les maux de tête violens. 

C. Extraction par le vin. 

TBJIfTUBK VIRBOSB d'OPIDM. 

Tinctura opii vinosa s,simplex s. thebaiea 
genuina, ( ams. d. ban. he.li. su. /^cV.sw. 
vm.) 

, :^ Opium. . .... une partie. - 

Vm d'Espagne. . . douze parties. 
Au bout de trois jours , filtrez, (d.) 
vm. prescrit du vin de Madère et un mois 
d'infusion ; -— he. pid. et sw. une partie d'o- 
pium , huit de vin d'Espagne et nn ou 
deuz jours de digestion à une douce cha- 
leur; — bu. une partie d'opium , six de vin 
blanc et huit jours de macération à froid. 

^jCOpiom une partie. 



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OPIUM. 



169 



Vindelfahgi. . . hait parties. 

&u de-vie (0,907). , deu parties. 

Après deaz jours de digestion , passez. 

(iau.be. hao.) 

li. pmcrit deux onces d*opmm , qaatre 
^'eao-de-TÎe et une livre de vin blanc. 

▼nr opiAci. (ff.) 

^Teinture d'opium. . • dix grains. 
VioFooge une once. 

Héla, 

roaxRTATiOH CALMAKTi. {pie,) 

2: Opium coupé une once. 

Via rouge ou blanc , 

une pinte et demie. 
Failei coire ensemble, et réduisez de 
Bdîtié par l'ébuUition. 
I Utile dana les douleurs arthritiques , les 
! iomalismes, les coliaues.— On en imbibe 
^morceanz de flanelle. 

izTBAix Timoz a'ontii. 
utrtetamopii vinotum , Laudanum opiaîum, 
( f. he. pUi, vm. ) 

r Opium brut. .... à volonté, 
îia blanc. . . quantité suffisante. 

Fûtes digérer au bain-marie , passez en 
l^pnBaot avec force, laist^ez reposer, dé- 
-''3ta,pais évaporez au baiomane jusqu'en 
^^«stioce d'extrait, (f.) 

^ br. ttpià, fixent la quantité de vin à douze 
'-» le poids de Topinm. 

^Opiam coupé en tranches minces, 

une partie. 
Via de Madère. ... six parties. 

?«tei macérer à froid, pendant plusieurs 

■^^ et passez en exprimant; répétez la 
t^!u***^° ** résidu avec une égale quan- 
J«d€noavean vin, réunissez les deux cola- 
^«1 puis évaporezà une douce chaleur, en 
•aoaot toujours, (vm.) 
.^"ï"dt renferme plus de narcotine et 
*rtnne qae l'extrait aqueux , mais contient 
^wtre tous les élémens du vin , moins l'al- 

^J» ce qui le rend plus mauvais encore; 
*« quantité de ces matériaux variant sui-' 
*« l'espèce du vin, et étant toujours in- 

''»o€, on ne peutsavoir exactement quelle 
. '> Quotité réelle d'opium qui entre dans 
^duie donnée d'extrait. 

»«ic» viaaoz d'opiom. (po. pr. s», vm.) 

^^*1»»» une partie. 

M» de Madère. . . douze parties. 

faites iofuser pendant deux jours , à 
> douce chaleur , passes eo exprimant 
■c force, et ajoutez 

Sacre blioc. . . . vingt parties. 



Faites fondre à une très douce cha- 
leur, et délayez dans 

Sirop commun , cent soixante parties. 

Conservez, (vm.) 

!^ Extrait d'opium. . vingt-cinq grains. 
Vin de Malaga une once. 

Faites dissoudre , et ajoutez 

Sirop de réglisse, vingt-quatre onces. 
Conservez, (pr.) 

po. prescrit le sirop de guimauve, au lieu 
de celui de réglisse ; et gw, le sirop de sucre. 

TBIlfTDBB VINBDSB u'oflDN ABOMATIQDB. 

Fin d'opium. Fin aromaiiqua opiacé. Fin 
aromo-opiaeé ; Finum opii, (am. éd. lo. br» 
c) 

y Extrait d'opium. • . . une once. 
Cannelle pilée , 
Clous de girofle écrasés, 

de chaque un gros. 

Vin blanc d'Espagne. '. seize onces. 
Laissez macérer pendant huit jours, et 
passez, (éd. lo. e,) 

am. prescrit deux onces d'opium; — br. 
deux onces d'opium , un gros de cannelle , 
autant de girofle et une livre de vin. 

If. Extrait d'opium en poudre, deux onces. 

Eau de cannelle. . . . dix onces. 

Alcool. . . ... . deux onces. 

Vin blanc. .... quatre onces. 
Faites digérer pendant six jours, en re* 
muant de temps en temps, et filtrez, (br.) 

TBIBTUBB VIHBOSB d'oPIOU SArBintfB. 

Laudanum liifuidum s, croealum s. compost' 
tum. (fu.r. s.) 

Tf, Opium en poudre. . . une partie. 

Safran une demi-partie. 

Vin d'Espagne. . . neuf parties. 
Laissez en macération pendant trois jours, 
à une douce chaleur, et passez. 

Un gros contient environ dix grains d'o- 
pium. 

BSSBHCB DB PAVOT. 

Finum opii eroeatum, Btiœir papaveriê, 
(fi. su. vm.) 

2C Opium , 

Safran , de chaque. . . cinq gros. 

Suc de réglisse. . uneonceetcfemie. 

Vin de Madère. . . . trente onces. 

Faites digérera froid, décantez et filtrez. 

(vm.) 

fi. prescrit cinq scrupules d'opium , au- 
tant ae safran , une demi-once de suc de ré- 
glisse et dix onces de vin d'Espagne; — 
su. cinq scrupules de suc de réglisse, autant 



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OPiUM. 



de safran , autant d'opfaim et dix oncaa de 
Tin. 

LAUDàROM LIQOIM Dl STMRHAII. 

J^in d'opium composé. Teinture anodine de 
Sydenham ; Tinetura laudanum s, anodyna. 
Laudanum liquidum Sydenhami s, eompoti- 
tum, Fatum croeaio-opiaîum ». opiieompO" 
tiium , Tinetura opii croeata s. vinota opii 
Sydenhami, f^inum opii aromatieum s- parc- 
goricum. fams. b. d. e. f. fe. hao. li. po. 
•a. ea. tw, vm») 

yOpiam une once. 

Safran. .... une demi-once. 

Cannelle. ;..... un gros. 

Vio de Malaga. . . . oeuf onces. 

Passez après trois jours de digestion, (li.) 

Un gros contient dix grains d'opium en- 
viron. 

y^^i"" deux onces. 

^■'f«°- une once. 

9Ç""«:''« deux gros. 

^î^o?/- trois onces. 

Vmd Espagne une livre. 

Après quelques jours de digestion , expri- 
mex et filtre*, (fe.) *^ 

yOpium coupé. . . . deux onces. 

5®'"° une once. 

Gaonelle, 

Clous degiroQe, de chaque , un gros. 

vm de Malaga une livre. 

Faites digérer à une douce chaleur , pen- 
dant quinze jours , en remuant de temps en 
temps; passez en exprimant av*»c force, et 
filtrez, (ams. b. ba. br. c. f. pa. s. w. ca. ep. 
#w.) 

d. n'indique qu'une demi-once de safran; 
j- han. po. et pr. en prescrivent six gros ; 
du reste, la formule est la même. 

^ Ou trouve dans sa. une demi-once d'o- 
pium , deux gros de safran, un demi-gros de 
cannelle, auUnt de girofie et quatre onces 
et demie de vin de Madère. 

Cette dernière formule est donc un peu 
plus chargée d'opium que l»is autres , dont 
vingt gouttes , c'e»i à-dire quinze grains, en 
contiennent un grain. 

:^ Cannelle, 
Clous de giniOè, deehaque , une partie. 
Safran. ..... huit parties. 

Vin de Madère, 

cent quatre-vingt-douze parties. 
Faites infuser pendant vingt-qnatK 
henret au bain-marie tiède; passez en 
exprimant , puis faites infuser à froid p 
et sans remuer, dans la colature 

^P'°™ seize partiea.. 

An bout de dix è quiniejoars, décantez et 

filtrez, (v m,) 



^Safran une dami-once. 

Cannelle en poudre , 

Clous de girofle, de chaque, un groa. 

Vin d'Espagne. . . . huit oncea. 

Laissez en < digestion pendant trois 
jours, en remuant de temps en temps ; 
faites dissoudre dans la colature 

Opium dépuré une once, 

et filtrez après vingt-quatre heures de 
digeiition. Verrez sur le résidu aroma- 
tique 

Vin d'Espagne. . . quatre onces. 

Après suffisante digestion , exprimez 'avec 
foroe ; faites digérer dans la colature le ré- 
sidu de l'opération, et, après la fîitration, 
mf lez enseoibie les deux vins. (an. be.) 

Chacun sait de quelle célébrité a joui et 
jouit encore ce vin opiacé, il eatcurieax de 
savoir ce qu'en pensait l'inventeur. Voici c e 
que dit Sydenham : Hane nottram prœpara- 
tionem laudaniofficinarum sotidoanteferendam 
virtutibus quidem non obcenseo, sed formam 
saliem eommodwrem et majcrem doêis eertitu- 
dinem eidem antepono. Tons les inventeurs 
de préparations nouvelles n'ont pas eu la 
modeste bonne foi du médecin anglaij. 

CATAPLisiia AnoDiii. (ra.) i 

^ Farine de graine de Un , 

d'oTffe, deehaque, une livre. 

Décoction de tètes de pavot , 

quantité snlBsaote. 
^ Faites cuire ensemble jusqu'en coa- 
sistanoe requise, et versez sur le cata- 
plasme I 

Laudanum liquide de Sydecham » 

un ou deux groa. 
Conseillé dans les phlegmasies qu'accom- 
pagnent de vives douleors. 

CATArLASMB ANTICAHCrfaBOX. 

Caiap iasma ad canerum . (fu . vm . } 
7f Pulpe de carottes jaunes , 

PA. . ^ X vingt-cjuatre fiartic. 
Fécule verte sèche de ciguë , 

f A V A j, ^V'-trcpartîca. 

Laudanum liquide deSydenham » 

ooe pnrtie. 
Broyez ensemble dans un mortier, (vm.) 
:jpRob de carottes. . . . une livre. 

Poudre de ciguë. . . deux oncea! 

Laudanum liquide de Sydenbam , 

trdia atros 

Mêlez bien ensemble, (fu.) 

Préconisé pour corriger l'odeur et a pat. 
ser les douleurs du cancer ulcéré. 

LÀVBMsatsiDATir. («y.) 

^Laudanum liquide de Sydenbam , 

quarante à soixante goutte». 



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OPIU 



Huile d*oUveoude Uo, quatre onces. 
Hélez ea agitant. 

Liniif BUT oriAci. 
Linimatt nmreQîiqu». (fp. ra.) 
IL Laodanam liquide de SydeDham , 

une partie. 
Huile d'olive. . . . huit parties. 
Hdiex eoiemble. (m.) 
fp. pre«crit une partie de laudanum et 
fcjze dliuile d'amandes douces. . 

ciBATOruci. (ra.) 
:^Laadannm liquide de Sydenbam , 

une once. 
Gérât de Cvalien. . . . une livre. 
Mêlez par le broiement. 

voMMASB opiicis. («m.) 

:^ Laudanum liquide de Sydenham , 

deux à quatre gros. 
Cérat de Galien. . . deux onces. 
Farine de froment, quantité suffisante 
pour épaissir le mélange. 

On applique cette pommade, an moyen de 
linge lin , sur les brûlures. — L'infusion 
sqneuae très concentrée d'opium serait bien 
préférable an laudanum. 

UBiMBirr BAaooT:QOB. (ni.) 

If Laudanum liquide de Sydenham , 

une partie. 
Banme tranquille, trente-deux parties. 

Mêlez bien eufemble. 

Tf Laudanum liquide. . . une partie. 
Baume Iranquille. . quatre parties. 
de Fioraventi. • huit parties. 

Hélez exactement. 

j.iBiMa»T aiDATir. 
Pùmmaée antihémorrhoidaie. {pU, «m.) 
^ Laudanum liquide de Sydenham , 

quatre gros. 
Onguent popaleu m. . . deux onces. 

Jaunes d'ceufs frais n* s. 

Triturez ensemble, («m.) 
^IpOngnent populeum, une demi-once. 
Opium brut dissous dans du vin 

blanc quinze grains. 

Écailles d'huître préparées, 

un demi-gros. 

Jaune d'œnf. n* i . 

HuUe de lis. . . quantilésuffisante. 

Hélez bien, (pie.) 

Conaeillé principalement pour calmer les 
doolcnrs que cansent Itë hémorrhoides. 

oannaPT AimormsutiqoB. {pie, tm.) 

7C Landansm liquide de Sydenham , 

un gro^. 



M. 17» 

Blancs d'œufii frais n* a. 

Eau de roses , 

de plantain , ^ 

de chaque. . suffisante quantité. 

Battez bien ensemble. 

LIHIMBNT OPIACÉ CAMPHaA. (m.) 

7C Laudanum liquide de Sydenham , 

une demi-once. 

Camphre deux gros. 

Huile d'amandes douces, deux onces. 

LIRIMBRT AHODIB. (fu. Ca.ptô,) 

If Laudanum liquide de Sydenham , 
Gsmphre, de chaque. \ nue partie. 
Onguent d'althsea. • . seiee parties. 

Mêlez par trituration. 

LiBJMBBT AjrrisPASiieDiQOB. (ham.) 

If Ltudanum liquide de Sydenham , 
Teinture de cantharides, 

de chaque deux gros. 

Camphre un gros. 

Huile de jusqniame. . . une once. 

LIHIMBJIT OPIACrf SAVOffHBDX. (fu.rU.) 

^ Laudanum liquide de Sydenham , 

un à deux gros. 
Savon blanc. . . une demi -once. 
Huile d'olive. . . . quatre onces. 

Mêlez ensemble, (ni.) 

If. Baume de savon. . . deux onces. 
Laudanum liquide. . . un gros. 

Mêlez par la trituration, (fù.) 

Conseillé comme étant à la fois calnwuit 
et résolutif. 

PJLCLBS GALHàliTBS BT BltCHIQUBS. (/7I0.) 

Of. Laudanum liquide de Sydenham , 

vingt gouttes. 
Gomme ammoniaque. . un scrupule. 

Faites quatre pilules. — Dose, deux et 
plus. 

PILOLRSIfARCOTIQUBS. (pit,) 

:^ Sucre candi uneonce«. 

Cannelle deux grosv 

Poivre., 

Laudanum liquide de Sydenham , 

de chaque un gros*. 

Coriandre deux scrupules* 

Safran un demi-gros. 

Musc un demi-scrupule. 

Sirop de pavot blanc, 

quantité suffisante.* 

Ges pilnles passent pour être calmantea 
et sudorifiqnes» — Dose, depuis un deml- 
•orupnle {usqu'ft on demi-gros. 

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ija 



OPIUM. 



toLur CiuiàNT. (bo. pie, ra,) 

y Laadaoum liquide de Sydenham , 

doaze gouttes. 

J.*** ■ . une once. 

Sirop. ..... deux gros. 

Four uoe seule dose, (ra.) 

yjulepgommeux. . . quatre-onces. 
Laudanam liquide. . un demi-gros. 
Mêlez bien, (ra.) 

:^Sirof> de limon • . . . une ooce. 
Laudanum liquide, 

. quinze è ?iogt gouttes. 

Temture aqueuse d'ipécacnanha , 

une ou deux cuillerées à bouche. 
Eau de fleurs d'oranger , deux onces. 
Mêlez aTec soin, {bo, pU,) 

LAySMBMT SÉDATIF, (ly. ) 

y Amidou. ... un gros et demi. 

Ajoutez-y peu à peu, en triturant tou- 
jours, 

Eau bouillante. . . unedemi-liyre. 
Faites cnire légèrement, et ajoutez à la 
«olatnre 

Laudanum liquide de Sydenbam, 

un gros. 
iniCTioif ciLMâRTi. [ra.) 

If Laudanum liquide de Sydenbam, 
_^ . , un gros. 

Décoction de graine de lin , 

une livre. 
Mêlez ensemble. 

mZTUai IRODIHB. 

Hauêtus anodynuf, ( g, bo,pte. tm,) 

Of. Laudanam liquide de Sydenbam, 

deux scrupules. 
Eau de cannelle simple, six onces. 
Mêlez. {pU, tm,) 

If Laudanum liquide. . . un gros. 

Eau de caonellc orgée. . six onces. 

Sirop de têtes de pavot. . une once. 
Mêlez, {bo.) 

Barthez la DrescrivAit dans la cardialgie 
dite spasmodlque.— Dose, uoe cuillerée 
à bouche avant le repas. 

y Laudanum liquide , dix*buit gouttes. 

Poudre relâchante. . trois grains. 

Eau de fontaine. . . . une once. 

Sirop de limon. ... un gros. 
Mêlez avec soin, (g.) 

mxTuax opucHb. (m.) 

^ Laudanum liquide de Sydenbam, 

no demi-gros. 



Eau de menthe poiTréa . six onces. 
Sirop de sucre. • • . une once. 
A prendre par cuillerées» 

POTION rAKÉGoaiQui. (sa.) 

If Laudanum liquide de Sydenbam, 

douze gouttes. 
Eau de coquelicot. . . une once. 
Sirop de têtes de pavot, 

une once et demie. 
A prendre en deux ou trois fois. 

POTION TONIQDB iSTBtRQBHTB. 

Hausiut Umicus adtiringeni, (b,) 

If Racine de colombo. . deux gros. 
Eau bouillante. . quantité suffisapte 
pour obtenir huit onces d'infusion. Ajoutez 
à la colature 

Laudanum liquide de Sydenbam, 
. un demi-gros. 

Etber sulfuriqoe. . vingt gouttes. 
A prendre peu à peu dans la dyspepsie. 

If Gascarille , 

Colombo, de chaque. . deux gros. 

Eau bonillante, quantité suflSaante 
pour obtenir sept onces d'infusion. Ajoutez 
à la colature 

Laudanum liquide de Sydenbam, 
Etbcr sulfuriqae, 

de chaque. . . . vingt gouttes. 

A prendre peu à peu , dans la diarrhée 
chronique. 

POTION ANTIHiHOBBHiCIQOB. («m.) 

If Laudanum liquide de Sydenham, 

quinze gouttes. 
Teinture de cannelle , 

quatre gros à une once. 
Sirop de grande consoude , 

deux oncf s. 
Eau commune. . . quatre onces. 
Conseillée contre les hémorrhagies uté- 
rines qu'on attribue à l'atonie .<* Dose , ane 
cuillerée tons les quarts d'heure, toutos 
les deux heures, ou toutes les heures « selon 
le cas. 

POTION HrPll0TIQ0B.(/9is.) 

^ Laudanum liquide de Sydenham , 

cinq gouttes. 
Sirop de nénuphar. • deux onces. 
Eau de tilleul, 

de fleurs d'oranger, 

de chaque. . . deux onces. 
A prendre en deux fois. 

POTION CALMANTS. 

Aqua taromûtiea eum opio. («h. pis,) 

If Laudanum liquide de Sydenbam , 

douze goutten. 



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Sirop de tfttes de pavot, noe once. 
£ao de laitue, une once et demie. 

de flenn d'oranger, 

■ une demi-once. 

A prendre en deux fois, {pie,) 

^ Eau de cannelle. . • • une once. 

de mélisse. . . . deux onces. 

Teinture de castoréam« 

yingt gouttes. 
Laudanum liquide de Sydenham , 

dix gouttes. 
Sirop d'opium. . une demi-once. 
A prendre par cuillerées.— Pressarin la 
fautait surtout dans la colique utérine. 
(a«.) 

lOTIOH CAaKIXATiyE. («m.) 

^ Laadanum liquide de Sydenham, 

dix gouttes. 
Eau de cannelle simple, une once. 
Émulsion simple. . . six onces. 
Gonaeillée par Dehaen dans les coliques 
^'estomac attribuées & des yen ts. — Dose j 
■ne cuillerée tous les quarts d'heure. 

LOOCH CALMAST. (rfl.) 

If Laudanum liquide de Sydenham, 

quinze & trente gouttes. 

Eau de fleurs d'oranger, deux gros. 

Looch simple. . . . cinq onces. 

Par^cuillerée^ plus ou moins rapprochées, 

et an besoin en une seule dose. 

LOOGB COXTaa LA T00x.(sa.) 

y Laudanum liquide de Sydenham , 

un demi-gros. 
Huile d'amandes douces, une once. 
Jaune d'œuf. .... deux gros. 
Trituriez ensemble , dans un mortier de 
ferre , et ajoutes au mélange 

Sirop de guimauve. . trois onces. 
A prendre par cuillerées. 

POTIOR PXCTOaALI. 

Mœturm $edativo-nareotiea pecioralit. {h.) 

IL Émoliion gommeuse. . ^ix onces. 
Landannm liquide de Sydenham , 

quinze -gouttes. 
Sirop de pavot, 

de guimauve , 

de chaque une once. 

A preadre pen il peu , dans la toux convul- 
five. 

toOLSfOH IfABCOTIQOB. (/>(>.) 

2C Quatre semences froides majeures, 
une once. 

Brojez'Ies, en versant dessus peu à peu 
Eau de l5otainc. . . . six onces. 



OPIUM. ly^ 

Ajoutez à l'éroulsion 

Sirop de pavot. . quatre è six gros. 

Laudanum liquide de Sydenham , 

dix à douze gouttes. 
A prendre le soir. 

pOTiofl AnTipiaioDiQoa.(aff.^te.] 

^ Laudanum liquide de Sydenham, 
Éther sulfurique, 

de chaque. . . douze gouttes. 
Eau de fleurs d'oranger, 
-^ — de tilleul, 
de chaque. . . une demi-once. 
On ai«sure aue cette potion, donnée 
avant l'accès des fièvres intermittentes ,. 
le prévient ordinairement. {pU.) 

If. Laudanum liquide de Sydenham , 

quinze gouttes. 
Teinture d'ipécacnanha , 

quarante gouttes. 
Acétate d'ammoniaque liquide, 

une demi-once. 

Eau de roses une once. 

Sucre blanc deux gros. 

Dose , une cuillerée à café. — Whytt la 
vantait dansles douleurs de tête périomques 
causées par un état gastrique ou par la 
suppression de quelque hémorchagie. 

HIXTUBK ANTILiTBAaGIQUa. {ca, pU,) 

^ Laudanum liquide de Sydenham , 

un demi-gros. 
Ether sulfurique. ... six gros. 
Eau de menthe poivrée. . six onces. 
A prendre par cuillerées à café , de quart 
en quart d'heure. 

Sous le nom de Miattura opiato-œlherea , 
au, indique la préparation suivante, qui 
se rapproche de celle-là , et que Van-Gess- 
cher recommande dans la hernie étranglée. 

^ Laudanum liquide de Sydenham, 

vingt gputtes. 
Liqueur d'Hofimann. . . un gros. 
Eau de menthe. . • quatre onces. 
Dose, une cuillerée toutes les cinq à sit 
minutes, jusqu'à cessation du spasme. 

mXTOBK SiDATiVB. (mw*,) 

Tf Laudanum liquide de Sydenham , 

^ un demi-gros. 

Ether sulfurique. . . deux gros. 
Eau de menthe poivrée. . six onces. 

de bryone composée, 

deàx onces. 
Sirop de pavot; . . . une once. 
Dose, une demi-cuillerée à une cuille« 
rée , toutes les heures.' 

pOTioiv calma:itb. {ra,) 
:^ Laudanum liquide de Sydenham, 



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i7i OPI 

Ëther sulfiirique , 

de chaque. . . quinze gouttes. 

Eao de fleurs d'oranger, trois onces. 

Infusion de tilleul. . . cinq onces. 

Sirop de capillaire. • deux oooet. 

À prendre par cuillerées, 

POTIO» ANTIDTSBlITtfaïQUK. 

MlxiuTû. opiaio-imtidysenteriea» (au,) 

7f Ef u de menthe poivrée, trois onces. 
Etber sulforique. . . seize gouttes. 
Laudanum liquide de Sydenham , 

trente gouttes. 
Htiile esnentielle de camomille , 

six gouttes. 

Sucre blanc deux gros. 

Gomme arabique. • • • un gros. 
Extrait de cascarille. . un scrupuie. 
Cachou. . . . . . .six grains. 

Poudre, de cannelle , un demi-gros. 
Dose , une cuillerée toutes les heures. — 
Vantée par Buckiug. 

D. Extraction par talcooL 
TaisTuaB ALCoouQOK d'opiok. 

Lauéwnum liquide. Teinture tPopium tpiri- 
tuéute, TéiniuTû d'eœirait d'opium , Tein- 
ture êédaiive. Teinture d'opium. Alcool 
avec l'opium; Tineturaopii s, sedaliva s, 
opii simple» s. thebaica $, -epii tpirituosa, 
Laudûmumliauidum^Aleoholeum opio, (am. 
•n. br. d. dd. do. éd. f. fe. ff. fu. g. lo. 
p. pp. br, e, tw, vm. ) 

2^ Opium purifié. . . . une once. 
Alcool (i5 degrés). . . huit onces. 

Triturex dans un mortier de mi«rbre, puis 
faites digérer pendant vingt-quatre heures , 
en remuant de temps en temps;' décantes 
le liquide clair, et versez quatre onces 
d'alcool ( i5 degrés) sur le fédiment ; après 
deux jours de digestion , passez, puis mêlez 
etflltreiles deux colatures. (an.) 

^ Extrait aqueux d'opium , une partie. 
Alcool (la degrés). . douze parties. 

Faites dissoudre dans un flacon bien bou- 
ché , et passez» (f.) 

ff. prescrit une partie d'opium et onze 
d'alcool; — d. et du. une d'opium et qua- 
rante-huit d'alcool; — br,et vm, une d'o- 
pium et huit d'alcool; -^ lo. deux onces et 
demie d*opiom et deux pintes d'alcool 
(0,950); — am. éd. br. e, et tw, une once 
d'opium et une livre d'alcool (0,935); — du. 
dix gros d'opium et une pinte d'alcool 
(0,930). 

:^ Opium purifié un gros. 

AlCkwl une Rvre. 

Eau deui livres. 

Faites dissoudre et filtrez, (p.) 



UM. 

pp. prescrit une demi-once d'opium, 
trois onces d'alcool et autant d'eau; — fe. 
dix gros d'extrait sec d'opium , dix oncetf 
d'alcool et six onces d'eau. 

Au milieu de ces variations, nous nous 
contenterons de faire remarquer que, dansla 
formule de f., vingt-quatre gouttes, qui 
correspondent à douze grains , contiennent 
un grain d'opium. 

BXTBAIT ALGOOLIQOB A'onVII. (aU. b. fe. ff. p.) 

21: Opium brut k volonté. 

Alcool (a5 degrés) , 

quantité suffisante 
pour dissoudre le soc ; filtrez la .iioueur , et 
précipitez-la , en y versant assez d'eau dis- 
tillée ; filtrez de nouveau, et faites évaporer, 
sur un feu doux, jusqu'en consistance d'ex- 
trait, (an.) 

^ Opium. ..... une livre. 

Alcool. • . . quantité suffisante 
pour dissoudre le suc; faites digérer, dans 
un vase clos , sur un feu doux , en remuant 
souvent, filtrez et distillez la teinture jus- 
qu'à ce qu'elle soit réduite en consistanoe 
d'extrait, (p.) 

Tf, Opium brnt. .... deux onces. 
Alcool quatre onces. 

Faite» digérer pendant deux jours, à une 
douce chaleur, passez en exprimant et fil- 
trez; broyez le résidu avec quatre onces 
d|eau, passez en exprimant; filtrez, réu- 
nissez les deux liqueuni,et évaporez {usqu'en 
consistance d'extrait, {b.) 

^ Opium coupé. . une partie. 

Eau pure deux parties. 

Faites infiiscr pendant douze heures, dans 
un vase clos, en remuant de temps en 
temps , et passez en exprimant avec force ; 
faites infuser le résidu dans une partie d'eau^ 

f>ujs dans une partie d'alcool (la degrés), 
aissez en i-epos , passez et évaporez au 
bain-marie les deux liqueurs réunies jusqo'ea 
consistance d'extrait, (le. ff.) 

Cet extrait n'est guère usité aujourd'hui ; 
il doit contenir plus de narcotine et de ré> 
sine que celui qui est préparé avec l'eau 
froide. 

TBIHTUaS AHTISTASKODIQIIB DB CHBBSTIBR. {bo* 

pie.) 

Opium. . . ouarante-huit grains. 
Eau-de-vie (ao degrés), quatre onces. 

Faites macérer pendant trois ou quatre 
jours. 

Conseillée dans l'aménorrhée , la dysmé- 
norrhée , la ftrangorîe dite spasmodiqoe , 
l'hystérie , la colique appelée nerveuse , les 
douleurs rhumatismales, lacardialgie et Ira 
fièvres intermittentes. En frictions, il U 



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OPIUM. 



175 



dose «Tune ooce, deai oa troi» foii pw jour. 
On l'emplow taotôl trotible et tantôt fil- 
trée. 

LAODâRtM DS lOUSSBir. 

Cêatltt dgH'abbé Rouutau , Vin opiacé prè- 
pûrêpar la fermentation ; laudanum opta- 
ttrm Bousêeau, Solutio opii atcoholisaia, 
(aa. f. ea, rm.) 



:^lijel blaoc. 
Eau chaude. 



. douze ODceB. 
. . troia livres. 

Faire» fondre le miel, et meltez lo liqueur 
diD« on endruit chaud ; dè« qu'elle com- 
neoce il fermenter, ajoutez-y 

Opinm choisi. . . . quatre onces, 
prcabblenaCDt diitoos dans 

gyy douze onces. 

Laissez le tout fermenter pendant un 
nob dans on lieu dont la température soit 
it i4 degrés R. , pa»sez ensuite et filtrez la 
fiquear, puis bites-la évaporer jusqu'à ce 
qa'il n'en reste plus que dix onces ; passez 
akRS de nouveau , ajoutez ' quatre onces et 
demie d'alcool (ao degrés), et conservez. 
(Lra.) 

X Extrait ^'opium. . . . une partie. 

' Eao-de-vie d'hydromel , huit parties. 

Mêlez et filtrez , après quelques jours de 
rrpos. (vm.) 

Le laudanum de Rousseau est plus épais 
qoe cehiî de Sydenham. Vingt gouttes, ou 
wt-dcox grains , contiennent trois grams 
4*^100, et sept «oattes à peu près un grain . 
On peut Im appliquer ce qui sera dit plus 
hindt» extraiu d'opium préparés d'après 
le» procédés de Deyetfz et de Laogclot. Il 
bat poarfant excepter la formule de Van- 
Moos; celle-ci rentre tout^fait dans la 
tânfnre d'opium simple. Mais si elle n'a 
na le défaut de fournir un médicament 
dont les altérations qu'il subit psr la fer- 
■eotatÎDO ne sont point calculables, elle a 
rebi de prescrire un alcool de force indé- 
terminée et Tariable k Tiofini. On doit donc 
la leieter, ce qu'il serait sage de faire 
ansai poor les gouttes de Rousseau propre- 
aient dites. 

GâTAPLASVa SiDATir. (so.) 

1 % Cataplasme émollient , 

' ^ quantité fuffisanle. 

AjcNite»y 
Teintiired'optam,wieoudenz onces; 

H mêlez bien. 

l5JBCTiOa séaATivB. (sw.) 

2CTciotnre d'opîum , ^ 

cinquante . gonttef. 

faodiftillée. - . . qualroonce». 



Conseillée dans certains cas de gonorrbée 
chronique. 

SOLOTIOR HTrN0TIQVS0D8ÉDATIVI.(nr.] 

:^ Extrait aqueux d'opium, un gros. 
Eau distillée. . . . quatre gros. 

Alcool un demi-gros. 

Mêles en triturant. ^ Quatre à cinq 
gouttes contiennent un grain d'opium. 

C'est à tort que Swediaar rapproche de 
cette préparation les Gouttes noires des An- 
glais, qui contiennent, comme on l'a vu, 
de l'acétate de morphine. 

LAVKMBirr AHODia. 

Lavemoni sédatif, (s. sa, sw.) 

If Teinture d'opium , quaradte gouttes. 
. Infusion de graine de lin, six onces. 

Au besoin , on ajoute deux onces d'huile 
d'olive, (sa») 

e. prescrit un gros de teinture et six on- 
ces d'infusion de graine de lin. 

Of. Amidon. ... on gros et demi. 

Eau bouillante. . . /. six onces. 
Faites dissoudre et ajoutez 

Teinture d'opium. ... un gros. 
Mêles, (sw.) 

GABOASISHK 0PlACi.(ir.a4(.) 

:^ Teinture d'opium. . .une partie* 
Décoction de racine de guimauve, 

deux cents parties. 

Mêlez, (ff.) 

au. prescrit un gros de teinture et diz 
onces d'eau. 

Vogela vanté l'efficacité de ce gargarisme 
dans l'angine. 

LAVBMZHT AHTISrASKODIQDB. {SVO.) 

2: Teinture d'opium , cinq il dix gouttes. 
lofuMiou de valériane, trois onces. 
Pour les enfans. 

SIBOP ALCOOLIQDB o'OPIOII. (SU.) 

^Teinture d'opium. 
Sirop de sucre. . 
Mêlez exactement. 

COILOTOIBB OPIACÉ, (ff.) 

. une partie, 
vingt parties. 

COLLTaS ANODIN. ( f. ) 

IC Laudanum de Rousseau , six gouttes. 

' Gomme arabique. . une demi-ouce- 

Eau de roses. . . - deux onces. 

UNIIIBIIT OPIAC*. (ff.) 

If Teinture d'opium. . quatre parties. 



seize gouttes. 
. une once. 



y Teioture d'opium. 
Sirop de miel. 



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^ Craie préparée. • . 
Sucre , 
Gomme nrabiqoe, 

de chaque. . . uq groa et demi. 

Teinlore d'opium, soiiante gouttes. 

- — - — ïïc kino. . . deux gro«. 
Eau de menthf>. ... tix once*. 



«7^ OPIUM. 

Halle d'olive. . . . trente parties. 

LiniHBNT BXCiTAHt. {é,) 

If. Huile de succin rectifiée , deux gros. 

d'olive. . . uoe denù-once. 

Teinture d'opium. . . deux gros. 
Eau-de-yie. .... . deux ouces. 

On en fait des frictions entre les épaules s 
dans la coqueluche. 

OnGDKirT CALMAHT» 

Unguêntum emoiliau et tedans, (b,) 

7f Linimcfnt de blanc de baleine , 

deux onces. 
Teinture d'opium.* ... un gros. 
On l'applique, matin et soir, sur le 
tumeurs hémorrhoîdales. 

FOMKNTATlOir CALMAHTB. (b*.) 

^ Teinture d'opium. . . une partie. 
Huile de «uccin rectifiée, 

deux parties* 

Cette mixture « été trouvée utile dans le 
tic douloureux , en frictions. 

F0TI02T'CALMAim. (6. •.) 

2C Teinture d'opium , 

quinxe à Tingt-clnq gouttes. 

Sirop de pavot, . . . deux gros. 

Esprit de cannelle. ... un gros. 

Eau. .... one once et demie. 
Mêlez, (e.) 

Tf. Liqueur d'Hoffmann. • trois gros. 

Teinture d'opium , 

quatre-vingts gouttes. 

Eau de caooelle. ... six onces. 
Dose, une cuillerée par heure. (0.) 

^ Éther sulfuriqne. . . . deux gros. 

Sucre , 
. Gomme arabique , 

de chaque. . • un gros et demi. 

Teinture d'opium, soixante gouttes. 

Eau de cannelle • . . deux onces. 
Dose, une cuillerée è café, (e.) 

•^ Infusion de roses. ... six onces. 
Telntu re d'opiu m . . .vingt gouttes. 
Sirop d'écorce d'orange. . une once. 
A prendre en quatre fois , de trois en trois 
henreu, dans l'hémoptysie dite pasM^e, avec 
toux, (b.) 

POTIOlf ABSOIBARTR. {t.) 

• . trois gros. 



Dose, une caillerée toutes les deux heareu, 
dans la diarrhée. 

FOTlOir ASTaiHGBlTTB. 

Hauttui s. Mixtura adttringeiu, (b.) 
^ Écorce de slmarouba, 

une deml-ence. 
Eau. .... quantité suffisante 

Ïjur obtenir huit onces de décoctloD. 
joutes à la colature 

Én^ulsioneommeuse. . deux onces. 
Teinture d'opium. . vingt gouttes. 

A prendre peu k peu , dans la diarrhée ato- 
nique. 

¥ Ecorce de simarouba , 

ane demi - once, 
^u. .... quantité suffisante 
pour obtenir huit onces de décoction. 
Ajoutez à la colature 

Teinture d'opium. . , un scrupule 
Alcool. . / . one once! 

Eau de cannelle. . une demiooce. 
A prendre peu à peu, dans les cas où l'on 
présume que l'atonie s'accompagne de tor- 
peur. 

^Ghenevis une once. 

^" quantité suffisante 

pour obtenir une livre de colature. 
Ajoutez à celle-ci 

Extrait d'arnica un gro». 

Cachou. un scrupule. 

Sirop d'écorce d'orange , 

de guimauve, 

de chaque une once. 

A prendre peu è peu, dans l'hématurie et 
les autres flux réputés passifs. 

^ÈcoTce de simarouba , 

une demi-once. 
Bois de quassie. . . . deux gros- 

^•"•, quantité suffisante 

pour avoir huit onces de colature, 
après une demi-heure d'ébullitlon. 
Ajoutez 

Extrait de gentiane. . . un |çros. 
Teinture d'opium. . . un demi gros. 
Dose, quatre cuillerées, toutes les deux 
heures, dans hi diarrhée et la dysenterie ré- 
putées atoniques. 

TBiaXOaB ALCOOLIQOB o'oPIOH ABOKATISil. 

Teinture d'opium iimpU, Teinture eédative. 
Teinture thibaîquê , Laudanum . Rquide ; 
Tinctura opii timpiex s. tedativa t. hypno- 
ticas. thebaica^AleoholopiidUutum, (b. G. 
fn. g. po. pr. s. su. wu. md.) 

If Opium coupé menu. . une partie. 
Eau de cannelle simple , 
Alcool , de chaque. . trois parties. 



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OPl 

Api «9 la solution, pesiez, (pcpr. s.) 

Chaqae gros de bette teinture contient 
dix grains d'opium. 

ii. et g. prescrivent une partie d'opium , 
cinq d'eau de cannelle et cinq d'alcool; 
— ba. une d'ooium , deux d'eau de cannelle 
et quatre d'alcool; — su. une d'opium, 
quatre d'eau de cannelle et six d'al- 
t-oui. 

np. donne deux formules portant : l'une, 
on gros d'opium , dix onces (Talcool et vingt 
voce» d'eau de cannelle ; l'autre , deux on- 
ces d'opium, dix d'eau de cannelle et six 
d'alcool. La première contient un grain d'o- 
pium par demi-once de teinture , et la se- 
ct>nd« quatre environ par demi-gros. 

ÎJ^ Opiiun purifié. , . un demi-gros. 

Alcool concentré. . . dix onces. 

Baa de fleurs de camomille , 

vingt onces. 
Après suffisante digestion , filtrez, (wu.) 

2: Opium une partie. 

Eau de fleurs de camomille, sixparties. 

de cannelle vineuse , 

deux parties. 
Filtrez après trois jours de digestion. 

mxTD» opucis. (sa,) 

iç Opium brut. .... un grain. 

Eau aromatique quelconque , 

une once. 
Ajoutez è la solution 

Eau de cannelle vineuse , deux onces. 

KSSBKCB AaOPIKK OFPICmALB. 

EsseniUt anodyna ofpcinaUs, (pa. vr. #/?. 
vm.) 

^ Extrait aqueux d'opium , une once. 
Eau de cannelle vineuse, ueuf onces. 
Après suffisante digestion , filtrez. 

Dose, cinq , dix , quinze et vingt gouttes. 
— Un scrupule contient deux grains d'o- 
pium. 

TimTDii d'bccaeo. 

Teinimn ikcbaîque dû Bamberg ; Tinetura 

ofil EceardL ( b*. bam. ban. o. ca. 

vm. ) 

2C Opium deux onces. 

Clons de girofle un gros. 

Eau de cannelle. . . huit onces. 
£aa-de-vie quatre onces. 

Tenez en digestion pendant six jours dans 
Qo endroit cbaud, passez en exprimant et 
filtrrz. 

Un gros crontient dix grains d'opium , ce 
loi fait an grain de ce dernier pour dix 
guottes. 



UM. .;; 

IIIXTOBB siDATIVB BT ABOHATKiOB. (SW.) 

^ Eau de mentbe poivrée, cinq onces. 
Alcool de muscade. . . une once. 
Électuaire aromatique. . deux gros. 
Teinture d'opiura aromatisée, 

un à deux grus. 

Sucre blanc trois gros. 

Dans la cardialgie. — Dose, trois çulUerécii 
toutes les demi-benres ou beures. 

POTION stfDATlVB OU HYPNOTIQ». («tO. ) 

^ Teinture d'opium aromatisée ^ 

vingt gouttes. 

Eau de men the crépue . une onç^e. 

— — de fleurs d'oranger. '. deux gros. 
A prendre au moment du coucber. 

MIXTCaB lllTICAXHAATiQUB. {*W*,) 

Of Gomme arabique. . . trois gros. 
Sirop de pavot. . une once et demie. 
Eau de camomille romaine , 

six onces. 
— de cannelle. . . • une once. 
Teinture d'opium aromatisée , 

un scrupule. 
Dose , une cuillerée tous les quarts 
d'beure. 

TBIHTCEB ALCOOLlQOa d'opIOM COMPOS^B. 

Tinetura vinosa opu anlicolica. (e.) 
:^ Opium deux onces. 

Aacine de zédoaire. . . une once. 

— — de carline, 

— ——de galanga, 

de cbaque. • . une demi-once. 

—— — de roseau aromatique, 

Écorce sécbe d'orange , 

de citron , 

Semences d'anis, 

— — — de carvi. 

Fleurs de camomille , 

de cbaque deux gros. 

Macis. . ...... un gros. 

Clous de girofle. 

Baies de laurier. 

Genièvre , de cbaque , uu demi-gros. 

Alcool trois livres. 

Après buit jours de macération, filtrez. 
Do;ie, deux scrupules. 

BSSBAGB AltODlRB OB LOAVriO. 

Estent ta anodyna Ludoviei (w. ) 
:^ Extrait aqueux d'opium. . une once. 
Eau apoplectique spiritueuse,buit onces. 
Dose, sept à douze et quinze gouttes. 
— Un gros contient six grains et demi d'o- 
pium. 

TKIHTUBB ALCOOLIQOB d'oPIOH SAFBANÉB. 

Eiixir parégorique; TAuetura aleohoiiea opii. 
(e.) 

:^ Opium deux onces. 

la 

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178 



OPIU 



Safran nne demi-once. 

Cannelle deuxgro». 

A lcoa4 , 

Eau, de chaque. . . douze onces. 

Faites digérer pendant huit jours, et fil- 
trez. 

Cette teinture se rapproche heaucoup du 
laudanum liquide de Sydeuhaui.— Un scru- 
pule contient deux grains d'opium. 

TllKTUaKAmiS»A51l0blQUB 0» CHaBSTIÉH. (60, ) 

2: Opium brut un gros. 

Camphre quatre gros. 

Eau-de-vie une livre. 

Laissai en macération pendant trois ou 
quatre jours, et filtrez. 

Vantée à l'extérieur, dans les afTections 
rhumatismales , les fièvres intermittentes 
compliquées de douleurs rhumatîques , la 
rétention d'urine, l'aménorrhée, etc.— Dans 
ce dernier cas, on fait les frictions sur le 
plat des cuisses. 

LINIXKBT siOATIF CAM»HIÉ. [SÏV,) 

y Teinture d'opitsm aromatique, 

^ un ou deux gros. 

Camphre «n gros. 

Liniment savonneux , 

une once et demie. 

Recommandé en frictions et fomentations 
sur le bas-ventre, dans la colique. 

LiniMxm AHODiN. ( au, sa.) 

"K Liniment savonneux. . deux onces. 
Teinture d'opium. . une demi once. 

Mêlez. {sa,y 

au. prescrit parties égales de liniment et 
de teinture. 

Utile dans les mêmes ces que le pré- 
cédent. — Lind dit avoir plusieurs fuis gaéri 
des fièvres intermittentes par des embroca- 
tions avec ce liniment, 

LlIflllKRT GAHPHaÉ OPIACÉ, (ff. ) 

% Teinture d'opium. . deux parties. 

Camphre une partie. 

Huile d'olive. . . . quinze parties. 

TKIRTUal AHTISPASHQOIQCB 01 DUUA8. {pU,) 

:i^ Opium .... quarante grains. 
Camphie. 
Succin, de chaque, un dcmi-gro!'. 

Alcool «»» f nces. 

Bn frictions sur la colonne vertébrale, les 
cniiies et les jambes. 

nurroi* alcoowqoe d'owcm ^wioiviActB wt 

CàMPBlâl. 

T9i:nturt tmadxM amwMmmfle, TwUuf m- 
Uâpasmodlqut camphrée , Éliœîr parêgori- 
tjut; Tineturaopa ammonUcalU t, vola- 



M. 

i'UU anodyrui ^ Spiritttâ ammoniatatus, (p. 
au. âw*, vm.) 

If Camphre imbibé d'alcool , une partie. 
Opium en poudrt*. . . deux parties. 
Alcool ammoniacal, 

vingt^quatrc parties. 
Filtrez après plusieurs joura de macérai- 
tiou. (<tt>*. vm.) 

p. prescrit un gros d'opium , deux scru- 
pules de camphre , quatre onces de teinture 
aromatique ammoniacée et une livre d'ail- 
cool. 

jf Eau'de>vie une once. 

Alcool ammoniacal, une demi'Once. 
Opium. . . ,. . ^deux scropules. 

Camphre un scrupule. 

Après trois jours de digestion, passez, au,) 
Conseillée dans l'hystérie et les maladies 
convulsives. — Dose,un demi-gros à deux gros 
dans un véiiiculesiruprux.^Vicat la recom- 
mandait dans la céphalalgie, l'odontalgie et 
la migraine , en frictions dans les mains 
tenues ensuite devant le nez. 

LAUÔANOM LiQDlOB DB WiBTlBK. 

Laudanum liquidum ffarneri, Tinetura opii 
ammoniacala» (d. vm.} 

If. Opium pur , 

Savon d'Alicante, 

de rhaque six gros. 

Noit muscade. . . • .un gros. 

Camphre deux gros. 

Safran quarante grains. 

Alcool ammoniacal. . neuf onces. 
Faites digérer pendant dix jours , en re- 
muant de temps en temps, puis décan lez. (d.) 
Un gros contient cinq grains et demi d'o- 
pium. 

^Opium. . • . une oi.ce et demie. 

Noix muscade deux gros. 

Safran deux scrupules. 

Alcool ammoniacal. . dix-huit onces. 
Faites macérer, et ajoutez ensuite 

Savon blanc. une once et demie. 

Camphre. . . . une demi-once. 
On filtre la liqueur à mesure qu'on s'en 
sei t. ( vm, ) 

BAUHB ANODin. 

Linlmcnl anodin. Baume arthrUiçue, Lini' 
ment spiritueux anodin ; Linimentum gaponia 
composiium s, eamphoratum, Balsamums, Li- 
nimentum anody^um, Tlnciuras, Linimentun% 
saponis et opii ^ Tinetura alcohoiiêa opii sapo- 
nacea, Batsamum thtbaieum, (am. b*, e. fd. 
g. VTU. au, r. pie, ra, sp, vm, ) 

:^ Savon rUpé quatre onces. 

Alcool deux livres. 

Faites digérer pendant trois jours » 
passez et ajoutes 



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OPIUM. 



Opium noe once. 

Camphre. • . • • . deux oqpes. 
Hiiilc euentlelle de romario. 

une demi-OQce. 
Remues bien. (b*. ed, e, ) 
am. prescrit douze onces de saToo^ deux groa 
d'huile de romarin et huit pintei d'alcool. 

^ Opium un gros. 

Savon blanc d' Espagne, cinq onces. 
Alcool. , . . vingt-quatre onces. 
Faites digérer pendant trois jours , 
pois dissolTez dans la colature 

Camphre deux onces. 

Uuile essentielle de romarin , 

une demi-once. 
Conservez, {tp.) 

iTu. prescrit deux gros c^'opiom, une once 
de »avon , trois gros de camphre , un demi- 
gros d'huile essentielle et neuf onces d'al> 
cool; — g. une ooced*opium, cinq onces 
de saTon, deux onces de camphre, une de- 
mi-once d'huile de romarin et une livre et 
demie d'alcool; — au. un gros d'opium, nue 
once de savon , un demi-gros de camphre , 
un gros d'huile de romarin et assez d'alcool 
pour dissoudre le tout. 

^ Opium une demi-once. 

Camphre six gros. 

Savon blanc . . • une demi-once. 

Safran un gros. 

AJcool. . . . une livre et demie. 
Faites digérer pendant huit jours et passez. 

:^Sarran une partie. 

AJcool. . . quaraote-denx parties. 

Faîtes dîgéi er an bain-marie tiède, et 
ajoutez 

Opium coupé. ... deux parties. 

Aprts su £Bitan te digestion, a joutez en- 
core 

Savon blanc ratissé, quatre parties. 
La solalioo opérée, «xprimez avec force 
et filtrez, (vm.) 

^ Opium une once. 

Esprit de romarin, vingt- quatre onces. 
Après quelques jours de macération , 
passez en exprimant , filtrez , et faites 
dissoudre dans la colature 

Camphre ..... trois gros. 
S^Ton de moelle. . . .six onces. 
Laisses reposer et décantez, (vm. } 

If <^inm un gros. 

Savon blanc très sec , une demi-once. 

AlcooL quatre onces. 

Faites digérer pendant trois jours , 
passes et ajoutez 

Camphre deux gros. 



'79 



Remuez bien» (r<t.) 

Dose, trente, quarante ou cinquante 
gouttes dans du vin — En frictions, à l'exté- 
rieur, dans l<-8 douleurs aittiritiques. Ce 

baume ne diffère do Topodeldoch que par 
la présence de l'opium. 

BAOHB SOMRIFàaS. ( W. ) 

^Onguent populeum, 

Uuiie de muscade par expression, 
de chaque une once. 

Opium dissous dans l'alcool , un gros. 

Huile de bois de Rhodes , 
^. . seize gouttes. 

Mêlez bien. ^ 

TBIIfTEaS ALG00LIQ17B d'opIUV BT o'aCIOB BBR- 

ZOÏQUS cami-hbAb. 

Élixir parégorique, ElLrir antiatthmatique; 
Tinclura opii benzmca t. eamphorts corn- 
posita s. opii oamphoraia s.setUitiva campho' 
rata, iUlxir paregoricum. ( am. h. d. du. 
cd. i**. han. 11. lo. pr. s. su. bo, br, e.ea* 
pie, tw, vm, ) 

^ Opium dur en poédre^ 
Acide benzoïque , 

de chaque un gros. 

Gpmphre. .... deux scrupules. 
Alcool (o,93q). . . . deux pintes. 
Faites digérer pendant quinze jours et 
filtrez. ( {**. lo. c. pie, ) 

^Opium , 

Acide benzoïque, de chaque, un gros. 

Camphre .... deux scntpulec. 

Alcool (0,935} , deux livres et demie. 
Après huit jours de digestion, filtrez, (ed.) 

^ Opium , 

Acide benzoïque, de chaque , un gros. 

Camphre. . . . deux scrupules. 

Huile essentielle d'anis. . uo gros. 

Alcool ( 0,950). . . deux pintes. 
Faites digérer pendant huit jours, et filtrez. 
( b*. du. han. li. pr. bo, br. pie* tw.) 

d. su. et vm, ne prescrivent qu'un demi- 
gros d'huile d'anis ; — ea, indique un gros 
d'opium, un gros d'acide benzoïque, vingt- 
six grains de camphre , deux scrupules 
d'huile d'anis et vingt-trois onces d'alcool 
[ a4 degrés ). 

^Opium , 

Acide benzoïque, 

Camphre, 

Huile essentielle d'anis , 

de chaque. .' . une demi-partie. 
Alcool. . quatre-vingt-seize parties. 

Après suffisante digestion , passez* ( s. ) 

:^ Opium, 
Acide benxotque , 



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i8o 



OPIUM. 



Huile essentielle d'aoîs , 

de chaque un gros. 

Extrait de réfçHsse . une demt-oncc. 
Miel despuwé. . . . [deux onces. 
Camphre. . . . deux scrupules. 
Alcool (0,9^0). . . . deux pintes. 
Laissez en digestion pendant dix jours et 
passez, (am. h', e.) 

Kn oaentionnant les additions qui suichar^ 
gent cette ibroauie, Gox s'écrie avec raison: 
cui bono ! 

Préconisée principalement dans l'asthme. 
— Dose, vingt à cent gouttes chez les adul- 
tes , cinq à vingt chez les enfans. 

IXIHTDBB ALCOOLIQUI d'oPICV BT D^B BKRZOATI 

d'amhoniaqdx. 

Élixir parégorique. Teinture d'opium ammo- 
niacéc ; Tinctura bentoatit ammoniœ com' 
potila, Ateohol cumbenzoate ammoniac com- 
posila , Ttncliira opii ammimiata, ( am. an. 
be. ed, f*. f**. c. ca, pie, vm.) 

2C Opium. ...... deux gros. 

Safran, 

Acide benzoîque, de chaque, trois gros. 

Huile essentielle d'aois » un demi-gros. 

Alcool ammoniacal. • seize onces. 

Filtrez après huit jours de digestion, (ed. 

r. r*. e, ea. pie. ) 

am. présent un gros d'opium , un gros 
d'acide beozoîque , un gros d'huile d'aois , 
une demi-once d'extrait de réglisse, deux 
onces de miel despumé , deux scrupules de 
camphre et deux pintes d'eau-de-tie. 

:^ Safran six gros. 

Alcool ammoniacal , 

trente-deux onces. 
Faites infuser à froid pendant deux 
jours, et ajoutez 

Opium coupé . . . une demi-onoe. 
Faites inluser encore pendant quel- 
ques jours , puis ajoutez 

Acide benzolque • ... six gros. 
Huile essentielle d'anis . . un gros. 
Exprimez et filtrez. ( vm. ) 

Jf Safran cinq gros. 

Teinture aromatique tmmoniacée, 

quatre onces. 
Après deux Jours de digestion, passez 
et faites fondre dans la coLature 

Acide benzolque . . cinq scrupules. 
Opium dépuré .... deux gros. 
Laissez en digestion | pendant deux 
jours , passez et filtrez. Versez sur le 
résidu 

Teinture aromatique ammoniacée , 

deux onces. 
Faites digérer pendant vingt-quatre 
heures , passez ,. et dissolrcz dans la 



colature ce qui était resté sur le filire^ 
Au bpnt de douze heures , filtrez. Mê- 
lez les deux colaturcs , et ajoutez 
Huile essentielle d'anis , 

trente-deux gouttes. 
Conservez, (an. be.) 

:^ Opium sec deux gros. 

Acide benzoïque . • une demi-once. 
Alcool ammoniacal . . . une lirre. 
Après cinq jours de digestion, filtrez. (<ra. 
pie,) 

Conseillée surtout dans l'asthme et la co- 
queluche. — Dose, trente à quarante gout- 
tes, dans une boisson appropriée. 

iLIXia SODOBIFIQOK PB LBTT80M. 

Elixir tudori forum i Tinclura opii benzotca 
eompoiiia. (au,) 
I^Ipécacuanha, 
Baume de Tolu , 

de chaque . . . une demi-ODce. 
Acide benzoïque , 
' Opium , 

Safran , de chaque . . . deux gros. 
Camphre . . « . quatre scrupules. 
Huile essentielle d'anis . . un gros. 
Alcool deux livres. 

Passez après sufiBsante digestion. — Dose, 
cinq à trente gouttes, en augmentant pro- 
gressivement, dans la coqueluche. 

ÉPITH^MB ARTiaOCTTXUX. (bû.) 

^ Ëau de la reine de Hongrie, 

huit onces. 
Esprit de sel ammoniac , 

une demi-once. 

Camphre • deux gros. 

Opium un demi-gros. 

Savon de Venise, une once et demie. 
Mêlez. — On l'applique chaud , au moyen 
d'un linge fin, et on le renouvelle toutes les 
heures. 

tbihtobb stibiAb. 
Tinctura. ttibiaia, ( <i«» ) 
Î^Siiccinate d'ammoniaque liquide, 
Élixir parégorique , 

de chaque deux gros. 

Laudanum liquide de Sydenham, 
Vin stibié , de chaque , . un gros. 
Dose , vingt ii quarante gouttes , touti a 
les deux heures, dans la coqueluche. — Pré- 
conisée par Jahn. 

iLixia autiasthmatiqub db lbmoat. (vm. ) 

:^ Acide benzoïque. 
Opium, de chaaue ... un gros. 
Sous-carbonatc de potasse, une once. 
Miel de Narbonne , 
Réglisse grattée, 

de chaque .... quatre onces. 
Huile essentielle d'anis , un dcni-gro». 



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OPIUM. 



i8( 



Camphre • , . . deux ncrapale^. 
Kaa-de-TÎe . . trente-quatre onces. 
Faites dî^^érer dans Teau-de-vic d'abord 
le safran, puis l'opium, ensuite la réglisse; 
a jouiez le sel^, et au bout de quelques jours 
pas«es en exprimant ; faites dissoudre sgc- 
ceislTeoientdana la colature l'acide , l'huile, 
le camphre et le miel; laissez déposer, pas- 
sez à trarera une ér aminé , et ramenez sur le 
marc jusqu'à parfaite transparence de la 
lîqoear. 

UHIHBJfT SÉDATIF ÉTHiai. (iW*.) 

:^ Teinture d'opium aromatisée, 

, six gros. 

£ther sulfurique . . . deux gros. 

Mêlez. — Conseillée dans l'ischurie et It's 
dott leurs spasmodiques ou rhumatismales. 

MIXTVBB SiDATIVK. (flP.) 

2CEau six onces. 

Teinture d'opium aromatisée, 
Stiier snlfurique , 

^ de chaque un gros. 

Sirop de sucre .... une once. 

Dose , une cuillerée dlieure ep heure , ou 
toutes les deux heures. 

COOTTIS ANODIlfIS A Cl DM. 

Mîxiaraaàda amodyna. (fu. ha m.) 
:^ Teinture d'opium . . deux scrupules. 

Acide sulfurique *. • .un scrupule. 

Eaa distillée six ouces. 

Sirop de viole Ile . . . .une once. 
Mêlez, (fo.) 

2S Essence d'orange . • une demi-once» 
Acide sulfurique .... un gros. 
Teinture d'opium . .un demi-gros. 
Mêlez bien, (hao.) 

Mêmes usages et mêmes doses que pour 
la potion précédente. 

TKIVTOBI TBaKIPCOB» 

Tineiyra fœtida pyrthifietua, («a. ) 

ICAsa-fcetida un gros. 

Opium, 

Sel Tolatil de cgrue de cerf, 

de chaque deux gros. 

Teinture de castoréum , deux onces. 

Rosenstein la recommande contre le tae- 
nia. — Dose, trente à quarante gouttes, 
dans du vin ou de l'ean-de-We. 

£. Extraction par Veau, 

ivrcsioii AQOBOSB d'opicm. (6p*. m.) 

:^ Opium choisi une once. 

Rail distillée huit onces. 

Alcool (36 degrés), une demi-once. 
Faites infaster l'opium dans l'eau, pendant 
deax OQ trois fours, 6 la température ordi- 



naire , et à l'abri des rayons do jour ; filtrez , 
ajoutez l'alcool , et conservez dans de petits 
flacons bien bouchés. 

Ghaussier substitue eette infusion au lau- 
danum liquide de Sydenham. — Dose, à 
l'intérieur , seize à vingt-quatre on trente 
gouttes, dans une potion; à l'extérieur, 
cinquante à qaatre-yingts gouttes, dans deux 
onces d'infusion de fleurs de mauve. 

BXTBArr AQOBuz d'opiom. 

Extrait gommtux tPopium . Extrait thèbaî- 
quc. Opium gommeux; Extraetum opii *. 
opii gummosum s, aquosum «. thebaieam , 
Laudanum opiaium », simplêco. Opium CO' 
latum t, depuratum, (a. ba. be. br. d. du. 
e. f. fe« if. fu. ban. li. lo. o. p. pa. po. pr» 
s. su. w. hr, c, sa, $p, iw, vm.) 



^Opium coupé 
Eau froide . 



. . une partie. 
. quatre parties. ' 

Faites digérer à l'étuve, pendant deux 
jours , en remuant le vase de temps en 
temps; passez , laissez en repos dorant deux 
jours, filtrez pour enlever la pellicule , d'o-- 
deur vircuse, qui s'est formée, et faites 
réduire de moitié, sur un feu très doux; 
laissez encore reposer pendant deux {ours, 
à l'étuve, et filtrez de nouveau, pour enle- 
ver une seconde pellicule, d'odeur vireuse; 
passez et évaporez jusqu'en consistance 
d'extrait, (f.) 

:^ Opium rnupé • • . une demi-livre. 
Eau froide trois pintes. 

Faites macérer l'opium dans un pea 
d'eau , pour qu'il se ramollisse ; ajoutez peu 
à peu le reste de l'eau, triturez le tout en- 
semble , pour rendre le mélange parfait , 
laissez ensuite en repos , passez et évapo- 
rez jusqu'en consistance d'extrait, (lo. ) 

Of Opium grossièrement pulvérisé , 

à volonté. 

Triturez-le avec on peu d'eau froide , jus- 
qu'à ce que celle-ci soit devenue brune ; 
laissez en repos, puis décantez; répétez 
ropération jusqu'il ce que l'eau cesse de se 
colorer ; inélez les liqueurs , et faites-lci 
évaporer au bain-marie,ju8qu'eii consistance 
d'extrait, (fe. fo. li.) 

:^ Opium brut . . • . \ à volonté. 
Malaxcz-le , sous un filet d'eau froide , 
jusqu'à ce que celle-ci ne dissolve plus rien, 
et passez; clarifiez avec un blanc d'œuf, 
évaporez sur un feu vir, et quand la liqueur 
commence à s'épaissir, passez-la de nou- 
veau, pour achever ensuite de l'évaporer 
jusqu'en consistance Requise, (bc.) 

C^ Opium coupé eu trancbei^ minces, 

une partie. 
Eau froide trois parties. 



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i8a 



OPIUM. 



Faites macérer pendant trois jours, sans 
remuer, et décantez; versez sur le résida 
deux parties d'eau, et décantez au bout de 
quelque temps; répétez une troisième fois 
cette opération ; passez les liqueurs réunies, 
clarifiez avec le blanc d'œuF, pui« évaporez, 
en faisant bouillir légèrement , et décantez 
A mesure qu'il se forme un précipité. ( vm. ) 

!}( Opium coupé» • . • . à volonté. 
Eau froide . . . quantité suiBrante. 
Faites macérer pendant douze beures. 

Suis digérer à une Qouce chaleur, pendant 
ouze autres, et passez ; traitez le résidu de 
même , jusqu'à ce que l'eau ne se colore 
plus; mêlez les liqueurs, évaporez au bain- 
marie, ju^iqu'en consistance d'electuaire fer- 
me ; dissolvez celui-ci dans l'eau froide , 
laissez repoiier la liqueur, passez, et enfin 
évaporez juiqu'èn consistance d'extrait, (su.) 

^ Opium coupé .... quatre onces. 
£au commune, acidulée avec une 
demi-livre de suc de citron , 

quatre livres. 
Après la dissolution , filtrez et faites éva- 
porer , au bain-marie , jusqu'en consistance 
d'extrait, (br. pa. w. ) 

^ Opium deux onces. 

Eau bouillante .... une livre. 

Faites dissoudre , passez la liqueur chau- 
de, ajoutez une livre d'eau froide, laifscz à 
l'air libre pendant deux ji>urM, filtrez, puis 
évanorez, d'abord sur un feu doux, ensuite 
au oalo-marie , jusqu'en consistance d'ex- 
trait, {br,) 

:^ Opium grossièrement pulvérisé, 

une partie. 

Eau quatre parties. 

Faites digérer pendant deux jours, à une 
douce chaleur, en remuant souvent , décan- 
tez et paxsez la liqueur; puis faites évaporer 
convenablement, au bain-marie. (a. d. e. 
ban. o. p. pa* pr. s. sa* tp, sw, } 

ff. prescrit, après avoir terminé l'infusion, 
de laîs!«er la liqueur en repos pendant vingt- 
quatre heures, de la filtrer, de la réduiic à 
moitié p3r rébiillition , de la laisser rcpo5er 
encore, et enfin, après l'avoir pas^r^<> de 
nouveau, d'acliever l'évaporation au bain- 
mario; — ba. de faire digért- r pendant vingt- 
quatre heures seulement , mais de répéter 
ensuite la mOroc opération, sur le résirlu, 
avec un quart de nouvelle eau , et d'évaporer 
Ici colatures réunies. 

2C Opium doux onces. 

Eau bouillante .... une pinte. 

Triturez ensemble pendant dix minutes, 
laissez reposer un peu, et décantez la li- 
queur; triturez encore deux autres fois le 
U'.^ido avec une égale quantité d'eau et 



{lendant le même laps de temps ; réonissex 
es trois liqueurs , laissez le mélange exposé 
à l'air, pendant deux jours, dans un vase 
ouvert , passez et évaporez' lentement , jus- 
qu'en consistance d'extrait, (du. c) 

Le procédé généralement admis aujour- 
d'hui, se rapproche de celui de f. ; il con- 
siste & couper ou rftper l'opium , suivant sa 
consistance , à le faire macérer dans l'eau 
froide, jusqu'à ce qu'il soit dissous , à pas- 
ser les liqueurs , à les évaporer à moitié, et 
à les laisser refroidir, à filtrer pour enlever 
la réiiine , qui se sépare en partie sous forme 
de sédiment, et en partie sous celle de pel- 
licule , à évaporer le liquide éclairci , à le 
laisser refroidir, et à le filtrer de nouveau; 
enfin lorsque l'extrait est arrivé à la consis- 
tance du miel épais, à le délayer dans de 
l'eau distillée froide , à filtrer la solution , et 
à la faire évaporer jusqu'en consistance de 
masse pilulaire. 

Ainsi obtenu, l'extrait contient du mé- 
conale de morphine, une petite quantité de 
narcotine, de la matière colorante , on peu 
de résine, de la gomme et de la fécule. — 
Dose, un demi-grain à trois grains. 

SKI. BSSKNTItL OU BXTaAIT SBC d'oPIUH. (f.) 

.:^ Opium coupé. . . . deux livres. 

Eau froide douze livres. 

Faites macérer pendant vingt-quatre heu- 
res , en remuant de temps en temp», et pas- 
sez; faites encore macérer le ré»idu avec 
huit parties d'eau et passez. Mèkz les deux 
colatures, évaporez au bain-marie jusqu'en 
consistance de sirop, versez deux lignes en- 
viron de celui-ci !*or des assiettes, puis lais- 
sez évaporer jcsqu'à sircité, au four ou au 
bain-marie, et détachez les écailles. 

BZTBAIT AQURUX o'OPIDM SAHS ff ABCOTIIIB. (f**. 

fe.) 
:^ Extrait goranieux d'opium, 

à volonté. 
Délayez-le dans un peu d'ean, pnis met- 
tez-le clans un Oacon, avec de l'éther puri- 
fié, et agitez fréquemment ic mélange ; au 
bout d'un certain temps, décantez, et ver- 
ez de nouvel éther, jusqu'à ce que celui que 
^'on décante ne laisse plus de ré»idu quand 
on le vaporise ; évaporez ensuite l'extrait 
ju'tqu'en consistance pilulaire. 

C'est le procédé d'Alphonse Leroy , rap- 
pelé par Hobiquct. Dublanc, qui l'a reconnu 
insufii^ant, propose celui qui suit : 

^Extrait aqueux d'opium préparé à 
froid. . . trois cents parties. 

Kau distillée , 

cent cinquante parties. 
Faites dissoudre; introduisez la solc- 
tiou dans une cornue , et versez dessus 

Éthcr pur. . . deux mille parttoîu 



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OPIUM. 



i83 



DuiîQez» en chaulfonk doucement, envi- 
ron deux cents parties d'éther; démontes 
l'appareil, et décantes Téther qui surnage 
dans la cornue; lavez l'extrait encore chaud 
avec l'èther distillé , faires-le rapprocher , 
dÎASolvez-le dans l'eau distillée , et faites éva- 
porer de nouveau jusqu'en consistance con- 
venable. 

Ainsi préparé , l'extrait d'opium ne con- 
tient pas un atome de narcotioe. 

KXTBA1T d'OPIDH OK DIBST. ( f. ) 

2C Opium, une livre. 

Eau commune. . . quatre livres. 

Faites bouillir légèrement , pendant une 
demi-heure , et pa^^sez ; faites bouillir encore 
deux antres fois le résidu avec une égale 
quantité d'eau , et passes les trois décoc- 
tions réunies; mettez le mélange dans une 
cncurbite d'étaio , sur un bain de sable 
chauffé par une lampe , de manière à ce 
qu'il bouille toujours doucement^ pendant 
âx mois ; de temps en temps , ajoutez un 
peu d'eau distillée, et transvasez pour en- 
lever le sédiment ; au bout de six mois , lais- 
Kz refroidir, passez à la chausse et évaporez 
sa baÎD-marie, jusqu'en consistance de masse 
pilolairp. 

Ce procédé est abandonné avec raison , 
parcequ'il n'a aucun avantage réel sur d'au- 
tres plasexpéditifs. 

iZTXÂlT d'opium PAft LA FIBMXRTATI05. ( f. 

ca, ) 

:K Opium coupé. ... à volonté. 

' Eau, 
Levure de bière, 
de chaque. . quantité suffisante. 

Faites fermenter, à une température con- 
venable, et lorsque la liqueur s'est éclsircie, 
etendez-la d'eau ; filtrez , puis faites bouillir 
iosqn'â ce que toute l'odeur vireuse soit dis- 
sipée, cl enfin évapores jusqu'eo consistance 
d'extrait épais. 

Ce procédé, dû à Deyeux, manque 
d'exariitudc, car les modifications subies 
par l'opium doivent être plus ou moins 
grandes, suivant que* la fermentation a été 
pla$ ou moins parfaite. D'ailleurs, on ne 
%'c»l jnème pas encore occupé de recher- 
cher en quoi elles consistent. 

BXTaAIT a'OFICM CTDOni^ DK LAfl«KLOT. 

Extrmeium opii cydoniatnm LangctoU.i. {*p.) 
*K Opium choisi. . . . douze oiires. 
Faites-le dissoudre dans un mélange 
de 

Suc de coing. 
Eau de foutaine, 
de chaque. . . soixante onces. 
Laisses en digestion , pendant quel- 



ques jours, dans un endroit chaud, et 
passez. Ajoutez à la cdlature 

- Sucre blanc. . . . quatre onces. 

Abandonnez la masse à la fermentatioQ , 
laissez celle-ci se prolonger pendant plu- 
sieurs mois, en remuant de temps en temps 
avec une spatule de bois; après la cessation 
de tout mouvement intestin, passez à tra- 
vers un linge, et évapores jusqu'en consis- 
tance d'extrait. 

On peut appliquer à cet extrait , et à plus 
juste titre encore, les mêmes réflexions qu'au 

{irécédent. Il contient très probablement de 
'acétate de morphine. 

BSTXAIT d'oPIOM SAFBANli. 

Laudanum opiaium* (br. e. pa» sa.w.) 

:^ Extrait aqueux d'opium, 

deux ooces. 

de safran , 

Opobalsamnm , 
de chaque. . . • un demi-gros. 

Mêle» bien. (pa. w.) 

br. substitue la poudre à l'extrait de sa- 
fran. 

If Extrait aqueux d'opium , deux onces. 

de safran. . . . une once. 

Nacre de perles préparée , 
Hyacinthe préparée , 
Corail préparé, 
de chaque. . . un gros et demi. 

Terre uigUlée un gros. 

Bezoard. . . . quatre scrupules. 
Rftpure de corne de cerf, 

deux scrupules. 

Fulvérisiz ces diverses substances, rédui- 
sez-les en pâte avec uta peu d'eau, et faites 
de celle-ci des trocbisques, (c.) 

:if Extrait d'opium , 
— - — de safran , 

de chaque une once. 

Poudre de succin blanc. . six gro«. 
decastoréum. . trois gros. 

Délayez les extraits dans un peu d'alcool, 
et incorpores les poudres dans le mélange, 
(sa.) 

BXTBAIT ARODIIf. (W.) 

y Extrait aqueux d'opium. . trois gros. 

de chardon-bénit , cinq gros 

de roseau aromatique , 

d'aogélique, 

de cliaque "«« «"«^c- 

Uuile essentielle de girofle , 

dix gouttes. 

Mêlez bien ensemble. 
Chaque gros contient sept grains et demi 
d'opium. 



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i84 



OPIUM. 



LAOOAllUIf AlITIHTSTéAlQCR. (w.) 



^Extrait d'opium. , une demi-once. 

de cantoréam. . . nn gros* 

de safran. . . an scrapule. 

Huile essentielle de macis, 

de menthe, 

— .— de rue , 

de chaque. ... six gouttes. 
Mêlez et faites une masse pllulaire. -^ On 
a conseillé cette préparation dans la coli- 
que hystérique, pour. apaiser les spasmes. 
— Dose , un à deux grains. 

EXTRAIT d'OPICM GLYGYlAHI^lft. 

Laudftnum diurétique ; Laudanum diureticum 
*. urinarium , Èxtraelum opii gtycyrrhuM- 
tum, (e.ipv.) 

^ Extrait aqueux d'opium » deux gros. 

Suo de réglisse. . une once et demie. 

Trochisques d'alkél^eng^. 

Térébenthine de Venise , 
de chaque. • • une demi-once. 

Camphre un gros. 

Safran quatre scrupules. 

Gomme adragapt, 

Mastic, de chaque. • un demi-gros. 
Délayez l'extrait d'opium et le suc de ré- 
glisse , dans un mortier, avec un peu d'eau , 
pour les réduire en une masse mielleuse; 
incorporez dans celle-ci la térébenthine, 
par trituration; ajoutez ensuite les trochis- 
ques, le mastic, la gomme, le camphre et 
le safran pulvérisés; l'aitesda tout une masse, 
ù réduire en trochisques. 

On a yanté cette préparation dans la coli- 
que néphrétique , rischurie et la strangurip. 
— Treize grains en contiennent un d'opium. 

LA OD ARUM CYDOHli. 

La^da^um opiatum cydaniatum , Exiraetum 
opii cydoniatum, ( pa. yv. 6o. ) 

:^ Opium coupé. . . une demi -livre. 
Suc de coiag récemment exprimé, 
six livres. 
Faites dieérer, à une douce chaleur; 
décantez, hitrezet évaporez la liqueur, 
puis ajoutez 

Huile essentielle de cannelle, 

de giroBe, 

de m apis, 

de chaque. • un demi-scrupule. 
Mêlez bien, (pa.'w.) 

:^ Opium brut en poudre, 

quatre onces. 
Suc de coing récemment exprimé , 

quatre livres. 
Après trois semaines de digestion, 
ajoutfz 

Clous de girofle, 



lîoix muscade , 

de chaque» une once. 

Faites chauffer légèrement, puis lais- 
sez en digestion pendant huit jours. 
Ajoutez alors 

Safran une once. 

Sucre blanc. . . . quatre once.H. 

Au bout de vingt-quatre heures, filtrez; 
évaporez au bain-marie , jusqu'à ce que le 
liquide soit réduit an tiers, et conservez ce 
qui reàte. {bo,) 

Celte préparation , qu'il n'est plus permis 
aujourd'hui de conserver , diffère de l'extrait 
aqueux d*opium par les impuretés que le 
suc de coing y introduit et par les aroma- 
tes qu'on y ajoute. Jadis on la rangeait 
parmi les antispasmodiques légèrement as- 
tringens, et ou la croyait utile dans le vo- 
missement, la diarrhée , le hoquet , surtout 
pour calmer les douleurs. — Dose, un grain 
chez l'adulte; un dixième, un douzième ou 
un vingtième de grain chez les cnfans. Ceci 
s'applique toutefois spécialement au pro- 
duit de la seconde formule , car ct;lui de la 
première contient un grain d'opium par dix 
gouttes. 

riLDLBS SiDATfVXS. 

Pilule» calmante* ; Pilu/t» sedatîvm $, hyp- 
noticœ, (ra. tw. ty, vm.) 

La formule de sw. est très simple; elle 
consiste à diviser l'ex irait aqueux d'opium 
seul en petites masses d'un grain, qu'on 
roule en boulettesi. On donne de celles-ci 
une ou plusieurs , suivant ^indication. 

i^ Extrait d'opium. . . t^ois grains. 

Camphre six grains. 

Sirop de sucre. . quantité suffisante. 

Faites six pilules, {ra. sy, vm») 

:^ Extrait d'opium. . . . un grain. 

Caraphr* six grains. 

Nitre quatre grains. 

Sirop de sucre, quantité suffisante. 
Faites une pilule, (ra.) 

riLOLBS PBCTOBALRS OPlAcisS. (fu.) 

:^Suc de réglisse, 

une onre et deniîc. 
Extrait d'opium. . une demi-once. 
Sirop de tOtes de pavot, 

quantité suffisante. 

Dose , deux à six grains. 

PILULBS BALSAMIQDBS OPIACÉBS. 

Pilulm baliamictB eum opio, {au.) 

:^ Extrait d'opium. . un demi-gros. 

Baume du Pérou , un gros et demi. 

Myrrhe trois gros. 

Faites de» pilules d'un grain. — Du»c, 



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OPIUM. 



iS5 



imi 00 (roi« par heure , fin alternant avec 
a teinture d'opium. — Uocommaadées par 
Mirctts. 

BOL ARTIOUlBBtflQUB. (tm.) 

^cOpiamgomineux. . . . uo grain. 
Piment , 
Ca^ia Ugnea , 

Safran, de chaque, cpiatre grains. 
Conserre de cynorrbodon , 

quantité suffisante. 

TABLims d'opium, {vm.) 

X Elirait d'opium fait à froid , 

une partie. 
Sacre blanc« soixante-quatre parties. 
Incorporez l'extrait dans le sucre fondu ik 
iQf dooce chaleur , et faites avec la masse 
:m tablettes de six grains. 

riSTILLBS PtfCTOIALBS. (fe.) 

^ Mncilage de lichen d'Ijilande « 

de gomme arabique, 

de chaque une lirre. 

Sncre deux liTres. 

Opiom un gros et demi. 

Faites des pastilles dç vingt-quatre graius. 
-Dose, dix par jour. 

rocasi AitoDiHK. (ham.w.ca* f»ie.) 

^Elirait d'opium. . . deux grains. 
Espèces diatragacautbes , deux onces. 
Mêlei bien. {pieJ) 

2^ Extrait aqueux d'opium. . un gros. 
Corail rouge préparé. • deux gros. 
Mêloi. (w.) 

^Entrait d'opium, 
Bois de santal rouge, 

de chaque. ... un scrupule. 
Corail rouge préparé , 

quatre scrupuleii. 
Mèlei. (w.) 

CATArLASKB ANOOIir. 

Cataplasma eum opio, (au,) 

?Earîne de graine de lin, 

quatre onces. 

^ ^? quantité suffisante 

If faire an cataplasme. Ajoutez 

*^P'*>«n un demi-gros. ' 

LIHIIIBjrr OPIACi. (m.) 

flnruflion aqueuse d'opium, quatre gros. 
Huile doli?c. . • . deux onces. 
Kail^i bien ensemble. 

'.7V"^"^* un Lavement $édaiîfi\ai se rap- 
'^*J^f b^jQçjj^p de ce linimtnt, car on Ir 
] ^''**'* *»«c deux on trois grains d'extrait 
• ''^01 d'opinm et quatre onces d'huil** 
'^•^oodeliii. 



ivo. a également an Linimeni tét/aiifcom- 
p0i(é d'un gros d'extrait d*opinm que l'on tri- 
ture d'abord avec un peu d'eau chaude , 
puis avec trois» huit gros de cérat ordinaire. 

On peut au4fti rapprocher de ces prépara- 
tions la suivante , appelée Onguent sédatif, 

:^ Extrait d'opium .... un gros. 

Triturez-le avec un peu d'eau bouil- 
lante , et ajoutez ensuite, en broyant 
toujours , 

Axonge fondue dans un mortier 

chaud une once. 

Ces trois préparations sont employées pour 
calmer des douleurs locales. 

coLLTaa OPIACÉ, (ra.) 

2^ Extrait gommeux d'opium , 

un clemi-gros« 
Eau. une livre. 

Faites dissoudre. 

ra. indique aussi deux grains d'extrait et 
quatre onces d'eau. 

11 est évident que la force de ce collyre 
doit varier suivant les indications. 

SOLOTIOR SÉDATIVE. 

Fomentation narcotique. ( ra. nv, ) 

:^?Extrait d'opium , deux à quatre gros. 

Eau chaude une lirre. 

Broyez ensemble. — En fomentations dans 
les maladies prurigineuses de la peau. 

G AaGABISMB SÉDAT1P. {sw. ) 

^Extrait d'opium. . un à deux gros. 

Eau bouillante une livre. 

Mêlez en triturant , et ajoutez 

Alcool une once. 

Utile dans les ulcères douloureux de la 
langue et de la gorge , dans l'odontalgie ou 
otalgie attribuée au ihumatisme , dans la 
céphalalgie dite nerveuse. 

LAVBMBHT OPIACÉ, (sp, SVD.) 

:^ Graine de lin écrasée. . une once. 
Eau bouillante .... six onces. 
Après une heure d'infusion, passez et 
faites dissoudre dans la colature 

Extrait d'opium . . . deux grains. 

INJBCTION SÉOATIVB. (rff.) 

:^ Extrait d'opium. . . 8ei7.egr.iins- 
Infusion de graine de lin , une livre. 

! MBOp d'opiun. 

! Syruptiâ opii s, de opio s. opialun f, thebaicits*, 
'setfativus s, hypnolicuf. (an. du. e. f. fe.lT; 
r.no*. vm.) 

^Extrait d'opium préparée l'eau 

(oide, trois gi os et soixante grain». 



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i86 



OPI 



Eau deui onces. 

Faites dissoudre et kjoutex 
Sirop de sacre , 

neuf livres neuf onces et demie. 
Mêlez. Faites bouillir pendant quelques 
iostans, et passez à la chausse, (f. ) 

ff.preicrit une partie d'eztrait,quatre d'eau 
et siz cents de sirop; — au. une once d'opium 
puriGè dissous dans un peu d'eau, et quinze 
livres de sirop bouillant, à mêler ensemble ; 
— e. un, scrupule d'eztrait, trois onces d'eau 
et une lirre de sirop , à cuire en consistance 
re^nise; — du. etc. diz-huit grains d'eztrait, 
huit onces d'eau chaude , et vingt-neuF onces 
de sucre , à Taire fondre dans la solution ; — 
fe. trois gros d'eztrait , quatre livres de sucre 
et deuz livres et demie d eau. 

^ Eztrait d'opium fait à froid, une partie. 
Sirop de sucre , 

quatre cent quatre-vingts parties. 

Incorporez peu à peu ensemble, en tri- 
turant dans un mortier de marbre , avec un 
large pilon. ( vm, ) 

:^Opium coupé mentt,UQe once et demie. 
Eau diz-huit oqces. 

Faites macérer à froid jusqu'à pleine 
dissolution ; passez, et à huit parties de 
la colature ajoutez 

Sucre blanc . . . quinze parties. 
Faites fondre tu bain-marie. (sw", ) 

Dose , depuis deuz gros jusqu'à quatre , 
deuz ou un plus grand nombre de fois par 
Joor. 

IRIBGTIOII OPIAGil. 

Jnjectio lactit opiata s. anodyna. (0. ) 

2C Lait nouvellement trait. . tiiz onces. 
Sirop d'opium .... une once. 
Mêlez eniiemble. 

rOTioirir iacoTiQDB. {fp.) 

^ Sirop d'opium . . une demi-once. 

Eau de tilleul. . . . trois onces. 

de fleurs d'oranger. . une once. 

Mêlez. 

siaop d'opium iuoLêiw, wm,) 

j^ Gomme arabique. . . une partie. 

Opium deuz parties. 

Triturez ensemble, et émnlsioonezavec 

Eau commune, quaraute-siz parties. 
Laissez ensuite rcposrr , poin f:»itrs 
fondre , à une douce chaleur , dans le 
liquide décanté, 
Sucre blanc , 

deuz cent rrrnle-siz partie». 



UM^ 

LAVIMK?IT CALMART. {ô.) 

^Optum deuz graiui. 

Mucilage de gomme arabique , 

une demi-once. 
Lait tiède siz onces. 

POTIOn eALHARTl. 

Hauitus optatui. (an.) 

2^ Opium un graio. 

Eau une once. 

Faites dissoudre. — A prendre eu nue 
seule dose, pour un adulte. 

:^Eau pure .... une demi-once. 

aromatique, 

Sirop d'opium , de chaque , deuz gros. 

Teinture d'opium. . . dix gouttes. 
Dose , une cuillerée à caftf. 

POMIIADB CALMAUTB. (/»<0*) 

:^Azonge trois oncer. 

Sirop d'opium. . . . une once. 
Essence de roses. . qnatre gbuttr:». 
Elle convient dans les iuflaiçmations de 
la membrane buccale. 

SiaOP PKCTORAL. {cû.) 

;^ Séné de laPalthe, 
Racine de réglisise , 

de chaque , neuf onces et trois gros. 
Quinquina choisi , 

siz onces et trois gros. 

Anis vert cinq onces. 

Fleurs de sureau ,, 

trois onces et un gros. 
Sommités de petite centaurée , 

une once et demie. 

Ipécacuanha cinq gros. 

Eau quantité suflBKante. 

Faitrs une décoction prulongëc , et 
ajoutez à la colature 

Sucre blanc huit livres. 

Eztrait gommeuz d'opium , 

quatre pros et demi. 
Dose, depuis une demi-cuillerée à café 
jusqu'à une cuillerée è bouche, dans une 
demi-taMse d'infusion d'bysope. 

SIROP PKCTOaAL 01 MALOIT. ( f*. 6o. TA. ^<V.) 

:^ Jujubes, 

Dattes , 

Baisins de Gorinthe , 
de chaque une once. 

Eau quantité auffisautc. 

Faites bouillir, et ajoutez sur la fin 

Capillaire du Canada. . quatre gros. 

Ré{;Usse deuz gros. 

Passez en ezprimant légèrement; 
ajoutes 

Cassonade blauclie. . . deux livres. 



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OPIUM. 



187 



Faites nn sirop; ajootez encore 
Extrait d'opiam délayé dans un 

peu d'eau six grains. 

Faites bouillir légèrement et passez. 

Dose , une once dans une tasse dlnfusion 
p^^torale. 

IMJBCTIOR CALMAirri. ( TA. ) 

2CTêtesde paTot u<* a. 

Tiges de morellc .... un eros. 
Eao commune unelirie. 

Faites bouillir ensemble, et ajoutez 
a la colatare 

Extrait d'opium , dix à ^ingt gratujt. 

MIXTUaS AHTIDYSSMT^aïQDI. («»*.) 

y opium. . . . deux à trois grains. 
Sirop de pavot .... une once. 
Baa de camomille romaine , six onces. 

Dose , une demi-caiilerée à une cuillerée , 
toas les quarts d'heure. 

COLLTBB HAXGOTIQDB. (CO,) 

^Infosioo de feuilles de jusquiame , 

une demi-liirre. 
Extrait de belladone, huit grains. 
d'opium. , . quatre grains. 

roTioR fAbbifogi. (to,) 

2: Eao distillée de menthe, 

de lleurs d'oranger, 

de valériane , 

de chaque .... deux onces. 
Teinture de castoréum , 

de succin , 

d'asa fœtida, 

de chaque. . vingt-cinq gouttes. 

Thériaque un gros. 

Opium gommeux, un grain et demi. 
Ammoniaque liquide, douze gouttes. 
Sirop d'écorce d'orange, une once. 

^ A prendre en deux do^ea égales, le jour de 
'aece*, l'une six heures avant, et l'autre 
SBC heure après son invasion. On dit qu'elle 
1 triomphé de fièvres intermittentes qui 
liaient résiité au quinquina. 

SiaOP O'OPIDM SDCCIlVi. 

'trop de k^uvbé; Syrupui opU siiecinatut s. 
karabe, (an. f*. or.) 

X Sirop d'opium .... une livre. 
Acidesuccinique dissous dans l'eau, 

nn scrupule. 
Mêlez exactement. ( an. ) 
ev. prescrit deux scrupules d'acide. 

IL Sirop d'opium .... une livre. 
Espnt de succin. . deux scrupules. 
Mêlez, (r.) 



Dose , iino demi-once à une once, dans 
une 'potion. 

POMM%DB AHTIHÉUOBBHOIdALB. (/><£.] 

^Extrait d'opium dissous dans un 

peu d'eau. ... un demi-gros. 
Écailles d'huitre calcinées , un gros. 
Onguent populeum. . quatre onces. 

Incorporez ces trois substances dans un 
jaune d'œuf. 

LIRlMIflT ABODIR. (m.) 

S^ Extrait gommeux d'opium , troÎK gros. 

Onguent d'althsa . . . une once. 

Baume tranquille , 

Huile d'amandes douces , 
do chaque .... deux onces. 
Ce Uniment est employé par Boyer. 

MIXTUBB SÉOATIVK. (SW.) 

:^Eau de fleurs d'oranger. • six onces. 

Extrait d'opium. . . trois grains. 

Élher sulfurique. ... un gros. 

Sucre blanc. . . . une demi-once. 
A prendre par cuillerées, toutes les heures 
ou toutes les deux heures. 

COLLYBB AX0D1N. 

Collyre calmant. ( fti. e, vm. ) 
^ Mucilage de coing. . . une once. 
Extrait aqueux d'opium , un grain. 
Camphre broyé avec une goutte 

d'huile deux gruins. 

Eau de roses. . . . deux onces. 
Mêlez ensemble l'extrait et le camphre, 
émulsionnez-les avec une portion du muci- 
lage, puis ajoutez alternativement du muci- 
lage et de l'eau de roses, (fu. vm.) 

e, prc>crit un grain d'opium , cinq grains 
de camplire et une once de mucilage de 
gomme arabique. 

LoocR COMPOSA, (ra.) 
:^Looch blanc. . . . quatre onces. 
Extrait d'opium ... un grain. 

de quinquina, quatre grainii. 

Camphre six grains. 

Usité dans K21 brondiites accompagnées 
d'une toux violente et d'une grande sécré- 
tion de mucOM'és. 

§ II. PRBPAEATfOMS Qri G0NTIElf5ERT 
L^OPIUM ENTIER 9 BRl'T OU DEPURE. 

A. Préparations clans lesquelles l'ac- 
tion de l'opium n^ est pas modifiée , 
du moins sensiblement, par des 
substances étrangères, 

POUOBB o'oPlCIf. 

Poudre do craie thèbaif/ue; Putvis opiattu s* 



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i8S OPI 

thebaUttt s, ereti» amipoiîtu» cum oplo », 
cornu cervi asti eum opio s. anodynuê, ( dtl. 
cd. g. h»n. lo. pr. m. yvw. br. c. e, rm.) 

Opium pur une partie. 

Sucre en poudre. . . vingt parties. 
Mâlcz. (dd. ww.) 

g. preAcrit uoe partie d'opium et vingt - 
troift de sucre. 

:^ Opium une partie. 

Poudre gommeuse . . neuf parties. 
Mêlez exactement, (han. pr.) 

:^ Opium une partie. 

Sucre blanc. • . . deux parties. 
Pulvérisez ensemble et ajoutez 

Poudre gommeuse. . douze parties. 
MClez. (su.) 

:^ Opium une partie. 

Corne de cerf calcinée I neuf partien. 
Pulvérises ensemble. ( br» ) 
lo. prescrit une partie d'opium , huit de 
corne de cerFcalcinée et une de cochenille. 

:^ Opium une partie. 

Sous-carbonate de chaux préparé , 

neuf parties. 
Broyez ensemble, (éd.) 

!^ Opium une partie. 

Poudre de craie composëi* , 

trente-neuf parties. 

Mêlez bien. ( lo. r. vm. ) 

^ Craie préparée. . un gros et demi. 

Cannelle un gros*. 

Poivre long. .... huit grains. 

Opium six grains. 

Faites douze paquets. ( 0. ) 
piLULM d'opiom. 
PifuiM anodines ; PUul<3 opiafm t, ex opio. 
(am. dd. éd. fe. han. pp. wfv. au, br. c. c. 
*a, vm. ) 

!^ Poudre d'opium. ... dix grains. 
de suc de réglisse. . un gros. 

Faites quatre-vingts pilules, dont quatre 
<ronti«>nnent un grain d'opium, (ww.) 

dd. prescrit dix grains d'opiuin et un scru- 
pule de suc de réglisse; — pp. et ak. dix 
grains d'opium et quatre scrupules de suc ; 
— han. et br, une partie d'opium et quatr«* 
d'extrait de réf(lis9e ; ^ sa. une d'opium et 
trois d'extrait d'opium ;— fe. upe d'opium et 
«ix d'extrait. 

^ Opium quatre parties. 

Dissolvez-le & froid <)anB 

Eau neuf partirs. 

Passez la solution et ajoutez 

Mie df pain blanc. . dooic parités. 



UM. 

Laissez en repos pendant quelque 
temps, passez en exprimant et ajoutez 

Amidon trois part i4*<. 

Sucre une partir. 

Faites des pilules, {vm.) 

:^ Opium une partie. 

Extrait de réglisse. . . sept parties. 
Faites ramollir chacun ii part dans 
l'alcool faible , et ajoutez 

Poudre de poivre de la Jamaïque , 

cinq parties. 

Faites des pilules de cinq grains, (éd. Lr.) 

:^Opiam un gro8. 

Savon douze graiiiM. 

Eau quantité soffisaoto 

pour faire soixante pilules, (am. c. t. ) 

OPIAT AlfTIÉPILBPTIQCa. 

Conditum aniiepileptieum. (iw*.) 
:^ Opium. . . • . . nn demi-gros. 
Valériane. . • une once et demi**. 
Sirop de pavot. . quantité suffisante. 

Dose , une cuillerée à café , deux ou trois 
fois par jour. 

POHHADX OPIACÉK. 

Ccrat Ofiaeé f Onguent d'opium ; Onguent mn 
opiatum. ( h. ca, e. pie. ra, vm, ) 
:^ Opium brut op poudre, 

un à deux gro!>. 
Cérat simple. . . . quatre oiicik. 
Broyez ensemble. {ra.) 
«m. prescrit une partie d'opium et dix- 
huit de cérat. 

:^ Huile d'olive* . deux onces et demie. 

Cire jaune (Jeux onrc-M. 

Faites fondre ensemble , et ajoutrz 

Opium bnit. . . . deux grains. 
Mêlez bien, (b.) 
"^ Opium brut. . . . vingt grains. 

Jaune d'oeuf n'* 1. 

Délayez ensemble et ajoutez 

Cérat de Galien. • . deux ooccs . 
Mêlez par la trituration. ( ea. pie. ) 

:^Opîum cinq grains. 

Rhubarbe dix grains. 

Cérat simple. . une once et demie. 
Mêlez par la trituration. (0.) 
Cette pommade sert pour panser les plaies, 
ou pour oindre les tumeurs, le* fx^oriations», 
I les pustules qui causent de vives douleurs. 

OfrCDIRT irABCOTtQt'B. 

I ' Vnguentum «edativo-nareoticum, {b.) 

:^Opiom un gros. 

I Suc gastrique de veau , 

I quantité suffisante. 



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OP 

Faites digérer peodsDt viDgt-qaatre heu- 
res , à une douce chaleur , et ajoutez assez 
d'axooge de porc pour faire un onguent mou. 

En frictions sur la région épigastrique , à 
la do^e d'un denii-grodoud'un gros par jour, 
daos la gastrudyoic, la cardialgie, la colique 
spasmodique , rby.térie et Thyiiochondric. 

POMXADB AKTI8PA8UODIQIJB. 

Onguentum anodynum, (g. pic, ) 

2: Huile d'olive, 

trois onces et un gros et demi. 

Cire six groâ et demi. 

Opium hrnt bien divisé. . une once. 
Faites bouillir pendant un quart d'heure , 
et pa«ez en exprimant; faites bouillir de 
nouveau fe résidu dans quatre onces d'eau, 
rt:duiles à deux , et incorporez la décoction 
a^cc le cérat opiacé, (pie.) 

g. prescrit un çros d'opium, dix gros 
uliutla et une demi-once de cire jaune. 

UooseiHée dans les aflcc lions nerveuses 
dites asthéoiques. 

POMMAOa ADODCtSSAKTl. («m. ) 

If Qnile de roses , 
Axoogede porc. 

Cire jaune, de chaque, deux once^. 
Faites fondre sur un feu doux et 
ajoutez 

Opium purifie un gros. 

TroDohin .en couvrait les engorgemeas 
douloureux du sein, et faisait renouveler le 
l'ansement toutetf les douze heures. 

SOPPOSlTOIll CÀLHAIIT. ( 0. ) 

y Opium deux grains. 

Savon blanc. • . • quatre grains. 
Oo l'introdoit dans le rectum , quand on 
ne peut pas donner de lavemens. 

■MFLiTEB 0*OMUM. ( éd. fu. 11. io. ) 

2: Emplâtre de mélilor. . seize parties. 
Faites-le fondre doucement , et avant 
qu'il oe soit refroidi', ajoutez-j 

Opium brut en poudre. . une partie. 
Mêlez bien. (U.) 

fu. prescrit une partie d'opium et vingt- 
quatre d'emplâtre. 
:^ Opium pulvérisé. • une demi-once. 

Incfirporez le par la trituration dans 
un mélange liquéfié de 

Poix de Bourgogne. • trois onces. 
Emplâtre diachylon gommé, une livre. 
Mêlez avec soin. (éd. lo. ) 
LiaiMsaT n'opiDM âvsc le fisl di vbao. 

UngatHlum opiaium, ( b*. au, ) 
2: Opium en poudre. . . deux gros. 



Faites-le digérera chaud, pendant 
deux jours , avec 

Fiel de veau deux onces. 

Ajoutez ensuite 

Axonge de porc. . . . deux onces. 

Huile de bergamote . . dix gouttes. 
Conseillé par Brcra , comme un très bon 
calmant. 

B. Préparaiioiis dans lesquelles Vac-^ 
tion de l'opium est plus ou moins 
modifiée, quelque/ois même tota- 
lement masquée, par celle de sub- 
stances excitantes, 
TiocRisQuis bAcbiqdbs opucits. ( am. wu. c. ) 
:jf Opium , 
Baume du Pérou , de chaque, un gros. 

Sucre blanc deux gros. 

Masse de trochisques bécbiques 

D^*™ gept onces. 

Triturez l'opium avec le baume et le sucre, 
ensuite ajoutez la masse ramollie dans Teau 
chaude , et faites des trochisques de dix à 
quinze grains. ( wu. ) 

am. et c. prescrivent deux gros d'opium , 
une demi-once de teinture de baume de To- 
lu , huit onces de sirop de baume de Tolu , 
cinq onces d'extrait de réglisse et autant de 

Somme arabique, pour faire des trochisques 
e dix grains. 

PILULBS ANTIJillÉTIQUBS. (piô,) 

^ Opium purifié. . . quatre grains. 
Racine de Colombo , quatre scrupules, 
nuile essentielle de menthe 

poivrée dix gouttes. 

Sirop d'œillet. . suffisante quantité: 

Faites trente pilules.— Dose , six par jour, 
en trois prises. 

PODOBB SÉDATIVB. 

Poudre antispasmodique de Rosenstein; Puhis 
nitri thebaîcus s. sedalivus, (b. fu. li. su. sp») 

2£ Opium une portion. 

Nitre quinze parties. 

Sucre. . . . quarante-cinq parties. ' 
Mêlez ensemble, (fu. ) 
b*. et su. prescrivent une partie d'opium, 

onze de nitre et quarante-huit de sucre ; 

sp. une d'opium , dix de nitre et quarante- 
huit de sucre ; — li. une d'opium , douze de 
nitre et quarante huit de sucre. 

poooBB ABOoiRB. (ham. ) 

:^ Opium pur. . , . quatre grains. 
Magnésie stibiéc. . . . deux gios. 
Partagez en huit paquets. — Conseillée 
dans le rhumatisme. 



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190 



OPIUM. 



rOVDIB ARTIDYiBIVTéAlQini. (VRI.) 



^Opiam, 

Tartre stibié , de chaque » une partie. 
Gomme arabique , 

Sucre blanc , de chaque , huit parties. 
Mêlez. — Cette poudre et la précédente se 
rapprochent de celle qui suit pour la manière 
d'agir. 

PODDBB ASTlinGBIlTI. 

Pulvit adslringens. (6.) 

:y Opium, 

Ipécacaanha , de chaque , un grain. 
Gascarille. . • • . . dix grains. 
A prendre trois ou quatre fols par jour, dans 
la diarrhée rebelle, attribuée à l'atonie. 

PI LU LIS sa STOaAZ. 

Pilutœ ttoraeé. (br. du. g. pa. sa. su. w. 
TVU.jrp. (ip. vm,) 

:j^Storax calamité. . une demi-once. 

Suc de réglisse. • . . trois gros. 

Oliban, 

Benjoin , ' 

Mastic , 

Extrait d'opium , 

de chaque deux gros. 

Safran un gros. 

Essence de succin, quantité suffisante. 
Faites une masse pilulaire. (br. pa. w. 

sa. présent une demi -once de storaz, 
deux gros de suc de réglisse , un gros d'o- 
Uban , autant de benjoin , autant de myrrhe, 
autant d'extrait d'opium, deux scrupules 
de safran et suffisante quantité de sirop de 
pavot ; — vm, une partie de benjoin , au- 
tant de myrrhe , autant d'oliban , autant 
d'opium, autant de safran, une partie et 
demie de suc de réglisse, deux parties de 
storax et suffisante quantité de sirop de 
sucre. 

:^ Storax calamité. . . deux onces* 

Extrait de réglisse , 

Safran , de chaque ... six gros. 

Opium cinq gros. 

Baume du Pérou, quantité suffisante. 
Faites une masse pilulaire. (wu.) 

:^Storax , 
Safran, 
Extrait de réglisse, 

de chaque une once. 

.. d'opium. . • . cinq gros. 

Teinture de myrrhe « 

quantité suffisante. 

Faites une masse pilulaire. (no.) 

^ Storax deux gros. 

Suc de réglisse. . . . Irois gros. 
Opium un gros. 



Vin d'Espagne , quantité suffisante . 
Faites une maste pilulaire. (su.) 
du. prescrit trois gros de storax , an gros 
de safran et un gros d'opium. 

:^ Storax, 

Encens , 

Myrrhe, de chaque, une demi-once. 

Opium , 

Safran , 

Extrait de réglisse , 
de chaque » un gros. 

Sirop de pavot. . quantité suffisante. 
Faite» une masse pilulaire. (g.) 
Excitant, pectoral.— Dose, quatre à douze 
grains. 

rooDza Da dovib. 
Pûudre tudoripque de Dover, Poudre d'ipé- 
eaeuanha opiacée, om avec l'opium. Poudre 
d*ipéeacuanhaet d^ opium composée ; Pulvit 
aleœiieriut s, anodynut s, diapho-elicus s» 
diapnoicus t. iudorificu» t. iudorifieut Do- 
vert , Pulvit Doveri, Pulvit ipeeaeuanhœ 
opiatus X. theùaicus t, ipeeaeuanhœ et opii 
i, compoiitui s. ipeeaeuanhœ cumopio. (am. 
•ma. an. b. ba. be. dd. du. e. td. f. fe. ff. 
fi. g. ban. ban. li. lo. o. p. po. pp. pr. 
r. s. su. w. vu. ww. 6. br, c. ea, c. pie. 
sp, sa. sw. sy, vm,) 

^Poudre d'opium purifié , une partie. 

d'ipécacuanha , deux parties. 

de sucie blanc , sept parties. 

Mêlez bien. (fe. ff.) 

a. d. et ww. prescrivent une partie d'o* 
pium , une d'ipécacuanha et huit de sucre; 
— dd. une d'opium, une d'ipécacuanha et 
vingt de sucre; — pie. une a opium , deux 
d'ipécacuanha et dix-huit de sucre. 

1^ Opium purifié, 

Ipécacuanha , de chaque , une partie. 
Salfhte de potasse. . huit parties. 

Pulvérisez chaque substance à part, et 
mêlez les trois poudres ensemble. ( am. ba. 
du. éd. fi. ham. le. o. p. po. pp. pr. su. w. 
br. e, ) 

ams. b. be. li. r. s. et wu. prescrivent une 
partie d'opium, une d'ipécacuanha et neuf 
de sulfate de potasse ; — b. une d'opium , 
une d'ipécacuanha et dix de sulfate ae po- 
tasse. 

:^Nitre, 

Sulfate de potasse, 
de chaque. . . quatre parties. 

Pulvérisez ces sels, jetez le mélange 
des deux poudres dans un creu»et , et 
faites-le fondre ; versez la masse cou- 
lante dans un mortier de fer, et quand 
elle est presque refroidie , ajoutez-y 
Poudre d'opium » 



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Poudre d'ipècacaanha , 

de chaque .... aoe partie. 
Ftfitet datoat une poudre très fine. (g. 
e>. M. tw. sy.) 

ha m. et «. prescrivent huit parties de 
chaque sel et une de chacune des deui 
sotres substances; — vm. quatre de nitre, 
quatre de sulfate , quatre d'ipécaciianha et 
une d'opium ; — an. quatre de chaque sel , 
deux d'îpécacuanha et une d'opium ; -— e. 
quatre de sulfate , six de nitre , une d'ipé- 
cacuaoha et une d'opium. 

^ Sulfate de potasse , 

nitre , de chaque. . quatre parties. 
Ajoutez â la masse fondue et refroidie 

Poudre d'extrait d'opium , 

d*ipécacuanha, 

de réglistte, 

de chaque «... une partie. 

Pulvérisez le tout. ( f. $p,) 

AT*, prescrit quatre parties de sulfate, 
trais de nitre et une de chacune des trois 
poudres. 

Cette dernière formule était celle de 
Dovfr. 

Lsk pondre de Dover, le plus souvent 
Dsuséense et vomitive, devient sndorifique 
qaand le malade se couvre bien et boit 
chaud. La dose , oui, sans parler des con- 
ditions individuelle)! ou circonstancielles, 
Tirie suifant I4 quantité relative d'opium , 
est en général de dix grains k un demi- 
gros. 

POODaV DIAPROlkTIQOB KT SE ATI VI. 

Pmhis diaphoretieus cl sedalivui, (6.) 

"^ Poudre de Dover, 

de James, 

de chaque. . . quatre grains. 
A prendre toutes les quatre heures, dans 
les d'mlcnrs rhumatismales, syphilitiques et 
arthritiques rebelles. 

BOLS SODOairiQUBS. 

Boii sedtttivi s. diaphoreliei. {b, tw,) 

^Poudre de Dover, 

vingt à vingt-cinq grains. 
Sirop de gingembre , 

quantité suffisante. 

A prendre le matin, (sto.) 

h, prescrit seize grains de poudre de 
Dover et asaez de rob de sureau pour faire 
quatre bols ; ou douze grains de poudre et 
six d'extrait d'aconit , pour faire tfix bols, 
dont on donne un toutes les deux heures. 

rooBBi AKObiRi. (ham.) 



:^ Magnésie. 
Fleur» de zinc. 



un gros, 
seize grains. 



OPIUM. 191 

Poudre d'ipécacuanha , 
Opium pur, de chaque, deux gros. 
Mêlez avec soin. 

Cette poudre se rapproche de celle de 
Dover. 

MIXTOBK AnTIOTOOyflIQIJI. (jfU,) 

If, Opium. . . trois à quatre grains. 
Safran. . . un demi - scrupule. 

Myrrhe un demi-gros. 

Suc de mauve. . une demi-once. 
Huile d'amandes douces, deux onces. 
pie* donne encore une autre formule: 
camphre et opium , de chaque , deux grains ; 
hoiie d'œillette, une once et demie. 

On in)ecte l'une et l'autre mixtures tièdes 
dans l'oreille. 

HiXToai aktioooutalciqui. («a.) 

:^Opîum pur. ... un demi-grain. 
Huile essentielle de girofle , 

dix gouttes. 
Liqueur d'HolTmano, un gros ot demi.. 

Mêmes usages que la précédente. 

OIVGDIHT AKOOIH. (fu. WU.) 

:^ opium , 

Safran, de chaque. . un scrupule. 

Jaune d'œuf. n« 1. 

Onguent popnleum , 

— — — nutritum , 

de chaque une once. 

Mêlez bien- (fu. ) 

-wu. presciit tiois onces de cérat de Sa- 
turne, autant de populeum, un gros d'o- 
pium , autant de safran et trois jaunes 
d'œufs. 

. Conseillé surtout dans les douleurs hé- 
morrhoïd»lei. 

piLULBs o'opiOM sAvo^RBos■8. (am. lo. wu. c.) 

If, Opium en pondre. . une demi-once. 

Savon dur deux onces. 

Faites une masse pilulaire. (lo.) 

am. et«. pr&tcrivent on gros d'opium et 

douze grains de savon d' Alicante, pour faire 

soixante pilules. 

^ Opium purifié. 

Poudre cie racine de réglisse , 

d'ellébore blanc, 

noir, 

de chaque. . . une demi-once. 
Savon de Starkey, suffisante quantité 
pour faire une masfe pilulaire. (wu.; 

CATAPLASMB autispasmodiqob. (ca. pie,) 

:^ Cataplasme de farine de graine de 
lin bouillie dans une décoction de têtes 
de pavot et de safran. . quatre onces. 



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»9» 



OPl 



Saupoudrez-lti avec , 
Poudre d'opium brut. 
— de campbre , 



vingt gralob. 
un demi-gros. 



KHPLlm autispasmodiqui. {au. e. sa.) 

:^ Emplâtre de cumin , 
Cire |aune,de chaque. . une once. 
Opium , 
Camphre, de chaque. . deux gros. 

Mêlez bien ensemble. ( sa.) 

>jC Opium , ^ 

Camphre , de chaque , un demi-gros. 

Emplâtre de litharge. • deux gros. 

Mêlez, (e.) 

:^ Opium , 
Camphre , 

Savon blanc, de chaque, un gros. 
Teinture thébaîque»quantité suffisante 
pour l'aire une masse molle ^ (e.) 

j^ Opium , 

Extrait.de jusquiame, 

de chaque deux gros. 

•— — — de ciguë. , une demi-ouce. 
Mêlez, (au.) 

^Opium, 
' Sel volatil de corne de cerf, 

Camphre , de chaque, un demi-gros. 

Pétrole deux gros. 

Emplâtre de galbanum safranéfUne once. 
Mêlez, (au.) 

BADMB AHTIODOJITALGIQUB. ( pa. W. ttlf. ptC, 

tm. 9p. vm.) 

:^ Opium, 

Camphre, de chaque, deux scrupules. 
Dissolvez dans un peu d'alcool, et ajou- 
tez 

Huile essentielle de girofle , un gros. 
■ de gayac , deux gros. 



de muscade par expression , 

six gros. 
Mêlez bien. (pa. vv. m. pie, sp, m. ) 

^ Opium , 

Camphre, de chaque, un scrupule. 

Huile de cajeput. ... un gros. 

de muscade. . . trois gros. 

Mêlez avec soin, {sm.) 

On introduit une petite quantité de ce 
baume dans la cavité de la dent cariée. 

On peut rapprocher de cette préparation 
celle que br. et sp. appellent Solirelia parva, 
d'après Minderer, et dont voici la formule : 

:^ Opium , 

Espèces diambrse, de chaque, un gros. 
Camphre , 

Safran , de chaque , douze grains. 
Huile de giioflc. . . trente gouttes. 



UM. 

Huile de muscade. . . deux groa» 
Faites un opiat épais, dont on introduit 
une boulette oans la dent cariée. 

:if Opium un demi-gros. 

Extrait de belladone , 

Camphre, de chaque. . six grains. 

Huile de cajeput , 

Teinture de cantbarides , 

de chaque. . . • huit gouttes. 
Huile de jusquiame. • . un gros. 
On en introduit un peu dans la dent 
cariée, {au.) 

!J(« Poudre de mastic , 

de sandaraque , 

de chaque deux gros. 

Sang-draçon dixgraios. 

Opium deux grains. 

Huile de romarin. • . huit gouttes. 
Esprit de cochléaria, quantité suffisante. 
On en applique un peu sur la geacive 
douloureuse, (au,) 

PILCLBS ARTISPASHOOIQUaS. (fu.) 

:^ Opium, 

Castoréum, de chaque, quinze grains. 
Camphre. ... un demi - gros. 
Extrait de valériane , 

.— de vulvaire , 

de chaque. • • . deux gros. 
Teinluie ae mtllefeuille, 

quantité suffisante. 
Dose, dix à vingt grains. 

BOLS AZITISPASMODIQOBS. {pic) 

:^ Opium un demi-grain. 

Camphre trois grains. 

Nilre dix grains. 

Conserve de roses, suffisante quantité. 
Pour une dose. 

PA8T1U.BS SB CHAOSSIBl. (ctt.) 

!J^ Opium six grains. 

Camphre. . • vingt et un grains. 

Sucre trois gros. 

Mucilage. . . quantité suffisante 
pour faire cinquante pastilles. — Con- 
seillées danslc croup et la phthisie laryngée. 
— Dose , ciuq à six par jour. 

TBOCniSQOBS BB CHADBSIBB. (cS. SV.) 

:^ Opium un scrupule. 

Camphre un gros. 

Sucre neuf gros. 

Comme adragant. . un demi «gros. 

Eau quantité suffisante 

pour fairb une masse de cent rinquaute 
trochisqoes. 

Dose, quatre à six par jour. 

pouoas autispasmodiqus. («»*.) 
^ Opium. ... un demi-scrupule*. 



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OPf 



Camphre. . . . dcoi scrapales. 

So«s-carb<^ate d'ammoniaque, . 

' quatre scrapules. 

Âniidi^. «. . . . i|uinze grains. 

Divisez en dix-huit paquets» — Dose , un 

iquet tootl^ H» heures, dans de l'eau de 

AntiM * 



paquet 

menthe 

♦ • 

BâU^IB AIlTIÇAlICiilIlUZ. (ho.) 
m 
^ Opium. Tiogl-quatre graioi). 

Acétate de plonoA) crist^iîisé , 
, 9 * quatre onces. 

Camphre *. un gros. 

Ejiepce de térében(hine, douze onces. 
Faîtes digéter p^daat deux jours , et 
filtisx. 

OHCdivi» min AL. (pa.) 

If Opionf. ..... un scrupule. 

Camphre. ... un demi-scmpule. 

Huile de scorpions , 
Soc de citrèn, 

de cl^quç. . ^. • une demi-once. 
Onguent pop nleum, une once et demie. 
Mêles. — Conseillé dans la colique né- 
phrétique. * 

«impUtbi ARQpiif. (br. ^.) 

If Emplâtre de savon , 

Cire jaune 9 de chaque, quatre onces. 
Faites fondre ensem^ble , et ajoutes à la 
masse demi-refroidie 

Huile fétide de tartre. • cinq gros. 
Opium en poudre , une demi-ooce. 

Camphre trois gros, 

dissous dans 

Huile de semences de josquiame , 

cinq gros. 

Becommandé dans les maladies des arti- 
culations. 

PILVLU OaiBHTALBS. (m.) 

:^ Opium purifié, 
Safran , 
Cannelle, 
Muacade , 
Petit cardamome 9 

de chaque. . . parties égales. 
Sirop de fleurs d'oranger, 

quantité suffisante 
pour faire des pilules de trois grains. 

Dose, deux ou trois , le soir. 

HUJlMê TOlfiQUIS n HTPHOTIQUIS. (/>I0. ) 

^ Opium , 
Encens, 
Stormx , 
Myrrhe, 
Suc de réglisse , 
de chac{ue. . . deux scrupules. 



V M. 193 

, Amidon deux gros. 

Gomme adragant, 

• arabique , 

de chaque. . . une demi-once. 

Dose, depni» un demi - scrupule jusqu'à 
un demi -gros. 

PILULBS DK CTHOGLOSSB. 

Pllulet^ d'opium compotées , Pilule* d'extrait 
d'opium t Pilules adoucigtantôs de Mèiué; 
Pilulm de cynoglosso s, opii compoiitm^ Ca- 
tapotia ad eatarrhot, ( an. h*, be. br. e. f. 
ff. han. pa. sa. w. ca, pie, sp. vm. ) 
!• Sans castoréum. 

If Écorce sèche de racine de cynoglosse , 
nue once. 
Semences de jusquiame blanche , 
Opium , dé chaque. . . deux gros. 

Oliban six gros. 

Safran uo g^o#. 

Baume du Pérou noir , 

quantité suffisante. 
Mêlez l'opium , pulvérisé à part, avec les 
autres substances pulvérisées ensemble, 
ajoutez peu à peu le baume et faites une 
masse, (sa.) 

^ Poudre de racine de cynoglosse , 

de semences dfe jusquiame, 

d'opium purifié , 

de chaque. . . . une demi-once 

Myrrhe six gros. 

Olibàn cinq gros. 

Storax calamité , 

Clous de girofle , 

Cannelle, dé chaque. . deux gros* 

Safran un gros et demi. 

Sirop de violettes , quantité suffisante 
pour faire une masse pilulaire, dont chaque 

fros contient huit grains d'opium et autant 
e jusquiame. (sp.) 

h*, br. pa. et v?. donnent la même for- 
mule , mais b*. réduit la myrrhe et Toliban 
à deux gros; — br. pa. et v?. prescrivent 
du suc de cynoglosse et du sirop de vio- 
lettes, en quantité égale. 

^ Pondre de racine de cynoglosse , 

de semences ae jusquiame , 

d'opium, de chaque, une once , 

' de myrrhe, 

d'oliban, 

de chaque. . une once et demie. 
— — de storax calamité , 

de girofle, 

de cannelle, 

de chaque. . . une demi-once. 
Sirop de sucre. . quantité suffisante 
pour faire une masse pilulaire. (han. ) 
a* Avec du castoréum. 

:^ Extrait aqueux d'opium, trois gros. 
Ecorce de. racine de cynoglosse , 

deux onces. 
i3 

Digitized by VjOOQIC 



.94 OP 

Safran cinq gros. ' 

Gastoréum ...... iixgros. 

Sirop de sucre. . . . neuf gros. 

Faites une masse dont chaque scrupule 
cootieût deux ffrains d'opium, (e. ) 

Cette formule est la seule qui omette la 
ju^quiame. 

If Racine de cynoglosse , 
Semences de jusquiame, 
Extrait vineux d'opium , 

de chaque. . . . quatre parties. 
Gastoréum , 
Safran, d» chaque, une partie et demie. 

Oliban cinq parti(:s. 

Myrrhe six parties. 

Sirop de sucre. . quantité sufl^sante 
pour faire une masse piluiaire. (vm.) ' 

Of Myrrhe. . . . une once et demie. 

Oliban dix gros. 

Racine de cynoglosse , 
Semences de jusquiame noire , 
Opium, de chaque. ' . . une once 
GMStorëum, 

Safran , de chaque. . . trois gros. 
Sirop de socre. . quantité suflBsante 
pour faire une masse piluiaire. ( be. ) 

If. Racine de cynoglosse , 
Semences de jusquiame blanche, 
Opium purifié , 

de chaque. . .. une demi-once. 

Myrriie. ...... six gros. 

. Oliban. . . ' . , . . cinqgro^. 
Safran , 

Gastoréum , de chaque. . deux gros. 
Sirop de violettes , 

de cynoglosse , 

de chaque. . quantité suffisante 
pour faire une maMe piluiaire. (br. pa. w. ) 

f. if. ca, et pic, donnent la mâme formule, 
mais relnplacent l'opium purifié par l'extrait 
▼ineux , et les deux sirops par relui d'opium ; 
ils diminuent aussi d'un demi-gros la dose 
du safran <t du castoréum , et donnent un 
poids de quatre grains aux pilules. 

% Myrrhe six gros. 

Oliban cinq gros. 

Écorce de racine de cynoglosse , 

une demi-once. 
Safran , 
(Gastoréum, 

de chaque. . . un gros et demi. 
Pulvériser chaque substance k part , 
et mêlez les {>oudrcs : ensuite pilez 
Semences de jusquiame noire , 

une demi-once. 

Ajoutez -les au mélange pulvérulent, et 
passez le tout au tamis; alors 

:^ Opium dépuré. . une demi-nnce. 
Eau distillée deux gros. 



lUM. 



Faites fondra à une douce chaleur , 
dans un mortier d<^ marbre , çn ajoutant 
Sirop d'opium. . . • noe once 

Incorporez les poudras, et ajptsti^ encore 
assez de sirop d'opium pour réduire le tout 
en une masse bienmaniabRf. (an.) 

Ges plûtes célèbres sont assez usitées , 
comme sédatives «da as Tes catairrhes, l'hé- 
moptysie et la stravgurie. — Oo^, troi» à 
cinq grains» 

KMPLItBB' COIVTBI LA «OLIQUI. 

E/npiatîrum ad tormina ventrU. { sw. ) 

:^ Emplâtre diachyiof simjje, . 

• deux onces. 
Galhanui}i: . '. ... une onee. 
^ Huile e>sentieJIe deiccrtî, deux gros. 
Faites fondre ensemble, et ajsutez 

Opium . . . * f. . • .• an gros. 
Gon«eillé dans la colique venteuse , la 
diarrhée et la dysenterie. 

sHPLATaa *Aanaiii'. -{sp.^ 

If Empl&tre diapompholiffos y une oi|cc. 
Suie de cheminée, qtratre scrupules» 
Opium en poudre. . . . u^ gros. 
Sous-cafbonate d'ammonisfqjue , 

deux kcrupules . 

Malaxez le tout avec sfiffisaitte^ quantité 
d'huile de morelle. 

Decker le conseillait dans le canci^. 

iM^LlTaz oooaTALOiQCi. (br. ss. w.) 

'}f Tacamahaca , 

Elémi , 

Mastic^ de chaque. . . une once. 

Opium. ..'.... deux gros. 
Mêlez, par la trituration, avec 

Térébenthine de Venise , deux gros. 

Conseillé dans le mal de dents, la cépha- 
lalgie et les fluxions catarrhales. On i'étcnd 
sur du taifetas, avec une spatule chaude , et 
on l'applique ainsi sur les joues ou les 
tempes. 

On peut rapprocher de cet emplâtre celui 

3ue br. appelle j&mp^s(ram<u^fsin^«na, et 
ont voici la formule : 

:^ Résine animé , 

caranne, 

élémi 



deux gros, 
trois gro». 



Mastic , 

Storax calamité , 

Snccin , de chaque. . 

Térébenthine trois gro» 

Opium cru , 

Baume du Pérou , de chaque , un gros. 

Huile de girofle, 

— — — de succin , 

de chaque. . . • trois gouttes. 



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de chaque , dtux gros et sept ffraios. 
ape-ilâigOD. .,*. . un tlenii-jrrcNi. 



ea. donll é§demfl|l iwe %ûfkf, formule , 
que voici : i • - * 

2g Ogjgm *y. .'..*. . uftc oqce. 

. Sau^ifac^ue,^ 
de chaque. 
Saog-ilâigOD. •^*. . un Uenif-^ros. 

PalTérisez'chaque subMancOià oart, mê- 
lez 1m poadrês «Dsemble, humectez - les 
avec huit guuttes d'huile de roiuano, pilfz 
easliile.)e loflt dans nn morl^er dé m'hrbre, 
en ajoutant peu à peu assea ^sprtt 'de co- 
cl|^arîa pour ob^Çkiiruiiê ni^^e molle. 

Qo doû enfin place|^aifprîs<4e coi» divers 
oogU4>D8 ceux qu on prouve décrite dans b. 
be. han. o. jy. sa. sp. gt vm. sous les noms 
d'Emplastrum ogiatum ^t*A'Emplasirum ce- 
plmlieum , EmpiàUrecép/mliqufi ^el <juot voici 
la formule» qui préscDt/assezilc variantes : 

^étéroi, * '^ • • 

Mastic, ■ 

Olibao ,■ de chaque. .' quatre otices. 

^njotn deux onces. 

Térébenlhâne. .«.*.. 'six onces. 
Faites foBjlre au bain-marie , et ajou- 
te. • , . 

' Jtiuifie. du Pérou. . une demi-once, 
Upium en poudre. . ... une once. 
M^lez bien. ( b. be. han. o. pca.) 

vm, prescrit une partie de baume du Pé- 
rou , deux d'opium, quatre.de benjoin, 
hait d'é^mi , huit de mastic^ ^uit d'olib^n 
et huit oe' térébenthine. 

:^ Tacamahâca , 
Styrax liquide. 
Mastic , 

i^aranue, de chaque. . huit parties. 
Baume du Pérou. . quatre parties. 
Opium , 
Huile de succin rectifiée , 

dechaq^ue. . . . -. une partie. 

Mêlez ensemble les poudres de caranne, 
de masiîe et de tacaroahaca , dans un mor- 
tier échauffé : incorpoiez le styrax et le 
baume, puis ajoutez Topiom et l'huile de 
succin. (vm.) 

vm. preacrit encore une partie d'opium , 
deux de baume du Pérou , deux de benjoin , 
deux de téri^benthine , quatre <j'élémi, qua- 
tre d'oliban et quatre de tacamahâca; — «p, 
une once de tacamahâca, une once de ca- 
ranne, une ODCK de storax calamité, une 
ooce de ODattic , deux gro^ de térébeothine, 
quatr«? f cnipules d'upium,une demi-once de 
baume du Pérou et un grox d'huile de 
SQCcio. 

oaccxjiT arpuOTiQui. (n.) 

If Onguent alabaslrin , 



Onguent rosat , 
de chaque. . . uue demi-once. 

• — "— popuiéom. . deux onces. 

Huile de jnsquiame , une demi-once. 

de noix. . un gros et demi. 

Opium dit)60U4 dans l'eau de roses , 

un gros. 

Safran un demi-gros. 

Cire blanche. . . une demi - once. 
Cet onguent était appliqué autrefois aux 
tempes et aux poignets , étalé sur du linge. 

KUPLÂTBI aOYAL. ( W. ) 

i^ Cire jaune. . . une livre et demie. 
Résine de pin. . . une demi-livre. 

Faites fundre sur un feu doux, passez 
la liqueur, et quand la masse est un peu 
ixifroidie, ajoutez-y 

Pondre de tacamahâca, 

d'éiémi, 

— d'oiiban, 

de sang-dragon , • 

de chaque une once. 

Ajoutez ensuite 

Gomfue ammoniaque. 
Galba nu m, 
Opopanax , 
Bdeliium, 
A sa fœtida. 
Résine de lierre, 

de chaque .... une once. 
Extrait d'opium , 

de safran, 

de chaque. .... deux gros. 
Le tout dissous dans le vinaigre. Pas- 
sez en exprimant; faites chauffer jus- 
qu'en consistance de miel, et ajoutez, 
en remuant toujours , 

Térébenthine d*t Venise. . une livre. 
Gommeadragant. . . . dix onces. 
Castorcum. . . . une demi-once. 
Sous -carbonate d'ammoniaque. 

une once et demie. 
Recommandé autrefois dans l'oedème 
principalement. 



TBOCBISQUBS DB SOCCIIT. 

Trochisà de karabe. (w.) 

If Opium , 
Safran , 
Myrrhe , 

de chaque, un gros et quinze grains. 
Corne de crrf brûlée , 
Corail rouge. 
Gomme arabique, 
— — — adragaut. 
Mastic, 
Laque , 

Suc d'acacia , 
— — d'hypocîste , 
Balauates , 



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«96 



oriuM. 



Semences de pavot noir , 

de chaque d»ax gros. 

Succio «» gro»« 

Mucilage de psyllium , 

quantité suffisante 
pour faire une masse divisible en tro- 
cbisques. 

Voisins- du diascordîum , quant à leurs 
effets, ces trochisqucs, oubliés aujourd'hui, 
ont été vantés par Mésué dans les hémor- 
rbagies, notamment rbémoptysie et la mé-, 
norrhagie, de même que dans la diarrhée 
et le flux bémorrhoïdal excessif. Chaque gros 
contient trois grains d'opinro. 

PILOLBS AnTlDTSaHTllaïQUIS. (p.) 

jf Opium , 

Extrait de cachou, 

de bisturte, 

d'angélique, 

' de contrayerva , 

de roseau aromatique , 

^ de tormentiUe, 

de xédoaire, 

de millefeuille , 

de Bcordium , 

d'écorce de grenade , 

de roses rouges, 

. de balaustes, 

. — de safran , 

. de myrrhe, 

de rhubarbe, 

de chaque .... deux gros. 

Huile de muscade. . . trois gros. 

demaci«. . .' . . un gros. 

Baume du Pérou , trois gros et demi. 

Huile de genièvre. . . deux gros. 
Faites une masse piiuiaire. 
Dose, quatre à huit grains , trois à quatre 
fois par jour, chex l'adulte. 

HITHBIDATB. 

EUctuarium miihridutieum , Jniidolut mi- 
thrUiatica Damocral'u; (pa. sa. vr. sp. ) 

:^ Myrrhe choisie. 
Safran, 
Agaric, 
Gingembre , 
Cannelle, 
Nard des Indes , 
Oliban , 
Semences de thlaspi , 

de chaque dix onces. 

de carotte . . sept onces. 

de fenouil, 

— — d*anis , 

^^ — de persil , 

de chaque. . • • cinq onces. 

> — de sésêli, 

de millepertuis , 

de chaque , deux onces et demie. 
Herbe de schénante. . huit onces. 



Herb/ de pdtalio^, 
— ^— de «cordioii , 

d^phaqoè.'.' . • . sept once», r 
Racine dc'costns d'Arabie, 
— — ^— ^ geiiftmie^ 
« de chaque. . • . ^ Mît uocls. 

-I f- de roseap aromatSgue , 

de cabaret, • 

g-aJe valériane • 

^e chaque. ^ • . . trois onces. ' 
f - — -i— de ménm , 

^ • • deux on^s el^eràie. 

Storax,^ • ' 

Poivre long .'de èha'fu^, huit onc«8. 
— j— "-'iïlljnè. .^ . . . sept oo«e6. 
Castoréum . . «ëeux onces et demie. • 
Suc d'acacia, •> ^ 

— d'hypociste 
Mal^bathfi^l 

de chaque. . '. . v huit onces. 
Carpobal|^monf . . . sept onces. 
•Gomme arabique , 
Opium , 
, Petit cardamome , 
' Pétales de /oses rouges, 

de chaque. . * . . • cinq onces. 
Trochisques cypheos. . sept onces. 
Pulvérisez* toutes ces substances , 
mêlez les poudres ensemble, ^t aj&u» 
tez-y , • 

Galbanum , • 

Opopanax , d» chaque , * huit onces. 

Bdeuiuro cinq ooces. 

Sagap^niim tro^s onces. 

Délayés dans 

Vin d'Espagne , quarailte-huit onces. 
Incorporez le mélange dans 

Miel. . . huit cent soixante onces, 

auparavant trituré avec 

Opobakamum, 

Térébenthine , de chaque , huit onces. 

Mêlez exactement, {tp,) ' 

Cette formule est tirée de Galien. 

If Racine d'aristoloche ronde , 

— de valériane, 

de chaque , quatre ooces et demie. 

de roseau aromatique , 

cinq ooces et trois gros. 
.^«^ — de gentiane , 

sept onces et demie. 

de méum , 

trois onces et six gros. 
— . — —de gingembre , quinze onces. 
Herbe de dicUme de Crète , 

sept onces et demie. 

— de pouliot de montagne , 

.. de scordium de Crète , 

de chaque. . dix onces et demie. 
Malabatbrum. . . . douze onces. 



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OTIUM. 



ï If urt da millepeilols , 

trois oices et demie. 
— T — dé stoechas d'Arabie , , 

^ douze ^Dces« 

— "«^de roses rqpges, 
Nard celtique , de chaque , . * ^ ^ 
• *>^pt onces Qt demie. 

— — des Indes. • ^ qu in zer onces., 
Schénanta. ... * treize onces. 
Semences ae thiaapi , quinze onces. 

— — de aé^ii. . dooae onces. 

«r de-cah)ttt, 

dû ooÉes et defiiîe. 

— de persil de M^édoine, 

-^ de fenouil , " v *' 

de chaque , ^ u/pt. onc& et demie. 

— d^nis» . * 

quatre, onces et demie. 
GenièTre. % • ^ • ^ un* once. 
Poi^ long .... 'douze oncâs. 
- — •- l>lanc , 
Csrpobalsamum , ' • 

d* chaque. . dix Onces et demie. 
Petif cardamome » 

■» sept onces et demie* 

&»frmi quinze onces. 

Cannelle. • .quinze onces tt Hernie. 
Gostus d'Arabie. . . douze onces. 
Gassia lignes , dix «onces et demie. 
Tmchisquaa d'agarie , quinze onces. 
Gastoréom. . . .* . douze onces. 
Seine mafio , trou onces et demie. 
Hyrrlie choisie . , . seize bnces. 
OUban. . « . '. . quinze onces. 
Bdellium. . . dix onces et demie. 
GommiMirabique, sepN>nces et demie. 
Pulvérisez toutes ces substances , 
raêlci et tamisez les poudres ; alors , 
&ites dissoudre dans huit iiTres de bon 
Tia 

Gslbanunî , 

Opopanax, de chaque, douze onces. 

^^gapenuro , quatre onces et demie. 

Suc d'hypociste. . . douze onces. 

— d'acacia. . . . quatre onces. 

Opium choisi, sept onres et demie. 
Mêlez la solution arec 

Miel despomé. . . cent six livres. 
Incorporez peu k peu la poudre , en 
|rniQant toujours. Versez ensuite dans 
le mélange 

Storax en grains. . • douze onces, 
ifiuoos dans 

Térébenthine claire , quatorze onces. 
Ajoutez enfin 

Opobalsamam . . . ^ douze onces. 
Et remuez encore pendant quelques heu- 
<^t pob laissez fermenter dans un erand 

DiDs la formule suivante, les ingrédiens 



«»7 



' ^ l'électuaire sont classés de la mime ma- 
. nière qu'on a fait pour la thériaqoe. 

%*• classe. — Anis , . deux gros et demi. 

Gingembre dix gros. 

, Macis, 

Clous de girofle , 

de chaque. . • une dcmi-oâce. 

Gentiane cinq gros. 

Le poids total est de trois onces un gros 
et demi. 
» 
a« classe. - Scordium de Crète, sept gros. 
Nard celtioue , 
Semences de persil , 

de chaque cinq gros. 

Poivre long une once. 

Le poids total est de trois onces et un 
gros.- 

3* classe. — Poullot de montagne , 

sept gros. 
Semences de fenouil. . cinq gros. 
Valériane. . . deux gros et demi. 

Le poids total est d'une once six gros et 
demi. 

4* classe. Cannelle. ... dix gros. 
Zédoaire , 

Séséli , de chaque. . • une once. 

Roses rouges cinq gros. 

Le poids total est de trois onces et sept 
gros. 

5' classe. — Dictame de Crète ,cinq gros. 
Cassia lignea , 
Cubèbes, 

Poivre blanc , de chaque , sept gros. 
Semences de thlaspi. . . dix' gros. 
Le poids total est de quatre onces et 
demie. 

6* classe. -^ Semences de carotte , 

sept gros. 
Petit cardamome . . . cinq gros. ' 
Roseau aromatique , 
Aristoloche ronde , 

de chaque. . denx gros et demi« 
Aneélique , 
Millepertuis, de chaque , 

denx gros et demi. 
Le poids total est de deux onces six gros 
et demi. 

On rédoit en poudre chacun de ces 
six mélanges , puis on pulvérise à part 
chacune des sub:»tances suivantes : 

Myrrhe, 
Encens , 
Agaric, 
Safran, de chaque. . . dix gros. 

Castoréum une once. 

Bdellium sept gros. 



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«98 



OPIUM. 



Seine marin haclié , deui gros et demi.. 
Ensuite on prend 
Ntrd des Indes, 

Schénsnte , de chaque , dix gros. 
Stoechas d'Arabie . . . une once. 
On les hache menu, on les imbibe de 
mocilage de gomme adragant, puis on 
les fait âcher, et on les réduit en poudre.' 

On pulvérise aussi 

Trochisques cyphêos . . sept gitM, 
ou leurs ingrédiens, pris dans les pro- * 
portions convenables. 
Alors on fait dissoudre 

Opîom, 

Gomme arabique , de chaque , 

cinq gros. 

Suc d'bypociste. . . . une once. ' 

— d'acacia . . deux gros et demi , 
dans suffisante quantité de vin de Crète; 
OD ajoute 

Miel despumé le triple 

du tout, après avoir trituré avec 

Térébenthine claire . . une once. 
On incorpore peu à peu les poudres ; 
enfin on a}ou te 

Storax. ...... une once , 

dissous dans l'huile de noix muscade et le 
vin, et on laisse fermenter, (pa.) 

Iff. Gastoréum , 
Safran, 

Huile de noix muscade , 
Suce in, 

Térébenthine de Chypre, 
Galbanum , 
Myrrhe, 
Gomme arabique , 

de chaque, une once et demie. 
Roseau aromatique, ^ 

Costus d'Arabie , * 

Aristoloche ronde , 
Valériane , 

Zédoaire , de chaque . . une once. 
Feuilles de dicta me de Crète , 

— deniarrube blanc , 

de rue, 

-^ de serpolet, 

du pouliot , 

Fleurs de jonc odorant, 

de camomille , 

— de pouliot de montagne, 

de stoechas d'Arabie , 

— de tanaisie , 

Semences d'ammi , 

.,« — rie carotte , 

•~— — de petit cardamome , 
Gubèbes , 

de chaque dix gros.. 

Opium choisi six gros. 

Miel blanc. . . le triple du tout. 
Yîn de Madère, quantité suffisante. 



Un dissoot l'opinn dans du vin , on* jootft 
la solution au lilel échauflé, gn vernQ dans 
le mélange l'huile de muscade tv^de^ après 
l'avoir |sit fondre avc^p la térébeothine ; on 
incorpore les poodri« à l'aide d*uA tamis, 
on« ajoute ^ fin celle ^e safran, délayée 
dans du v'm , eton laisse fermenter la masse. 

Cette préparation . dont qn attribue 11h< 
▼ention à |!lithrida^, roi de Pont, dont 
Pompée apporta la recette à* Ron^, et oui 
fut chantée par Damocrate , a été dès i o- 
riginé considérée qpmmc alexipharmaqiip , 
stomachigne^ confortante , anodiqe, en on 
mot , comn^nne panade. Toutes len phar- 
macopées mod^néîr l'omettent, et on ne 
la trouve plus qiie dans leff livres anciens , 
pour mémoii%. Assurément cc^n'est pas Ji la 
raison qu'on ^it fs^re hymmage de «et te 
réforme. D'ailleurs, le roilhrida^e a éprouvé 
le mémeaort que la thériaqiie^* tfut Ou'il a 
jbui d6 sa renomipée , on l'a prépare dra^rès 
une formule antre que celle de l'ii^^fyiteur , 
plus longue , plus compliquée , et différente 
pour chaque pays. C'est U l'hintoire, de 
tontes le.4 panacée»: elles varicntSclon les 
temps, le^ lieux et le$ eirconKliincr;s; mau 
la foi demeure la même, jusqn^è ce (\nt la 
mode , aux caprices de laqtfelle elle est sou- 
mise aussi, lui imprime net %ntre direc- 
tion. 

Chaque onre du mîthridate de vv. contient 
trois grains d'opiuiq et quatre de safran. 
— Dose , un à quatre gro». 

«ULir »t ItiTBBIDATn^ 

Julapium mithridaticum, (m.) 

^ Mithridale deux gros. 

Julep commun, sans sucre, cinq oufîes. ' 
Mêlez. 

TntelAQOB. 

Thérimqu* ^ Androtnaqu^ , Élselumirè opiacé 
poiypharmague ; Tkeriaea , Eteetuarium 
Uierioeaie magnum s. opii eampotiium s. 
aramatieO'Opiatum s, opiatum s. thebatcum, 
Confteiioopii, (am«. an. b. ba. br. d, e. cd. 
f. f«. ff. g. faan. lo. o. p. pa. po. pr. r. s. sa. 
su. w. br, t. sp. tw, vm. ) 

Comme l'invention de l'électuaire auquel 
Nicandre imposa le nom de thériaque, est 
généralement attribuée & Andromaque , 
quoiqu'au rapport de Pline un médicament 
analogue se trouvât, trois siècli-s avant notre 
ère, inscrit envers dans le temple d'Escu- 
lape , et que , d'ailleurs , Andromaque se soit 
contenté d'imiter , d'après les ordres de Né- 
ron ^ la composition du mithridate, déjà cé- 
lèbre long-ttmps avant lui , le premier rang 
doit être accordé A la formule de cet ancien 
médecin , telle que Galien nous l'a transmise. 
la Toiei : « 



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quatre onces. 

deux onces. 

douze onces. 



Tf, Raciiiefl d'iris de fl^v^oce , 

' derégllMe, 

^ de chaque. . . . dpuieoncef. 
-^-t — de costuf d'Arabie , 

— c dfe rliapootic , 

— : d^ quiptefébille, 

de c^que« . ; . *. six once». 

ée ùkénm , 

de rhnblirb<x, 

r- <f^g<înti9ne, 

de chaque. . . . 

d'ariatoloche. 

Herbe de scordium. 

de «cménante , 

de marrube , 

=ii»-de dlctame de Crète , 

de calaïQent , 

de chaque. ^ . . . . aîx onces. 

-de pouliot, . 

mnvette , 

' de germandrée, 

MalabafhruiD , 

dechaqne. .*. • quatre onces. 
Fleurs de roses rouges , douze onces. 

d^stqtchas. . . • six onces. 

de mitlepertais , «quatre onces. 

de petite centaurée, deux onces. 

Safran. • . ^ . . . six onces. 
Garpobalsamum. *. ^ quatre onces. 

Cannelle ' douze onces. 

Cas8iaJf|;ara , 

^iré des Iodes , de cliaque , tix onces. 

celtique. . . . quatre onces. 

PoÎTre long. . .' vingt-quatre onces. 

noir » 

Ciogembre , de chaque. . six onces. 
Cardamome. .... 



amome quatre onces. 

Agaric, 

Semences de navet , 

de chaque.' . • . douze onces. 

de persil de Macédoine, 

six onces. 

d'anis , 

de fenouil , 

— de cresson, 

de séséli , 

de ihlaspi . 

d'amomum, 

d'ammi , 

de chaque. . . 

— de carotte, 

Opînm. . . 

Opobalsamnm 

Mjnbe, 

OUban, 

Térébenthine, de chaque, six onces. 

Storax , 

Gomme arabique , 

Sasapenum , 

de chaque. . . . quatre onces. 
Asphalte , 
Opopanas , 

Galbanom , de chaque , deux onces. 
Soc d'acacia , 



quatre onces, 
deux onces, 
vingt- quatre onces. 
. . douze onces. 



OPIUM. 199 

Suc dliypociste , 

de chaque. . . . quatre once». 

Gastoréum deux onces. 

Terre de f^mnos , 
Vitriol calciné, 

de chaque. . . • quatre onces. 
Trocbisques de scille , 

quarante-buH onces. 

de vipère, 

bédycroi , 

de chaque. . vingt-quatre onces. 
Triturez les baumes , les résines et les gom- 
mes'résines dans assez de vin pour qu'il en 
résulte une bouillie épaisse , et incorporea 
le tout dans neuf cent soixante onces de bon 
miel, (sp.) 

Une autre formule plus lonffue prescrit de 
partager les iogrédiens en six eusses, sa- 
voir : 

1** classe. — Racine d'iris d'illyrie. 
Sommités de scordium de Crète, 
' Semences de navet , 

de chaque. . une once et demie. 

d'anis, 

de scseli, 

Pouliotde Crète, 
de chaque. . . une demi-once. 

. Zédoaire choisie six gros. 

Le poids total est d'une demi-livre et i»ix 
gros. 

a* classe. — Racine de gentiane , • 
Herbe de germandrée* 
Semences de fenouil de Crète, 

d'amomum , 

de chaque. • . une demi-once. 
Racine de quintefeuille , 
Sommités de marrube , 
Calament de montagne , 

de chaque six gros. 

Le poids total est de quatre onces et deux 
gros. 

3* classe. — Racine de méum on d'ange- 
lique, 

de valériane, 



Nard celtique. 
Herbe d'ivette , 
Semences de thlaspi, 

de chaque. . . 
AristoIcDhe lon)(ue. 
Dictame de Crète . 



une demi- once. 
. . deux gros. 
. . . six gros. 
Le poids total est de trois onces et demie. 
4* classe. — Rose» ronges , 

une once et demie. 
Fleurs de millepertuis , «ne demi-once. 

-de petite centaurée , 

Semences de carotte de Crète , 

de chaque deux gros. 

de persil de Macédoine , 

six gros. 
Trocbbqucs de vipère, trois onces. ^ 
—descille. six onces. 



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OPIUM. 



Le poidi total est de douze onces et deux 
gros. 

5f classe. — Semences d'ammi , 
Roseau aromatiqoe, 

de chaque. • . • unedemî-ODce. 
Cannelle. . . une once et demie. 
Gtssia lignea, 

Rhubarbe, de chaque. . . six gros. 
Poivre long trou onces. 

Le poids total est de sept onces. 

S* classe.— Gingembre blanc. 

Poivre noir , 

— -*— blanc, de chaque. . siz'gros. 

Malabathmm, 

Gubèbei , 

Cardamome , 

de chaque. • . une demi-once.^ 
Le poida total est de trois onces et sis gros. 

Chacan de ces six mélanges est réduit à 
part en une poudre très fine. On pulvérise 
ausdi à part chacune des substances suivantes: 

Myrrhe , 

Encens mftle , 

Safran d'Orient , de chaque , sis gros. 

Trochisques d'agaricr, 

une once et demie. 
Castoréum , 
Bitume de Jiidée, 

de chaque deux gros. 

Terre de Lemnos, 
Chalcitis grillé , 

de chaque. . • une demi-once. 

On coupe menu , puis on imbibe de 
mucilage de gomme adragant , on fait 
sécher et on pulvérise. 

Schéoante , 
Nard des Indes, 

Stœchas d'Arabie, dechaque, sis gros. 
Pulvérisez chacun k part , puis mêlez 
les iogrédiens de 

Trochisques hédycroi. . trois onces. 
Faites dissoudre dans du vin de Crète 
Gomme arabique , 
Sagapenum , 

dechaque. . une demi-once. 

Opopanax, 
' Galbanum , de chaque. . deux gros , 
et passez la solution épaisve A travers un 
tamis de soie. Enfin mettez à part 

Térébenthine de Chypre. . «iz gros. 
Storax calamité. . . . quatre gros. 
Gela fait, mêlczeoisemble les sis clas- 
se s de poudre , la poudre des trochisques 
hédycroi et celles des diverses substan- 
ces pilécs à patt, à l'esception de la 
terre de Lemnos, du safran et da chal- 
citis. Mettez alors dans une grande chau- 
dière 



Miel despumé et tiède. . sixon< 
et à t'aide .d un grand pilon de bois, 
étendez-le sur les parois du vase , (|p 
manière à les en*cuuvrir ; puis v^sez 
dans lachaudière la férébenthrnc fondue 
au feu^vec un peu He miel et de vin de 
Crète , puis la solutioAdes nomtoen, éga- 
lement éteqdue d'dn peu du naèroc vii^ 
et légèrement échanflKe. Ajoutes en- 
suite • 

Suc d'acucia. . . ^ une de mi^Dce. 

, de réglisse. • une once et demie. 

d'hypociste. . juoe demi-oncre. 

Opium purifié au vinaigre , ttois onces* 
dissous chacun à part dans *dfe via de 
Crète. Mêlez bien ensemble par la tritura- 
tion ; ajoutez quelques livresMeviici despu- 
mé et chaud , et incorporer la paanlre lente- 
ment, au moyen ^dSun tamis senié, eo ver- 
santde temps en temps du miel , et remaant 
toujours ppuf qu'il ne se form% pas de gru- 
meaux; versez ensuite la terre de Lei^aos et 
le chaiciti* délayés dans du vjn, avec'un peu 
d'huile de^oix muscade , puis le safran éga- 
lement délayé dans du viik* Après avoir biea 
remué le mélange, introduisez-le dan» uq 
va«e dont il n'occupe que les deux. tiers ou 
les trois quarts , afin qtte, devant fermenter, 
il puinse augmenter de volume; remuez-le 
d'abord tons les jours pendapt^pe aemsdne, 
puis une seule fois par mois durant une année, 
et commencez afors à .vous en servir, (pa.)' 

On trouve la même formule dunii e.; mais 
les substances n'y sont pas clas^éc8y ni le 
mode de préparation décrit. 

^ Racine de frasinelle , 
de scille préparée , 

de chaque denk livres. 

— — d'iris de Florence , une lÎTre. 

de quintefeuiïle. . six ooces. 

-^ de roseau aromatique , 

— — — de valériane , 

de chaque cinq onces. 

de rhubarbe , 

de gingembre blanc , 

de chaque six oncles. 

d'angélique, 

de gentiane, 

dechaque. ., . . quatre onces. 

d'aristoloche longue , 

deux onces. 

de cabaret. . seize scrupules. 

Herbe de scordium de Crète , 

une livre. 

de dicta me de Crète , 

six OD<?es. 

de germandrée , quatre onces. 

de marnibe blanc, 

— de calament de montagne , 

de chaque six onces. 

de ponliot de Crète, 

d'ivette , 

de chaque. . . . quatre onces. 



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Gopgle 



OPI 

r 
Herbe de ^t^e ceplanrée , . 

deux oQces. 

— de marjolaine , 

de maram , 

de chaque. . . ieize scrupules. 
IfaJabatbram.' • . « cinq onces. 
Fleurs de roses rouges. . une livre. 

de stœcbt^d' Arabie , six onces. 

— — — de millepertuis, qi^tre onces. 
Semences de na^et. . . une livre. 

de cardamome, boit onces. 

-: — dç |>ersil de Macédoine, 

six onces. 

-r- d'anis, , 

de fenouil de Crète, ^ 

— d'ammi, 

dçséséii, 

dç tblaspi , 

de cltique. . , . qua/re onces. 

• — de carotte de Grfet^ , 

deux onces. 

dcbénante. sept onces. 

Kard des Indes. . . . huit onces. 

celtique. . . . quatre onces. 

Poivre long ..... deux livres! 

blanc, 

— • ^noir , de chaque. . âix onces. 

Petit cardamome , • 
Garpobalsamnm ou Gubèbes, 

de chaque. . • • quatre onces. 
Cannelle. . . . , • • huit onces. 
Goûtas d'Arabie. • « . 6ept onces. 
Bois d'aloès on xylobalsame , 

une once. 

d'asp^late. . « seize scrupules. 

Trocbisques d'agaric. . ? ' une Fivre. 
Myrrhe choisie. . . . huit onces. 
OUban choisi. . . . . .six onces. 

Mastic huit scrupules. 

Gomme arabique. . quatre onces. 
Bitnme de Judée. . • deux onces. 
Terre de Lemnos. . . quatre onces. 

Gastoréum deux onces. 

Vipères d'Italie deux livres. 

Polvéïises toutes ces substances en- 
aemble, à l'exception du schénante et 
do oard des Indes , qoi , coupés menu , 
doivent être piles avec la gomme ara- 
bique dissoute dans l'eau , afin que la 
masae desséchée doucement puisse être 
réduite en une poudre qu'on ajoute à la 
précédente. 

Mettez à part la poudre de roses rou- 
ges, et délayes-la dans le vin, en y ajou- 
Unt 

Gbalcitis on . Vitriol calciné à 

blanc quatre onces. 

Safran d'Autriche pulvérisé, 

huit onces. 
D'un autre côté , iait«s dissoudre dans 
suffisante quantité de vin de Madère 

Opium . deux livres. 

Suc de régiÎHe une livre. 



UM. 



, Suc dliypoclste , 

• d'acacia , • 

Saeapenum, de chaque, quatreonces. 

Galbanum deux onces. 

Passer les solutions , verses-y 
. Middéspumé. . cent soixante livres. 
AjoHtex la bouillie vineuse pr^arée 
avec les roses , le safran et' le chalcitis, 

Suis incorporez la poudre au moyen 
'un tamis. Enfin ajoutes 

Stora^ en grains. . . quatre onces, 
dissous dans ^ 

Térébenthine claire. . . six oftccs. 
Oftobalsamum , ou', ii son dtftfaut, 
Huile de noix muscade , treize onces* 
Remuez pendant une hcdre , {»our rendre 
le mélange porfait, et laissez-le fermenter 
dans un grand vase , en l'agitant plusiçurf 
fois par mois. (br. w.) 

Indépendamm^pnt de ces deux classifica- 
tions des ingrédiens de la tbériaque ^ fon- 
déer l'une sur l'éffalité des poids, Tautre sur 
la ressemblance d'origîue , on en trouve dans 
• f. une autre qui repose sur l'analogie de na- 
ture et de propriétés , et qui embrasse treize 
'divisions , savoir : 

i** classe. Substances acres. 
Pulpe de'scille pnéparée , 

trois onces quatre gros et soixante 
grains. 
Racine de cabaret , 

quatre- vin^-huit grains. 
Agaric blanc , 
Semences de navet sauvage , 

de chaque. . une once'et demie. 
de tblaspi, une demi-once. 

%• classe. Substances amëres. 

Myrrhe une once. 

Sommités de petite centaurée , 

deux gros. 
Racine de gentiane. . une dcnni-once. 

■ de rhubarbe. . . «ix gros. 

Herbe de scordium , 

une once et demie. 
— — — de germandrée , 

d^vette , 

Sommités de millepertuis , 
de chaque. . . une demi-once. 

3« classe. Substances astringentes. 
Pétales de roses rouges , 

une once et demie. 
Racine de quintefeuille. . six gros. 
Suc d'hypociste , 

d'acacia , 

Gbalcitis grillé , 

de chaque. . . . une demi-once. 

4* classe. Aromates exotiques. 
Cannelle. . . deux onces et demie. 
Gassia liffnea. . . . * . une once. 
Gingembre six gros. 



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OPIUM. 



Poivre long ti'bis oocest- 

noir , . . . . . 811 gro^' 

Ampibe à grappes. . . une once. 
Cardamome. . . ' une demi-once. 
Malabathrum. . . . . - SÎS gros. ' 
SchénaQte. . ... qua tome gros. 
Nard des Indes. . • • une once. ' 

t:elt4qu9. • ;. . une demi«0DCe. 

Gostus d'Arabie. '. , ' . srpt gro». 
Acore vrai. . ^ . . . . • cinq gros. 
Bois d'aloès , quatre-vingt-huit grain». 

5« classe. Aromates indigènes. 

fiafran '• une once. 

Écorc» sèche de citton ,^ , 

Calamcnt de montagne / 

Dictame de Crète, • 

Stœchas d'Arabie , 

Marrube bjanc , de chaque , six gros. 
• PoUum de mootagnes, 

une demi -once. 

Marum , 

Marjolaine , 

de chaque, qua ire- vingt-huit grains. 

Iris de Florence , une once et demie. 

6* olaise. Aromates tirés des ombelli- 
fèrcs. 

Semences de persil de Macédoine, 

d'à m mi, 

— de feoDuil , 

d'anis , 

de séséli', 

Racine de ménm » 

de cha(|ue. . • une demi-once. 
Semences de carotte de Crète , 

deux gros. 

7* classe. Résines et baumes. 

Xylobalsame un gros. 

Carpobalsame. . . une demi-once. 
Opabalsamum. , , . quinze gros. 
Otiban, 
Térébenthine iZe Chio, 

de chaque sii gros. 

Mastic. . . . vingt-quatre grains. 
Bitume de Judée. . . deux gros. 
Storax calamité. • . une demi-once. 

3« classe. Substances fétides. 
Racine de grande valériane , ' 

cin^ gros. 

d'ari»toloche menue » 

Gaibanum, 

Opopanaz, de chaque, deux gros. 
SagRpénuih. . . une demi-once. 
Castoréum deux gros. 

oc classe. Substance vireute. 

Opium trois onces. 

10* classe. Terre inerte. 
Terre de Lemnos. . . quatre gros. 

II* classe. Gommes, fécule», etc. 
Gomme du Sénégal. . quatre gros. 



. Mie'de pain de frcmér^i 

cinq grossit cîiiquante graidt. 
Farine d'orobet'dcux'on^er'. '"; , 

troisgroaet'<{^inze grains. 
Chair de vipère, deux 'onccr. 

deux gros et vingt grains. 

ia« classe. %ibstancea douces. r 
Suc de xégUsse ,' une once e^ demie 
Miel |J^ riarbonns , 
. ; " dix livres et demie. 

iS* classe. ta 

Vitf d'Espagne, deux livref et demie. 

Divisez le vAi en trois portions , p»ur dis- 
soudre^'un eôté le miel, de l'autre l'epium, 
enfin les gtmmes et les sucs; passez les trois 
Rquaurs séparément, %t mêlez-les ensemble; 
ajoutez le colcothan» puis I§fc baumes , 
en6n Iqs poudres, celles-ci peu à peu et 
lentement ; laissez 1» masse fermenter, dans 
un vase clos , pendant une alltaée. (f.) 

L'opium forme environ la quatre-vingt- 
huitième partie de la masse totale , ce qui 
fait «n peu moins d'un grain par gros. 

2f Aristoloche longue, 
Bitume de Judée, 
Castoréum , 

Gaibanum,, -* 

Opopanax , 
Pclitecentaurée, 
Semences de carotteisauvage,. 

de chaque une partie. 

Amomeà grappes, 
Garpobalsanuim , 
Ècorcè de citron , 
GomAie arabique, 
Feuilles de germandrèe, 

d'ivette , 

^e malabathraok, 

de pouliot de montagne , 

Fleurs de millepertuis » 
Mard cettique, 
Ros«'au aromatique. 
Racine de gentiane» 

de méum, 

— • — de valériane, 
Sagapenum , 
Semences d'ammi , 

d'anis , 

^^, de petit cardamome, 

de renouil, 

de séséii, 

de thlaspi) 

Storax calamité. 

Suc d'acacia , 

— d'hypociste , 

Sulfale de fer calciné à blanc , 

Terre de Lemnos , 

de chaqne. . . . deux parties. 
Galament de montagne > 
Cassîa lignea , 
Costns d'Arabie» 
Dirtamc de Crète , 



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OPltJM. 5o5 



Fei|[lles Je'marrabe. 

Giogembre , 

Myrrhe, 

ISard des Indes , ^ 

eiiban, 

Poivre noir, 

Raeine de i|uiDiefeuiIle, 

— — de rhâpentic , ^ 

5vafraD , 

ScmeDces de persil de Macédoine, 

S<4iénaote, 

Stcechas d'Arabie, 

Térébenthine, 

de chaque. * . . troi^ parties. 

Agaric, 

Baame de la Mecquc« ' 

Cannelle, ' ^ 

Feuittcs de scof diiim , 

Pétales de roses rouge» , 

iris de Fkoreore, 

Sciile, ■ 

Semeaces de roquette sauvage , 

Suc de réglisse, 

de chaquf six parties. 

Semeaces ^orobe. . neuf parties. 

Espèces des trocliisqncs hédjrCroi « 

Opium , 

Poivre* long, 
de chaque douze parties. 

Miel blanc figé, 

six cent ^oixautt; et douze parties. 

Vin de Malaga , suflSsan^e quantité. 
Faites dissoudre Topium , le mic d*acacia, 
celui d'hTpociftto et celui de réglisse dans 
la qnantné de vin strictement nécessaire; 
cmulsionnez te galbannm , i'opopanax et le 
lagapénum, d'abord seuls, puis avec la 
gomme réduite en mucilage par le vin , en- 
suite avec ropobalsamum et la térébin- 
tbioe ; réduisez en poudre et tamisez les 
autres substances, mêlez exactement, in- 
corpor**£ le miel , ajoutez t'émuUion , cl 
faites l'élecluaire arec suffisante quantité 
de vin. (vm.) 

If Pulpe de sciile préparée , 

une livre et demie. 
Térébenthine de Chypre , 
lluiiedenoix muscade* 
Suc de réglisse , 
Opium , 

Vipcie liiche, de chaque , neuf «tnccs. 
Cannelle , 

Myrrhe , de chaque. . . huit onces. 
B-laustes, 
Ben|uin choisi , 
Safran , 

Gomme arabique, 

Oliban , de chaque. . . six onces. 
Angélique , 
Diclame blanc , 
Cu«tiM d'Arabie , 
Contrayerva, 
Serpentaire de Virginie > 



Iris de Florence, 
Gentiane , 
' Valériane , 

' Galament de montagne, 
Ivetfte , 

Pouliot de montagne , 
Scorùium, de chaque, cinq onces. 
Baies de laurier , 
Petit cardamome , 
Semences de citron , 

de persil de Macédoine , 

— • de séseli ^ 

de chaque. . . . quatre onces. 
Vitriol vert calciné k blanc, dix gros. 
Nard des Indes , 

Castoréum', de chaque* deux onces. 
Miel blanc. . . . le triple du tout. . 
Vin de Madère, quantité suffisante. 

Pulvérisez les substances c(ui en sont sus- 
ceptibles, et tamisez la pondre ; dissolvez 
l'opium dans du vin , et passez la solution ; 
faites fondre le miel sur un feu doux , versez- 
y peu à peu la dissolution d'opium , l'huile 
de muscade et la térébenthine fondues en- 
semble, puis incorporez-y la poudre, (sa.) 

Tfl Racine de sciile sèche , 

quatorze parties. 

-^ d'iris de Florence , six parties. 

— de gingembre, 

vingt-deux parties. 

. — de gentiane. . onze parties. 

de roseau aromatique , 

vingt-quatre parties. 

de valériane, 

de rhapontic , 

de cliaque. . . . trois parties*. 
Cannelle. . . . quatorze parties. 
Dictame de Crète, dix-huit parties. 

Scordiuoi huit parties. 

Pétales de roses rouges , 

douze parties. 

Safian quatre parties.. 

Semences d'anis, quatorze parties. 
Gomme du Sénégal.. . vingt parties., 
Oliban. ..... trois parties. 

Térébenthine. . . . six parties. 

Galbanuro. . . . quatre parties. 

Baume du Pérou liquide. 
Opium purifié , 
Suc de réglisse , 

de chaque. ... six pairtieSt, 

Agaric blanc. . . quatorze parties. 
Sulfate de fer. . . • trois parties. 

Castoréum une partie. _ 

Miel de Narbonne , 

six cent cinqnante-six parties.^ 
Vin d'Espagne , 

cent cinquante-huit parties. 

Pulvérisez les substances solides, et mêles 
les poudres ; partagez le vin en trois por- 
tions; faites foqdre le miel, k une douce 
chaleur, dans la première, délayez le baume 



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so4 



OPl^UM. 



et la térébenthine dans la seconde ; dissol- 
▼ez ropiuiij dans la troisième; naêlez en- 
semble les deux* dernières liqueurs; incor- 
porez le mélange avec le sirop de miel passé 
à la chausse y et ajoutez la poudre ppu à peu, 
en remuant toujours, (ff.) 



quatre onces, 
une demi-once. 



:^SciIle sèche. . ' . 

Iris de Florence . 

Gingembre , 

Dictame de Crète , 
• llard des Indes , 

Stœchas d'Arabie , 

Safran , 

Myrrhe , 

Gentiane, 

Roseau aromatique , 

Méum , 

Valériane , 

Nard celtique , 

Amome à grappes , 

de chaque six gros. 

Poivre long trois onces. 

8cordium quatre onces. 

Cannelle. ..... une once. 

Schénante. ... un gros et demi. 

Fenouil . . . une once et demie. 

Opium onze gros. 

Gastoréum deux gros. 

Slorax. ..... une demi-once. 

• Baume de la Mecque. . deux onces. 

Sasapenom. • . . une demi-once. 

Galbanum deux gros. 

Vin d'Espagne, quantité suEBsante. 

Miel blanc. .... quatre liTres. 

Dissolvez l'opium dans du vin , et le miel 
dans une livre de ce liquide ; pulvérisez les 
autres substances , & l'exception du baume , 
du sagapenum et du galbanum ; faites fon- 
dre ceux-ci au bain-msrie , étendez-les en- 
suite avec le vin miellé et opiacé , puis in- 
corporez-y les poudres, (an.) 

^ Racine de gingembre , 

d'iris de Florence , 

— de nard des Indes, 

celtique , 

de roseau aromatique, 

— de gentiane , 

de chaque six gros. 

de valériane. . . uue once. 

de scille . . . trois onces. 

Feuilles de dictame de Crète, six gros. 

de calament , 

de marrubc , 

de scordium , 

de chaque. .... trois onces. 
Semences d'anis , 
de fenouil , 

de chaque une once. 

— de petit cardamome , 

six gros. 
Poivre loni 



r oivre lonff , 
Suc de réglisse , 



Cannelle , * « 

Bitume de JdVée , 

Opium , de chaque^ . deux onces. 
* Storax en graii^ , 

Sagapenum , * 

Galbanum , de chaque , ^ >t)is gros. 

Castoréum. . . • un^ros et demi. 
Pulvérisez toutes ces substances; faite» 
fopdre doucement , dans une bassine éta- 
mée. 

Térébenthine de Chypre , six onces. 
Ajoutes ptu k peu du miel despumé 
fil tiède, en quantité, suffisante pour 
que chaque once contienne deux imces 
et demie de pondre ; introduisez èelle^ci 
par degrés, puis ajoutez unc%nixtnre 
tiède , préparée d€ux jo^^rs auparavant, 
avec 

^om me arabique , ' * %<- 

Vitriol vert dissous dans l'eau. 
Roses rouges , 
Noix de galle, 

de chaque. . une 4>nce et demie. 
Vin d'Espagne. . . «• . six onces. 
Agitez l'électuaire 'pendant six jours en- 
viron. (Ar.) 

If Racine de valériane , 

de contrayerva , 

de gentiane , * 

Feuilles^de scordium , 
Fleurs de camomille. 
Cannelle choisie , 
' Poivre , • 

Genièvre y 
Écorce d'orange , 
Semences d'anift. 
Myrrhe , de chaque. . . une livre. 

Quinquina quatre livres. 

Sifran , 

Sulfate de fer calciné k blanc , 

de chaque. .... une livre. 

Opium deux livres. 

Miel de sureau. • . . • >ix livret. 
Miel choisi. . quarante-huit livres. 

Faites despumer le miel avec suffisante 
quantité: de vin généreux , ajoutez le miel 
de sureau , puis le safran et le vitriol, ensuite 
l'opium dissous dans du vin, et enfin la 
poudns réunie des antres substances, (e.) 

Chaque g^ros contient deux grains d'o- 
pium. 

^ Racine d'angclique. . . six onces. 
— - — de serpentaire de Virginie , 

quatre onces. 

— de valériane , 

de scille , 

• de zédoaire. 



Cannelle , de chaque. 
Petit cardamome , 
Myrrhe, 



deux onces. 



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OPIUM. 



ao5 



•iz onces. 



Séfjran.- « • 

Girofle* 

SiÉfate dQ Tei*, 

Opium , de chaque. • . on^ônce. . 

Mm despumé* . • • . six livres. 

Au miel ua peu échauffé ajoutez l'opium 
dÎMoflfi daus suffisante quantité d^ via de 
Halaga, puis les au|res substances réduites 
en pooch-e. (b*. f**. han. o. po. pr.) 

ChauK ogfce CQ/ttient environ ciûq grains 

If. Serpentaire de Virginie > 
Gontrayérra, de chaque. 
Ajigéiîque, 
Valériane, 

Roseau aromatique, ' 

Gentiane, 

Zédoaire, de chaque, ' quatre onces. 
Cardamome , 
Myrrhe, * * 

Macis, de chaque.^, «i deux onces.. 
Opium dissous dans le vior d'Espa- 

ne , dix-neuf gros. 

de sureau , quatre-vipgts onees. . 

de genièyre. • quarante onces. 

Sirop de sucre. . . • deux livres. 

Hélez bien, (r.) 

If Racine d'angélique. ' , . six onces. 

de serpentaire de Virginie^. 

quatre onces. 

de sèille», 

- de ffrande valériane , 



deux oQces. 



Cannelle , de chaque. 

Petit cardamome, 

Myrrhe, 

Safran, 

GimOe, 

Snlfiite de fer, * 

Opium • de chaque. . . une once. 

Miel despomé • . • . six livres. 

Chauffez un peu le tniel , ajoutez l'opium 
di>sous dans du vin d'E^agne , puis les an- 
tres substances pulvérisées, (d.) 

Chaque once contient environ cinq grains 
d*opîam. 

^ Racine d'angélique. . . huit onces. 

. de gentiane. . . six onces. 

de valériane. . . trois onces. 

de zédoaire , 

Petit cardamome, 

de chaque. . . . deux onces. 
Safran , 

Suc de réglisse , 
Mynhe, 

Opium , de chaque. . . une once. 
Uiel • . ioizante et quinze onces. 

Dissolves le suc, la myrrhe et l'opium 
dans du vin d'Espagne , ctuiuffez la solution 
avec du miel, et ajoutez les pondras, en re- 
Biuant toofours. (fe.su.nv.) 



If Racine d'angélique. . . six parties. 

de serpentaire de Virginie , 

quatre parties^ 

de scille , 

— de zédoaire, 

Cainnellè , 

P^it cardamome , 

Myrrhe, 

Safran , . 

Clous de girofle, * 

de chaque, . « ,. . une partie. 
Incorporez le tout dans 

Miel despumé. . * . douze parties. 
Et au, moment de la prescription, 
ajoutez 4 chaque opce 

Teinture thébaîque. . un demi-gros. 
Mêlez .bien, (s.) 

If Opium sec et pulvérisé, ui^ partie. 
Vin g^nérciï^. . . quatre parties. 
Faites macérer, pendant deux jours, 
dans un vase clos , puis ajoutez 
Miel despumé , 

soixante et douze parties. 
Mêlez bien*, et ajoutez , en remuant 
toujours, une poudre composée de 
Myrrhe , 
Safran , 
Protosulfate de fer , 

de chaque une partie. 

Clous de girofle , 
"Petit cardamome i • 
Racine de valériane , 
de gingembre , 



de chaque. 

d'angélique , 

■ de gentiane , 



deux parties. 



de chaque six parties. 

Conservez, (ba.) 

:^ Poudre aromft tique ( composée 
d'une partie de fève pichurim , 
une de petit cardamome et une 
demi de cannelle). . six onces. 

de serpentaire de Virginie , 

trois onces. 
Opiom dissous dans le vin , trois gros. 
Miel despumé , quantité suiBsante. 
Mêlez bien, (p.) 
If Noix muscade , 
Petit cardamome , 

Gingembre, de chaque, deux onces. 
Racine de serpentaire de Virginie , 

trois onces. 
Opium dissous dans du vin d'Es- 
pagne. ..... trois gros. 

Miel despumé. . . • trois fois 
le poids des poudres. Mêlez, (w.) 



!)( Opium en pondre. 
Poivre long. . . 
Gingembre . 



. SIX gros. 

un gros. 

deux oncctf. 



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:io6 



OPIUM. 



Ctitvi ^'**U oDcel. 

Sirop de sucre. . .. . une pinte. 
Triturez l'opium avec le sirop chaud, 
et incorporez-les poudres, (b*. io.) 
U Poudre aromatiouc (composée de 
deux parties de cannelle , ufte 
de petit cardamome, une de 
gingembre et une de poivre 

fong) ' "» onces. 

Serpentaire de Virginie , trois onces. 
Opium pur , dissous dans le vin 

d'Espagne trois gros. 

Miel despumé troU fois 

l(î poids des poudres. Mêlez, (g.) 

:^ Poudre aromatique X composée de 
cannelle, petit cardamome et 
eingeftibre , à parties égales ) , 

bH oes. 
Serpentaire de Virginie , trois onces. 
Opium dissous dans du vin d'Espa- 
gne. .... une demi-once. 
Sirop dç gingembre. . . une livre. 
Mêlez bien, (ed.c.) 

b. et be. donnent la même formule, mais 
rçmplacent le «irop par du miel despumé. 
:^ Poudre aromatique (composée de 
cannelle, muscade, petit carda- 
mome et gingvmbre, à parties 
égales;. . . . . • . six onces. 
Serpentaire de Virginie,* trois onces. 
Opium dissous dans «du vin d'Es- 
pagne trois gros. 

Miel despumé. . vingt-huit onces. 
Incorporez les poudres dans le mélange 
du miel avec Topium. (ams.) 

Pendant long-temps Venise fut en posses- 
sion de fournir la thériaque à T Europe : on 
ry-préparait chaque année avec apparat. 
Aujourd'hui tous les pharmaciens sont auto- 
risés à la faire , en suivant la marche tracée 
par le codex natipnal , excepté eaux de l'Es- 
pagne, pays où les diverHCS branches des 
sciences médicales sont encore k peu près 
dans le môme état qu'au moyen âge, et où 
U est défendu de fabriquer cet électuaire ail- 
leurs qu'* Madrid , devant le collège royal 
de médecine assemblé. La thériaque rem- 
plit dignement Ka place à côté des sub- 
stances dégoûtantes et des piéparatiuDS ab- 
surdes dont fourmille la pharmacopée espa- 
fnole, dans laquelle le galénisme et l'ara- 
i.«mc semblent avoir cherché leur dernier 
refuge. Aujourd'hui notre codex est , après 
celui de la Péninsule, le seul, dans les deux 
mondes, où l'on ait craint de porter une 
main réformatrice sur ce débris de la méde- 
cine orientale; car les pharmacopées du Pa- 
latinat et du Wurtemberg ne font plus loi, 
quoiqu'elles n'aient pas encore été rempla- 
cées. Dans tous Ips auties pays, la thériaque 
a subi des réformes plus ou moins heureuses; 



ell^a même disant totalemea^de certains 
dispensaires, ce qui indique ou'flle ne fi' 
gnrc pas non plus dans Hi pratique Bes mé-" 
deciu's de ces contrées. Dev^t-on s'attendr^e 
à voir 1^ Portugal , ia Russie^ et jusqu'à la 
Pologne , nous donner l'ete m oie de ce renon* 
pement à la polypbarmaci^ uesempii^qucs? 
Rieh'u'^t plus contradictoire quelles ju- 
gemens qui' ont été pAtés stlr la t^^iaque. 
Suivant les uns , c'est uj^e pr^cripliun res» 
pectable par «sa ;t^tuaté,^et cfe^nuéintéreH- 
sanlepar Jafav«*nr d^nt elle jouit d^pnia si 
long-temps ; selon tes autres, c'est imfarrag^o 
monstrueux qui fait la honte de la méde- 
cine. Aux préWiiers, nous répoodrops que 
jamais un long empire ne légitima l'u^tur- 
patîon t que là folie «n cheveux blancs oe 
l'a jamais emporté suc la raison, même 
quand eJUe n'a pour elle que les gr&ces et la 
vigcfeur de la jeunesse, enfin qu'eux-mêmes, 
pour être conséquent, -auitient dû mainte- 
nir dans sa pur«té nrimitivelaformulcd'An- 
^romaquc, qui était déjà bien assez étendue, 
sans qu'il fût nécessaire de l'alonger encore. 
Aux autres nous dirons qu'il y a du«vj;|ii sans 
'doute dans leur opinion,* mais qu'il y a de 
l'exagération aus^i; car ia thériaque rem- 
porte à peine en complication sur jieaucoup 
d'autres préparations officinales qui n'ont 
pas encore (>erdo tout crédit,' et, en fait 
d'absurdité, un'degré de plus 'ou de moins 
ne change rien au ridicule. 

Pourrait-on aujourd'hui supprimer la thé- 
riaque de notre codex t Non , assurément , 
puiiqu'en 1S26 , douze des vingt et un hôpi- 
taux de Paris en consommaient soixante- 
deux livres, quoique les neuf autres établis- 
semens n'en demandassent pas, et puisque 
qu'on a jugtfe convenable de l'introdi^ire jus- 
que duns le formulaire de nos hôpitaux mi- 
litaires. Mais ce qu'on pourrait, ce qu'on 
devrait même , ce serait de la simplifier, à 
l'exemple des peuples qui nous entourent. 
A cet égard, deux voies ont été ouvertes : 
associer l'opium à«des excitauK ^euls, l'unir 
à des excitans et dfs astringens en même 
temps. Cette dernière méthode, nuuique 
cal(|uée sur la formule primitive, a l'incon- 
vénient de faire rentrer la thériaque dans le 
diascordium et t>es dérivés modernes ; mais 
si l'autre mérite la préférence, à quoi bon 
nûus surcharger d'une préparation que rem- 
place très bien le laudanum liquide de Sy- 
denham , dont l'emploi , déjà restreint au- 
jourd'hui , deviendra de pluH en plus limité 
à mesure que les découvertes modernes sur 
la composition chimique de l'opium simpa- 
troniseront dans la pratique médicale? 

Quant à cette autre assertion que la thé- 
riaque ancienne l'emporte en eflficacité tur 
celle qni vient d'rtrc préparée , la pharma- 
copée françabe, en nouK apprenant qu'il n'a 
été trouve, à l'analyse, aucune différence 
entre l'une l'I l'autre , permet d'apprécier 



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OPIUM. 



207 



Hoflaènce de cette fermeii\^Uoo ou'on avait 
taot Tantée pour petfectionner r^cctuaire 
avec le temps, et qui ne peut i^uère qu'y dé- 
velopper de l'akuol , o* fout* u plus de l'a* 
cide acétiques . 

Dose i depuis un sciiy>ule jusqu'à deuf 
et troi< gros , seule ou dans du Tin. 

. axTaAiT ratai AQAL. 
Saetraetum iheriacaU. {sa.) 

:^Thériaque. ^ à volonté. 

Alcool. *. . . quantité su flBsante 
pour la couTrij de trois doigts. Faites digé- 
rer pendant froU jours , déçanto» 'l'alcool , 
exprimez te reste^ môlftz les deux Jiqqeurs, 
et éTapu¥ez au batn-marie , jasqn'eit consis- 
tance çfei trait. 

D'après Gtiilbert, l'alcool enlève à la^hé- 
riaque de l'ftuile folatile , de la i-j&sin^ , de la 
tcrctt^thlae, du baume et une huile vq^. 
Cette analyse est manifestement très incom- 
plète. * 

Biir TuimACkifk simple. * 
A^aa tiwridcalis timptcx, ( fe.^r.) 

ïCTb^riaqne une once. 

Bélayez-la dans 

Eau pure quatre livres. 

Distillez , à une douce.dfaaleik-, troi^lsvres 
de liquide. ( Ar.^ • ' 

le. prescrit une once de tbériaqueet qua- 
tre livres de suc de verjns ; distillez trois li- 
vre». 

Cette eau passe pour être alexipharma- 
que, stomachique, carminative et vermi- 
fuge. On l'administre surtout dans les Aiala- 
dies verm Ineiy rs des cnfann , par cuillerées, 
seule t>u unie à d'antres' composés. 

BlO laiXlACAM BOMAllfl. 

Aqua iheriaealit romana «. geordii eompatita 
s, îheriaeal'9 fHgida, (pa. ta.) 

^Thériaque d'Andromaque , 

une demi-livre. 
Suc de galéga , 

— d'oseille, 

— de scordium , 

— de citron , de chaque , six livres. 

Après vingt-quatre heures de digestion, 
distUlez. (pa.) 

sa. prencrit' quatre livrcn d'eau de scor- 
dium, deux de suc d'oseille, deux de suc de 
gaK'ga , une et demie de snc de limon et 
quatre once» et demie de thériaque. 

5les niages sont les mômes q ne ceux de la 
précédente. 

■ AC TléaiACALI COMPOSiS. (w. ) 

y Thériaque d'Andromaque, 

une demi-iivre. 
Racine d'angélique , 



Racine de valériiwie , 

— — T— de carline , 

d'impératoire , ' 

dvzédoaire, 

• de chaque une bnce. 

Herbe de scordium , 

^e rne, 

de chaque. . une onite et demie. 

Écorce frij)che de citron , deux onces. 

Genièvre nneonce. 

Eau pure * dix livres. 

Distillez six livres. . , 

G^te eau ne diffère de Tjesprit d'angéli- 
que composé que par l'absence de l'alcool. 

Biip^iT TBtaiACAL. (br. pa. W.«/9. ) 

^Thériaque d'Andromaqua,* 

quaft-e onces. 
Vin blanc. . . . sQiïante Onces. 
Après suffisante digestion , distillez trente 
onces, (br. Yf,tp.) 

:^ Alcool concentré. . . . dix oaces. 
Thériaque d'Andromaque, cinq onces. 
, Myrrhe rouge^ deux onces et demie. 
Safran. .... une demi-once. 
. Après huit jgurs de digestion , distillez au 
bain:mariey.et ajoulQ^, s'il est besoin, deux 
gros de Ofinphre. (pa.) 

Entre cette préparation «et l'esprit d'an- 
gélique composé, il n'existe presque aucune 
différence* 

PSSBNCS ou TiflNTOBB THiBlACALB. 

Essentia ^. Tinctura theriaealU. ( br. sa. w. 
cm.) 

^Thériaque une partie. 

Bau-cle-vie tiois parties. 

Après quelques jours d'infusion , filtrez. 

{vm,) 

sa. prescrit une partie de thériaque et six 
d'eau-de-vie. 

^ Herbe de scordium, 

dedictame de Crète , 

Racine d'angélique, 

de roseau aromatique , 

de serpentaire de Virginie, 

Nard des Indes, 

de chaque trois gros. 

Cannelle , 

Petit cardamome , 

Girofle, de chaque, un gros et demi. 

Opium , 

Safran , de chaque. ... un gros. 

Eau-de-vie une livre. 

Faites infuser à froid pendant plusieuiv 
jours et filtrez. ( br. w. tm. ) 

Excitant, stomachique. — Dose, qua- 
rante à .soixante gouttes. — Une once de 
cette teinture coDtient^rèH de cinq grains 
d'opinrft. 



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ao8 



OÏDIUM. 



■■PlItBB frOHAGHiQUI. 



Empkutrum tiamaehifium. (tw,) 

^^Xhériaque d'ÀQdromaqne , 

une à deux onces. 
Huile de muscade. • . deux gros. 
Mêlez et étendez sur un morceau der peau 
dont le bord soit garni d'empUtre aggluti- 
natîf. • 

Conseillé dans la cardialgie et les coii- 
qftes ^itesspabmodiqves. 

iCUSSOR STOmCHIQOI. 

Éeusiou aniiipasmodique; Scutum stomacbl' 
cil m, (!pie, tw, ) 

'^Thérififae. . .' . . deux onces. 
Noix muscade en poudtc, deift gros. 

Mêlez. — On l'applique de même que i'em- 
pUtre précédent, (siv.) 

:^Thériaque, 
' Poudre de maïs, 

. * de choque. - . quantité suffisanre. 
Opium. • . . * . . ^rois grains. 

Camphre deux grains. 

Mêlez, (pie,) — Fouquef le conseillait dans 
la colique , le vomissement chronique et les 
afl(^tiong.8pa8modiques de Uestomac. 

bhplItib, ahtib^hobeboîdal. [pie, s'm.) 

7f Opium dix grains. 

Thériaque deux gros. 

Mêlez, ipie,) 

tm, prescrit. six gros de thériaque et qua- 
tre À six grains d'opium*. 

On applique cet emplâtre. sur le nombril. 
Valsai va en retiiait , dit-on, les plus heureux 
- effets pour arrêter le flux hémorrhoîdal ex- 
cessif. 

TOPIQOB AHTISPAAHOOIQDB IT TONIQDB. (/>(«.) 

:^ Thériaque deux gros. 

Opium , 

Camphre , de chaque. . six grains. 
Pour appliquer sur la région épigastrique. 

GATAPLASMB Tfl^BIACAL. 

CtAûplc^a ftrmenti panU thêriacale s. ad 
ninguUum, (e. sm. ) 

:jC Levain trois onces. 

. Thériaque. . . . une demi-once. 
Poudre de geoièrre , 

de roses rouges , 

de feuilles de menthe , 

de chaque deux gros. 

de girofle , 

de muscade, 



de macis , de chaque, un gros. 

Vinaigre rosat. . quantité suffisante 
pour faire un cataplasme, (p.) 



:^Thériaque. « . . . . deux onces. 
Anî« vert en pondre. . . drpux gros. 
Huftede^girÔAe. . . huit gouttes. 
Eau-de-vie canfphrée , 
^' quantité suffisante 

pour délayer le to«t , et lui dDnner la con- 
sistance d'un catapkispie. (tm,) 

Le premier de ces cataplasmefta été con- 
seillé, feppliqué.snr l'estomac , pQur arrêter 
le hoqiHet. Le second est fauté p^ Zimmer- 
mann contre le cku hystérique. 

0#IAT DYSINTAbIQUB. (tp.) 

^^Tbériaqu^'ÂndromnqtJb, '.' 
Diascordiâm , dach^que, deux onces. 
P(%dre de gomme arabique , * 

-I lyie demi-^née. 

Bol d'Arménie. . .*' . 'Hroif onces. 
Mêlçz avec soin. 

Bn ajoutant deux onces de baume Loca- 
telli , on obtient VOpiai jfytentériqut balsa- 
miqut. 

Le premier a été conseillé dans*la dysen- 
terie simple, et le second dans la dysenterie 
ulcérée. 

MliCT OAIBl ABTBIVOBBT. {bo, ca. pU.) » 

1^ Thériaque, 

Diascordium , de chaque , une once. 
Eau distillée d'angétiqae , 

de valériane , 

de menthe , 

de chaque. . .' . . .un gros. 
Gomme adragant. . un demi-gros. 
Sirop de sulfate de quinine , 
« • quantité suffisante. 

Âstrin^nt , préconisé par Bally dans la 
dysenterie et*la diarrhée chronique. — Dose» 
un gros, deux ou trois fois par jour, en so- 
lution ou délayé dans unci cuillerée d'eau on 
de vin de Bordeaux, {ca. pie.) 
:^ Baume dé Locatelli, 
Conserve de roses , 
Thériaque , 
Semences froides , 

de chaque une once. 

Dose, une cuiUerée k café toutes les qua- 
tre heures, dans une verrée d'infusion de 
millefeuille. (60.} 

MixTvaB TBftaiACALB. (ro.) 

y Thériaque. . . un gros et demi. 

Gomme arabique. ... un gros. 

Eau six onces. 

Sirop de sucre. . . . une once. 
A prendre par cuillerées. 

POTION COBDIAtB. (bo, rtt.) 

^Thériaque un g^ros. 

Infusion de mélisse. . . sept onces. 
Teinture de cannelle. . . deux gros. 



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OPIUM. 



Sirop d'oeillet une Wce. 

Môlc».<m.) 

^ San d'armoûe , 

de matrîcaire , 

—-de ilears d'orviger , 

de chaque. . . '. deux onces. 
de cannelle orgée, 

_, • une demi-once. 

Thériaque, 

Confection d'hyacinthe , 

'— ^ alier^ès, 

de chaqae. ... un scinpule. 

TrocfaUqdef de myrrhe, 

. TÎngt-cinq grains. 

MCI» en poudre. . quinze giains. 

Bliiir de propriété. . tiente gouttes. 
Mêle» hîeii. {bo.) 
A prendre par cuillerées. 

POTIOR TOHIQUB. (pU.) 

yThériaque an gros. 

Eau de fleurs d'oranger , 

Eau OU Vin , de chaque. . ivie once. 
A prendre en une seule fois. 

ronON ARTISPASHODIQOI. (/»(«.) 

¥j^*riaqae. un gros. 

airop de têtes de pavot. . six gras. 
Liqueur d'Hoflbann , 
Teinlure de succin , 

»^*î**î?^' ' • • vingt gouttes. 
Eau de ileurs d'oranger , 

de matricaire , 

de rue , de chaque , deux onces. 
A prendre par cuillerées. 

TaypHiai maoka. (êp.) 

^Opiuni. àeux onces. 

Cannelle» 

Girofle, 

Galanga , 

Hard des Indes y 

Gingembre , 

Gostus d'Arabie , 

fttorax , 

Roseau aromatique, 

Sonchet rond , 

Iris de Florence , 

— dtetras, 

fieucéfcn , 

Mandragore , 

Lavande , 

Roaes, 

PoiTre, 

Auis , 

Ache, 

Fenouil , 

Perall de Macédoine , 

Carotte, 

Basilic, de cba que. . . «neôoce. 

Miel. . . . quantité sofllsante. 



a 09 



Pulvérises toutes les substances , et incor- 
porez les poudres dans le miel. 

Électuairc anodin, indiqué par Ga lien , 
et qui diffère peu de la thériaque. 

oaviJlTAir. 

Orvieianum. (w.) 

:jf Racine d'aristoloche longue, 
-ronde . 



- d'angélique, 
de bistorte. 



de carline , 

de contrayerva , 

de fraxineile , 

de gentiane, 

■ d'impèratoîre , 

de quintefeuille , 

de serpentaire de Virginie, 

de tormentille , 



de valériane , 

de zédoaire , 

Feuilles de chardon-bénit , 

de pouliot , 

de rue, 

de Sabine, 

dcscordium, 

de scabieuse , 

Fleurs de millepertuis, 
Écorce d'orange , 

de citron , 

de cannelle , 

de chaqae une once. 

Vipère sèche. . . . deux onces. 
Faites du tout une poudre à incorpo- 
rer dans 

Rob de genièvre. 

Miel despumé, de chaque, trois livres. 
Après avoir bien mêlé, on ajoute 
Thériaque d'Andromaque, 
Mithridate , de chaque , deux onces. 
Huile essentielle de rue, 

de succin blanc, 

de girofle, 

de genièvre, 

de chaque. ... un scrupule. - 
Électuaire inventé, dît-on , par Jérôme 
Ferrante, d'Orvieto, dont il port» le sur- 
nom. Totalement oublié aujourd'hui, qnoî- 
3 ne plus fait que les deux précédeus pour 
atter l'imagination et lesguùts des empiri- 
ques, il difi^ro d'eux en ce qu'il contiect k 
peine de l'opium , et doit son action stimu- 
lante à la horde de substances excitantes 
qui entrent dans sa composition i on peut 
donc dire qu'il est à la thériaque ce que la 
confection japonaise est au diascordium 
c'est-è-dire, que les aoceasones ont fini par 

y masquer et4innu]er presque complètement 
le principal. 

Dose, depuis deui gros, jusqu'à unedcrpi- 
once. 



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•4 

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OFitJM. 



UPkCSS OUB€OBDII< 

PuivU 9, Species diascordii ( sa . ) 

Jf Feaillf s sèches de scordium , 

ane once et demie. 
Pélales de roses rougea. . une once. 
Bol d'Arménie. .. . . deax onces. 
Cassia lignea , 

Feuilles de dîctaioedeGiètey 
Galbannm, 
Storax calamité, 

de chaque. . . une 4«n"-once. 
Racine de bistorte , 

de gentiane « 

Gomme arabique, 

de chaque cinq gro». 

Opium. ...... deux gros. 

Faites une poudre , et passez au tamis. 
DiAacoaoïcv. 

Dtascordium de Fraeastor, Élwiuairt detcùr- 
dium opiacé. Confection japonaise , Etec- 
tuaire de eachou composé ; Diascordium s, 
Electuarium diascorainm s. e seordio s, scor- 
dit s. seordiiopiaîum s. Fracastoris s, mimo- 
sœ eatechu composilum s, eompositum ea- 
iechu, Confediojaponiea s, diascordii, Con- 
ditum eaieckucicum. (ams. &n. b. be. br. 
do. e. éd. f. fe.ff. g. li. p.pa.8a.8U.w.fl«. 
6r. c.ea.«p.fip.vm.) 

!• Sans cachou. 

^ Racine de bistorte , 

de tormentille , 

— . de gentiane , 

Herbe de dictame de Crète , 
de chaque. . • une demiH>nce. 
■ de scordium. . . une once. 
Semences d'oseiUe, un gros et demi. 
Cannelle , 
Cassia lignea, 

de chaque. • uuc demi-once. 

PoiTre long , 

Gingembre, de chaque, deux gros. 
Opium. ... un gros et demi. 
Gomme arabique , 
Galbanum, 

Storax, de chaque, une d«iiit*once. 
B«l d'Arménie, une once et deaûe. 
Terre de Lemnos , une demi-once. 
Conserve de roses roses, une livre. 
Miel despnmé. • . trente onces. 
Dissolvez Topium , la gomme arabique et 
le galbanum dans trois onces de vin blanc , 
mêlez bien avec le miel, ajoutez les antre» 

■ Aibstances en poudre et enfin la conserve 

■ de ïoses. (br. pa. sa. vv. sp.) 

•JL PeviUes de scordium , 

^ une once et demie. 

Roses rouges , 

BaoiDë de bislorte, 

.— — de gentiane , 



Rapine de tormentifle y 
Semences d'épine-vinette, 
Cassia lignea , 
Canqelle, 
Dictame de Crète, 
Storax calamité, 
Galbanum , 
Gomme arabique , 

de chaque. . • une demi-oncCr 
Gingembre, 
Poivre long , 
Extrait vineux d'opium , 

de chaque. .... deux gros. 
Bol oriental préparé. . deux onces. 
Vin d'£Bpagne , environ 

une demi -livre. 
^ Miel rosat cuiU . . . deux IiTr^a» 

Faites dissoudre le galbanum ' dadi une 
petite quantité devin et le miel dans ce qui 
reste de cette liqueur , puis ajoutes peu à 
peu les poudres, (f. ca,) 

0^ Racine de bistorte, 

de gentiane, 

de tormentille, 

de chaque. . • . deux parties. 

de gingembre. • «ne partie. 

Cannelle quatre parties. 

Herbe de dictame de Crète, 

deux parties. 
Feuilles sèches de scordium , 

six parties. 
Pétales de roses roogei , trois parties. 

Poivre long une partie. 

Semences d'épine-vinette. 

Gomme arabique, 

Galbanum, 

Baume du Pérou liquide , 

de chaque. . . . deux parties. 
Opium purifié. . . . une partie. 
Bol d'Arménie. . . boit parties. 
Vin d'Espagne. . . trente parties. 
Sliel.^ . . cent vingt-cinq parti&i. 

Faites un électuaire. (ft) 

*]fi Gingembre , 
Gentiane , 
Tormentille , 
Dictame de Crète, 
Mastic, 

Bol d'Arménie, de chaque^ un gros. 
Opium. . • . . . «Ideuxgros. 

Cannelle trois' gros. 

Feuilles de scordium , 
. Pétales de roses rouges , 

,de chaque six grc». 

Miel rosat. . vingt-quatre onces. 
Mêlez les poodres avec le miel, (e.) 

^ Gingembre , ' 

Opium , 

Poivie long, de chA«|De, une partie. 
Gentune, 



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OPItJM. 



Bionx calamité , 

de chaque. . . . deux {Mirtief. 
Cannelle , 
Bictame de Grète^ 
Gomme arabique y 
Boses rouges , 
Scordinm , 
Torroentille , 

de chaque.^ . . . quatre parties. 
Bol d'Armcoie. . . huit parties. 
Miel blaoc. • • cent Tîogt parties. 

Broyez Topium avec du vin d'Espagne, 
pour eu faire une bouillie liquide, émulsion- 
oei avec celle-<i le storax broyé avec la 
gommé : ajoutez ensuite un peu de miel , 
pois les poudres mêlées ensemble , et enfin 
le reste du miel; chauffez un peu et remuez 
jasqu'aa refroidissement, (im.) 

^Gentiane; . . sept gros et demi. 

Cannelle sept gros. 

Opium cru trois gros. 

Vin blanc «ix onces. 

Après quelques jours de digestion , passez 
en exprimant doucement , et ajoutez à la 
colature 

Poudre d'herbe de scordium, 

trois onces. 
Mieldespumé. . . . vingt onces. 
Mêlez bien. (li.) 

a« Avec dn cachou. 

¥ Cannelle, 
Poivre long, 
de chaque. . • une demi-once. 

Cachou quatre onces. 

Herbe de scordium , 
Racine de tormentiUe » 
Gentiane , 
de" chaque. • . . deux onces. 
Pulvérisez, mêlez bien, et ajoutes 
Opium délayé d|ins du vin, cinq gros. 
Miel pur. . , deux livres et demie. 
Vin d'Espagne. . quantité suffisante 
poor&ire un électuaire. (6r.) 

^Cachou ' . trois onces. 

Bacine de tormentille , 
Noix muscade, 

Bnceos, de chaque, deux onces. 
Opium dissous dans du v;n d'Espa- 
gne. . . . .un gros et demi. 
Sirop d'écorce d'orange , 

quantité suffisante, 
00 trois fois le poids des poudres, (g^) 

¥ Feuilles de scordium , 
Cachou , 
Raciac de tormentille, 

de chaque. . . . deux onces. 
If oix muscade , 
CanoeOe, 



Gomme arabique, 

de chaque une once. 

Opium dissous dans du vin d'Espagne, 
... , ttn gros et demi. 

Miel rosat. . . . vingt-huit onces. 

Mêlez l'opiunvQvec le miel, et ajoutez 
m antres sabatances réduites en pondre 

(ams.) 

^ Herbe de sco^iam. . trois onces. 
Cachou , 
Fève pichurim , 
» Baoine de tormentille , 

de chaque. . . . deux onocs. 
Opipm. ... un gros et demi. 

"«* vingt-huit onces. 

Triturez ropium avec du vin d'Espagne 
ajoutez le miel un peu chaud, et incorpo- 
rez le mélange des autres substances en 
ptfudre. (£*•. su.) 

y Cachou. .... quatre onces. 

^'"O* „ trois onces. 

Cannelle, 

Noix muscade, de chaque, une once. 

Opium dissons dans do vin d'Espagnej 

«. , «n gros et demi! 

»irop de roses rouges cuit Jusqu'en 
consistance de miel , 

deux livres et un quart. 
Mêlez* (an. b. be. du. cd. f. p. e ea 

SW,) ' r • . 

y Cachou. ..... trois oncei. 

nacmc de tormentille , 

Noix muscade, * 

Encens, de chaque, deux, onces. 

Opium. .... un demi-gros. 

Sirop de roses, quantité suffisante. 
Faites un électuaire. (a«.) 

^ Feuilles de scordium , 

Cachou, de chaque. . trois onces. 

Cannelle , 

Bacine de tormentille, 
de chaque. . . , 

Opium. ... 

Miel. . . , 

Vin d'Espagne. 
Mêlez, (fe. ) 



deux onces. 
. . . deux gros. 
, vingt-huit onces, 
quantité suffiyan te. 



A proprement parler » il n'y a que le pro- 
duit de cette dernière formule qui porte le 
nom de ConfeetumJapmiaUê, tandis goe le» 
autres sont appelées /)ias«n/<«m réformé, 
à 1 exception de la première, qui eit celle 
de linventeur. 

Cette préparation passe pour être sudorifi. 
que,alexipharmaqtte, anodine et styptique 
On la prescrit surtout dans la diairhéeet là 
dysenterie, k la dose d'un, deux et trois 
gros. Son acdon dépend plus des substances 
astringentes que de l'opium qu'elle con- 
tient. ^ 



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OPIUM. 



^LICTOAIBB AmaiHOSlIT. (««.) 

If Dîascordiam , 
Sang-dragon, de chaque» sîi gros. 
Alan, 
Gachoa , 

Cannelle, de chaque, deaz gros. 
Sirop de sucre, quantité suffisante 
pour faire un électuaire. 

▼m oriAo/. (ff.) 

^ Diascordium. . . . une partie. 
Vin rouge. » . vingt-ciuq parties. 
Faites dissoudre. 

LAVBHMT AATIIRGIRT. 

Cfysma sêdantôt «(Uîringei^.(b.) 

If, Infusion de camomille , . 

quatre oqces. 

Jaunes d'œnfs n* >• 

Diascordium un gros. 

Mdlev. — Dans lès flux de ventne réputés 
passifii, les efforts inutiles de vomissement, 
la gastrodynie et la colique spasmodique. 

PILDLBS AKTlillATIQOBfl. (piO.) 

If, Poudre de menthe. . . deux gros. 

d'absinthe. . deux scrupules. 

de balanstes. . un strupule. 

Huile essentielle de cannelle, 

deux gouttes. 

Diascordium un gros. 

' Sirop de coing, suffinante quantité 
pour faire une masse pihilalre. — Dose, 
six par jour, en trois prises* 

JULBP ASTIIHGBirr. 

Juhplum sUten$j MixturasUient â.opuad- 
itringent tanguinU s. ad vomitum tanguî- 
nit, (e. ta.) 

7f Confection japonaise (formule d'ed.), 
trois gros. ^ 
Teinture thébaïque , 

quarante gouttes. 
Sucre blanc. • . une demi-once. 
Eau alezitérè. . . . quatre onces. 

de cannelle spiritneuse, 

deax odces. 

Mêlez, (m.) 

Les deux formules suivantes doivent être 
rangées ici, quoique ne contenant que les 
élémens dissociés de la confection japo- 
naise. 

^ Sirop de têtes de pavot , une once. 
Bande coquelicot. . - sept onces. 
Cachou. . , . un gros et demi. 
Laudanum liquide de Sydenham , 

vingt gouttes. 

Mêles, {ta.) 

If Eau dittiUée , deux onces et demie. 



Vinaigre distillé, une demi-«Dce. 

Opium pur deux grain». 

Ajoutez k la dissolution 

Poudre de corail rouge, un demi-gros. 

de cachou , un demi-scrupule. 

Sirop de sacre. .... une once. 
Mêlez avec soin, (c.) 

THiaiAQoa cvLssn. 

Thêfiaea eœletiii Hoffmanni. (br. s/».) 

:^ Extrait de racine d'aogélique , 

— d'aristoloche ronde r 

de contrayerva, 

— d'année, 

de gentiane, 

' de tormentille , 

— de valériane, 

de dompte-venin 

^ de vipérine . 

— dezédoaire. 

Feuilles de chardon-bénît , 

de petite centaurée 9 

— de sccrdium , 

de chaque trois gros. 

Extrait cropium. . • . une once. 
Résine de rascarille , 

-H de ladanum,de chaque, un gros. 

Storax calamité. . » . trois gros. 

MfTrhe une demi-once. 

Galbanum , 

Mastic , 

Opopanax, de chaque. . . (rois gros. 

Révine de gayac , 

Safrsn , de chaque. ... un gros. 

Gastoréum un ttemi-gros. 

Pondre dfe vipère , 

Sel volatil de corne de cerf, 

desuccin, 

de chaque. . . un gros çt demi. 
Camphre , 

Ambre gris, de chaque, un scrupule. 
Baume du Pérou liquide. . trois gros. 
Huile essentielle àe girolle , 

■ — d'écorce de citron , 

de genièvre, 

— de succin rectifiée , 

de chaque.* . . . douze gouttes. 

— ~— de cardamome , 

— — decannell», 

de cubébes, 

de macis, 

de noix muscade , 

de chaque. . . . deux scmpales. 

Pulvérisez les substances qui peuvent 
l'être, piles ensemble les résines et les bau- 
mes , dans nn mortier chauffé au bain- 
marie ; ajoutez les extraits , pois réunissez 
^les sels volatils A la pondre, incorporez celle- 
ci , et ajoutez enfin les huiles essentielles, 
(br.) 

:^ Myrrhe choisie. . . une demi-once. 



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OPIUM. ai5 



CalbADom , 

Mastic , 

Opopanax, de chaque, deax scrupules. 

Storax troWgros. 

Extrait de chardon -Hi& ait, 

— ■ de petite centaurée , 

de scordium , 

de tormentilie » 

de contrayerva , 

d'angélique, 

de chaque. . • . une demi-oocc. 

— d'opian. • • . . rtx gros. 

► de safran , 

de dompte-^venin , 

de valériane » 

de geatianc , 

d'aristoloche rondt^ , 

de chaque trois gros. 

Résine de bois d'aloés , 

de gayac , 

. — de ladanuin, de^aque, un gros. 

Antimoine diaphoréiique. 
Cinabre * 
Saccin préparé , 
Poudre de vipère , 

de chaque. . . .udé dtsmi-once. 
Sel essentiel de sncctn , 
— de oornfc de cerf, 

de chaque. • . un gros et demi. 
Uaile essentielle de cannelle , 

* de zédo^tre , 

de cardamome , 

__ — de CQbëhes , 

de macis , 

de girofle» 

de genièvre , 

de citron, 

de chaque. . . . douze gouttes. 

exprimée de noix myscade , 

Baume au Pérou , de chaque , 

trois gros. 
Camphre, 

Ambre gris, de chaque, un scrupule. 
Mêlas ensemble, {tp* ) 

Voisin de la thêriaque, dont il diffère 
principalement par Tabseocc du Nocre et par 
is présence de sels susceptibles de réagir sur 
celoi de l'opium, cet électuaire contient en- 
nron quatre grains d'opium par gros. — Il a 
été Tante surtoutcomnicantûiln et antisepti- 
lue. — Dose, deux à vingt-quatre grains, en 
piloles. 

miLOaiOH «OMAHCH. 

Eketuariumhyotcyamiopiatum, (e. pa. w. sp,) 

Of. Poivre blanc cinq gros. 

Opium. . . . deux gros et demi. 
Cassia lignca. . . on gros et demi. 
Semences de jusquiame blanche , 

cinq gros. 

d'ache un gros. 

de persil de Macédoine , 

de fenouil , 



Semences de carotte de Crète ,* 

de chaque. . quarante -cinq grains. 

Safran un scrupule. 

Narddes Indes, 

Pyrèthrc , 

Zédoa ire, de chaque', quinze grains. 

Cannelle un gros et demi. 

Euphorbe , 
M]|rrhe , 

Gastoréum , de chaque. . un gros. 
Miel , huit onces quatre gros et demi. 
Mêlez, (pa. w. } 

^ Racine de pyrèthre , 

de zédoaire , 

— — de doronic , 

Balaustes , de chaque. . une once. 

Poivre blanc , 

Semences de jusquiame blanche, 
de chaque. . . . vingt onces. 

Opium. . • .... dix onoes. 

Euphorbe, 

Gastoréum , 

Perles , de chaque. . . une once. 

Safran cinq onces. 

Miel trente onces. 

Mêlez, (sp.) 

^ Semences de jusquiame , , 

d'anis , 

. de fenouil , 

Myrrhe , 

Gastoréum , de chaque^ . . six gi osi 

Opium cinq gros. 

Cannelle une oncr. 

Safran deux gros. 

Fleurs de camomille. . . trois gros. 

Miel despumé. . . < deux livres. 
Mêlez bien. (e. ) 

Ghaqnegros contient plus d'un grain etdemi 
d'opium et quatre de jusqaiame. — Calmant , 
anodin , somnifère , conseillé jadis dans la 
colique venteuse surtout , la toux violente, 
les. convulsions. — Dose, un demi-gros à un 
gros. — On l'employait aussi en lavemens. 

aiQUlIS RIGOLAI. 

Efeçtufirium rouies Nicolai. (pa. w. sp. vw.) 

^ Fleurs de rose» rouges , 

de violette , de chaque , 

dcu«gros. 
Opium , 
Semences di* jusqniaiue , 

de pavot blanc , 

de scariolcv, 

— de laitue , 

— 'de pourpier, 

de psyllium , 

Écorce de racine de mandragore , 
Koix muscade , 
Cannelle , 
Gingembre , 

de chaque. « . . un gms et demi. 



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2l4 



OPOPANAX. 



Sacre candi. • . • . . un gros. 
Bois de santal blanc, 

-— rouge, 

apodium , 

Gomme adragaot , de chaiiae , . 

deux dcrupolcs et cinq grains. 

Sucre dix onces. 

Mêlez avec de l'eaa de roses, (pa. ) 

If Fleurs de roses rouges , 

de violette, de chaque, six gros. 

Semences de jusquiame blanthe, 

— <de pavot blanc, 

de lai tne , 

— de psylUum , 

de chaque. . . . une demi'-ODce. 

Scorce de racine de mandragore » 

Noix muscade , 

Cannelle , 

Gingembre blanc. 

Opium dépuré , de chaque, trois gros. 

Santal blanc , 

L,rouge, 

Gomme adragant, 

Spodium, de chaque. . . deux gros. 

Sucre blanc ▼Ingt onces. 

Faites dissoudre l'opium dans trois tmces 
de vin blanc , aioutes les poudres, et incoi^ 
porcz le sucre aissous dans dix onces d'eau 
de roses, (w.) 

^Racine de mandragore , 
Fleurs de roses , 

—de violette. 

Semences de jnsquiame , 

de pavot , 
— d'endive , 



-de laitue , 
-de pourpier , 
de psyllmm , 



Opium , 
Noix muscade , 
Cannelle , 
Gingembre j 

de chaque. • 
Santal blanc , 
-rouge. 



une once et demie. 



Spodium , 

Gomme adragant, de chaque, six gros. 

Sucre candi une once. 

Julep rosat. . vingt-quatre onces. 
Mêlez, (ip,) 

Tf. Gomme arabique , 
Opium, de chaque. . . deux gros. 
Gingembre , 
Noix muicade, de chaque, trois gros* 

Cannelle six gros. 

Roses rouges. . . quatorze gros- 
Semences fraîches de paVot blanc , 

dix-huit gros. 
Miel blanc. . . . quatorze onces. 
Mêlez les poudres de la gomme arabique 
et des graines de pavot avec l'opium, broyez 



le tout avec le miel, et ajoutez \tt autre» 
» poudres jnêlées ensemble, (vm. ) 

^M,ielhlaDC. . , trente-deux parties, 

despumé» . ' . . seize parties. 

Semences d'aqis , 

Sous-carbonate de chaux , 

de chaque huit parties. 

5p*"™ une partie. 

Cannelle , 

Muscade, de chaque, vingt-cinq parties. 
Triturét ropium* avec le sous-carbonate , 
jusqu'à ce qu'il soit réduit en pondre ; ajou- 
tez les poudres des autres ingrédiens , tritu- 
rées avec la muscade , puis incorporez d'a- 
bord le miel despumé , puiale miel cru. (vm.) 
Il est assez lemarquable qu'on n'ait jamais 
attribaé à cet électuaire d'autre vertu que 
celle d'être calmant et somnifère. A pan près 
inusité aujourd'hui , il a joui autrefois d%ine 
grande célébrités On lë donnait surtout aux 
enfans , pour les fakti vomir; on rapf>liquait 
aussi sur les tempes.— Dose, depuis un demi- 
gros jusqu'à deux onces et demie. — Chaque 
once , dans la formule de w. > contient cinq 
grains d'opium. 

OPOPANAX. 

OpopanaoD ; Gthnmi panacâ, 

BêUwangmtmi^ Op9pauaxhafi , Panaxgummi, Opof^max- 
gmmmi (AU)\ pMOXguÊÊmi (D.)\ o^panueo (E. tor.). 

ams. au. b. be. br. d. e. t fe. g, hao. li. lo. o. p. po. 
pr. s. w. wu. bt. br. e. g. m. *p. s. 

Gomme-résine en morceaux irréguUers , 
rarement en larmes , d'nn jadne rougefttre ^ 
l'extérieur, d'oo blamc sale, varié (le rouge 
et de jaune, à Trotérieur , opaque, sèche et 
friable. Cette substance a une odeur asses 
forte, aromatique , mais peu agréable^ et 
une saveur acre et chaude. 

Elle est produite par l'exsiccafion d'un 
suc laiteux qui découle d'incisions faites à 
la racine du Paiiinaca Opopanaap, L., plante ^ 
(pentandrie digynie, L.; ombelliféres, J.), 
du midi de l'iurope et de l'Orieni. (/î^. 
Gouan , Iltustr. t. i3 et i4. ) La plante n'en 
donne que dans l'Orient , d'où cette gumme- 
résine vient, par la Syrie. 

Elle contient, d'après Fclleticr, de la 
résine, de la gomme et un peu d'amidon. 

Excitant. — Do46, depuis un scrupule 
jusqu'à un demi-gros. 



ii-gros. 

rOMXnTATIOH DiTiatlVB. 



Fomentum delergens, ( 6. ] 

^ Racine d'aristoloche ronde , 

— — longue, 

d'iris de B'iorence , 

de chaque.' • . une demi-once. 
Opopanax , 



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SftçapeaaiD » de chaque , deux gro». . 
G«yac . • . . quatre scrupules. 

Girode deaxgros. 

Camphre • • • . . trois gro«. 
£au-de«vie dix onces. 

Pas»ex^, après vingt-qualre heures d'iofu- 
sioo. 

Détersif, préconisé dans les ulcères syphi- 
litiques sordides. f' 

iaouiOR AiimiiJiiimQui. (60.) 

If Opopanax « 

Sa?on de Venise, de chaque, un gros. 
Jaune d'œnf .... deux gros. 
Sirop d'armoise , une once et demie. 
Ban distillée de fenouil , troia onces. 
Dose, une cuillerée à café, tontes les henres* 



OB. 

Âurum, Sol, 



m{TtL), 



hlAr.) 



(««A.;; •»«< ''irai.); 
(5«.J: pvfiiii (Tarn.); bm- 



am. MM^ an. K ba. be. Lf . c. t fl. Iian. J»c. fi. i. au. «. 
wik m. €, g. fia. »p. 

Métal solide , {aune, très brillant , ino- 
dore, insipide, d'une dureté peu considô- 
nble, crisialUsable en pyramides quadran- 
gnlaires, fusible à environ 3a degrés du py- 
romètre, non volatil, inaltérable à l'air . le 
plus dnctile et le plus malléable de tons, 
susceptible d'être réduit en feuilles de 
o*,ooooq d'épaisseur. Sa pesanteur spécifi- 
que est de 19,357. 

OK DiTisi. ( 6r*.} 



OR. ««S 

en lotions, dans les ulcères rénénens de la 
luette et du voile du palais. 

poMMioi AazivifléaiKsas. {bo. pU,) 

Of Or divine un gros. 

Âxonge de porc . . une demi-unce. 

Mêlez par la trituration, {pie,) 

bo, et pU, prescrivent aussi six grains d'or 
et une demi-once de ëérat. 

Ces deux pommades, introduites par 
Niel , sont employées , la. première pour 
panser les chancres vénériens, la seconde 
pour faire des frictions sur les bubons , sur* 
tout indolens. 

CHLORURE D'OR. 

Muriaîô d'or ; Chlaruretum auri , Aurum 

muriatieum , Murias auri, (am. b*. ba. 

f. fe. ban. e, vm. ') 

:^ Or en feuilles .... une partie. 
Eau régale .... trois parties. 

Faites digérer sur du sable médiocrement 
échaufllè, et évaporez très doucement la dis- 
solution jusqu'à siccité. 

Antivénérien , diapborétiqne.— Dose, un 
dixième de grain par jour. 

HYDaOCHLOaATB o'oS. 

Muriai auri liquidus* (ba.j 
:^ Chlorure d'or .... une partie. 
Eau distillée . . dix-neuf parties. 
Conservez la solution. 



:)p Or en feuilles 
Mercure. • 



. • une partie. 
. . SIX parties. 

Triturez dans un mortier de terre , afin de 
faire un amalgame . enlevez ensuite le mer- 
cure, au moyen de l'acide nitrique è chaud; 
laites sécher, et pulvérisez ce qui reste. 

On peut aussi triturer des feuilles d*or 
avec du miel et de la gomme arabique, la- 
ver ensuite le mélange avec de l'eau chaude^ 
filtrer la liqueur, et faire sécher la poudre 
qui reste sur le filtre. 

Conseillé par Chrestien, contre la syphilis, 
les scrofules et le gottre, en frictions sur la 
lancue et les gencives. — Dose , un demi- 
gmu à cinq grains par jour. 



T0piquê aurifique, {bo, pie,) 

:^ Or divisé. . . vingt- quatre grains. 
Sirop de socre ou de gomme, 

une once. 
Mêlez intimement. — Conseillé par ffiel , 



^ Chlorure d'or. 
Amidon. • . 



poonaa ob CBLOaoas o'ox. (b*. b,) 

. . un grain. 
I . un groH. 
Faites quinze paquets. ( b^} 

BOU ARTISYPHILITIQOBS. ( b« ) 

*^ Chlorure d'or , 

un demi-grain k deux grains. 
Extrait d'aconit, sîx k douze grains. 
Faites six bols , è prendre «n trois fois, 
dans la journée. 

pir.iiLB8 DB CHLoavBB s'oB. (sm, b*. c pie.) 

:^ Chlorure d'or .... dix forains. 
Pondre de racine de réglisse, troisgros. 
Sirop de sucre , quantité suffi»aule. 
Faites cent cinquante pilules, (am. b'. 
e,e.) 

!^ CMorure d'or un giain. 

Extrait de thymelée , soixante grains. 
Faites soixante pilules, {pie.) 
Dose , une par jour, en augmentant pro- 
gressivement. 

TBiimjBB d'ob. 

Tineluraauri, Àurutn pûtabile, {tp,) 

y Or pur ....... un gros. 



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OB. 



Eau régale nne onoe. 

Versez dans U solution 

Huile essentielle de romarin , 

deux onces. 

Laissez en repos ja«qu'4- ce que la 
couleur de l'eau régale ait entièrement 
disparu, absorbée par l'huile qui sur- 
nage ; dissolvez celle-ci dans 

Alcool rectifie. . . . huit onces. 

Dose , dix gouttes. 

CHLORURE D'OR ET DE SODIUM. 

Hydrochlorate ou Muriate <for et de touds; 
Murias aurico-natrieum, ( b*. f*. fe. su. 
bo, br» ca, $w. vm. ) 

^ Or très pur, 
Sel de cuisine , 
de chaque. . . . parties égales. 
Faites dissoudre l'or dans suffisante quan- 
tité d'eau régale , ajoutez le sel , filtrez la li- 
queur, et évaporez-la duocement jusqu'à 
siccité. 

Dose, depuis un quinzième jusqu'à un 
sixième de grain par jour , dans du sirop de 
gomme. — Le dernier rédacteur du Mémo- 
rial de ^det , prescrit troii , six, douze, dix" 
huit grains par Jour. Cette épouvantable bé- 
vue est une des innoinbrables erreurs dont 
fcurmiUe le Formulaire magistral. 

OHLoaûxa o'oa it db sodium patfpAatf. [bo,) 

^ Muriate d'or et de soude cristallisé , 

un grain. 
Poudre d'iris épuisée par l'eau et 
l'alcool ..... deux grains. 
Mêlez exactement ensemble. 

Pour l'usage , on divise cette dose , d'abord 
en quinze, puis en quatorze, treize, douze, 
et même pro^osivement huit parties , en 
commençant par les doses les plus faible^. 
On en fait, une fois par jour, des frictions 
sur la laDgue. 

siaop oi CHLOBuai o'ox bt ds sobium. 
[bo.pic,) 

*]f Muriate d'or et de soude cristallisé , 

un grain. ' 
Sirop de salsepareille. . huit onces. 
Faites dissoudre. 

Dose , depuis une once jusqu'à trois , en 
deux fois, et progressivement. 

SiaOP ANTI^CBOPDLKIIX. (6o. /9(0. } 

;^ Quinquina rouge, 
Racine de gentiane , 

de chaque trois onces. 

icorce fraîche de bois gentil, 

une once et deniic. 



PeaiUes de digitale pourprée» 

deux gros et demi. 

Eau ooe livre et demie. 

Réduisez , par l'ébuUition , à seize 
onces de colatnre ; faites infuser dans 
celle-ci 

Écorce d'orange amère • . une once. 
Clous de girolfe . . . quatre gros. 

Passez arec expression ; ajoutez à la li> 
queur 

Sucre blanc ..... deux livret. 
Faites dissoudre dans le sirop 
Chlorure d'or et de sodium , 

quatre grains. 

Dose, une cuillerée à boache, matin et 
soir, en augmentant peu à peu jusqu'à qua- 
tre cuillerées à chaque prise. 



OXIDE D'OR. 



bo. 



Aurum oxydalun^. (f**. fe. han. w, 
br\ tp.) 

i« Préparé par la calcina tion ; Crocus «o- 
/m, (w. sp. ) 

I 

:^ Or pur une partie. 

Mercure six parties. 

Faites un amalgame, triturez-le avec le 
double de soufre, calcinez le tout jusqu'à ce 
qu'il ne reste plus ni soufre ni mercure , et 

?ue l'or soit converti en une poudre brune. 

r^Nitre purifié dix onces. 

Alun huit onces. 

Sel de cuisine .... cinq onces. 

Feuilles d'or . . . une demi-once. 
Triturez jusqu'à extinction de l'or , faites 
dissoudre dans de l'eau de chaux , verses de 
l'huile de tartre par défaillance dans la U- 
oueur, lavez bien, avec de l'eau chaude , 
1 or qui se précipite , et calcinez-le dans on 
creuset, jusqu'à ce qu'il prenne une couleur 
violette, (sp.) 

Le Crocus sotis est du deutozide d'or , 
selon les uns, et seulement de l'or très divisé 
suivant les autres. 

a* Préparé par précipitation an moyen 
de b potasse, (f**. fc. han. bo. 6r*.) 

:^ Or divisé à volonté. 

Eau légale . . quantité suffisante 

Sour dissoudre le métaL Étendez la solution 
e douze parties d'eau , et ajoutez-y assez de 
potasse caustique liquide pour que celle-ci 
soit légèrement en excès ; Uvez et faîtes sé- 
cher le précipité, (han. ) 

f*. bo. et br*, prescrivent du sous-carbo- 
nate de potasse. 
Le produit parait ^tre un mélange de per- 



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ORANGEB. 



«»7 



oiide d'or, d'onte de p otaste et d'or mé- 

tslIJqQe. 

3* Préparé par précipitation au moyen 
de l'étaio ; Pourpre de Cassiut. Stannate icr. 
TM.hr\) 

, ^GUonired'or un gros. 

I Eaudiitiliée .... deux once«. 
Fiitei diasoudrt , et rersez peu à peu dans 

la diMolutioo 

Proto-hydrochlorate d'étain dis- 
lOBS dana quatre parties d'eau , 

quantité suffisante , 
^ jttsqn'à ce qu'il ne se produise plus de 
précipité. Laves et faites sécher celui-ci. 
I Dose, depuis uo demi-grain jusqu'à un 
enlo, progressÎTement , eu fiictious sur la 
I langue : depuis un vingtième de grain jus- 
I qu'a an grain entier, par degrés, à l'in- 
tcrwor. 

rAVAC^B DB K0*llKllAaH. 

A»wa horizontale Zwlngeri, Panacea 
Kommaunt, (sp.) 

3CCrocu8 lolis deux gros. 

Cinabre d'antimoine, une demi-once. 

Huile essentielle de cannelle , • 

trois gouttes. 
Triturez ensemble* 

COIHB DB CBtF OOl^B. . 

Oornu eervi uuratum» l'P') 

2^ Crocus «olis . . . quatre scrupules. 

Corne de cerf préparée phiiosophiqi^e- 

ment une once. 

NTériicx ensemble. —Réputée jadis su- 
*«fiqoe, cordiale, et employée comme 
'elle dans U tariole et les 6èf ft» malignes.— 

pwimaDn est tombé dans une grave erreur, 
^«le de refuser toute espèce d'action aux 
P'cparatioos auriGques , ou d'attribuer leur 
JcUntéaux substances qui y accompagnent 

nujiMS roioAHrfif. ( 60. pie. ) 

^Oxide d'or précipité par la potasse , 

six grains. 

Extrait de thymelée . . deux gros. 

Faites aoiiante pilules. — Conseillées par 

^««eiiien. — Dose, une d'abord, en aug- 

!^'*'*' P«tt * peu jusqu'à sept et huit par 

ORATE D'AMMONIAQUE. 

'wifwniararfV. Or fulminant; J arum fui- 
»u«u, Oxydum auri ammaniatum , Auri' 
««m ammoniaciB, ( b*. br. w. sp. tw*, cm.) 

^^'^"«•* deux gros. 

««régale une once. 

'crsii; ptfn à peu daus la dissolution 



Ammoniaque liquide, 

quantité suffisante,' 
c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il ne se fasse plus 
de précipité. Lavez celui-ci à plusieurs re- 
prises , avec de l'eau distillée , et fiiitee-le 
sécher à une très douce chaleur. 

Diaphorétique. — Dose , trois à six grains. 

GOUTTBS DU OÉrAbAL LA HOXÏB. {fp.} 

^ Or fulminant un gros. 

Acide nitrique . • . deux onces. 

Ajouter à la solution 

Alcool rectifié . . trente-deux onces. 
Laissez en digestion pendant uo mois. 
baumb d'ob. (vm. ) 

!)( Or Fulminant .... une partie. 
Ihiile de genièvre . . quatre parties. 
Faites disstradre sur le bain de sable* 

riUJLBS d'ob FULMlIlAirV. (b*.)- 

If Rhubarbe choisie . ' . . deux gros. 
Mercure doui, 
Or fulminant, 
Extrait de sciUe , 

de chaque .... un demi-gAis. - 
Rob de genièvre, quantité suffisante. 

Faites des |>itules d'un à deux grains. ^ 
On en donne une à deux, suivant l'Ige, 
toutes les denxlieurea« jusqu'à ^0 qu*il sur- 
vienne %^is déjections alvints par jour. 
Plenciz les vantait dans les tumeurs glandu- 
leuses consécutives à la searlatine. 

PlLULBS SOLAIBBH. • 

Pilutéb solaret. (w. ) 

:^ Extrait aqueux d'opium , une once. 

Aloès soccotrio , 

Myrrhe rouge , 

Safran , 

Antimoine diaphorétique , 

Sel volatil de corne de cerf, 

Trochisqued de vipère , 

Or fulminant, de chaque , un gros. 

Huile de girofle , cinquante gouttes. 
Faites de petites pirules. — Dose , un à 
trois grains. — Ces pilules étaient regardées 
comme anodines et sudorifiques. 

ORiINGEB. 

eu rus Aurantium 9 L. 

P0m«raHt« {AU\\ aranget {An.)\, /WBi«rane.|B.); jmruk mani» 
(B«.); •«•« {C«.); ei^-fam lCo.)\pann*k dodang (Cy.): p«m«- 
ranU iD.)\ Hârimghiê (Ou*.)» naranjo (£.); narwgt^na- 
riri-t (H/.}; om>jt iïïo.) ; arando (1.)', fntmp [J.Ujfuk- 
Ugi [Ja.)\ tàku limbm {Muh.Ujrroe mâ»UiMmL)i pommraues. 
(P».), lannjtrm {Por,h nagammga {Sti.)i ponuranê {5».); 
kiehita pit/dun. roUungi» pullmn [Tam.)\ kkhidit pundu 
(T.».}. 

a. ani. aoi». an. b^ h*, be. lir. d. du. f. td. f. Ce. flf. C Tu. 



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^i8 ORANGER. 



fU ham. ban. be. li. to. «. p. po. pp. pr. r. s. au. 
w. wu. ww. a. kt. kr. e. g. m. pa. ptd. $p. t. 

Arbre (polyadelphie icosandrîc , L. ; au- 
rantiacées, J.) ori^naire de l'Asie, (fig, 
Zorn, /c. pi, t. igS.) 

On emploie les !«ailles, les fleors et les 
fruits. 

Les feuilles (fuUa Aurantii) sonl ovales, 
oblongaes, aiguës, lisses, luisantes, légère- 
, nient crénelées sur les bords , d'un vert 
foncé , et portées sur nn pétiole ailé. On les 
Ff garde comme antispasmodiques, et on les 
administre dans les convulsions, parfois aussi 
dans l'épiiepsie. 

Les fleurs (flores Auraniiorum s, Naphm) 
•se composent de cinq pétales blancs, alon- 
«éa» carénés, succulens, d'une saveuramère. 
On leur attribue les mêmes propriétés qu'aux 
feuilles. 

Les fruits portent le nom d'Orange; on les 
emphoie : 

i" Avant leor maturité (fruetus viridet 
$, immaiurt AuranUorwn ; Poma s, Mala im~ 
malaraaurantiorum, Aurantia eurassavica). 
Alors ils varient en grosseur, depuis celte 
dlun pois jusqu'à celle d'une cerise, sont 
d'un vert brun ou noirâtre, nn peu ridés , 
et ont une odeur agréable, une saveur aro- 
matique , très amèr<*. Ils figurent parmi les 
«tOmachiques» 

3« Après leur maturité (ma/a Auraniia 
malura s. Hkpaimuia ,. Auramia H'upatensia, 
Poma auraniiorum ). Ce sont des bùesj^Iobu- 
leuses', couvertes d'une éoorce litfse, pics 
mkite qu'époisao» d'un beau jaune safrané, 
qui recouvre uAo polplfc formée par un as- 
semblage de vésicules d'un blanc jannàtre, 
pleines d'un suc doux, sucré, et distribuées 
en huit ou dix loges poljrspcrmes. Ce suc est 
rafraîchissant et fort agréable au Mftt. 

On emploie aussi VEeorre sèche aes oranges 
(eortices Aurtoitiorum s; eorlieei Cttrassaven- 
sm), qui est d'un^aune brun, quelquefois 
verdfttre , de moitié plus grande, mais infi* 
niment plus mince que l'écorce ordinaire, 
et qui contient moins de substance blanche. 
Bile a une odeur agréable, et une saveur 
amère, mais qui plaît au go^. Dépouillée de 
4a partie blanche {albedo Aurantiorum) , 
qui est inerte , inodore et insipide , elle 
prend le nom do Zett d'orange (flavedo cor- 
iieum aurantioritm ). C'est un excitant et un 
stomachique très fréquemment employé. 

§ i. prbpabatiohs qui contiennent 
quelqu'une des fartibs usitées de 

L^OBANGtBy TELLES QUE Là NATURE 
NOUS LES OFFRE, OU A lEU PRES. 

BSPàCBS Riaviiiis. (fu.) 

^ Feuilles d'oranger , 

Sommités de millefeuille. 



Herbes de serpolet , 
Fleurs de camomille , 

de chaque deux gros. 

Semences de fenouil. • . un gro^. 
Coupez et mêlez. — Antispasmodique , 
nervin , carminalif. 

GOiisiaVB oa flxuis d'oiaugih* 
Comerva florum auraniitrum, ( f. sa. ) 

^Pétales mondés de fleurs d'oranger, 

une livre. 
Sucre cuit à la plume. . ' trois livres. 
Conservez dans un endroit un peu chaud. 

f. prescrit de faire blanchir les pétales 
dans l'eau bouilfanté~, puis bouillir dans du 
sirop de sucre (3o degrés), jusqu'à ce 
qu'ils aient perdu leur humidité , et de les 
faire sécher. 

cûHSiavB D'icoacB d'obabcb. 
Cimserva cortiettm auraniiorum, ( am. du. f. 

g. lo. p. pa. su. w. e. pid. vm. ) 

^ Écorce fraîche d'orange râpée , 

une paitie. 
Sucre blanc. . . . trois parties. 

Broyez ensemble dans un mortier dé 
marbre, avec un pilon de bois, (am.du.g, 
lo.c.) 

vm. donne te même procédé , mais pres- 
crit , dans un endroit » les mêmea doses , 
dans un autre , deux parties d'écorce et une 
de Mcre; — p. veut qu'on broie ensemble 
deux parties ae sucre et une d'écorce. 

Of, Écorce fraîche d'orange , à volonté. 

Faites-la bouillir un peu dans de 
l'eau , pour la ramollir, puis égontler 
sur un tamis renversé , après avoir en- 
levé tout le blanc , et versez dessus 

Sucre cuit à la plume , 

quantité suflîsante . 
pour la couvrir d'un travers de doigt, (pa. 
su. w. pid. ) 

f. prescrit de faire blanchir l'écorce dans 
l'eau bouillante, puis cuire dans du sirop de 
sucre (S6 degrés), jusqu'à consomption de 
l'humidité. 

GOirsBBVB d'obahob. 
Conserva aaranîii. (sa.) 

7C Pulpe d'orange avec l'écorce , 

deux livrée* 

Sucre blanc trois livres. 

Distillez l'écorce an bain-marie , tirez en- 
viron deux onces d'éau , et mettez-les à 
part ; faites cuire ensuite l'écorce , avec la 
, pulpe, dans suffisante quantité d'eau, pas- 
I sez à travers un tamis , mClez avec le sucre 
- clariflé d<ns la décoction , réduisez en con- 



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ORANGBR. 



ai9 



«Mtanre d'éleetoaîre, pais faites cuire coi» 
Tenableneiit «ar uo feu doux, en «lout^nt 
Teatt distillée d'abord. 

AUCTCAIM flXOMACBIQOB. ( M. J 

If Écorce d'orange sèct^e » 
Racine de galanga , 

de roseaa aromatique «. 

— de zédoaire, 

de chaque. • . une demi-once. 
Sirop de sucro. . quantité suffisante* 

OPIAT BB BOGCAMOBI. ( pie, ) 

^Conserve de racine de panicaut , 

— — d'orchis, 

— de marrube » 

de chaque. , • • , une dnce. 
Ecoroe d'oraoge &on6te. . six gros. 
Noix confite. . . . j . . n<» i. 
Confection alkermèff» une demi-^ace. 
Ambre gris. ... « un scrupule. 

Musc un demi-scrupule. 

Sirop d'écorce de citron, 

auantité suffisante. 
, IqUdus diurnes et 
aoctnmes. — Dose , un gros , trois fuit par 



S II. FB*F1BAT10HS QUI HB CONtlEH' 
]fC9T QVB LES PRIVC1PE8 ACTIFS DES 
DITBftSES FIETIBS ITSItAbS DB I^'o- 
lAlIGSB. 

,* 

A. Extradion par des moyens ptàre^ 
ment mécaniques. 

suc d'oiabgb. 
Smecuscurtantiorum. (d. e. f. fu. s. sa.) 

Sporanges mûres. ... à volonté. 

Éxprimex le suc , laissez en repos pendant 
quelques jours» décantez et conservez dans 
des bouteilles à long col , sous une coucbc 
d'huile. 

SIBOP BK soc B^OBANOB. 

Sjrupuê (U aurantiU t. suceo aurantiorunu 
( ams. f. ) 

^ Sàe dépuré et filtré d'orange , 

deux livres. 
Sucre blanc. . trois livres et demie. 

Faites fondre à une douce chaleur, et aro- 
matises avec l'oléO'Sucre d'orange, (f. ) 

t indique cette formule pour le sirop d'o- 
noge douce et pour celui d'orange amérc. 

Tf, Soc déparé d'ozange , seize onces. 
Sucre pur. . deux livres et demie. 
Faites uo sirop sans cuisson, (ams.) 

BOIU lUfBBXIBLLB b'AcOBCB b'OBAIIGB. 

HvUùde iergamoU ; OUam eopprettum cor- 



tteU flavi fruclus ckri auranlii , Oleum 
naphw, 

i« Telle qu^on là trouve daàs le com- 
merce. (d«o. pr.s.su.) 

a» Préparée exprès, (f. fu. pid-tw. ) 
^Oranges. . . • . , à'Volonté* 
Râpez le zest, en ménageant le blanc , en- 
i fermez dans un sac, soumettez à ki presse « 
recevez dans un vase cylindrique Tç liquide 
qul.6e partage en dçifx portions, et i^cneil- 
lez la couche supélitiiirc à l'aide d'un cha- 
lumeau «de paille ou d'un petit' si pho«. 

Stimulant , nervin , ^ntispafinodiqucr — 
Dose I une ddusaine de gouttes. 

OLiO-SOCBB d'OBAUGB. 

Oltosaecharum auranlii, ( a. V* '•JP'i* ^* V* 

fW.)' 

:^ Sucre blanc. ..... use once. 

Hyile essentielle d'orange , 

^ix gouttas. 

Triturez ensemble. ('/>.) 
su^. prescrit un gros de 9Ucre et une à <^ox 
' gouttes d'haile ; — a.br.f«pa. et w. Veujent 

3u'on f rôtie un mprcean de sucre sur l'écofce 
'ifne orange fraîche, et que quand il est 
bien imbibé d'huile, on le pulvérise. C'est 
VEiunce d'orange sèche, 

B. Extraction par la distillation. 

HOILB BSSBlItlBLLk b'oBARGB. 

OUum auraniii œtherettm, ^Uierotéitm ai*' 
rantti. (ams. au. b. be. br. f. fu. haiv. o. 
pa. po. pr.j. s. sa. w. sw. ) 

^ Écorce fraîche d'orange , à volonté. 
Eau pure. . . quantité sdffisante. 

Distillez. ( ams.'b. be. br. pa. w. r. sa. ) 
sw. prescrit une partie d'écorce et quatre 
d'eau ; — an. trois d'écorce et dix d'eau ; — 
fu. une d'écorce et six d'eau ; — f. cinq d'é- 
corce et sept d'eau ; — ' ban. o. po. pt. et s* 
une d'écorce et huit d'eau. 

^ Fleurs d'oranger , vingt-cinq parties.- 
Eau de fontaine , 

soixante et quinze parties. 
Sel de cuisine. . . . trois parties. 
Distillez. ( sa. ) 

f. prescrit cinq parties de fleurs et sepS 
d'eau, san« sel; — sw, une de fleurs ck 
quatre d'eau , également sans sel. 

BiU BB FBUILLBS d'oBARGBR. (b.bc. Vin.) 

If Feuilles fraîches d'oranger, 

une partie. 

Bau neuf parties.. 

Distillez trois pai ties. 



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OBANGER. 



■Ali d'Agobc» d'oiahos. 
AiftttL eortieum aurantiorum, (am. ams. b. be. 
' br.e.ed. li.8«TV.(f.] 

■S^Écorce d'orange. . . • a ae livre. 

Eau quantité suffisante 

pour éviter rempyreume ; après vîngt-qua- 
tre heures #e macération , distillez dix livres, 
(ams.b.bc.} 

am.ed.^tc. donnent la même formule, 
mais veulent qu'en ajoute cinq onces d'eau- 
dc-vie au produit; — br, etyr, prescrivent 
une partie d'écorce et qy>PC d'eau ; distillez 
dcu^ parties ;^— e. «ne partie d'écorcc et six 
d'eau t distilkt trois parties ; -^ s. une partie 
d'écorce «t douze d*eani ; disttUez nein/par- 
ties. 

^ lÈo^rce franche d'oran^ , uim^ livre. 

. Renferniez-ra dans un sac suspendu 
an milieu d'une cucurbit<; contenant 

Ean. ' . . . . . . .six livres, 

de manière qy'il ne puisse pas touchef le Û- 
quîde , et distillez deux livres, (b. ) 

■AD OB FIAMS D'otAMGBB. 

Aqua fWrum eUrif-^âurantiVâ. aurantii t. na^ 
phtB i, florum naph/B* (|i.ams.an.b.ba. 
be.'d. e. f.Te. fi. fti. han. lie. o. p. pa. po.pr. 
s. sa. su. vru. hr, put. np. um,) 

If Fleurs d'oranger fraîches, 

^ ^ trois parties. 

Bflu. . ' . . quantité suffisante. 

DistiÛez six partits. (su.) 

Ê prescrit six parties de fleurs et qutintSté 
santé d'e^fu ; distillez huit parties ; — o. 
dent parties de fleurs et suffisante quantité 
d'eau ; distillez douze parties ; — ams. une 

Sartie de fleurs et suffisante quantité d'eaif ; 
istillezdix partie-s; — a. f. pa. et sa. une 
Sat-tie de fleurs et quatre deau; distillez 
eux parties ; — an. une partie de fleurs et 
cinq d'eau ; distillez quatre parties ; — b. be. 
fe. ne. et pid, trois parties de fleurs et seize 
d'eau ; distillez huit parties ; — ba. une par- 
tic de Heurs et neuf d'eau ; distillez cinq 
parties ; — vm. une partie de fleurs et douzr 
d'eau; distillez trois parties; — fi. une par- 
tie de fleurs salées et assez d'eau pour éviter 
l'erapyreume ; — wu. une partie de fleurs 
balées et quatre d'eau ; ^ d. et s. une partie 
dti fleurs salées et six d'eau ; distillez trois 
parties. 

^ Fleurs fraîches d'oranger , 

trois livres. 

Eau douze livres. 

n enfermez les fleurs dans un sac suspendu 
au milieu de la cucurbite , afin que l'eau ne 
pu use pas y toucher, et distillez six livres. 

e. prcjscril de faire macérer pendant dcnx 



JQ|irs seize livres de fleurs dans quarante 
d'eau , de dibtilter vingt livres, et cTc jouter 
au produit une once d'eau»de-vie. 

S^Fletvs fraîches d'oranger, 

. deux livres. 

Sous-carbonaté de potasse, une once. 
Ead quantité suffisante. 

Distillez dix livres, (han. po. pr.) 

sw, prescrit quatre parties de fleurs, une 

de sel commun , et suffisante quantité d'eau; 

distillez vingt partie* ; — br. trois parties de 

fleurs et quinze d'eau légèrement salée ; dla* 

tillez huit parties. 

SIBOt DB PLBCBS d'oBAHOBB. 

Syrupus florum ciiri auraniu s. flatum au- 
rantii t. dt floribug aurûniiantm s. tmpbœ . 
(ba. f. han. o. po. pr. tw. vm.) 

:^Eau distillée de fleurs d'oranger, 

deux livres. 
Sucre blanc. . . . quatre livret». 

Faites dissoudre dans un vase clos, (f.) 

han. o. po. et pr. prescrivent dix onces 
d'eau distiUée et «ne livre et demie de sucfp 
blanc; — vm. quatre parties d'eau distillée et 
sept et demie de sucae ; — ba. une partie 
d'eau et deux de sucre , pour faire un sirop , 
auquel on ajoute , après le refroidissement , 
un ditième de j>artie d'eau distillée ; — sw. 
dix dnces d'eau distiBée et une livre et de- 
mie de sucre blanc. 

vm. donne sous lo nom de Sirop de capii- 
Udre, un sirop de fleurs d'orangar dont voici 
la formule : 

!y Eau de fleurs d'oranger, une paitic. 
Sucre candi blanc , 

trente-deux parties. 

Faites brunir, dans une bassine de cui- 
vre , un trentième du sucre ; ajoutez ensuite 
le reste et un poids égal d'eau ; faites dis- 
soudre * froid, clarifiez, évaporei en con- 
sistance de sirop épais , et quand celui-ci est 
presque refroidi , ajoutez l'eau distillée. 

ba. indique aussi . pour remplacer le sirop 
de capillaire, et sous le nom de Syruputtae- 
eharinns cam aquanapha, une préparation 
qui consiste à ajouter au sirop commun non 
encore refroidi de l'eau de fleurs d'oranger , 
un dixième de l'eau commune qu'on a em- 
. ployée.' 

bspbit d'iîcobcb d'obabgb. 
Aqua eortieum aurantiorum alcohoiica s. spiri- 

tuota s» vinota, Spiritus auiwttiorum abs- 

îractitius, (ams. be. br. d.e.f. fu. li. pa. 

r.s.sa.sn.v?.} 

y Écorce fraîche d'orange , une partie. 

Vin blanc buît parties. 

Après suffisante infusion , distillez la nooi- 
tié. (c. wu ) 



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0RAN6BA. 



3C Écorce Jf raichc d'orange, 

une partie. 
Eao-de-vie (lo degt*és), d«ux parties. 
I Faîtes digérer pendant deux jours , et dU- 
tillex an esprit marquant dix degrés, (ams. 
be.) 

I so. preanit une partie d'écorce et trois 
d'alcool ; distillez deux parties ; -^ U. et s. 
one partie d'écorce et quatre d'alcool ; — 
r. une partie d'écorce et cinq d'alcool; — 
Fa. une partie d'écorce et sept d'ean-de-vie ; 
distilles aaatre parties ; — br. une partie et 
demie d'écorce et huit d'alcool: 

^'Écorce d'orange, 

uiie partie et demie. 

Alcool bnit parties. 

Eaa. ...... deux parties. 

Distillez hait parties, étendez le produit 
d'raa de Ibotaine , et édalcore»-le avec du 
locre. (d. pa. w.) 
I r. prescrit une partie d'écorce, quatre 
d'eaa> de-vie ( sa degrés ) el deait o'eaa ; 
distillez quatre parties; — e. trois parties 
d'écorce , quatre d'alcool et six d'e»u ; dis- 
tillez trois parties. 

■ÀQ CASMIRiTlVI. {tp,) 

^ Écorce fraîche de citron , 

d'orange, 

de chaque. . . • deux onresi 
SooB-carbonate de potasse, 

un gros. 
VindeTokay. . Tingt-quatreonces, 
après quelques jonrK d'infusion, dis- 
tjllrz et ajoutez au produit 

Jnlep rosat une once. 

C. Extraclion par les corps gms. 



PcmuÊtum flotum naphm, (Tt, n. wu.) 

7p A songe de porc. . . cinq livres. 
Graisse de mouton. . huit onces. 
Flenrs d'oranger fraîches , dix livres. 

Tenez la graisse en fusion pendant 
trois heares avec le tiers des fleurs, ex- 



crimes ensuite , et répéter l'opération 
dcas fob avec lerdeux autres tiers des 
S'urs; lavez la graisse avec de l'eau pure 
d'abord, puis avec de l'eau de fleurs 
'l'ofaoger, et ajoutez y 

Amidon. dix onces. 

on Alun cinq onces. 

Au bout de trois fours, foites fondre la 
masse au bain-marie, laissez la liqueur dé- 
poser , et décantcz-la. (fe.) 

:^ Asooge de porc. . . cinq livres. 
Fleurs fraîches d'oranger , six livres. 
Après deux heures de digestion au 



baiu-marie, ^ssez en exprimant, et 
laîttfez refroKiir: répète» l'opération 
trois fois de suite , la aerniëre avec qua* 
tre onces seulement de fleurs , et lavez 
enfln la graisse avec 

Eau de fleurs d'oranger, huit once». 
Conservez, (w, wu.) ' 

!>. Extraction par Veau. 

■ZTSAiT AQDBOZ D'ccoacB o'oaàNcx. ( ams. 
br. li.) 

If Écorce d'orange coupée ^ une livre. 
Bau de fontaine. ... six livres. 

Faites digérez pendant quatre jours dans 
un endroit chaud, puis bouillir un peu; 
passez en exprimant^ et évaporez la colatufo 
jusqu'en coasistaoce d'extrait, (br.u.) 

^ Écorce d*orange »éche. . one livre. 
Eau vingt Mvres. 

Réduisez celle-ci à mpitié par l'ébullition, 
et passez i faites encore bouillir ie réskin 
avec quinze livres d'eau, et réduisez de 
n^éme à moitié; jnêlez les dCim liqueurs, 
laissez Imposer , décantez et évaporez con- 
venablement (ams.) 

iLixia AMZa. 
Eluoir amatùm aquotum, {au») 

^Extrait d^écorce d'orange, 

trois gros. 
Eau de cannelle, 
puie, de chaque. . trois onces. 

Dose, une cuillerée toutes les <leux heu- 
res. 

BXTSAiT DB sattLeas D'oasaczB.- 

Exlraclum fotiaram cUri auraniu, (an.) 

:^ Feuilles fraksbes d'oraoger, 

deux li VI es» 
l^u commune. . . . dix livres. 
Faites bouillir pendant un quart d'beurc ; 
passez et décsntëz la décoction , puis faites 
évaporer jusqu'en consistance d'extrait. 

isrosios SB rautiAss d'obsmobs. 
înfutum fhliorum attNtnOorum, l(lb*. ra.) . 



y Feuilles d'oranger. 
Eau bouillante. . 



deik grof. 
deux -livres. 



Faites infuser p<^dant un quart d'heure 
et passez. 

Aromatique légèremeQt amer, que l'on 
regarde aussi comme antispasmodique. 

isrosios a'icoacB d'obangb courosiz.^ 

Tnfuium auraniu eompotitum. (b*. lo.su. c.) 

:5c Écorce sèche d'orange. . deux gros. 
fraîche de citron. . un gros. 



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OtlANGEti. 



Gloas de girofle écnu|^, 

HD (Icioi-gro». 
£an bonlllanlc. « . • huit once«. 

Faîrcs digérer peodaot un quart d'heure , 
dans un vase couvert, et passez. 

Amer , aromatique, excitant , carminatif, 
que l'on conseille dans Tanorexie et la lan- 
gueur de l'estomac. -^ Dose , une k quatre 
onces , deux à quatre fois par jour. 

DicOCTIOlf Dl FBDILLIS d'OXARGM. 

Decoetum fotiorum aurantii. ( h*, au, ) 
:^ Feuilles d'branger. . quatre gros. 
Eau commune. . . • une livre. 
Faites bouillir et réduire de moitié* (b*.] 
au, prescrit quatorze gros de feuilles, 
^ngt onces d'eau , deu^ ou troL< heures d'é- 
. bulliliot), et l'addition d'une suQisante quan- 
tité de sucre à la colature.' 

Excitant , nervin , à prendre le matin , en 
une seule fois. 

DiCpCTIOR i>^iGoaci s'oaiRGi. 
Decoetum ad meirorrhagiam, (fw.) 

* :^Écorce d'orangcf n* 8. 

Eau • #lx livres. 

Faites réduire à deux livres par l'ébulii- 
tion et passez. 

Dose » troifftMices , trois ou «piatre fois par 
jour, en ajom^nl à chaque prise huit gout- 
ter ^'éthcr siiifurique. 

siaop AQDiox D*i«OBCi o'oRAiiaa. 

Syrupus eorticum aurantiorum s, eogUcU 
citrl aurantii, ( am. ams. an. b. be. d..du. 
e. éd. f. fi. g. lo. p. su. vru. e, sw. vm. ) 
^ Z^at dérange fraii. • .cinq onces. 
Eau bouillante. . • . deux livres. 
Faites infuser, pendant douze heures, 
dans un vase couvert; passez sans expri> 
mer , fJtrez et ajoutez k Ja liqueur 

Sucre. ...... le double. 

Faites un sirop an bain-marie. (f.) 

Cette formule présente de nombreuses 
variaptes. Deux onces d'écorce, une pinte 
d'eau , douze heures de macération , ettrois 
livres dç sucre (lp.)| *^ tiois onces d'écorce, 
une livi;p et demie d'eau , et trois livres de 
aucre (<?d.); — huit onces d'écorce, six 
livres d'eau, et vingt-neuf onces de sucre 
(p.) ; — uoe demi-livre d'écorce, trois iivrea 
d'eau , douze heures d'infusion , et six livres 
de sucre (wu.); — 4ix onces d'écorce, trois 
livres d'eau, dcu^ ou trois jours d'inrusion, 
et quatre livres de sucre {sw.) ; — huit onces 
d'écorce , deux livres d'eau , six heures d'in- 
fusion, et quatre livres de sucre (d.); — 
une demi-livre d'écorce, trois livres d'eau, 
deux jours d'infusion , et suffisante quantité 
de sacre (fi. suv); — huitoDces d'écorce, six 



livres d'eau , dooxe heures d^iufusloD , et 
viogt-ocnf onces de sucre (du.) i — quatre 
ooées d'écorce, deux livret d'eau, douze 
heures de macération , et quatre livret de 
tucro. (g.) 

Tf. Écorce extérieure d'orange fraîche , 
une demi-livre. 

Ea«pure cinq livres. 

Faites macérer pendant douze heu- 
rea; ensuite distillez de la liqueur 9 

. . quatre livres, 

et faites -y fondre 

Sucre blanc huit onces. 

Au résidu exprimé et passé , ajoutez 
Sucre- blanc , 

deux livres et quatre oocet. 
Faites cnire jusqu'en consistance desiiop. 
Mêlez loe deux sirops, aprèa le refioidia- 
sement. (ams.) 

on. pretorit de faice macérer une livre 
d'écoroo daoa suffisante quantité d'eau , 
pendant vingt-quatre heures, de distiller 
ensuite quarante-huit oncet du liquide , de 
dissoudre dans celui-ci quatre livres de 
sucre , d'ajouter quatre livres de sucre à la 
liqueur exprimée du résidu, de clarifier, puis 
de cuire jusqu'en consistance sirupeuse, 
et de mêler les deux sirops , après le refroi- 
dissement; — be. de faire digérer, pendant 
vingt-quatre heures, dit onces dexett dans 
quatre livres d'eau , de distiller ensuite trois 
onces de liquide , de faire di«soudre six 
onces du sucre dans celui-ci, d'ajouter deux 
livres et demie do soo à la liqueur exprimée 
du résidu et passée, de faire un sirop à une 
douce cfalileur, et de méter ensemole les 
deux sirops , «prés le refroidissement. 

^f Eau d'écorce d'oraoge. . une livre. 
Zett frais d'orange. . quatre onces. 
Faites digérer pendant deux heurea, 
dans un vase couvert, passez et ajoutez 
Sirop commun cuit à la plnme , 

deux livret. 
Mfile^B à uoe douce chaleur et potoez. 
(e.) 

^ Ra tissure d'écorce d'orange , 

deux parties. 
Sucre blanc. . . . deux parties. 
Broyez ensemble, et avec 

Gomme arabique. . . une partie, 
réduises en mucilage avec 

£au« .... suffisante quantité. 
Ajoutez ensuite assez d'eau pour faire 
une émulsion ; paiisez au blanchet et 
mêlei avec 

Sirop commun très cuit, 

quatre-vingt-seize parties. 



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ORA]f«EB. 



Panel ^ travers une éCamiDe claire. 

DicocTiov naviiiB. 
Deeoctum neruinum» (ta,) 



If Feuille» d'oranger. 
Eaa de fontaine. . 



• . SIX gros. 
. quatre liv-res. 
Faites réduire par rébuUition à une 
Urre et demie , et ajoutez 
Sirop de menthe crépue » 

de rue » de chaque » six gros. 

Mêlez bien. 

£. Extinction par P éiher» 

TliHTUaa PHYSAGOGOB. 

Timetura aurantiorum œtherea. (b*. au.) 

:3f Oranges Tertes. ... à Tolonté. 
Éther muriatiqae, quantité snflBMute. 

Faites digérer lentement, exprimez, et 
filtrex rapidement à une basse tempéra- 
tnre. 

Excitant. — l>osc» quarante k soi|antc 
fottttes. 

F. Extraction par le vin. 

▼IN o'icoacB d'obahob. 
Etteniia eoriieum auranikrum vinota, (br. 

:^lftcorce d'orange sèche, trois onces. 
Vin d'Espagne. . une livre et demie. 

Faites macérer pendant deux jours , pas- 
sez et filtrez. 

Stimulant, tonique » stomachique, car- 
miaatif. — Dose, une demi-once à une once. 

siBOF Tnisoi o'iooiGB D-oBARGB. (ba. br. 
ban. he. o. pa. po. pr. sa. w. put,) 

If Écorce extérieure d*onoge , 

une demi4iTre. 
Boo vin •blanc. . uue livre et demie. 
Faites digérer à une dooce chaleur, 
dans un vase couvert, pendant vingt- 
quatre heures ; passez en exprimant un 
peu ; ajoutez 

Sirop commun , une livre et demie. 
Faites cuire en consistance de sirop, 
et ajoutes â celui-ci, quand il n'est plus 
que tièdet 

Huile essentielle d'orange triturée 
avec un peu de sucre , 

quinze gonttes. 

Conserves, (ta.) 

^Écorre d'orange débarrassée du 
blanc deux onces. 



Vin bUwc généreux. . deux livres. 
Faites macérer, pendant vingt-qua- 
tre heures , dans un lieu chaud et un 
vase couvert; décantez, filtrez, ajou- 
tez ' 

Sirop commun, cuit i la plume, 

MAI f 'j X **®"* livres. 

Mêlez, {put,) 

Les proportions de cette formule varient 
beaucoup ; — quatre onces d'écorce , une 
hvrede vin blanc, vingt-quarre heures de 
macération, et dix-huit onces de sucre (w.); 
— six onces d'écorce, une livre de vin, et dix- 
huit onces de sirop (pa.) ;— quatre onces 
d écorce , deux livres et demie de vin , et 
trois Uvres de sucre (ban. ) ; - deux onces 
d écorce, vingt de vin, et deux livres de 
Sirop (he.) ; — ouatre onces d'écorce, deux 
hvres et demie de vin, deux jours de diges- 
tion, et,pour vinçt et une onces de colature, 
trois hvres de sucre (pr.); — quatre onces 
d écorce, deux livres de vin blanc , deux 
jours de macération, et trois livres de sUQie 
ponr vingt onces de colature (o. po.) ;— une 
partie d'écorce, douze de vin , douze heures 
de digestion, et une partie et demie de sucro 
pour une de colature (ba. br. ) ; ^ six par- 
tics d'écorce, dix huit de vin , vinglquatre 
heures de digestion, et vingt onces de sucre 
cuit à la plume (fu.) ; — deux parties d'é- 
corce, dix-huit de vin, un jour de diges- 
tion , et dix huit parties de sucre cuit a la 
plume (U.). 

VIH AJfTIlCTltaïQUB. (ca.) 

:^ Bigarades 

Safran 

Vin blanc généreux . . deux livre»! 
Faites macérer suffisamment^ 
Dose, quatre cuUlerées à bouche le irfa- 
tin, et autant, une heure avant le dîner • 
vers la fin de l'ictère. 

viK D'icoacB d'obaitgb coMposi. 
rin tf extraits, Élixir balsamique, Étixir 
viscéral ; Finum aurantiorum composUtim , 
^uxttr balsamieum. ( ams. an . b. ba. be br 
e. r.'fu. g. han. he. ii. s. v- tp. pid, vnù) 
If Écorce fratche d'orange , 

v j*n "°* demi-<îbce. 

Vin d Espagne. . . . deux livres. 
Faites macérer pendant deux Jours 
passez en exprimant, et délayez dans 
la colature 

Esirtit de chardon-bénit , 

de •atcarille, 

de petite centaurée , 

de gentiane, 

— - — . •qiï^ux de mjrrhe, 

„ de chaque deux gros. 

Passez encore, (f.) 



> . n*a. 
un gros. 



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aai 



ORâK^GER. 



^ Éoorce d'orange amèrc , fOatrt ooces. 

Extrait d'ab^iothe , 

de chardon-béoit, 

de petite centaurée, 

de gentiane , 

de chaque. • . . • une once. 

Vio de bonne aualité , deux livres. 

Esprit d'écorce d orange , devx once». 
Faites infuser pendant trois jours, et fiU 
trex. ( br. e. n . ) 

^ Extrait de gentiane , 
Écorce é*orange , 

dechaaue .... deux onces. 

Vin du Rhin une livre. 

Esprit de mélisse. '. . . une once, 
^près trois jours d'infusion , exprimez et 
tilti«z. (fn. ) 

^ écorce d'orange fraîche , 

une once et demie. 
Vin d'Espagne, vingt-quatre onces. 
Après suffisante macération à froid, 
faites dissoudre dans la colature 

Extrait de gentiane. . . une once. 
Filtrez, (s/^.) 

^ icorce dVirange fraîche , 

une demi - once. 
- Racine de gentiane, 

une once et demie. 
' Vin de Madère , vingt-quatre onces. 
Faites macérer à froid pendant plusieurs 
jours, et filtrez, (vm.) 

^* Écorce d'orange. . . deux onces. 
, Racine de roseau aromatiqae, 

une once. 

' Vin blanc deux livres. 

Faites digfferer pendant fingi -quatre 
heUces , et ajoutez à la colature 
Extrait de trèfle d'eau , 
^ — • — âe gentiane, 

de chaque une once. 

aqueux de myrrhe , deux gros. 

Filtres la solution, (he.) 

li. prescrit deux onces d'écorce d'orange , 
deux livres de vin d'Espagne , une ouce 
d'extrait de gentiane, autant d'extrait de 
chaidoo-bénit et deux gros d'eitrait aqueux 
de mjrrhe. 

"K Écorce d'orange mondée , 
Quinquina , de chaque , denx onces. 

Vin blanc deux livres. 

Laissez en digestion pendant yingt- 
quatre heures , passez tfk exprimant , 
et délayez dans b liqueur 
Extrait de trèfle d'eau, 

de gentiane, 

de chaque une once. 

Filtrez, (pid,) 



If. Écorce d'orange , une ^emi - once . 
Safran, 
Myrrhe , 
Succin, de chaque, un demi -gros. 

Vin muscat nne Uvre. 

Faites digérer pendant quatre jours, 
et dissolvez dans la colature 
Extrait de chardon-bénit , 

de petite centaurée, 

de millefeuille, 

de camomille ordinaire , 

de gentiane y 

de chaque deux gros. 

Après vingt -quatre heures de digestion 
an bain-marie, filtrez, (an.) 

If Extrait de chardon-bénit , 

de petite centaurée , 

— — — d'écorce d'orange, 

r- de quinquina, 

aqueux de, myrrhe , 

de chaque. .... une partie. 
Teinture de girofle, 

un quart de partie. 

de safran , 

un douzième de partie. 
Vin d'Espagne, 

cinquante - deux parties. 

Faîtes dissoudre, ( s. ) 

^ Écorce fratche d'orange , 

une once et demie. 
Extrait de chardon-bénit , 

de petite centaurée, 

de gentiane , 

— — — de cascaritle , 

aqueux de myrrhe , 

de chaque deux gros. 

Vin d'Espagne . . . deux livres. 
Faites macérer l'écorce dans du vin pen- 
dant deux jours, pasRez en expiimant , et 
dissolves les extraits dan* la cdlature» (ams. 
b.be.) 

^ Extcait de chardon-bénit , 

de cascarille , 

— ^ de petite centaurée , 

— -< — de gentiane , 

de myrrhe, 

de chaque. .... deux gros. 
Vin de Malaga. .• . . denx livres. 
Teinture d'écorce d'orange , 

huit onces. 

Faites dissoudre, (han. ) 

y Éoorce d'eiange. . quatre parties. 
Oranges vertes. . . . deux parties. 

Vin trente-six parties. 

Faites macérer pendant trots jours , 
passes en exprimant , et dissolvez dans 
la colature 

Extrait de cascariUe , 
de gentiane, 



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*0EANG£R< 



2%S 



Extraft-de txèÙé d'eau, 
de chaque. .... une partie. 
Après quelques JQors de repos dans un 
eadn>it frais» décaatez. (ba.) 

Dote , un à deux gros. 

▼ijf ALGAUH o^itoèacB d'obaugb. 

Teinture amère, Éiixîr itomacHique, ÉUxir 
batsamiqueouvincuoû d'Hoffmaim, Élùcùr 
vUeéral d'Hoffmann t Essence stomachique, 
yin amer aUalUét. ^i^ aromatique aictt- 
lise; Btiaeir viscerak s, stomathieum '» 
viscérale Haffmanni s* ùalsamicum , slo^- 
nuiehieiim et tempérât um Iloffmanni «. 
battamicum Hnffmanni s, aitrantiorum 
enn/fosilum , Esuntia siomacHica , Vi- 
num amarum atcalisatum s, aromattcum 
mlealitatum, Tinotura amara s, stomaehica. 
(a.an.b*. be.d. hao. o. pa.po.-pr.r.a.ca; 
pie,sa.tp,sw.vm.) 

^ Écorce moufdécrd'ofaiigè, 

une once e( demie. 
Yio d'JBtpagae , une livre et demie. 
Faîtes digérer pend aot trente-six heu- 
res, passer et ajoufez 

Extrait de chardon - bénit , 

une once et demie. 

Soos-carbonat« de potasse, lpai#-gro<. 

Passez au bout de quelques joujrtf. ( sw, } 

!^icorce d'orange fraîche, itoe onee. 
Sous-carbonate de potasse , deux gfOB. 
y in de Tokai ou de Madère , 

douze onces. 
F aifea digérer pendant deux Jours, 
décaotex catuite, filtres et faites dis- 
soudre dttf k colature 
Extrait de gentiane , 

de petite centaurée , 

' dt chardon-bénit , 
l|^^haqae. .... deai gros. 

Filtre», (b'. sp,} ' 

If Écorce d'orange. anère mondée , 

quatre on6ei. 
Extrait d'ajbsinthe, 

de^ifaardon-bénît, 

— de petite centaurée , 

— — de gentiamf. 
Sous-carbonate de potasse , 

de chaque nne once. 

¥în d'Espagne . . . quatre livres. 
Faites infuser à une douce température , 
pendant une nuit, et passex en exprimant 
avec force, (pa.) 

fis. et sia. donnent la même formule , à 
cela près seulement qu'ils ajoutent deux onces 
d'cspriCd'oiVQge , réduisent le-yinà deux U» 
vres y et prescrivent hnit )onrs de digestion. 



:): Écorce d'/orangc de Curaçao , 

quatre paiiiei. 
Vin de Madère , quarante-hnit paities. 
Après plusienrs jours de macération , 
passez en exprimant légèrement; faites 
dissoudre dans la liqueur 

Sous-carbonate de potasse, 

une partie. 
Ensuite délayez-y 
Extrait d'à bs^t(^, 

»- de cbardoQ-bétoit) 

— de petite centaurée, 

de gentiane, 

de chsMpie " une partie. 

Après quelques joufs de repos , passez à 
la cl^usse. (be. vm.) 

!}!< Écorce d'orange. . . huit onces. 
Sous - carbonate de potasse, 

^ deux onces. 

Vin d'Espagne. ... six livres. 
Faites digères pendant quatre jours. 
Délayez ensuite dans la colatora 
Extrait d'absinthe » 

de chardon-bénit 5 

de gentiane ,' 

'* de petite centaurée, 

de chaque doux onces. 

Faites digérer pendant vingt-quatre heu- 
res au bâin-marie et filtrez ; dans le même 
teinps, mettez l'écorce en digestion avec 
deux livres de vin d'Espagne, pendant 
vingt-qu^re heures; passez en exprimant, 
laites InCnser la colature pendant douze heu- 
res aiLCc le marc des extraits, filtrez, et mê- 
les ensemble les deux teintures, (an. } 

On trouve encore beaucoup d'autres for- 
mules pour la préparation de cette teinture. 
Ainsi, --a. aiescrit de faire infuser, pendant 
trois jours, oRux onces d'extrait d'anslnthe , 
autant Ifextrait de gentiane^ et une demi- 
once de sous-carbonate de potasse, dans un 
mélange de quatre onces de teinture d*é- 
corce d'orange, une livre d'alcool (0,910) 
et quatre livres d'eau de cannelle, puis de 
filtrer : cette formule est peut-être préfé- 
rable à toutes les autres ; — ea. de faire di<- 
gérer pendant huit jours , en remuant sou- 
vent Je vase, quatre onces d'écosoe d'orange 
amère, un gros de sous-carbonate de po- 
tassa , nOe once d'eitraît d'absinthe , autant 
d'extrait de cl^^rdon -bénit, autant d'extrait 
de petite centaurée et autant d'extrait de 
gentiane , dans deur livres de vSn d'E»pa- 

Sne et deux ooocs de teinture d'écorce 
'orange amère, puis de filtrer; — d. de 
faire digérer, pendant trois jours , une demi- 
once d'écorce dH>raoge fraîche , autant de 
quinquina et autant de sons-carbooate de 
potasse, deux aros d'extrait de chardon - 
Mnit , autant d extrait 4c petite centaurée » 

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9a6 



0BAN6ER. 



et aaUnt^ myr^j^c , dans ont livie de Tin 
de Madère, pais de décanter. 

If Écorot d'orange , 
Herbe de scordium paWérisée , 

de chaque ane once. 

Fleurs de petite centaurée , 

Myrrhe, de chaqne. . . deux gros. 

Racine de zédoaire,. 

Succin, de chaque. . nn gros et demi. 

Sous-carbonato de potasse ; 

^ *• tine demi-once. 

Vin d'Espagne une livre. 

Alcool (ao degrés). . . deux onces. 
Faites digérer pendant tro|is jours et 
pa<>sea. Versez sur le résidu • 

Vin d'Espagne. . • « ûi.^q^e8. 
Après suffisante digestion, passez en ex- 
primant et m^lez les deux colatures. (an.) 

:^Écorce d'orange. .^ . quatre parties. 
Oranges vertes , 

Cannelle , de chaque , deux parties. 
Sous-carbonate de potasse , une partie. 
Vin de Malaga, quarante-huit .parties. 
Après trois jours àt digestion , à une 
douce chaleur , pa^z , en .exprimant 
avec force, et faites dissoudre dans la % 
colature 

Extrait d'absinthe, 
- de cascariQe , 



• dechardon-bénit, 

- de petite centaurée » 

• de gentiane , 



de chaque. .... une partie. 
Faites encore digérer , et a joutei 
Huile essentielle de citron , 

un quart de partie , 
dissoute dans ' 

. Liqueur aaddine mînéralej^ 

(teux parties. 

Mêlez bien. (pr. s.) 

hto. o. et siD. donnent la même formule ; 
mais han. remplace les extraits de chardon- 
bénit et de petite Centaurée par celui de trèfle 
d'eau;— o. snpprîn»e celui de cascarille, et 
remplace celui de chardon- béait par celui de 
trèfle d'eau. 

On trouve ausai la môme formule dans 
po. , qui supprime toutefois l'huile dé ei- 
ron et la liqueur anoâxAe. 

^Écorce d'orange. . . . une once. 

Rhubarbe» dix gros. 

Terre foliée de tarire. . deux onces. 
Vin blanc généreux. . seize onces. 
Faites infuser , à froid , pendant qua- 
tre jours, dans un vase couvert, et dis- 
solvez dans la colature 

Bstrait de petite eeotaaiée, «le once. 
— *~ de caacariUe , tfnt demi-oope. 



Huile essentielle de camomille , 

^de tniilefeuillc , 

de chaque. . ^. . ua acrupule^ 
Filtrez, («p.) — Celte préparation se rap- 
proche de l'élixir viscéral de Rosenstein. 

^Écorce fraîche d'prange, quatre onces. 
Après l'avoir coupée en morceaux, 

f>ilez-la dans un mortier de pierre, pour 
a réduire en pulpe, et versez dessus . 
Vin d'Espagne. . . . deux livres. 

Faites digérer peod«Qt trois jours > 
passez en exprimant avec fo4^, et fai- 
tei diiAQudre dans la liqueur 
Extrait d'uhsjinthe, 

^ de chardon-béoit , 

de ^ntiane, 

de chaque une once. 

Terre fnliée de tartre, une demi-once. 

Filtrez.fr.) ' 

X Extrait de «Inearillt» . . un gros. 

Faites -le dissoudre dans - 

Eau de menthe poivrée, deut Onces. 
Ajoutez à la liqueur 

Élixir viscéral d'HolFmann, nne once. 
Conservez, («a.) 

:^écovce d'oiange , 

' Qaibduina, de chaque ,unedemi-oncc. 
Kxtrafc de phar^on-bénit , 

de petite centaurée , 

Myrrhe , 

Cosfuid'Arabfc, do chaque^ deux gros. 

Safran. . . ..... un gros. 

Sous-carbonate de potasse , 

upe demi- once. 
Vin blanc d'Espagne. . . une livre. 
Faites digérer pendant trois jours , et pas- 
sez, («w.) 

:5CÉct)rce*orangc, 
■j-— — de oitron , * 

de chaque deux gros. 

decascarille^ o4ie deni-once. 

Fleurs de caniiomille romaine, 
Soi^lbités de petite cenlaurée y 
Herbe de dkardon-bénif, 
de menthe , 



-d« millelMIle,. 
-de trèfle d'eau , 



de c*haque deux gros.. 

Racine de roseau aromatique , 

d'angélique , 

de petit galanga , 

de zédoaire , . 

de chaaue. / . . . trois groa» 
CoBtu4 d'Afabie. . quatre tcrupulcfi^ 
Macia , ' 
Neiz nraicade , 
Semences d'anis , 



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OBANGSR. 



aa^ 



Semences de fenoail » 

de chaque un gros. 

Sous-carbonate de potasse, six gros. 
Via de Madère, vingt-quatre onces. 
Après 8u£Bsante digestion , filtrez, [sp,) 

Amer, tonique, excitant, recommandé 
dans les fièrres intermittentes et les mala- 
dies attribuées k la faiblesse des organes di- 
gestif» , regardé aus»i comme un puissant 
anthcUnintique. — Dose, un gros à deux, 
qu'on peut répéter deux ou trois fois par 
jour. 

G. Extraction par l'alcool, 

TBiHTuaB o'iicoici D'oaAKGSb 

Tmetarti g, Essentia cortieum aurani'wrum s, 
aurantii, Alcohol cum citro auraniio, (a. 
ams. an. b. ba. be. br. d. du. fi. fu. ban. 
hé. li. lo. po. s. 80. w. pid. tw. t;m*) 

!}(Écorce d'orange. . . trois onces. 
Alcool (o,95o). . . . deux lirres. 

Après trois ioors de macération , filtrez. 
(au.) 

uns. prescrit une partie d'écorce et six 
d'alcool (0,917); — b. et be. une d'écorce 
et six d'alcool (i5 degrés] ; — lo. trois Qnces 
d'écorce et deux pintes a'alcool (o,93o) ; — 
su. et fi. une demi-lirre d'écorce et trois 
Uttcs d'eau-de-vîc ; — ban. po. et sw. cinq 
onces d'écorce et deux livres d'eau-de-vie; 
— br, et ?f . une partie d'écorce et trois et 
demie d'eau de-vie ; — a, une once d'éporce 
et une demi-livre d'alcool (0,910); — vm» 
Que partie d'écorce d'orabge de Curaçao et 
six d'eau-de-vie. 

^Écorce d'orange une pnce. 

Alcool (ao degrés). . quatre onces. 

Après quatre jours de macération an 
bain-marie tiède, pMMK, et Tersea suv le 
marc 

Alcool (so diE^és). . . de«z onces. 

Passez apiis «ofllsante macération, mêlez 
et filtsesiet dtoi colatures. (an.) 

^Écorce d'orange. ; . . une partie. 
Esprit d'écorce d'orange , cinq parties. ' 
Faites digérer pendant q uatre jours, passez 
en exprimMtt tX lUxez^) . 

2CËcorce d'orange. . . uqe d/:mi-l|vre. 
Oranges non mûreà. . . deux onces. 
Esprit devin rectifié. 

Crois, lirrea. et dfebiie. 
Faites digérer pendant quelques jours sur 
le bain de sable, pasaea en ezpnouiBt et 
filtrez, (fae. piW.) 

ba. prescrit trois parties d'écorce, une 
d'orange et vingt-quatre d'alcool (0,900); 



— fu. trois d'écorce, une d'orange et seize 
d'alcool. 

y Oranges non mûres , sèches et écra- 

, sées quatre parties. 

Ecorce fraîche d'orange , deux parties. 
Alcool. . , . viogi-quatre parties. 
Après huit jours de digestion, filtres 
et ajoutez à la colature 

Huile de citron par expression , 

un huitième de partie. 
Mêlez bien, (s.) 

:^Écorce d'orange. . . . trois onces. 

Orange vertes une once. 

Esprit d'écorce d'orange , une livre. 

Après quatre jours de digestion , ajou- 
tez 

Eau de fleurs d'oranger. . trois onces. 
Laissez digdrer pendant douze heures , et 
passez en exprimant, (li.) 

Excitant, aromatique, carminatif. — Dose, 
soixante à quatre-ringts^ gouttes. — Ces tein- 
tures diffèrent beaucoup les nnes. des autres 
pour la force. 

TBiaVOEB D'oaAHGB TMTS. 

Tmctura t.Esêêntia ptmorum auroBtionan im- 
maturorum. (br. ban.) 

:^ Oranges non mûres. . cinq onces. 
• Esprit de vin rectifié. . deux livres. 
Faites digérer, et après soflBsante extrac- 
tion , passez en exprimant , puis filtrez, (ban.) 

br. prescrit qufitre oqces 4'oranges vertes 
et unç livre, d'alcool, 

Sxeitant, amer, ionique.— Dose, soixante 
à quatre-vingts gopttçs, deux fois par jpur, 

HTBAIT AJ[.COOLtQUI o'ieQBCB d'oBAKOB. 

(d.o.po.pr. s.) 

:^Écorce d'orange orvupéa , 

Alcool, de chaque. . . deux livres. 
Eau commune. . . . neuf livres. 
Faites digérer pendant douze heures , pas- 
sez en exprimant . tirez Talcool par la distil- 
lation , et évaporez le résidu jusqu'en con- 
sistance convenable, (po.) 

Oé pcé.ets. prescrivent deia P^rti^s d'é- 
corce , trois d'alcool et neuf d'eau ; — d. 
une d'écorce, deux d'alcool et quatre d'èau. 

SIBOr ALCOOLIQDB D^ÉGOBGB b'obAHGB, (a.) 

^Ecorce d'orange fraîche et mondée 
du,J^lanc. '. ... « • six onces. 
Alc,ooi(o,9io). . . . . trois, onces. 
Eau de fontaine. . ' . . . deux Uvrcs. 
Faites macérer pendant vÎAgt-'qpfiti^ 
heures ,^ péstfaz en eipiimant, et jijou- 
tes à la coktura 



i5. 



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238 



ORGÂNETTE. 



Sucre blanc U double. 

Faitei fêter un «cul bouillon. 

TBIRTDBB D'âCOKCI d'OIANGB DODCI. 

Tmeiura s, Essentia aurantii dulc'u, (pa. su.) 

ZClÊcorce rraîched orange, quatre onces. 

' Alcool - nnelirre. 

Distillez ensemble, versez le produit 
sur 

Écorco fraîche d'orange, quatre onces. 
Faites digérer pendant huit jours, fil- 
trez et ajoutez* 

Sirop d'écorce d'orange , deux onces. 
Mêlez bien, (pa.) 

:ttÉcorcc d'orange. . . une demi-livre. 
Esprit d'orange. . • • . trois livres. 
Filtrez au bout de trois jours , et ajou- 
tez à la colature 

Sucre blanc en poudre , neuf onces. 
Faites dissoudre, (su.) 
Excitant , stomachique , carminalif. — • 
Dose , trente à soixante gouttes. 

ilLixia D'oaiHGX covrosé. 
£teV auTNOitUfrum eompOiUum. (e.) 

:^écorcc d'orange , 
Quinquina , 

de chaque. . une once et demie. 
Sommités d'absinthe , 
Fleurs de camomille. 
Poivre de la Jamaïque , 

de chaque une once. 

Gocheoille< .... un demi-gros. 

San une livre et demie. 

Alcool quatre onces. 

Faîtes digérer pendant trois jours et fil- 
trez. 

Amer, tonique, stomachique.— Dose, un 
demi-gros à un gros. 

MlXTVtl STOM ACBK20B. (sa.) 

2^ Essence composée d'écorce d'o- 
range une once. 

de trèfle d'eau , 

._ de gentiane , 

de chaque deux gros. 

Mêles. 

TIlKTUaa non ACBlQOt. (m.) 

^Écorce d'oranges amères, une once. 
Gatcarille en poudre, 
Feuilles «èche» de germandrèe , 
' de chaque. . . une demi^ncc. 
Alcool (sa degrés). 
Eau distaiée d'écorce de citron , 

de feuilles d'absinthe, 

de chaque. • . . une demî*Uvre. 



Faites infuser pendant trois jours, à une 
douce chaleur, passez en exprimant et fil- 
trez. 

Tonique , excitant. — Dose, quatre à six 
gros , avant le repas. 

BSSHirCB CABMINATIVB. 

Etseniia earminaiiva Triiiarl. (sp.) 

^Écorce d'orange. . . . trois onces. 

Petit cardamome. . . . deux onces* 

Semences de fenouil. . • une once. 

de carvi , 

— de cumin , 

Fleurs de camomille ordinaire, 

romaine , 

Herbe de millefeaille, 

de menthe , 

— — — de mélinse , 

de romarin, 

de sauge , 

de chaque. . • . une demi-once. 

£an-de-vie. . . quarante-huit onces. 
Faites infuser et filtrez. 
Excitant , cordial , carminalif. — Dote , 
trente à quarante gouttes. 

ifcixia YiscixAL. (vm.) 

:^Écorcc d'orange. • . . une once. 

Feuille» de scordium , 

une once et demie. 

Sommités dt petite centaurée , 
- Myrrhe, de chaque , une demi-once. 

Zédoaire, 

Muscade, de chaque. . trois gros. 

Sbus-carbonate d'ammoniaque, 

deux gros. 

Safran un gros. - 

Eao-de-TÎe. . • • quarante onces. 
Faites infuser et filtrez. 

ÉUXia AMKE. 

Eliaeir amarum a^uotum. {au,) 

^Extrait d'abainthe. . . une once. 
Eau de menthe poivrée , huit onces. 
Teinture d'écocee d'orange , 

nne^miponce. 
Dose, nne cuillerée, deux on trois Ibis 
par jour. 

ORGANETTE. 

Deux plantes de ce nom sont signalées 
dans les pharmacopées : 

1* Ortnkêtte (itutormie; A^ehum tmeiorUt , 



•ma. «B. b«. br. 4. da. «d. f. fr. fi. f . •. r. «^ ta. w. wm- ht, t. 
g. m. «f. 



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OREILLE DB SOURIS, OREILLE DE JUDAS, ORGE. 



PUnto II ( pentandrie monogynie , L. ; 
èomginées, i. ) , qui crott dam les régions 
tempérées de l'Europe* Iflg, Zom, le, plant, 
t. 446.) 

Od emploie la racine ( nu/ÛD AIcowmb t, 
Jnchusm t.AlkoimiBspuria), qui est longue , 
CTlindrique , grosse comme un tuyau de 
plume au plus , garnie de fibres, d'un rouge 
foncé 4 l'extérieur, blanche au centre et 
inodore. Elle a une saveur douceâtre , puis 
«mère et un peu styptique. 

Elle contient un principe colorant parti- 
culier, que John appelle Putuio-Aleminm, 
Pteudâ-Aleamnmum. 

a* OnanMteJaune! Oitatma eehioUiêt , L. 
LIr.s. 

nante i^ ( pentandrie monocynie , L. ; 
borraginées, J. ), du midi de l'Europe, {fig, 
Jacq. Auêtr, t. agS.) 

On emploie la racine, dont l'écorce con- 
tient un principe colorant jaune. 

Ces deux racmes sont légèrement astrin- 
gentes. 

oaooBn aoDGi. 
Cnguenimm rubrum potatniê, (pa. w. sp») 

y Racine d'orcanette. . . une livre. 
Yin rouge. . . • une demi-livre. 

Après quelque» jours de macération à 
froid, ajoutez 

Beurre frais six livres. 

Faites cuire jusqu'à consomption de l'hu- 
midité , et passes en exprimant. 

CiaAT LABIAL. 

Ungumium rubrum ad tabla arit, (w.) 

Jf. Racine d'orcanette, une once et demie. 

Cire blanche six gros. 

Huile d'amandes douces, deux onces. 

Yin rouge trois onces. 

Hachez la racine , faites-la macérer dans 
le vin, ajoutez l'huile, et cuisez doucement 
jusqu'à consomption de l'humidité , en ajou- . 
tant la rire sur la fin ; exprimez, et versez la 
m%Mit dans de l'eau de roses ; après le re- 
froidissement , liquéfiez-la sur un feu doux , 
ajoutez-y dix gouttes d'huile de cannelle, et 
versez dans des capsules de papier. 

OBEILLE DE SOUBIS. 

Pihêêtk ; Hisraeium Pitoiella , L. 

Ifgrtkrmut. ïïûUekUkrtut ^ Matumkrektn (il/.); mmmmi 
■MM« «cr (^n.); mMUêorm (0.); pUêêêlla (B. P»r. ); nmg$t- 
krmid (00.); ptUêMm (f.); nUétuiaitt (P«.}i iiiiiM«rn 
.5..)- 

hr. r. t w. «•• »p- 



Plante n ( syngén^sie polygamie cgalr , 
L. ; svnanthérées , Gsss.), commune dans 
toute l'Europe, (fig. Zom, /<?. />/. t. 174. ) 

On emploie l'herbe et les fleurs. 

h'htTbc{hêrbaPilo$etlmt. Auriculœ mûris) ^ 
se compose d'une tige grêle, pubescente, 
blanchâtre, et de feuilles ovales , oblongues, 
obtuses, entières, rétrécies en pétioles à 
la base , vertes en dessus, hérissées , surtout 
vers les bords, de longs poils blancs écartés, 
blanchâtreset cotonneuses en dessous. 

Les fleurs sont des calathides demi-flos- 
culeuses jaunes. 

La saveur est un peu amère. 

Cette plante était usitée jadis dans les 
flux de ventre. 

OREILLE DE JUDAS. 

Trpmeâa Aurîeula Judm, Paas. 



ïên . ^ntffl'f Okr i4L^ jm's tr {dm.); b%- 
iMMàfliiKi (fi.};/aifa*Mr (H0.}. 

br. ( p. w. wtt. ^. ». 4^ s. 

Champignon (Aurlcttla Judm t. Fungus 
. tambuei ) qui croit sur les arbres pourris. 
(^fig. Zom , le. dL US90.) 

Il a la forme d'une oreille et la teinte d'un 
gria verdâtre. 

Jadis on l'employait contre l'angine, après 
l'avoir fait cuire dans du lait uu dans du 
vinaigre. 

ORGE. 

Hordeum vulgare , L. 

Gêntê {àL)^ kmriêj [An.)-. g**mn (B.)t fyf (0.); fhmia 

(S.); gttt (B*.;; «TM {l.)\J9nml*k (Pc); c«Mifl [f*t')\ 

kw» {Su.y 

I 
•. am. au», an. b. ba. bc. br. du. «. ad. £ Ai. AT. As. 

g. bam. ban. ba. ii. lo. o. p. po, pp. pr. r. a. lu. w. wv. 

b: hr.c g. m. pa. pid. $p. t. 

Plante Q (^'^°<^"^ digynie , L. ; grami- 
nées , J.), cultivée dans toute VÉuro^,( fig, 
Zom, le, pi. t. 509. } 

On emploie la semence {Hordeum erudam 
5. integrum ) , qui est ovale , oblongcc , 
ventrue, anguleuse , pointue aux deux bouts, 
jaune, et sillonnée par une rainure longitu- 
dinale. Lorsqu'elle a été dépouillée de sa 
pellicule jaune , on l'appelle Orge mondé, 
Hordeum mundatum s. dceorilcatum; geseftatle 
Gerste , Gersiengraupa (Al. ) , orro scorticato 
{I.)^korngryn (A m.), laquelle, après avoir été 



graupm (AL); orzo perlaio ( /.) 

L'orge contient de l*hordéine , de Tami- 
don, du sucre ,*de la gomme, du gluten et 
de la résine. Elle est analeptique , et passe 
aussi pour être émolliente. 



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93o 



ORGB. 



FABIHI »'ot6B PiliABéB. 



Farina kordei prmparata , Jmytum kfrdai , 
Hordeum prmparatum. (ba. han. a.) 

:^Farioe d'orge. .... à volonté. 

Mettes-la dans an aac de toile, en laissant 
un intervalle entre elle et la ligature, intro- 
diinez ce sac dans une basûne de cairre 
étansé reni|>Ue d'eau, faites bonillir pendant 
douse heures, en renonvelaut l'eau à me- 
sure qu'elle s'éTapon ; laisses ensuite sécher 
la fanne, après l'avoir débarrassée d'une 
épaissf; coucne mucilagineuse grise qui l'en- 
veloppe ; enlevés , après la dMsicration , la 
croftte brune et d'aspect carné qui se forme, 
pois pnlvériâez bien le reste. 

Analeptique, qu'on a conseillé dans la 
phthisie pulmonaire, l'atrophie, l'amaigrisse- 
ment causé par la lactation. On en prend 
une ou deux cnilleiécs , pour faire de la 
bouillie avec seize onces de lait de vache , 
et on édulcore. Cette dose est pour l'adulte ; 
elle doit £tre moindre de moitié pour les 
enfans au-dessous de douze ans. 

SUCBB d'obgb. 

Saccharum hardeatum t. kordaeeum. ( b*. 
br. ip, ) 

:^Orge huit onces. 

Eau de fontaine. . . cent onces. 

Faites cuire pendant une heure, ajoutez 
à la colature 

Sucre. .... . . seize onces. 

• Faites cuire encore juiiqu'è ce que le fil 
qui se détache de la spatule se rompe de 
lui-même , versez sur une table huilée , et 
coupez en languettes, (sp,) 

b*. prescrit une livre de sucre et suffi- 
sante quantité de décoction d'orge ; — br. 
une livre et demie de décoction, deux 
tivres de sucre et quatre grains de rafran. 

DicocTioa d'obgb. 
Tisane eomtnune; Dtcœtum kordei integri s, 
decortieati, Aqua kordei, Ptisana hippo- 
eraiiea. (am. ama. an. b. be. du. éd. f. fe. 
If. hc. li. lo. p. r. su. wu. vrw« 6. 6r, e. 
ea. fp* pid, ra, êp. vm. ) 

^Orge enlière bien noire, deux Obces. 

Eau douze onces, 

ou a peu près. Faites bouillir pendant quel- 
que temps, pais jetez l'eau, ajoutez-en de 
nouvelle, bouillante, et en plus grsnde 
quantité, afin qu'après une douce ébuîlition, 
et quand l'orge est bien crevée , il reste en.* 
viron deux Hvres de colature. (b.) 

:^Orge periée. . . • deux onces. 

Lavez-la avec de l'eau froide , faîtes- 
Ta cuire un peu avec une demi-pinte ou 
une pinte d'eau, puis jetez celle-ci, 
vrrseï ensuite sur le grain 



Eau bouillante, quatre ouclnqpintea. 
Faites réduire de moitié par une coctioa 
lente , et passez sans exprimer. ( am. an. b^. 
be. du. éd. he. lo. wu. c, pidJ) 

^ Oige peilée , lavée à l'eau chaude , 

une partie. 

£au cinqnsQte parties. 

Faire réduire, par l'ébuHition , à trente- 
quatre parties^ passez à travers un blandiet » 
laissez reposer la liqueur, et décantez ea 
trente-deux parties, (vm.) 

fe. et b. prescrivent deux onces d'orge 
lavée et quatre livres d'eau, réduites à 
deux ; — r. six onces d'orge et dix livres 
d'eau, réduites à huit;— li. et br. deux oncea 
d'orge et cinq livres d'eau, réduites à moi- 
tié ; — ams. deux onces d'orge et six livres 
d'eau , réduites à trois ; — p. trois oncea 
d'orge et quatre livres d'eau , réduites à 
deux ; — or. une demi-once d'orge et une 
livre et demie d'eau , réduite d'un tiers. 

If. Orge mondée , frottée avec un 

linge rude, et lavée, une demi-once. 
Eau commune, 

deux livres et huit onces. 

Faites réduire k deux livres par la 
coclion , passez et ajoutez à la colature 
Sirop de guimauve ou de capillaire, 
une once. 

Mêlez bien, (f.j 

:^Orgc entière, lavée plusieurs fuis 
à l'eau chaude . . . trois onces. 
Racine de chiendent . . . une once. 
Eau de fontaine ... dix livres. 
Faites réduire à huit livres par l'ébuHi- 
tion , et passez après le refroidissement, 
(su. $p.) 

^Orge mondée , grossièrement moulue , 
quatre oncea. 
Eau de fontaine, trente-deux livrea. 
Faites cuire pendant un quart d'heure ; 
ajoutes ensuite 

Racine de réglisse coupée, 

deux oncea. 

Faites bouillir doucement jnsqu'à ce qu'il 
ne reste plus que les deux tiers de la cola- 
ture. (ww.) 

sp. prescrit de faire cuire deux onces 
d'orge lavée et une once de chiendent dans 
cent vingt-huit onces d'eau , de réduire 
celle-ci à quatre- vinrt-seîae onces, et d'a- 
jouter sur la fin une demi-once de réglisse; 
— CT. de laver une demi-once d'ofge entière 
avec de l'eau bouillante, puiii de la faire 
crever dans suffisante quantité d'eau pour 
obtenir deux livres de colature, et d'ajouter 
sur la fin un gros de réglisse ; — ra. de faire 
bonillir, pendant cinq minutes, une onco 



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•d'orge eotîère daus noe pinte d'eau , de jeter 
le Kqoide , pois de faire cuire le ffraûi dans 
trois iirres de nouvelle cauj et de réduire 
ceile-GÎ d^ufi tien , en ajoutant sur la fin un 
gros de réelisse ; — vn%, de faire cuire une 
partie de chiendent, avec une et demie d'orge 
mondée, dans quatre-vingt-seize d'eau , ré- 
duites à soi^amttt-six » d'ajouter sur la fin une 
partie de réglisse , de passer avant le refroi 
diaaement » e^ de décanter soixante-quatre 
parties ; — sw, de faire cuire une once et 
demie d'orge perlée et autant dé chiendent 
dans seiae livre-i d'eau» réduites à tiouxe, et 
d'ajouter nne once de réglisse; — ip. de faire 
cuire une once d'orge entière et une demi- 
once de chiendent dans soixante-quatre on- 
ces d'eau, réduites à moitié, et d'ajouter sur 
la fin dciu gros de réglisse; — pie. de faire 
cairc une livre d'orge et une demi-livre de 
chiendent dan« une quantité d'eau réduite 
à quarante-quatre livres, et d'ajouter sur la 
fia quatre onces de réglîsste; — sp, de faire 
cuire une once d'or^ daos deux pintes et 
demie d'eau , réduites à deux pintes , en 
ajoutant, sur la fin , quatre gros de réglisse. 
C'est l'une des boissons médicamenteuses 
le plus anciennement connues , /et celle 
qui a valu à toutes les autres le nom de fi-, 
on plisane^ dérivé du grec Wlccravr), 



6E. 



a3i 



i^ge monde, 11 est nécessaire de laver préa 
iablement l'orge, puis de la soumettre à une 
courte coction, afin de lui enleverun principe 
astringent qui communiquerait à l'eau des 
qualités autres que les vertus adoucissantes 
et calmantes qui lui sont imprimées par le 
grain bouilli. 

DicocTioif d'obgi gohmAk. 

j4qua kordtata eum gummL (g. /r«.} 

:^Orge entière .... trois onces. 

Faitea-la cuire avec la moitié environ 
d'eau, et jetez celle-ci. Versez ensuite 
dessus 

Eau bouillante . . • quatre livres. 

Réduisez de moitié par la cuisson, 
en ajoutant sur la fin 

Réglisse grattée . . une demi-onoe. 
Diseolvez dans la colature 

Gomme arabique , une once et demie. 
A prendre par verréés. (g. ) 

I^Orge perlée . • . six à sept gros. 
Gomme arabique^ ... un gros. 
Bau de fontaine . • . deux livres. 

Faites bouillir un peu, et ajoutez à la 
colainre 

Sucre blanc . . quantité suffisante 
pour édulcorcr. {au,) 



DrfCOCTlOS^'oaGB A^CIOCUS. 



Deeoetum hordei acîdutatum.g. aclduium s, 



, tUratumï (si^ *'^y^ ns.). 

y Orge perlée .... deux onces. 

Après l'avoir bien lavée, faites-la cuire 
un peu avec une demi-livre d'eau , et 
jetez celle-ci ; puis faites encore cuire 
avec 

Eau ....... cinq livres. 

Réduisez à moitié par l'ébuUition , et 
ajoutez à la colature 

Oxymel. . . . , , deux onces. 

Môlez bien. ( tm. iw, ) 

:^Orge entière lavée plusieurs fois à 
l'eau chaude. . . . trois onces. 
Racine de chiendent . . une once. 
Eau de fontaine . . . .dix livres. 
Faites réduire ft huit livres par I*é- 
bullition , it ajoutez à la colatuie 

Oxyinel. ^. . . . quatre onces. 
Mêlez bien. (su. jp.) 

^Citrons coupés par tranches min- 
ces n« 5. 

Décoction d'orge . ... six livres. 
I Faites réduire d'un tiers par l'ébuUi- 
tion , et ajoutez à la colature 

Sucre blanc .... quatre onces. • 

L'eau d'orge acidulée et édulcoréeest plus 
agréable aux malades que l'eau d'orge sim- 
plement sucré» . Il suffit, en général, d'une 
demi-once ou d'une once d'oxymel par 
livre de décoction. On peut aussi employer 
le suc de grenade, celui de groseilles, le 
vinaigre framboise, les acides citrique et 
tartrioue , la crènSe de tartre, etc. C'est 
une des tisanes qu'il importe le plus au 
médecin de savoir varier à l'infini, pour 
l'accommoder à tous les goûts et à tous les 
caprices des malades, parceque c'est une 
des plus employées et des plus faciles à se 
procurer. 

DiCOCTIOR AHTlSCOaSOTIQOB. ( b*. ) 

:^Orge mondée .... huit onces. 

Ba« • huit livres. 

Faites réduire à six livres par l'ébul- 
lition , et ajoutez 

Suc exprimé de baies de canneberge, 
quatre onces. 
Sirop commun .... à volonté.. 

DicocTioM n'oaes cohsosék. 

Decoeium hordei eompotitum, (du. e. hani. 
lo. wu, sut. ) 

^Orge mondée • . . une demi'Onrc. 
Eau trois livres. 



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0RG4B. 



Faitet réduire à deux l^ses par Pèbul- 
rlaTio 



fitioQ « en ajotitiiit sur la^o 

FeniUefi sèches de.Hene terrestre, 

deux gros. 
RégliiM grattée , 
Fleurs de coqii^Ûoot, 
' de chaque . . • un gros «t demi. 

Passez, (e.) 

2^0rge mondée .... den onces. 

Râpnre de corne de cerf, q^e once. 

Eau de fontaine . . . trente onces. 
Faites réduire d*lin tiers par l'ébul- 
li<j»n , et ajoutez & la colatnre 

Miel deapuDié , 

Vinaigre, de clfa<{ne, dcaz once». 
Mêlez bien, (han.) 

îjfOrge, 
Figues sèches , 
BsSsins de Gorinthe , 
de chaque • . . j deux onces. 

Eau quatre livres. 

Faites cuire et réduire à deux livres; pas- 
sez. («».) 

^ Décoction d'orge . , • deux pintes. 

Figues coupées. . • . deux onces. 

Réglisse écrasée • . une demi-once. 

Raisins secs , débarrassés des pépins , 

deux onces. 

Eau une pinte. 

Faites cuire et réduire à deux pintes; 
passez, (lo.) 

du. et e. présentent quatre pintes de dé- 
coction d'orge, deux onces de raisins sees, 
autant de figues, une demi-once de réglisse 
et la réduction ik deux pintes. 

!}^Orge mondée, lav^ à l'eau froide, 

une once. 
Racine de polygaia de Virginie , 

une demi-once. 

Kitrc • . deux gros. 

Eau de fontaine, quantité sufiBsante 
ponr obtenir, après l'éballition , deux 
..▼res de colature. Ajoutez à celle-ci 
Rob de groseilles, 

i-de sureau, de chaque, six gros. 

O^jmel sinàple. , . , deux onces. 
Mêlez bien, (wu.) 

sicocTioif rzcxoBALK. (e. ea, vm, ) 

!}i?Oige perlée. .... denz onces. 
Eau. • six livres. 

Faites bouillir, et, en retirant du feu, 
ajoutez 

Capillaire du Canada, 
Flenrs de pas-d'âne , 
de chaque. . une demi-poignée, 
(laissez in fu.ier pendant un dcmi-qnart 



d'heure , puis passf*i( op tami%;. débjc< 
ensuite dans la colaiurè ' ^ 

Raisins secs débarrassés des pépins , 
deux onces. 

Figues grasses n* 6. 

Au *mibment oh la liqtfeitr est presque 
froide, pastez*ia sans exprimer ^laissez-U 
déposer , et décantez-en enfin quatre ihrret. 

(MW.) 

:f ùtfe SBuondée une once. 

Ju}iibes D* i«; 

Pigi:^s grasses. • . ... n* 6. 

Raisins secs , 

Réglisse grattée., 

Capillaire de Montpellier , 
ao chaque. . . une demi-ooce. 

Eau. . • . . • ^ trois livres. 
Faites réduire à deux livres par PâmlU- 
tion , et passez, (e.) 

^ Orge perlée. .... deux onces. 

Eau. quatre pintes. 

Faites bouillir et ajoutez 

Raisins secs, k 
Figues sèches , 
Réglisse épluchée , 

de chaque deux oncea. 

Gontitiuez l'ébullition jusqu'à ee que 
la liqueur soit réduite de moitié , et ajontex 
au besoin deux gros de nitre. (ea,) 

Adoucissant, émollient, pectoral. — Dose, 
six onces. 

DiOOCTlOH Dl poaiST. 
Deeoetum Pétri Foretii, (an. vm.) 

^ Ptois chicbes rouges , 
Orge perlée , de chaque. . une once. 

Eaii quantité suflisante 

pour obtenir trente-deux onces de cola* 
ture. En retirant du feu , ajoutez 

Fi^cs sèches. . , une demi-once. 
Reglisse grattée. . . . deux gro», 
Aprèsie refroidissement, passez. Émul- 
sionnez la colature avec 

Semences de melon. . . une once. 
Passez, (vm.) 

an. substitue les amandes douces aux se^ 
menées de melon. 

APOZim TIMPiXAHT oc XAPaAICBlSSAlIT DB 

LiXDTAVD. {pie, im,) 

r^Orge en paille. . . . quatre groa» 

Racine de chicorée. • . • une once. 

Semences froide. • . • trois gros. 

Feuilles d'oseille. . . une poignée. 

Eau une pinte^ 

Faites bouillir et réduire à trois demi- 
setiers. 

A prendre le matin, k jeun, en quatre ver- 
ffcs , en ajoutant à chacune une cuillerée ii 



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OEI6AN. 

boacfia da ûrop de groteillef» d'orgcftt uii de 
n^napbar. 

laiienon ABooeiniim. {pU. ) 

Tf. Épis <rorge entiers, nnedemî-pt^iiée. 

Béglisse. • . • . DDe demi-once. 

Flcors de maoTe. • deux poignées. 

- Bau \talBraote quantité. 

Faite* réduire à une livre de colature 
far l'ébuUitiun , et ajontei 

Socre candi. . • • • «ne once. 

0BI6AH. 

Deoz plantes de ce nom figorent dans les 
sntièrce médicnles : 

1* Origan eornman ; Origanum vulgare^ L. 

jtrmmlAm.f% Mrm mgtl (B.|( wtià mmrtm , iml fD.\\ «rcfm»* 
(£. j: wad0 mmi^tjn (««. j; origfn* (!.]; UhitHkm (Po.); «wf • 

•■ an. SHM. an. b. ki. bt. br. d. 4ii« «. «d. f. U. ff.g.haD. 
b.lOk a. p.po.pr. r. ■. w. wo. *«. kr. e. f . m. ap. t. 

Piaato ^ ( didrnamie gymnoupermie >L. ; 
hbiéea^ J.}, df'JBurope* (/îj'. Zorn,/c. pL 
L 57. ) 

On ecDpIote lee sommités ( herba ef flores 
Origmû vufgariss, CuniitB bulbui» ) , qui fie 
composent d'une tige très peu carrée , pu- 
i^scente» rameuse à la partie supérieure 
leolement , garnie de feuilles ovales , pétio- 
iéei , mi peu velues en dessous, et de fleurs 
purpurines, disposées, à son sommet, en 
cpiscoortSy quiformeut un corymbe paoi- 
nilé , par leur tapprochenept. Bile a une 
odenr arodUstique y agréable ^ «t one saveur' 
icre , ^aade , piquante. 

a* Origan de Créie, Origanum Cretieum, L. 

trttiacktr, tpanUchtr OmI*!», ipomisektr Hopfnt , ftmduchtr 
Mmjwr^m (^f.};M«/«r«m *fCamdim {An.)\ our»gat dt Crtia 
lP0r.)iipmnêkkmmls {Sa.). 



4M. an. hr. i ir. fi. t»m. lie. o. pr.t. fto. «. h*, g. m. pid, tp. 

Plante Z£, de la Crète et du midi de TEu- 
rop«?. ( fig> Dod. Pempt. t a84. ) 

On emploie les sommités ( spiete s. herba 
Origani cretid ) , qui se composent de tigot 
roQgcâtrcs, velues, rameuses, garnies de feuil- 
les arrondies , sessiles, glabres , et de fleurs 
porporines , disposées en épis courts et peu 
(amis. Elle a nne odenr forte, aromatique et 
agréable , une saveur aromatique et cbaude. 

Ces denz plantes sont excitantes, nervines 
n carminatives. On les emploie en infusion, 
et à l'extérienr , sons forme d'épitbème. 

laresiOR d'osigah. (ff.) 

3C Sommités sèches d'origan , 
' Réglisse grattée , 

de chanue. • . deux gros et demi. 
Ean bouillante. • quantité suflBsante 
pour obtenir deux livres de colsture. 



ORME. 

BOIta O'OBIOAH, 



a35 



Oteum origani œtkereum, Mthtroleum origan i 
(a. am. an. br. d. du. han. lo. o. pa. pr. 
s. sa. w.wu. e»tw.) 

^Sommités fleorles d'origan, ft volonté. 

Eau quantité suffisante. 

Distillez, (am. du.lo. r. f.) 

sm. prescrit nne partie d'berbe et quatre 
d*eau ; — d. one d'herbe et six d'ean ; — 
ban. o. pr. et s. nne d'herbe et huit d'eau ; 
~- a. nne d'herbe et doue d*ean ; — an. six 
d'herbe et vingt d'ean. 

:jC Sommités d'origan, TÎogt-cinq parties. 

Eau. . . soixante-quinze parties. 

Sel de cuisine. . • . tioii parties. 
Distillez, (br. pa. sa. w. ) 

!jC Sommités d'origan. ... à volonté. 
Ean distillée d^rigan, 

quantité suffisante. 

Distillez, (vm.) 

BAU n'oBioAif . (a. pa. ) 

!^ Sommités d'origan. • . nne partie. 
Eau. . . ^ . • . douze parties. 
Distillez- quatre parties. ( ai ) 

pa. prescrit nne partie d'herbe et quatre 
d'eau ; distillez deux parties. 

ORME. 

On emploie en médecine deux espèces de 
ce genre de plantes : 

!• Orme d^ Amérique; Ulmut falva, Mich. 

R9ugh l*tm*d </ai fret , rrd ttm , ttlpptrj elm (An.). 

Arbre ( pcntandrîc digynie • L. ; amenta- 
cécs , J. ) de l'Amérique septeotrionale.^ 

On emploie son écorce intérieure, qui est 
mocilagineuse et émolliente. 

a* Orme pyramidal ; Ulmut eampestris, L. 

Vim0, JtOttêr {Al.)\ elm (An.); alm (D. Su.)\ •Imo (B. /. 
For.]; o/m {Bo.)\ kora'janaxoma (Po.). 

m. tms. an. b. ba. b«. br. d. du. ad. 1 fc. fi. fu. g. ban. bc. 
ti. lo. o. po. pr. r. t. su. w. kr. e, tp. 

Grand arbre d'Europe. 

On emploie l'écoree intérieure des ra- 
meaux {eorteao Ulmi interior) , qui est lisse , 
mince , d'un brun rcAigefttre et inodore. 
Elle a une saveur amère , astringente , un 
peu acre et trèsjnucilagineuse, quand on 
prolonge la mastication. On l'a préc«>ntsée 
dans l'ascite , les maladies de la peau , les 
scrofules , le scorbut et les fî^tvres interrait^ 
tentes. 



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^54 



OROBANGHE, ORONGE, ORPIN. 



If Écorce intérieure d'orme ^ à Tolonté . 
Eau saiBsaate quantité. 

Épuisez l'écorce par plaiieurs ébuUitioni 
cucccfisiyes; réunisiez les liqueura, décan* 
tez-les et faites-les évaporer au bain-marie. 

iivFDsioif o'oaMB. 
Infusum ulmi, (am. b*. c.) 

:^Écorce d'orme coupée. • une once. 
Eau bouillante une pinte. 

Faites macérer pendant douze heures, 
dans un fasecourert, en remuant soufent , 
et passez. 

DltCOCTlOR D'oaUB. 

Deûœtum atmi eampôttris. ( b*. du. éd. g. 
lo. e. 9a. sw, iy, ) 

:^Édorce intérieure des rameaux de 
l'orme pyramidal , quatre onces. 
Eau. ..... . quatre livres. 

Faites bouillir et réduire de moitié. 
Conseillée dans la lèpre et autres mala- 
dies cutanées. — Dose, qcatre à huit onces , 
deux ou trois fois dans la journée. 

DiCOCTlOll DIAPHOSiTlQOK. 

Deeoctum diaphoreticum» (6.) 

:^ Ecorce intérieure d'orme , 

deux onces. 

Patience une. once. 

Eau quantité suffisante 

pour avoir truis livres de colature. 
Usitée dans les exanthèmes chroniques. 

OROBAVGBE. 

Orobanehe de Virginie; Orobancke Virgi- 
niana, 

Firginian kroon-rap* , htKk-drvpê , cme^r r9»t. (An.), 



Plante paraste ( didynamie angiospermie, 
L.; orobanchées, J. ) de TAmérique septeo- 
trionale. {fig. Morig. p. la. t. i6. f. 9. ) 

On l'a employée à 1 intérieur, dans la dy- 
senterie, et ii l'extérieur, dans les ulcères re- 
belles. C'est un astringent, qui possède en 
même temps one amertume extrêmement 
nauséeuse. 

ORONGE. 

Oronge fau$se, Agaric tue-mouche; Àma- 
nlia musearia, Psas. 

fUtgmuelm'imm , FUtgtnwulat ^ Bttnttrtlmumn {Al.}\ kmg 
agarie {Jn.)\ fimttPûmp {D.}\ 9li«g daodtmët kaatptmoalja 
(Ûo.); fagnampen. (Su.). 



Champignon {Jgarîcus mutcariat) com- 
mun dans tonte l'Europe, {ftg. SchslT. I. 
t. 27 et 28. ) 

Ordinairement haut de cinq À tix pouce» , 
il a un chapeau parfaitement circulaire , 
strié sur les bords, couleur de feu, passant 
au rouge aurore, an rouge p&leetdoré, au 
rouge éteint, avec de petites peaux angu- 
leuses et blanches , dispersées sans ordre à sa 
surface, et en forme de taches , qui sont les 
débris du vol va. En dessous, on trouve des 
feuilles d'un beau blanc. Lestypeest blanc, 
plein et bulbeux à aa base. 

Irritaqt , vénéneux , qui oe manifeste ce- 
pendant son action délétère qu'à une cer- 
taine dose , au-dessous de laquelle il ne pro- 
duit que l'ivresse, ou pkitût une sorte de 
narcotisme. Les OstiaquesetKamtachadalea 
profitent de cette propriété pour préparer 
avec la fausse Oronge une liqueur dont la 
propriété inébrianle se communique à Fa- 
rine , dans laquelle elle est même , dit-on , 
plus prononcée , et qui en conserve, as» 
sure-t-on encore , des traces seuRibles après 
avoir été avalée successivement par plu- 
sieurs individus. 

On a conseillé ce champignon dans Tépi- 
lepsîe, à la dose de dix et vingt grains, en 
poudre , selon Whistling. La partie bnlbeuse 
dustype , cachée en terre , est la seule qu'on 
emploie. Reinhard a présenté aussi la tein- 
ture comme un puissant remède contre la 
teigne , à là dose de trente ou quarante 
gouttes, quatre fois par jour^ dans une tisane 
appropriée. 

MAAMBLADC 01 riUSSl OXONGB. 

Conditdim mtuearium, (#it>*.) 

:^ Fausse oronge i^he. . deux groa. 
Amandes pelées , une once et demie. 
Sucre blanc. .... trois onces. 

Pilez le sucre et l'oronee ensemble, in- 
corporez la poudre avec les amandes , et 
ajoutez suffisante quantité de sirop d'or- 
geat. 

Conseillée dana l'épilepsie, et proposée 
aussi dans la paralysie. — Dose , deux à six 
gros , deux fois par Jour , en augmentant peu 
à peu. 

ORPIN« 

Or pin rose; Sedum Rhodiola, Cano. 

Ro^epwantl , Rh9ii$arminfl (./!.); mtmort {Am.)\ man/od 
(0.); ro9i€im8rUl (H*.); rtdialm (I.); raêêmrot {Sm.). 

br. f. «. *«. m. ip. 

Plante IL (dioécie octandrie, L.; crassu- 
lées, Cand.), des hautes montagnes de 
l'Europe, {fig, Zom, te* pL U 180. ) 

On emploie la racine {radi» Bkodim s. Ho- 
t4WUB)y qui est branchue, blanche, char- 



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ORSEILLE, onTIE, ORTIE BLANCHE, OSEILLE. 



Doe et taberculeane, à la partie supérieure 
urtoat. Elle a une odeur de tose très agréa- 
ble; sa saveur est un peu acre et styptique. 
Uger azitrîngent. 

ORSEIUiE. 

Roeeeita» 

b. ëtb f. h*, c g. m. 

Pite tinctpriale solide, d'an ronge violet 
trisToocé, d'ane odeur forte et désagréable. 

Od ia prépare avec le BoeceUa tmeiotia^ 
Ciod. , cryptogame qui croit sur les rochers 
des Canaries, du Cap-Vert et de l'Archipel. 
|t^. Piuk, jiim. t. «55. f. 6.) Le Fariolaria 
■nina, Ach. en donne aussi , mais de qua- 
Jté ioférieure. 

ORTIE. 

Trois espèces de ce genre de plantes ser- 
«eot en médecine : 

1* Orfis hrûUmte; (Jrilca arem, L. 

».ba.br.tfe.fi.ftr.in. 

Plante Q (moooéeie tétrandrie , L. ; urti- 
^ees, J. ), trèsGomman« en Europe, (fig, 
ÛKd. PL Dan, t. 7X9. ) 

On emploie Therbe, les Oeurs et la se- 
oeDce. 

t'hcf be {kerba Vrlieœ minoris ] ée com- 
poic d*nne tige rameuse et de feuilles ovales, 
profondément dentées, hérissées de poils 
trtrt piquans. Elle a une saveur amarescente. 

Les fleurs sont vertes et réunies en courtes 
Snpptft axillaires , presque sessiles. 

La semence est ovale, luisante et d'un 
bnin clair. 

a* Orlié dioique ; Criiea dioJca, L. 

•'"MM BrtntuMtël {Jl.)ieomm0nnêtih {An.}; kopriwûpûlima 
><*»«b«y {B.)i*i0rirœnitM«ldt (0.); ortiga major (E.) ; 
f'M< hrtmé«mat0l (B«.)| ortie* (I.};^olrnjrmi [Po.)\9rUga 
iM/tr (P#r.}| krwmn m'tla (Su.). 

*■•< bc br. 4. e. f. f«. g. be. w. wu. h«. m. tp. z. 

Plante 1£ , d'Europe, {fig, Zorn , le, pi, t. 
i55.) 

On emploie la racine et Therbe. 

La racine ( radix Urliem majorit ) est lon- 
ÇQc , ligneuse, rameuse , brunâtre en dehors 
et blanchâtre en dedans. 

L'herbe se compote d'une tige quadran* 
salaire , garnie de feuilles pétiolëes , cordi- 
î>rmes, pointues, dentées en scie, abon- 
^mment chaînées de poils très piquans. 

5* Orîu romaim; Urtiea pitulifera, L. 

^ w. Ml. «^ 

Plante 0, dn midi de l'Europe. iÛg, 
^Vy^.Berb, tab. 3ai.) 
On pmploiir la semence {temên Vrlieœ Ro^ 



335 



mwMB s. Hitpanicœ t, pVtSfertB) , cpii est ar- 
rondie , aplatie ,< d'un brun noirâtre , assez. 
semblable à celle du lin , mais plus petite. 

iiTEAiT d'obtis. 
Jrupiuamûntum uriiearum,(e.) 
:^ Feuilles et tiges d'ortie, à Yobnté. 
Pilez daQS un mortier de marbre , expri- 
mez le suc , laissez dépurer par le repos, et 
évaporezau bain-marié^ jusqu'en consistance 
de miel épais. 

siaop D'oaTif . 
Syrupitt de urtiea t. urticarum, (e. f. ) 

^ Suc d'ortie dépuré par l'ébullition 
et passé , 
Sucre blanc , de chftqne , 

parties égales. 

Faites cuire, à une douce chaleur, eo 
consistance sirupeuse, (f.) 

e. prescrit de clarifier et de faire cuire en 
sirop parties égales de suc d'ortie et de sucre 
blanc , avec suffisante quantité d'ean. 

Ce sirop est regardé comme diurétique. 

ORTIE BLANCHE» 

Lamîum album, L. 

JV»iu» Bintmmg, wtitêê Todttnntsul {Jl.)i whiio dtads 
n«H/« Mn.); klueha, mrt*t^ êmuuHaw* ko^ima (B.); 
dadnttdt (D.); oittga muerta (E.) ; pokutjma martîva (Ptf.ji 
ertiga morU (P«r.){ hUnd nêtia (&'«.). 

an. br. f. ». w. wu. be, kr. m. tp. t. 

Plante U. ( didynamie gymnospermic , L.; 
labiées , J. ), trè4 commune dans toute l'Eu- 
rope. ( fig. Zorn , le. pi. t. 80. ) 

On emploie l'herbe et les fleurs. 

L'herbe [herba Lamiialbi g, Gatêoptidis s, 
Vrticœ mortuœ ) se compose d'une tige 
presque glabre , ou 'peu velue , et de feuilles 
cordiformes ,>pétioIées , acuminées, bordées 
de dents aiguës. Elle a une odeur désa{;réa- 
ble , et une saveur styptique. C'est un exci- 
tant astringent. 

Les fleurs , dont on ne prend que les co^ 
rolles, sont blanches, dune odeur dés- 
agréable et d'une saveur douceâtre. EUe$. 
sont émollien 

OSEILLE. 

Deux plantes de ce nom sont employéea 
en médecine : 

1* OseilU detjardint, SurtUaj Rumex Ace* 
iota , L. 



Sautrûmpftr {At.)\ comnonêcrrtl [Àm.)\ êùtmfk lB.)i êwam- 
ptr (/)./; afdtra {E.!( vldtuufing {Et.); aettoêa [ï.h 
9 {P9.)i attdêt (P»r.); mugayra (Su.). 

. b. be. br. ». rd. f. (f. tf. fu. g. ht. lo. p. pr. r. w, 

>r. kr. r. g.m. p*. pid. tp. t. 



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356 



OSHAZOMB, OXIGiiNB. 



Plante ji ( hezaodrie trigynie, L.; poly- 
•gooéeii, J. )t cultiTée daot toute rBorope. 
(/?>. ZoTD, /c. 0/. t. 70. ) 

Od emploie la racioe, les feuilles et les 
semences. 

La racine {radix Aeetatof offlemaiU «. no«- 
irati* «. OxalidU t, Acetotœ prattnsi») est fi- 
breuse et jaonAtre; d'une petite tète par- 
tent plnaieors fibres longaes et minces ; sous 
tine écorce d'un jaune ronssfttre» elle pré* 
-sente une substance blanche. Sa saveur est 
légèrement amére et un peu astringente. 

l^^ feuilles sont oblongucs, sagittées, ob- 
tuses, entières, lisses, sans odeur, et de sa- 
veur acide , due à du snroxalate de potasse 
et de cluutt. 

Les semences sont triangolairaa. Elles ont 
Wk% saveur Apre et amére. 

a« OuUU ronde , petite OseilU ; Rumen 
4eutattu, L. 

t iMi *«. 9p. 

Plante Z£, d'Bnrope* C^.lacq.i^. rcp.I. 
t. 67. ) 

On emploîe Tberbe ( hêrba Jeetotœ rotun- 
difolim)^ qui se compose de feuilles longue- 
ment pétiolées , cordiformes ou ovales , ob- 
tuses ou pointues , garnies, de cbaqne c6té 
de leur base, d'oreillettes divergentes. Elle 
a une saveur acide, agréable. 

GONSiavi d'osiiiiLi. (fe. g. r. sa. ) 

:^ Feuilles fraîches d'oseille pilées , 

une partie. 
Sucre blanc. . • • deux parties. 
Broyez ensemble et mêlez exactement, (r.) 
sa. prescrit parties égales de pulpe et de 
sucre ; — fe. et g. une partie d'oseille et trois 
de sucre. 

soc d'osbillb. 
Sueeutacetosœ, (he. sa. vfu.) 

^ Feuilles d'oseille fraîches , à volonté. 

Pilez dans un mortier de bois, avec un 
mortier également de bois, exprimez le suc , 
laissez reposer , et conservez la partie lim- 
pide dans des bouteilles. 

'wa. prescrit d'ajouter un gros d'alcool 
par livre de suc. 

siiop d'osbilli. 
Syrupui aeetotœ. (sa. w. ) 



:^Soc dépuré d'oseille. 
Sucre blanc . . . . 



. dix onces, 
seize onces. 

Faites bouillir ensemble jusqu'en consis- 
tance de sirop, (w.) 

9a. prescrit d'ajouter à du sirop commun 
suffisante quantité de suc d'oseille , et de 
faire évsporer légèrement au bain-maric. 



aio o osiiLLa. 



(sa.) 



:y Feuilles d*oseille écrasées, une partie 

Bau deux parties 

Distillez les deux tiers. 

GATArbASMX MATCaATIV. 

CûiapUame suppttratif, ( f. im. ) 

Tf. Feuilles d'oseille froissées , 

une poignée. 

Saindoux une ooce. 

Graine de lin dcrasée , quatre onces. 
Faites cuire, dans de la bière, fnsqo'ei 
consistance convenable, {snu) 

jf Farines résolutives. . quatre oncee. 
Décoction émoUien le, 

quantité suAseale. 
Faites cuire convenablement , et ajou- 
tez 

Pulpe de lis, 

Feuilles d'oseille bouillies , 

de chaque . . , 
Onguent basilicum 
Mêlez avec soin. ( f.) 



deux onces» 
une once. 



OSMAZOME* 

Eœtndt de viande, {m, vm.) 

9^ Viande de bœuf. . . . une partie. 
Alcool quatre parties. 

Coupez la viande en petits morceaux, 
laissez-la exposée pendant douze heures à un 
courant d'air lec , puis faites-la digérer avec 
l'alcool, dans un endroit chaud ; au bout 
d'une heure, laissez refroidir le vase , et 
filtrez ensuite la liqueur ; reliiez Talcool 
parla distillation, passez le résidu A travers 
une flanelle , puis évaporez-le jusqu'en con- 
sistance d'extrait, (vm.) 

^ Muscles sans graisse. . . à volonté. 

Hachez-les en une pftte très menue, Tcr- 
sez peu à peu de l'eau froide sur cette pâte, 
et malaxez-la bien; passez ensuite la liqueur 
ù travers un lince, faites-la cbauflVr, écu- 
roez-la quand elle bout, puis filtrez-la, et 
faites-la évaporer jusqu'en consistance d'ex- 
trait, (ai.) 

Excitant, de saveur agréable, pioprc à 
rappeler l'appétit chez les convalescens. — > 
Dose , un gros. 

OXIGÉNE. . 

Air pur. Air vital. Air diphhgisîiqué ; 
Asr parus s, dephiogitticatut s. vitaiis, Oxy- 
gûnium, (b*. fe. ban. br. sw, vm.) 

^ Oxide noir de manganèse , à volocté. 



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PAIN. 



Fiiles-Ie rougir peu à peu dans une cor- 
|k de terre communiquant avec un appa- 
id poeamato-chlmique, laissez échapper 
h premièrfs portions de gaz qui se déga- 
l(Bt , recevez les suivantes dans des bou- 
lailti de Terre « et « après avoir bouché 
(tH&s-ci sous l'eau y couvrez-en les goulots 
êepoix, pour ensuite les conserver dans un« 
Kortiit frais, (b. fe. han. tw, vm,) 

X Peroxide de manganèse , 

trois parties. 
Acide sulfurique concentré, 

deux parties. 

Mêlez à froid dans un mortier de verre , 
-licinei le mélange jusqu'au rouge, recueil- 
ulegszqai s'en dégage, et conservez-le, 
K^ ''ivoir battu avec de l'eau de chaux. 

«*. i-m.) 



2: Nitre en pondre. 



à volonté. 



Chttffez-ledansunmatras, jusqu'il ce que 
'M de celui-ci rougisse, et recueillez le 
iu qoi se dégage , en négligeant toutefois 
'^premièfes portions. (6r.) 

Van-Mons prétend que le nitre inClé avec 
^ «ri marin donne plus promptement de 
'ni^èoe que quand il est seul. 

^Peroxide de manganèse , une partie. 
Chlorate de potasse. . • deux parties. 

Broyez ensemble, faites chauffer à la 
w»in« de l'esprit de vin, et recueillez le 
?« soi •© dégage, (vm.) 

BAu oxiGiniii. 

Jqua oxygenata, (6r.) 

%^^' é à volonté. 

Avec one machine k compression , satu- 
''*z4a aaUot que possible de gaz oxigène. 

^ger excitant, qu'on a conseillé dans l'în- 
'PPéteoce , -l'aménorrhée , les hydropisies 
«J'jsastbèniques, les spasmes de l'estomac 
^fùptérie.— Dose, une à deux bouteilles, 
"«»1 espace de vingt-quatre heures. 

^ général, la propoitioo d'oxâgèae con- 



tenue daos l'eau ainsi préparée est de la 
moitié du volume de cette aernière. 

Ainsi préparée l'eau oxigénée dilTëre beau- 
coup de celle que Thenard a obtenue par 
un procédé aussi long que difficile et minu- 
tieux, et à laquelle il donne le nom de 
Deutoxide tf hydrogène. Cette dernière, lors- 
qu'elle est concentrée autant que possible , 
donne quatre cent soixante et quinze fois 
son volume de gaz, sous la pression de 
o°',76, et à la température de li degrés. 
Une chose assez surprenante, c'est qu'aucun 
médecin n'ait songé i eo faire d'applica- 
tions k la thérapeutique , soit interne , soit 
surtout externe , en variant son degré de 
concentration , par l'addition d'une plus ou 
moins grande quantité d'eau, et que nos 
expérimentateurs aient manqué cette occa- 
sion d'alimenter pendant quelques mois la 
curioaité publique par le récit de leurs aven- 
tureux essais. A ce sojet , on ne doit pas 
perdre de vue l'importante observation faite 
par Thenard , que les organes et tissus ani- 
maux opèrent tous la décomposition de l'eau 
oxigénée, à la manière de la plupart des 
métaux et oxides métalliques, sans rien 
céder de leurs principes , sans absorber la 
plus petite quantité d oxigène , sans éprou- 
ver par conséquent la moindre altération 
apparente , quand le peroxide n'est pas très 
concentré. En serait-il de même à l'égard 
des tissus vivans ? Le fait mériterait d'être 
examiné, ne fût-ce que pour constater si 
Thenard a eu raison ou tort de penser 
que lés tissus animaux ayant, comme le 
platine , l'or et l'argent , la propriété de dé- 
gager l'oxigène de l'eau oxigénée, il est 
très probable que ces effets sont dus à une 
môme force» qu'il n'est pas déraisonnable 
d'après cela de penser que les sécrétion» 
ont lieu par une force analogue, et qu'ainsi 
l'on conçoit comment un organe, sans rien 
absorber, ni rien céder, peut constamment 
agir sur un liquide et le transformer en des 
produits nouveaux. Ces déductions ration- 
nelles d'un fait positif, seraient dignes d'un 
examen approfondi, puisqu'elles sont de 
nature k bouleverser de fond en comble 
les théories physiologiques et thérapeuti- 
ques. 



PAIH. 

PlUnm M pane, (b*.) 

^rain de froment* . . huit onces. 

^ trente-deux onces. 

^«iles bouillir p«nda»i une heure; après 



quoi passez, et ajoutez à la colatnre une 
quantité d'eau égale à celle qui s'est.éva- 
porèe. 

L'eau panée préparée avec la croikte de 
pain de seigle grillée fournit une boisson 
plus agréab^ et légèrement astringente. 

A boire par verrées, dans les irritations 
des voies alimentaires. 



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a58 PA 

PAIIADB OU AMQLAIS. 

Panada Angtorum, (a«.) 

^Paio de scigiç grillé. . hx oocea. 

Gannelle ua demi-gros. 

Écorne fraicbe de citron. . deux gros. 

Vin blaAc deux livres. 

Faites cutie et pa^'sei. — On peut ajouter 
à la colature un jaune d'œnf ou des aro- 
mates. 

DiCOCTIOn DLARCBI DS SYDIRHAII. 

Déeoeiion panée; Deeoctum album «. album 
Sydenkamit. cornu cervi eompositum g, cor- 
nu cervi êlaphi eompositum s, cornu etrvi 
cum mieapanit, ( an. b*. be. br. e.f. ff. 
s. sa. ca,fp,pic, ra» ip. vm.) 
If Gome de cerf râpée. . deux onces. 
Mie de pain blanc. . quatre onces. 
Eau de fontaine. ... six livres. 
Faites consommer le tiers par l'ébullition , 
«t passez sans exprimer, (sa.) 
^ Corne de cerf, 
Mie de pain blanc, 

de chaque deux gros. 

Eau de fontaine. • . trois livres. 
Faites réduire d'un tiers par l'ébulli» 
tioD , et ajoutes à la cola^nre 

Sucre blanc. ^ .... à volonté. 
Faites fondre, (b*.) 
^ Rftpure de corne de cerf , 

deux onoes. 

Eau trois livres. 

Faites cuire ensemble. Ajoutes sur la 
tn 

Mie de pain blanc. . . deux onces. 
Continues TébulUtion jusqu'à ce 
^u'il ne reste plus que deux livres de 
«oUtore. Ajoutrs à celle-ci 

Stîcre blanc. . onc once et demie. 
Faites disfipudre. (an. be, ; 
^ Râpure de corne de oerf , 

une demi-once. 
Mie de pain blanc. . • une once. 
Eau commune. . • . trois livres. 
Faites réduire d'un tiers par l'ébulli- 
tion, et ajoutez à la coUiure 

Sirop de coing. • . deux onces. 
Mêlez bien, (m.) 

I^ Corne de cerf râpée, 
Mie de.paio bUnc, 
de chaque. . . une demi-ptrUe. 

teau trente-six partka. 

Faûtea réduire d'un tiers par la coc- 
tion , et ajoutez à la colature 
Gomme arabique, 

un quart de partie. 
Faites dissoudre, (s,) 



IN. 

ban. pffeacrit uneMemi-ooce de corne de 
cerf râpée, autant de mie de pain, trois li- 
vres d'eau, la réduction d'on tiers par l'é- 
bullition , et deux gros de gomme arabique 
à faire fondre dans la colature. 
Tf. Râpure de corne de cerf. 
Mie de pain blanc , 

de chaqne. . . une demi-once. 
Eau de fontaine. • trente-six oncfs. 
Faites cuire jusqu'à ce qu'il ne reste 
pins que vingt- quatre onces de cola- 
ture. Ajoutez à celle-ci 

Gomme arabique, un gros et demi. 

Sucre deux gros. 

Faites dissoudre. (</?.) 
br. prescrit de faire cuire uae demi-once 
de corne de cerf râpée, autant de mie de 
pain et nn gros et demi de gomme arabi- 
que dans trois livres d'eau , de réduire 
celle-ci à deux livres par la coction, et de 
dissoudre deux gros de sncre dans la cola- 
ture. 
Ifi Mie de pain blanc. . une partie. 
Faites-la bouillir pendant une demi- 
heure avec 

Eau. .... suffisante quantité 
pour obtenir soixante- quatre onces 
de colature ; ajoutez sur la fin 

Gomme arabique. . une demi-partie. 
Corne de cerf brûlée , 

un quart de partie. 

Sucre une demi-partie. 

Passes à travers un blanchet Après 
le refroidissement, décantez et ajoutez 

Eau de cannelle. . une demi-partie. 

Mêlez bien, (vm.) 

f« et fp. prt'scrivcnt de faire bouillir deux 
gros de corne de eeif calcinée avec six aros 
de mie de pain et une once de suore, dans 
deux livres d'eau, pendant un demi-quart 
d'heure , après avoir bitrn pilé le tout en- 
semble dans un mortier; de passer la li- 
queur bouillante à travers une étamine peu 
serrée, en exprimant légèremeot, et d'ajou- 
ter une demi-once d'tau de fleurs d'oranger, 
on deux gros d'eau de çaoi|eIle t«-ff. de faire 
bouillir six gros de mie de pain «deux gros de 
corne de cerf ou d'autres os quelconques cal- 
cinésà blanc, pendanthuitminuteSydaosKuffi- 
sante quantité d'eau ponr qu'il reiite un litre 
de colature, de passrr cette dernière bouil- 
lante, en exprimant iqffictment, puis d'a- 
jouter de l'eau .>asitéAii6Ue de citron et 
autant de sirop simple ; — e. de fsire cuire 
légèrement ensemble ntie demi «once de 
corne de cerf calcinée , deux onces de mie 
de pain et six livres d'eau ; de paiiser , puis 
d'a|o«ter à la colature «raatre oiices de sirop 
comnim , et même, si Ton veut, deux gros 
d' CAO de Aeum dW«D§er ou d'eau de c«n- 



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PALOMMIER, PANAIS. 



3^9 



H^lc ?iaeatc ; — ra. deui once» de mie de 
ipaio, deux gros de corne de cerC calcinée, 
>ui livres d'eau, une once de airop et on 
pus de teinture de cannelle ; — ca et pU» 
dfui onces de mie de pain , deux gros de 
curne de cerf calcinée , trois onces de sucre, 
d.uxliTrPs d'eau bouillante et une demi- 
iioce d'eau de cannelle. 

Émollient, adoucissant, qu'on emploie 
avec avantage dans les irritations chroni- 
qv« du canal alimentaire, notamment 
dans la dianliée opiniâtre. — A prendre par 
Tpfrées , d'heure en heure. — On j ajoute 
MOTent avec avantage dix à vingt gouttes de 
liadanom iiqnide de Sydenham. 

cxLia DB PAIX. (b*. f*. vm,) 

Z Hie de pain à demi-sèche , 

quatre onces. 
Eau distillée. . . . deux livres. 
Faîtes boailtir avec force, passez à 
tnvcn on tamis, et ajoatet 

Sacre blanc une livre. 

Vio blanc quatre onces. 

San de cannelle ix gros. 

^ Biscuit blanc. . . quatre parties. 
Eso. . . . quatre-vingts parties. 

Ftitet bouillir pendant une demi- 
'>«Qre, passez à travers un blanchet, 
^Jiporei jusqu'à ce qu'il ne reste que 
tUigt-quatre parties, et ajoutez 

San de cannelle. . . une partie. 
Suc de citron. . . deuK parties. 
Sacre blanc. • . . quatre parties. 
VioduRhia. .... six parties. 
H*ltt. (h*, vm.) 

C ATA PL ASUS iliOLLiBirr. 

^-^pfatmade mica panit t, emotltens, (b*. 
f. fe. fu. t. br, sp.) 
2^ Mie dç pain rassis émiettée, 

quatre once». 
**l de vache ou Décoction de 

^imaove. . . une livie et demie, 
faites cuiw jusqu'en consistance requise. 

^. prescrit dix onces de mie de pain et 
1*uuc de lait , à mêler ensemble , sans coc- 
'<>«; — 6. quatre livres de lait et une de 
î»ui, i cuire ensemble. 

^Miedspaio seâe onces. 

Poudre de fleurs de mélilot» 

— - ■ ■ T. — de sureau, 
dechaqotfb .... deus gros. 

'^'t* - • . . quarante-huit onces, 
^•ites cuire eooTeoablement. (j^.) 
^ Mie de Min huit onees. 

»^rfe frM«. .... deux onces. 

L«it de vaehe. . . . huit onces. 



Faites cuire ensemble. (b\ fu,) 
Il faut faire bouillir le pain avec un peu 
d'eau, avant de le cuire dans le lait, pour 
dissiper l'acide acétique qu'il contient. 

^ Mie de pain. . . . quinze onces. 

Lait. ...... vingt onces. 

Eau bouillante. . quantité suffisante. 
Ramollissez la mie dans l'eau , passcz-la 
à travers un tamis de crin et faites- la cuire 
avec le lait, (fe.) 

BSPaiT DR PAIN. (W.) 

^ Biscuit de froment. . • & volonté. 

Distillez-le doucement , sur le bain de sa- 
ble , dans une cornue de verre, en augmen- 
tant le feu par degrés , séparez l'esprit de 
l'huile qui surnage , et rectiGez-h. 

BAO 1i^ PAIjr. (w. tp») 
:^ Croûte de pain tendre et encore 
chaud. . .... quatre onces. 

Cannelle , 
Clous de girofle , 
Noix muscade , • 

de chaque. . . une dcmi-ooce. 
Vin blanc. . quatre-vingt-seize onces. 

Distillez la moitié. 

Stomachique agréable. — Dose , une 
demi-(MiGe. 

PilLOBUHIER. 

Palommier couché. Thé du Canada ; Guat' 
thera proeumbens , L. 

Coaadètcher ihet [4L]i montain Ua, padridgê berrj [An.). 



Plante U, ( décandrie nionogynfe , L. ; 
ériciaées, J.), de l'Amérique septentrio- 
nale, {fig, Big. Mêd. bot. H. t. âs.) 

On emploie les feuilles, qui sont ova1c«i, 
mucronées , lâchement dentées en scie ,, 
vertes, souvent teintes de pourpre ii la base ,. 
et longues d'un pouce. Elles ont une saYeur 
légèrement astringente. 

PANAIS. 

Pasttnaca saliva, L. 

nak (0.}; pattinaca {B. I. Par.)-, pintternpket [Uo.): p<?»f«f- 
uak !Po.)i paltttrnarka [Su.). 

un. h»t. f«. «1. w. <>«. kr. m. êp, z. 

Plante t? (pcntandrie dîgynie , L. ; om-^ 
bellifère», J . ) } cultivée dans toute l'Euro- 
pe, {ftg. Zorn , 7(0. pt. t. 568. ) 

On emploie la racine; et la grainr. * 
La racme (rWù PasttnOtm), de la gros- 
seur du pouce et plus, est ebarnoe, blau-^ 
châtre on jaunâtre. Elle aune saveur ua peu» 
aromatique et sucrée. 



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a4o 



PANICAUT, PAQU-ERETfE. 



La semence est arrondie , elliptique , pres- 
que plane , entourée d*un petit rebord mem- 
braneux y striée, d'une saveur un peu aro- 
matique et sucrée. 

Excitant, réputé jadis diurétique. 

PANICAUT. 

On emploie en médecine trois espèces de 
ce genre de plantes : 

i« Panicaut aquatiqut; Eryngium aquail- 
eunu 
WtHw trjngo , MIon ênakë rvt {dn.,. 



Plante 11 (pentandrie digynie, L. ; om- 
bellifères, J .), de l'Amérique septentrionale. 
(fig. Pluk. Aim. i5w t. 175. fig. a. ) 

On emploie la racine, qui est comparée à 
celle du contrayerva. 

i» Panicaut des champs, Chardon-roland ; 
Eryngium campcstrê, L. 

BraehdiiUl , Têlàmatmitreu » Radmdiitet, lfaifbslr«inMra«/, 
Bbfrspurttl (J'.); eommon trjngt {An-}', macka httnj, 
muttka wjra {B.}xinanistfV9 {U.]', eord» garrtdor (B. P0r.)\ 
kruitdUUl {Oo.) t tringi» (X.); meolaieh ù*U (P*.)-, ira»- 
Ustel (Su.}. 

am». b. br. «. f. fc g. ba. pa. a. w. wu. bê. g. m. ap. ê. 

Plante IL , qui croit dans toute l'Europe. 
{fig. Zorn, Ic.pL t. i55.) 

On emploie U nci:ie{radisDJSryngus, Ly- 
ringii, s. AiUrit inquinalis s. Capituli Martis 
s. Aeus Veneris s. Cardui voiutantis aeulcati ), 
qui est grosse comme le doigt , longue , 
charnue , noirâtre en dehors , d'un blanc 
jaunâtre en dedans, et presque inodore. 
Elle a une saveur douce, agréable et un peu 
aromatique. 

On la croyait autrefois diurétique. 

Z^ Panicaut maritime; Eryngium marlii" 
mum, L. 

tiëêftmanpêlrtu , Mêëritranémaunarea (Al.)i jm errng»^ 
mê Mij (An.]K ttrauAnaadêtrm [D-U têêkrmUdiêtgl fA«.>; 
ttimgfê mrim (I.j; U«» êjotùtêl [Su.]. 

àa. br. c 

' Plante U, , qui croit sur les bords des mers 
d'Europe. 

On emploie la racine {radiai EryngU mari" 
ni) , qui est très longue. Elle a une odeur 
agréable, une saveur douceâtre et un peu 
inncilagineuse. 

GOISBIVI Dl PIRICIOT. 

Conserva srynglL (pa.sa. w.) 

:ytLacine mondée de panicaut, 

une livre. 

Eau huit livres* 

après quelque» jours de macéra^tioD , cui- 
ses iusqu a ce que ta racine soit ramollie, 
clarifiez une livre «t demie de sucre dans la 
décoction > laites cuire la raoina dans la si- 



rop, et laissea-la dedans, ou Taitea^Ia sécber âi 
l'étuve. (sa.) 

pv. et w. prescrivent de faire ramollir la 
racine dans da l'eau, par la coction , de la 
laisser égoutter, et de la couvrir do sucre 
cuit à la grande plume* 

OPIAT D^SALTiftANT. {pi»») 

Conserve de panicaut ^ 

— — de buglose p 

de chaque .... deux onces. 

• :— — de violette 9 

de bourrache , 

de chaque une once. 

Confection alkerméj, une demi-once. 
Sirop de pommes , quantité suffisante. 
Do»e, la grosseur d'une noisette, con- 
tre la soif. 

PAQUERETTE. 

Pâquerette vivaee, petite MargaeriU; Beids 
perennls, L^ 



UarUnhtumtn, gtnuinê (kmuMuma {âl.)i comma» éaiay 
lAn.)\ êtdntikra$a^ maUCHjk metun {B.)i09trtlj»gnit m»- 
daUwan {Uo.). 

br. e. r. fe. fu. g. ham. be. po. w. wu. ke. br. g. m. ap, r. 

Plante IL (syngénésie polygamie égale, 
L. ; synanthérées, Cass.), commune dans 
toute l'Europe, {fig. Zorn , le pL t. 55.) 

On emploie l'herbe et les fleurs. 

L'herbe {herba BeUidis miaoris et hortensîs 
s. Symphyti minimi) se compose d'une 
rosette de feuilles radicales spatulées, ob- 
tuses, légèrement velues et plna ed moins 
dentées on inciséas. 

Les fleurs sont des calathides radiées, ron- 
ges, ordinairement pleines, â calice com- 
mun pubescent , et douées d'une saveor 
astringente , un peu ftcre. 

COASIBVa »B PAQVIBSTTt. 

Conserva heiUdis minorii. {lu., w. vm. ) 
:j^ Fleurs de petite marguerite, 

use partie, 
fiacre en poudre • , deux parties» 
Broyés ensemble. 

SiaOf pi PtQOBUITB. 

Syrupus àellidis. (pa. vf.) 
:^Sac de pâquerette dépuré et réduit 
à moitié par Pévaporation , 

neuf onces. 

Sucre blanc seise onces. 

Faites jetarun bouillon, pour dissoudre le 
sac , et paiset. 

XBIRTilB M PAQUBBBTTB. 

Tmctura beitidis fl&rum, (w.) 
Of Fkurs lèches de paaocraita cnlti^ 
véa , rouge , dénarrassées de 



Icom calices . 



. une demi-ooce* 



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PAKEIRA-BRAVA, PARIÉTAIBB, PARISETTE. 



Acide satfuri^pie .... aavgr(M. 
Eaa de fleurs de pâquerette , 

quatre onces. 
Après viDgl -quatre heures de digeslion, 
past»ez eq exprimant et filtrez. 

Médicament réputé tempérant et cal- 
mant. — Dose, une demi-once à une once. — 
On administre ordioal«ement cette teinture 
dans les juleps. 

PABEIRA-BRAVA. 

Cissampeios Partira , L. 

Brautumiêfkû GrUiwttrztl [Al.)\ whlli» partira brava (An.)\ 
kmtma (E.;i t«awrfr«/f (H«.); parr«ira brava ^ abutuo (Ptfr.). 

aBi. ID. br. F. f. fc. ff. U. p. V. wu. b*. br. g. n. tp. 

Plante ( droécie monadelphie , L. ; 
ménispermées, Gand.), de l'Amérique mé- 
ridionale, {fig. Flore médie, Y. 36a.) 

On emploie la racine {radix Pareirœ bra- 
vœ t. BuiutB t. Ambutuœ) ^ qui est dure , li- 
gne use , tortueuse, rugueuse , brune euv de- 
hors y d'un jaune obscur en dedans , et ino- 
dore. Elle a une saveur douce , mêlée d'a- 
mertume. 

Diurétique. — Dose , un ii deux scrupules. 

poiroai AjrriCALCDLBDSs. 
Puivis adcalculum s. arenitlas. (pa. vr, ) 

7f Racine de pareira-brava , une once. 

de gnlmauve , 

de réglisse, 

Semences de lycopode , / ^ 

Yeux d'écreTisse saturés de jus de 

citron , 
Pierres de perche , 
Opercules de colimaçon , 
Soccin préparé , 
Cloport«rs. préparés, 

de chaque deux gros. 

Fleurs de chausse-trape. . une once. 
Faites une poudre. — Dose, depuis un 
•empale jusqu'à quinze grains, cnez les 
jeaneagens; depuis un demi-gros jusqu'à 
deux scrupules, chez l'adulte. 

larcsioif Ds PAasiai-BBAYA. 
infuium pareinB bravœ, (b*.) 

^ Racine de pareira-brava , 

trois gros. 
Eau bouUlante. • « . une livre. 
Faites infuser et passez, 
A boire dans la journée. 

»AcocTiON DR PAaaiiA-aaAVA. 
Decoetum partirœ, (sa, tw.) 

^ Racine de pareira-hraya. . une once. 
Eao de fontaine. . . deux livret. 
Faites bouillir et réduire de moitié. 



2ii 

Préconisée dsns les affections du pou- 
mon et surtout des reins , la dysurle , Tis- 
cburie, la gravelle, l'ictère.— Dose, trois 
onces, trois fois par jour. 

BSSBNCI Da PABKlRA'BaAVA. 

Essentia pareirm Oravœ. (br. w.) 

^ Racine de pareira- brava , une partie. 
Alcool. . . • , .cinq parties. 

Filtrez, après quelques jours de macéra- 
tion. 

Excitant, réputé diurétique et anti- 
catarrhal. — Dose, cinquante à soixante et > 
dix gouttes. 

PikRIETAIBE. 

Parîeiarli ofpcinalis, L. 

Nathtkraut, Glatkraut f.4/.j; ptUiiarj oflha wall [An.}\ itn 
a noe, tktûnna bjlino (B.); murkurt (D.); pariëiarîn { B. I. 
Por.)i giatkraid {Ilo.)\ Hoci dtltn {lfo.]\ vmggmri {Su.), 

atnt. an. br. e. t Tv. fl. g. w. wu. be, br. g. m. »p. x. 

Plante U. (polygamie monoécie, L.; ur- 
ticées, J.}» commune dans toute l'Europe. 
{fg. Zorn , le. pi. t. i%i.) 

On emploie l'herbe ( kerba Parieiariœ s. 
Helxines) , qui se compose d'une tige arron- 
die, rougefltie, portant des feuilles ovales, 
lancéolées , pétiolées , glabres en deisus , 
légèrement velues en dessous. 

Léger diurétique. 

' OiCOCTIOH DB PABIltTAIBl. (rfl.) 

Of, Feuilles de pariétaire. . une once. 
Eau deux livres. 

Faible diurétique, qu'on administre rare- 
ment seul. 

BAU Di PAankTAtaB. (f.) 

^ Herbe fraîche de pariétaire, 

cinq milie'parties. " 
Eau, douze mille cinq cents parties. 
Distillez environ dix mille parties , verses 
le produit sur 

Herbe fraîche de pariétaire, 

cinq mille parties. 
Ajoutez 
Eau dix mille parties. 

Distillez dix mille parties.— On peut répé- 
ter de même une troisième fois. 

PilRISETTE. 

Raiiin de renard; Paris quadrifolia, L. 

Einbiwt, IVolfib—rc, Puehttraaba {Al.]\ on» berrf {An.)t 
tihmr (D.); abat de torro {E.) ; wolfubezia (He.}: uva di vcipt 
(/.;••, Hir«nje «ko [Pa. ); pariêatta {Par. > tranbtir [Su, ». 

g. V. bt. m. tp. 

Plante \L (octandrie tétragynie, L.; as- 
16 



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a4a 



PARNASSIB, PAROM 



paraginées, J.), d'Europe, (fig. Zorn, le. 
pL t. 10.) 

On emploie la racine , l'herbe et le fruit. 

La racine {radix ParUUt t» Solani quadri- 
fblii ) est charnae , nn peu noueuse et garnie 
de quelques fibres. Elle a une odeur et une 
saveur nauséeuses. Elle excito le vomisse- 
ment, à la dose de trente à cinquante grains. 
Les anciens la prescrivaient dans la colique. 

L'herbe se compose d'une longue tige 
grêle, glabre, nue inférieurement , et char- 
gée supérieurement de quatre feuilles ovales, 
aiguës, verticillées. Son odeur est très 
désagréable, et sa saveur douceâtre. Elle 
est purgative. On Ta regardée tn ouire 
comme anodine, sudorifiqae et alexiphar- 
maque. Elle a surtout été employée dans la 
manie , les spasmes , la coqueluche , l'em- 
poisonnement par la noix vomiquc, etc. 

Les fruits ( Vtœ vtnœ t. vuipituB) sont des 
baies d'un pourpre foncé, ou d'un brun 
noir, grosses comme des cerises et brillan- 
tes. Ils ont une odeur désagréable <t une 
saveur vireuse. Leur ingestion dans l'esto- 
mac produit un véritable empoisonnement. 

PARVilSSIE. 

PamasM des marais ; Parnattia palui- 
iris, L. 

irautrMtrllitmê , Samffparnauitngrat , Sumpfktnhlumê , 
atriblOmUin {AL). 

br. »«. «p- 

Plante U, (pentandrie tétragynic, L. ; 
capparidées, J.), qui croît dans toute l'Eu- 
rope, (fig, Zorn , Je. pL t. ia4. ) 

On emploie l'herbe et les fleurs. 

L'herbe (h$rba Bepaiica albat) se conaposc 
de feuilles radicales en cœur , très entières, 
et portées sur de longs pétioles. 

Les fleurs sont blanches et asses grandes. 

La saveur est nn peu amère et acre. 

Léger astringent. 

PARONIQUE. 

Panmiiut argentée ; Paronyehia argentea, 
Lmk. 

e. 

Plante ®( pentandrie monogynie, L. ; 
paronychiées, A. Sl.-Hil. ) , du midi de la 
Franca. 

On emploie l'herbe fleurie {herba San- 
guinariœ minori*), qui se compose d'une 
lige rameuse, portant des feuilles ovales, 
acuminées, presque glabres, à stipules plu» 
courtes qu'elles, mais élargies k la base, et 
des flenn disposées en petites tètes terminal 
les , qu'entourent de grandes bractées. 



IQUE, PAS-D'lNB. 

PAS-D'iUlE. 

Tuttilago Farfara , L. 

Buflaitieh {Jl.)\ nttifpet (An.y^kopJitkopjro (B.); fcw«r*, 
hovblad [D.)\tu$ilag» (B.); kotfhUd {Bo.)i touilmgm» (I.); 
p9ilbiat {P0.]\ Uuilagtm (P»r.); /.««lfc«f (Su.)- 

a. aD. b. b«. b«. br. d. du. e. éd. f. fc ff. g. bam. ban. b«. 
lo. o. p. po. pp. pr. r. a. au. w. wu. ww. *•. 6r. (. g. m. 
pa, pii. 9p. u 

Plante It (syngénésie polygamie super- 
flue, L. ; synanihérées, Gass.), qui croit dans 
toute l'Europe, (fig. Zorn , le.pt. t. €4. ) 

On emploie la racine, les feuilles et les 
fleurs. 

La racine (^radixFurfartBt. TuuilagÔM 
f. Bechii i. Ûngulœ cabaUinœ) est longue, 
mince, fibreuse, blanchâtre, inodore et 
insipide. 

Le» feuilles sont arrondies, un peu en 
cœur à la base « anguleuses , dentées, lon- 
guement pétiolécs, d'un vert foncé et lisse» 
en dessus , tomenteuses en dessous , sans 
odeur. Leur saveur est raucilagineuse, fai- 
blement amère et un peu âpre. Les fleurs 
sont jaones, et douées d'une saveur agréa- 
ble. 

Léger excitant , béchique. 

BSPàcSS BÉCHIQUBS. (pp. WW.) 

^Feuilles de pas-d'âne. . deux onces. 

Racine de réglisse. . . une once. 

Fleurs de coquelicot , 

Anis , de chaque. . * • deux gros. 
Goupcx et écrasez. 

G9NSiaVK DB PAS-d'InB. 

Conserva farfara. (pa. w. su»'.) 



If Fleurs de pas-d'âne. 
Sucre blanc. . . 



. une partie, 
deux parties. 

Broyez en.«eroble. 

Conseillée dans la toux catarrhaU*.— Dose, 
deux gros, quatre fois par jour. 

LOOCH DB PAS-d'IbB. 

Looeh de farfara. (w. pid. sp. ) 
If Racine fraîche de pas-d'âne, à volonté. 
Faites-la cuire dans l'eau, écrasez-la en- 
suite, et pa^ez-la à travers un tamis; cuises 
la pulpe avec le double de miel , jusqu'en 
consistance de bouillie épaisse. 

SiaOP DB PAsVilfB. 

Syruput tuiêitaginis, ( br. f. sa. vr. ) 

•Jf Fleurs fraîches de pas-d'âne , 

quatre livres. 
Eau bouillante. . . . huit livres. 
Faites infuser pendant douze heures, 
et passez en exprimant légèrement. A la 
liqueur reposée rt décantée , ajoutes 

Sucre blanc le double. 



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PASPÀLE, FASSE-PIERRE, PASSERA6E. 



943 



Faites fondre an bain-marie. (f.) 
br. et w. prescrivent une livre et demie 
de flenrs, deux livres d'eaa booillantc, 
vÎDgt-quatre heures de macération , et seiie 
onces de sucre pour neuf de colature.^ 

sa. permet de mêler ensemble , soit par- 
ties égalps de suc dépuré et de sirop corn- 
muo , soit deux parties d'infusion et une de 
ancre blanc. 

SIC oa pas'D'Iiie. (pa.) 
:^Fleursde pas-d'àne. . . uneparlic. 

Eau trois parties. 

Distillez une partie et demie. 

iucTOAiai aisoMPTir. 
Ehetuarium resumptivum, (w. tp*) 
^Bacine de réglisse, 
Herbe de lierre terrestre , 

de véronique , 

de chaque. • . une demi-once. 
Eau bouillante» . . soixante onces. 
Passes après douze heures de macé- 
ration, et faites bouillir dans la colature 
Racine fraîche de pas-d'ftne. 
Raisins de Gorinthe , 

de chaque seize onces. 

Passez la racine et les raisins ramol- 
lis il travers un tamis de soie; éroulsion- 
ncs la décoction avec 

Amandes douces pelées, sept onces. 
Délajez la pulpe dans l'émulsion , 
frites cnire le tout avec 

Sucre blanc. . trente-deux onces. 
Ajoutez enfin 

Écorces de citrons. . . . . n* 3. 

Pondre de cannelle, une demi-once. 

de girofle. . . trois gros. 

Mêlez bien. — Dose, une demi-once à 
noe once, deux ou trois fois par jour, dans 
la toux opiniAtre. 

PASPALE. 

Pied^t'poutô; Paspalum Daciylum^ Lmx. 

FtMgtrfmrmùgtt Bin*gra$ (AK); erttping panie gras [Jn.)i 
grams(B.fi g€ei»gerd pmik (Bo.)\ grama iigitad» {Por.). 

•- t fe. f . 

Plante n (triandrie digynie L. ; grami- 
nées, J.), commune en Europe. (/i^. Schrad. 
Fi. Gcrm. I. p. i65. t. 3. fig. 9.) 

Les jets traçans, qu'on emploie communé- 
ment sons le nom de Chiendent , et qu'on 
regarde à tort comme des racines, sont très 
kmgs , de la grosseur d'une plume de cor- 
beaa, cylindriques et noneuz. Sons nn 
épiderme dur , jaune et luisant , ils renfer- 
ment une substance blanche, de saveur fa- 
rineuse et sucrée. 



PASSE-PIEBBE. 



Perce- pierre f Christe marine; Crithmam 
maritimum , L. j 

Mterfewktt [AL). 
fe. w. br. tp. 

Plante n ( pentandrie digynie L. ; om- 
bellifères, J.) , qui croit sur le bord de la 
mer, en Europe, {fig, Zann. /si. p. 74. 
t. 9. ) 

On emploie les feuilles ( folia Critkmi *, 
FenieuU marini ) , qui sont charnues, deux 
Fois ternées , composées de folioles étroites , 
linéaires, lancéolées, très entières. Elles 
ont une saveur un peu salée, amarescentc et 
faiblement aromatique. 

Excitant, apéritif. 

PASSEBACa:. 

Deux espèces de ce genre de plantes sont 
mentionnées dans les pharmacopées : 

i« Passerage à larges feuilles, grande Pas* 
serage; Lepidium talifoUum, L. 

Pfeffërkraut {Al.}\ hrtadtëaw'd paptrmort {An,)\ ptpêrur 
(D.h br*edblahig ptptrkruid (fJe.)^ Itpidlo (I.); pêparar 
{Su.). 

e. r. »p. 

Plante n ( tétradynamie siliqueuse , L. ; 
crucifères , J.), commune en Europe, (fig» 
OEd. FI. Dan. t. 557. ) 

On emploie l'herbe {kerba Lepidii)^ qui se 
compose d'une tiffe cylindrique, elsbre, 
rameuse , chargée de feuilles ovales, lancéo- 
lées, d'un vert pAîe et môme glauques, 
denticulées ou quelquefois entières , les in- 
férieures rétrécies en pétiole à la base , les 
supérieures sessiles et plus étroites. Elle a 
une saveur acre , aromatique, poivrée. 

a^ Passerage ibéride , petite Passerage ; Le- 
pidium Iberis, L. 



Plante O » commune en Europe, {figp 
Zoro , le. pi. t. 593.) 

On emploie l'herbe {kerba Iberidis)^ qui se 
compose d'une tige rameuse , de feuilles ra- 
dicales petiolées, lancéolées, dentées au 
sommet, ou même incisées, pinnatifides 
on lyrées, et de feuilles caulinaires li- 
néaires , très entières. Elle a croe sa- 
veur &cre et forte, analogue à celle du' 
cresson. 

Excitant, antiscorbntique. 

C09ISIBVK DB rASSaSAOl. 

Conserva lepidii, (e.) 

If Feuilles fraîches de passerage, 

une partie. 

16. 



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244 



PASTEL, PASTÈQUE, PATIENCE. 



Rédui8iz-Ie« en une pftte molle , en 
les pilant dans un mortier de marbre, 
avec un pilon de bois, et ajoutez peu 
à peu 

Sucre blanc en poudre , deux parties. 

INFUSION DK PASSKBAOK. 

Infutum tcpidii, (b*.) 

' :if Herbe de passera^c , 

une demi-once à une ooce. 
Eau bouillante. . quantité suffisante 
pour obtenir six onces de colature. 

Cette infusion e«t usitée en Russie, sui- 
vant Erdmann, contre les fièvres inler- 
mittentes. — Dose , une cuillerée toutes les 
heures. 

PASTEL. 

Italit tinctorial L. 

Farhérwaii {Al.)\ wad (An.); m*de (D.)-, patUl iE Por.\\ 
vrfwêi» [Uo.); g»adt[l.h Unilc [Po.y, wrjd» (Su.). 

br. f. be. g. , 

Plante cf (télradyuamie siiiculeuse, L. ; 
crucifères ,J.), d'Europe, {fig, Zorn, le. pL 
t. iqi.) 

Oîî emploie l'herbe {hcrba Glasttt. Isatis)^ 
qui se compose duf^^uilles glabres et un peu 
glauques, les radicales lancéolées et rétré- 
cies en pétioles à la base , les caulinaires 
sessiles, demi-^amplexicaules, prolongées 
en deux appendices ii la base^ Elle a une 
saveur acre et un peu amère. 

On en retire un principe colorant , sem- 
blable à l'indigo, Vindigotme ou Isatino, 

PASTEQUE» 

Courge taeinlèe ; Cueurbita Citrullut, L. 

fraMMrmelmt IAI.',\ vattr melon (An.); dubba («-«ji*» 
[AUp.)\hatikh tick ,tekarij {Ar.); e^trutw, angarjê (B.); 
piteh»gk»dU (Cjr.)v mguritr^ vundmrlontr iD.); tyrfcjtt* 
(Duk. Hi.), watermmlotn [Bo.) l c-romen (I.); furhuta 
fJf«A.); mandfki [Mêl.)\ hinduanak <P».)\ f*«7« P"^* («<•« 
pitcka puHum , tchnkara kvmatti (raw.); darbaji {Tel.), 

br. d. c. f. k. g. w. II. b*. m. $p. t. 

Plante ( monoécie monadelphie,L. ; 
cucurbitacécs, J.), du midi de TEurope et 
des Indes, (fig. Zorn , le. pt. r. >55.) 

Ou emploie la semence ( iômon CitruUi s. 
Angurii») ^ qui est alongée, comprimée et 
munie d'un icbord saillant. Elle renferme , 
sous une pellicule noirâtre ou rougeàlre, 
une amande blanche et oléagineuse. 

ÉmoUient, réfrigérant. 

PATIENCE. 

Trois plantes de ce nom sont citées dans 
les pharmacopées : 



i""^ Patience (teau , Rhubarbe sauvage: 
Rumex at/uaticut, L, 

JVaturampftr , W ttutrmangiAd , H'ttMMrgrimduMtnel, Rob 
tampfmrmuTfl . ButUrm4d(aiAra%t {Al.)i waUrdaek 'An.)^ 
vai^dikrrppe (D.)\ waUrpaiirh (Hn.j-, iahacu majêr (Pcr.}; 
waUujra (Su.). 

MD. am*. b. be. br. du. f. ta. li. r. ». v. *c. e. n. Mp. 

Plante IL (hexandrie trigynie, L.; polvgo- 
nées, J.). qui habite les lieux inondés, 
dans toute l'Europe, (fg. Zorn, le. pt. t. 588.) 

On emploie la racine {radix Lopathi aana- 
tki g. Herbœ Britannica t. Hydroiapatni s. 
Rhapontiei) , qui est grande , rameuse, an- 
nelée, d'un brun noirâtre en dehors, sa- 
fran ée en dedauii, et inodore. Elle a une sa- 
veur austère et amarrscente. 

Tonique, diaphorétique, fort usitée dans 
les maladies de la peau. 

a« Patience frisée : Rumex crispus , L. 

Krautêr Ampftr {At.)\ turUddock {An.)\ kru-l $kr*pp€ (D.}( 
g^ruidé paUek (Uo.)-^ tvimttra (Su.). 



Plante 2 , d'Europe, (fig. Curt. Ft. Lond. 
t. ao4.) 

On emploie l'herbe ( hcrba Lapaihi erispi ) , 
qui se compose d'une tige cvUndrique, peu 
rameuse, garnie de feuilles lancéolées , très 
ondulées et comme frisées sur les bords. 
Elle a une saveur très légèrement styptiqae. 

3» Patience rouge: Rumex sanguineas, L. 

Blutampftr, Bluikraut {Ai.)i kltpdj dock (An,) \ klutiknid 
(B».). 

t. 

Plante L£, du nord du l'Amérique et de 
l'Europe, {fig. Zoru, le. pi. t. ny.) 

On emploie la racine et l'herbe. 

La racine {radix Lapatlû sanguinei) a 
une saveur âpre et astringente. 

L'herbe se compose d'une tipe rameuse , 
pourpre, et de feuilles cordiférmes, lan- 
céolées , finement dentées, pourpres. 

BXTailT »B PATIBHGB. 

Extraetum palienlia^ (f. vm.) 

:^ Racine de patience coupée, "31 volonté. 

Versez dessus assez d'eau pour la sub- 
merger d'une légère couche , faites macérer 
pendant douze heiu^o, doublez alor-» la quan- 
tité d'eau , et prolongez la macération pen- 
dant le même laps de temps; passez et 
clarifiez les liqueurs réunies, et faites évapo- 
rer jusqu'en consistance d'extrait, (vm.) 

y Racine de patience. une livre. 

Eau froide. . . . quatre livres. 

Faites macérer pendant vingt -quatre 
heures, en remuant de temps en temps, et 
passez; faites macérer de même le résida 
avec de nouvelle eau , et passes encore ; 



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PAVOT. 



345 



mêles le« deax liqueurs « et évaporez au 
baio - marie , jusqu en coluistaitce d'extrait. 

(f.) 

Dose , on à trois scrupules. 

OiCOCTIOR 01 PATlBirCB. 

Dteœtum lapathî, ( b*. ff. ra.sp,) 

^Racine de patience. • nue once. 

Eau deux livres. 

Faites réduire de moitié par l'ébullition. 

:^ Racine de patience. . . six gros. 
Bau quantité suffisante 

Eour obtenir » après la coction « deux 
Très de colature. Ajoutez sur la fin 

Racine de réglisse ratissée, 

deux gros. 

Faites infuser pendant quelques minutes 
et passez, (b*. ff.) 

^ Racine de patience. . deux onces. 

d'aunée, 

Genièvre , 

de chaque. . . une demi-once. 
Eau. . ...... six livres. 

Faites bouillir et réduire d'une demi- 
livre ; ajoutez sur la fin 

Berbe de fnmeterre coupée , 

une poignée. 
Paases. (*/».) 

Léçcr excitant, regardé comme dépuratif, 
et usité dans les maladies de la peau. — 
Dose , plusieurs verrées dans la journée. 

PAVOT. 

Pavoi blanc; Papaver semnlferum , L. 

M»tm (JI.);M|7 iÀn.,ikkm«chkkau.h[Jr.J}aL}; hitj mak 
'B.)\ j'mg-tmk \C.)\ gtymguua [Cam.)\ abin alfa [Cj.]; m/- 
■M* (H.); Uênùdgra {E.}; put (Bi Sm.)\ tamm* html 
(1l9')% papmen fl.h te» i^.); tdkn«r/P«.); makkùlj(Po.)i 
• ,£■.); e«Mi coM (Tam,]\ coma eaua (Tel.). 



m an», an. b. Im b«. br. d dv. a. ad. t. tt. SI fl. Ai. g, 
haafc fcao he. li. lo. o. p. po. pr. t. sa. w. wu. vw. «. ta. iv. 
r. g. m. pa. pid. sp. u 

Plante Q (polyandrie polyg/nie , L. ; pa- 
p«véracées, J. ), originaire de l'Orient, et 
oaturalisée dans le midi de TEurope. {flg. 
2^oro, /e. pt. t. 5ji.) 

On emploie le fruit et la graine. 

Les fruits {capiia s. capitula t. captulœ 
Pmpmveriâ) sont des capsules globuleuses 
cm ovMdes, couronnées par un plateau à 
dix rayons et plus, sous lequel se trou- 
▼eot autant de pores que de rayons. L'o- 
deur, vireuse dans l'état frais, est nulle, 
après la dessiccation. La saveur est amère 
ei Acre. 

Gea capsules sont calmantes et narcoti- 



ques. Elles fournissent l'opinm dans l'Orient, 
et peuvent aussi en donner dans nos con- 
trées , car elles contiennent tons les élémens 
de l'opium oriental, mais dans des pro- 
portions qui paraissent varier beaucoup, 
et sur lesquelles ne sont pas encore d'ac- 
cord les chimistes qui se sont livrés der- 
nièrement à cette importante recherche. 

La graine {semcn Papaueris atbm «. ni- 
gri s. eœrulei) est très petite , réniforme, 
un peu ridée , d'un blanc grisâtre ou noi- 
râtre. L'huile qu'on en retire par l'expres- 
sion , et qui porte le nom à*HuÙc d*œitlette , 
est douce et fort bonne à manger. 

TBIflTUAf DR FLIORS Dl PAVOT. 

Tmetùra florum papavcris. (br. s. w.) 

^ Fleurs de pavot blanc , 

une demi - once. 
Acide sulfurique. . . . un gros. 
Eau de fleurs de pavot , quatre onces. 
Faites digérer pendant vingt- quatre heu- 
res , exprimez et filtrez. 

Calmant. — Dose 9 nue demi-once à une 
once. ( br. w. ) 

s. prescrit une once et d^mie de fleurs, 
une demi-once d'acide, douze onces d'eau 
bouillante et douze heure? de macération. 

■UILB DK PIVOT. 

Oléum papaveris albi t. tomniferi, ( a. ba. br. 
e. f. han. pa. po. pr. s. sa. w. wu. ) 

^ Semences de pavot. . . à volonté. 

Pilez dans un mprtier de marbre, avec 
un pilon de bois, renfermez dans un sac 
de toile et exprimez à froid. 

pr. prescrit de cbaufTer la presse dans 
l'eau bouillante ; — * br. pa. et w. de torréfier 
un peu la graine avant de l'exprimer. 

Réputée anodine, cette huile a été con- 
seillée pour inviter au sommeil et calmer 
les douleurs. 

pouDAi pBCTOaiu. (pie.) 

Tf Graines de pavot blanc , cinq gros. 

Gomme arabique, 

adragant, 

Amidon , de chaque , un gros et demi. 

Semences de pourpier, 

— de guimauve, 

de coton, 

de mauve. 

Quatre semences froides , 

Ecorce de coing, 

de chaque. . deux gros et demi. 

Tutie préparée, 

Succin , 

Poudre de réglisse , 

Sucre, de chaque, un gros et demi. 
Dose, deux gros, dans du sirop de pavot 
ou de jujube. 



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«46 



PAVOT. 



MlbGTOAIII IRCaiSSAHT. ( 60. ) 

9<?GoDsenre de roses. . . uoe once. 
Sirop de violettes . . . deuxoDces. 
Semences de pavot blanc , trois gros. 
Huile de muscade. . . six grains. 

Dans la toux opiniâtre. — Dose « une cuil- 
lerée à café toutes les deux heures. 

iMULSiOH TBMPiBANTI. (p^>) 

y Quatre semences froides, une once. 

Semenoes de pavot blanc , deux onces. 
Broyex, en ajoutant peu à peu 

Eau de lis, 

de roses, de chaque, trois onces. 

Délayez dans la colatore 
Sirop de limon, 

de nénuphar, 

de chaque une once. 

BSPkOBs AHOoinas, (fu. pa. fm.sw. ) 

^ Têtes de psvot. . . . une livre. 

Racine de guimauve , 

Graine de un , 
de chaque. . . une demi-livre. 
Gonpez et écrases, (fu.) 
Pour lavement. 

If, Têtes de pavot. . . . six onces. 
Fleuri de camomille , 
Feuilles de bouillon-blanc , 
de chaque. . . • trois onces. 
Coupes et mêlez, (fu. ) 
Four fomentation. 

^ Têtes de pavot. . . . deux gros. 

Feuilles de menthe poivrée. 

Fleurs de camomille , 

de chaque. . oue demi- poignée. 
Coupez et mêlez, («w. ) 

y Feuilles de jusquiame, 
Fleurs de snieau, 

de chaque une once. 

Safran deux gros. 

Têtes de pavot blanc, quatre onces. 

Coupes et mêlez, (vni*) 

If. Têtes de pavot blanc coupées et 
écrasées , avec les graines , 
Semences d'ancth , 

de chaque deux onces. 

Herbe de jusquiame , 

— de cynoglosie , 

— — de morelle no»re , 
Feuilles de camomille, 
, de chaque. . . deux poignées. 
Coupes et écrases. ( pa. ) 
Pour fomentation. 

Bsràcis «omrBB la ruDiisis. 
Spêciêê pro fotu UUeraH, (pa.) 
ac Eacine de guimauve , 



Têtes de pavot écrasées avec les ' 
graines , de chaque. . deux once*. 

Semences de lin , 

de fenu-grec, 

de cumin, 

Baies de laurier, de chaque, une once. 

Herbe de mauve, 

de matricaîre , 

de chaque. . . . trois poignées. 

Fleur? de camomille , deux poignées. 

B XTS AIT ÙU PAVOT. 

Extraetum papaveris albi, (br. han. io. c, vm.) 

^ Têtes de pavot débarrassées de 
leurs graioed. . • . une partie. 

Eau huit parties. 

Faites ^bouillir jusqu'à réduction de moi- 
tié , passez , en exprimant bien , et évaporez 
au bain-marie, jusqu'en consistance de miel 
épais. 

Narcotique, sédatif, hypnotique. — Dose, 
un à deux grains, une ou deux fois par jour. 

D^COCTIOll DK TÉTiS DB PAVOT. 

Decoetum papaveris. (bMo. ) 

^ Têtes de pavot écrasées, 

quatre onces. 
Eau commune. . • quatre pintes. 

Après un quart d'heure d'ébullition 9 
passez. 

Employée en fomentations, surtout dans 
les abcès douloureux et les excoriations. 
Niemanu rappelle à ce sujet 'une obser- 
vation que tous les praticiens attentif« ont 
dû faire, c'est que les substances dites 
narcotiques, lorsau'on le k applique sur de? 
surfaces privées d'épiderme, afin de sou- 
bger le malade, exaspèrent très fréquem- 
ment la douleur, au lieu de la calmer. 

Sous le nom de Lavement anodin, Laue^ 
ment de pavot , Lavement calmant , ra, pres- 
crit des décoctions faites, soit avec une 
demi - once de têtes de pavot et une 
livre d'eau, soit arec trois gros de têtes 
de pavot et une livre d'eau , soit enfin avec 
une tête de pavot et deux livres de dé- 
coction émoUiente. 11 indique aussi une 
Fomentation calmante, que l'on prépare en 
faisant bouillir deux têtes de pavot dans 
deux livres d'eau et autant de décoction 
émoUiente. Enfin, on trouve dans ew, une 
Lotion ièdative, qui n'est autre chose qu'une 
décoction d'une demi-livre de têtes de pa- 
vot dans deux livres d'eau, réduites à une 
litre de colature, à laquelle l'auteur dit 
qu'on ajoute quelquefou vingt grains de 
sublimé corrosif, ou un à trois gros de 
tous-acétate de plomb liquide. 

voMBiiTATioii AxODiiia. ( pa. fa.) 

If Espèces anodines (formule de pa.), 
Eau six livres« 



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PAVOT. 



a47 



Faites réduire & quatre livres par l'ébol- 
iition, et passez. (pa<) 

If Têtes de pavot. . . . deux onces. 
Eau de fontaine. . . . deux livres. 
Réduisez à une livre de colature par 
la caisson , et ajontei 

Vinaigre une once. 

Mëlex bien, («a.) 

roMiirrATiOR ARTiPLsuairiQiTB. (pa. ) 

^Espèces contre la pleurésie (for- 
mule de pa.), 
Lait de vache on Eau. . huit livres. 
Faites réduire A moitié et passez. 
ÉmoUient, résolutif, anodin. — Conseillée 
dans la pleurésie, lorsque rinflammation 
n'eAt pas trop vive. 

OABCAIISMB CALMANT. {,Ta»^ 

lÇ.Th\^ de pavot n» s. 

Graine de lin un gros. 

Eau bnuiUante. ... six onces. 



Ajoutez A la colature 
Sirop de miel. . 



deux gros. 



injBCTlOH AMOtLIBXTI. (m.)' 

If. Décoction de tètes de pavot , 

une livre. 
Kmnbion commune. . cinq onces. 
Blanc d'oruf frais. ... un gros. 

Conseillée dans la blennorrhagie aiguë. 

POTlOir AOOOCISSANTB. («m.) 

y Graine de lio. . . . deux gros. 

Tètes de pavot n* i. 

Eau quantité suffisante. 

Faitfs cuire pendant un quart d'heur 
re, et réduire i huit onces de colature ; 
ajoutez 

Jaune d*Œuf frais n" i. 

^ A prendre , par cuillerées ii bouche , en 
vingt-quatre heures , dans les diarrhées très 
douiuurensrs. 

BOOILLOiV PKCTOBAU ( fm. ^ 

^ Poulet écorché n« i /a. 

Navet coupé par tranches. . . n« i. 

Eau une pinte. 

Faites réduire d'un quart par la cuis- 
son, en ajoutant sur la fin 
Tèles de pavot , 

deux scrupules à un gros. 
Ajoutez à la colature 

Sucre caodi. • . . quatre onces. 
Dose 9 deux Terrées le matin , et autant 
k soir. 



LIQUBDR ARTlnépRX^TIQOX. 

Liquor ad ncphrilidtm cateutotam. (eu. sw.) 

Tf. Têtes de pavot , quatre à huit onces. 

Eau bouillante. . . . deux Uvies* 
Faites réduire à huit onces par l'élAl- 
lition, exprimez et ajoutez 

Nitre dépuré une once 

LOTIUH AROaiNB. (#m.) 

Tf. Têtes de pavot. . . . une once. 

Eau deux pintes. 

Faites réduire de moitié par rébulll- 
tion , et ajoutez à la colature refroidie 
r Ammoniaque liquide , 

une à deux onces. 

SIROP DB PAVOT BLANC 

Sirop dlacodt; Syrupus papaverii albi s» pa^ 
paveris tomniftri s. de meconio t. de papa* 
vere albo t. diacodion $, de eapîtibui papa' 
verts s. diaeodii s. diaeodium liquidum Mon- 
tani, (a.ams.un.b.ba. be.br.d.du.e.ed. 
f. ff. fu. g. han. he. 11. In. o.p. pa. sa. w. 
wu. c*pid» tp»tw, vm.) 

:^ Têtes de pavot blanc^ débarrassées 
des graines , et grossièrement 
écrasées. . . .' . trois parties. 
Eau chaude . . . quinze parties. 
Faites infuser pendant douze heures, à 
une température de 5o-4o degrés ; expri- 
mez avec force , et ii une partie de co> 
latnre ajoutez 

Sucre blanc . . . . deux parties, . 
Faites fondre. ( ba. ) 

li. prescrit une livre de pavot, cinq liTres 
d*eau bouillante, douze heures d'infusion 
et cinq livres de sucre pour deux livres de- 
colature. 

Tf Têtes de pavot avec les semences , ' 

huit onces. 
Eau de fontaine. . . quatre lirres. 
Faites cuire et réduire à moitié ; ajou- 
tez & la colature, dépurée par le repos, 

Sucre blanc trois livres* 

Faites un sirop, (br. pa.w.) 

s/7.prei(crit quatre livres de soore; — g» 
une livre de pavot, seize livres d'eau et 
quatre livres de sucre;.— fe. une livre de 
pavot , huit d'eau, et quatre de sucre. 

^ Têtes de pavot blanc, mûres et sè- 
ches , privées de leurs semences, 
coupées et pilées. . . une liyre. 
Eau bouillante .... huit livres. 
Faites digérer pendant douze heures, 
puis évaporez au bain-marie, jusqu'à 
réduction de moitié ; laissez reposer !«, 
liqueur , ajoutez-y 



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%iS 



PAVOT. 



Sacre blanc. . . . quatre livres, 
et faites cuire en consistance de sirop, (f.) 

du. prescrit de faire infuser une livre de 
têtes non mûres, sèches et débarrassées des 
graines, dans trois livres d'eau bouillante, 
pendaift doute heures, de passer avec ex- 
pression , d'évaporer le liquide à une douce 
chaleur, jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'une 
livre , de passer à la chausse , de laisser en 
repos pendant six heures, de décanter, et 
d'ajouter vingt-neuf onces de sucre en pon- 
dre. 

^ Têtes de pavot blanc presque sè- 
ches, débarrassées des graines, 
coupées et écrasées. . une livre. 
Eau bouillante . . . trente livres.' 
Faîtes digérer pendant vingt-quatre 
heures , puis cuire jusqu'à ce qu'il reste 
huit livres de liquide ; passez en expri- 
mant , évaporez encore à moitié , laissez 
dépurer par le repos , ajoutez 

Sucre blanc. . . . quatre livres, 
et faites un sirop par là cuisson. ( be. ) 

Cette formule présente des variétés infi- 
nies. — Faire macérer une livre de pavot , 
pendant vingt-quatre heures, dans huit livres 
d'eau; faire cuire ensuite, ajouter seize on- 
ces de sucre pour neuf de coUturc , et faire 
jeter un seul bouillon ( he. pid,) ; —huit onces 
de pavot, douze livres d'eau, douze heures 
de macération , puis réduction au tiers ; pas- 
ser , évaporer à moitié , et ajouter deux livres 
et demie de sucre (wu.) ; — faire macérer 
une partie de pavot dans quatre d'eau , pen- 
dant six heures, en ajouter huit d'eau, ré- 
duire à six par la coction, et faire le sirop 
avec six parties de sucre (vm.); — faire ma- 
cérer deux livres de pavot dans trente livres 
d'eau , pendant douze heures , réduire en- 
suite de deuz tiers , passer avec expression , 
évaporer la colature à moitié , passer et faire 
le sirop avec quatre livres de sucre (tw.) ; — 
faire macérer une livre de pavot dans vingt- 
quatre d'ean bouillante , pendant douze heu- 
res, réduire des trois qàarts, passer avec 
expression, évaporer à moitié, passer en- 
core « dépurer par le repos, et faire le sirop 
avec trois livres de sucre (ams.); — faire ma- 
cérer pendant douze heures seize onces de 
pavot dans vingt livres d'eau tiède , réduire 
des deux tiers, passer, ajouter quatre livres 
de sucre, avec suffisante quantité d'eau, cla- 
rifier avec du blanc d'œuf , et faire cuire en 
consistance de sirop (e.) ; — faire infuser 
pendant douze heures une partie de pavot 
dans quinze d'eau, réduire des deux tiers, 
passer, évaporer encore à moitié, et faire 
un ûrop avec deux parties de sucre (éd.); — 
faire macérer pendant viofft- quatre beorea 
Quatorze onces de pavpt aans vingt pintes 
d'eau , réduire à huit par la caisson 
an bain -marie, passer en exprimant, ré- 



duire encore à deux pintes, passer le li- 
ouide bouillant , laisser reposer pendant 
douze heures ; décanter , réduire ^e nouveaa 
à une pinte , et faire le sirop au bain-marie , 
avec deux Ûrres de sucre { lo.); — faire in- 
fuser pendant vingt ^quatre heurea une livre 
de pavot dans trente d'eau, réduire à huit y 
passer , réduire encore de moitié , laisser re- 
poser , décanter , et faire le sirop avec troi« 
livres de sucre blanc ( b.); — faire macérer, 
pendant douze heures , deux livres de pavot 
dans vingt - quatre d'eau , puis réduire des 
deux tiers par la coction , passer , évaporer 
encore à moitié , et faire le sirop avec quatre 
livres de sucre (p.); — faire infuser , pendant 
vingt - c|natre heures, une liTre de pavot 
dans huit d'eau , puis bouillir , passer en ex- 
primant, et faire le sirop en ajoutant seize 
oncesde sucre pour neuf de colature (sa.}; — 
faire digérer pendant vingt- auatre heures 
deux livres de pavot dans huit d'eau , réduire 
à moitié par l'ébullition , et faire le sirop 
avec quatre livres desucre (g.); — faire macé- 
rer, pendant douze heures, une partie de 
pavot dans quinze d'eau , réduire des trois 
quarts par l'ébullition ;. passer en exprimant , 
réduire encore à moitié, et ajouter sucre 
deux parties (c); — faire macérer une livre 
de pavot dans quatre d'eau , puis réduire 4 
moitié par l'ébunition , et ajouter deux livres 
de sucre cuit à la plume, (fu.) 

^ Têtes de pavot contuses et sans 

graines deux livres. 

Eau de pluie .... vingt livres. 
Faites macérer pendant vingt-quatre 
heures, en élevant psu à peu £i tempé- 
rature jusqu'à l'ébullition; passez, faites 
bouillir de nouveau le marc , pendant 
un quart d'heure, avec 

Eau dix livres. 

Passez en exprimant avec force , mê- 
lez les deux liqueurs, évaporez la moi- 
tié du liquide, ajoutez 

Sucre blanc huit livres. 

Clarifiez et cuisez en consistance convena- 
ble, (an.) 

^ Têtes de pavot sèches , 

quatorze onces. 
Racine de réglisse , une demi-once. 
Eau bouillante. . . . huit livres. 
Faites macérer pendant une nuit , 
puis réduire de moitié par l'ébullition , 
passez en exprimaotavec force , ajoutez 
Sucre blanc. . . . quatre livres. 
Faites le sirop par coction. (d.) 

o. prescrit seize onces de pavot, une once 
de réglisse, boit livres d'eau, douze heures 
de macération , réduction de moitié , et qua- 
tre livres de sucre. 



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PAVOT. 



a4î) 



^' Télés de pavot coupées et sans 
graines, .... quatre onces. 
Eau de fontaine. . . . huit livres. 
Faites réduire à trois livres par l'ébul- 
Ution, en ajoutant sur la fin 

Racine de réglisse grattée , deux onces. 
Pasriez avec forte expression , et ajou- 
tez à la liqueur 

Sucre blanc. . une livre et demie. 
Clarifiez , et faites cuire en consistance si- 
m pense, (a.) 

If Têtes de pavot non mûres , avec 

les graines deux onces. 

Garouges . . deux onces et demie. 
£aà de fontaine , une livre et demie. 
Faiteii cuire à feu doux, jusqu'à ce qu'il 
ne reste plus que di« onces de liquide, 
eu ajoutant sur la fin 

Réglisse fraîche hachée menu , 

une once et demie. 
Faites fondre dans la colature 

Sucre blanc .... seize onces. 
Écornez et passez, (han. pa. w. tp,) 

siBOP Di PAVOT sâraiari. 

Sirop dUuode tafrani ; Syrupu» diaeodium cro' 
catum, (w.) 

2C Sirop diacode simple . . une once. 
Safran pulvérisé . . quinze grains. 

SIBOP ÙM. PAVOT AHISk. (vm.) 

^Hniled'anis un gros. 

Mucilage de gomme arabique, 

un gros et demi. 
Émulsiunqrz ensemble, pois incor- 
porez dans 

Sirop de pavot blanc , 

soixante-quatre onces. 

SlBOP PBCTOIAL ABGLAIfl. (Ctf.) 

:^ Dattes ...... deux livres. 

Jujubes. ..... une livre. 

Racine de réelisse , une demi-livre. 
- de guimauve, 



Capillaire du Canada, 

Têtes de paTot blanc , 

de chaque. . . . 

£au 



quatre onces, 
seize livres. 



Faites bouillir ensemble, passez, ajou- 
tez à la colature 

Sucre blanc huit livres. 

Faites évaporer jusqu'en consistaooe siru- 
peuse. 

VOTIOn CALHARTB. 

Politm anodime, adoucissante, hypnotique , on 



gommeuse opiacée, Jufep narcoilquô, anç- 
din ou eœpeetorant. ( f. m. pie, ) 

^ Potion gommeuse. . quatre onces. 
Sirop diacode. • . une demi-once. 
Mêlez, {ra.) 

"if. Bau de chicorée , trois ou quatre onces. 
Sirop diacode . . quatre à six gros. 
Mêle^ (pie,) 

î)tf Infusion de tilleul , 

béchique , 

de ohaque .... deux onces. 
Eau de fleurs ^d'pranger, deux gros; 
Sirop diacode. . K une demi^nce. 

Mêlez, {ra,) 

^ Eau de fleurs d'oranger , 

une demi-once. 

de laitue. . . . trois onces. 

Sirop diacode. . . . deux gros. 

Mêlez, (f.) 

:^Eau de fleurs d'oranger , 

-de lis , 

de chaque. . une once et diîmie. « 
Sirop diacode, 

de bourrache , 

de chaque . • . une demi-once. 

Mêlez, {pie.) 

^{CEau de fleurs d'oranger, une once. 

de mélisse. . . . trois onces. 

Sirop de sucre , 

diacode , de chaque , une once. 

Mêlez, (ra.) 

^ Eau de coquelicot , 
— de pas-d'Ane , 

de nénuphar, 

de chaque .... deux onces.. 
Yeux d'écrevissc préparés , 

vingt grains^ 
Sirop diacode six gros.. 

Mêlez. (/9Î0.) 

^Décoction de laitue, 

de pourpier, 

de chaque .... trois onces^ 

Sirop diacode* . . . deux onces^ 
Mêlez, {pie,) 

A prendre par cuillerées. 

OABGABISMK ADOOClSSAHT. ( Ta. ) 

huit onceft* 
une oncov 

mXTUBB PBCTOBA LB. (sa.) 

^ Sirop diacode. . . . deux onces. 
Huile d'amandes- douces, 

quatorxc onces. 



^Décoction d'amidon. 
Sirop diacode. • . 



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i5o 



PAVOT COIINU, PÊCUER. 



^yoi^iOH BÉcRiQUs. {êo.tm.) 

Of Graines de melon • . trois onces. 
Eau d'orge . . quantité suffisante 
pour faire une livre d'émulsion. 
Ajoutez à la colatnre 

Sirop diacode .... une once. 
Mêlez bien. (<a.) 

If, Huile d'olive , 

deux cuillerées à bouche. 

Jaune d*œuf frais n<* i. 

Sirop diacode, 

une demi-once a une once. 
Eau six onces. 

Faites une émulsion. («m.) , 

PAVOT CORNU. 

Giauciam eomteulaium. Fers. 

Bornm0g$aam»n.H*rnmokn. Hani«niio(m {df.)\jcHow Uomtd 
poppy [An.); kornêt valmu» (D.); aitormidtfa marina (R.)\ 
kéulaekUg teheikruid {Hà.)\ papavtro eomuto (/.); nigretu 
{Por-h hornig ualmogê {Sa.). 

t. 

Plante (polyandrie polygynie, L. ; 
pspavéracées , J.) , qui croit dans les con- 
trées tempérées de l'Europe, (fig. CEd. FI, 
Dun. t. 5S5.) 

On emploie la racine {raduo ChôUdanii 
glauci s. Papaveris corniculati)^ qui est lon- 
gue et «oirâtre. Elle a une odeur nauséeuse 
et une saveur araére. 

Fondant, diurétique. 



PÊCHER. 



Partira vulgaris, Gand. 

PfinrkM.haum [Al.]; p'iehtrtê (Jit.'ukkoykk (Ar.)-^ brejtgw 
(B.); iftrêikkttrm (D./; pr'iuo {Ë.)\ panUchvcm (Ha.)? P**"- 
tieo {!.)', tehufial» 'P*.)\ broJcwinm dritwc (Pe.); ptee- 
gueiru (Par.); ptnikctrœd [Su.). 

m. ID. be. br. e. C fe. g. w. «a. a. kt. kr. g. m. tp. t. 

Arbre (icosandrie monogynie, L.; rosa- 
cées, J.) originaire de Perse, (fig, Zom, 
h, pi. t. a8i.) 

On emploie les feuillei, les fleurs et les 
semences. 

Les feuilles (folia Persicorum ) sont sim- 
ples, aioogées, lancéolées, pointues, fine- 
ment dentées sur les bords. Elles ont To- 
deur et la saveur dés amandes amére^. Elles 
jouissent d'une vertu légèrement laxative. 

Les fleurs sont rongefttrcs ou rosées , et 
douées dos mômes propriétés que les feuil- 
les. 

La semence est un noyau ligneux , très 
dur, crevassée la surface, qui renferme 
une amande amère, contenant une huile 
douce et de l'acide hydrocyaniqae. 



COaSIBVK DB FLVDBS AB PfiCHBK. 

Conserva florum persicorum, (sa.) 

1}f. Fleurs fraîches piiécs. . une pai tie. 
Sucre cuit k la plume, deux parties. 
Mêlez bien ensemble. 

SDC I>K FLBUU OB ptCHBB. 

Suectts ex floribtts persicorum, («a.) 

Tu Fleurs fraichet de pêcher, mondées 
de leurs calices, à volonté. 

- Arrosez-les avec un peu d'eau, et rt^nfer- 
mez-les dans un sac, exprimez avec force, et 
filtrez le suc. Si on doit le conserver, on le 
laisse déposer , et après avoir ajouté un peu 
d'alcool à la partie limpide , on la renferme 
dans des bouteilles, sous une couche d'huile. 

IHFUSIOII DB PLBOBS OB PftCHBB. 

In fusum persicorum. (e. sa.) 

deux livres. 
. huit livre». 

Faites infuser pendant huit heures, et 
passez en exprimant légèrement ; répétez 
neuf fuis 'de suite Topération sur de nouvelles 
fleurs, (sa.) 



7f Fleurs de pêcher. 
Eau bouillante. 



:^ Fleurs de pêcher. 
Eau bouillante. 



. . une livre. 
. deux livres. 



Faites infuser pendant huit heures, et 
passez en exprimant, (e.) 

DliCOCTlOKr DB FBiriLLBB DB PÉGHBl. 

Decoctum fnlioram amygdali persicœ. (au, 
sw.) 

Tf. Fi'uilles sèches de pécher, une once. 
Eau deux livres. 

Faites réduire , par la coclion , à une li- 
vre et demie de colature. 

Conseillée dans l'hématurie, la dysurie, 
la néphrite. — Dose, ane livre par jour. 

SIBOP DB PKCILLBS OB PÉCHBB. (vm.) 

^ Feuilles fraîches de pêcher, è volonté. 
Pilez-les , sans ajouter d'eau , et ex- 

{>rimez le suc; coagulez celui-ci par 
'ébullition , et faites fondre dans cinq 
parties de colature 

Sucre blanc. . . • neuf parties. 

SIBOP DB ri.BUBS DB PftCBBB. 

Syrupus persicorum florum s, de amygdali 
persicœ floribuf s, amygdali persicee, («a. 
br. f. fe. g. pa. sa. w. wu. vm.) 

^ Pleurs fraîches de pêcher, 

quatre livres. 
Eau bouillante. . . douze livres. 
Faites infuser nendant douze heures , sur 
les cendres cbauaes , dans vn ? ase couvert ; 



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PELOTE DE MER, PENSÉE. 



95l 



passez en exprimant légèrement; laissez 
reposer, décantez et ajoutez 

Sacre blanc. . . dix-sept li? res. 

Faites cuire jusqu'en consistance de si- 
rop, (f.) 

br. pa. et w. prescrivent de faire macé- 
rer, pendant douze heures, une livre de 
fleurs dans une livre d'eau bouillante, d'ex- 
primer ensuite, et de faire le' sirop en dÎMol- 
vaut seize onces de sucre blanc dans neuf 
ooces de colature dépurée; — fe. de faire 
macérer pendant douze heures deux livres 
deOeurs dans trois d'eau bouillante , et d'à- 
juuter à la colature deux livres de sucre ; — 
M. de faire cuire, jusqu'en con(»i»tance 
convenable, un mélange, à parties égales 
dlnfusion, de fleurs de pécher et de sirop 
commun. 

2: Fleurs fraîches de pêcher, 

deux parties. 
Écrasez-les de manière à les réduire 
eu pftte ; ventez dessus 

Eau chaude. . . quatre parties , 
dans un vase rouvert. Après le refroi- 
dissement, passez en exprimant, et 
dans quatre parties de la colature faites 
fondre 

Sucre blanc sept parties. 

Écumez à mesure, (vm.) 

X Fteui s de pêcher. . . huit onces. 
Bourseons de pêcher, deux onces. 
Eau bouillante. . . . seize onces. 
Faites infuser, au bain-marie, pen- 
dant vingt-quatre heures, daos un vase 
couvert; filtrez et faites fondre dans 
cinq onces de colature 

Sucre blanc huit onces. 

Passez, (an.) 

y Sucre blanc. . . . quatre livres. 
Eau de fontaine, quantité suffisante. 
Faites cuire jusqu'en consistance de 
iirop épais , versez celui-ci , encore 
chaud, sur 

Fleurs fraîches de pécher, deux livres. 
Laissez macérer pendant trois jours, dans 
on vase couvert , ensuite faites cuire légère- 
ment, et passez en exprimant avec force. 

iVDUIOir GALHAHTl. 

Emmlsifi extema e nucteit, (w.) 

!^ Noyaux de pêche. . . une once. 
Semences de chanvre , 
de pavot, 

de chaque. . . une demi-once* 
Eaude méliiot, 
— - de nénuphar , 

de chaque. . . . quatre onces. 



Ajoutez à l'émulsion 
Eau-de- vie camphrée , 

ime demi -once. 
On l'applique , au moyen de compresses , 
sur le front et les tempes , dans la céphalal- 
gie- 

PELOTE DE HER. 

PUa marina, Sphœra marina , Sphœra ttuL' 
iatia , Haleyonium rotundum» 
w.tp. 

Ce nom désigne des masses légères , ar- 
rondies, déprimées ou oblongues, inodores 
et insipides, dans lesquelles on discerne des 
joncs, des poils, et souvent des débris de co- 
quilles, et qu'on trouve sur les bords de 
l'Océan et de la mer Baltique. 

On lesregarde, d'après Spielmann, comme 
des agglomérats de racines du ZotUra ma- 
rina,L.y plante IL (munoécie monandrie , L.; 
aroïdées , J.) , très commune dans nos mers. 
(fig.ORd.FL Dan.U i5.) 

Gavola astsure avoir trouvé de l'iode dans 
les cendres du zostera , ce qui expliquerait 
comment on a pu ranger les pelotes de mer 
parmi les substances utiles contre le goitre. 

PENSÉE. 

f^'ioia trieotor, L. 

DrnfaliigktiUilume . StUfmatlerehtn , Fr0^$amkraat (AL)\ 
thrtê eolom-td vulat {Jn.)\ iUdmodirtblotMt (D.); p«n«a- 
mUnt«i (8.;; dritkUurif* viool {Ho.\\ fUirê d«l iMmitn 
(L); fioUk poirojnj^ brat ttiottra (Po-); '">or perfelto 
lPor.)\mdomki (R.;; êlyfm9r$Hoinil»r (Su.). 

a. aoM. an. b. ba. be. br. d. f. fe. fl. ta. bam. ban. be. IL 
o. po. pr. r. s. Ml. V. wu. yfw. h», br. g. m. ap. 

Plante Q (syngéné>ie monogamie , L. ; 
violées, J.], qu'on rencontre dans toute 
l'Europe, (fig. Zorn, le. pi. t. '90.) 

On emploie l'herbe {kerba Jaotmi.. Viotm 
irieotoriss, Trinitatis), qui se compose d'une 
tigerameu'e, triangulaire, garnie de feuilles 
alternes , ovales , dentëes , à stipules pinna- 
tifides. Elle a une saveur un peu ftcre. 

Excitant , dépuratif, diurétique, employé 
surtout contre les dartres et les croûtes de 
lait. 

BZTailT DK PBNSÉB. ( fi. ) 

:^ Herbe de pensée sauvage, une partie. 
Eau bouillante. ... six parties. 

Faites bouillir pendant un quart d'heure , 
et passez en exprimant ; faites bouillir le ré- 
sidu avec de nouvelle eau, et passez de 
même ; évaporez au bain-marie les deux li- 
queurs réunies. 

DtfeocTioir AQUiusa oa psiisAb. 

Decoetumherbm viùlœ trieotariteum aqua,{h*,) 

:^ Herbe de pensée six groa. 



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i5s 



PERGB-FBUILLE, PERSIGAIRE, PERSIL. 



Eau de fontaine. • anfllbiante quantité 
pour obtenir , après la coction , six onces 
de colature. 

Employée contre les croûtes de lait, les 
dartres et la teigne. 

Dose, ane cuillerée toutes lei deux heures. 

DiCOCTlOlf lAlTBOSI Dl PlIfSil. 

Vecœium herbm vio/tb trieoiorU eum lacté» 
(b*. au.) 

^ Herbe de pennée. . une demi-once. 
Lait de vache une livre. 

Faites bouillir un peu et passez. 

On la conseille dans les mfimes cas que 
la précédente.— La dose prescrite doit être ' 
répétée matin et soir. 

IHPDSIOlf Dl PBHS^I. 

Infutum herbm jaetœ, ( au, ) 



If Herbe de pensée. 
Eau bouillante. . 



. deux gros, 
deux onces. 



Faites infuser, et ajoutez à la colature 

Vin stibié un scrupule. 

Sirop de guimauve. . . . deux gros. 

Dose, une ou deux cuillerées à café, tontes 
les deax heures. 

^ Herbe de pensée , 
Sucre de lait, de chaque, deux gros. 
Soufre précipité , 
Sous-carbonate de magnésie , 
de chaque. ... un demi-gros. 

Dose, un scrupule, toutes les deux heures. 

TISA» ADOUGISSAHTB. 

M'uBAura in hœnialurla ehroniea, (6. ) 

^Ghenevis une once. 

Eau quantité suflBsante 

Sonr obtenir une livre de décoction, 
jovtex sur la fin 

Fleurs de pensée. . une demi -once. 
Laissez infuser pendant quelque temps, 
et versez dans la colature 

Sirop de guimauve. . une once. 

PERCE-FEUILLE. 

Buplôvrum rotundifollam , L. 

Purehmmekt (/ll.)x tkarwgk m» M».); gUmmttmttxt (D.)i 

{Po.)\ ptrf^Uiûdm {P»r.)i gnttmvêxt (5«.j. 
hr. t. «. ai. ap. 

Plante (7) (penlandrfe digynie, L. ;om- 
bellifèrea ,7. ) , commune en Europe. ( fig. 
Zorn , /c. pi. t. 376. ) 

On emploie l'herbe et la graine. 

L'herbe [herbu Perfbtiaiœ) se compose de 



Srandes feuilles ovales, arrondies, la plupart 
u temps traversées parla tige, ou ûmple- 
ment amplexicaules , inodores et insipides. 
La graine est petite , noire , dure , d'une 
saveur ftcre, amére, et aromatique. 

PERSICAIRE. 

Deux espèces de ce genre de plantes sont 
usitées en médecine : 

I '^Perticaire douce; Poiyg»num Pereiearia, L. 

Gnfiner KnœUrieh ^Al.);t^*d ptrùcmrim (^«.h t*fp«gnm 
(D.); pérûearia monckada (B.;; ptrunkrM \^«-)\ /m«m- 
gtuira (Por.); nthmêPÊa (5a.). 

e. r. 9fh 

Plante O ( octandrie trigynie , L. ; poly- 
gonées , J. )> d'Europe. ( fig, OBd. FL Dan. 
t. 70a. ) 

On emploie l'herbe {herba Pernearlm mi' 
norit ) , qui se compose d'une tige ronde , 
fistuleuse , roogeâtre, noueuse, rameuse, 
gar oie de feuilles alternes, lancéolées, pé- 
tiolécs. Elle a une saveur légèrement acide 
et un ))eu salée. 

Jadis on la croyait vulnéraire. 

2" Pertieaire poivrée, brûlante, âcre^ Poivre 
d'eau. Piment brûlant ; Polygonum Hydropi- 
per,L. 

BiîUrknaUrieh . WttM$*rpftfftrkntdwieK {dl.\. 
tg. h: m. êp. 

Plante , d'Europe. Ifig. Blackw. Herb. 
t. 119.) 

On emploie l'herbe {herba Hydropiperis s. 
Pertieariœ urentis s. Mereuriue terrestrit)^ qui 
se compose d'une tige lisse, ronde , noueuse, 
rameuse , garnie de feuilles alternes, lancéo- 
lées. Dépourvue d'odeur , elle a une saveur 
extrêmement ftcre , brûlante et poivrée. 

Fraîche, elle agit comme rubéfiant, quand 
on l'applique sur la peau. 

EsrkCKB DiiraiTiQDis. 
Speeiee p/o infuêo diuretieo, ( au. ) 

^Feuilles de persicaire douce. 

Racine de joiic sauvage , 
de chaque. . . une demi-once. 

Feuilles de persil , 

Herbe d'hysope , 

Cannelle, 

Ecorce d'orange , 

Anis, de chaque. ... un gros. 
Goupez et mêlez. 

PERSIL. 

Trois plantes de ce nom sont employée» 
eo médecine : 



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PERSIL. 



253 



Persil ordinaire; /épiumPeiroieiinum^ L. 



P0tti4iUë , GarUntppifh {Jl.)i eûmmm par$!tj {An,]^ p»tn*l 
(B.]\p*rùll* {D.):ptrtjtl (£.); ptUrflie [U».)\ préSxomoU 
(/.}; pisLuâkt (Po.]i perekil (P»r.); ptniiia {Su.}. 

•m. ams. an. b. Va. W. br. d. e. f. fe. ff. fi. fu. g. bam. han. 
IL o. po. pr. r. a. au. «. wu. ht. hr. e. g. m. pid. sp. u 

Plante <f (pentaodrie digyoie , L. ; ombel- 
Urères, J.)» Quicrult naturellement en Sar- 
^ daigne et en Sicile, (/i^. Black w./fer6. 1.193. 
a.) 

On emploie la racine, Therbe et la graine. 

L» racine {radix Petroseiini) est alongée» 
blanchâtre et de la grosseur du doi^. 

L'herbe se compose d'une tise stnëe , ra- 
menac» et de feaiUes ^euz fois ailées, à 
folioles ovales , cunéiformes , incisées infé- 
riea rement. 

La graine est petite, ovale, alongée, cour- 
bée, plate d'un côté, bombée de l'autre 
et d'un vert foncé. 

L'odenr est pénétrante et aromatique , la 
saveur Acre , aromatique et agréable. 

Excitant , réputé diurétique et résolutif. 
— Dose, de la poudre des graines , dix à. 
Ttogt grains. 

a* Persil de Maccdûinc; Bubon Macedoni- 
eum, L. 

M*e»d*m00cktP€l*rùtu [JI.U maeêdonimnpantey {An.)\ taUa 
it maC9dmtùa iP»r.). 



kf. c. t w. ^- m.»p. 

Plante ^ ( pentandrie digynie , L. ; om- 
beilifères, J.), de la Macédoine, {fig, Zoni , 
h.pU t. 5o6.) 

On emploie la semence (^semen Petroseuni 
maeedcmiei s. Apii saxatilu s. peirœi)^ qui 
est petite , alongée , pointue aux deux ex- 
trémités, striée, hérissée de poils raides , 
brmie , d'une odeur forte , très agréable , et 
d'une saveur aromatique, un peu amère. 

Excitant , carminaûf. 

3* Persil des marais ; Selinum palustre, L. 

SM^/MwnuVA, MilehptUrling , SmmpfptUnitj* [A t.); mar$h 
MfaaMB M»<): W0m4wurk0 {D.); up'to tfckal (S.); viii» 
.pps (fla.}; (Uuk iMffmra f5«.). 

kr. ir. *p. 

Plante .< on IL ( penUndrie digynie , L. ; 
ombellifirés,J.),communeen Europe, dans 
leslieax marécageux, {fig, Jacq. Austr, II. 
t i5a.) 

On emploie la racine {radix Tyllelini s. 
0/<i»7ci), qui est fusiforme , rameuse , jau- 
nâtre ou noirâtre en dehors , blanche en de- 
dans. Elle a une odeur forte , aromatique et 
désagréable, une sa veor forte, un peu amère 
et brûlante. 

■srècBS DioateiQou. (sa.) 

^Kacinede persil, 
Écorce de sureau , 
Fenillesdc persil, 



Feuilles de chardon-hénit , 
. Fleun de sureau, de chaque, une once. 
Fenouil , 

Sel ammoniac , de chaque , un grus^ 
Coupes et écrasez. 

ISP&CaS AlfTIN^PHaiiTIQOBS. 

Species decoeti antinephreticis, nephro-caihar^ 
tici Forcsti. (pa. w. sp,) 

If. Racine de réglisse, une once et demie. 

de persil , 

de fenouil, 

de chaque. . . • deux onces* 

d'Iris de Florence, 

une once et demie. 
Fleurs de mauve, 

de guimauve , 

Semences de fenouil, 

de saxifrage , 

de chaque. ...... six gros. 

Pois chiches écrasés. . . six onces. 

Jujubes , 

Figues , de chaque. . . . n» 3o. . 

Orge mondée et lavée. . trois onces. 

■SFÎtGIS APÉBITlVaa MAiBUaaS. 

Species aperitivœ majores» (pa.) 

^ Herbe d'endive, 

-de chicorée , 



-de fumetcrre, 



de chaque. 

-d'cupatoire , 



une poignée. 



de bourrache, 

-de buglose , 



-de cuscute , 



de scolopendre , 

de chaque. . une demi-poignée. 
Réglisse grattée-, 
Racine (Tache, 

de fenouil, 

de persil, 

RaLrins secs , 

de cbaque . . . une demi-once. 
Semences d'anis , 

de ft*nouil , 

Sommités de thym , 
Épithym , 

Écorce de tamarisc , 
de câprier, 

de chaque deux gro«. 

Feuilles de séné. . . . deux onces. 
Polypode de chêne. . . une once. 
Agaric choisi. . . une demi-once» 

Coupez, écrasez, et mêlez. 

BtiPÀCBS APÉBITIVBS MIHBOBKS. 

Species aperiiiv43 minores, (pa.) 

'}/. Herbe d'aigrerooine , 

de bétoinc, 

— - — ie cétérach, 

de chicorée , 

decubcute. 



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dS4 



PERVEKGHE. 



Herbe de fumetcrre , 

de chaque une once. 

Racioe d'ache , 

(le fenouil, 

de chiendent , 

de réglisse , 

de penil, 

de polypode de chêne , 

de cabaret, 

de chaque. . . une demi-once. 
Feuilles de 8én<^ mondé , trois onces. 
Prunes de Damas sans noyaux , 
Raisins de Gorinthe , 

de chaque six onces. 

Semences d'anis , 

— de fenouil , 

Quatre fleurs cordiales, 

de chaque une once. 

Coupez, écrasez, mêlez. 

BSPftCBS APilITlVIS ATIG LA IHOBAlBa. (pa.) 

"2^ Espèces apéritives majeures , 

mineurc^s , 

de chaque trois onces. 

Rhubarbe choisie. 

Cannelle, de chaque, une demi-once, j 

Nard des Indes. . deux scrupules. 
Coupez et mêlez. 

OHOCBin CORTBB LBS POOX. (b*. U.) 

2C Semences de persil. . quatre onces. 
' Axunge de porc. . . deux iiTres« 

Huile de baies de laurier , huit onces. 

— — essentielle d'anis , deux gros. 
Mêlez exactement» 

BAU DB PBBSiL. (ams. b. ha. be.'br.d. f.fi. 
IVi. han. o. pa. po. pr. s. su. «»• vm, ) 

:^ Herbe de penil. . . . une partie. 

Eau quantité suffisante. 

Après vingt-quatre heures de macération , 
distillez dix lirres. (ams. b. be. #». ) 

fi. han. o. pu. et pr. prescrivent une partie 
de graine et suffisante quantité d'eau ; dis- 
tillez douze parties ; — br. une partie d'herbe 
et trois d'eau; distillez la moitié; — pa. une 
d'herbe et de racine et qnatre d'eau ; distil- 
lez la moitié ; — ba. une d'herbe et de ra- 
cine et cinq d'eau; distillez deux parties; 
— su. une partie d'herbe et suffisante quan- 
tité d'eau ; distillez quttre parties; — s. 
une partie d'herbe et vingt -deux d'tau ; dis- 
tillez les deux tiers de celle-ci ; — f. deux 
parties d'herbe et quinze d'eau ; distillez 
quatre parties ; -— d. une partie d'herbe et 
neuf d'eau ; distillez Ai parties. 

^ Herbe fraîche et chargée de graines, 
une partie. 

Eau-de-vie. . un quart de partie. 

pure . . . ti en te-six parties. 

Dintillez douze parties, (vm.) 



î^ Graines de persil. . • une livre. 
Sous-carbonate de potasse, trois onces. 
Eau dix livres. 

Distillez la moitié, (fu.) 

aOILB OB PBBSIL. 

Oieum petroiélinl œthereum, yEtheroleum pe- 
troselini, (br.) 

If Graines de persil. . . quatre parties. 

Eau seize parties. 

Sel de cuisine .... une partie. 
. Après trois jours de digestion, distillez, et 
séparez l*huilc qui surnage le produit. 

iicrosiOH DlOaiTlQOB. (s.) 



^ Racine de persil. 
Eau bouillante. . 



, . une once. 
. une pinte. 

Dose , toutes les trois heures , une verrée , 
à laquelle on ajoute une cuillerée d'éther 
nitrique. 

OÉCOCTIOB DIDBATIQDB. (tp,) 

If Racine de persil , 

de fenouil , 

de chaque une once. 

Semences de carotte , 
Baies d'alkékenge , 

de chaque. . . une demi-once. 
Eau de fontaine. . . soixante onces. 
Faites bouillir jusqu'à ce qu'il ne 
reste plus que quarante-huit onces de 
liquide. Ajoutez sur la fin 

Feuilif s de pariétaire , une poignée. 
Raisins secs. , . . une demi-once. 
Passez it faites fondre dans la cola- 
ture 

Nitre deux gros. 

PERVENCHE. 

Les pharmacopées indiquent deux espè- 
ces de ce genre de plantes : 

I* Pervattke majeure, grande Pervencfieç 
Vinca m^jor, L. 



Plante If ( pentandne monogynie , L. ; 
apocYoées , J.) , du midi de l'Europe, ifitt^ 
Noiiv.Duh.l.ii.) 

On emploie l'herbe, qui se compose de 
ffuilles ovales, légèrement ciliées sur les 
bords , et échancrées en cœur à la base. 

a« Pervenche mineure , petite Pervenche: 
Vinca minor, L. 

HimmKrQn (àl.)i êmaU ptrwlmklc {A:'\ ttmgrmm (iXh per- 
9imea (B. I. Par.); nukated* (ff».); Mrwinrâ (Po.). 

kr. «. f. «. I«. M. pU. tp. 



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PÉTASITE, PETlT-LAlT. 



Plante 7^ commane dans une grande par- 
tie de l'Europe, (fig, Zorn , le. pL t. 67.) 

On emploie l'herbe {herba Finctes, Per- 
vineœ t. CiemaUdi* s, Daphnoidis) , qui se 
coDopoae d'une tige grêle et «armenteuse, 
nrnie de feuilles ovales, oblongues, gla- 
Dr«s , luisantes , portées sur de très courts 
pétioles. Elle n'a pas d'odeur. Sa saveur est 
amère et astringente. 

Ces deux plantes sont légèrement as- 
tringentes. 

FÉTASITEa 

TussUago PêiatUeê , L. 

hmtUrhmr {Àn.Y^ démtaji^ VMtuj konA» ktpjto (B.); ttor- 
kt^et AmCiAmt (D.); ptlanttt . l9mbnr*ra (B. j: poJdtblad 
[Ua.y, pttotitê {L)\ ti^Hik (P0.}; /Mttilntrpt \Su.). 

ba. br. r. f fi. «. frc hr. m.pi4. »p. z. 

Plante ^ (sjngénésie polygamie super< 
floe, L. : synantbérées, Cass.) , commune 
dans les lieux humides du nord de l'Europe. 
{fig.ZoTUyh.DLx. 58.) 

On emploie la racine (radiai Ptlatltidit t. 
Peiatitûlis major'u t, vulgarit s, rubentis)^ 
qui est rameuse, fibreuse, de la grosseur du 
doigt , brune en dehors , jaune ou rouge en 
dedans. Elle a une odeur forte et désagréa- 
ble, une saveur amère et répugnante. 

PETIT-LAIT. 

Nom vulgaire de la partie séreuse du lait. 

ririT«LAiT M PODOBB. (b*. br.) 

^Sucrcdelait deux gros. 

blanc une once. 

Gomme arabique. un demi